حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ أَبِي سُفْيَانَ بْنِ أَسِيدِ بْنِ جَارِيَةَ الثَّقَفِيُّ ـ وَهْوَ حَلِيفٌ لِبَنِي زُهْرَةَ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةَ رَهْطٍ سَرِيَّةً عَيْنًا، وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ عَاصِمَ بْنَ ثَابِتٍ الأَنْصَارِيَّ جَدَّ عَاصِمِ بْنِ عُمَرَ، فَانْطَلَقُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِالْهَدَأَةِ وَهْوَ بَيْنَ عُسْفَانَ وَمَكَّةَ ذُكِرُوا لِحَىٍّ مِنْ هُذَيْلٍ يُقَالُ لَهُمْ بَنُو لِحْيَانَ، فَنَفَرُوا لَهُمْ قَرِيبًا مِنْ مِائَتَىْ رَجُلٍ، كُلُّهُمْ رَامٍ، فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ حَتَّى وَجَدُوا مَأْكَلَهُمْ تَمْرًا تَزَوَّدُوهُ مِنَ الْمَدِينَةِ فَقَالُوا هَذَا تَمْرُ يَثْرِبَ. فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ، فَلَمَّا رَآهُمْ عَاصِمٌ وَأَصْحَابُهُ لَجَئُوا إِلَى فَدْفَدٍ، وَأَحَاطَ بِهِمُ الْقَوْمُ فَقَالُوا لَهُمُ انْزِلُوا وَأَعْطُونَا بِأَيْدِيكُمْ، وَلَكُمُ الْعَهْدُ وَالْمِيثَاقُ، وَلاَ نَقْتُلُ مِنْكُمْ أَحَدًا. قَالَ عَاصِمُ بْنُ ثَابِتٍ أَمِيرُ السَّرِيَّةِ أَمَّا أَنَا فَوَاللَّهِ لاَ أَنْزِلُ الْيَوْمَ فِي ذِمَّةِ كَافِرٍ، اللَّهُمَّ أَخْبِرْ عَنَّا نَبِيَّكَ. فَرَمَوْهُمْ بِالنَّبْلِ، فَقَتَلُوا عَاصِمًا فِي سَبْعَةٍ، فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ ثَلاَثَةُ رَهْطٍ بِالْعَهْدِ وَالْمِيثَاقِ، مِنْهُمْ خُبَيْبٌ الأَنْصَارِيُّ وَابْنُ دَثِنَةَ وَرَجُلٌ آخَرُ، فَلَمَّا اسْتَمْكَنُوا مِنْهُمْ أَطْلَقُوا أَوْتَارَ قِسِيِّهِمْ فَأَوْثَقُوهُمْ فَقَالَ الرَّجُلُ الثَّالِثُ هَذَا أَوَّلُ الْغَدْرِ، وَاللَّهِ لاَ أَصْحَبُكُمْ، إِنَّ فِي هَؤُلاَءِ لأُسْوَةً. يُرِيدُ الْقَتْلَى، فَجَرَّرُوهُ وَعَالَجُوهُ عَلَى أَنْ يَصْحَبَهُمْ فَأَبَى فَقَتَلُوهُ، فَانْطَلَقُوا بِخُبَيْبٍ وَابْنِ دَثِنَةَ حَتَّى بَاعُوهُمَا بِمَكَّةَ بَعْدَ وَقْعَةِ بَدْرٍ، فَابْتَاعَ خُبَيْبًا بَنُو الْحَارِثِ بْنِ عَامِرِ بْنِ نَوْفَلِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ، وَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ قَتَلَ الْحَارِثَ بْنَ عَامِرٍ يَوْمَ بَدْرٍ، فَلَبِثَ خُبَيْبٌ عِنْدَهُمْ أَسِيرًا، فَأَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عِيَاضٍ أَنَّ بِنْتَ الْحَارِثِ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهُمْ حِينَ اجْتَمَعُوا اسْتَعَارَ مِنْهَا مُوسَى يَسْتَحِدُّ بِهَا فَأَعَارَتْهُ، فَأَخَذَ ابْنًا لِي وَأَنَا غَافِلَةٌ حِينَ أَتَاهُ قَالَتْ فَوَجَدْتُهُ مُجْلِسَهُ عَلَى فَخِذِهِ وَالْمُوسَى بِيَدِهِ، فَفَزِعْتُ فَزْعَةً عَرَفَهَا خُبَيْبٌ فِي وَجْهِي فَقَالَ تَخْشَيْنَ أَنْ أَقْتُلَهُ مَا كُنْتُ لأَفْعَلَ ذَلِكَ. وَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ أَسِيرًا قَطُّ خَيْرًا مِنْ خُبَيْبٍ، وَاللَّهِ لَقَدْ وَجَدْتُهُ يَوْمًا يَأْكُلُ مِنْ قِطْفِ عِنَبٍ فِي يَدِهِ، وَإِنَّهُ لَمُوثَقٌ فِي الْحَدِيدِ، وَمَا بِمَكَّةَ مِنْ ثَمَرٍ وَكَانَتْ تَقُولُ إِنَّهُ لَرِزْقٌ مِنَ اللَّهِ رَزَقَهُ خُبَيْبًا، فَلَمَّا خَرَجُوا مِنَ الْحَرَمِ لِيَقْتُلُوهُ فِي الْحِلِّ، قَالَ لَهُمْ خُبَيْبٌ ذَرُونِي أَرْكَعْ رَكْعَتَيْنِ. فَتَرَكُوهُ، فَرَكَعَ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَالَ لَوْلاَ أَنْ تَظُنُّوا أَنَّ مَا بِي جَزَعٌ لَطَوَّلْتُهَا اللَّهُمَّ أَحْصِهِمْ عَدَدًا. وَلَسْتُ أُبَالِي حِينَ أُقْتَلُ مُسْلِمًا عَلَى أَىِّ شِقٍّ كَانَ لِلَّهِ مَصْرَعِي وَذَلِكَ فِي ذَاتِ الإِلَهِ وَإِنْ يَشَأْ يُبَارِكْ عَلَى أَوْصَالِ شِلْوٍ مُمَزَّعِ فَقَتَلَهُ ابْنُ الْحَارِثِ، فَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ سَنَّ الرَّكْعَتَيْنِ لِكُلِّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ قُتِلَ صَبْرًا، فَاسْتَجَابَ اللَّهُ لِعَاصِمِ بْنِ ثَابِتٍ يَوْمَ أُصِيبَ، فَأَخْبَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَصْحَابَهُ خَبَرَهُمْ وَمَا أُصِيبُوا، وَبَعَثَ نَاسٌ مِنْ كُفَّارِ قُرَيْشٍ إِلَى عَاصِمٍ حِينَ حُدِّثُوا أَنَّهُ قُتِلَ لِيُؤْتَوْا بِشَىْءٍ مِنْهُ يُعْرَفُ، وَكَانَ قَدْ قَتَلَ رَجُلاً مِنْ عُظَمَائِهِمْ يَوْمَ بَدْرٍ، فَبُعِثَ عَلَى عَاصِمٍ مِثْلُ الظُّلَّةِ مِنَ الدَّبْرِ، فَحَمَتْهُ مِنْ رَسُولِهِمْ، فَلَمْ يَقْدِرُوا عَلَى أَنْ يَقْطَعَ مِنْ لَحْمِهِ شَيْئًا.
