حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ، وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ حِينَ جَاءَهُ وَفْدُ هَوَازِنَ مُسْلِمِينَ، فَسَأَلُوهُ أَنْ يَرُدَّ إِلَيْهِمْ أَمْوَالَهُمْ وَسَبْيَهُمْ فَقَالَ لَهُمْ " مَعِي مَنْ تَرَوْنَ، وَأَحَبُّ الْحَدِيثِ إِلَىَّ أَصْدَقُهُ، فَاخْتَارُوا إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ إِمَّا السَّبْىَ وَإِمَّا الْمَالَ، وَقَدْ كُنْتُ اسْتَأْنَيْتُ ". وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم انْتَظَرَهُمْ بِضْعَ عَشْرَةَ لَيْلَةً حِينَ قَفَلَ مِنَ الطَّائِفِ، فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ رَادٍّ إِلَيْهِمْ إِلاَّ إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ قَالُوا فَإِنَّا نَخْتَارُ سَبْيَنَا. فَقَامَ فِي الْمُسْلِمِينَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ فَإِنَّ إِخْوَانَكُمْ هَؤُلاَءِ جَاءُونَا تَائِبِينَ، وَإِنِّي رَأَيْتُ أَنْ أَرُدَّ إِلَيْهِمْ سَبْيَهُمْ، فَمَنْ أَحَبَّ مِنْكُمْ أَنْ يُطَيِّبَ ذَلِكَ فَلْيَفْعَلْ، وَمَنْ أَحَبَّ أَنْ يَكُونَ عَلَى حَظِّهِ حَتَّى نُعْطِيَهُ إِيَّاهُ مِنْ أَوَّلِ مَا يُفِيءُ اللَّهُ عَلَيْنَا فَلْيَفْعَلْ ". فَقَالَ النَّاسُ طَيَّبْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ لَهُمْ. فَقَالَ لَهُمْ " إِنَّا لاَ نَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ فِيهِ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ، فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ ". فَرَجَعَ النَّاسُ فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ، ثُمَّ رَجَعُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّهُمْ طَيَّبُوا وَأَذِنُوا. وَهَذَا الَّذِي بَلَغَنَا مِنْ سَبْىِ هَوَازِنَ هَذَا آخِرُ قَوْلِ الزُّهْرِيِّ، يَعْنِي فَهَذَا الَّذِي بَلَغَنَا.
IsnādYahya ibn Bukayr a rapporté; Al-Layth a raconté d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwa, que Marwân ibn al-Hakam et al-Miswar ibn Makhrama lui ont transmis que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit.
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui), lorsqu'arriva le délégué des Hawâzin demandant la restitution de leurs biens et de leurs captifs, leur dit : « J'ai avec moi ce que vous voyez, et le discours que j'aime le plus est le plus véridique. » Il leur dit de choisir l'une des deux catégories : ou les captifs, ou le butin. (Il ajouta:) « Et je vous avais demandé un délai. » Lorsqu'ils comprirent que le Prophète ne leur rendrait qu'une seule des deux catégories, ils dirent : « Nous choisissons nos captifs. » Le Prophète se plaça alors parmi les musulmans, loua Allah comme Il le mérite, puis dit : « Quant à la suite, vos frères sont venus à nous repentants, et j'ai pensé restituer leurs captifs. Quiconque parmi vous veut que cela lui serve d'acte méritoire (ou de purification), qu'il le fasse ; et quiconque veut que cela reste sa part jusqu'à ce que nous lui donnions de ce qu'Allah nous accordera en premier lieu, qu'il le fasse. » Les gens répondirent : « Nous sommes satisfaits, ô Messager d'Allah, pour eux. » Il dit alors : « Nous ne savons pas qui parmi vous a consenti et qui n'a pas consenti ; retournez auprès de vos chefs jusqu'à ce que vos notables nous fassent connaître votre décision. » Les gens revinrent, leurs notables les consultèrent, puis ils retournèrent auprès du Prophète et l'informèrent qu'ils avaient consenti et donné leur permission. Et ceci — ce qui nous est parvenu au sujet des captifs des Hawâzin — est la dernière parole d'az-Zuhri, c'est-à-dire ce qui lui est parvenu.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ قَتَادَةَ، حَدَّثَنَا أَنَسٌ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أُهْدِيَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم جُبَّةُ سُنْدُسٍ، وَكَانَ يَنْهَى عَنِ الْحَرِيرِ، فَعَجِبَ النَّاسُ مِنْهَا فَقَالَ " وَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ لَمَنَادِيلُ سَعْدِ بْنِ مُعَاذٍ فِي الْجَنَّةِ أَحْسَنُ مِنْ هَذَا ". وَقَالَ سَعِيدٌ عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، إِنَّ أُكَيْدِرَ دُومَةَ أَهْدَى إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādChaîne de transmission : ‘Abdullâh ibn Muhammad → Yûnus ibn Muhammad → Shaybân → Qatâda → Anas (qu’Allah l’agrée). Variante signalée : Sa‘îd rapporte d’après Qatâda d’après Anas.
Anas (qu’Allah l’agrée) dit : « On offrit au Prophète une jubbah en sundus. Or il interdisait la soie. Les gens furent étonnés à ce sujet, et il dit : ‘Par Celui entre les mains duquel est l’âme de Muhammad, les mouchoirs (manâdîl) de Sa‘d ibn Mu‘âdh au Paradis sont meilleurs que ceci.’ » Variante : Sa‘îd, d’après Qatâda d’après Anas, rapporte qu’Ukaydir Duma offrit quelque chose au Prophète.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينٍ وَهْوَ فِيهَا فَاجِرٌ، لِيَقْتَطِعَ بِهَا مَالَ امْرِئٍ مُسْلِمٍ، لَقِيَ اللَّهَ وَهْوَ عَلَيْهِ غَضْبَانُ ". قَالَ فَقَالَ الأَشْعَثُ بْنُ قَيْسٍ فِيَّ وَاللَّهِ كَانَ ذَلِكَ، كَانَ بَيْنِي وَبَيْنَ رَجُلٍ مِنَ الْيَهُودِ أَرْضٌ فَجَحَدَنِي، فَقَدَّمْتُهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلَكَ بَيِّنَةٌ ". قَالَ قُلْتُ لاَ. قَالَ فَقَالَ لِلْيَهُودِيِّ " احْلِفْ ". قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِذًا يَحْلِفَ وَيَذْهَبَ بِمَالِي. قَالَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ وَأَيْمَانِهِمْ ثَمَنًا قَلِيلاً} إِلَى آخِرِ الآيَةِ.
