أَخْبَرَنَا هَارُونُ بْنُ زَيْدٍ، - وَهُوَ ابْنُ أَبِي الزَّرْقَاءِ - قَالَ حَدَّثَنَا أَبِي قَالَ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَيْسَرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ مُعَاوِيَةَ بْنَ قُرَّةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ كَانَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا جَلَسَ يَجْلِسُ إِلَيْهِ نَفَرٌ مِنْ أَصْحَابِهِ وَفِيهِمْ رَجُلٌ لَهُ ابْنٌ صَغِيرٌ يَأْتِيهِ مِنْ خَلْفِ ظَهْرِهِ فَيُقْعِدُهُ بَيْنَ يَدَيْهِ فَهَلَكَ فَامْتَنَعَ الرَّجُلُ أَنْ يَحْضُرَ الْحَلْقَةَ لِذِكْرِ ابْنِهِ فَحَزِنَ عَلَيْهِ فَفَقَدَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا لِي لاَ أَرَى فُلاَنًا " . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ بُنَيَّهُ الَّذِي رَأَيْتَهُ هَلَكَ . فَلَقِيَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلَهُ عَنْ بُنَيِّهِ فَأَخْبَرَهُ أَنَّهُ هَلَكَ فَعَزَّاهُ عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " يَا فُلاَنُ أَيُّمَا كَانَ أَحَبُّ إِلَيْكَ أَنْ تَمَتَّعَ بِهِ عُمْرَكَ أَوْ لاَ تَأْتِي غَدًا إِلَى بَابٍ مِنْ أَبْوَابِ الْجَنَّةِ إِلاَّ وَجَدْتَهُ قَدْ سَبَقَكَ إِلَيْهِ يَفْتَحُهُ لَكَ " . قَالَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ بَلْ يَسْبِقُنِي إِلَى بَابِ الْجَنَّةِ فَيَفْتَحُهَا لِي لَهُوَ أَحَبُّ إِلَىَّ . قَالَ " فَذَاكَ لَكَ " .
IsnādHārūn ibn Zayd — et il est le fils d'Abū al-Zarqā' — nous a rapporté, disant : mon père nous a rapporté, disant : Khālid ibn Maysara nous a rapporté, disant : j'ai entendu Muʿāwiya ibn Qurra, d'après son père, qui a dit :
Le Prophète de Dieu (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) était tel que, lorsqu'il s'asseyait, un groupe de ses Compagnons s'asseyait près de lui. Parmi eux se trouvait un homme qui avait un jeune garçon ; l'enfant venait derrière son dos et son père l'asseyait devant lui. Puis le garçon mourut, et l'homme cessa d'assister au cercle à cause du souvenir de son fils, et il s'affligeait sur lui. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) ne le voyant plus, dit : « Pourquoi ne vois-je pas untel ? » Ils dirent : « Ô Messager de Dieu, son petit fils que tu as vu est mort. » Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le rencontra et l'interrogea au sujet de son petit garçon ; il l'informa qu'il était mort. Il le consola à son sujet, puis dit : « Ô untel, qu'est-ce qui t'est le plus agréable : en jouir durant toute ta vie, ou bien que demain tu ne viennes à aucune des portes du Paradis sans que tu ne le trouves déjà arrivé avant toi, l'ouvrant pour toi ? » L'homme dit : « Ô Prophète de Dieu, qu'il me précède à la porte du Paradis et qu'il me l'ouvre, cela m'est plus agréable. » Il dit : « Cela t'est acquis. »