Chapitre
باب مَا جَاءَ فِي الَّذِي يُفَسِّرُ الْقُرْآنَ بِرَأْيِهِ
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، وَالْحَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ الْحُلْوَانِيُّ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ إِسْحَاقَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَمْرِو بْنِ عَطَاءٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ سَلَمَةَ بْنِ صَخْرٍ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ كُنْتُ رَجُلاً قَدْ أُوتِيتُ مِنْ جِمَاعِ النِّسَاءِ مَا لَمْ يُؤْتَ غَيْرِي فَلَمَّا دَخَلَ رَمَضَانُ تَظَاهَرْتُ مِنَ امْرَأَتِي حَتَّى يَنْسَلِخَ رَمَضَانُ فَرَقًا مِنْ أَنْ أُصِيبَ مِنْهَا فِي لَيْلَتِي فَأَتَتَابَعَ فِي ذَلِكَ إِلَى أَنْ يُدْرِكَنِي النَّهَارُ وَأَنَا لاَ أَقْدِرُ أَنْ أَنْزِعَ فَبَيْنَمَا هِيَ تَخْدُمُنِي ذَاتَ لَيْلَةٍ إِذْ تَكَشَّفَ لِي مِنْهَا شَيْءٌ فَوَثَبْتُ عَلَيْهَا فَلَمَّا أَصْبَحْتُ غَدَوْتُ عَلَى قَوْمِي فَأَخْبَرْتُهُمْ خَبَرِي فَقُلْتُ انْطَلِقُوا مَعِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأُخْبِرُهُ بِأَمْرِي . فَقَالُوا لاَ وَاللَّهِ لاَ نَفْعَلُ نَتَخَوَّفُ أَنْ يَنْزِلَ فِينَا قُرْآنٌ أَوْ يَقُولَ فِينَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَقَالَةً يَبْقَى عَلَيْنَا عَارُهَا وَلَكِنِ اذْهَبْ أَنْتَ فَاصْنَعْ مَا بَدَا لَكَ . قَالَ فَخَرَجْتُ فَأَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ خَبَرِي . فَقَالَ " أَنْتَ بِذَاكَ " . قُلْتُ أَنَا بِذَاكَ . قَالَ " أَنْتَ بِذَاكَ " . قُلْتُ أَنَا بِذَاكَ . قَالَ " أَنْتَ بِذَاكَ " . قُلْتُ أَنَا بِذَاكَ وَهَا أَنَا ذَا فَأَمْضِ فِيَّ حُكْمَ اللَّهِ فَإِنِّي صَابِرٌ لِذَلِكَ . قَالَ " أَعْتِقْ رَقَبَةً " . قَالَ فَضَرَبْتُ صَفْحَةَ عُنُقِي بِيَدِي فَقُلْتُ لاَ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا أَصْبَحْتُ أَمْلِكُ غَيْرَهَا . قَالَ " صُمْ شَهْرَيْنِ " . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَهَلْ أَصَابَنِي مَا أَصَابَنِي إِلاَّ فِي الصِّيَامِ . قَالَ " فَأَطْعِمْ سِتِّينَ مِسْكِينًا " . قُلْتُ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لَقَدْ بِتْنَا لَيْلَتَنَا هَذِهِ وَحْشَى مَا لَنَا عَشَاءٌ . قَالَ " اذْهَبْ إِلَى صَاحِبِ صَدَقَةِ بَنِي زُرَيْقٍ فَقُلْ لَهُ فَلْيَدْفَعْهَا إِلَيْكَ فَأَطْعِمْ عَنْكَ مِنْهَا وَسْقًا سِتِّينَ مِسْكِينًا ثُمَّ اسْتَعِنْ بِسَائِرِهِ عَلَيْكَ وَعَلَى عِيَالِكَ " . قَالَ فَرَجَعْتُ إِلَى قَوْمِي فَقُلْتُ وَجَدْتُ عِنْدَكُمُ الضِّيقَ وَسُوءَ الرَّأْىِ وَوَجَدْتُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم السَّعَةَ وَالْبَرَكَةَ أَمَرَ لِي بِصَدَقَتِكُمْ فَادْفَعُوهَا إِلَىَّ فَدَفَعُوهَا إِلَىَّ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ . قَالَ مُحَمَّدٌ سُلَيْمَانُ بْنُ يَسَارٍ لَمْ يَسْمَعْ عِنْدِي مِنْ سَلَمَةَ بْنِ صَخْرٍ . قَالَ وَيُقَالُ سَلَمَةُ بْنُ صَخْرٍ وَسَلْمَانُ بْنُ صَخْرٍ . وَفِي الْبَابِ عَنْ خَوْلَةَ بِنْتِ ثَعْلَبَةَ وَهِيَ امْرَأَةُ أَوْسِ بْنِ الصَّامِتِ .
IsnādNous ont rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd et al-Ḥasan ibn ʿAlī al-Ḥulwānī : nous a rapporté Yazīd ibn Hārūn : nous a rapporté Muḥammad ibn Isḥāq, d'après Muḥammad ibn ʿAmr ibn ʿAṭāʾ, d'après Sulaymān ibn Yasār, d'après Salama ibn Ṣakhr al-Anṣārī, qui a dit :
« J'étais un homme à qui avait été donnée, en matière de rapports conjugaux, une capacité que nul autre n'avait reçue. Lorsque le mois de Ramaḍān arriva, je prononçai le ẓihār (paroles de répudiation suspensive) contre ma femme pour tout le mois de Ramaḍān, par crainte de l'approcher durant la nuit et de me laisser entraîner jusqu'au matin sans pouvoir m'arrêter. Une nuit, alors qu'elle me servait, une partie de son corps se dévoila à moi, et je me jetai sur elle (eus un rapport). Au matin, je me rendis chez les miens et leur racontai mon histoire. Je dis : "Venez avec moi chez le Messager d'Allāh (Ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) pour que je l'informe de mon affaire." Ils dirent : "Non, par Allāh, nous ne le ferons pas ; nous craignons qu'une révélation ne descende à notre sujet ou que le Messager d'Allāh (Ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) ne prononce à notre encontre une parole dont la honte resterait sur nous. Mais va toi-même et fais ce qu'il te plaît." Il (Salama) dit : "Je sortis donc et vins chez le Messager d'Allāh (Ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) et l'informai de mon histoire. Il dit : "Est-ce bien toi qui as fait cela ?" Je répondis : "Oui, c'est moi." Il répéta : "Est-ce bien toi ?" Je dis : "Oui, c'est moi, et me voici : applique sur moi le jugement d'Allāh, car je supporterai cela avec patience." Il dit : "Affranchis un esclave." Je frappai ma nuque de la main et dis : "Non, par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne possède aucun esclave en ce matin." Il dit : "Jeûne deux mois." Je dis : "Ô Messager d'Allāh, ce qui m'est arrivé n'est-il pas arrivé à cause du jeûne ?" Il dit : "Nourris soixante pauvres." Je dis : "Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, nous avons passé cette nuit sans dîner." Il dit : "Va chez le responsable de l'aumône (ṣadaqa) des Banū Zurayq et dis-lui de te la remettre ; nourris avec un wasq (environ cent soixante litres) soixante pauvres, puis utilise le reste pour toi et ta famille." Il (Salama) dit : "Je retournai chez les miens et dis : "J'ai trouvé chez vous l'étroitesse et le mauvais conseil, mais j'ai trouvé chez le Messager d'Allāh (Ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) l'aisance et la bénédiction : il a ordonné que votre aumône me soit donnée, remettez-la-moi." Ils me la remirent." » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan (bon). Muḥammad (al-Bukhārī) a dit : « Sulaymān ibn Yasār, selon moi, n'a pas entendu de Salama ibn Ṣakhr. » On dit aussi : « Salama ibn Ṣakhr » ou « Salmān ibn Ṣakhr ». Dans ce chapitre, il y a aussi un hadith de Khawla bint Thaʿlaba, l'épouse d'Aws ibn al-Ṣāmit.
حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ وَكِيعٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ الأَشْجَعِيُّ، عَنِ الثَّوْرِيِّ، عَنْ عُثْمَانَ بْنِ الْمُغِيرَةِ الثَّقَفِيِّ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ عَلْقَمَةَ الأَنْمَارِيِّ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ : (يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نَاجَيْتُمُ الرَّسُولَ فَقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَىْ نَجْوَاكُمْ صَدَقَةً ) . قَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا تَرَى دِينَارًا " . قُلْتُ لاَ يُطِيقُونَهُ . قَالَ " فَنِصْفُ دِينَارٍ " . قُلْتُ لاَ يُطِيقُونَهُ . قَالَ " فَكَمْ " . قُلْتُ شَعِيرَةٌ . قَالَ " إِنَّكَ لَزَهِيدٌ " . قَالَ فَنَزَلَتْ : (أأَشْفَقْتُمْ أَنْ تُقَدِّمُوا بَيْنَ يَدَىْ نَجْوَاكُمْ صَدَقَاتٍ ) الآيَةَ . قَالَ فَبِي خَفَّفَ اللَّهُ عَنْ هَذِهِ الأُمَّةِ . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ إِنَّمَا نَعْرِفُهُ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ . وَمَعْنَى قَوْلِهِ شَعِيرَةٌ يَعْنِي وَزْنَ شَعِيرَةٍ مِنْ ذَهَبٍ وَأَبُو الْجَعْدِ اسْمُهُ رَافِعٌ .
IsnādD'après Sufyān ibn Wakīʿ, d'après Yaḥyā ibn Ādam, d'après ʿUbayd Allāh al-Ashjaʿī, d'après al-Thawrī, d'après ʿUthmān ibn al-Mughīra al-Thaqafī, d'après Sālim ibn Abī al-Jaʿd, d'après ʿAlī ibn ʿAlqama al-Anmārī, d'après ʿAlī ibn Abī Ṭālib — que Dieu l'agrée —, qui a dit :
Lorsque fut révélé le verset : « Ô vous qui avez cru ! Lorsque vous tenez une conversation confidentielle avec le Messager, faites précéder votre entretien d'une aumône » (Coran 58:12), le Prophète (sur lui la paix et le salut) me dit : « Que penses-tu d'un dînâr ? » Je répondis : « Ils ne pourront pas le supporter. » Il dit : « Alors un demi-dînâr ? » Je dis : « Ils ne pourront pas le supporter. » Il demanda : « Combien alors ? » Je répondis : « Un pois d'orge (shaʿīra). » Il dit : « Certes, tu es bien modéré (zahīd) ! » Il ajouta : « Alors fut révélé le verset : « Craignez-vous de faire précéder votre entretien d'aumônes ? » » (Coran 58:13). Il dit : « C'est par moi que Dieu a allégé cette communauté. » (Le transmetteur dit :) Ce hadith est ḥasan gharīb (bon et rare) ; nous ne le connaissons que par cette voie. Et l'expression « un pois d'orge » signifie le poids d'un grain d'orge en or. Abū al-Jaʿd s'appelle Rāfiʿ.
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، عَنْ شَيْبَانَ، عَنْ قَتَادَةَ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ يَهُودِيًّا، أَتَى عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابِهِ فَقَالَ السَّامُ عَلَيْكُمْ فَرَدَّ عَلَيْهِ الْقَوْمُ فَقَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ تَدْرُونَ مَا قَالَ هَذَا " . قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ سَلَّمَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ . قَالَ " لاَ وَلَكِنَّهُ قَالَ كَذَا وَكَذَا رُدُّوهُ عَلَىَّ " . فَرَدُّوهُ قَالَ " قُلْتَ السَّامُ عَلَيْكُمْ " . قَالَ نَعَمْ . قَالَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ ذَلِكَ " إِذَا سَلَّمَ عَلَيْكُمْ أَحَدٌ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ فَقُولُوا عَلَيْكَ " . قَالَ " عَلَيْكَ مَا قُلْتَ " . قَالَ : (وإِذَا جَاءُوكَ حَيَّوْكَ بِمَا لَمْ يُحَيِّكَ بِهِ اللَّهُ ) . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādʿAbd ibn Ḥumayd nous a rapporté, Yūnus nous a rapporté d'après Shaybān, d'après Qatāda, Anas ibn Mālik nous a rapporté
Un Juif vint trouver le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) et ses Compagnons, et dit : « As-Sām ʿalaykum (Que la mort soit sur vous) ». Les gens lui rendirent le salut. Alors le Prophète de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Savez-vous ce que celui-ci a dit ? » Ils répondirent : « Dieu et Son Messager le savent mieux ; il a salué, ô Prophète de Dieu ! » Il dit : « Non, mais il a dit telle et telle chose. Rappelez-le moi. » Ils le rappelèrent. Le Prophète dit : « As-tu dit : As-Sām ʿalaykum ? » Il répondit : « Oui. » Alors le Prophète de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui) dit à ce moment : « Quand quelqu'un parmi les gens du Livre vous salue, dites : ʿAlayka (Sur toi) », c'est-à-dire : « Sur toi ce que tu as dit. » — (Le narrateur ajouta :) « Et quand ils viennent à toi, ils te saluent par ce que Dieu ne t'a pas salué » (Coran, 58:8). Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique).
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، رضى الله عنهما قَالَ حَرَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَخْلَ بَنِي النَّضِيرِ وَقَطَّعَ وَهِيَ الْبُوَيْرَةُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ : (ما قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا فَبِإِذْنِ اللَّهِ وَلِيُخْزِيَ الْفَاسِقِينَ ) . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādNous a rapporté Qutayba, nous a rapporté al-Layth, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allah soit satisfait d'eux deux)
Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a brûlé les palmiers des Banū al-Naḍīr et les a coupés — c'était à al-Buwayra. Alors Allah révéla le verset : « Tout palmier que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout sur ses racines, c'est par la permission d'Allah, et afin qu'Il humilie les pervers. » (Coran 59:5)
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدٍ الزَّعْفَرَانِيُّ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا حَبِيبُ بْنُ أَبِي عَمْرَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، فِي قَوْلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ : (ما قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا ) . قَالَ اللِّينَةُ النَّخْلَةُِيُخْزِيَ الْفَاسِقِينَ ) قَالَ اسْتَنْزَلُوهُمْ مِنْ حُصُونِهِمْ قَالَ وَأَمَرُوا بِقَطْعِ النَّخْلِ فَحَكَّ فِي صُدُورِهِمْ . فَقَالَ الْمُسْلِمُونَ قَدْ قَطَعْنَا بَعْضًا وَتَرَكْنَا بَعْضًا فَلَنَسْأَلَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَلْ لَنَا فِيمَا قَطَعْنَا مِنْ أَجْرٍ وَهَلْ عَلَيْنَا فِيمَا تَرَكْنَا مِنْ وِزْرٍ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى : (ما قَطَعْتُمْ مِنْ لِينَةٍ أَوْ تَرَكْتُمُوهَا قَائِمَةً عَلَى أُصُولِهَا ) . الآيَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ . وَرَوَى بَعْضُهُمْ، هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي عَمْرَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، مُرْسَلاً وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، . حَدَّثَنِي بِذَلِكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ مُعَاوِيَةَ، عَنْ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي عَمْرَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُرْسَلاً . قَالَ أَبُو عِيسَى سَمِعَ مِنِّي مُحَمَّدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ هَذَا الْحَدِيثَ .
IsnādNous a rapporté al-Ḥasan ibn Muḥammad al-Zaʿfarānī, nous a rapporté ʿAffān ibn Muslim, nous a rapporté Ḥafṣ ibn Ghiyāth, nous a rapporté Ḥabīb ibn Abī ʿAmra, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās
À propos de la parole de Dieu – Puissant et Majestueux – : « Tout arbre que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout sur ses racines… » (Coran 59:5). Il dit : « al-līna (le palmier) ». Il dit : « Ils les firent descendre de leurs forteresses ». Il dit : « Et on leur ordonna de couper les palmiers, ce qui troubla leurs poitrines. Alors les musulmans dirent : "Nous en avons coupé une partie et en avons laissé une autre ; nous interrogerons donc le Messager de Dieu – que Dieu prie sur lui et le salue – pour savoir si nous avons une récompense pour ce que nous avons coupé et si nous portons un péché pour ce que nous avons laissé." Alors Dieu – Très-Haut – révéla : « Tout arbre que vous avez coupé ou que vous avez laissé debout sur ses racines… » jusqu'au verset. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Ce hadith est ḥasan (bon) ḡarīb (singulier). » Certains ont rapporté ce hadith d'après Ḥafṣ ibn Ghiyāth, d'après Ḥabīb ibn Abī ʿAmra, d'après Saʿīd ibn Jubayr, de manière mursal (interrompue), sans y mentionner Ibn ʿAbbās. Cela m'a été rapporté par ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān, qui a dit : nous a rapporté Hārūn ibn Muʿāwiya, d'après Ḥafṣ ibn Ghiyāth, d'après Ḥabīb ibn Abī ʿAmra, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après le Prophète – que Dieu prie sur lui et le salue – de manière mursal. Abū ʿĪsā dit : « Muḥammad ibn Ismāʿīl (al-Bukhārī) a entendu de moi ce hadith. »
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ فُضَيْلِ بْنِ غَزْوَانَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَجُلاً، مِنَ الأَنْصَارِ بَاتَ بِهِ ضَيْفٌ فَلَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ إِلاَّ قُوتُهُ وَقُوتُ صِبْيَانِهِ فَقَالَ لاِمْرَأَتِهِ نَوِّمِي الصِّبْيَةَ وَأَطْفِئِي السِّرَاجَ وَقَرِّبِي لِلضَّيْفِ مَا عِنْدَكِ فَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُُ : ( ويؤْثِرُونَ عَلَى أَنْفُسِهِمْ وَلَوْ كَانَ بِهِمْ خَصَاصَةٌ ) هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādAbū Kurayb nous a rapporté : Wakī‘ nous a rapporté, d’après Fuḍayl ibn Ghazwān, d’après Abū Ḥāzim, d’après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée), que
un homme des Anṣār (auxiliaires médinois) reçut un hôte pour la nuit, alors qu'il ne possédait que sa propre nourriture et celle de ses enfants. Il dit à sa femme : « Endors les enfants, éteins la lampe, et présente à l’hôte ce que tu as. » Alors ce verset fut révélé : « Et ils préfèrent [les autres] à eux-mêmes, même s’ils sont dans le besoin » (Coran 59:9). Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique).