IsnādMuhammad (a rapporté), de la transmission d'Abu Mu'awiya, d'al-A'mash, de Shaqiq, d'Abdullah ibn Mas'ud (qu'Allah soit satisfait de lui)
Le Messager d'Allah, paix et salut sur lui, a dit : « Quiconque jure un serment alors qu'il est en cela un injuste, afin de s'approprier par ce serment la propriété d'un musulman, rencontrera Allah alors qu'Il sera en colère contre lui. » Ash'ath ibn Qays dit : Par Allah, cela m'est arrivé. Il y avait un terrain entre moi et un homme des Juifs ; il m'a nié mon droit, alors je l'ai présenté au Prophète. Le Messager d'Allah me demanda : « As-tu une preuve ? » Je répondis : Non. Alors le Prophète dit au Juif : « Jure. » Je dis : Ô Messager d'Allah, alors il jurerait et emporterait mon bien. Alors Allah, le Très-Haut, fit descendre le verset : « En vérité, ceux qui échangent le pacte d'Allah et leurs serments pour un faible prix... » jusqu'à la fin du verset.
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ مَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينٍ يَسْتَحِقُّ بِهَا مَالاً لَقِيَ اللَّهَ وَهْوَ عَلَيْهِ غَضْبَانُ، ثُمَّ أَنْزَلَ اللَّهُ تَصْدِيقَ ذَلِكَ {إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ وَأَيْمَانِهِمْ} إِلَى {عَذَابٌ أَلِيمٌ}. ثُمَّ إِنَّ الأَشْعَثَ بْنَ قَيْسٍ خَرَجَ إِلَيْنَا فَقَالَ مَا يُحَدِّثُكُمْ أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ فَحَدَّثْنَاهُ بِمَا، قَالَ، فَقَالَ صَدَقَ لَفِيَّ أُنْزِلَتْ، كَانَ بَيْنِي وَبَيْنَ رَجُلٍ خُصُومَةٌ فِي شَىْءٍ، فَاخْتَصَمْنَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " شَاهِدَاكَ أَوْ يَمِينُهُ ". فَقُلْتُ لَهُ إِنَّهُ إِذًا يَحْلِفُ وَلاَ يُبَالِي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينٍ يَسْتَحِقُّ بِهَا مَالاً وَهْوَ فِيهَا فَاجِرٌ لَقِيَ اللَّهَ وَهْوَ عَلَيْهِ غَضْبَانُ ". فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَصْدِيقَ ذَلِكَ، ثُمَّ اقْتَرَأَ هَذِهِ الآيَةَ.
Isnād‘Uthmân ibn Abî Shaybah — Jarîr — Manṣûr — Abû Wa'il — ‘Abdallâh (chaîne de transmission selon le texte)
Message principal : le Prophète (paix et bénédiction) a dit que 'quiconque jure un serment par lequel il obtient un bien alors qu'il est coupable/iniquement engagé dans cette affaire, rencontrera Allâh tandis qu'Il sera courroucé contre lui.' Allâh a confirmé cela par le verset : 'En vérité, ceux qui achètent, au prix de l'engagement d'Allâh et de leurs serments, un gain dérisoire, auront un châtiment douloureux.' Le hadith illustre l'interdiction de prêter serment pour usurper un droit et rappelle la révélation coranique comme confirmation.
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ حَلَفَ عَلَى يَمِينٍ كَاذِبًا لِيَقْتَطِعَ مَالَ رَجُلٍ ـ أَوْ قَالَ أَخِيهِ ـ لَقِيَ اللَّهَ وَهْوَ عَلَيْهِ غَضْبَانُ ". وَأَنْزَلَ اللَّهُ تَصْدِيقَ ذَلِكَ فِي الْقُرْآنِ {إِنَّ الَّذِينَ يَشْتَرُونَ بِعَهْدِ اللَّهِ وَأَيْمَانِهِمْ ثَمَنًا قَلِيلاً} الآيَةَ. فَلَقِيَنِي الأَشْعَثُ فَقَالَ مَا حَدَّثَكُمْ عَبْدُ اللَّهِ الْيَوْمَ، قُلْتُ كَذَا وَكَذَا. قَالَ فِيَّ أُنْزِلَتْ.
IsnādBishr ibn Khâlid → Muhammad ibn Ja'far → Shu‘ba → Sulaymân → Abû Wa'il → ‘Abd Allâh (qu'Allâh soit satisfait de lui). (Transmission rapportée dans al-Bukhârî.)
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : « Celui qui jure par un serment mensonger afin d'arracher la richesse d'un homme — ou dit : de son frère — rencontrera Allâh alors qu'Il est en colère contre lui. » Et Allâh a confirmé cela dans le Coran : « Certes, ceux qui achètent, au prix de l'alliance d'Allâh et de leurs serments, une faible jouissance, pour eux il y aura un châtiment douloureux. » Puis al-Ash‘ath me rencontra et dit : « Qu'est-ce que ‘Abd Allâh vous a raconté aujourd'hui ? » Je répondis ceci et cela. Il dit : « Ce verset a été révélé à mon sujet. »
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، حَدَّثَنَا الزُّهْرِيُّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، رضى الله عنهما قَالاَ جَاءَ أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ. فَقَامَ خَصْمُهُ فَقَالَ صَدَقَ، اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ. فَقَالَ الأَعْرَابِيُّ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا، فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ، فَقَالُوا لِي عَلَى ابْنِكَ الرَّجْمُ. فَفَدَيْتُ ابْنِي مِنْهُ بِمِائَةٍ مِنَ الْغَنَمِ وَوَلِيدَةٍ، ثُمَّ سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ، فَقَالُوا إِنَّمَا عَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ، أَمَّا الْوَلِيدَةُ وَالْغَنَمُ فَرَدٌّ عَلَيْكَ، وَعَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَأَمَّا أَنْتَ يَا أُنَيْسُ ـ لِرَجُلٍ ـ فَاغْدُ عَلَى امْرَأَةِ هَذَا فَارْجُمْهَا ". فَغَدَا عَلَيْهَا أُنَيْسٌ فَرَجَمَهَا.