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté, Shuʿayb nous a informés, d'après al-Zuhrī, qui a dit : ʿAmr ibn Abī Sufyān ibn Asīd ibn Jāriya al-Thaqafī — allié des Banū Zuhra et compagnon d'Abū Hurayra — m'a informé qu'Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée) a dit :
Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) envoya une expédition de dix hommes en éclaireurs, et il leur donna pour commandant ʿĀṣim ibn Thābit al-Ansārī, le grand-père de ʿĀṣim ibn ʿUmar. Ils partirent jusqu'à ce que, lorsqu'ils furent à al-Hada'a, entre ʿUsfān et La Mecque, ils furent signalés à une tribu de Hudhayl appelée Banū Liḥyān. Ceux-ci se mobilisèrent contre eux avec près de deux cents hommes, tous archers. Ils suivirent leurs traces jusqu'à ce qu'ils trouvèrent leur nourriture : des dattes dont ils s'étaient approvisionnés à Médine. Ils dirent : « Ce sont des dattes de Yathrib (Médine). » Ils continuèrent à suivre leurs traces. Lorsque ʿĀṣim et ses compagnons les virent, ils se réfugièrent sur une hauteur rocheuse. Les gens (les ennemis) les encerclèrent et leur dirent : « Descendez et rendez-vous, vous aurez la garantie et le pacte, et nous ne tuerons aucun d'entre vous. » ʿĀṣim ibn Thābit, le commandant de l'expédition, dit : « Quant à moi, par Allah, je ne descendrai aujourd'hui sous la protection d'un mécréant. Ô Allah, informe Ton Prophète à notre sujet. » Alors ils leur lancèrent des flèches et tuèrent ʿĀṣim et six autres. Trois hommes descendirent vers eux sous la garantie et le pacte, parmi lesquels Khubayb al-Ansārī, Ibn Dathina et un autre homme. Lorsqu'ils les eurent en leur pouvoir, ils détendirent les cordes de leurs arcs et les ligotèrent. Le troisième homme dit : « Ceci est le premier acte de traîtrise. Par Allah, je ne vous accompagnerai pas. En ceux-ci (les morts), j'ai un exemple. » Il faisait allusion aux tués. Ils le traînèrent et le pressèrent de les accompagner, mais il refusa, alors ils le tuèrent. Puis ils emmenèrent Khubayb et Ibn Dathina jusqu'à ce qu'ils les vendent à La Mecque après la bataille de Badr. Les Banū al-Ḥārith ibn ʿĀmir ibn Nawfal ibn ʿAbd Manāf achetèrent Khubayb, car c'était Khubayb qui avait tué al-Ḥārith ibn ʿĀmir le jour de Badr. Khubayb resta prisonnier chez eux. ʿUbaydullāh ibn ʿIyāḍ m'a raconté que la fille d'al-Ḥārith lui a rapporté que, lorsqu'ils se réunirent, il (Khubayb) emprunta à elle un rasoir pour se raser avec, et elle le lui prêta. Puis (dit-elle) : « Je pris mon fils alors que j'étais distraite lorsqu'il vint. » Elle dit : « Je le trouvai assis avec mon fils sur sa cuisse et le rasoir dans sa main. Je fus saisie d'une frayeur que Khubayb reconnut sur mon visage. Il dit : « Crains-tu que je le tue ? Je n'aurais jamais fait cela. » Par Allah, je n'ai jamais vu un prisonnier meilleur que Khubayb. Par Allah, je le vis un jour manger une grappe de raisin dans sa main alors qu'il était enchaîné dans les fers, et il n'y avait pas de fruits à La Mecque. Elle disait : « C'est une subsistance qu'Allah a accordée à Khubayb. » Lorsqu'ils sortirent du sanctuaire pour le tuer dans le territoire profane, Khubayb leur dit : « Laissez-moi faire deux rakʿa (unités de prière). » Ils le laissèrent, et il fit deux rakʿa. Puis il dit : « Si vous ne pensiez pas que ce que j'ai est de l'angoisse, je les aurais allongées. Ô Allah, dénombre-les un par un. » Puis il récita : « Je ne me soucie pas, lorsqu'on me tue en musulman, de quel côté je tombe, pour Allah est ma mort, et cela est pour la cause d'Allah ; s'Il veut, Il bénit les membres d'un corps déchiqueté. » Alors Ibn al-Ḥārith le tua. Khubayb fut le premier à instituer les deux rakʿa pour tout musulman tué avec constance. Allah exauça (la prière de) ʿĀṣim ibn Thābit le jour où il fut frappé, et le Prophète (paix et bénédiction sur lui) informa ses compagnons de leur nouvelle et de ce qui leur était arrivé. Des mécréants de Quraysh envoyèrent, lorsqu'ils apprirent que ʿĀṣim avait été tué, pour qu'on leur apporte quelque chose de lui afin de l'identifier, car il avait tué un de leurs grands hommes le jour de Badr. Alors Allah envoya sur ʿĀṣim comme une ombre d'abeilles (nuée), qui le protégea de leurs messagers, et ils ne purent rien couper de sa chair.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فُكُّوا الْعَانِيَ ـ يَعْنِي الأَسِيرَ ـ وَأَطْعِمُوا الْجَائِعَ وَعُودُوا الْمَرِيضَ " .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Qutayba ibn Saʿīd, qui le tient de Jarīr, remontant à Manṣūr, d'après Abū Wāʾil, d'après Abū Mūsā (qu'Allah l'agrée) —
Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Délivrez le ʿānī (c'est-à-dire le prisonnier), nourrissez l'affamé et visitez le malade. »
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا مُطَرِّفٌ، أَنَّ عَامِرًا، حَدَّثَهُمْ عَنْ أَبِي جُحَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قُلْتُ لِعَلِيٍّ ـ رضى الله عنه هَلْ عِنْدَكُمْ شَىْءٌ مِنَ الْوَحْىِ إِلاَّ مَا فِي كِتَابِ اللَّهِ قَالَ وَالَّذِي فَلَقَ الْحَبَّةَ وَبَرَأَ النَّسَمَةَ مَا أَعْلَمُهُ إِلاَّ فَهْمًا يُعْطِيهِ اللَّهُ رَجُلاً فِي الْقُرْآنِ، وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ. قُلْتُ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ قَالَ الْعَقْلُ وَفَكَاكُ الأَسِيرِ، وَأَنْ لاَ يُقْتَلَ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ.
IsnādAḥmad ibn Yūnus nous a rapporté, Zuhayr nous a rapporté, Muṭarrif nous a rapporté que ʿĀmir leur a rapporté d'après Abū Juḥayfa (qu'Allah l'agrée) :
Il dit : « J'ai dit à ʿAlī (qu'Allah l'agrée) : "Avez-vous quelque chose de la révélation (al-waḥy) en dehors de ce qui est dans le Livre d'Allah ?" Il répondit : "Par Celui qui fend la graine et crée l'âme, je n'en connais rien, si ce n'est la compréhension (fahm) qu'Allah donne à un homme dans le Coran, et ce qui est dans ce feuillet (ṣaḥīfa)." Je dis : "Et qu'y a-t-il dans le feuillet ?" Il répondit : "La raison (al-ʿaql), la rançon du prisonnier, et qu'un musulman ne doit pas être tué pour un mécréant." »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رِجَالاً، مِنَ الأَنْصَارِ اسْتَأْذَنُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ ائْذَنْ فَلْنَتْرُكْ لاِبْنِ أُخْتِنَا عَبَّاسٍ فِدَاءَهُ. فَقَالَ " لاَ تَدَعُونَ مِنْهَا دِرْهَمًا " .
IsnādD'après Ismāʿīl ibn Abī Uways, d'après Ismāʿīl ibn Ibrāhīm ibn ʿUqba, d'après Mūsā ibn ʿUqba, d'après Ibn Shihāb (al-Zuhrī), qui a dit : m'a rapporté Anas ibn Mālik – qu'Allah l'agrée –
« Des hommes parmi les Anṣār (auxiliaires) demandèrent la permission au Messager d'Allah (paix et salut sur lui) et dirent : "Ô Messager d'Allah, permets-nous de renoncer à la rançon de notre neveu ʿAbbās." Il répondit : "N'en abandonnez rien, pas même un dirham." »
وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ، فَجَاءَهُ الْعَبَّاسُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطِنِي فَإِنِّي فَادَيْتُ نَفْسِي، وَفَادَيْتُ عَقِيلاً. فَقَالَ " خُذْ " . فَأَعْطَاهُ فِي ثَوْبِهِ.
IsnādIbrāhīm a rapporté d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn Ṣuhayb, d'après Anas (qu'Allah l'agrée),
On apporta au Prophète (صلى الله عليه وسلم) des biens provenant de Bahreïn. Al-ʿAbbās vint alors à lui et dit : « Ô Messager d’Allah, donne-m’en, car j’ai racheté ma personne et j’ai racheté ʿAqīl. » Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dit alors : « Prends ! » Et il lui donna (les biens) dans son vêtement.
حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ ـ وَكَانَ جَاءَ فِي أُسَارَى بَدْرٍ ـ قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقْرَأُ فِي الْمَغْرِبِ بِالطُّورِ.
IsnādD'après Maḥmūd qui tient de ʿAbd al-Razzāq, qui tient de Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après Muḥammad ibn Jubayr, d'après son père
Il a dit : « J'ai entendu le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) réciter, lors de la prière du Maghrib (crépusculaire), la sourate al-Ṭūr ».
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الْعُمَيْسِ، عَنْ إِيَاسِ بْنِ سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَيْنٌ مِنَ الْمُشْرِكِينَ وَهْوَ فِي سَفَرٍ، فَجَلَسَ عِنْدَ أَصْحَابِهِ يَتَحَدَّثُ ثُمَّ انْفَتَلَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اطْلُبُوهُ وَاقْتُلُوهُ " . فَقَتَلَهُ فَنَفَّلَهُ سَلَبَهُ.
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, Abū al-ʿUmays nous a rapporté, d'après Iyās ibn Salama ibn al-Akwaʿ, d'après son père
Il a dit : « Un espion des associateurs vint trouver le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) alors qu'il était en voyage. Il s'assit auprès de ses Compagnons, discuta, puis s'en alla. Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit alors : « Cherchez-le et tuez-le. » Il le tua donc, et [le Prophète] lui donna son butin [comme part supplémentaire (nafal)]. »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ حُصَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ وَأُوصِيهِ بِذِمَّةِ اللَّهِ وَذِمَّةِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُوفَى لَهُمْ بِعَهْدِهِمْ، وَأَنْ يُقَاتَلَ مِنْ وَرَائِهِمْ، وَلاَ يُكَلَّفُوا إِلاَّ طَاقَتَهُمْ.
IsnādMūsā ibn Ismā‘īl nous a rapporté, Abū ‘Awāna nous a rapporté, d’après Ḥuṣayn, d’après ‘Amr ibn Maymūn, d’après ‘Umar — qu’Allah l’agrée —
Il a dit : « Je lui confie (au nouveau calife) la protection d’Allah et la protection de Son Messager (ṣallā Llāhu ‘alayhi wa sallam), afin que l’on honore leur pacte, que l’on combatte pour leur défense, et qu’ils ne soient chargés que de ce qu’ils peuvent supporter. »
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ يَوْمُ الْخَمِيسِ، وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ ثُمَّ بَكَى حَتَّى خَضَبَ دَمْعُهُ الْحَصْبَاءَ فَقَالَ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ يَوْمَ الْخَمِيسِ فَقَالَ " ائْتُونِي بِكِتَابٍ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ". فَتَنَازَعُوا وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ فَقَالُوا هَجَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَ " دَعُونِي فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ". وَأَوْصَى عِنْدَ مَوْتِهِ بِثَلاَثٍ " أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ". وَنَسِيتُ الثَّالِثَةَ. وَقَالَ يَعْقُوبُ بْنُ مُحَمَّدٍ سَأَلْتُ الْمُغِيرَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ. فَقَالَ مَكَّةُ وَالْمَدِينَةُ وَالْيَمَامَةُ وَالْيَمَنُ. وَقَالَ يَعْقُوبُ وَالْعَرْجُ أَوَّلُ تِهَامَةَ.