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مُحَمَّدٍ، هُوَ ابْنُ الْحَنَفِيَّةِ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي رَافِعٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ، يَقُولُ بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَا وَالزُّبَيْرَ وَالْمِقْدَادَ بْنَ الأَسْوَدِ فَقَالَ " انْطَلِقُوا حَتَّى تَأْتُوا رَوْضَةَ خَاخٍ فَإِنَّ بِهَا ظَعِينَةً مَعَهَا كِتَابٌ فَخُذُوهُ مِنْهَا فَائْتُونِي بِهِ " . فَخَرَجْنَا تَتَعَادَى بِنَا خَيْلُنَا حَتَّى أَتَيْنَا الرَّوْضَةَ فَإِذَا نَحْنُ بِالظَّعِينَةِ فَقُلْنَا أَخْرِجِي الْكِتَابَ . فَقَالَتْ مَا مَعِي مِنْ كِتَابٍ . فَقُلْنَا لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَتُلْقِيَنَّ الثِّيَابَ . قَالَ فَأَخْرَجَتْهُ مِنْ عِقَاصِهَا . قَالَ فَأَتَيْنَا بِهِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هُوَ مِنْ حَاطِبِ بْنِ أَبِي بَلْتَعَةَ إِلَى نَاسٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ بِمَكَّةَ يُخْبِرُهُمْ بِبَعْضِ أَمْرِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا هَذَا يَا حَاطِبُ " . قَالَ لاَ تَعْجَلْ عَلَىَّ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي كُنْتُ امْرَأً مُلْصَقًا فِي قُرَيْشٍ وَلَمْ أَكُنْ مِنْ أَنْفُسِهَا وَكَانَ مَنْ مَعَكَ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ لَهُمْ قَرَابَاتٌ يَحْمُونَ بِهَا أَهْلِيهِمْ وَأَمْوَالَهُمْ بِمَكَّةَ فَأَحْبَبْتُ إِذْ فَاتَنِي ذَلِكَ مِنْ نَسَبٍ فِيهِمْ أَنْ أَتَّخِذَ فِيهِمْ يَدًا يَحْمُونَ بِهَا قَرَابَتِي وَمَا فَعَلْتُ ذَلِكَ كُفْرًا وَلاَ ارْتِدَادًا عَنْ دِينِي وَلاَ رِضًا بِالْكُفْرِ بَعْدَ الإِسْلاَمِ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ " . فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ رضى الله عنه دَعْنِي يَا رَسُولَ اللَّهِ أَضْرِبْ عُنُقَ هَذَا الْمُنَافِقِ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّهُ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا فَمَا يُدْرِيكَ لَعَلَّ اللَّهَ اطَّلَعَ عَلَى أَهْلِ بَدْرٍ فَقَالَ اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ فَقَدْ غَفَرْتُ لَكُمْ " . قَالَ وَفِيهِ أُنْزِلَتْ هَذِهِ السُّورَةُ : (يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَتَّخِذُوا عَدُوِّي وَعَدُوَّكُمْ أَوْلِيَاءَ ) السُّورَةَ . قَالَ عَمْرُو وَقَدْ رَأَيْتُ ابْنَ أَبِي رَافِعٍ وَكَانَ كَاتِبًا لِعَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَفِيهِ عَنْ عُمَرَ وَجَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ . وَرَوَى غَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ سُفْيَانَ بْنِ عُيَيْنَةَ هَذَا الْحَدِيثَ نَحْوَ هَذَا وَذَكَرُوا هَذَا الْحَرْفَ فَقَالُوا لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَتُلْقِيَنَّ الثِّيَابَ . وَقَدْ رُوِيَ أَيْضًا عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ عَنْ عَلِيٍّ نَحْوُ هَذَا الْحَدِيثِ . وَذَكَرَ بَعْضُهُمْ فِيهِ فَقَالَ لَتُخْرِجِنَّ الْكِتَابَ أَوْ لَنُجَرِّدَنَّكِ .
IsnādIbn Abī ʿUmar nous a rapporté, (disant :) Sufyān nous a rapporté, d'après ʿAmr ibn Dīnār, d’après al-Ḥasan ibn Muḥammad – c’est Ibn al-Ḥanafiyya – d’après ʿUbayd Allāh ibn Abī Rāfiʿ
Il a dit : J’ai entendu ʿAlī ibn Abī Ṭālib dire : « Le Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut) nous a envoyés, moi, al-Zubayr et al-Miqdād ibn al-Aswad, et il a dit : « Partez jusqu’à atteindre la prairie de Khākh, car il s’y trouve une femme montée sur une litière (ẓaʿīna) qui a avec elle une lettre ; prenez-la d’elle et apportez-la-moi. » Nous sommes donc partis, nos chevaux galopant avec nous, jusqu’à ce que nous arrivions à la prairie ; et voilà que nous avons trouvé la femme sur sa litière. Nous lui avons dit : « Sors la lettre. » Elle a répondu : « Je n’ai pas de lettre. » Nous avons dit : « Il faut que tu sortes la lettre, ou bien nous te dévêtirons. » (ʿAlī a dit :) Elle l’a alors sortie de (sous) ses tresses. Nous l’avons apportée au Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut) ; et voilà qu’elle était de Ḥāṭib ibn Abī Baltaʿa à un groupe d’associateurs (mushrikūn) à La Mecque, les informant de certains des affaires du Prophète (sur lui la paix et le salut). Il (le Prophète) a dit : « Qu’est-ce ceci, ô Ḥāṭib ? » Il a répondu : « Ne te hâte pas contre moi, ô Messager d’Allāh. J’étais un homme attaché (par alliance) à Quraysh sans être de leur propre sang. Ceux qui sont avec toi parmi les Émigrants (muhājirūn) ont des parentés par lesquelles ils protègent leurs familles et leurs biens à La Mecque. Moi, comme il m’a manqué cela en lignée parmi eux, j’ai voulu obtenir d’eux un service grâce auquel ils protègeraient ma parenté. Je n’ai pas fait cela par mécréance (kufr) ni par apostasie de ma religion, ni par satisfaction de la mécréance après l’islam. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il a dit vrai. » ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (qu’Allāh l’agrée) a dit : « Laisse-moi, ô Messager d’Allāh, frapper le cou de cet hypocrite (munāfiq). » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Il a certes assisté à Badr. Comment sais-tu ? Peut-être qu’Allāh a regardé les gens de Badr et a dit : "Faites ce que vous voulez, Je vous ai pardonné." » (ʿAlī a) dit : « Et à ce sujet fut révélée cette sourate : "Ô vous qui avez cru, ne prenez pas Mon ennemi et le vôtre pour alliés" (Coran 60:1) – la sourate. » ʿAmr a dit : « Et j’ai vu Ibn Abī Rāfiʿ, et il était scribe de ʿAlī ibn Abī Ṭālib. » Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). » Et à ce sujet, (il y a aussi un hadith) de ʿUmar et de Jābir ibn ʿAbd Allāh. Plusieurs ont rapporté ce hadith de Sufyān ibn ʿUyayna de manière similaire, et ils ont mentionné cette expression : « ou bien nous te dévêtirons. » Il a aussi été rapporté d’Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī, d’après ʿAlī, un hadith similaire. Certains d’entre eux l’ont mentionné en disant : « ou bien nous te déshabillerons. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ مَا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَمْتَحِنُ إِلاَّ بِالآيَةِ الَّتِي قَالَ اللَّهُ : (إذَا جَاءَكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ ) الآيَةَ . قَالَ مَعْمَرٌ فَأَخْبَرَنِي ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ مَا مَسَّتْ يَدُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَ امْرَأَةٍ إِلاَّ امْرَأَةً يَمْلِكُهَا . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, nous a rapporté ʿAbd al-Razzāq, d'après Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après ʿUrwa, d'après ʿĀʾisha
Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) n'examinait les femmes [lors de l'allégeance] qu'avec le verset qu'Allah a révélé : « Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance... » jusqu'à la fin du verset. Maʿmar dit : « Ibn Ṭāwus m'a informé d'après son père qu'il a dit : "La main du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) n'a jamais touché la main d'une femme, sauf celle d'une femme qu'il possédait [comme esclave]." » Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الشَّيْبَانِيُّ، قَالَ سَمِعْتُ شَهْرَ بْنَ حَوْشَبٍ، قَالَ حَدَّثَتْنَا أُمُّ سَلَمَةَ الأَنْصَارِيَّةُ، قَالَتْ قَالَتِ امْرَأَةٌ مِنَ النِّسْوَةِ مَا هَذَا الْمَعْرُوفُ الَّذِي لاَ يَنْبَغِي لَنَا أَنْ نَعْصِيَكَ فِيهِ قَالَ " لاَ تَنُحْنَ " . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ بَنِي فُلاَنٍ قَدْ أَسْعَدُونِي عَلَى عَمِّي وَلاَ بُدَّ لِي مِنْ قَضَائِهِنَّ فَأَبَى عَلَىَّ فَعَاتَبْتُهُ مِرَارًا فَأَذِنَ لِي فِي قَضَائِهِنَّ فَلَمْ أَنُحْ بَعْدُ عَلَى قَضَائِهِنَّ وَلاَ غَيْرِهِ حَتَّى السَّاعَةِ وَلَمْ يَبْقَ مِنَ النِّسْوَةِ امْرَأَةٌ إِلاَّ وَقَدْ نَاحَتْ غَيْرِي . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ . وَفِيهِ عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ رضى الله عنها . قَالَ عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ أُمُّ سَلَمَةَ الأَنْصَارِيَّةُ هِيَ أَسْمَاءُ بِنْتُ يَزِيدَ بْنِ السَّكَنِ .
IsnādD'après ʿAbd ibn Ḥumayd, d'après Abū Nuʿaym, d'après Yazīd ibn ʿAbd Allāh al-Shaybānī, qui a dit : j'ai entendu Shahr ibn Ḥawshab, qui a dit : Umm Salama al-Anṣāriyya nous a rapporté, qui a dit : une femme parmi les femmes a dit : « Quel est ce bien (maʿrūf) pour lequel il ne nous convient pas de te désobéir ? » Il (le Prophète) a dit : « Ne vous lamentez pas. » J'ai dit : « Ô Messager d'Allāh, les Banū Fulān m'ont aidée dans le deuil de mon oncle, et je dois absolument leur rendre la pareille. » Il refusa, puis je l'ai imploré plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il m'autorise à leur rendre la pareille. Depuis lors, je ne me suis plus lamentée pour leur rendre la pareille ni pour aucune autre chose jusqu'à aujourd'hui, et il ne resta aucune femme parmi elles sans se lamenter, sauf moi. » Abū ʿĪsā a dit : ce hadith est ḥasan gharīb (bon et étrange). Il y est également rapporté d'après Umm ʿAṭiyya (qu'Allāh l'agrée). ʿAbd ibn Ḥumayd a dit : Umm Salama al-Anṣāriyya est Asmāʾ bint Yazīd ibn al-Sakan.
« Ne vous lamentez pas. » [La femme dit :] « Ô Messager d'Allāh, les Banū Fulān m'ont aidée dans le deuil de mon oncle, et je dois absolument leur rendre la pareille. » Il refusa, puis je l'ai imploré plusieurs fois, jusqu'à ce qu'il m'autorise à leur rendre la pareille. Depuis lors, je ne me suis plus lamentée pour leur rendre la pareille ni pour aucune autre chose jusqu'à aujourd'hui, et il ne resta aucune femme parmi elles sans se lamenter, sauf moi.
حَدَّثَنَا سَلَمَةُ بْنُ شَبِيبٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ الْفِرْيَابِيُّ، حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ الرَّبِيعِ، عَنِ الأَغَرِّ بْنِ الصَّبَّاحِ، عَنْ خَلِيفَةَ بْنِ حُصَيْنٍ، عَنْ أَبِي نَصْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، فِي قَوْلِهِ تَعَالَى : ( إذَا جَاءَكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ ) قَالَ كَانَتِ الْمَرْأَةُ إِذَا جَاءَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لِتُسْلِمَ حَلَّفَهَا بِاللَّهِ مَا خَرَجْتُ مِنْ بُغْضِ زَوْجِي مَا خَرَجْتُ إِلاَّ حُبًّا لِلَّهِ وَلِرَسُولِهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ .
IsnādSalama ibn Shabīb nous a rapporté, Muḥammad ibn Yūsuf al-Firyābī nous a rapporté, Qays ibn al-Rabīʿ nous a rapporté, d'après al-Agharr ibn al-Ṣabbāḥ, d'après Khalīfa ibn Ḥuṣayn, d'après Abū Naṣr, d'après Ibn ʿAbbās
Au sujet de la parole d'Allah (exalté) : « Ô vous qui croyez ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrant, mettez-les à l'épreuve » (Coran 60:10), il (Ibn ʿAbbās) a dit : « Lorsqu'une femme venait au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) pour embrasser l'islam, il lui faisait prêter serment par Allah : "Je ne suis pas sortie par haine de mon mari ; je ne suis sortie que par amour pour Allah et pour Son Messager." »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، عَنِ الأَوْزَاعِيِّ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلاَمٍ، قَالَ قَعَدْنَا نَفَرٌ مِنْ أَصْحَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتَذَاكَرْنَا فَقُلْنَا لَوْ نَعْلَمُ أَىَّ الأَعْمَالِ أَحَبُّ إِلَى اللَّهِ لَعَمِلْنَاهُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى : ( سبَّحَ لِلَّهِ مَا فِي السَّمَوَاتِ وَمَا فِي الأَرْضِ وَهُوَ الْعَزِيزُ الْحَكِيمُ * يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لِمَ تَقُولُونَ مَا لاَ تَفْعَلُونَ ) قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ أَبُو سَلَمَةَ فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا ابْنُ سَلاَمٍ . قَالَ يَحْيَى فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا أَبُو سَلَمَةَ . قَالَ ابْنُ كَثِيرٍ فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا الأَوْزَاعِيُّ . قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَقَرَأَهَا عَلَيْنَا ابْنُ كَثِيرٍ . قَالَ أَبُو عِيسَى وَقَدْ خُولِفَ مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ فِي إِسْنَادِ هَذَا الْحَدِيثِ عَنِ الأَوْزَاعِيِّ . وَرَوَى ابْنُ الْمُبَارَكِ عَنِ الأَوْزَاعِيِّ عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ عَنْ هِلاَلِ بْنِ أَبِي مَيْمُونَةَ عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلاَمٍ أَوْ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَلاَمٍ . وَرَوَى الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ هَذَا الْحَدِيثَ عَنِ الأَوْزَاعِيِّ نَحْوَ رِوَايَةِ مُحَمَّدِ بْنِ كَثِيرٍ .
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān, d'après Muḥammad ibn Kathīr, d'après al-Awzāʿī, d'après Yaḥyā ibn Abī Kathīr, d'après Abū Salama, d'après ʿAbd Allāh ibn Salām
Il a dit : « Nous étions assis, un groupe de compagnons du Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui), et nous discutions entre nous. Nous dîmes : « Si nous savions quelle action est la plus aimée d'Allāh, nous l'accomplirions. » Alors Allāh Très-Haut révéla : « Ce qui est dans les cieux et ce qui est sur terre glorifie Allāh, et Il est le Puissant, le Sage. Ô vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? » (Coran 61:1-2). ʿAbd Allāh ibn Salām dit : « Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) nous la récita. » Abū Salama dit : « Ibn Salām nous la récita. » Yaḥyā dit : « Abū Salama nous la récita. » Ibn Kathīr dit : « Al-Awzāʿī nous la récita. » ʿAbd Allāh dit : « Ibn Kathīr nous la récita. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Muḥammad ibn Kathīr a été contredit dans la chaîne de transmission de ce hadith d'après al-Awzāʿī. Ibn al-Mubārak a rapporté d'après al-Awzāʿī, d'après Yaḥyā ibn Abī Kathīr, d'après Hilāl ibn Abī Maymūna, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh ibn Salām, ou d'après Abū Salama, d'après ʿAbd Allāh ibn Salām. Al-Walīd ibn Muslim a rapporté ce hadith d'après al-Awzāʿī, de manière similaire à la version de Muḥammad ibn Kathīr. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنِ حُجْرٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنِي ثَوْرُ بْنُ زَيْدٍ الدِّيلِيُّ، عَنْ أَبِي الْغَيْثِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ أُنْزِلَتْ سُورَةُ الْجُمُعَةِ فَتَلاَهَا فَلَمَّا بَلَغَ : ( وآخَرِينَ مِنْهُمْ لَمَّا يَلْحَقُوا بِهِمْ ) قَالَ لَهُ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَنْ هَؤُلاَءِ الَّذِينَ لَمْ يَلْحَقُوا بِنَا فَلَمْ يُكَلِّمْهُ قَالَ وَسَلْمَانُ الْفَارِسِيُّ فِينَا قَالَ فَوَضَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَهُ عَلَى سَلْمَانَ فَقَالَ " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْ كَانَ الإِيمَانُ بِالثُّرَيَّا لَتَنَاوَلَهُ رِجَالٌ مِنْ هَؤُلاَءِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ وَقَدْ رُوِيَ هَذَا الْحَدِيثُ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ . وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ هُوَ وَالِدُ عَلِيِّ بْنِ الْمَدِينِيِّ ضَعَّفَهُ يَحْيَى بْنُ مَعِينٍ . ثَوْرُ بْنُ زَيْدٍ مَدَنِيٌّ وَثَوْرُ بْنُ يَزِيدَ شَامِيٌّ وَأَبُو الْغَيْثِ اسْمُهُ سَالِمٌ مَوْلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُطِيعٍ مَدَنِيٌّ ثِقَةٌ .
IsnādRapporté par ʿAlī ibn Ḥujr : informé par ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar : rapporté par Thawr ibn Zayd al-Dīlī, d'après Abū al-Ghayth, d'après Abū Hurayra
Nous étions auprès du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) lorsque la sourate al-Jumuʿa (La Prière du Vendredi) fut descendue, et il la récita. Quand il parvint au verset « et d'autres parmi eux qui ne les ont pas encore rejoints » (Coran 62:3), un homme lui dit : « Ô Messager d'Allāh, qui sont ceux qui ne nous ont pas encore rejoints ? » Mais il ne lui répondit pas. (Le rapporteur dit :) Or Salmān le Perse était parmi nous. Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) posa alors sa main sur Salmān et dit : « Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains, si la foi se trouvait aux Pléiades, des hommes de ceux-ci la saisiraient. » Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] dit : Ce hadith est ḥadīth gharīb (peu répandu). Ce hadith a également été rapporté de plusieurs voies d'Abū Hurayra d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Concernant ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar : c'est le père de ʿAlī ibn al-Madīnī ; Yaḥyā ibn Maʿīn l'a déclaré faible (ḍaʿīf). Thawr ibn Zayd est médinois, Thawr ibn Yazīd est syrien. Abū al-Ghayth, dont le nom est Sālim, affranchi de ʿAbd Allāh ibn Muṭīʿ, est médinois et fiable (thiqa).
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا حُصَيْنٌ، عَنْ أَبِي سُفْيَانَ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ بَيْنَمَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ قَائِمًا إِذْ قَدِمَتْ عِيرٌ الْمَدِينَةَ فَابْتَدَرَهَا أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى لَمْ يَبْقَ مِنْهُمْ إِلاَّ اثْنَا عَشَرَ رَجُلاً فِيهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ وَنَزَلَتِ الآيَةُ : ( وإِذَا رَأَوْا تِجَارَةً أَوْ لَهْوًا انْفَضُّوا إِلَيْهَا وَتَرَكُوكَ قَائِمًا ) . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ مَنِيعٍ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا حُصَيْنٌ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ جَابِرٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَحْوِهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādAḥmad ibn Manīʿ nous a rapporté, Hushaym nous a rapporté, Ḥuṣayn nous a informés, d'après Abū Sufyān, d'après Jābir
Alors que le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) prononçait le sermon du vendredi debout, une caravane arriva à Médine. Les compagnons de l’Envoyé d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) se précipitèrent vers elle au point qu’il n’en resta que douze hommes parmi lesquels Abū Bakr et ʿUmar. Ce verset fut alors révélé : {Et quand ils voient quelque commerce ou quelque divertissement, ils s’y dispersent et te laissent debout} (Coran 62:11). (Jābir) dit : Ce hadith est ḥasan (bon) et ṣaḥīḥ (authentique). — Aḥmad ibn Manīʿ nous a rapporté, Hushaym nous a rapporté, Ḥuṣayn nous a informés, d’après Sālim ibn Abī al-Jaʿd, d’après Jābir, d’après le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui), un récit similaire. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan et ṣaḥīḥ.