IsnādD'après Ādam, d'après Ibn Abī Dhiʾb, d'après Al-Zuhrī, d'après ʿUbaydullāh ibn ʿAbdullāh, d'après Abū Hurayra et Zayd ibn Khālid al-Juhānī (qu'Allah soit satisfait d'eux deux).
Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) déclara : «Je trancherai entre vous par le Livre d'Allah. Quant à l'esclave-femme et aux moutons, rends-les ; quant à ton fils, (il encourt) cent coups de fouet et l'exil pendant un an. Et toi, ô Unais (à un homme), va chez la femme de cet homme et lapide-la.» Unais alla chez elle et la lapida.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ سَمِعَ مَرْوَانَ، وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، رضى الله عنهما يُخْبِرَانِ عَنْ أَصْحَابِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لَمَّا كَاتَبَ سُهَيْلُ بْنُ عَمْرٍو يَوْمَئِذٍ كَانَ فِيمَا اشْتَرَطَ سُهَيْلُ بْنُ عَمْرٍو عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ لاَ يَأْتِيكَ مِنَّا أَحَدٌ وَإِنْ كَانَ عَلَى دِينِكَ إِلاَّ رَدَدْتَهُ إِلَيْنَا، وَخَلَّيْتَ بَيْنَنَا وَبَيْنَهُ. فَكَرِهَ الْمُؤْمِنُونَ ذَلِكَ، وَامْتَعَضُوا مِنْهُ، وَأَبَى سُهَيْلٌ إِلاَّ ذَلِكَ، فَكَاتَبَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى ذَلِكَ، فَرَدَّ يَوْمَئِذٍ أَبَا جَنْدَلٍ عَلَى أَبِيهِ سُهَيْلِ بْنِ عَمْرٍو، وَلَمْ يَأْتِهِ أَحَدٌ مِنَ الرِّجَالِ إِلاَّ رَدَّهُ فِي تِلْكَ الْمُدَّةِ، وَإِنْ كَانَ مُسْلِمًا، وَجَاءَ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ، وَكَانَتْ أُمُّ كُلْثُومٍ بِنْتُ عُقْبَةَ بْنِ أَبِي مُعَيْطٍ مِمَّنْ خَرَجَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَئِذٍ وَهْىَ عَاتِقٌ، فَجَاءَ أَهْلُهَا يَسْأَلُونَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَرْجِعَهَا إِلَيْهِمْ، فَلَمْ يَرْجِعْهَا إِلَيْهِمْ لِمَا أَنْزَلَ اللَّهُ فِيهِنَّ {إِذَا جَاءَكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ اللَّهُ أَعْلَمُ بِإِيمَانِهِنَّ} إِلَى قَوْلِهِ {وَلاَ هُمْ يَحِلُّونَ لَهُنَّ}.
IsnādYahya ibn Bukayr a rapporté à notre attention, d'al-Layth, d'Uqayl, d'Ibn Shihâb, qui a dit : 'Urwa ibn al-Zubayr m'a informé qu'il a entendu Marwân et al-Miswar ibn Makhrama (qu'Allah soit satisfait d'eux) rapporter de la part des compagnons du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui).'
Le texte rapporte que, lorsque Suhail ibn 'Amr rédigea l'accord ce jour-là, il imposa au Prophète la condition suivante : « Qu'aucun d'entre nous ne te vienne, même s'il est de ta religion, sans que tu le rendes vers nous, et que tu maintiennes une séparation entre nous et lui. » Les croyants déplorèrent cela et exprimèrent leur mécontentement, mais Suhail insista sur sa condition ; le Prophète rédigea donc la convention ainsi. Ce jour-là Abu Jandal fut rendu à son père Suhail ibn 'Amr, et durant cette période aucun homme ne vint sans être renvoyé, même s'il était musulman. Cependant, les femmes croyantes vinrent comme migrantes. Parmi elles se trouvait Umm Kulthûm bint Uqba ibn Abî Mu'ayt, qui était affranchie. Sa famille vint demander au Prophète de la leur rendre, mais il ne la rendit pas, en raison de la révélation d'Allah à leur sujet : « Quand des femmes croyantes viendront à vous en émigrantes, mettez-les à l'épreuve ; Allah connaît mieux leur foi. Si vous les reconnaissez croyantes, ne les renvoyez pas vers les mécréants — ils ne leur sont pas licites. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، رضى الله عنهم أَنَّهُمَا قَالاَ إِنَّ رَجُلاً مِنَ الأَعْرَابِ أَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولَ اللَّهِ أَنْشُدُكَ اللَّهَ إِلاَّ قَضَيْتَ لِي بِكِتَابِ اللَّهِ. فَقَالَ الْخَصْمُ الآخَرُ وَهْوَ أَفْقَهُ مِنْهُ نَعَمْ فَاقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ، وَائْذَنْ لِي. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قُلْ ". قَالَ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا، فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ، وَإِنِّي أُخْبِرْتُ أَنَّ عَلَى ابْنِي الرَّجْمَ، فَافْتَدَيْتُ مِنْهُ بِمِائَةِ شَاةٍ وَوَلِيدَةٍ، فَسَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ فَأَخْبَرُونِي أَنَّمَا عَلَى ابْنِي جَلْدُ مِائَةٍ، وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَأَنَّ عَلَى امْرَأَةِ هَذَا الرَّجْمَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ، الْوَلِيدَةُ وَالْغَنَمُ رَدٌّ، وَعَلَى ابْنِكَ جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، اغْدُ يَا أُنَيْسُ إِلَى امْرَأَةِ هَذَا فَإِنِ اعْتَرَفَتْ فَارْجُمْهَا ". قَالَ فَغَدَا عَلَيْهَا فَاعْتَرَفَتْ، فَأَمَرَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُجِمَتْ.
