حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي السَّفَرِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ مَرَّ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ وَنَحْنُ نُعَالِجُ خُصًّا لَنَا فَقَالَ " مَا هَذَا " . فَقُلْتُ خُصٌّ لَنَا وَهَى نَحْنُ نُصْلِحُهُ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ " مَا أُرَى الأَمْرَ إِلاَّ أَعْجَلَ مِنْ ذَلِكَ " .
IsnādIsmaʿîl ibn ʿAbdullâh a rapporté; il dit : Malik m'a transmis, de Zayd ibn Aslam, de son père.
La femme dit : « Ô commandant des croyants, mon mari est mort et a laissé de petits enfants ; par Allah, ils ne deviennent pas gros [n’ont pas de quoi grandir], ils n'ont ni culture ni troupeau, et je crains que la hyène ne les dévore. Je suis la fille de Khuffâf ibn Imâ' al‑Ghifârî, et mon père a témoigné à al‑Hudaybiyya avec le Prophète ﷺ. » ʿUmar s'arrêta auprès d'elle et ne s'éloigna pas, puis dit : « Bienvenue, en raison d'un lien de parenté proche. » Il alla vers une chamelle attachée dans la maison, y plaça deux girâr pleins de nourriture, et entre eux une bourse d'argent et des vêtements ; puis il lui donna le licol et dit : « Conduis‑la; elle ne s'épuisera pas tant qu'Allah ne vous aura pas accordé du bien. » Un homme dit : « Ô commandant des croyants, tu en as trop donné pour elle. » ʿUmar répondit : « Que ta mère soit privée (de son enfant) ! Par Allah, je vois que le père de celle‑ci et son frère ont assiégé un fort pendant un certain temps, puis l'ont ouvert, et le matin nous ramassions leurs deux flèches dedans. »