IsnādQabīṣa nous a rapporté, Ibn ʿUyayna nous a rapporté, d'après Sulaymān al-Aḥwal, d'après Saʿīd ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās (que Dieu les agrée tous deux)
Il dit : « Le jour de jeudi ! Qu’est-ce que le jour de jeudi ? » Puis il pleura au point que ses larmes mouillèrent les graviers. Il dit : « La douleur du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et le salue) s’aggrava le jour de jeudi. Il dit : “Apportez-moi une feuille, que je vous écrive un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais.” Alors ils se disputèrent — or il ne convient pas qu’il y ait dispute devant un prophète — et ils dirent : “Le Messager de Dieu délire (hajara).” Il dit : “Laissez-moi ; ce dans quoi je suis est meilleur que ce vers quoi vous m’appelez.” Et il recommanda, au moment de sa mort, trois choses : “Expulsez les polythéistes de la péninsule arabique, et accordez aux délégations une gratification semblable à celle que je leur accordais.” » — et j’ai oublié la troisième. Yaʿqūb ibn Muḥammad dit : « J’ai interrogé al-Mughīra ibn ʿAbd al-Raḥmān au sujet de la péninsule arabique. » Il répondit : « La Mecque, Médine, al-Yamāma et le Yémen. » Yaʿqūb dit : « Et al-ʿArj est le début du Tihāma. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ وَجَدَ عُمَرُ حُلَّةَ إِسْتَبْرَقٍ تُبَاعُ فِي السُّوقِ فَأَتَى بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْتَعْ هَذِهِ الْحُلَّةَ فَتَجَمَّلْ بِهَا لِلْعِيدِ وَلِلْوُفُودِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّمَا هَذِهِ لِبَاسُ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ، أَوْ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ ". فَلَبِثَ مَا شَاءَ اللَّهُ ثُمَّ أَرْسَلَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِجُبَّةِ دِيبَاجٍ، فَأَقْبَلَ بِهَا عُمَرُ حَتَّى أَتَى بِهَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قُلْتَ " إِنَّمَا هَذِهِ لِبَاسُ مَنْ لاَ خَلاَقَ لَهُ أَوْ إِنَّمَا يَلْبَسُ هَذِهِ مَنْ لا خَلاَقَ لَهُ ". ثُمَّ أَرْسَلْتَ إِلَىَّ بِهَذِهِ فَقَالَ " تَبِيعُهَا، أَوْ تُصِيبُ بِهَا بَعْضَ حَاجَتِكَ ".
IsnādNous a rapporté Yaḥyā ibn Bukayr, nous a rapporté al-Layth, d'après ʿUqayl, d'après Ibn Shihāb (al-Zuhrī), d'après Sālim ibn ʿAbd Allāh, que Ibn ʿUmar (qu'Allah les agrée, lui et son père) a dit :
« ʿUmar trouva un vêtement de soie épaisse (istabraq) en vente au marché. Il l'apporta au Messager d'Allah (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) et dit : “Ô Messager d'Allah ! Achète ce vêtement pour te parer lors de la fête (ʿīd) et lors des délégations.” Le Messager d'Allah (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) dit alors : “Ceci n'est que la parure de celui qui n'a aucune part (dans l'au-delà) [ou bien : Ne porte ceci que celui qui n'a aucune part (dans l'au-delà)].” Puis, après un temps voulu par Allah, le Prophète (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) envoya à ʿUmar une tunique de brocart (jubba dībāj). ʿUmar vint la porter au Messager d'Allah (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) et dit : “Ô Messager d'Allah ! Tu as dit : “Ceci n'est que la parure de celui qui n'a aucune part...” [ou bien : “Ne porte ceci que celui qui n'a aucune part...”]. Puis tu m'as envoyé ceci !” Il répondit : “Vends-la, ou bien satisfais avec elle quelque besoin (nécessaire).” »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ عُمَرَ انْطَلَقَ فِي رَهْطٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قِبَلَ ابْنِ صَيَّادٍ حَتَّى وَجَدُوهُ يَلْعَبُ مَعَ الْغِلْمَانِ عِنْدَ أُطُمِ بَنِي مَغَالَةَ، وَقَدْ قَارَبَ يَوْمَئِذٍ ابْنُ صَيَّادٍ يَحْتَلِمُ، فَلَمْ يَشْعُرْ حَتَّى ضَرَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ظَهْرَهُ بِيَدِهِ ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". فَنَظَرَ إِلَيْهِ ابْنُ صَيَّادٍ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنَّكَ رَسُولُ الأُمِّيِّينَ. فَقَالَ ابْنُ صَيَّادٍ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَتَشْهَدُ أَنِّي رَسُولُ اللَّهِ. قَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " آمَنْتُ بِاللَّهِ وَرُسُلِهِ " قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَاذَا تَرَى ". قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ يَأْتِينِي صَادِقٌ وَكَاذِبٌ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خُلِطَ عَلَيْكَ الأَمْرُ ". قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي قَدْ خَبَأْتُ لَكَ خَبِيئًا ". قَالَ ابْنُ صَيَّادٍ هُوَ الدُّخُّ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اخْسَأْ فَلَنْ تَعْدُوَ قَدْرَكَ ". قَالَ عُمَرُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ائْذَنْ لِي فِيهِ أَضْرِبْ عُنُقَهُ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنْ يَكُنْهُ فَلَنْ تُسَلَّطَ عَلَيْهِ، وَإِنْ لَمْ يَكُنْهُ فَلاَ خَيْرَ لَكَ فِي قَتْلِهِ ".
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, nous a rapporté Hishām, nous a informés Maʿmar, d'après al-Zuhrī, m'a informé Sālim ibn ʿAbd Allāh, d'après Ibn ʿUmar — que Dieu les agrée tous deux —
… qu'Ibn ʿUmar l'a informé que ʿUmar partit avec un groupe de compagnons du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) en direction d'Ibn Ṣayyād, jusqu'à ce qu'ils le trouvèrent en train de jouer avec des garçons près du fort des Banū Maghāla. À cette époque, Ibn Ṣayyād approchait de la puberté. Il ne s'en rendit pas compte avant que le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) ne lui frappe le dos de sa main. Puis le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « Attestes-tu que je suis le Messager de Dieu ? » Alors Ibn Ṣayyād le regarda et dit : « J'atteste que tu es le Messager des illettrés. » Puis Ibn Ṣayyād dit au Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) : « Attestes-tu que je suis le messager de Dieu ? » Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) lui dit : « Je crois en Dieu et en Ses messagers. » Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « Que vois-tu ? » Ibn Ṣayyād dit : « Un véridique et un menteur viennent à moi. » Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « La confusion t'a été imposée. » Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « J'ai caché quelque chose pour toi. » Ibn Ṣayyād dit : « C'est "al-Dukh" (la fumée). » Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « Tais-toi ! Tu ne dépasseras jamais ta mesure. » ʿUmar dit : « Ô Messager de Dieu, permets-moi de lui trancher la tête. » Le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) dit : « Si c'est lui (le Dajjāl), tu n'auras aucun pouvoir sur lui ; et si ce n'est pas lui, il n'y a aucun bien à le tuer. »
قَالَ ابْنُ عُمَرَ انْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ يَأْتِيَانِ النَّخْلَ الَّذِي فِيهِ ابْنُ صَيَّادٍ، حَتَّى إِذَا دَخَلَ النَّخْلَ طَفِقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ وَهْوَ يَخْتِلُ ابْنَ صَيَّادٍ أَنْ يَسْمَعَ مِنِ ابْنِ صَيَّادٍ شَيْئًا قَبْلَ أَنْ يَرَاهُ، وَابْنُ صَيَّادٍ مُضْطَجِعٌ عَلَى فِرَاشِهِ فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْزَةٌ، فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، فَقَالَتْ لاِبْنِ صَيَّادٍ أَىْ صَافِ ـ وَهْوَ اسْمُهُ ـ فَثَارَ ابْنُ صَيَّادٍ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ". وَقَالَ سَالِمٌ قَالَ ابْنُ عُمَرَ ثُمَّ قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي النَّاسِ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ ذَكَرَ الدَّجَّالَ فَقَالَ " إِنِّي أُنْذِرُكُمُوهُ، وَمَا مِنْ نَبِيٍّ إِلاَّ قَدْ أَنْذَرَهُ قَوْمَهُ، لَقَدْ أَنْذَرَهُ نُوحٌ قَوْمَهُ، وَلَكِنْ سَأَقُولُ لَكُمْ فِيهِ قَوْلاً لَمْ يَقُلْهُ نَبِيٌّ لِقَوْمِهِ، تَعْلَمُونَ أَنَّهُ أَعْوَرُ وَأَنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِأَعْوَرَ ".
IsnādSālim a rapporté qu'Ibn ʿUmar a dit :
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) et Ubayy ibn Kaʿb se rendirent à la palmeraie où se trouvait Ibn Ṣayyād. Lorsqu'il entra dans la palmeraie, le Prophète se mit à se cacher derrière les troncs des palmiers, cherchant à surprendre Ibn Ṣayyād pour entendre quelque chose de lui avant qu'il ne le voie. Or, Ibn Ṣayyād était allongé sur son lit, dans une couverture à motifs. La mère d'Ibn Ṣayyād vit le Prophète se cacher derrière les troncs des palmiers et dit à son fils : « Ô Ṣāf (son surnom) ! » Alors Ibn Ṣayyād se dressa. Le Prophète dit : « Si tu l'avais laissé, il se serait expliqué. » Puis, rapporte Sālim d'après Ibn ʿUmar, le Prophète se leva devant les gens, loua Allah comme Il le mérite, puis évoqua l'Antéchrist (al-Dajjāl) et dit : « Je vous mets en garde contre lui. Il n'y a pas un seul prophète qui n'ait averti son peuple à son sujet. Certes, Noé a averti son peuple à son sujet. Mais je vais vous dire à son propos une parole qu'aucun prophète n'a dite à son peuple : sachez qu'il est borgne, alors qu'Allah n'est pas borgne. »
حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ حُسَيْنٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ عُثْمَانَ بْنِ عَفَّانَ، عَنْ أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ، قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَيْنَ تَنْزِلُ غَدًا فِي حَجَّتِهِ. قَالَ " وَهَلْ تَرَكَ لَنَا عَقِيلٌ مَنْزِلاً ". ثُمَّ قَالَ "نَحْنُ نَازِلُونَ غَدًا بِخَيْفِ بَنِي كِنَانَةَ الْمُحَصَّبِ، حَيْثُ قَاسَمَتْ قُرَيْشٌ عَلَى الْكُفْرِ ". وَذَلِكَ أَنَّ بَنِي كِنَانَةَ حَالَفَتْ قُرَيْشًا عَلَى بَنِي هَاشِمٍ أَنْ لاَ يُبَايِعُوهُمْ وَلاَ يُئْوُوهُمْ. قَالَ الزُّهْرِيُّ وَالْخَيْفُ الْوَادِي.