IsnādQutayba ibn Saʿīd — rapportant d'après Layth, d'Ibn Shihāb, d'Ubaydullāh ibn ʿAbdullāh ibn ʿUtbah ibn Masʿūd — d'Abû Hurayra et de Zayd ibn Khâlid al-Juhani (qu'Allah les agrée).
Le père dit au Prophète : «Mon fils a été violent à l'égard de cette femme et a commis l'adultère avec elle, et l'on m'a dit que la peine pour mon fils est la lapidation; je l'ai fait racheter par cent moutons et une walīdah. J'ai consulté les gens de science et ils m'ont dit que pour mon fils il y a cent coups de fouet et l'exil d'une année, et que pour la femme il y a la lapidation.» Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui) dit : «Par Celui qui tient mon âme en Sa main, je jugerai entre vous deux d'après le Livre d'Allah : la walīdah et les moutons seront rendus, et pour ton fils cent coups de fouet et l'exil pendant un an. Va, ô Unais, vers la femme de cet homme ; si elle avoue, fais-la lapider.» Unais alla auprès d'elle ; elle avoua, le Messager ordonna qu'on l'exécute, et elle fut lapidée.
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، قَالَ أَخْبَرَنِي الزُّهْرِيُّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنِ الْمِسْوَرِ بْنِ مَخْرَمَةَ، وَمَرْوَانَ، يُصَدِّقُ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا حَدِيثَ صَاحِبِهِ قَالَ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم زَمَنَ الْحُدَيْبِيَةِ، حَتَّى كَانُوا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ بِالْغَمِيمِ فِي خَيْلٍ لِقُرَيْشٍ طَلِيعَةً فَخُذُوا ذَاتَ الْيَمِينِ ". فَوَاللَّهِ مَا شَعَرَ بِهِمْ خَالِدٌ حَتَّى إِذَا هُمْ بِقَتَرَةِ الْجَيْشِ، فَانْطَلَقَ يَرْكُضُ نَذِيرًا لِقُرَيْشٍ، وَسَارَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى إِذَا كَانَ بِالثَّنِيَّةِ الَّتِي يُهْبَطُ عَلَيْهِمْ مِنْهَا، بَرَكَتْ بِهِ رَاحِلَتُهُ. فَقَالَ النَّاسُ حَلْ حَلْ. فَأَلَحَّتْ، فَقَالُوا خَلأَتِ الْقَصْوَاءُ، خَلأَتِ الْقَصْوَاءُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا خَلأَتِ الْقَصْوَاءُ، وَمَا ذَاكَ لَهَا بِخُلُقٍ، وَلَكِنْ حَبَسَهَا حَابِسُ الْفِيلِ، ثُمَّ قَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ يَسْأَلُونِي خُطَّةً يُعَظِّمُونَ فِيهَا حُرُمَاتِ اللَّهِ إِلاَّ أَعْطَيْتُهُمْ إِيَّاهَا ". ثُمَّ زَجَرَهَا فَوَثَبَتْ، قَالَ فَعَدَلَ عَنْهُمْ حَتَّى نَزَلَ بِأَقْصَى الْحُدَيْبِيَةِ، عَلَى ثَمَدٍ قَلِيلِ الْمَاءِ يَتَبَرَّضُهُ النَّاسُ تَبَرُّضًا، فَلَمْ يُلَبِّثْهُ النَّاسُ حَتَّى نَزَحُوهُ، وَشُكِيَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْعَطَشُ، فَانْتَزَعَ سَهْمًا مِنْ كِنَانَتِهِ، ثُمَّ أَمَرَهُمْ أَنْ يَجْعَلُوهُ فِيهِ، فَوَاللَّهِ مَا زَالَ يَجِيشُ لَهُمْ بِالرِّيِّ حَتَّى صَدَرُوا عَنْهُ، فَبَيْنَمَا هُمْ كَذَلِكَ، إِذْ جَاءَ بُدَيْلُ بْنُ وَرْقَاءَ الْخُزَاعِيُّ فِي نَفَرٍ مِنْ قَوْمِهِ مِنْ خُزَاعَةَ، وَكَانُوا عَيْبَةَ نُصْحِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَهْلِ تِهَامَةَ، فَقَالَ إِنِّي تَرَكْتُ كَعْبَ بْنَ لُؤَىٍّ وَعَامِرَ بْنَ لُؤَىٍّ نَزَلُوا أَعْدَادَ مِيَاهِ الْحُدَيْبِيَةِ، وَمَعَهُمُ الْعُوذُ الْمَطَافِيلُ، وَهُمْ مُقَاتِلُوكَ وَصَادُّوكَ عَنِ الْبَيْتِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّا لَمْ نَجِئْ لِقِتَالِ أَحَدٍ، وَلَكِنَّا جِئْنَا مُعْتَمِرِينَ، وَإِنَّ قُرَيْشًا قَدْ نَهِكَتْهُمُ الْحَرْبُ، وَأَضَرَّتْ بِهِمْ، فَإِنْ شَاءُوا مَادَدْتُهُمْ مُدَّةً، وَيُخَلُّوا بَيْنِي وَبَيْنَ النَّاسِ، فَإِنْ أَظْهَرْ فَإِنْ شَاءُوا أَنْ يَدْخُلُوا فِيمَا دَخَلَ فِيهِ النَّاسُ فَعَلُوا، وَإِلاَّ فَقَدْ جَمُّوا، وَإِنْ هُمْ أَبَوْا فَوَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، لأُقَاتِلَنَّهُمْ عَلَى أَمْرِي هَذَا حَتَّى تَنْفَرِدَ سَالِفَتِي، وَلَيُنْفِذَنَّ اللَّهُ أَمْرَهُ ". فَقَالَ بُدَيْلٌ سَأُبَلِّغُهُمْ مَا تَقُولُ. قَالَ فَانْطَلَقَ حَتَّى أَتَى قُرَيْشًا قَالَ إِنَّا قَدْ جِئْنَاكُمْ مِنْ هَذَا الرَّجُلِ، وَسَمِعْنَاهُ يَقُولُ قَوْلاً، فَإِنْ شِئْتُمْ أَنْ نَعْرِضَهُ عَلَيْكُمْ فَعَلْنَا، فَقَالَ سُفَهَاؤُهُمْ لاَ حَاجَةَ لَنَا أَنْ تُخْبِرَنَا عَنْهُ بِشَىْءٍ. وَقَالَ ذَوُو الرَّأْىِ مِنْهُمْ هَاتِ مَا سَمِعْتَهُ يَقُولُ. قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ كَذَا وَكَذَا، فَحَدَّثَهُمْ بِمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. فَقَامَ عُرْوَةُ بْنُ مَسْعُودٍ فَقَالَ أَىْ قَوْمِ أَلَسْتُمْ بِالْوَالِدِ قَالُوا بَلَى. قَالَ أَوَلَسْتُ بِالْوَلَدِ قَالُوا بَلَى. قَالَ فَهَلْ تَتَّهِمُونِي. قَالُوا لاَ. قَالَ أَلَسْتُمْ تَعْلَمُونَ أَنِّي اسْتَنْفَرْتُ أَهْلَ عُكَاظٍ، فَلَمَّا بَلَّحُوا عَلَىَّ جِئْتُكُمْ بِأَهْلِي وَوَلَدِي وَمَنْ أَطَاعَنِي قَالُوا بَلَى. قَالَ فَإِنَّ هَذَا قَدْ عَرَضَ لَكُمْ خُطَّةَ رُشْدٍ، اقْبَلُوهَا وَدَعُونِي آتِهِ. قَالُوا ائْتِهِ. فَأَتَاهُ فَجَعَلَ يُكَلِّمُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نَحْوًا مِنْ قَوْلِهِ لِبُدَيْلٍ، فَقَالَ عُرْوَةُ عِنْدَ ذَلِكَ أَىْ مُحَمَّدُ، أَرَأَيْتَ إِنِ اسْتَأْصَلْتَ أَمْرَ قَوْمِكَ هَلْ سَمِعْتَ بِأَحَدٍ مِنَ الْعَرَبِ اجْتَاحَ أَهْلَهُ قَبْلَكَ وَإِنْ تَكُنِ الأُخْرَى، فَإِنِّي وَاللَّهِ لأَرَى وُجُوهًا، وَإِنِّي لأَرَى أَوْشَابًا مِنَ النَّاسِ خَلِيقًا أَنْ يَفِرُّوا وَيَدَعُوكَ. فَقَالَ لَهُ أَبُو بَكْرٍ امْصُصْ بَظْرَ اللاَّتِ، أَنَحْنُ نَفِرُّ عَنْهُ وَنَدَعُهُ فَقَالَ مَنْ ذَا قَالُوا أَبُو بَكْرٍ. قَالَ أَمَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْلاَ يَدٌ كَانَتْ لَكَ عِنْدِي لَمْ أَجْزِكَ بِهَا لأَجَبْتُكَ. قَالَ وَجَعَلَ يُكَلِّمُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَكُلَّمَا تَكَلَّمَ أَخَذَ بِلِحْيَتِهِ، وَالْمُغِيرَةُ بْنُ شُعْبَةَ قَائِمٌ عَلَى رَأْسِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ السَّيْفُ وَعَلَيْهِ الْمِغْفَرُ، فَكُلَّمَا أَهْوَى عُرْوَةُ بِيَدِهِ إِلَى لِحْيَةِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ضَرَبَ يَدَهُ بِنَعْلِ السَّيْفِ، وَقَالَ لَهُ أَخِّرْ يَدَكَ عَنْ لِحْيَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَرَفَعَ عُرْوَةُ رَأْسَهُ فَقَالَ مَنْ هَذَا قَالُوا الْمُغِيرَةُ بْنُ شُعْبَةَ. فَقَالَ أَىْ غُدَرُ، أَلَسْتُ أَسْعَى فِي غَدْرَتِكَ وَكَانَ الْمُغِيرَةُ صَحِبَ قَوْمًا فِي الْجَاهِلِيَّةِ، فَقَتَلَهُمْ، وَأَخَذَ أَمْوَالَهُمْ، ثُمَّ جَاءَ فَأَسْلَمَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمَّا الإِسْلاَمَ فَأَقْبَلُ، وَأَمَّا الْمَالَ فَلَسْتُ مِنْهُ فِي شَىْءٍ ". ثُمَّ إِنَّ عُرْوَةَ جَعَلَ يَرْمُقُ أَصْحَابَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِعَيْنَيْهِ. قَالَ فَوَاللَّهِ مَا تَنَخَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نُخَامَةً إِلاَّ وَقَعَتْ فِي كَفِّ رَجُلٍ مِنْهُمْ فَدَلَكَ بِهَا وَجْهَهُ وَجِلْدَهُ، وَإِذَا أَمَرَهُمُ ابْتَدَرُوا أَمْرَهُ، وَإِذَا تَوَضَّأَ كَادُوا يَقْتَتِلُونَ عَلَى وَضُوئِهِ، وَإِذَا تَكَلَّمَ خَفَضُوا أَصْوَاتَهُمْ عِنْدَهُ، وَمَا يُحِدُّونَ إِلَيْهِ النَّظَرَ تَعْظِيمًا لَهُ، فَرَجَعَ عُرْوَةُ إِلَى أَصْحَابِهِ، فَقَالَ أَىْ قَوْمِ، وَاللَّهِ لَقَدْ وَفَدْتُ عَلَى الْمُلُوكِ، وَوَفَدْتُ عَلَى قَيْصَرَ وَكِسْرَى وَالنَّجَاشِيِّ وَاللَّهِ إِنْ رَأَيْتُ مَلِكًا قَطُّ، يُعَظِّمُهُ أَصْحَابُهُ مَا يُعَظِّمُ أَصْحَابُ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم مُحَمَّدًا، وَاللَّهِ إِنْ تَنَخَّمَ نُخَامَةً إِلاَّ وَقَعَتْ فِي كَفِّ رَجُلٍ مِنْهُمْ، فَدَلَكَ بِهَا وَجْهَهُ وَجِلْدَهُ، وَإِذَا أَمَرَهُمُ ابْتَدَرُوا أَمْرَهُ وَإِذَا تَوَضَّأَ كَادُوا يَقْتَتِلُونَ عَلَى وَضُوئِهِ، وَإِذَا تَكَلَّمَ خَفَضُوا أَصْوَاتَهُمْ عِنْدَهُ، وَمَا يُحِدُّونَ إِلَيْهِ النَّظَرَ تَعْظِيمًا لَهُ، وَإِنَّهُ قَدْ عَرَضَ عَلَيْكُمْ خُطَّةَ رُشْدٍ، فَاقْبَلُوهَا. فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي كِنَانَةَ دَعُونِي آتِهِ. فَقَالُوا ائْتِهِ. فَلَمَّا أَشْرَفَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابِهِ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا فُلاَنٌ، وَهْوَ مِنْ قَوْمٍ يُعَظِّمُونَ الْبُدْنَ فَابْعَثُوهَا لَهُ ". فَبُعِثَتْ لَهُ وَاسْتَقْبَلَهُ النَّاسُ يُلَبُّونَ، فَلَمَّا رَأَى ذَلِكَ قَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ مَا يَنْبَغِي لِهَؤُلاَءِ أَنْ يُصَدُّوا عَنِ الْبَيْتِ، فَلَمَّا رَجَعَ إِلَى أَصْحَابِهِ قَالَ رَأَيْتُ الْبُدْنَ قَدْ قُلِّدَتْ وَأُشْعِرَتْ، فَمَا أَرَى أَنْ يُصَدُّوا عَنِ الْبَيْتِ. فَقَامَ رَجُلٌ مِنْهُمْ يُقَالُ لَهُ مِكْرَزُ بْنُ حَفْصٍ. فَقَالَ دَعُونِي آتِهِ. فَقَالُوا ائْتِهِ. فَلَمَّا أَشْرَفَ عَلَيْهِمْ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " هَذَا مِكْرَزٌ وَهْوَ رَجُلٌ فَاجِرٌ ". فَجَعَلَ يُكَلِّمُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم، فَبَيْنَمَا هُوَ يُكَلِّمُهُ إِذْ جَاءَ سُهَيْلُ بْنُ عَمْرٍو. قَالَ مَعْمَرٌ فَأَخْبَرَنِي أَيُّوبُ عَنْ عِكْرِمَةَ، أَنَّهُ لَمَّا جَاءَ سُهَيْلُ بْنُ عَمْرٍو قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَقَدْ سَهُلَ لَكُمْ مِنْ أَمْرِكُمْ ". قَالَ مَعْمَرٌ قَالَ الزُّهْرِيُّ فِي حَدِيثِهِ فَجَاءَ سُهَيْلُ بْنُ عَمْرٍو فَقَالَ هَاتِ، اكْتُبْ بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ كِتَابًا، فَدَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْكَاتِبَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ ". قَالَ سُهَيْلٌ أَمَّا الرَّحْمَنُ فَوَاللَّهِ مَا أَدْرِي مَا هُوَ وَلَكِنِ اكْتُبْ بِاسْمِكَ اللَّهُمَّ. كَمَا كُنْتَ تَكْتُبُ. فَقَالَ الْمُسْلِمُونَ وَاللَّهِ لاَ نَكْتُبُهَا إِلاَّ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اكْتُبْ بِاسْمِكَ اللَّهُمَّ ". ثُمَّ قَالَ " هَذَا مَا قَاضَى عَلَيْهِ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ ". فَقَالَ سُهَيْلٌ وَاللَّهِ لَوْ كُنَّا نَعْلَمُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ مَا صَدَدْنَاكَ عَنِ الْبَيْتِ وَلاَ قَاتَلْنَاكَ، وَلَكِنِ اكْتُبْ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَاللَّهِ إِنِّي لَرَسُولُ اللَّهِ وَإِنْ كَذَّبْتُمُونِي. اكْتُبْ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ ". قَالَ الزُّهْرِيُّ وَذَلِكَ لِقَوْلِهِ " لاَ يَسْأَلُونِي خُطَّةً يُعَظِّمُونَ فِيهَا حُرُمَاتِ اللَّهِ إِلاَّ أَعْطَيْتُهُمْ إِيَّاهَا ". فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " عَلَى أَنْ تُخَلُّوا بَيْنَنَا وَبَيْنَ الْبَيْتِ فَنَطُوفَ بِهِ ". فَقَالَ سُهَيْلٌ وَاللَّهِ لاَ تَتَحَدَّثُ الْعَرَبُ أَنَّا أُخِذْنَا ضُغْطَةً وَلَكِنْ ذَلِكَ مِنَ الْعَامِ الْمُقْبِلِ فَكَتَبَ. فَقَالَ سُهَيْلٌ وَعَلَى أَنَّهُ لاَ يَأْتِيكَ مِنَّا رَجُلٌ، وَإِنْ كَانَ عَلَى دِينِكَ، إِلاَّ رَدَدْتَهُ إِلَيْنَا. قَالَ الْمُسْلِمُونَ سُبْحَانَ اللَّهِ كَيْفَ يُرَدُّ إِلَى الْمُشْرِكِينَ وَقَدْ جَاءَ مُسْلِمًا فَبَيْنَمَا هُمْ كَذَلِكَ إِذْ دَخَلَ أَبُو جَنْدَلِ بْنُ سُهَيْلِ بْنِ عَمْرٍو يَرْسُفُ فِي قُيُودِهِ، وَقَدْ خَرَجَ مِنْ أَسْفَلِ مَكَّةَ، حَتَّى رَمَى بِنَفْسِهِ بَيْنَ أَظْهُرِ الْمُسْلِمِينَ. فَقَالَ سُهَيْلٌ هَذَا يَا مُحَمَّدُ أَوَّلُ مَا أُقَاضِيكَ عَلَيْهِ أَنْ تَرُدَّهُ إِلَىَّ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّا لَمْ نَقْضِ الْكِتَابَ بَعْدُ ". قَالَ فَوَاللَّهِ إِذًا لَمْ أُصَالِحْكَ عَلَى شَىْءٍ أَبَدًا. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " فَأَجِزْهُ لِي ". قَالَ مَا أَنَا بِمُجِيزِهِ لَكَ. قَالَ " بَلَى، فَافْعَلْ ". قَالَ مَا أَنَا بِفَاعِلٍ. قَالَ مِكْرَزٌ بَلْ قَدْ أَجَزْنَاهُ لَكَ. قَالَ أَبُو جَنْدَلٍ أَىْ مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ، أُرَدُّ إِلَى الْمُشْرِكِينَ وَقَدْ جِئْتُ مُسْلِمًا أَلاَ تَرَوْنَ مَا قَدْ لَقِيتُ وَكَانَ قَدْ عُذِّبَ عَذَابًا شَدِيدًا فِي اللَّهِ. قَالَ فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَأَتَيْتُ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ أَلَسْتَ نَبِيَّ اللَّهِ حَقًّا قَالَ " بَلَى ". قُلْتُ أَلَسْنَا عَلَى الْحَقِّ وَعَدُوُّنَا عَلَى الْبَاطِلِ قَالَ " بَلَى ". قُلْتُ فَلِمَ نُعْطِي الدَّنِيَّةَ فِي دِينِنَا إِذًا قَالَ " إِنِّي رَسُولُ اللَّهِ، وَلَسْتُ أَعْصِيهِ وَهْوَ نَاصِرِي ". قُلْتُ أَوَلَيْسَ كُنْتَ تُحَدِّثُنَا أَنَّا سَنَأْتِي الْبَيْتَ فَنَطُوفُ بِهِ قَالَ " بَلَى، فَأَخْبَرْتُكَ أَنَّا نَأْتِيهِ الْعَامَ ". قَالَ قُلْتُ لاَ. قَالَ " فَإِنَّكَ آتِيهِ وَمُطَّوِّفٌ بِهِ ". قَالَ فَأَتَيْتُ أَبَا بَكْرٍ فَقُلْتُ يَا أَبَا بَكْرٍ، أَلَيْسَ هَذَا نَبِيَّ اللَّهِ حَقًّا قَالَ بَلَى. قُلْتُ أَلَسْنَا عَلَى الْحَقِّ وَعَدُوُّنَا عَلَى الْبَاطِلِ قَالَ بَلَى. قُلْتُ فَلِمَ نُعْطِي الدَّنِيَّةَ فِي دِينِنَا إِذًا قَالَ أَيُّهَا الرَّجُلُ، إِنَّهُ لَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلَيْسَ يَعْصِي رَبَّهُ وَهْوَ نَاصِرُهُ، فَاسْتَمْسِكْ بِغَرْزِهِ، فَوَاللَّهِ إِنَّهُ عَلَى الْحَقِّ. قُلْتُ أَلَيْسَ كَانَ يُحَدِّثُنَا أَنَّا سَنَأْتِي الْبَيْتَ وَنَطُوفُ بِهِ قَالَ بَلَى، أَفَأَخْبَرَكَ أَنَّكَ تَأْتِيهِ الْعَامَ قُلْتُ لاَ. قَالَ فَإِنَّكَ آتِيهِ وَمُطَّوِّفٌ بِهِ. قَالَ الزُّهْرِيِّ قَالَ عُمَرُ فَعَمِلْتُ لِذَلِكَ أَعْمَالاً. قَالَ فَلَمَّا فَرَغَ مِنْ قَضِيَّةِ الْكِتَابِ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لأَصْحَابِهِ " قُومُوا فَانْحَرُوا، ثُمَّ احْلِقُوا ". قَالَ فَوَاللَّهِ مَا قَامَ مِنْهُمْ رَجُلٌ حَتَّى قَالَ ذَلِكَ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، فَلَمَّا لَمْ يَقُمْ مِنْهُمْ أَحَدٌ دَخَلَ عَلَى أُمِّ سَلَمَةَ، فَذَكَرَ لَهَا مَا لَقِيَ مِنَ النَّاسِ. فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ، أَتُحِبُّ ذَلِكَ اخْرُجْ ثُمَّ لاَ تُكَلِّمْ أَحَدًا مِنْهُمْ كَلِمَةً حَتَّى تَنْحَرَ بُدْنَكَ، وَتَدْعُوَ حَالِقَكَ فَيَحْلِقَكَ. فَخَرَجَ فَلَمْ يُكَلِّمْ أَحَدًا مِنْهُمْ، حَتَّى فَعَلَ ذَلِكَ نَحَرَ بُدْنَهُ، وَدَعَا حَالِقَهُ فَحَلَقَهُ. فَلَمَّا رَأَوْا ذَلِكَ، قَامُوا فَنَحَرُوا، وَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يَحْلِقُ بَعْضًا، حَتَّى كَادَ بَعْضُهُمْ يَقْتُلُ بَعْضًا غَمًّا، ثُمَّ جَاءَهُ نِسْوَةٌ مُؤْمِنَاتٌ فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا جَاءَكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ} حَتَّى بَلَغَ {بِعِصَمِ الْكَوَافِرِ} فَطَلَّقَ عُمَرُ يَوْمَئِذٍ امْرَأَتَيْنِ كَانَتَا لَهُ فِي الشِّرْكِ، فَتَزَوَّجَ إِحْدَاهُمَا مُعَاوِيَةُ بْنُ أَبِي سُفْيَانَ، وَالأُخْرَى صَفْوَانُ بْنُ أُمَيَّةَ، ثُمَّ رَجَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْمَدِينَةِ، فَجَاءَهُ أَبُو بَصِيرٍ ـ رَجُلٌ مِنْ قُرَيْشٍ ـ وَهْوَ مُسْلِمٌ فَأَرْسَلُوا فِي طَلَبِهِ رَجُلَيْنِ، فَقَالُوا الْعَهْدَ الَّذِي جَعَلْتَ لَنَا. فَدَفَعَهُ إِلَى الرَّجُلَيْنِ، فَخَرَجَا بِهِ حَتَّى بَلَغَا ذَا الْحُلَيْفَةِ، فَنَزَلُوا يَأْكُلُونَ مِنْ تَمْرٍ لَهُمْ، فَقَالَ أَبُو بَصِيرٍ لأَحَدِ الرَّجُلَيْنِ وَاللَّهِ إِنِّي لأَرَى سَيْفَكَ هَذَا يَا فُلاَنُ جَيِّدًا. فَاسْتَلَّهُ الآخَرُ فَقَالَ أَجَلْ، وَاللَّهِ إِنَّهُ لَجَيِّدٌ، لَقَدْ جَرَّبْتُ بِهِ ثُمَّ جَرَّبْتُ. فَقَالَ أَبُو بَصِيرٍ أَرِنِي أَنْظُرْ إِلَيْهِ، فَأَمْكَنَهُ مِنْهُ، فَضَرَبَهُ حَتَّى بَرَدَ، وَفَرَّ الآخَرُ، حَتَّى أَتَى الْمَدِينَةَ، فَدَخَلَ الْمَسْجِدَ يَعْدُو. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ رَآهُ " لَقَدْ رَأَى هَذَا ذُعْرًا ". فَلَمَّا انْتَهَى إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ قُتِلَ وَاللَّهِ صَاحِبِي وَإِنِّي لَمَقْتُولٌ، فَجَاءَ أَبُو بَصِيرٍ فَقَالَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ، قَدْ وَاللَّهِ أَوْفَى اللَّهُ ذِمَّتَكَ، قَدْ رَدَدْتَنِي إِلَيْهِمْ ثُمَّ أَنْجَانِي اللَّهُ مِنْهُمْ. قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَيْلُ أُمِّهِ مِسْعَرَ حَرْبٍ، لَوْ كَانَ لَهُ أَحَدٌ ". فَلَمَّا سَمِعَ ذَلِكَ عَرَفَ أَنَّهُ سَيَرُدُّهُ إِلَيْهِمْ، فَخَرَجَ حَتَّى أَتَى سِيفَ الْبَحْرِ. قَالَ وَيَنْفَلِتُ مِنْهُمْ أَبُو جَنْدَلِ بْنُ سُهَيْلٍ، فَلَحِقَ بِأَبِي بَصِيرٍ، فَجَعَلَ لاَ يَخْرُجُ مِنْ قُرَيْشٍ رَجُلٌ قَدْ أَسْلَمَ إِلاَّ لَحِقَ بِأَبِي بَصِيرٍ، حَتَّى اجْتَمَعَتْ مِنْهُمْ عِصَابَةٌ، فَوَاللَّهِ مَا يَسْمَعُونَ بِعِيرٍ خَرَجَتْ لِقُرَيْشٍ إِلَى الشَّأْمِ إِلاَّ اعْتَرَضُوا لَهَا، فَقَتَلُوهُمْ، وَأَخَذُوا أَمْوَالَهُمْ، فَأَرْسَلَتْ قُرَيْشٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تُنَاشِدُهُ بِاللَّهِ وَالرَّحِمِ لَمَّا أَرْسَلَ، فَمَنْ أَتَاهُ فَهْوَ آمِنٌ، فَأَرْسَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَيْهِمْ، فَأَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى {وَهُوَ الَّذِي كَفَّ أَيْدِيَهُمْ عَنْكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ عَنْهُمْ بِبَطْنِ مَكَّةَ مِنْ بَعْدِ أَنْ أَظْفَرَكُمْ عَلَيْهِمْ} حَتَّى بَلَغَ {الْحَمِيَّةَ حَمِيَّةَ الْجَاهِلِيَّةِ} وَكَانَتْ حَمِيَّتُهُمْ أَنَّهُمْ لَمْ يُقِرُّوا أَنَّهُ نَبِيُّ اللَّهِ، وَلَمْ يُقِرُّوا بِبِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ، وَحَالُوا بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ الْبَيْتِ.
IsnādAl-Miswar bin Makhrama et Marwan
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : 'Khalid bin Al-Walid est à Al-Ghamim avec une cavalerie de Quraysh en éclaireur, alors prenez la route à droite.' Par Allah, Khalid ne les a pas remarqués jusqu'à ce qu'ils soient face à une légère colonne de l'armée. Il s'est alors précipité pour avertir Quraysh. Le Prophète a continué son chemin jusqu'à ce qu'il atteigne un col qui descendait vers eux. Là, sa monture s'agenouilla. Les gens ont dit 'Hal, Hal', mais la chamelle refusa d'avancer. Ils dirent : 'Al-Qaswa s'est arrêtée, elle s'est arrêtée.' Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) répondit : 'Al-Qaswa ne s'est pas arrêtée, ce n'est pas dans son habitude, mais celui qui a arrêté l'éléphant (à l'époque d'Abrahah) l'a arrêtée. Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, ils ne me demanderont pas une concession en honorant les interdictions sacrées d'Allah sans que je ne la leur accorde.' Il remonta la chamelle et elle se releva. Il dévia de leur route et s'installa à l'extrême de Hudaybiyya à un puits où l'eau était rare, mais les gens finirent par l'épuiser. La soif fut rapportée au Prophète, qui alors retira une flèche de son carquois et leur demanda de la mettre dans le puits. Par Allah, le puits commença à éclater d'eau jusqu'à ce qu'ils en soient tous désaltérés. Pendant qu'ils étaient là, Budeil bin Warqa Al-Khuza'i vint avec un groupe de son clan. