أَخْبَرَنَا الرَّبِيعُ بْنُ سُلَيْمَانَ بْنِ دَاوُدَ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ حَدَّثَنَا الْهَيْثَمُ بْنُ حُمَيْدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي النُّعْمَانُ، وَالأَوْزَاعِيُّ، وَأَبُو مُعَيْدٍ - وَهُوَ حَفْصُ بْنُ غَيْلاَنَ - عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، وَعَمْرَةُ بِنْتُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتِ اسْتُحِيضَتْ أُمُّ حَبِيبَةَ بِنْتُ جَحْشٍ امْرَأَةُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ وَهِيَ أُخْتُ زَيْنَبَ بِنْتِ جَحْشٍ فَاسْتَفْتَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ هَذِهِ لَيْسَتْ بِالْحَيْضَةِ وَلَكِنْ هَذَا عِرْقٌ فَإِذَا أَدْبَرَتِ الْحَيْضَةُ فَاغْتَسِلِي وَصَلِّي وَإِذَا أَقْبَلَتْ فَاتْرُكِي لَهَا الصَّلاَةَ " . قَالَتْ عَائِشَةُ فَكَانَتْ تَغْتَسِلُ لِكُلِّ صَلاَةٍ وَتُصَلِّي وَكَانَتْ تَغْتَسِلُ أَحْيَانًا فِي مِرْكَنٍ فِي حُجْرَةِ أُخْتِهَا زَيْنَبَ وَهِيَ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَنَّ حُمْرَةَ الدَّمِ لَتَعْلُو الْمَاءَ وَتَخْرُجُ فَتُصَلِّي مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَمَا يَمْنَعُهَا ذَلِكَ مِنَ الصَّلاَةِ .
IsnādAl-Rabīʿ ibn Sulaymān ibn Dāwūd nous a rapporté, disant : ʿAbd Allāh ibn Yūsuf nous a raconté, disant : al-Haytham ibn Ḥumayd nous a raconté, disant : al-Nuʿmān, al-Awzāʿī et Abū Muʿayd — qui est Ḥafṣ ibn Ghaylān — m'ont rapporté, d'après al-Zuhrī, disant : ʿUrwa ibn al-Zubayr et ʿAmra bint ʿAbd al-Raḥmān m'ont rapporté, d'après ʿĀʾisha, qui a dit :
Umm Ḥabība bint Jaḥsh, l'épouse de ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf — et elle était la sœur de Zaynab bint Jaḥsh — eut des saignements utérins chroniques (istīḥāḍa). Elle consulta alors l'Envoyé d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). L'Envoyé d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) lui dit : « Ceci n'est pas le sang des règles, mais c'est un vaisseau (saignement). Lorsque les règles s'achèvent, fais la grande ablution (ghusl) et prie ; et lorsqu'elles commencent, cesse la prière (pendant leur durée). » ʿĀʾisha dit : « Elle faisait donc la grande ablution pour chaque prière et priait. Parfois, elle faisait sa grande ablution dans un bassin (mirkan) dans la chambre de sa sœur Zaynab, alors qu'elle était chez l'Envoyé d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui), au point que la rougeur du sang montait à la surface de l'eau ; puis elle sortait et priait avec l'Envoyé d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui), et cela ne l'empêchait pas de prier. »