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ، قَالَ كُنْتُ مَعَ عَمِّي فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىِّ ابْنَ سَلُولَ، يَقُولُ لأَصْحَابِهِ : ( لا تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا ) و (لئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ ) فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِعَمِّي فَذَكَرَ ذَلِكَ عَمِّي لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَعَانِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَحَدَّثْتُهُ فَأَرْسَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ وَأَصْحَابِهِ فَحَلَفُوا مَا قَالُوا فَكَذَّبَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَصَدَّقَهُ فَأَصَابَنِي شَيْءٌ لَمْ يُصِبْنِي قَطُّ مِثْلُهُ فَجَلَسْتُ فِي الْبَيْتِ فَقَالَ عَمِّي مَا أَرَدْتَ إِلاَّ أَنْ كَذَّبَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَقَتَكَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى : ( إذا جَاءَكَ الْمُنَافِقُونَ ) فَبَعَثَ إِلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَرَأَهَا ثُمَّ قَالَ " إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn Mūsā, d'après Isrāʾīl, d'après Abū Isḥāq, d'après Zayd ibn Arqam
Zayd ibn Arqam a dit : « J'étais avec mon oncle et j'ai entendu ʿAbd Allāh ibn Ubayy ibn Salūl dire à ses compagnons : “Ne dépensez pas pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allah, jusqu'à ce qu'ils se dispersent” et “Si nous retournons à Médine, le plus puissant en fera sortir le plus méprisable”. Je l'ai mentionné à mon oncle, qui l'a mentionné au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui). Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) m'a appelé et je lui en ai parlé. Alors le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) envoya quelqu'un vers ʿAbd Allāh ibn Ubayy et ses compagnons, et ils jurèrent n'avoir rien dit de tel. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) me crut menteur et le crut lui. Cela m'affecta d'une manière que je n'avais jamais ressentie auparavant, et je restai chez moi. Mon oncle me dit : “Tu n'as voulu que le Messager d'Allah te traite de menteur et te prenne en aversion.” Alors Allah Très-Haut révéla : “Quand viennent à toi les hypocrites...” (Sourate 63). Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) m'envoya chercher, la récita, puis dit : “Certes, Allah t'a donné raison.” » Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est hasan ṣaḥīḥ (beau et authentique).
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنِ السُّدِّيِّ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الأَزْدِيِّ، حَدَّثَنَا زَيْدُ بْنُ أَرْقَمَ، قَالَ غَزَوْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ مَعَنَا أُنَاسٌ مِنَ الأَعْرَابِ فَكُنَّا نَبْتَدِرُ الْمَاءَ وَكَانَ الأَعْرَابُ يَسْبِقُونَّا إِلَيْهِ فَسَبَقَ أَعْرَابِيٌّ أَصْحَابَهُ فَسَبَقَ الأَعْرَابِيُّ فَيَمْلأُ الْحَوْضَ وَيَجْعَلُ حَوْلَهُ حِجَارَةً وَيَجْعَلُ النَّطْعَ عَلَيْهِ حَتَّى يَجِيءَ أَصْحَابُهُ . قَالَ فَأَتَى رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ أَعْرَابِيًّا فَأَرْخَى زِمَامَ نَاقَتِهِ لِتَشْرَبَ فَأَبَى أَنْ يَدَعَهُ فَانْتَزَعَ قِبَاضَ الْمَاءِ فَرَفَعَ الأَعْرَابِيُّ خَشَبَتَهُ فَضَرَبَ بِهَا رَأْسَ الأَنْصَارِيِّ فَشَجَّهُ فَأَتَى عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ رَأْسَ الْمُنَافِقِينَ فَأَخْبَرَهُ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِهِ فَغَضِبَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ثُمَّ قَالَ : (لا تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا ) مِنْ حَوْلِهِ . يَعْنِي الأَعْرَابَ وَكَانُوا يَحْضُرُونَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ الطَّعَامِ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ إِذَا انْفَضُّوا مِنْ عِنْدِ مُحَمَّدٍ فَائْتُوا مُحَمَّدًا بِالطَّعَامِ فَلْيَأْكُلْ هُوَ وَمَنْ عِنْدَهُ ثُمَّ قَالَ لأَصْحَابِهِ لَئِنْ رَجَعْتُمْ إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ . قَالَ زَيْدٌ وَأَنَا رِدْفُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَسَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ فَأَخْبَرْتُ عَمِّي فَانْطَلَقَ فَأَخْبَرَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَرْسَلَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَحَلَفَ وَجَحَدَ . قَالَ فَصَدَّقَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَذَّبَنِي قَالَ فَجَاءَ عَمِّي إِلَىَّ فَقَالَ مَا أَرَدْتَ إِلاَّ أَنْ مَقَتَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَذَّبَكَ وَالْمُسْلِمُونَ . قَالَ فَوَقَعَ عَلَىَّ مِنَ الْهَمِّ مَا لَمْ يَقَعْ عَلَى أَحَدٍ . قَالَ فَبَيْنَمَا أَنَا أَسِيرُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ قَدْ خَفَقْتُ بِرَأْسِي مِنَ الْهَمِّ إِذْ أَتَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَعَرَكَ أُذُنِي وَضَحِكَ فِي وَجْهِي فَمَا كَانَ يَسُرُّنِي أَنَّ لِي بِهَا الْخُلْدَ فِي الدُّنْيَا . ثُمَّ إِنَّ أَبَا بَكْرٍ لَحِقَنِي فَقَالَ مَا قَالَ لَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قُلْتُ مَا قَالَ شَيْئًا إِلاَّ أَنَّهُ عَرَكَ أُذُنِي وَضَحِكَ فِي وَجْهِي . فَقَالَ أَبْشِرْ . ثُمَّ لَحِقَنِي عُمَرُ فَقُلْتُ لَهُ مِثْلَ قَوْلِي لأَبِي بَكْرٍ فَلَمَّا أَصْبَحْنَا قَرَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سُورَةَ الْمُنَافِقِينَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, qui tient de ʿUbayd Allāh ibn Mūsā, d'après Isrāʾīl, d'après al-Suddī, d'après Abū Saʿīd al-Azdī, qui tient de Zayd ibn Arqam,
Zayd ibn Arqam a dit : « Nous participâmes à une expédition avec le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue). Il y avait avec nous des gens des Bédouins. Nous nous précipitions vers l'eau, mais les Bédouins nous devançaient. Un Bédouin devança ses compagnons, emplit l'abreuvoir, plaça des pierres autour et étendit une natte en cuir dessus, jusqu'à ce que ses compagnons arrivent. Un homme des Anṣār (auxiliaires) vint vers le Bédouin et relâcha la bride de sa chamelle pour qu'elle boive, mais le Bédouin refusa de le laisser faire. L'Anṣārī lui arracha la gourde d'eau ; alors le Bédouin leva son bâton et en frappa la tête de l'Anṣārī, lui faisant une blessure. Ce dernier alla trouver ʿAbd Allāh ibn Ubayy, le chef des hypocrites, et l'en informa — car il était de ses partisans. ʿAbd Allāh ibn Ubayy se mit en colère, puis dit : “Ne dépensez rien pour ceux qui sont auprès du Messager de Dieu, jusqu'à ce qu'ils se dispersent” — désignant les Bédouins, qui assistaient aux repas avec le Messager de Dieu. ʿAbd Allāh dit : “Quand ils se seront dispersés d'auprès de Muḥammad, apportez la nourriture à Muḥammad, qu'il mange, lui et ceux qui sont avec lui.” Puis il dit à ses compagnons : “Si vous retournez à Médine, le plus puissant en chassera le plus méprisable.” Zayd dit : « J'étais en croupe derrière le Messager de Dieu. J'entendis ʿAbd Allāh ibn Ubayy et j'en informai mon oncle. Il partit et informa le Messager de Dieu. Le Messager de Dieu envoya quelqu'un vers lui ; il jura et nia. Le Messager de Dieu le crut et me démentit. Mon oncle vint à moi et dit : “Tu n'as voulu que te faire haïr par le Messager de Dieu, qui t'a démenti, ainsi que les musulmans.” Je fus accablé d'une tristesse telle que personne n'en avait éprouvé. Alors que je cheminais avec le Messager de Dieu durant un voyage, la tête penchée de chagrin, le Messager de Dieu vint à moi, me frotta l'oreille et me sourit. Rien au monde ne m'aurait fait plus de plaisir que cela. Puis Abū Bakr me rattrapa et me dit : “Que t'a dit le Messager de Dieu ?” Je répondis : “Il n'a rien dit, mais il m'a frotté l'oreille et m'a souri.” Il dit : “Réjouis-toi !” Puis ʿUmar me rattrapa et je lui dis la même chose qu'à Abū Bakr. Le matin venu, le Messager de Dieu récita la sourate des Hypocrites. » Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي عَدِيٍّ، أَنْبَأَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الْحَكَمِ بْنِ عُتَيْبَةَ، قَالَ سَمِعْتُ مُحَمَّدَ بْنَ كَعْبٍ الْقُرَظِيَّ، مُنْذُ أَرْبَعِينَ سَنَةً يُحَدِّثُ عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ، رضى الله عنه أَنَّ عَبْدَ، اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ قَالَ فِي غَزْوَةِ تَبُوكَ : (لئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ ) قَالَ فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَحَلَفَ مَا قَالَهُ فَلاَمَنِي قَوْمِي وَقَالُوا مَا أَرَدْتَ إِلَى هَذِهِ فَأَتَيْتُ الْبَيْتَ وَنِمْتُ كَئِيبًا حَزِينًا فَأَتَانِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَوْ أَتَيْتُهُ فَقَالَ " إِنَّ اللَّهَ قَدْ صَدَّقَكَ " . قَالَ فَنَزَلَتْ هَذِهِ الآيَةُُ : ( هم الَّذِينَ يَقُولُونَ لاَ تُنْفِقُوا عَلَى مَنْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ حَتَّى يَنْفَضُّوا ) . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après Muḥammad ibn Abī ʿAdī, d'après Shuʿba, d'après al-Ḥakam ibn ʿUtayba, qui a dit : « J'ai entendu Muḥammad ibn Kaʿb al-Quraẓī, il y a quarante ans, rapporter d'après Zayd ibn Arqam – qu'Allah l'agrée – »
« ʿAbd Allāh ibn Ubayy a dit lors de l'expédition de Tabūk : « Si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus humble. » » [Zayd] dit : « Je vins chez le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) et je lui rapportai cela. Il jura que [ʿAbd Allāh ibn Ubayy] n'avait pas dit cela. Mon peuple me blâma alors et dit : « Qu'as-tu voulu par cette [action] ? » Je rentrai chez moi et m'endormis, triste et affligé. Alors le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) vint à moi – ou je vins à lui – et il dit : « Certes, Allah t'a déclaré véridique. » Il dit : Alors ce verset fut révélé : « Ce sont ceux qui disent : « Ne dépensez rien pour ceux qui sont auprès du Messager d'Allah, jusqu'à ce qu'ils se dispersent » » (Coran 63:7). » Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] dit : Ce hadith est bon et authentique (ḥasan ṣaḥīḥ). »
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ كُنَّا فِي غَزَاةٍ قَالَ سُفْيَانُ يَرَوْنَ أَنَّهَا غَزْوَةُ بَنِي الْمُصْطَلِقِ فَكَسَعَ رَجُلٌ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ الْمُهَاجِرِيُّ يَا لَلْمُهَاجِرِينَ وَقَالَ الأَنْصَارِيُّ يَا لَلأَنْصَارِ فَسَمِعَ ذَلِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا بَالُ دَعْوَى الْجَاهِلِيَّةِ " . قَالُوا رَجُلٌ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ كَسَعَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " دَعُوهَا فَإِنَّهَا مُنْتِنَةٌ " . فَسَمِعَ ذَلِكَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ فَقَالَ أَوَقَدْ فَعَلُوهَا وَاللَّهِ (لئِنْ رَجَعْنَا إِلَى الْمَدِينَةِ لَيُخْرِجَنَّ الأَعَزُّ مِنْهَا الأَذَلَّ ) فَقَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ دَعْنِي أَضْرِبْ عُنُقَ هَذَا الْمُنَافِقِ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " دَعْهُ لاَ يَتَحَدَّثُ النَّاسُ أَنَّ مُحَمَّدًا يَقْتُلُ أَصْحَابَهُ " . وَقَالَ غَيْرُ عَمْرٍو فَقَالَ لَهُ ابْنُهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ وَاللَّهِ لاَ تَنْقَلِبُ حَتَّى تُقِرَّ أَنَّكَ الذَّلِيلُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْعَزِيزُ . فَفَعَلَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādIbn Abī ʿUmar nous a rapporté, d'après Sufyān, d'après ʿAmr ibn Dīnār, qui a entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh dire :
« Nous étions en expédition » — Sufyān précisa : « On pense que c'était l'expédition de Banū al-Muṣṭaliq — quand un homme parmi les Muhājirūn (Émigrés) frappa un homme parmi les Anṣār (Auxiliaires). Le Muhājirūn cria : "Ô Muhājirūn, à moi !" et l'Anṣārī cria : "Ô Anṣār, à moi !" Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) entendit cela et dit : "Qu'est-ce que cette invocation de l'époque préislamique ?" Ils répondirent : "Un homme parmi les Muhājirūn a frappé un homme parmi les Anṣār." Le Messager de Dieu (paix et bénédiction sur lui) dit alors : "Laissez cela, car c'est une chose puante." ʿAbd Allāh ibn Ubayy ibn Salūl entendit cela et dit : "Ont-ils vraiment fait cela ? Par Dieu, (si nous retournons à Médine, le plus puissant en chassera le plus faible)." ʿUmar dit : "Ô Messager de Dieu, permets-moi de trancher la tête de cet hypocrite !" Mais le Prophète (paix et bénédiction sur lui) dit : "Laisse-le, de peur que les gens ne disent que Muḥammad tue ses compagnons." — Un autre quitte ʿAmr rapporta : Son fils ʿAbd Allāh ibn ʿAbd Allāh lui dit : "Par Dieu, tu ne reviendras pas avant d'avoir reconnu que tu es le faible et que le Messager de Dieu est le puissant." Et il le fit. » Abū ʿĪsā dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique).