IsnādNous a rapporté Maḥmūd (ibn Ghaylān), informé par ʿAbd al-Razzāq (ibn Hammām), informé par Maʿmar (ibn Rāshid), d'après al-Zuhrī (Muḥammad ibn Muslim), d'après ʿAlī ibn Ḥusayn (Zayn al-ʿĀbidīn), d'après ʿAmr ibn ʿUthmān ibn ʿAffān, d'après Usāma ibn Zayd (qu'Allah les agrée),
« J'ai dit : « Ô Messager d'Allah, où descendras-tu demain dans ton pèlerinage ? » Il répondit : « Et ʿAqīl nous a-t-il laissé une demeure ? » Puis il dit : « Nous descendrons demain à Khayf Banī Kināna, à al-Muḥaṣṣab, là où les Qurayshites ont prêté serment sur la mécréance. » Il s'agissait du pacte par lequel les Banū Kināna s'étaient alliés aux Qurayshites contre les Banū Hāshim, jurant de ne pas commencer avec eux et de ne pas leur donner asile. » Al-Zuhrī a dit : « Al-Khayf est la vallée. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ اسْتَعْمَلَ مَوْلًى لَهُ يُدْعَى هُنَيًّا عَلَى الْحِمَى فَقَالَ يَا هُنَىُّ، اضْمُمْ جَنَاحَكَ عَنِ الْمُسْلِمِينَ، وَاتَّقِ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ، فَإِنَّ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ مُسْتَجَابَةٌ، وَأَدْخِلْ رَبَّ الصُّرَيْمَةِ وَرَبَّ الْغُنَيْمَةِ، وَإِيَّاىَ وَنَعَمَ ابْنِ عَوْفٍ، وَنَعَمَ ابْنِ عَفَّانَ، فَإِنَّهُمَا إِنْ تَهْلِكْ مَاشِيَتُهُمَا يَرْجِعَا إِلَى نَخْلٍ وَزَرْعٍ، وَإِنَّ رَبَّ الصُّرَيْمَةِ وَرَبَّ الْغُنَيْمَةِ إِنْ تَهْلِكْ مَاشِيَتُهُمَا يَأْتِنِي بِبَنِيهِ فَيَقُولُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. أَفَتَارِكُهُمْ أَنَا لاَ أَبَا لَكَ فَالْمَاءُ وَالْكَلأُ أَيْسَرُ عَلَىَّ مِنَ الذَّهَبِ وَالْوَرِقِ، وَايْمُ اللَّهِ، إِنَّهُمْ لَيَرَوْنَ أَنِّي قَدْ ظَلَمْتُهُمْ، إِنَّهَا لَبِلاَدُهُمْ فَقَاتَلُوا عَلَيْهَا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، وَأَسْلَمُوا عَلَيْهَا فِي الإِسْلاَمِ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْلاَ الْمَالُ الَّذِي أَحْمِلُ عَلَيْهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ مَا حَمَيْتُ عَلَيْهِمْ مِنْ بِلاَدِهِمْ شِبْرًا.
IsnādIsmāʿīl nous a rapporté, disant : Mālik m'a rapporté, d'après Zayd ibn Aslam, d'après son père,
Que ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb — que Dieu l'agrée — avait nommé un de ses affranchis appelé Hunayy comme gardien du pâturage réservé (al-ḥimā). Il lui dit : « Ô Hunayy, abaisse ton aile sur les musulmans (sois doux avec eux), crains l'invocation de l'opprimé, car l'invocation de l'opprimé est exaucée. Laisse entrer le propriétaire du petit troupeau de chameaux (al-ṣurayma) et le propriétaire du petit troupeau de moutons (al-ghunayma), mais éloigne de moi (garde-toi de laisser entrer) le bétail d'Ibn ʿAwf et le bétail d'Ibn ʿAffān, car si leur bétail périt, ils retourneront à leurs palmeraies et à leurs champs. Quant au propriétaire du petit troupeau de chameaux et au propriétaire du petit troupeau de moutons, si leur bétail périt, il viendra à moi avec ses enfants en disant : "Ô Commandeur des croyants !" Vais-je alors les abandonner, moi ? Que tu n'aies point de père ! L'eau et le pâturage sont plus faciles pour moi que l'or et l'argent. Par Dieu, ils pensent certainement que je les ai lésés. Ces terres sont bien les leurs : ils ont combattu pour elles durant la jāhiliyya (période préislamique) et ils ont embrassé l'islam en les possédant. Par Celui qui tient mon âme en Sa main, n'eût été les biens que je destine à la cause de Dieu, je n'aurais pas réservé pour eux un seul empan de leurs terres. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ حُذَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اكْتُبُوا لِي مَنْ تَلَفَّظَ بِالإِسْلاَمِ مِنَ النَّاسِ " . فَكَتَبْنَا لَهُ أَلْفًا وَخَمْسَمِائَةِ رَجُلٍ، فَقُلْنَا نَخَافُ وَنَحْنُ أَلْفٌ وَخَمْسُمِائَةٍ فَلَقَدْ رَأَيْتُنَا ابْتُلِينَا حَتَّى إِنَّ الرَّجُلَ لَيُصَلِّي وَحْدَهُ وَهْوَ خَائِفٌ. حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، فَوَجَدْنَاهُمْ خَمْسَمِائَةٍ. قَالَ أَبُو مُعَاوِيَةَ مَا بَيْنَ سِتِّمِائَةٍ إِلَى سَبْعِمِائَةٍ.
IsnādMuḥammad ibn Yūsuf nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, d'après Ḥudhayfa — qu'Allah l'agrée —
Il a dit : « Le Prophète — que la prière et la paix d'Allah soient sur lui — a dit : "Inscrivez-moi ceux qui ont prononcé l'islam (profession de foi) parmi les gens." Nous lui avons donc inscrit mille cinq cents hommes. Puis nous nous sommes dit : "Craignons-nous, alors que nous sommes mille cinq cents ?" Et nous avons vu que nous avons été éprouvés au point que l'homme priait seul tout en ayant peur. » ʿAbdān nous a rapporté, d'après Abū Ḥamza, d'après al-Aʿmash : « Nous les avons trouvés au nombre de cinq cents. » Abū Muʿāwiya a dit : « Entre six cents et sept cents. »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي كُتِبْتُ فِي غَزْوَةِ كَذَا وَكَذَا، وَامْرَأَتِي حَاجَّةٌ. قَالَ " ارْجِعْ فَحُجَّ مَعَ امْرَأَتِكَ " .
IsnādD'après Abū Nuʿaym, d'après Sufyān, d'après Ibn Jurayj, d'après ʿAmr ibn Dīnār, d'après Abū Maʿbad, d'après Ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée tous deux)
Il a dit : « Un homme vint auprès du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) et dit : "Ô Messager d'Allah, j'ai été inscrit pour telle et telle expédition militaire, alors que ma femme accomplit le pèlerinage (ḥajj)". Il répondit : "Retourne et accomplis le pèlerinage avec ta femme." »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، ح وَحَدَّثَنِي مَحْمُودُ بْنُ غَيْلاَنَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ شَهِدْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لِرَجُلٍ مِمَّنْ يَدَّعِي الإِسْلاَمَ " هَذَا مِنْ أَهْلِ النَّارِ ". فَلَمَّا حَضَرَ الْقِتَالُ قَاتَلَ الرَّجُلُ قِتَالاً شَدِيدًا، فَأَصَابَتْهُ جِرَاحَةٌ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، الَّذِي قُلْتَ إِنَّهُ مِنْ أَهْلِ النَّارِ فَإِنَّهُ قَدْ قَاتَلَ الْيَوْمَ قِتَالاً شَدِيدًا وَقَدْ مَاتَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِلَى النَّارِ ". قَالَ فَكَادَ بَعْضُ النَّاسِ أَنْ يَرْتَابَ، فَبَيْنَمَا هُمْ عَلَى ذَلِكَ إِذْ قِيلَ إِنَّهُ لَمْ يَمُتْ، وَلَكِنَّ بِهِ جِرَاحًا شَدِيدًا. فَلَمَّا كَانَ مِنَ اللَّيْلِ لَمْ يَصْبِرْ عَلَى الْجِرَاحِ، فَقَتَلَ نَفْسَهُ، فَأُخْبِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِذَلِكَ فَقَالَ " اللَّهُ أَكْبَرُ، أَشْهَدُ أَنِّي عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ ". ثُمَّ أَمَرَ بِلاَلاً فَنَادَى بِالنَّاسِ " إِنَّهُ لاَ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ إِلاَّ نَفْسٌ مُسْلِمَةٌ، وَإِنَّ اللَّهَ لَيُؤَيِّدُ هَذَا الدِّينَ بِالرَّجُلِ الْفَاجِرِ ".
IsnādNous a rapporté Abū al-Yamān, nous a informé Shuʿayb, d'après al-Zuhrī ; [une autre chaîne] et m'a rapporté Maḥmūd ibn Ghaylān, nous a rapporté ʿAbd al-Razzāq, nous a informé Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après Ibn al-Musayyib, d'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée)
Il a dit : « Nous étions en campagne avec le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Il dit à propos d'un homme qui prétendait être musulman : « Celui-ci est parmi les gens du Feu. » Quand le combat survint, l'homme combattit férocement et fut blessé. On dit : « Ô Messager d'Allah, celui dont tu as dit qu'il est parmi les gens du Feu a combattu aujourd'hui avec acharnement et il est mort. » Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Au Feu ! » [Abū Hurayra] dit : « Certaines personnes faillirent douter. Pendant qu'ils étaient dans cet état, on dit qu'il n'était pas mort, mais qu'il avait de graves blessures. Quand vint la nuit, il ne supporta pas ses blessures et se suicida. On informa le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) de cela, et il dit : "Allāh est plus grand, j'atteste que je suis le serviteur d'Allah et Son Messager." Puis il ordonna à Bilāl d'appeler les gens : "Nul n'entrera au Paradis sinon une âme musulmane, et Allah soutient cette religion même par l'homme pervers." »
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُلَيَّةَ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَطَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَخَذَ الرَّايَةَ زَيْدٌ فَأُصِيبَ، ثُمَّ أَخَذَهَا جَعْفَرٌ فَأُصِيبَ، ثُمَّ أَخَذَهَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ فَأُصِيبَ، ثُمَّ أَخَذَهَا خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ عَنْ غَيْرِ إِمْرَةٍ فَفُتِحَ عَلَيْهِ، وَمَا يَسُرُّنِي ـ أَوْ قَالَ مَا يَسُرُّهُمْ ـ أَنَّهُمْ عِنْدَنَا " . وَقَالَ وَإِنَّ عَيْنَيْهِ لَتَذْرِفَانِ.
IsnādD'après Yaʿqūb ibn Ibrāhīm, d'après Ibn ʿUlayya, d'après Ayyūb, d'après Ḥumayd ibn Hilāl, d'après Anas ibn Mālik — qu'Allah l'agrée —
Il a dit : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) fit un sermon et dit : "Zayd prit l'étendard et fut tué ; puis Jaʿfar le prit et fut tué ; puis ʿAbd Allāh ibn Rawāḥa le prit et fut tué ; puis Khālid ibn al-Walīd le prit, sans avoir été désigné commandant, et la victoire lui fut accordée. Et il ne me réjouit pas — ou il dit : il ne les réjouit pas — qu'ils soient auprès de nous." » Il dit : « Et ses deux yeux versaient des larmes. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، وَسَهْلُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَتَاهُ رِعْلٌ وَذَكْوَانُ وَعُصَيَّةُ وَبَنُو لِحْيَانَ، فَزَعَمُوا أَنَّهُمْ قَدْ أَسْلَمُوا، وَاسْتَمَدُّوهُ عَلَى قَوْمِهِمْ، فَأَمَدَّهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِسَبْعِينَ مِنَ الأَنْصَارِ قَالَ أَنَسٌ كُنَّا نُسَمِّيهِمُ الْقُرَّاءَ، يَحْطِبُونَ بِالنَّهَارِ وَيُصَلُّونَ بِاللَّيْلِ، فَانْطَلَقُوا بِهِمْ حَتَّى بَلَغُوا بِئْرَ مَعُونَةَ غَدَرُوا بِهِمْ وَقَتَلُوهُمْ، فَقَنَتَ شَهْرًا يَدْعُو عَلَى رِعْلٍ وَذَكْوَانَ وَبَنِي لِحْيَانَ. قَالَ قَتَادَةُ وَحَدَّثَنَا أَنَسٌ أَنَّهُمْ قَرَءُوا بِهِمْ قُرْآنًا أَلاَ بَلِّغُوا عَنَّا قَوْمَنَا بِأَنَّا قَدْ لَقِينَا رَبَّنَا فَرَضِيَ عَنَّا وَأَرْضَانَا. ثُمَّ رُفِعَ ذَلِكَ بَعْدُ.
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, Ibn Abī ʿAdī et Sahl ibn Yūsuf nous ont rapporté, d'après Saʿīd, d'après Qatāda, d'après Anas — qu'Allah l'agrée —
Que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) reçut la visite des tribus de Riʿl, Dhakwān, ʿUṣayya et Banū Liḥyān. Ils prétendirent avoir embrassé l'islam et sollicitèrent son soutien contre leurs propres peuples. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) leur accorda soixante-dix hommes parmi les Anṣār (auxiliaires). Anas dit : « Nous les appelions les lecteurs (al-qurrāʾ) ; ils ramassaient du bois le jour et priaient la nuit. » Ces hommes partirent avec eux jusqu'à atteindre le puits de Maʿūna. Les envoyés les trahirent et les tuèrent. Alors le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) prononça le qunūt (invocation de malédiction) pendant un mois, maudissant Riʿl, Dhakwān et Banū Liḥyān. Qatāda dit : « Anas nous a rapporté qu'ils (les martyrs) récitaient à leur sujet un passage coranique (qui a été abrogé) : "Transmettez de notre part à notre peuple que nous avons rencontré notre Seigneur ; Il a été satisfait de nous et nous a satisfaits." Puis cela fut abrogé par la suite. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ ذَكَرَ لَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ عَنْ أَبِي طَلْحَةَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ كَانَ إِذَا ظَهَرَ عَلَى قَوْمٍ أَقَامَ بِالْعَرْصَةِ ثَلاَثَ لَيَالٍ. تَابَعَهُ مُعَاذٌ وَعَبْدُ الأَعْلَى حَدَّثَنَا سَعِيدٌ عَنْ قَتَادَةَ عَنْ أَنَسٍ عَنْ أَبِي طَلْحَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādD'après Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥīm, d'après Rawḥ ibn ʿUbāda, d'après Saʿīd, d'après Qatāda, qui a dit : « Anas ibn Mālik nous a rapporté, d'après Abū Ṭalḥa — que Dieu les agrée tous deux —, d'après le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) »
« Lorsqu'il triomphait d'un peuple, il demeurait sur le lieu de l'affrontement trois nuits. »
حَدَّثَنَا هُدْبَةُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، أَنَّ أَنَسًا، أَخْبَرَهُ قَالَ اعْتَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْجِعْرَانَةِ، حَيْثُ قَسَمَ غَنَائِمَ حُنَيْنٍ.
IsnādNous a rapporté Hudba ibn Khālid, nous a rapporté Hammām, d'après Qatāda, qu'Anas l'a informé
Il a dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a accompli la ʿumra (pèlerinage mineur) à partir d'al-Jiʿrāna, là où il avait partagé le butin de Ḥunayn. »
قَالَ ابْنُ نُمَيْرٍ حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ ذَهَبَ فَرَسٌ لَهُ، فَأَخَذَهُ الْعَدُوُّ، فَظَهَرَ عَلَيْهِ الْمُسْلِمُونَ فَرُدَّ عَلَيْهِ فِي زَمَنِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَأَبَقَ عَبْدٌ لَهُ فَلَحِقَ بِالرُّومِ، فَظَهَرَ عَلَيْهِمُ الْمُسْلِمُونَ، فَرَدَّهُ عَلَيْهِ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādIbn Numayr a dit : « ʿUbayd Allāh nous a rapporté, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar (qu’Allah les agrée tous deux) : »
Il a dit : « Un cheval à lui s’enfuit, puis l’ennemi le prit ; ensuite les musulmans eurent le dessus [sur cet ennemi] et le cheval lui fut rendu du temps du Messager d’Allah (que la prière et la paix soient sur lui). Et un esclave à lui s’enfuit pour rejoindre les Byzantins (ar-Rūm) ; les musulmans eurent le dessus sur eux, et Khālid ibn al-Walīd le lui rendit après la mort du Prophète (que la prière et la paix soient sur lui). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، قَالَ أَخْبَرَنِي نَافِعٌ، أَنَّ عَبْدًا، لاِبْنِ عُمَرَ أَبَقَ فَلَحِقَ بِالرُّومِ، فَظَهَرَ عَلَيْهِ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ، فَرَدَّهُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ، وَأَنَّ فَرَسًا لاِبْنِ عُمَرَ عَارَ فَلَحِقَ بِالرُّومِ، فَظَهَرَ عَلَيْهِ فَرَدُّوهُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ. قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ عَارَ مُشْتَقٌّ مِنْ الْعَيْرِ وَهُوَ حِمَارُ وَحْشٍ أَيْ هَرَبَ
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshâr, d'après Yaḥyâ, d'après ʿUbayd Allâh, qui a dit : « Nâfiʿ m'a informé qu'un esclave d'Ibn ʿUmar s'enfuit et rejoignit le territoire byzantin, puis Khâlid ibn al-Walîd le rattrapa et le rendit à ʿAbd Allâh (Ibn ʿUmar), et qu'un cheval d'Ibn ʿUmar s'échappa et rejoignit le territoire byzantin, puis ils le rattrapèrent et le rendirent à ʿAbd Allâh (Ibn ʿUmar). »
Et qu'un cheval d'Ibn ʿUmar s'échappa et rejoignit le territoire byzantin, puis ils le rattrapèrent et le rendirent à ʿAbd Allâh (Ibn ʿUmar).
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما أَنَّهُ كَانَ عَلَى فَرَسٍ يَوْمَ لَقِيَ الْمُسْلِمُونَ، وَأَمِيرُ الْمُسْلِمِينَ يَوْمَئِذٍ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ، بَعَثَهُ أَبُو بَكْرٍ، فَأَخَذَهُ الْعَدُوُّ، فَلَمَّا هُزِمَ الْعَدُوُّ رَدَّ خَالِدٌ فَرَسَهُ.
IsnādAḥmad ibn Yūnus nous a rapporté, Zuhayr nous a rapporté, d'après Mūsā ibn ʿUqba, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allah les agrée tous deux)
Il se trouvait sur un cheval le jour où les musulmans rencontrèrent l'ennemi ; le commandant des musulmans ce jour-là était Khālid ibn al-Walīd, que Abū Bakr avait envoyé. L'ennemi s'empara du cheval, puis lorsque l'ennemi fut mis en déroute, Khālid rendit son cheval.
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، أَخْبَرَنَا حَنْظَلَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ، أَخْبَرَنَا سَعِيدُ بْنُ مِينَاءَ، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ذَبَحْنَا بُهَيْمَةً لَنَا، وَطَحَنْتُ صَاعًا مِنْ شَعِيرٍ، فَتَعَالَ أَنْتَ وَنَفَرٌ، فَصَاحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " يَا أَهْلَ الْخَنْدَقِ، إِنَّ جَابِرًا قَدْ صَنَعَ سُؤْرًا، فَحَىَّ هَلاً بِكُمْ " .
IsnādNous a rapporté ʿAmr ibn ʿAlī, nous a rapporté Abū ʿĀṣim, nous a informé Ḥanẓala ibn Abī Sufyān, nous a informé Saʿīd ibn Mīnāʾ, qui dit : j’ai entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh (que Dieu les agrée) dire :
J’ai dit : « Ô Messager de Dieu, nous avons immolé une petite bête qui nous appartient, et j’ai moulu un ṣāʿ (mesure de capacité) d’orge. Viens donc, toi et un groupe. » Alors le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) s’écria : « Ô gens du Fossé ! Jābir a préparé un repas. Allez-y, hâtez-vous ! »
حَدَّثَنَا حِبَّانُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ خَالِدِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أُمِّ خَالِدٍ بِنْتِ خَالِدِ بْنِ سَعِيدٍ، قَالَتْ أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَ أَبِي وَعَلَىَّ قَمِيصٌ أَصْفَرُ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " سَنَهْ سَنَهْ ". قَالَ عَبْدُ اللَّهِ وَهْىَ بِالْحَبَشِيَّةِ حَسَنَةٌ. قَالَتْ فَذَهَبْتُ أَلْعَبُ بِخَاتَمِ النُّبُوَّةِ، فَزَبَرَنِي أَبِي قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " دَعْهَا ". ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ " أَبْلِي وَأَخْلِفِي، ثُمَّ أَبْلِي وَأَخْلِفِي، ثُمَّ أَبْلِي وَأَخْلِفِي ". قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَبَقِيَتْ حَتَّى ذَكَرَ.
IsnādḤibbān ibn Mūsā nous a rapporté, informés par ʿAbd Allāh, d'après Khālid ibn Saʿīd, d'après son père, d'après Umm Khālid bint Khālid ibn Saʿīd
Elle dit : « Je vins auprès du Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) avec mon père, alors que je portais une tunique jaune. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : “Sanah, sanah.” » ʿAbd Allāh dit : « Ce mot, en langue abyssinienne, signifie “bien” ou “beau” (ḥasana). » Elle poursuivit : « Je me mis à jouer avec le sceau de la prophétie (le sceau distinctif entre les omoplates du Prophète), et mon père me réprimanda. Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : “Laisse-la tranquille.” Puis le Messager de Dieu dit : “Use-le et remplaces-le, puis use-le et remplaces-le, puis use-le et remplaces-le.” » ʿAbd Allāh dit : « Elle le porta jusqu'à ce qu'il devienne usé (ou mentionné). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه أَنَّ الْحَسَنَ بْنَ عَلِيٍّ، أَخَذَ تَمْرَةً مِنْ تَمْرِ الصَّدَقَةِ، فَجَعَلَهَا فِي فِيهِ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْفَارِسِيَّةِ " كَخٍ كَخٍ، أَمَا تَعْرِفُ أَنَّا لاَ نَأْكُلُ الصَّدَقَةَ " .
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapportés, d'après Ghundar, d'après Shuʿba, d'après Muḥammad ibn Ziyād, d'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée)
Al-Ḥasan ibn ʿAlī prit une datte des dattes de l'aumône (ṣadaqa) et la mit dans sa bouche. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit en persan : « Kakh, kakh ! Ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas de l'aumône (ṣadaqa) ? »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ أَبِي حَيَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو زُرْعَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَامَ فِينَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ الْغُلُولَ فَعَظَّمَهُ وَعَظَّمَ أَمْرَهُ قَالَ " لاَ أُلْفِيَنَّ أَحَدَكُمْ يَوْمَ الْقِيَامَةِ عَلَى رَقَبَتِهِ شَاةٌ لَهَا ثُغَاءٌ عَلَى رَقَبَتِهِ فَرَسٌ لَهُ حَمْحَمَةٌ يَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَغِثْنِي. فَأَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ شَيْئًا، قَدْ أَبْلَغْتُكَ. وَعَلَى رَقَبَتِهِ بَعِيرٌ لَهُ رُغَاءٌ، يَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَغِثْنِي. فَأَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ شَيْئًا، قَدْ أَبْلَغْتُكَ. وَعَلَى رَقَبَتِهِ صَامِتٌ، فَيَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَغِثْنِي. فَأَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ شَيْئًا، قَدْ أَبْلَغْتُكَ. أَوْ عَلَى رَقَبَتِهِ رِقَاعٌ تَخْفِقُ، فَيَقُولُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَغِثْنِي. فَأَقُولُ لاَ أَمْلِكُ لَكَ شَيْئًا، قَدْ أَبْلَغْتُكَ " . وَقَالَ أَيُّوبُ عَنْ أَبِي حَيَّانَ فَرَسٌ لَهُ حَمْحَمَةٌ.
IsnādD'après Abū Zurʿa, qui a dit : D'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée), qui a dit :
Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) se leva parmi nous et évoqua le sujet du ghulūl (butin de guerre détourné illégalement), il en souligna la gravité et l'ampleur, puis il dit : « Que je ne trouve aucun d'entre vous, au Jour de la Résurrection, portant sur son cou une brebis qui bêle, ou un cheval qui hennit, ou un chameau qui mugit, cet homme disant : « Ô Messager d'Allah, secours-moi ! » et moi disant : « Je ne peux rien pour toi, je t'avais bien transmis (l'avertissement). » Ou encore, portant sur son cou des vêtements déployés (dérobés), et il dit : « Ô Messager d'Allah, secours-moi ! » et moi disant : « Je ne peux rien pour toi, je t'avais bien transmis (l'avertissement). » » Et Ayyūb rapporte d'après Abū Ḥayyān : « un cheval qui hennit ».
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ كَانَ عَلَى ثَقَلِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ يُقَالُ لَهُ كِرْكِرَةُ فَمَاتَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُوَ فِي النَّارِ " . فَذَهَبُوا يَنْظُرُونَ إِلَيْهِ فَوَجَدُوا عَبَاءَةً قَدْ غَلَّهَا. قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ قَالَ ابْنُ سَلاَمٍ كَرْكَرَةُ، يَعْنِي بِفَتْحِ الْكَافِ، وَهْوَ مَضْبُوطٌ كَذَا.
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, qui a rapporté de Sufyān, d'après ʿAmr, d'après Sālim ibn Abī al-Jaʿd, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr
Il a dit : « Un homme appelé Kirkara était responsable des bagages du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Il mourut, et l'Envoyé de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Il est en Enfer. » Ils allèrent donc l'examiner et trouvèrent qu'il avait détourné une cape (ʿabāʾa). » Abū ʿAbd Allāh (al-Bukhārī) dit : « Ibn Salām a dit : « Kirkara », c'est-à-dire avec la fatḥa sur le kāf, et il est ainsi consigné. »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبَايَةَ بْنِ رِفَاعَةَ، عَنْ جَدِّهِ، رَافِعٍ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِذِي الْحُلَيْفَةِ، فَأَصَابَ النَّاسَ جُوعٌ وَأَصَبْنَا إِبِلاً وَغَنَمًا، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي أُخْرَيَاتِ النَّاسِ، فَعَجِلُوا فَنَصَبُوا الْقُدُورَ، فَأَمَرَ بِالْقُدُورِ فَأُكْفِئَتْ، ثُمَّ قَسَمَ فَعَدَلَ عَشَرَةً مِنَ الْغَنَمِ بِبَعِيرٍ، فَنَدَّ مِنْهَا بَعِيرٌ، وَفِي الْقَوْمِ خَيْلٌ يَسِيرٌ فَطَلَبُوهُ فَأَعْيَاهُمْ، فَأَهْوَى إِلَيْهِ رَجُلٌ بِسَهْمٍ، فَحَبَسَهُ اللَّهُ فَقَالَ " هَذِهِ الْبَهَائِمُ لَهَا أَوَابِدُ كَأَوَابِدِ الْوَحْشِ، فَمَا نَدَّ عَلَيْكُمْ فَاصْنَعُوا بِهِ هَكَذَا ". فَقَالَ جَدِّي إِنَّا نَرْجُو ـ أَوْ نَخَافُ ـ أَنْ نَلْقَى الْعَدُوَّ غَدًا وَلَيْسَ مَعَنَا مُدًى، أَفَنَذْبَحُ بِالْقَصَبِ فَقَالَ " مَا أَنْهَرَ الدَّمَ وَذُكِرَ اسْمُ اللَّهِ فَكُلْ، لَيْسَ السِّنَّ وَالظُّفُرَ، وَسَأُحَدِّثُكُمْ عَنْ ذَلِكَ، أَمَّا السِّنُّ فَعَظْمٌ، وَأَمَّا الظُّفُرُ فَمُدَى الْحَبَشَةِ ".
IsnādMūsā ibn Ismāʿīl nous a rapporté – Abū ʿAwāna nous a rapporté – d'après Saʿīd ibn Masrūq – d'après ʿAbāya ibn Rifāʿa – d'après son grand-père, Rāfiʿ
Il a dit : « Nous étions avec le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) à Dhū l-Ḥulayfa. Les gens furent frappés par la faim, et nous avions des chameaux et des moutons. Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) se trouvait à l’arrière des gens. Ils se hâtèrent et installèrent les marmites. Il ordonna alors au sujet des marmites, et elles furent renversées. Puis il fit le partage, établissant l’équivalence de dix moutons pour un chameau. L’un des chameaux s’enfuit ; dans le groupe, il y avait peu de chevaux. Ils le poursuivirent, mais il les épuisa. Un homme lui lança une flèche, et Dieu le retint. Il dit alors : « Ces bêtes ont des échappées comme les échappées des bêtes sauvages. Ce qui vous échappe parmi elles, faites-lui ainsi. » Mon grand-père dit alors : « Nous espérons — ou nous craignons — rencontrer l’ennemi demain, et nous n’avons pas de couteaux. Pouvons-nous égorger avec des roseaux ? » Il répondit : « Ce qui fait couler le sang et sur quoi le nom de Dieu a été prononcé, mangez-en, à l’exception de la dent et de l’ongle. Je vais vous expliquer cela : quant à la dent, c’est un os ; quant à l’ongle, ce sont les couteaux des Abyssins. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي قَيْسٌ، قَالَ قَالَ لِي جَرِيرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". وَكَانَ بَيْتًا فِيهِ خَثْعَمُ يُسَمَّى كَعْبَةَ الْيَمَانِيَةَ، فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةٍ مِنْ أَحْمَسَ، وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ، فَأَخْبَرْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَنِّي لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَضَرَبَ فِي صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ أَصَابِعِهِ فِي صَدْرِي فَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ". فَانْطَلَقَ إِلَيْهَا فَكَسَرَهَا وَحَرَّقَهَا، فَأَرْسَلَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُبَشِّرُهُ فَقَالَ رَسُولُ جَرِيرٍ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، مَا جِئْتُكَ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ، فَبَارَكَ عَلَى خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ. قَالَ مُسَدَّدٌ بَيْتٌ فِي خَثْعَمَ.