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا جَعْفَرُ بْنُ عَوْنٍ، أَخْبَرَنَا أَبُو جَنَابٍ الْكَلْبِيُّ، عَنِ الضَّحَّاكِ بْنِ مُزَاحِمٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما قَالَ مَنْ كَانَ لَهُ مَالٌ يُبَلِّغُهُ حَجَّ بَيْتِ رَبِّهِ أَوْ تَجِبُ عَلَيْهِ فِيهِ الزَّكَاةُ فَلَمْ يَفْعَلْ سَأَلَ الرَّجْعَةَ عِنْدَ الْمَوْتِ . فَقَالَ رَجُلٌ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ اتَّقِ اللَّهَ إِنَّمَا سَأَلَ الرَّجْعَةَ الْكُفَّارُ قَالَ سَأَتْلُو عَلَيْكَ بِذَلِكَ قُرْآنًا : ( يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تُلْهِكُمْ أَمْوَالُكُمْ وَلاَ أَوْلاَدُكُمْ عَنْ ذِكْرِ اللَّهِ ) : (وأَنْفِقُوا مِمَّا رَزَقْنَاكُمْ مِنْ قَبْلِ أَنْ يَأْتِيَ أَحَدَكُمُ الْمَوْتُ ) إِلَى قَوْلِهِ : ( واللَّهُ خَبِيرٌ بِمَا تَعْمَلُونَ ) قَالَ فَمَا يُوجِبُ الزَّكَاةَ قَالَ إِذَا بَلَغَ الْمَالُ مِائَتَىْ دِرْهَمٍ فَصَاعِدًا . قَالَ فَمَا يُوجِبُ الْحَجَّ قَالَ الزَّادُ وَالْبَعِيرُ . حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنِ الثَّوْرِيِّ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي حَيَّةَ، عَنِ الضَّحَّاكِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِنَحْوِهِ . وَقَالَ هَكَذَا رَوَى سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، وَغَيْرُ، وَاحِدٍ، هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ أَبِي جَنَابٍ، عَنِ الضَّحَّاكِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَوْلُهُ وَلَمْ يَرْفَعْهُ . وَهَذَا أَصَحُّ مِنْ رِوَايَةِ عَبْدِ الرَّزَّاقِ . وَأَبُو جَنَابٍ الْقَصَّابُ اسْمُهُ يَحْيَى بْنُ أَبِي حَيَّةَ وَلَيْسَ هُوَ بِالْقَوِيِّ فِي الْحَدِيثِ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, qui a rapporté de Jaʿfar ibn ʿAwn, qui a informé Abū Janāb al-Kalbī, d'après al-Ḍaḥḥāk ibn Muzāḥim, d'après Ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée l'un et l'autre)
Il (Ibn ʿAbbās) a dit : « Quiconque possède des biens qui lui permettent d'effectuer le pèlerinage (ḥajj) à la Maison de son Seigneur, ou sur lesquels l'aumône légale (zakāt) est obligatoire, et ne le fait pas, demandera un retour (ar-rajʿa) au moment de la mort. » Un homme dit : « Ô Ibn ʿAbbās, crains Allah ! Seuls les mécréants demandent le retour. » Il répondit : « Je vais te réciter à ce sujet un passage du Coran : (Ô vous qui avez cru ! Que vos biens et vos enfants ne vous distraient pas de l'évocation d'Allah…) [Coran 63:9]… (Dépensez de ce que Nous vous avons attribué avant que la mort ne vienne à l'un de vous…) jusqu'à Sa parole : (Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites) [Coran 63:10-11]. » L'homme demanda : « Qu'est-ce qui rend la zakāt obligatoire ? » Il répondit : « Lorsque les biens atteignent deux cents dirhams et plus. » L'homme demanda : « Qu'est-ce qui rend le ḥajj obligatoire ? » Il répondit : « Les provisions et la monture. » (Puis une autre chaîne) : Nous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, qui a rapporté de ʿAbd al-Razzāq, d'après al-Thawrī, d'après Yaḥyā ibn Abī Ḥayya, d'après al-Ḍaḥḥāk, d'après Ibn ʿAbbās, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), un récit similaire. Et il a dit : « C'est ainsi que Sufyān ibn ʿUyayna et d'autres ont rapporté ce récit d'Abū Janāb, d'après al-Ḍaḥḥāk, d'après Ibn ʿAbbās, comme étant sa propre parole, sans le remonter jusqu'au Prophète. Et cette version est plus authentique que celle de ʿAbd al-Razzāq. Abū Janāb al-Qaṣṣāb, dont le nom est Yaḥyā ibn Abī Ḥayya, n'est pas considéré comme fiable dans le hadith. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، حَدَّثَنَا سِمَاكُ بْنُ حَرْبٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، وَسَأَلَهُ، رَجُلٌ عَنْ هَذِهِ الآيَةِ، ( يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ مِنْ أَزْوَاجِكُمْ وَأَوْلاَدِكُمْ عَدُوًّا لَكُمْ فَاحْذَرُوهُمْ ) قَالَ هَؤُلاَءِ رِجَالٌ أَسْلَمُوا مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ وَأَرَادُوا أَنْ يَأْتُوا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَبَى أَزْوَاجُهُمْ وَأَوْلاَدُهُمْ أَنْ يَدَعُوهُمْ أَنْ يَأْتُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا أَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَأَوُا النَّاسَ قَدْ فَقِهُوا فِي الدِّينِ هَمُّوا أَنْ يُعَاقِبُوهُمْ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَل َّ: ( يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِنَّ مِنْ أَزْوَاجِكُمْ وَأَوْلاَدِكُمْ عَدُوًّا لَكُمْ فَاحْذَرُوهُمْ ) الآيَةَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après Muḥammad ibn Yūsuf, d'après Isrāʾīl, d'après Simāk ibn Ḥarb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās
Un homme interrogea Ibn ʿAbbās à propos de ce verset : « Ô vous qui avez cru ! Parmi vos épouses et vos enfants se trouvent des ennemis pour vous, méfiez-vous-en donc. » (Coran 64:14) Il répondit : « Il s'agit d'hommes de la Mecque qui avaient embrassé l'islam et souhaitaient se rendre auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), mais leurs épouses et leurs enfants refusèrent de les laisser aller auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). Lorsqu'ils parvinrent finalement auprès du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et virent que les gens avaient acquis une profonde compréhension de la religion, ils songèrent à punir (leurs familles). Alors Allah, Puissant et Majestueux, révéla : « Ô vous qui avez cru ! Parmi vos épouses et vos enfants se trouvent des ennemis pour vous, méfiez-vous-en donc. » jusqu'à la fin du verset. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما يَقُولُ لَمْ أَزَلْ حَرِيصًا أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ عَنِ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّْ : (إن تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا ) حَتَّى حَجَّ عُمَرُ وَحَجَجْتُ مَعَهُ فَصَبَبْتُ عَلَيْهِ مِنَ الإِدَاوَةِ فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَانِ قَالَ اللَّهُْ : ( إن تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا وَإِنْ تَظَاهَرَا عَلَيْهِ فَإِنَّ اللَّهَ هُوَ مَوْلاَهُ ) فَقَالَ لِي وَاعَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ قَالَ الزُّهْرِيُّ وَكَرِهَ وَاللَّهِ مَا سَأَلَهُ عَنْهُ وَلَمْ يَكْتُمْهُ فَقَالَ لِي هِيَ عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ قَالَ ثُمَّ أَنْشَأَ يُحَدِّثُنِي الْحَدِيثَ فَقَالَ كُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَجَدْنَا قَوْمًا تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَتَعَلَّمْنَ مِنْ نِسَائِهِمْ فَتَغَضَّبْتُ عَلَى امْرَأَتِي يَوْمًا فَإِذَا هِيَ تُرَاجِعُنِي فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي فَقَالَتْ مَا تُنْكِرُ مِنْ ذَلِكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَاهُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ . قَالَ قُلْتُ فِي نَفْسِي قَدْ خَابَتْ مَنْ فَعَلَتْ ذَلِكَ مِنْهُنَّ وَخَسِرَتْ . قَالَ وَكَانَ مَنْزِلِي بِالْعَوَالِي فِي بَنِي أُمَيَّةَ وَكَانَ لِي جَارٌ مِنَ الأَنْصَارِ كُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَيَنْزِلُ يَوْمًا فَيَأْتِينِي بِخَبَرِ الْوَحْىِ وَغَيْرِهِ وَأَنْزِلُ يَوْمًا فَآتِيهِ بِمِثْلِ ذَلِكَ . قَالَ وَكُنَّا نُحَدِّثُ أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ الْخَيْلَ لِتَغْزُوَنَا . قَالَ فَجَاءَنِي يَوْمًا عِشَاءً فَضَرَبَ عَلَىَّ الْبَابَ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ حَدَثَ أَمْرٌ عَظِيمٌ . قُلْتُ أَجَاءَتْ غَسَّانُ قَالَ أَعْظَمُ مِنْ ذَلِكَ طَلَّقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ . قَالَ قُلْتُ فِي نَفْسِي قَدْ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ قَدْ كُنْتُ أَظُنُّ هَذَا كَائِنًا قَالَ فَلَمَّا صَلَّيْتُ الصُّبْحَ شَدَدْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي ثُمَّ انْطَلَقْتُ حَتَّى دَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَإِذَا هِيَ تَبْكِي فَقُلْتُ أَطَلَّقَكُنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لاَ أَدْرِي هُوَ ذَا مُعْتَزِلٌ فِي هَذِهِ الْمَشْرُبَةِ . قَالَ فَانْطَلَقْتُ فَأَتَيْتُ غُلاَمًا أَسْوَدَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ . قَالَ فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَىَّ . قَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا . قَالَ فَانْطَلَقْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ فَإِذَا حَوْلَ الْمِنْبَرِ نَفَرٌ يَبْكُونَ فَجَلَسْتُ إِلَيْهِمْ ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَأَتَيْتُ الْغُلاَمَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ . فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَىَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا . قَالَ فَانْطَلَقْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ أَيْضًا فَجَلَسْتُ ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَأَتَيْتُ الْغُلاَمَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ . فَدَخَلَ ثُمَّ خَرَجَ إِلَىَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا . قَالَ فَوَلَّيْتُ مُنْطَلِقًا فَإِذَا الْغُلاَمُ يَدْعُونِي فَقَالَ ادْخُلْ فَقَدْ أُذِنَ لَكَ فَدَخَلْتُ فَإِذَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُتَّكِئٌ عَلَى رَمْلٍ حَصِيرٍ قَدْ رَأَيْتُ أَثَرَهُ فِي جَنْبِهِ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ قَالَ لاَ . قُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ لَقَدْ رَأَيْتُنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَنَحْنُ مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَجَدْنَا قَوْمًا تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَتَعَلَّمْنَ مِنْ نِسَائِهِمْ فَتَغَضَّبْتُ يَوْمًا عَلَى امْرَأَتِي فَإِذَا هِيَ تُرَاجِعُنِي فَأَنْكَرْتُ ذَلِكَ فَقَالَتْ مَا تُنْكِرُ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَاهُنَّ الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ . قَالَ فَقُلْتُ لِحَفْصَةَ أَتُرَاجِعِينَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ نَعَمْ وَتَهْجُرُهُ إِحْدَانَا الْيَوْمَ إِلَى اللَّيْلِ . فَقُلْتُ قَدْ خَابَتْ مَنْ فَعَلَتْ ذَلِكَ مِنْكُنَّ وَخَسِرَتْ أَتَأْمَنُ إِحْدَاكُنَّ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ عَلَيْهَا لِغَضَبِ رَسُولِهِ فَإِذَا هِيَ قَدْ هَلَكَتْ فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم . قَالَ فَقُلْتُ لِحَفْصَةَ لاَ تُرَاجِعِي رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلاَ تَسْأَلِيهِ شَيْئًا وَسَلِينِي مَا بَدَا لَكِ وَلاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ صَاحِبَتُكِ أَوْسَمَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . قَالَ فَتَبَسَّمَ أُخْرَى فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَسْتَأْنِسُ قَالَ " نَعَمْ " . قَالَ فَرَفَعْتُ رَأْسِي فَمَا رَأَيْتُ فِي الْبَيْتِ إِلاَّ أَهَبَةً ثَلاَثَةً . قَالَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يُوَسِّعَ عَلَى أُمَّتِكَ فَقَدْ وَسَّعَ عَلَى فَارِسَ وَالرُّومِ وَهُمْ لاَ يَعْبُدُونَهُ . فَاسْتَوَى جَالِسًا فَقَالَ " أَوَفِي شَكٍّ أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلَتْ لَهُمْ طَيِّبَاتُهُمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا " . قَالَ وَكَانَ أَقْسَمَ أَنْ لاَ يَدْخُلَ عَلَى نِسَائِهِ شَهْرًا فَعَاتَبَهُ اللَّهُ فِي ذَلِكَ وَجَعَلَ لَهُ كَفَّارَةَ الْيَمِينِ . قَالَ الزُّهْرِيُّ فَأَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ فَلَمَّا مَضَتْ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ دَخَلَ عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَدَأَ بِي فَقَالَ " يَا عَائِشَةُ إِنِّي ذَاكِرٌ لَكِ شَيْئًا فَلاَ تَعْجَلِي حَتَّى تَسْتَأْمِرِي أَبَوَيْكِ " . قَالَتْ ثُمَّ قَرَأَ هَذِهِ الآيَةَ ( يا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُلْ لأَزْوَاجِكَ ) الآيَةَ . قَالَتْ عَلِمَ وَاللَّهِ أَنَّ أَبَوَىَّ لَمْ يَكُونَا يَأْمُرَانِي بِفِرَاقِهِ فَقُلْتُ أَفِي هَذَا أَسْتَأْمِرُ أَبَوَىَّ فَإِنِّي أُرِيدُ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَالدَّارَ الآخِرَةَ . قَالَ مَعْمَرٌ فَأَخْبَرَنِي أَيُّوبُ أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ لَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لاَ تُخْبِرْ أَزْوَاجَكَ أَنِّي اخْتَرْتُكَ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّمَا بَعَثَنِي اللَّهُ مُبَلِّغًا وَلَمْ يَبْعَثْنِي مُتَعَنِّتًا " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ قَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ .
IsnādNous a raconté ʿAbd ibn Ḥumayd, nous a informés ʿAbd al-Razzāq, d'après Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Thawr
Il a dit : J'ai entendu Ibn ʿAbbās — qu'Allah les agrée tous deux — dire : « Je n'ai cessé d'être désireux d'interroger ʿUmar au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — au sujet desquelles Allah — Puissant et Majestueux — a dit : « Si toutes deux revenez à Allah, vos cœurs ont penché » (Coran 66:4), jusqu'à ce que ʿUmar accomplît le pèlerinage et que je l'accomplisse avec lui. Je versai sur lui de l'eau d'une petite outre pour qu'il fasse ses ablutions, puis je dis : « Ô Commandeur des croyants, quelles sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — au sujet desquelles Allah a dit : « Si toutes deux revenez à Allah, vos cœurs ont penché ; et si vous vous soutenez l'une l'autre contre lui, alors Allah est son protecteur » (Coran 66:4) ? » Il me dit : « Quelle étrangeté de ta part, ô Ibn ʿAbbās ! » — al-Zuhrī dit : « Par Allah, il désapprouva ce qu'il lui demanda, mais ne le cacha pas. » Il me dit : « Ce sont ʿĀʾisha et Ḥafṣa. » Puis il se mit à me raconter l'histoire : « Nous, communauté de Quraysh, dominions les femmes. Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous trouvâmes un peuple dont les femmes les dominaient. Nos femmes se mirent à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me fâchai contre ma femme, et voilà qu'elle me répondait. Je désapprouvai qu'elle me répondît. Elle dit : « Qu'as-tu à désapprouver cela ? Par Allah, les épouses du Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — lui répondent, et l'une d'elles le délaisse du matin au soir. » Il dit : « Je me dis en moi-même : « Celle qui fait cela parmi elles a échoué et a perdu. » » Il dit : « Ma maison était à al-ʿĀliya, chez les Banū Umayya. J'avais un voisin parmi les Anṣār (auxiliaires). Nous alternions les descentes chez le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix. Il descendait un jour et m'apportait la nouvelle de la révélation et autre, et je descendais un jour et lui apportais pareil. » Il dit : « Nous racontions que Ghassān ferrassait les chevaux pour nous attaquer. » Il dit : « Un jour, il vint chez moi le soir, frappa à ma porte. Je sortis vers lui. Il dit : « Un événement grave s'est produit. » Je dis : « Ghassān est-il arrivé ? » Il dit : « Plus grave que cela : le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — a répudié ses femmes. » Il dit : « Je me dis en moi-même : « Ḥafṣa a échoué et a perdu. Je pensais que cela arriverait. » » Il dit : « Lorsque j'eus accompli la prière de l'aube, je serrai mes vêtements, puis je partis jusqu'à entrer chez Ḥafṣa. La voilà qui pleurait. Je dis : « Le Messager d'Allah vous a-t-il répudiées ? » Elle dit : « Je ne sais pas. Le voilà retiré dans cette soupente. » Il dit : « Je partis et vins à un jeune esclave noir. Je dis : « Demande la permission pour ʿUmar. » Il entra, puis sortit vers moi. Il dit : « Je t'ai mentionné à lui, mais il n'a rien dit. » Il dit : « Je partis vers la mosquée. Voilà qu'autour du minbar (chaire) il y avait un groupe qui pleurait. Je m'assis près d'eux. Puis ce que je ressentais me submergea. Je vins au jeune esclave et dis : « Demande la permission pour ʿUmar. » Il entra, puis sortit vers moi et dit : « Je t'ai mentionné à lui, mais il n'a rien dit. » Il dit : « Je repartis vers la mosquée aussi, et je m'assis. Puis ce que je ressentais me submergea. Je vins au jeune esclave et dis : « Demande la permission pour ʿUmar. » Il entra, puis sortit vers moi et dit : « Je t'ai mentionné à lui, mais il n'a rien dit. » Il dit : « Je tournai le dos pour partir, et voilà que le jeune esclave m'appelait. Il dit : « Entre, car permission t'a été donnée. » J'entrai, et voilà le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — appuyé sur une natte de paille. J'avais vu sa marque sur son côté. Je dis : « Ô Messager d'Allah, as-tu répudié tes femmes ? » Il dit : « Non. » Je dis : « Allah est plus grand ! Ô Messager d'Allah, nous nous voyions — nous, communauté de Quraysh — dominant les femmes. Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous trouvâmes un peuple dont les femmes les dominaient. Nos femmes se mirent à apprendre de leurs femmes. Un jour, je me fâchai contre ma femme, et voilà qu'elle me répondait. Je désapprouvai cela. Elle dit : « Qu'as-tu à désapprouver ? Par Allah, les épouses du Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — lui répondent, et l'une d'elles le délaisse du matin au soir. » » Il dit : « Je dis à Ḥafṣa : « Réponds-tu au Messager d'Allah ? » Elle dit : « Oui, et l'une de nous le délaisse du matin au soir. » Je dis : « Celle qui fait cela parmi vous a échoué et a perdu. L'une d'entre vous est-elle sûre qu'Allah ne se mettra pas en colère contre elle à cause de la colère de Son Messager ? Et voilà qu'elle périt. » Alors le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — sourit. » Il dit : « Je dis à Ḥafṣa : « Ne réponds pas au Messager d'Allah, ne lui demande rien, et demande-moi ce qui te paraît. Et ne te laisse pas tromper par le fait que ta compagne est plus belle que toi et plus aimée du Messager d'Allah. » » Il dit : « Il sourit une autre fois. Je dis : « Ô Messager d'Allah, puis-je me familiariser (avec toi) ? » Il dit : « Oui. » Il dit : « Je levai la tête et je ne vis dans la maison que trois outres. » Il dit : « Je dis : « Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour qu'Il élargisse (les biens) à ta communauté, car Il a élargi à la Perse et aux Romains, alors qu'ils ne L'adorent pas. » Alors il s'assit droit et dit : « Es-tu dans le doute, ô fils d'al-Khaṭṭāb ? Ce sont des gens auxquels leurs bonnes choses ont été hâtées dans la vie présente. » » Il dit : « Il avait juré de ne pas entrer chez ses femmes pendant un mois. Allah lui fit des reproches à ce sujet et établit pour lui l'expiation du serment. » Al-Zuhrī dit : « ʿUrwa m'a informé, d'après ʿĀʾisha, qui dit : « Lorsque vingt-neuf (nuits) furent passées, le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — entra chez moi, commençant par moi. Il dit : « Ô ʿĀʾisha, je vais te mentionner une chose : ne te hâte pas jusqu'à ce que tu consultes tes parents. » » Elle dit : « Puis il récita ce verset : « Ô Prophète, dis à tes épouses » (Coran 33:28) — le verset. » Elle dit : « Il savait, par Allah, que mes parents ne m'ordonneraient pas la séparation d'avec lui. Je dis : « Est-ce à ce sujet que je dois consulter mes parents ? Certes, je veux Allah, Son Messager et la Demeure dernière. » » Maʿmar dit : « Ayyūb m'a informé que ʿĀʾisha lui dit : « Ô Messager d'Allah, n'informe pas tes épouses que je t'ai choisi. » Alors le Prophète — qu'Allah prie sur lui et lui donne la paix — dit : « Allah m'a seulement envoyé comme transmetteur, Il ne m'a pas envoyé comme contraignant. » » (Le compilateur dit) : Ce hadith est ḥasan (bon) ṣaḥīḥ (authentique) gharīb (peu connu), transmis par plusieurs voies d'après Ibn ʿAbbās.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو دَاوُدَ الطَّيَالِسِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ سُلَيْمٍ، قَالَ قَدِمْتُ مَكَّةَ فَلَقِيتُ عَطَاءَ بْنَ أَبِي رَبَاحٍ فَقُلْتُ لَهُ يَا أَبَا مُحَمَّدٍ إِنَّ أُنَاسًا عِنْدَنَا يَقُولُونَ فِي الْقَدَرِ . فَقَالَ عَطَاءٌ لَقِيتُ الْوَلِيدَ بْنَ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ أَوَّلَ مَا خَلَقَ اللَّهُ الْقَلَمَ فَقَالَ لَهُ اكْتُبْ فَجَرَى بِمَا هُوَ كَائِنٌ إِلَى الأَبَدِ " . وَفِي الْحَدِيثِ قِصَّةٌ . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ . وَفِيهِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ .
IsnādNous a raconté Yaḥyā ibn Mūsā, nous a raconté Abū Dāwūd al-Ṭayālisī, nous a raconté ʿAbd al-Wāḥid ibn Sulaym, il a dit : « Je suis arrivé à La Mecque et j’ai rencontré ʿAṭāʾ ibn Abī Rabāḥ. Je lui ai dit : « Ô Abū Muḥammad, des gens chez nous parlent du décret divin (al-qadar). » Alors ʿAṭāʾ a dit : J’ai rencontré al-Walīd ibn ʿUbāda ibn al-Ṣāmit, il a dit : Mon père m’a raconté, il a dit : J’ai entendu le Messager d’Allāh (prière et salut sur lui) dire : »
« Certes, la première chose qu’Allāh a créée est la Plume (al-qalam). Puis Il lui a dit : « Écris. » Et elle a tracé tout ce qui adviendra jusqu’à l’éternité. » Et dans le hadith, il y a un récit (complémentaire). Il a dit : Ce hadith est ḥasan (bon), ṣaḥīḥ (authentique), gharīb (peu connu). Et il y a, à ce sujet, un hadith d’Ibn ʿAbbās.
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ أَبِي قَيْسٍ، عَنْ سِمَاكِ بْنِ حَرْبٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمِيرَةَ، عَنِ الأَحْنَفِ بْنِ قَيْسٍ، عَنِ الْعَبَّاسِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، قَالَ زَعَمَ أَنَّهُ كَانَ جَالِسًا فِي الْبَطْحَاءِ فِي عِصَابَةٍ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَالِسٌ فِيهِمْ إِذْ مَرَّتْ عَلَيْهِمْ سَحَابَةٌ فَنَظَرُوا إِلَيْهَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ تَدْرُونَ مَا اسْمُ هَذِهِ " . قَالُوا نَعَمْ هَذَا السَّحَابُ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَالْمُزْنُ " . قَالُوا وَالْمُزْنُ . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَالْعَنَانُ " . قَالُوا وَالْعَنَانُ . ثُمَّ قَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ تَدْرُونَ كَمْ بُعْدُ مَا بَيْنَ السَّمَاءِ وَالأَرْضِ " . فَقَالُوا لاَ وَاللَّهِ مَا نَدْرِي . قَالَ " فَإِنَّ بُعْدَ مَا بَيْنَهُمَا إِمَّا وَاحِدَةٌ وَإِمَّا اثْنَتَانِ أَوْ ثَلاَثٌ وَسَبْعُونَ سَنَةً وَالسَّمَاءُ الَّتِي فَوْقَهَا كَذَلِكَ " . حَتَّى عَدَّدَهُنَّ سَبْعَ سَمَوَاتٍ كَذَلِكَ ثُمَّ قَالَ " فَوْقَ السَّمَاءِ السَّابِعَةِ بَحْرٌ بَيْنَ أَعْلاَهُ وَأَسْفَلِهِ كَمَا بَيْنَ السَّمَاءِ إِلَى السَّمَاءِ وَفَوْقَ ذَلِكَ ثَمَانِيَةُ أَوْعَالٍ بَيْنَ أَظْلاَفِهِنَّ وَرُكَبِهِنَّ مَا بَيْنَ سَمَاءٍ إِلَى سَمَاءٍ ثُمَّ فَوْقَ ظُهُورِهِنَّ الْعَرْشُ بَيْنَ أَسْفَلِهِ وَأَعْلاَهُ مَا بَيْنَ سَمَاءٍ إِلَى سَمَاءٍ وَاللَّهُ فَوْقَ ذَلِكَ " . قَالَ عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ سَمِعْتُ يَحْيَى بْنَ مَعِينٍ يَقُولُ أَلاَّ يُرِيدُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَعْدٍ أَنْ يَحُجَّ حَتَّى نَسْمَعَ مِنْهُ هَذَا الْحَدِيثَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ . وَرَوَى الْوَلِيدُ بْنُ أَبِي ثَوْرٍ عَنْ سِمَاكٍ نَحْوَهُ وَرَفَعَهُ . وَرَوَى شَرِيكٌ عَنْ سِمَاكٍ بَعْضَ هَذَا الْحَدِيثِ وَأَوْقَفَهُ وَلَمْ يَرْفَعْهُ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ هُوَ ابْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعْدٍ الرَّازِيُّ .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par ʿAbd ibn Ḥumayd, qui l'a reçu de ʿAbd al-Raḥmān ibn Saʿd, d'après ʿAmr ibn Abī Qays, d'après Simāk ibn Ḥarb, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmayra, d'après al-Aḥnaf ibn Qays, d'après al-ʿAbbās ibn ʿAbd al-Muṭṭalib, qui a dit :
Il a rapporté qu'il était assis à al-Baṭḥāʾ (un lieu à La Mecque) avec un groupe de personnes, et que le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) était assis parmi eux, lorsqu'un nuage passa au-dessus d'eux. Ils le regardèrent, et le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) dit : « Savez-vous quel est le nom de ceci ? » Ils répondirent : « Oui, c'est le nuage (al-saḥāb). » Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) dit : « Et aussi al-muzn (le nuage porteur de pluie). » Ils dirent : « Et al-muzn. » Il dit : « Et aussi al-ʿanān (le voile nuageux). » Ils dirent : « Et al-ʿanān. » Ensuite, le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) leur dit : « Savez-vous quelle est la distance entre le ciel et la terre ? » Ils dirent : « Non, par Allah, nous ne savons pas. » Il dit : « La distance entre eux est de soixante et onze, ou soixante-douze, ou soixante-treize années, et le ciel qui se trouve au-dessus est pareil » — jusqu'à ce qu'il compte ainsi sept cieux. Puis il dit : « Au-dessus du septième ciel, il y a une mer dont la distance entre le haut et le bas est comme entre un ciel et un autre, et au-dessus de cela, huit bouquetins (ou chamois, awʿāl) dont la distance entre leurs sabots et leurs genoux est comme entre un ciel et un autre. Puis au-dessus de leurs dos se trouve le Trône (al-ʿArsh), dont la distance entre le bas et le haut est comme entre un ciel et un autre. Et Allah est au-dessus de cela (fawqa dhālika). » ʿAbd ibn Ḥumayd a dit : « J'ai entendu Yaḥyā ibn Maʿīn dire : "Si seulement ʿAbd al-Raḥmān ibn Saʿd voulait accomplir le pèlerinage (ḥajj) afin que nous puissions entendre ce hadith de lui !" » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith est ḥasan gharīb (bon et peu connu). Al-Walīd ibn Abī Thawr a rapporté quelque chose de similaire d'après Simāk et l'a élevé (marfūʿ, attribué au Prophète). Sharīk a rapporté une partie de ce hadith d'après Simāk et l'a arrêté (mawqūf, attribué à un Compagnon) sans l'élever. Et ʿAbd al-Raḥmān est Ibn ʿAbd Allāh ibn Saʿd al-Rāzī. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ حُمَيْدٍ الرَّازِيُّ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ وَالِدِهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعْدٍ، . حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعْدٍ الرَّازِيُّ، وَهُوَ الدَّشْتَكِيُّ أَنَّ أَبَاهُ، أَخْبَرَهُ أَنَّ أَبَاهُ رَحِمَهُ اللَّهُ أَخْبَرَهُ كَذَا، قَالَ أَخْبَرَهُ قَالَ رَأَيْتُ رَجُلاً بِبُخَارَى عَلَى بَغْلَةٍ وَعَلَيْهِ عِمَامَةٌ سَوْدَاءُ وَيَقُولُ كَسَانِيهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
IsnādMuḥammad ibn Ḥumayd al-Rāzī nous a rapporté, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh ibn Saʿd, d'après son père ʿAbd Allāh ibn Saʿd. Et Yaḥyā ibn Mūsā nous a rapporté, ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh ibn Saʿd al-Rāzī, qui est al-Dashtakī, nous a rapporté que son père l'a informé que son père — que Dieu lui fasse miséricorde — l'a informé de la même manière ; il a dit : il l'a informé.
Il a dit : « J'ai vu un homme à Bukhārā monté sur une mule, portant un turban noir, et il disait : "Le Messager de Dieu — que la prière et la paix soient sur lui — m'en a revêtu." »
حَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا رِشْدِينُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ دَرَّاجٍ أَبِي السَّمْحِ، عَنْ أَبِي الْهَيْثَمِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي قَوْلِهِ : ( كالْمُهْلِ ) قَالَ " كَعَكَرِ الزَّيْتِ فَإِذَا قَرَّبَهُ إِلَى وَجْهِهِ سَقَطَتْ فَرْوَةُ وَجْهِهِ فِيهِ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ إِلاَّ مِنْ حَدِيثِ رِشْدِينَ .
IsnādNous a rapporté Abū Kurayb, nous a rapporté Rishdīn ibn Saʿd, d'après ʿAmr ibn al-Ḥārith, d'après Darrāj Abū al-Samḥ, d'après Abū al-Haytham, d'après Abū Saʿīd, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Au sujet de Sa parole : « Comme du métal en fusion » (Coran 18:29), il (le Prophète) a dit : « Cela ressemble à la lie de l'huile ; et lorsqu'on l'approche de son visage, la peau de son visage s'en détache et tombe dedans. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : « Ce hadith est étrange (gharīb) ; nous ne le connaissons que par le biais de Rishdīn. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنِي أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما قَالَ مَا قَرَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الْجِنِّ وَلاَ رَآهُمُ انْطَلَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي طَائِفَةٍ مِنْ أَصْحَابِهِ عَامِدِينَ إِلَى سُوقِ عُكَاظٍ وَقَدْ حِيلَ بَيْنَ الشَّيَاطِينِ وَبَيْنَ خَبَرِ السَّمَاءِ وَأُرْسِلَتْ عَلَيْهِمُ الشُّهُبُ فَرَجَعَتِ الشَّيَاطِينُ إِلَى قَوْمِهِمْ فَقَالُوا مَا لَكُمْ قَالُوا حِيلَ بَيْنَنَا وَبَيْنَ خَبَرِ السَّمَاءِ وَأُرْسِلَتْ عَلَيْنَا الشُّهُبُ . فَقَالُوا مَا حَالَ بَيْنَنَا وَبَيْنَ خَبَرِ السَّمَاءِ إِلاَّ مِنْ أَمْرٍ حَدَثَ فَاضْرِبُوا مَشَارِقَ الأَرْضِ وَمَغَارِبَهَا فَانْظُرُوا مَا هَذَا الَّذِي حَالَ بَيْنَكُمْ وَبَيْنَ خَبَرِ السَّمَاءِ قَالَ فَانْطَلَقُوا يَضْرِبُونَ مَشَارِقَ الأَرْضِ وَمَغَارِبَهَا يَبْتَغُونَ مَا هَذَا الَّذِي حَالَ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ خَبَرِ السَّمَاءِ فَانْصَرَفَ أُولَئِكَ النَّفَرُ الَّذِينَ تَوَجَّهُوا إِلَى نَحْوِ تِهَامَةَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ بِنَخْلَةَ عَامِدًا إِلَى سُوقِ عُكَاظٍ وَهُوَ يُصَلِّي بِأَصْحَابِهِ صَلاَةَ الْفَجْرِ فَلَمَّا سَمِعُوا الْقُرْآنَ اسْتَمَعُوا لَهُ فَقَالُوا هَذَا وَاللَّهِ الَّذِي حَالَ بَيْنَكُمْ وَبَيْنَ خَبَرِ السَّمَاءِ . قَالَ فَهُنَالِكَ رَجَعُوا إِلَى قَوْمِهِمْ فَقَالُوا يَا قَوْمَنَا : ( إنَّا سَمِعْنَا قُرْآنًا عَجَبًا * يَهْدِي إِلَى الرُّشْدِ فَآمَنَّا بِهِ وَلَنْ نُشْرِكَ بِرَبِّنَا أَحَدًا ) فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَلَى نَبِيِّهِ : ( قلْ أُوحِيَ إِلَىَّ أَنَّهُ اسْتَمَعَ ) وَإِنَّمَا أُوحِيَ إِلَيْهِ قَوْلُ الْجِنِّ . قَالَ وَبِهَذَا الإِسْنَادِ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ قَوْلُ الْجِنِّ لِقَوْمِهِمْ (لمَّا قَامَ عَبْدُ اللَّهِ يَدْعُوهُ كَادُوا يَكُونُونَ عَلَيْهِ لِبَدًا ) قَالَ لَمَّا رَأَوْهُ يُصَلِّي وَأَصْحَابُهُ يُصَلُّونَ بِصَلاَتِهِ فَيَسْجُدُونَ بِسُجُودِهِ قَالَ تَعَجَّبُوا مِنْ طَوَاعِيَةِ أَصْحَابِهِ لَهُ قَالُوا لِقَوْمِهِمْ : (لمَّا قَامَ عَبْدُ اللَّهِ يَدْعُوهُ كَادُوا يَكُونُونَ عَلَيْهِ لِبَدًا ) . قَالَ هَذَاَ حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après ʿAbd ibn Ḥumayd, d'après Abū al-Walīd, d'après Abū ʿAwāna, d'après Abū Bishr, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās – qu'Allah les agrée tous deux –
Ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée) a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) n'a pas récité [le Coran] aux djinns et ne les a pas vus. Le Messager d'Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) partit avec un groupe de ses Compagnons en direction du marché de ʿUkāẓ, alors qu'un obstacle avait été placé entre les démons et les nouvelles du ciel, et des météores enflammés furent envoyés contre eux. Les démons retournèrent donc vers leur peuple, qui leur demanda : « Qu'avez-vous ? » Ils répondirent : « Un obstacle a été placé entre nous et les nouvelles du ciel, et des météores enflammés ont été envoyés contre nous. » [Leur peuple] dit alors : « Ce qui a mis un obstacle entre vous et les nouvelles du ciel n'est rien d'autre qu'un événement survenu. Parcourez donc l'Orient et l'Occident de la terre et voyez ce qui a mis cet obstacle entre vous et les nouvelles du ciel. » [Ibn ʿAbbās] dit : Alors ils partirent, parcourant l'Orient et l'Occident de la terre, cherchant ce qui avait mis un obstacle entre eux et les nouvelles du ciel. Ce groupe qui s'était dirigé vers la région de Tihāma se rendit auprès du Messager d'Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui) alors qu'il se trouvait à Nakhlah, en route pour le marché de ʿUkāẓ, et qu'il priait la prière de l'aube (Ṣalāt al-Fajr) avec ses Compagnons. Lorsqu'ils entendirent le Coran, ils l'écoutèrent attentivement et dirent : « Par Allah, c'est ceci qui a mis un obstacle entre vous et les nouvelles du ciel ! » [Ibn ʿAbbās] dit : C'est alors qu'ils retournèrent vers leur peuple et dirent : « Ô notre peuple, "Nous avons entendu un Coran merveilleux qui guide vers la droiture ; nous y avons cru, et nous n'associerons jamais personne à notre Seigneur" (Coran 72:1-2). » Allah révéla alors à Son Prophète : « Dis : "Il m'a été révélé qu'un groupe de djinns a écouté [le Coran]" (Coran 72:1). » Et ce qui lui fut révélé, c'est la parole des djinns. [Ibn ʿAbbās] dit, avec cette même chaîne de transmission : La parole des djinns à leur peuple [dans le verset] : « Lorsque le serviteur d'Allah s'est levé pour L'invoquer, ils ont failli se presser en foule autour de lui » (Coran 72:19). Il dit : Lorsqu'ils le virent prier avec ses Compagnons priant avec lui et se prosternant avec lui, ils s'émerveillèrent de l'obéissance de ses Compagnons à son égard. Ils dirent à leur peuple : « Lorsque le serviteur d'Allah s'est levé pour L'invoquer, ils ont failli se presser en foule autour de lui. » [Le transmetteur] dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique).
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ الْجِنُّ يَصْعَدُونَ إِلَى السَّمَاءِ يَسْتَمِعُونَ الْوَحْىَ فَإِذَا سَمِعُوا الْكَلِمَةَ زَادُوا فِيهَا تِسْعًا فَأَمَّا الْكَلِمَةُ فَتَكُونُ حَقًّا وَأَمَّا مَا زَادُوهُ فَيَكُونُ بَاطِلاً فَلَمَّا بُعِثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُنِعُوا مَقَاعِدَهُمْ فَذَكَرُوا ذَلِكَ لإِبْلِيسَ وَلَمْ تَكُنِ النُّجُومُ يُرْمَى بِهَا قَبْلَ ذَلِكَ فَقَالَ لَهُمْ إِبْلِيسُ مَا هَذَا إِلاَّ مِنْ أَمْرٍ قَدْ حَدَثَ فِي الأَرْضِ فَبَعَثَ جُنُودَهُ فَوَجَدُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمًا يُصَلِّي بَيْنَ جَبَلَيْنِ أُرَاهُ قَالَ بِمَكَّةَ فَأَتَوْهُ فَأَخْبَرُوهُ فَقَالَ هَذَا الَّذِي حَدَثَ فِي الأَرْضِ . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādMuḥammad ibn Yaḥyā nous a rapporté d'après Muḥammad ibn Yūsuf d'après Isrā'īl d'après Abū Isḥāq d'après Saʿīd ibn Jubayr d'après Ibn ʿAbbās qui a dit :
Les djinns montaient au ciel pour écouter la révélation (al-waḥy). Lorsqu'ils entendaient une parole, ils y ajoutaient neuf [autres]. Quant à la parole [originale], elle était véridique, mais ce qu'ils y ajoutaient était faux. Lorsque le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) fut envoyé, ils furent empêchés d'occuper leurs postes [d'écoute]. Ils mentionnèrent cela à Iblīs, alors qu'avant cela les étoiles n'étaient pas lancées [contre eux]. Iblīs leur dit : « Cela ne provient que d'un événement qui s'est produit sur terre. » Il envoya donc ses armées ; elles trouvèrent le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) debout, priant entre deux montagnes — je pense qu'il [le transmetteur] dit : à La Mecque. Ils vinrent à lui et l'en informèrent. Il [Iblīs] dit : « Voilà celui [qui est à l'origine] de ce qui s'est produit sur terre. » [Ibn ʿAbbās] a dit : « Ce hadith est bon et authentique (ḥasan ṣaḥīḥ). »
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، رضى الله عنهما قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ يُحَدِّثُ عَنْ فَتْرَةِ الْوَحْىِ فَقَالَ فِي حَدِيثِهِ " بَيْنَمَا أَنَا أَمْشِي سَمِعْتُ صَوْتًا مِنَ السَّمَاءِ فَرَفَعْتُ رَأْسِي فَإِذَا الْمَلَكُ الَّذِي جَاءَنِي بِحِرَاءَ جَالِسٌ عَلَى كُرْسِيٍّ بَيْنَ السَّمَاءِ وَالأَرْضِ فَجُثِثْتُ مِنْهُ رُعْبًا فَرَجَعْتُ فَقُلْتُ زَمِّلُونِي زَمِّلُونِي . فَدَثَّرُونِي فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ : ( يا أَيُّهَا الْمُدَّثِّرُ * قُمْ فَأَنْذِرْ ) إِلَى قَوْلِهِ : ( والرُّجْزَ فَاهْجُرْ ) قَبْلَ أَنْ تُفْرَضَ الصَّلاَةُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رَوَاهُ يَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ جَابِرٍ أَبُو سَلَمَةَ اسْمُهُ عَبْدُ اللَّهِ .
IsnādD'après ʿAbd ibn Ḥumayd, qui le tient de ʿAbd ar-Razzāq, qui le tient de Maʿmar, d'après az-Zuhrī, d'après Abū Salama, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh – qu'Allah les agrée – qui a dit :
J'ai entendu le Messager d'Allah – qu'Allah prie sur lui et le salue – parler de l'interruption de la révélation (fatrat al-waḥy) et il a dit dans son récit : « Alors que je marchais, j'entendis une voix venant du ciel. Je levai la tête et voici que l'Ange qui était venu à moi à Ḥirā' était assis sur un trône entre le ciel et la terre. Je fus saisi d'une grande frayeur, je retournai [chez moi] et dis : « Enveloppez-moi ! Enveloppez-moi ! » Ils me couvrirent [d'un manteau], puis Allah – Puissant et Majestueux – révéla : « Ô toi l'enveloppé [dans un manteau] ! Lève-toi et avertis » [Coran 74:1-2] jusqu'à Sa parole : « et fuis l'abomination » [Coran 74:5], avant que la prière ne soit rendue obligatoire. » Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique) », et il a également été rapporté par Yaḥyā ibn Abī Kathīr d'après Abū Salama ibn ʿAbd ar-Raḥmān d'après Jābir. Abū Salama s'appelle ʿAbd Allāh.
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ مُوسَى، عَنِ ابْنِ لَهِيعَةَ، عَنْ دَرَّاجٍ، عَنْ أَبِي الْهَيْثَمِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الصَّعُودُ جَبَلٌ مِنْ نَارٍ يَتَصَعَّدُ فِيهِ الْكَافِرُ سَبْعِينَ خَرِيفًا ثُمَّ يَهْوِي بِهِ كَذَلِكَ فِيهِ أَبَدًا " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ إِنَّمَا نَعْرِفُهُ مَرْفُوعًا مِنْ حَدِيثِ ابْنِ لَهِيعَةَ . وَقَدْ رُوِيَ شَيْءٌ مِنْ هَذَا عَنْ عَطِيَّةَ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ قَوْلُهُ مَوْقُوفٌ .
IsnādD'après ce que nous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd (disant) : nous a rapporté al-Ḥasan ibn Mūsā, d'après Ibn Lahīʿa, d'aprarrāj, d'après Abū al-Haytham, d'après Abū Saʿīd, d'après le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue)
Il a dit : « “aṣ-Ṣaʿūd (la montée de l'enfer) est une montagne de feu dans laquelle le mécréant monte pendant soixante-dix automnes, puis il redescend de même pour l'éternité.” » (Le transmetteur) a dit : « Ce hadith est gharīb (rare) ; nous ne le connaissons comme marfūʿ (élevé) que par la voie d'Ibn Lahīʿa. Et quelque chose de similaire a été rapporté comme mawqūf (interrompu) de ʿAṭiyya d'après Abū Saʿīd. »
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مُجَالِدٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ نَاسٌ مِنَ الْيَهُودِ لأُنَاسٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَلْ يَعْلَمُ نَبِيُّكُمْ كَمْ عَدَدُ خَزَنَةِ جَهَنَّمَ قَالُوا لاَ نَدْرِي حَتَّى نَسْأَلَ نَبِيَّنَا . فَجَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ غُلِبَ أَصْحَابُكَ الْيَوْمَ . قَالَ " وَبِمَ غُلِبُوا " . قَالَ سَأَلَهُمْ يَهُودُ هَلْ يَعْلَمُ نَبِيُّكُمْ كَمْ عَدَدُ خَزَنَةِ جَهَنَّمَ قَالَ " فَمَا قَالُوا " . قَالَ قَالُوا لاَ نَدْرِي حَتَّى نَسْأَلَ نَبِيَّنَا . قَالَ " أَفَغُلِبَ قَوْمٌ سُئِلُوا عَمَّا لاَ يَعْلَمُونَ فَقَالُوا لاَ نَعْلَمُ حَتَّى نَسْأَلَ نَبِيَّنَا لَكِنَّهُمْ قَدْ سَأَلُوا نَبِيَّهُمْ فَقَالُوا أَرِنَا اللَّهَ جَهْرَةً عَلَىَّ بِأَعْدَاءِ اللَّهِ إِنِّي سَائِلُهُمْ عَنْ تُرْبَةِ الْجَنَّةِ وَهِيَ الدَّرْمَكُ " . فَلَمَّا جَاءُوا قَالُوا يَا أَبَا الْقَاسِمِ كَمْ عَدَدُ خَزَنَةِ جَهَنَّمَ قَالَ " هَكَذَا وَهَكَذَا " . فِي مَرَّةٍ عَشْرَةٌ وَفِي مَرَّةٍ تِسْعٌ . قَالُوا نَعَمْ . قَالَ لَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا تُرْبَةُ الْجَنَّةِ " . قَالَ فَسَكَتُوا هُنَيْهَةً ثُمَّ قَالُوا خُبْزَةٌ يَا أَبَا الْقَاسِمِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْخُبْزُ مِنَ الدَّرْمَكِ " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ إِنَّمَا نَعْرِفُهُ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ مِنْ حَدِيثِ مُجَالِدٍ .
IsnādIbn Abī ʿUmar nous a rapporté : Sufyān nous a rapporté, d'après Mujālid, d'après al-Shaʿbī, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh
Il (Jābir) dit : « Des Juifs dirent à des Compagnons du Prophète (paix et salut sur lui) : « Votre Prophète sait-il combien il y a de gardiens de l'Enfer ? » Ils répondirent : « Nous ne savons pas, jusqu'à ce que nous interrogions notre Prophète. » Un homme vint alors trouver le Prophète (paix et salut sur lui) et dit : « Ô Muḥammad, tes Compagnons ont été vaincus aujourd'hui. » Il demanda : « En quoi ont-ils été vaincus ? » Il dit : « Des Juifs leur ont demandé si ton Prophète sait combien il y a de gardiens de l'Enfer. » Il dit : « Qu'ont-ils répondu ? » Il dit : « Ils ont dit : "Nous ne savons pas, jusqu'à ce que nous interrogions notre Prophète." » Il dit : « Un peuple à qui l'on demande ce qu'il ne sait pas et qui répond : "Nous ne savons pas, jusqu'à ce que nous interrogions notre Prophète" aurait-il été vaincu ? Pourtant, eux (les Juifs) ont interrogé leur Prophète en disant : "Montre-nous Dieu ouvertement" (Coran 4:153). Qu'on m'amène les ennemis de Dieu ! Je vais les interroger sur la terre du Paradis, qui est "al-darmak" (farine fine). » Lorsqu'ils vinrent, ils dirent : « Ô Abū l-Qāsim, combien de gardiens de l'Enfer ? » Il dit : « Ainsi et ainsi » — une fois il dit « dix », une autre fois « neuf ». Ils dirent : « Oui. » Le Prophète (paix et salut sur lui) leur demanda : « Quelle est la terre du Paradis ? » Ils restèrent silencieux un moment, puis dirent : « Un pain, ô Abū l-Qāsim. » Le Messager de Dieu (paix et salut sur lui) dit : « Le pain vient du darmak (farine fine). » (Le narrateur, al-Tirmidhī, dit :) Ce hadith est gharīb (peu connu) ; nous ne le connaissons que par cette voie, par le hadith de Mujālid.
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ الصَّبَّاحِ الْبَزَّارُ، حَدَّثَنَا زَيْدُ بْنُ حُبَابٍ، أَخْبَرَنَا سُهَيْلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْقُطَعِيُّ، وَهُوَ أَخُو حَزْمِ بْنِ أَبِي حَزْمٍ الْقُطَعِيِّ عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَالَ فِي هَذِهِ الْآيَةَ ( هُوَ أَهْلُ التَّقْوَى وَأَهْلُ الْمَغْفِرَةِ ) قَالَ قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ أَنَا أَهْلٌ أَنْ أُتَّقَى فَمَنْ اتَّقَانِي فَلَمْ يَجْعَلْ مَعِي إِلَهًا فَأَنَا أَهْلٌ أَنْ أَغْفِرَ لَهُ قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ وَسُهَيْلٌ لَيْسَ بِالْقَوِيِّ فِي الْحَدِيثِ وَقَدْ تَفَرَّدَ بِهَذَا الْحَدِيثِ عَنْ ثَابِتٍ
IsnādD'après Al-Ḥasan ibn Ṣabbāḥ al-Bazzār, d'après Zayd ibn Ḥubāb, d'après Suhayl ibn ʿAbd Allāh al-Quṭaʿī – qui est le frère de Ḥazm ibn Abī Ḥazm al-Quṭaʿī – d'après Thābit, d'après Anas ibn Mālik, d'après le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui)
Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) a dit à propos de ce verset « Il est le Digne de la crainte (pieuse) et le Digne du pardon » : Dieu – Puissant et Majestueux – a dit : « Je suis Celui qui mérite d’être craint. Quiconque Me craint et n’associe aucune divinité à Mon adoration, Je suis alors Celui qui mérite de lui pardonner. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est hasan (bon) gharīb (peu répandu). Suhayl n’est pas considéré comme un transmetteur fort en matière de hadith, et ce hadith est une transmission unique (tafarrada) de lui d’après Thābit.
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ مُوسَى بْنِ أَبِي عَائِشَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أُنْزِلَ عَلَيْهِ الْقُرْآنُ يُحَرِّكُ بِهِ لِسَانَهُ يُرِيدُ أَنْ يَحْفَظَهُ فَأَنْزَلَ اللَّهُ : ( لا تُحَرِّكْ بِهِ لِسَانَكَ لِتَعْجَلَ بِهِ ) قَالَ فَكَانَ يُحَرِّكُ بِهِ شَفَتَيْهِ وَحَرَّكَ سُفْيَانُ شَفَتَيْهِ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . قَالَ عَلِيٌّ قَالَ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ أَثْنَى سُفْيَانُ الثَّوْرِيُّ عَلَى مُوسَى بْنِ أَبِي عَائِشَةَ خَيْرًا .
IsnādIbn Abī ʿUmar nous a rapporté, d'après Sufyān ibn ʿUyayna, d'après Mūsā ibn Abī ʿĀʾisha, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās (que Dieu les agrée),
Il dit : « Lorsque le Coran était révélé au Messager de Dieu (que la paix et le salut soient sur lui), il remuait sa langue pour le réciter, voulant le retenir. Alors Dieu révéla (le verset) : « Ne remue pas ta langue pour te hâter à le réciter » (Coran 75:16). » (Ibn ʿAbbās) dit : « Il remuait alors ses lèvres. » Et Sufyān remua ses lèvres. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). » ʿAlī dit : Yaḥyā ibn Saʿīd a rapporté que Sufyān al-Thawrī a fait l'éloge de Mūsā ibn Abī ʿĀʾisha en bien.
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، أَخْبَرَنِي شَبَابَةُ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ ثُوَيْرٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أَدْنَى أَهْلِ الْجَنَّةِ مَنْزِلَةً لَمَنْ يَنْظُرُ إِلَى جِنَانِهِ وَأَزْوَاجِهِ وَخَدَمِهِ وَسُرُرِهِ مَسِيرَةَ أَلْفِ سَنَةٍ وَأَكْرَمَهُمْ عَلَى اللَّهِ مَنْ يَنْظُرُ إِلَى وَجْهِهِ غُدْوَةً وَعَشِيَّةً " . ثُمَّ قَرَأَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم : (وجُوهٌ يَوْمَئِذٍ نَاضِرَةٌ * إِلَى رَبِّهَا نَاظِرَةٌ ) . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ قَدْ رَوَاهُ غَيْرُ وَاحِدٍ عَنْ إِسْرَائِيلَ مِثْلَ هَذَا مَرْفُوعًا . وَرَوَى عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ أَبْجَرَ عَنْ ثُوَيْرٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ قَوْلَهُ وَلَمْ يَرْفَعْهُ . وَرَوَى الأَشْجَعِيُّ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ ثُوَيْرٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَوْلَهُ وَلَمْ يَرْفَعْهُ وَلاَ نَعْلَمُ أَحَدًا ذَكَرَ فِيهِ عَنْ مُجَاهِدٍ غَيْرَ الثَّوْرِيِّ . حَدَّثَنَا بِذَلِكَ أَبُو كُرَيْبٍ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ الأَشْجَعِيُّ عَنْ سُفْيَانَ . ثُوَيْرٌ يُكْنَى أَبَا جَهْمٍ وَأَبُو فَاخِتَةَ اسْمُهُ سَعِيدُ بْنُ عِلاَقَةَ .
Isnād« Abd ibn Ḥumayd nous a rapporté, m'a informé Shabāba, d'après Isrā'īl, d'après Thuwayr, qui a dit : J'ai entendu Ibn ʿUmar dire : Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : »
« Certes, le moins élevé en rang parmi les gens du Paradis est celui qui regarde ses jardins, ses épouses, ses serviteurs et ses trônes (sur une distance de) mille ans de marche. Et le plus généreux d'entre eux auprès d'Allah est celui qui regarde Sa Face matin et soir. » Puis le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) récita : « Ce jour-là, des visages rayonnants regarderont leur Seigneur » (Coran 75:22-23).
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ الأُمَوِيُّ، حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، هَذَا مَا عَرَضْنَا عَلَى هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ أُنْزِلَ : ( عبَسَ وَتَوَلَّى ) فِي ابْنِ أُمِّ مَكْتُومٍ الأَعْمَى أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَعَلَ يَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَرْشِدْنِي وَعِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ مِنْ عُظَمَاءِ الْمُشْرِكِينَ فَجَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْرِضُ عَنْهُ وَيُقْبِلُ عَلَى الآخَرِ وَيَقُولُ أَتَرَى بِمَا أَقُولُ بَأْسًا فَيُقَالُ لاَ . فَفِي هَذَا أُنْزِلَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ . وَرَوَى بَعْضُهُمْ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ عَنْ أَبِيهِ قَالَ أُنْزِلََ : ( عبَسَ وَتَوَلَّى ) فِي ابْنِ أُمِّ مَكْتُومٍ . وَلَمْ يَذْكُرْ فِيهِ عَنْ عَائِشَةَ .
IsnādRabīd ibn Yaḥyā ibn Saʿīd al-Umawī nous a rapporté, mon père m'a rapporté et a dit : « Ceci est ce que nous avons présenté à Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha »
Elle (ʿĀʾisha) a dit : « Le verset « Il s'est renfrogné et a tourné le dos » [Coran 80:1] a été révélé au sujet d'Ibn Umm Maktūm, l'aveugle. Il vint auprès du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — et se mit à dire : « Ô Messager de Dieu, guide-moi ! » Or, auprès du Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — se trouvait un homme parmi les grands polythéistes. Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et le salue — se détournait de lui (Ibn Umm Maktūm) et se tournait vers l'autre, en disant : « Vois-tu un mal dans ce que je dis ? » On lui répondait : « Non. » C'est à ce sujet que fut révélé (le verset). » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan (bon) et gharīb (rare). Certains (transmetteurs) ont rapporté ce hadith d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, qui a dit : « Le verset « Il s'est renfrogné et a tourné le dos » a été révélé au sujet d'Ibn Umm Maktūm », sans mentionner ʿĀʾisha dans la chaîne de transmission.
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْفَضْلِ، حَدَّثَنَا ثَابِتُ بْنُ يَزِيدَ، عَنْ هِلاَلِ بْنِ خَبَّابٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " تُحْشَرُونَ حُفَاةً عُرَاةً غُرْلاً " . فَقَالَتِ امْرَأَةٌ أَيُبْصِرُ أَوْ يَرَى بَعْضُنَا عَوْرَةَ بَعْضٍ قَالَ " يَا فُلاَنَةُُ: (لكلِّ امْرِئٍ مِنْهُمْ يَوْمَئِذٍ شَأْنٌ يُغْنِيهِ ) " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ قَدْ رُوِيَ مِنْ غَيْرِ وَجْهٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ رَوَاهُ سَعِيدُ بْنُ جُبَيْرٍ أَيْضًا . وَفِيهِ عَنْ عَائِشَةَ رضى الله عنها .
IsnādNous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, qui a rapporté de Muḥammad ibn al-Faḍl, qui a rapporté de Thābit ibn Yazīd, d'après Hilāl ibn Khabbāb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Il a dit : « Vous serez rassemblés nu-pieds, nus, incirconcis. » Alors une femme demanda : « Est-ce que l'un de nous verra la nudité de l'autre ? » Il répondit : « Ô une telle ! « Chaque homme parmi eux, ce jour-là, aura une préoccupation qui le suffira » (Coran, 80:37). » Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ. Il a été rapporté par d'autres voies d'après Ibn ʿAbbās. Saʿīd ibn Jubayr l'a également rapporté. Et il y a aussi un hadith similaire de ʿĀʾisha (que Dieu l'agrée). »
حَدَّثَنَا عَبَّاسُ بْنُ عَبْدِ الْعَظِيمِ الْعَنْبَرِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بَحِيرٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَهُوَ ابْنُ يَزِيدَ الصَّنْعَانِيُّ قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ سَرَّهُ أَنْ يَنْظُرَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ كَأَنَّهُ رَأْىُ عَيْنٍ فَلْيَقْرَأْ ( إِذَا الشَّمْسُ كُوِّرَتْ ) و (إِذَا السَّمَاءُ انْفَطَرَتْ ) وَ (إذَا السَّمَاءُ انْشَقَّتْ ) " . هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ . وَرَوَى هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ وَغَيْرُهُ هَذَا الْحَدِيثَ بِهَذَا الإِسْنَادِ وَقَالَ مَنْ سَرَّهُ أَنْ يَنْظُرَ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ كَأَنَّهُ رَأْىُ عَيْنٍ فَلْيَقْرَأْ (إذَا الشَّمْسُ كُوِّرَتْ ) وَلَمْ يَذْكُرْ و (إِذَا السَّمَاءُ انْفَطَرَتْ ) وَ (إذَا السَّمَاءُ انْشَقَّتْ ) .
IsnādNous a rapporté ʿAbbās ibn ʿAbd al-ʿAẓīm al-ʿAnbarī, nous a rapporté ʿAbd al-Razzāq, nous a informé ʿAbd Allāh ibn Baḥīr, d'après ʿAbd al-Raḥmān — et il s'agit d'Ibn Yazīd al-Ṣanʿānī — qui dit : j'ai entendu Ibn ʿUmar dire :
Le Messager d'Allāh (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam) a dit : « Que celui qui souhaite voir le Jour de la Résurrection comme s'il le voyait de ses propres yeux récite “Quand le soleil sera enroulé” [Coran 81], “Quand le ciel se fendra” [Coran 82] et “Quand le ciel se déchirera” [Coran 84]. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنِ ابْنِ عَجْلاَنَ، عَنِ الْقَعْقَاعِ بْنِ حَكِيمٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ الْعَبْدَ إِذَا أَخْطَأَ خَطِيئَةً نُكِتَتْ فِي قَلْبِهِ نُكْتَةٌ سَوْدَاءُ فَإِذَا هُوَ نَزَعَ وَاسْتَغْفَرَ وَتَابَ سُقِلَ قَلْبُهُ وَإِنْ عَادَ زِيدَ فِيهَا حَتَّى تَعْلُوَ قَلْبَهُ وَهُوَ الرَّانُ الَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ : ( كلاَّ بَلْ رَانَ عَلَى قُلُوبِهِمْ مَا كَانُوا يَكْسِبُونَ ) " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādNous a rapportés Qutayba, qui a rapporté d'après al-Layth, d'après Ibn ʿAjlān, d'après al-Qaʿqāʿ ibn Ḥakīm, d'après Abū Ṣāliḥ, d'après Abū Hurayra, d'après le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui), qui a dit :
Lorsque le serviteur commet un péché, une tâche noire est imprimée dans son cœur. Puis, s'il se repent, implore le pardon et revient (à Allāh), son cœur est poli (purifié). Mais s'il récidive, on l'augmente jusqu'à ce qu'elle recouvre son cœur, et c'est là la « rouille » (rān) dont Allāh a parlé : « Non ! Mais ce qu'ils ont acquis a recouvert leurs cœurs [de rouille] » (Sourate al-Muṭaffifīn, v. 14).
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ دُرُسْتَ، - بَصْرِيٌّ - حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ حَمَّادٌ هُوَ عِنْدَنَا مَرْفُوعٌ : (يوْمَ يَقُومُ النَّاسُ لِرَبِّ الْعَالَمِينَ ) قَالَ يَقُومُونَ فِي الرَّشْحِ إِلَى أَنْصَافِ آذَانِهِمْ .
IsnādNous a rapporté Yaḥyā ibn Durust (un habitant de Basra) ; nous a rapporté Ḥammād ibn Zayd, d'après Ayyūb, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar. Ḥammād a dit : « Ce hadith est pour nous élevé (marfūʿ) [au Prophète] ».
« Au jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur des mondes » (Coran 83:6) — Il (le Prophète) a dit : « Ils se tiendront debout dans la sueur jusqu'à la moitié de leurs oreilles. »
حَدَّثَنَا هَنَّادٌ، حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلمْ : ( يومَ يَقُومُ النَّاسُ لِرَبِّ الْعَالَمِينَ ) قَالَ " يَقُومُ أَحَدُهُمْ فِي الرَّشْحِ إِلَى أَنْصَافِ أُذُنَيْهِ " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَفِيهِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ .
IsnādHannād nous a rapporté, de ʿĪsā ibn Yūnus, d'Ibn ʿAwn, de Nāfiʿ, d'Ibn ʿUmar, du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui)
« Le jour où les gens se tiendront debout devant le Seigneur des mondes », il a dit : « L'un d'eux se tiendra debout dans la sueur jusqu'à la moitié de ses oreilles. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ عُثْمَانَ بْنِ الأَسْوَدِ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ نُوقِشَ الْحِسَابَ هَلَكَ " . قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ اللَّهَ يَقُولَُ : (فأمَّا مَنْ أُوتِيَ كِتَابَهُ بِيَمِينِهِ ) إِلَى قَوْلِهِ : ( خبِيرًا ) قَالَ " ذَلِكَ الْعَرْضُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . حَدَّثَنَا سُوَيْدُ بْنُ نَصْرٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ عُثْمَانَ بْنِ الأَسْوَدِ، بِهَذَا الإِسْنَادِ نَحْوَهُ . حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبَانَ، وَغَيْرُ، وَاحِدٍ، قَالُوا حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ الثَّقَفِيُّ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, qui nous a rapporté ʿUbayd Allāh ibn Mūsā, d'après ʿUthmān ibn al-Aswad, d'après Ibn Abī Mulayka, d'après ʿĀʾisha
Elle a dit : « J'ai entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dire : "Celui dont le compte sera minutieusement examiné périra." Je dis : "Ô Messager d'Allāh, Allāh dit : "Quant à celui qui recevra son livre dans sa main droite..." jusqu'à Sa parole : "...et bien informé" [Coran 84:7-15]. Il répondit : "Cela concerne la présentation (al-ʿaraḍ)." » Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (authentique et bon). [Nous a rapporté Suwayd ibn Naṣr, nous a informé ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak, d'après ʿUthmān ibn al-Aswad, avec cette même chaîne de transmission, quelque chose de similaire.] [Nous ont rapporté Muḥammad ibn Abān et plusieurs autres : nous a rapporté ʿAbd al-Wahhāb al-Thaqafī, d'après Ayyūb, d'après Ibn Abī Mulayka, d'après ʿĀʾisha, d'après le Prophète (paix et bénédiction sur lui), quelque chose de similaire.]
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدٍ الْهَمْدَانِيُّ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ حُوسِبَ عُذِّبَ " . قَالَ وَهَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ مِنْ حَدِيثِ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ مِنْ هَذَا الْوَجْهِ .
IsnādMuḥammad ibn ʿUbayd al-Hamdānī nous a rapporté, ʿAlī ibn Abī Bakr nous a rapporté, d'après Hammām, d'après Qatāda, d'après Anas, d'après le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue)
Il a dit : « Quiconque sera soumis à un examen rigoureux (lors du Jugement) sera châtié. » (Le rapporteur) a dit : « Ce hadith est ḡarīb (étranger, rare) ; nous ne le connaissons pas d'après la tradition (ḥadīṯ) de Qatāda remontant à Anas, et du Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), si ce n'est par cette voie. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، وَعُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُوسَى، عَنْ مُوسَى بْنِ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ خَالِدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ رَافِعٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْيَوْمُ الْمَوْعُودُ يَوْمُ الْقِيَامَةِ وَالْيَوْمُ الْمَشْهُودُ يَوْمُ عَرَفَةَ وَالشَّاهِدُ يَوْمُ الْجُمُعَةِ وَمَا طَلَعَتِ الشَّمْسُ وَلاَ غَرَبَتْ عَلَى يَوْمٍ أَفْضَلَ مِنْهُ فِيهِ سَاعَةٌ لاَ يُوَافِقُهَا عَبْدٌ مُؤْمِنٌ يَدْعُو اللَّهَ بِخَيْرٍ إِلاَّ اسْتَجَابَ اللَّهُ لَهُ وَلاَ يَسْتَعِيذُ مِنْ شَرٍّ إِلاَّ أَعَاذَهُ اللَّهُ مِنْهُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ إِلاَّ مِنْ حَدِيثِ مُوسَى بْنِ عُبَيْدَةَ . وَمُوسَى بْنُ عُبَيْدَةَ يُضَعَّفُ فِي الْحَدِيثِ ضَعَّفَهُ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ وَغَيْرُهُ مِنْ قِبَلِ حِفْظِهِ . حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، حَدَّثَنَا قُرَّانُ بْنُ تَمَّامٍ الأَسَدِيُّ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُبَيْدَةَ، بِهَذَا الإِسْنَادِ نَحْوَهُ . وَمُوسَى بْنُ عُبَيْدَةَ الرَّبَذِيُّ يُكْنَى أَبَا عَبْدِ الْعَزِيزِ وَقَدْ تَكَلَّمَ فِيهِ يَحْيَى وَغَيْرُهُ مِنْ قِبَلِ حِفْظِهِ . وَقَدْ رَوَى شُعْبَةُ وَالثَّوْرِيُّ وَغَيْرُ وَاحِدٍ مِنَ الأَئِمَّةِ عَنْهُ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd, nous a rapporté Rawḥ ibn ʿUbāda et ʿUbayd Allāh ibn Mūsā, d'après Mūsā ibn ʿUbayda, d'après Ayyūb ibn Khālid, d'après ʿAbd Allāh ibn Rāfiʿ, d'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée),
« Le Jour promis est le Jour de la Résurrection, le Jour attesté est le jour de ʿArafa, et le témoin est le jour du Vendredi. Le soleil ne s'est levé ni couché sur un jour plus excellent que lui. Il y a en lui une heure qu'un serviteur croyant ne rencontre pas en invoquant Allah pour un bien sans qu'Allah ne l'exauce, et en Le priant de le protéger d'un mal sans qu'Allah ne l'en protège. » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith est ḥasan (bon) ġarīb (peu courant), nous ne le connaissons que par le hadith de Mūsā ibn ʿUbayda. Or Mūsā ibn ʿUbayda est considéré comme faible en hadith ; Yaḥyā ibn Saʿīd et d'autres l'ont affaibli en raison de sa mémoire. ʿAlī ibn Ḥujr nous a rapporté, d'après Qurrān ibn Tamām al-Asadī, d'après Mūsā ibn ʿUbayda, avec la même chaîne, un hadith similaire. Mūsā ibn ʿUbayda al-Rabaḏī, surnommé Abū ʿAbd al-ʿAzīz, a été critiqué par Yaḥyā et d'autres en raison de sa mémoire. Cependant, Shuʿba, al-Thawrī et plusieurs autres imams ont rapporté d'après lui.
حَدَّثَنَا مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، - الْمَعْنَى وَاحِدٌ قَالاَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ ثَابِتٍ الْبُنَانِيِّ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي لَيْلَى، عَنْ صُهَيْبٍ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا صَلَّى الْعَصْرَ هَمَسَ - وَالْهَمْسُ فِي قَوْلِ بَعْضِهِمْ تَحَرُّكُ شَفَتَيْهِ كَأَنَّهُ يَتَكَلَّمُ فَقِيلَ لَهُ إِنَّكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِذَا صَلَّيْتَ الْعَصْرَ هَمَسْتَ قَالَ . " إِنَّ نَبِيًّا مِنَ الأَنْبِيَاءِ كَانَ أُعْجِبَ بِأُمَّتِهِ فَقَالَ مَنْ يَقُولُ لِهَؤُلاَءِ فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَيْهِ أَنْ خَيِّرْهُمْ بَيْنَ أَنْ أَنْتَقِمَ مِنْهُمْ وَبَيْنَ أَنْ أُسَلِّطَ عَلَيْهِمْ عَدُوَّهُمْ فَاخْتَارَ النِّقْمَةَ فَسَلَّطَ عَلَيْهِمُ الْمَوْتَ فَمَاتَ مِنْهُمْ فِي يَوْمٍ سَبْعُونَ أَلْفًا " . قَالَ وَكَانَ إِذَا حَدَّثَ بِهَذَا الْحَدِيثِ حَدَّثَ بِهَذَا الْحَدِيثِ الآخَرِ . قَالَ " كَانَ مَلِكٌ مِنَ الْمُلُوكِ وَكَانَ لِذَلِكَ الْمَلِكِ كَاهِنٌ يَكْهَنُ لَهُ فَقَالَ الْكَاهِنُ انْظُرُوا لِيَ غُلاَمًا فَهِمًا أَوْ قَالَ فَطِنًا لَقِنًا فَأُعَلِّمُهُ عِلْمِي هَذَا فَإِنِّي أَخَافُ أَنْ أَمُوتَ فَيَنْقَطِعَ مِنْكُمْ هَذَا الْعِلْمُ وَلاَ يَكُونُ فِيكُمْ مَنْ يَعْلَمُهُ . قَالَ فَنَظَرُوا لَهُ عَلَى مَا وَصَفَ فَأَمَرَهُ أَنْ يَحْضُرَ ذَلِكَ الْكَاهِنَ وَأَنْ يَخْتَلِفَ إِلَيْهِ فَجَعَلَ يَخْتَلِفُ إِلَيْهِ وَكَانَ عَلَى طَرِيقِ الْغُلاَمِ رَاهِبٌ فِي صَوْمَعَةٍ " . قَالَ مَعْمَرٌ أَحْسِبُ أَنَّ أَصْحَابَ الصَّوَامِعِ كَانُوا يَوْمَئِذٍ مُسْلِمِينَ قَالَ " فَجَعَلَ الْغُلاَمُ يَسْأَلُ ذَلِكَ الرَّاهِبَ كُلَّمَا مَرَّ بِهِ فَلَمْ يَزَلْ بِهِ حَتَّى أَخْبَرَهُ فَقَالَ إِنَّمَا أَعْبُدُ اللَّهَ " . قَالَ " فَجَعَلَ الْغُلاَمُ يَمْكُثُ عِنْدَ الرَّاهِبِ وَيُبْطِئُ عَلَى الْكَاهِنِ فَأَرْسَلَ الْكَاهِنُ إِلَى أَهْلِ الْغُلاَمِ إِنَّهُ لاَ يَكَادُ يَحْضُرُنِي فَأَخْبَرَ الْغُلاَمُ الرَّاهِبَ بِذَلِكَ فَقَالَ لَهُ الرَّاهِبُ إِذَا قَالَ لَكَ الْكَاهِنُ أَيْنَ كُنْتَ فَقُلْ عِنْدَ أَهْلِي . وَإِذَا قَالَ لَكَ أَهْلُكَ أَيْنَ كُنْتَ فَأَخِبِرْهُمْ أَنَّكَ كُنْتَ عِنْدَ الْكَاهِنِ " . قَالَ " فَبَيْنَمَا الْغُلاَمُ عَلَى ذَلِكَ إِذْ مَرَّ بِجَمَاعَةٍ مِنَ النَّاسِ كَثِيرٍ قَدْ حَبَسَتْهُمْ دَابَّةٌ " . فَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّ تِلْكَ الدَّابَّةَ كَانَتْ أَسَدًا قَالَ " فَأَخَذَ الْغُلاَمُ حَجَرًا قَالَ اللَّهُمَّ إِنْ كَانَ مَا يَقُولُ الرَّاهِبُ حَقًّا فَأَسْأَلُكَ أَنْ أَقْتُلَهَا . قَالَ ثُمَّ رَمَى فَقَتَلَ الدَّابَّةَ . فَقَالَ النَّاسُ مَنْ قَتَلَهَا قَالُوا الْغُلاَمُ فَفَزِعَ النَّاسُ وَقَالُوا لَقَدْ عَلِمَ هَذَا الْغُلاَمُ عِلْمًا لَمْ يَعْلَمْهُ أَحَدٌ . قَالَ فَسَمِعَ بِهِ أَعْمَى فَقَالَ لَهُ إِنْ أَنْتَ رَدَدْتَ بَصَرِي فَلَكَ كَذَا وَكَذَا . قَالَ لَهُ لاَ أُرِيدُ مِنْكَ هَذَا وَلَكِنْ أَرَأَيْتَ إِنْ رَجَعَ إِلَيْكَ بَصَرُكَ أَتُؤْمِنُ بِالَّذِي رَدَّهُ عَلَيْكَ قَالَ نَعَمْ . قَالَ فَدَعَا اللَّهَ فَرَدَّ عَلَيْهِ بَصَرَهُ فَآمَنَ الأَعْمَى فَبَلَغَ الْمَلِكَ أَمْرُهُمْ فَبَعَثَ إِلَيْهِمْ فَأُتِيَ بِهِمْ فَقَالَ لأَقْتُلَنَّ كُلَّ وَاحِدٍ مِنْكُمْ قِتْلَةً لاَ أَقْتُلُ بِهَا صَاحِبَهُ فَأَمَرَ بِالرَّاهِبِ وَالرَّجُلِ الَّذِي كَانَ أَعْمَى فَوَضَعَ الْمِنْشَارَ عَلَى مَفْرِقِ أَحَدِهِمَا فَقَتَلَهُ وَقَتَلَ الآخَرَ بِقِتْلَةٍ أُخْرَى . ثُمَّ أَمَرَ بِالْغُلاَمِ فَقَالَ انْطَلِقُوا بِهِ إِلَى جَبَلِ كَذَا وَكَذَا فَأَلْقُوهُ مِنْ رَأْسِهِ فَانْطَلَقُوا بِهِ إِلَى ذَلِكَ الْجَبَلِ فَلَمَّا انْتَهَوْا بِهِ إِلَى ذَلِكَ الْمَكَانِ الَّذِي أَرَادُوا أَنْ يُلْقُوهُ مِنْهُ جَعَلُوا يَتَهَافَتُونَ مِنْ ذَلِكَ الْجَبَلِ وَيَتَرَدَّوْنَ حَتَّى لَمْ يَبْقَ مِنْهُمْ إِلاَّ الْغُلاَمُ " . قَالَ " ثُمَّ رَجَعَ فَأَمَرَ بِهِ الْمَلِكُ أَنْ يَنْطَلِقُوا بِهِ إِلَى الْبَحْرِ فَيُلْقُونَهُ فِيهِ فَانْطُلِقَ بِهِ إِلَى الْبَحْرِ فَغَرَّقَ اللَّهُ الَّذِينَ كَانُوا مَعَهُ وَأَنْجَاهُ فَقَالَ الْغُلاَمُ لِلْمَلِكِ إِنَّكَ لاَ تَقْتُلُنِي حَتَّى تَصْلُبَنِي وَتَرْمِيَنِي وَتَقُولَ إِذَا رَمَيْتَنِي بِسْمِ اللَّهِ رَبِّ هَذَا الْغُلاَمِ . قَالَ فَأَمَرَ بِهِ فَصُلِبَ ثُمَّ رَمَاهُ فَقَالَ بِسْمِ اللَّهِ رَبِّ هَذَا الْغُلاَمِ . قَالَ فَوَضَعَ الْغُلاَمُ يَدَهُ عَلَى صُدْغِهِ حِينَ رُمِيَ ثُمَّ مَاتَ . فَقَالَ أُنَاسٌ لَقَدْ عَلِمَ هَذَا الْغُلاَمُ عِلْمًا مَا عَلِمَهُ أَحَدٌ فَإِنَّا نُؤْمِنُ بِرَبِّ هَذَا الْغُلاَمِ . قَالَ فَقِيلَ لِلْمَلِكِ أَجَزِعْتَ أَنْ خَالَفَكَ ثَلاَثَةٌ فَهَذَا الْعَالَمُ كُلُّهُمْ قَدْ خَالَفُوكَ . قَالَ فَخَدَّ أُخْدُودًا ثُمَّ أَلْقَى فِيهَا الْحَطَبَ وَالنَّارَ ثُمَّ جَمَعَ النَّاسَ فَقَالَ مَنْ رَجَعَ عَنْ دِينِهِ تَرَكْنَاهُ وَمَنْ لَمْ يَرْجِعْ أَلْقَيْنَاهُ فِي هَذِهِ النَّارِ فَجَعَلَ يُلْقِيهِمْ فِي تِلْكَ الأُخْدُودِ . قَالَ يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى : (قتِلَ أَصْحَابُ الأُخْدُودِ * النَّارِ ذَاتِ الْوَقُودِ ) حَتَّى بَلَغَ : (العَزِيزِ الْحَمِيدِ ) " . قَالَ " فَأَمَّا الْغُلاَمُ فَإِنَّهُ دُفِنَ " . قَالَ فَيُذْكَرُ أَنَّهُ أُخْرِجَ فِي زَمَنِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ وَأُصْبُعُهُ عَلَى صُدْغِهِ كَمَا وَضَعَهَا حِينَ قُتِلَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ غَرِيبٌ .
IsnādD'après Maḥmūd ibn Ghaylān et ʿAbd ibn Ḥumayd (le sens est le même) qui ont dit : d'après ʿAbd al-Razzāq, d'après Maʿmar, d'après Thābit al-Bunānī, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Laylā, d'après Ṣuhayb, qui a dit :
Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) avait l'habitude, après avoir prié la prière de l'après-midi (al-ʿaṣr), de remuer les lèvres (hamasa) — selon certains, le hamasa est le mouvement des lèvres comme s'il parlait. On lui dit : « Ô Messager d'Allah, lorsque tu pries l'après-midi, tu remues les lèvres. » Il dit : « Il y avait un prophète parmi les prophètes qui admirait sa communauté ; il dit : “Qui va prendre la parole pour ceux-ci ?” Alors Allah lui révéla : “Donne-leur le choix entre que Je tire vengeance d'eux ou que Je leur envoie un ennemi.” Ils choisirent la vengeance ; Il leur envoya alors la mort, et soixante-dix mille d'entre eux moururent en un seul jour. » Puis il dit : « Et lorsqu'il rapportait ce hadith, il rapportait aussi cet autre hadith : “Il y avait un roi parmi les rois, et ce roi avait un devin qui pratiquait la divination pour lui. Le devin dit : “Cherchez-moi un garçon intelligent — ou il dit : avisé et éloquent — que j'instruirai dans ma science ; car je crains de mourir et que cette science ne disparaisse de chez vous, et qu'il ne se trouve personne parmi vous qui la connaisse.” Ils lui cherchèrent donc tel qu'il l'avait décrit. Il ordonna au garçon de se rendre chez le devin et de fréquenter son enseignement. Le garçon se mit donc à le fréquenter. Or, sur le chemin du garçon, il y avait un moine dans un ermitage. » Maʿmar dit : « Je pense que les habitants des ermitages, à cette époque, étaient musulmans. » (Le Prophète poursuivit :) « Le garçon se mit à interroger ce moine chaque fois qu'il passait par chez lui ; il ne cessa de le faire jusqu'à ce que le moine l'informât, et il dit : “Je n'adore qu'Allah.” Le garçon se mit alors à demeurer chez le moine et à s'attarder loin du devin. Le devin envoya dire aux parents du garçon : “Il ne vient presque plus chez moi.” Le garçon informa le moine de cela, et le moine lui dit : “Quand le devin te demandera ‘Où étais-tu ?’, dis : ‘Chez ma famille.’ Et quand ta famille te demandera ‘Où étais-tu ?’, informe-les que tu étais chez le devin.” Un jour que le garçon était en chemin, il passa devant une grande foule de gens retenus par une bête. » Certains dirent que cette bête était un lion. (Le Prophète dit :) « Le garçon prit une pierre et dit : “Ô Allah, si ce que dit le moine est vrai, je Te demande de me permettre de la tuer.” Puis il lança la pierre et tua la bête. Les gens dirent : “Qui l'a tuée ?” On répondit : “Le garçon.” Les gens furent stupéfaits et dirent : “Ce garçon a acquis une science que personne ne connaît.” Un aveugle entendit parler de lui et lui dit : “Si tu me rends la vue, tu auras telle et telle chose.” Le garçon lui dit : “Je ne veux rien de cela ; mais dis-moi : si ta vue te revient, croiras-tu en Celui qui te l'aura rendue ?” Il dit : “Oui.” Le garçon invoqua Allah et Il lui rendit la vue ; l'aveugle crut. Leur affaire parvint au roi, qui envoya quelqu'un les chercher ; on les lui amena. Il dit : “Je vais tuer chacun de vous d'une mort différente.” Il ordonna donc que le moine et l'homme qui avait été aveugle soient tués : il plaça la scie sur la tête de l'un et le tua, et tua l'autre d'une autre mort. Puis il ordonna pour le garçon et dit : “Emmenez-le à telle montagne et jetez-le du sommet.” On l'emmena donc à cette montagne ; mais quand ils arrivèrent à l'endroit où ils voulaient le jeter, ils se mirent tous à tomber et à dégringoler de la montagne, jusqu'à ce qu'il ne reste que le garçon. Puis il revint. Le roi ordonna qu'on l'emmenât à la mer pour l'y jeter. On l'emmena à la mer, mais Allah noya ceux qui étaient avec lui et le sauva. Le garçon dit au roi : “Tu ne pourras pas me tuer avant de m'avoir crucifié, de m'avoir lancé une flèche, et de dire, au moment de tirer : ‘Au nom d'Allah, Seigneur de ce garçon.’” Il ordonna donc qu'on le crucifie, puis tira et dit : “Au nom d'Allah, Seigneur de ce garçon.” Le garçon mit sa main sur sa tempe au moment où il fut transpercé, puis il mourut. Les gens dirent : “Ce garçon a acquis une science que personne n'a connue ; nous croyons au Seigneur de ce garçon.” On dit au roi : “As-tu craint que trois personnes te contredisent ? Voilà que tout ce monde te contredit.” Alors il creusa une tranchée (ukhdūd), y jeta du bois et du feu, puis rassembla les gens et dit : “Que celui qui revient de sa religion, nous le laissons ; que celui qui n'en revient pas, nous le jetons dans ce feu.” Et il se mit à les jeter dans cette tranchée. » — Il (le Prophète) dit : « Allah — exalté soit-Il — dit : “Maudits soient les gens de la tranchée, au feu abondant en combustible...” jusqu'à : “...le Puissant, le Digne de louange.” » (Coran 85:4-8) Puis il dit : « Quant au garçon, il fut enterré. » Il (le transmetteur) dit : « On rapporte qu'il fut exhumé à l'époque de ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, et son doigt était encore sur sa tempe, tel qu'il l'avait mis au moment de sa mort. » Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith est ḥasan (beau) et gharīb (rare). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي الزُّبَيْرِ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ فَإِذَا قَالُوهَا عَصَمُوا مِنِّي دِمَاءَهُمْ وَأَمْوَالَهُمْ إِلاَّ بِحَقِّهَا وَحِسَابُهُمْ عَلَى اللَّهِ " . ثُمَّ قَرَأَ : ( إنَّمَا أَنْتَ مُذَكِّرٌ * لَسْتَ عَلَيْهِمْ بِمُسَيْطِرٍ ) . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī, d'après Sufyān, d'après Abū al-Zubayr, d'après Jābir
Il a dit : « Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) a dit : "J'ai reçu l'ordre de combattre les gens jusqu'à ce qu'ils disent 'Il n'y a de divinité qu'Allah'. S'ils le disent, ils préservent de moi leur sang et leurs biens, sauf en vertu de son droit, et leur jugement appartient à Allah." » Puis il récita : « Tu n'es qu'un avertisseur, tu n'es pas un dominateur sur eux. » (Coran 88:21-22). Abū ʿĪsā a dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique).
حَدَّثَنَا أَبُو حَفْصٍ، عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، وَأَبُو دَاوُدَ قَالاَ حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ عِصَامٍ، عَنْ رَجُلٍ، مِنْ أَهْلِ الْبَصْرَةِ عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم سُئِلَ عَنِ الشَّفْعِ وَالْوَتْرِ فَقَالَ " هِيَ الصَّلاَةُ بَعْضُهَا شَفْعٌ وَبَعْضُهَا وَتْرٌ " . قَالَ هَذَا حَدِيثٌ غَرِيبٌ لاَ نَعْرِفُهُ إِلاَّ مِنْ حَدِيثِ قَتَادَةَ . وَقَدْ رَوَاهُ خَالِدُ بْنُ قَيْسٍ الْحُدَّانِيُّ عَنْ قَتَادَةَ أَيْضًا .
IsnādAbū Ḥafṣ ʿAmr ibn ʿAlī nous a rapporté : ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī et Abū Dāwūd nous ont rapporté, tous deux ont dit : Hammām nous a rapporté, d'après Qatāda, d'après ʿImrān ibn ʿIṣām, d'après un homme de Baṣra, d'après ʿImrān ibn Ḥuṣayn, que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) fut interrogé au sujet du shafʿ (prière en nombre pair) et du witr (prière impaire), et il répondit :
« Ce sont les prières : certaines sont paires (shafʿ) et d'autres impaires (witr). »
حَدَّثَنَا هَارُونُ بْنُ إِسْحَاقَ الْهَمْدَانِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَمْعَةَ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا يَذْكُرُ النَّاقَةَ وَالَّذِي عَقَرَهَا فَقَالَ "ِ : (إذ انْبَعَثَ أَشْقَاهَا ) انْبَعَثَ لَهَا رَجُلٌ عَارِمٌ عَزِيزٌ مَنِيعٌ فِي رَهْطِهِ مِثْلُ أَبِي زَمْعَةَ " . ثُمَّ سَمِعْتُهُ يَذْكُرُ النِّسَاءَ فَقَالَ " إِلاَمَ يَعْمِدُ أَحَدُكُمْ فَيَجْلِدُ امْرَأَتَهُ جَلْدَ الْعَبْدِ وَلَعَلَّهُ أَنْ يُضَاجِعَهَا مِنْ آخِرِ يَوْمِهِ " . قَالَ ثُمَّ وَعَظَهُمْ فِي ضَحِكِهِمْ مِنَ الضَّرْطَةِ فَقَالَ " إِلاَمَ يَضْحَكُ أَحَدُكُمْ مِمَّا يَفْعَلُ " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādNous a rapporté Hārūn ibn Isḥāq al-Hamdānī, nous a rapporté ʿAbda, d'après Hishām ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn Zamʿa
Il a dit : « J’ai entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) évoquer un jour la chamelle et celui qui l’a mutilée. Il a dit : “Lorsque le plus misérable d’entre eux se leva” (Coran 91:12), se leva contre elle un homme puissant, redoutable et influent dans son clan, tel Abū Zamʿa. » Puis je l’ai entendu évoquer les femmes et il a dit : « Pourquoi l’un de vous s’en prend-il à sa femme en la frappant comme on frappe un esclave, alors qu’il partagera peut-être sa couche en fin de journée ? » Il a dit : « Ensuite, il les a exhortés à propos de leur rire du pet, et il a dit : “Pourquoi l’un de vous rit-il de ce qu’il fait ?” » Abū ʿĪsā a dit : « Ce hadith est hasan (bon) ṣaḥīḥ (authentique). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا زَائِدَةُ بْنُ قُدَامَةَ، عَنْ مَنْصُورِ بْنِ الْمُعْتَمِرِ، عَنْ سَعْدِ بْنِ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ السُّلَمِيِّ، عَنْ عَلِيٍّ، رضى الله عنه قَالَ كُنَّا فِي جَنَازَةٍ فِي الْبَقِيعِ فَأَتَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَجَلَسَ وَجَلَسْنَا مَعَهُ وَمَعَهُ عُودٌ يَنْكُتُ بِهِ فِي الأَرْضِ فَرَفَعَ رَأْسَهُ إِلَى السَّمَاءِ فَقَالَ " مَا مِنْ نَفْسٍ مَنْفُوسَةٍ إِلاَّ قَدْ كُتِبَ مَدْخَلُهَا " . فَقَالَ الْقَوْمُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَفَلاَ نَتَّكِلُ عَلَى كِتَابِنَا فَمَنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ السَّعَادَةِ فَإِنَّهُ يَعْمَلُ لِلسَّعَادَةِ وَمَنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الشَّقَاءِ فَإِنَّهُ يَعْمَلُ لِلشَّقَاءِ قَالَ " بَلِ اعْمَلُوا فَكُلٌّ مُيَسَّرٌ أَمَّا مَنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ السَّعَادَةِ فَإِنَّهُ يُيَسَّرُ لِعَمَلِ السَّعَادَةِ وَأَمَّا مَنْ كَانَ مِنْ أَهْلِ الشَّقَاءِ فَإِنَّهُ يُيَسَّرُ لِعَمَلِ الشَّقَاءِ " . ثُمَّ قَرَأَ : (فأَمَّا مَنْ أَعْطَى وَاتَّقَى * وَصَدَّقَ بِالْحُسْنَى * فَسَنُيَسِّرُهُ لِلْيُسْرَى * وَأَمَّا مَنْ بَخِلَ وَاسْتَغْنَى * وَكَذَّبَ بِالْحُسْنَى * فَسَنُيَسِّرُهُ لِلْعُسْرَى ) . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī, d'après Zāʾida ibn Qudāma, d'après Manṣūr ibn al-Muʿtamir, d'après Saʿd ibn ʿUbayda, d'après Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Sulamī, d'après ʿAlī (qu'Allah l'agrée)
Il a dit : « Nous étions à une inhumation dans le cimetière d'al-Baqīʿ. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) vint, s'assit, et nous nous assîmes avec lui. Il tenait un bâtonnet avec lequel il traçait des lignes sur le sol. Puis il leva la tête vers le ciel et dit : « Il n'est aucune âme qui ne voie sa demeure [au Paradis ou en Enfer] déjà inscrite. » Les gens dirent : « Ô Messager d'Allah ! Ne devrions-nous donc pas nous fier à ce qui est écrit pour nous ? Car celui qui est destiné à la félicité œuvrera pour celle-ci, et celui qui est destiné à la damnation œuvrera pour celle-ci. » Il répondit : « Œuvrez plutôt, car chacun est rendu aisé [vers ce pour quoi il est créé]. Quant à celui qui est destiné à la félicité, il sera rendu aise à accomplir les œuvres de la félicité ; et quant à celui qui est destiné à la damnation, il sera rendu aise à accomplir les œuvres de la damnation. » Puis il récita [le verset] : « Celui qui donne, craint Allah et déclare véridique la meilleure [récompense], Nous lui faciliterons la voie au bonheur. Et quant à celui qui est avare, se dispense [de la reconnaissance envers Allah] et traite de mensonge la meilleure [récompense], Nous lui faciliterons la voie à la difficulté. » » Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit : Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique).
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ جُنْدَبٍ الْبَجَلِيِّ، قَالَ كُنْتُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي غَارٍ فَدَمِيَتْ أُصْبُعُهُ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " هَلْ أَنْتِ إِلاَّ إِصْبَعٌ دَمِيتِ وَفِي سَبِيلِ اللَّهِ مَا لَقِيتِ " . قَالَ وَأَبْطَأَ عَلَيْهِ جِبْرِيلُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ فَقَالَ الْمُشْرِكُونَ قَدْ وُدِّعَ مُحَمَّدٌ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى : ( ما وَدَّعَكَ رَبُّكَ وَمَا قَلَى ) . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ وَقَدْ رَوَاهُ شُعْبَةُ وَالثَّوْرِيُّ عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ .
IsnādIbn Abī ʿUmar nous a rapporté, d'après Sufyān ibn ʿUyayna, d'après al-Aswad ibn Qays, d'après Jundab al-Bajalī, qu'il a dit :
« J'étais avec le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans une grotte, lorsque son doigt se mit à saigner. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : "Tu n'es qu'un doigt qui a saigné, et c'est dans le chemin d'Allah que tu as subi cela." » Il dit : « Gabriel (sur lui la paix) tarda à lui venir, et les associateurs dirent : "Muḥammad a été abandonné." Alors Allah le Très-Haut révéla : "Ton Seigneur ne t'a ni abandonné, ni haï." (Coran, sourate ad-Duḥā, verset 3) » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (bon et authentique). Et Shuʿba et al-Thawrī l'ont également rapporté d'après al-Aswad ibn Qays. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، وَابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ مَالِكِ بْنِ صَعْصَعَةَ، رَجُلٌ مِنْ قَوْمِهِ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بَيْنَمَا أَنَا عِنْدَ الْبَيْتِ بَيْنَ النَّائِمِ وَالْيَقْظَانِ إِذْ سَمِعْتُ قَائِلاً يَقُولُ أَحَدٌ بَيْنَ الثَّلاَثَةِ فَأُتِيتُ بِطَسْتٍ مِنْ ذَهَبٍ فِيهَا مَاءُ زَمْزَمَ فَشَرَحَ صَدْرِي إِلَى كَذَا وَكَذَا " . قَالَ قَتَادَةُ قُلْتُ يَعْنِي قُلْتُ لأَنَسِ بْنِ مَالِكٍ مَا يَعْنِي قَالَ " إِلَى أَسْفَلِ بَطْنِي فَاسْتُخْرِجَ قَلْبِي فَغُسِلَ قَلْبِي بِمَاءِ زَمْزَمَ ثُمَّ أُعِيدَ مَكَانَهُ ثُمَّ حُشِيَ إِيمَانًا وَحِكْمَةً " . وَفِي الْحَدِيثِ قِصَّةٌ طَوِيلَةٌ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ . وَقَدْ رَوَاهُ هِشَامٌ الدَّسْتَوَائِيُّ وَهَمَّامٌ عَنْ قَتَادَةَ . وَفِيهِ عَنْ أَبِي ذَرٍّ .
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après Muḥammad ibn Jaʿfar et Ibn Abī ʿAdī, d'après Saʿīd ibn Abī ʿArūba, d'après Qatāda, d'après Anas ibn Mālik, d'après Mālik ibn Ṣaʿṣaʿa, un homme de son peuple, que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit :
« Alors que j'étais près de la Maison (la Kaʿba), entre l'état de sommeil et de veille, j'entendis soudain quelqu'un dire : « L'un des trois ». On m'apporta alors un bassin en or contenant de l'eau de Zamzam, et l'on m'ouvrit la poitrine jusqu'à tel et tel endroit. » Qatāda dit : « Je dis — c'est-à-dire je dis à Anas ibn Mālik — : « Qu'entend-il par là ? » Il répondit : « Jusqu'au bas de mon ventre. » Puis on extirpa mon cœur, on le lava avec l'eau de Zamzam, ensuite on le remit à sa place, puis on le remplit de foi (īmān) et de sagesse (ḥikma). » Ce hadith comporte un long récit. Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) dit : « Ce hadith est ḥasan ṣaḥīḥ (beau et authentique). » Il a également été rapporté par Hishām al-Dastawāʾī et Hammām, d'après Qatāda. Il existe aussi une version d'après Abū Dharr.
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أُمَيَّةَ، قَالَ سَمِعْتُ رَجُلاً، بَدَوِيًّا أَعْرَابِيًّا يَقُولُ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَرْوِيهِ يَقُولُ مَنْ قَرَأَ : (والتِّينِ وَالزَّيْتُونِ ) فَقَرَأ : ( ألََيْسَ اللَّهُ بِأَحْكَمِ الْحَاكِمِينَ ) فَلْيَقُلْ بَلَى وَأَنَا عَلَى ذَلِكَ مِنَ الشَّاهِدِينَ . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ إِنَّمَا يُرْوَى بِهَذَا الإِسْنَادِ عَنْ هَذَا الأَعْرَابِيِّ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ وَلاَ يُسَمَّى .
IsnādIbn Abī ʿUmar nous a rapporté : Sufyān nous a rapporté, d’après Ismāʿīl ibn Umayya, qui a dit : j’ai entendu un homme bédouin arabe dire : j’ai entendu Abū Hurayra rapporter qu’il disait
« Quiconque récite “Par le figuier et l’olivier” (sourate 95) et arrive à “Allah n’est-Il pas le plus juste des juges ?”, qu’il dise : “Certes oui, et j’en suis témoin.” » Abū ʿĪsā (al-Tirmidhī) a dit : Ce hadith n’est rapporté que par cette chaîne de transmission, d’après ce bédouin, d’après Abū Hurayra, et il n’est pas nommé.
حَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ عَبْدِ الْكَرِيمِ الْجَزَرِيِّ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما : ( سنَدْعُ الزَّبَانِيَةَ ) قَالَ قَالَ أَبُو جَهْلٍ لَئِنْ رَأَيْتُ مُحَمَّدًا يُصَلِّي لأَطَأَنَّ عَلَى عُنُقِهِ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ فَعَلَ لأَخَذَتْهُ الْمَلاَئِكَةُ عِيَانًا " . قَالَ أَبُو عِيسَى هَذَا حَدِيثٌ حَسَنٌ صَحِيحٌ غَرِيبٌ .
IsnādD'après ʿAbd ibn Ḥumayd, d'après ʿAbd al-Razzāq, d'après Maʿmar, d'après ʿAbd al-Karīm al-Jazarī, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās, qu'Allah soit satisfait d'eux deux :
« Nous appellerons les gardiens de l'Enfer (az-Zabāniya) » [Coran 96:18]. Il [Ibn ʿAbbās] dit : Abū Jahl a dit : « Si je vois Muḥammad prier, je piétinerai son cou. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « S'il avait fait cela, les anges l'auraient saisi de leurs propres yeux (c'est-à-dire sous leurs yeux). » Abū ʿĪsā [al-Tirmidhī] a dit : Ce hadith est ḥasan (bon), ṣaḥīḥ (authentique), gharīb (peu transmis).