IsnādMuhammad ibn al-Muthannâ nous a rapporté, qui a dit : Yaḥyâ nous a rapporté, qui a dit : Ismâ‘îl nous a rapporté, qui a dit : Qays m’a raconté, qui a dit : Jarîr ibn ‘Abd Allâh (qu’Allâh l’agrée) m’a dit :
Le Messager d’Allâh (sur lui la paix et le salut) m’a dit : « Ne veux-tu pas me délivrer de Dhû l-Khalasa (une idole) ? » C’était une maison (un temple) dans le territoire de Khath‘am, appelée la Ka‘ba yéménite. Je partis donc avec cent cinquante cavaliers de la tribu d’Aḥmas, qui étaient des gens de cheval. J’informai le Prophète (sur lui la paix et le salut) que je n’étais pas ferme à cheval ; il me frappa la poitrine jusqu’à ce que je visse la marque de ses doigts sur ma poitrine, puis il dit : « Ô Allâh ! Affermis-le et fais de lui un guide bien guidé. » Il partit vers cette idole, la brisa et la brûla, puis envoya un messager au Prophète (sur lui la paix et le salut) pour lui annoncer la bonne nouvelle. Le messager de Jarîr dit : « Ô Messager d’Allâh ! Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne suis venu à toi qu’après avoir laissé cette idole comme un chameau galeux. » Alors il (le Prophète) bénit les chevaux et les hommes d’Aḥmas cinq fois. Mousaddad (un transmetteur) a précisé : « une maison dans le territoire de Khath‘am ».
حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنْ طَاوُسٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ فَتْحِ مَكَّةَ " لاَ هِجْرَةَ وَلَكِنْ جِهَادٌ وَنِيَّةٌ، وَإِذَا اسْتُنْفِرْتُمْ فَانْفِرُوا " .
IsnādNous a rapporté Ādam ibn Abī Iyās, nous a rapporté Shaybān, d'après Manṣūr, d'après Mujāhid, d'après Ṭāwus, d'après Ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée), qui a dit :
Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a dit le jour de la conquête de La Mecque : « Il n'y a plus d'émigration (hijra), mais subsistent le combat dans le sentier d'Allah (jihād) et l'intention (niyya). Si vous êtes appelés à partir en campagne, partez. »
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ النَّهْدِيِّ، عَنْ مُجَاشِعِ بْنِ مَسْعُودٍ، قَالَ جَاءَ مُجَاشِعٌ بِأَخِيهِ مُجَالِدِ بْنِ مَسْعُودٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ هَذَا مُجَالِدٌ يُبَايِعُكَ عَلَى الْهِجْرَةِ. فَقَالَ " لاَ هِجْرَةَ بَعْدَ فَتْحِ مَكَّةَ، وَلَكِنْ أُبَايِعُهُ عَلَى الإِسْلاَمِ " .
IsnādIbrāhīm ibn Mūsā nous a rapporté, informé par Yazīd ibn Zurayʿ, d'après Khālid, d'après Abū ʿUthmān al-Nahdī, d'après Mujāshiʿ ibn Masʿūd
Il a dit : « Mujāshiʿ vint avec son frère Mujālid ibn Masʿūd auprès du Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) et dit : "Voici Mujālid : il te fait le serment d'allégeance pour l'émigration (hijra)." Le Prophète répondit : "Il n'y a plus d'émigration après la conquête de La Mecque, mais je lui fais le serment d'allégeance pour l'islam." »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو وَابْنُ جُرَيْجٍ سَمِعْتُ عَطَاءً، يَقُولُ ذَهَبْتُ مَعَ عُبَيْدِ بْنِ عُمَيْرٍ إِلَى عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ وَهْىَ مُجَاوِرَةٌ بِثَبِيرٍ فَقَالَتْ لَنَا انْقَطَعَتِ الْهِجْرَةُ مُنْذُ فَتَحَ اللَّهُ عَلَى نَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم مَكَّةَ.
IsnādD'après ʿAlī ibn ʿAbd Allāh qui dit: Sufyān nous a rapporté, d'après ʿAmr et Ibn Jurayj qui ont dit: J'ai entendu ʿAṭā' dire: Je suis allé avec ʿUbayd ibn ʿUmayr chez ʿĀ'isha — que Dieu l'agrée — alors qu'elle séjournait à Thabīr
Elle nous dit: « L'émigration (al-hijra) a cessé depuis que Dieu a ouvert La Mecque à Son Prophète — que Dieu prie sur lui et le salue. »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ حَوْشَبٍ الطَّائِفِيُّ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا حُصَيْنٌ، عَنْ سَعْدِ بْنِ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَكَانَ، عُثْمَانِيًّا فَقَالَ لاِبْنِ عَطِيَّةَ وَكَانَ عَلَوِيًّا إِنِّي لأَعْلَمُ مَا الَّذِي جَرَّأَ صَاحِبَكَ عَلَى الدِّمَاءِ سَمِعْتُهُ يَقُولُ بَعَثَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَالزُّبَيْرَ، فَقَالَ " ائْتُوا رَوْضَةَ كَذَا، وَتَجِدُونَ بِهَا امْرَأَةً أَعْطَاهَا حَاطِبٌ كِتَابًا ". فَأَتَيْنَا الرَّوْضَةَ فَقُلْنَا الْكِتَابَ. قَالَتْ لَمْ يُعْطِنِي. فَقُلْنَا لَتُخْرِجِنَّ أَوْ لأُجَرِّدَنَّكِ. فَأَخْرَجَتْ مِنْ حُجْزَتِهَا، فَأَرْسَلَ إِلَى حَاطِبٍ فَقَالَ لاَ تَعْجَلْ، وَاللَّهِ مَا كَفَرْتُ وَلاَ ازْدَدْتُ لِلإِسْلاَمِ إِلاَّ حُبًّا، وَلَمْ يَكُنْ أَحَدٌ مِنْ أَصْحَابِكَ إِلاَّ وَلَهُ بِمَكَّةَ مَنْ يَدْفَعُ اللَّهُ بِهِ عَنْ أَهْلِهِ وَمَالِهِ، وَلَمْ يَكُنْ لِي أَحَدٌ، فَأَحْبَبْتُ أَنْ أَتَّخِذَ عِنْدَهُمْ يَدًا. فَصَدَّقَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ عُمَرُ دَعْنِي أَضْرِبْ عُنُقَهُ، فَإِنَّهُ قَدْ نَافَقَ. فَقَالَ " مَا يُدْرِيكَ لَعَلَّ اللَّهَ اطَّلَعَ عَلَى أَهْلِ بَدْرٍ، فَقَالَ اعْمَلُوا مَا شِئْتُمْ ". فَهَذَا الَّذِي جَرَّأَهُ.
IsnādMoi, Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Ḥawshab al-Ṭāʾifī, m'a rapporté : Hushaym nous a rapporté : Ḥuṣayn nous a informé, d'après Saʿd ibn ʿUbayda, d'après Abū ʿAbd al-Raḥmān — qui était de la faction de ʿUthmān — qui dit à Ibn ʿAṭiyya — qui était de la faction de ʿAlī — : « Je sais bien ce qui a enhardi ton compagnon à verser le sang. Je l'ai entendu dire :
« Le Prophète (sur lui la paix et le salut) m'envoya, moi et al-Zubayr, en disant : "Allez à tel jardin (rawdah), vous y trouverez une femme à laquelle Ḥāṭib a remis une lettre." Nous allâmes donc au jardin et nous dîmes : "La lettre !" Elle répondit : "Il ne m'a rien donné." Nous dîmes : "Tu vas la sortir, ou nous te dévêtirons." Alors elle la sortit de sa ceinture. [Le Prophète] fit venir Ḥāṭib, qui dit : "N'aie pas de hâte ! Par Allāh, je n'ai pas mécru et je n'ai fait qu'augmenter en amour pour l'islam. Aucun de tes Compagnons n'a à La Mecque quelqu'un par qui Allāh protège sa famille et ses biens, tandis que moi, je n'ai personne. J'ai donc voulu m'assurer un service auprès d'eux." Le Prophète (sur lui la paix et le salut) le crut. ʿUmar dit : "Laisse-moi lui trancher la tête, car il est devenu hypocrite." Il répondit : "Qui te dit ? Peut-être qu'Allāh a considéré les gens de Badr et a dit : 'Faites ce que vous voulez'." » Et c'est cela qui l'avait enhardi.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي الأَسْوَدِ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، وَحُمَيْدُ بْنُ الأَسْوَدِ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ الشَّهِيدِ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، قَالَ ابْنُ الزُّبَيْرِ لاِبْنِ جَعْفَرٍ ـ رضى الله عنهم أَتَذْكُرُ إِذْ تَلَقَّيْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَا وَأَنْتَ وَابْنُ عَبَّاسٍ قَالَ نَعَمْ، فَحَمَلَنَا وَتَرَكَكَ.
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Abī al-Aswad, nous a rapporté Yazīd ibn Zurayʿ et Ḥumayd ibn al-Aswad, d'après Ḥabīb ibn al-Shahīd, d'après Ibn Abī Mulayka
Ibn al-Zubayr (que Dieu les agrée) dit à Ibn Jaʿfar : « Te souviens-tu lorsque nous avons accueilli le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui), toi, moi et Ibn ʿAbbās ? » Il répondit : « Oui. Alors il nous a portés (sur sa monture) et t'a laissé. »
حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ قَالَ السَّائِبُ بْنُ يَزِيدَ ـ رضى الله عنه ذَهَبْنَا نَتَلَقَّى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَ الصِّبْيَانِ إِلَى ثَنِيَّةِ الْوَدَاعِ.
IsnādNous a rapporté Mālik ibn Ismāʿīl, nous a rapporté Ibn ʿUyayna, d'après al-Zuhrī, a dit al-Sāʾib ibn Yazīd – qu'Allah l'agrée – :
Nous sommes allés, avec les jeunes garçons, accueillir le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) jusqu'à Thaniyyat al-Wadāʿ (le col d'al-Wadāʿ).
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا قَفَلَ كَبَّرَ ثَلاَثًا قَالَ " آيِبُونَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ تَائِبُونَ عَابِدُونَ حَامِدُونَ لِرَبِّنَا سَاجِدُونَ، صَدَقَ اللَّهُ وَعْدَهُ، وَنَصَرَ عَبْدَهُ، وَهَزَمَ الأَحْزَابَ وَحْدَهُ " .
IsnādMūsā ibn Ismāʿīl nous a rapporté, Juwayriya nous a rapporté, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh (qu'Allah l'agrée)
Le Prophète (sur lui la paix et le salut), lorsqu'il revenait d'une expédition, prononçait trois fois le takbīr (Allāhu akbar), puis disait : « Nous revenons, s'il plaît à Allah, repentants, adorateurs, louangeurs de notre Seigneur, prosternés. Allah a tenu Sa promesse, a secouru Son serviteur et a défait seul les coalisés. »
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مَقْفَلَهُ مِنْ عُسْفَانَ، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى رَاحِلَتِهِ، وَقَدْ أَرْدَفَ صَفِيَّةَ بِنْتَ حُيَىٍّ، فَعَثَرَتْ نَاقَتُهُ فَصُرِعَا جَمِيعًا، فَاقْتَحَمَ أَبُو طَلْحَةَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، جَعَلَنِي اللَّهُ فِدَاءَكَ. قَالَ " عَلَيْكَ الْمَرْأَةَ ". فَقَلَبَ ثَوْبًا عَلَى وَجْهِهِ وَأَتَاهَا، فَأَلْقَاهَا عَلَيْهَا وَأَصْلَحَ لَهُمَا مَرْكَبَهُمَا فَرَكِبَا، وَاكْتَنَفْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَلَمَّا أَشْرَفْنَا عَلَى الْمَدِينَةِ قَالَ " آيِبُونَ تَائِبُونَ عَابِدُونَ لِرَبِّنَا حَامِدُونَ ". فَلَمْ يَزَلْ يَقُولُ ذَلِكَ حَتَّى دَخَلَ الْمَدِينَةَ.
IsnādAbū Maʿmar nous a rapporté, ʿAbd al-Wārith nous a rapporté, il a dit : Yaḥyā b. Abī Isḥāq m'a rapporté, d'après Anas b. Mālik — qu'Allah soit satisfait de lui —
Il a dit : Nous étions avec le Prophète — ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam — lors de son retour de ʿUsfān. Le Messager d'Allah — ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam — était sur sa monture, et il avait fait monter derrière lui Ṣafiyya bint Ḥuyayy. Sa chamelle trébucha et ils tombèrent tous les deux. Abū Ṭalḥa bondit et dit : « Ô Messager d'Allah, qu'Allah fasse que je sois ta rançon ! » Il dit : « Occupe-toi de la femme. » Il retourna un vêtement sur son visage, s'approcha d'elle, jeta le vêtement sur elle, puis répara leur monture pour eux deux, et ils montèrent. Nous entourâmes le Messager d'Allah — ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam — et lorsque nous fûmes en vue de Médine, il dit : « Nous revenons, repentants, adorateurs, et louangeurs de notre Seigneur. » Il continua à dire cela jusqu'à ce qu'il entre dans Médine.
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه أَنَّهُ أَقْبَلَ هُوَ وَأَبُو طَلْحَةَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَمَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم صَفِيَّةُ مُرْدِفَهَا عَلَى رَاحِلَتِهِ، فَلَمَّا كَانُوا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ عَثَرَتِ النَّاقَةُ، فَصُرِعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَالْمَرْأَةُ، وَإِنَّ أَبَا طَلْحَةَ ـ قَالَ أَحْسِبُ قَالَ ـ اقْتَحَمَ عَنْ بَعِيرِهِ فَأَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ جَعَلَنِي اللَّهُ فِدَاءَكَ، هَلْ أَصَابَكَ مِنْ شَىْءٍ قَالَ " لاَ، وَلَكِنْ عَلَيْكَ بِالْمَرْأَةِ ". فَأَلْقَى أَبُو طَلْحَةَ ثَوْبَهُ عَلَى وَجْهِهِ، فَقَصَدَ قَصْدَهَا فَأَلْقَى ثَوْبَهُ عَلَيْهَا، فَقَامَتِ الْمَرْأَةُ، فَشَدَّ لَهُمَا عَلَى رَاحِلَتِهِمَا فَرَكِبَا، فَسَارُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِظَهْرِ الْمَدِينَةِ ـ أَوْ قَالَ أَشْرَفُوا عَلَى الْمَدِينَةِ ـ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " آيِبُونَ تَائِبُونَ عَابِدُونَ لِرَبِّنَا حَامِدُونَ ". فَلَمْ يَزَلْ يَقُولُهَا حَتَّى دَخَلَ الْمَدِينَةَ.
IsnādNous a rapporté ʿAlī, nous a rapporté Bishr ibn al-Mufaḍḍal, nous a rapportā Yaḥyā ibn Abī Isḥāq, d’après Anas ibn Mālik (qu’Allah l’agrée)
lui (Anas) et Abū Ṭalḥa revenaient avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui), et avec le Prophète se trouvait Ṣafiyya installée en croupe sur sa monture. Lorsqu’ils furent sur une partie du chemin, la chamelle trébucha, et le Prophète ainsi que la femme tombèrent. Abū Ṭalḥa — je pense qu’il (Anas) a dit — sauta de sa chamelle, vint vers l’Envoyé d’Allah (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) et dit : « Ô Prophète d’Allah, qu’Allah me fasse sacrifice pour toi ! As-tu été blessé ? » Il répondit : « Non, mais occupe-toi de la femme. » Alors Abū Ṭalḥa jeta son vêtement sur son visage, se dirigea vers elle et jeta son vêtement sur elle. La femme se leva, il (Abū Ṭalḥa) sangla pour eux deux leurs montures, ils montèrent, et ils poursuivirent leur chemin. Lorsqu’ils furent près de Médine — ou il dit : « lorsqu’ils eurent une vue sur Médine » — le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit : « Nous revenons, repentants, adorateurs de notre Seigneur, Lui rendant grâces. » Et il ne cessa de répéter cela jusqu’à ce qu’il entrât dans Médine.
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَارِبِ بْنِ دِثَارٍ، قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، رضى الله عنهما قَالَ كُنْتُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ قَالَ لِي " ادْخُلِ الْمَسْجِدَ فَصَلِّ رَكْعَتَيْنِ " .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Sulaymān ibn Ḥarb, qui l'a reçu de Shuʿba, d'après Muḥārib ibn Dithār, qui a dit : j'ai entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh (que Dieu les agrée, lui et son père) dire :
J'étais avec le Prophète (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) lors d'un voyage. Lorsque nous arrivâmes à Médine, il me dit : « Entre dans la mosquée et accomplis deux rakʿa (unités de prière). »
حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، وَعَمِّهِ، عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبٍ عَنْ كَعْبٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا قَدِمَ مِنْ سَفَرٍ ضُحًى دَخَلَ الْمَسْجِدَ، فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ قَبْلَ أَنْ يَجْلِسَ.
IsnādAbū ʿĀṣim nous a rapporté, d'après Ibn Jurayj, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh ibn Kaʿb, d'après son père et son oncle ʿUbayd Allāh ibn Kaʿb, d'après Kaʿb (qu'Allāh l'agrée) :
Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui), lorsqu'il revenait d'un voyage en milieu de matinée (ḍuḥā), entrait dans la mosquée et priait deux rakʿa (unités de prière) avant de s'asseoir.
حَدَّثَنِي مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا وَكِيعٌ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ مُحَارِبِ بْنِ دِثَارٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا قَدِمَ الْمَدِينَةَ نَحَرَ جَزُورًا أَوْ بَقَرَةً. زَادَ مُعَاذ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ مُحَارِبٍ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ اشْتَرَى مِنى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَعِيرًا بِوَقِيَّتَيْنِ وَدِرْهَمٍ أَوْ دِرْهَمَيْنِ، فَلَمَّا قَدِمَ صِرَارًا أَمَرَ بِبَقَرَةٍ فَذُبِحَتْ فَأَكَلُوا مِنْهَا، فَلَمَّا قَدِمَ الْمَدِينَةَ أَمَرَنِي أَنْ آتِيَ الْمَسْجِدَ فَأُصَلىَ رَكْعَتَيْنِ، وَوَزَنَ لِي ثَمَنَ الْبَعِيرِ.
IsnādMuḥammad m'a rapporté, Wakīʿ nous a informés, d'après Shuʿba, d'après Muḥārib ibn Dithār, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh (qu'Allah les agrée tous deux) :
Le Messager d'Allah (prière et salut d'Allah sur lui), à son arrivée à Médine, égorgea un chameau ou une vache. — Et Muʿādh ajouta, d'après Shuʿba, d'après Muḥārib : J'ai entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh dire : « Le Prophète (prière et salut d'Allah sur lui) acheta à Minā une chamelle pour deux ūqiyya (onces d'argent) et un ou deux dirhams. Lorsqu'il arriva à Ṣirār, il ordonna qu'on égorge une vache, et ils en mangèrent. Puis, à son arrivée à Médine, il m'ordonna d'aller à la mosquée et d'y prier deux rakʿa (unités de prière), et il me pesa le prix de la chamelle. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَارِبِ بْنِ دِثَارٍ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ قَدِمْتُ مِنْ سَفَرٍ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَلِّ رَكْعَتَيْنِ " . صِرَارٌ مَوْضِعٌ نَاحِيَةً بِالْمَدِينَةِ.
IsnādAbū al-Walīd nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, d'après Muḥārib ibn Dithār, d'après Jābir, qui a dit :
« Je revenais d'un voyage, et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) me dit : « Accomplis deux rakʿa (unités de prière). » [Le commentateur] ajoute : Ṣirār est un lieu situé en périphérie de Médine. »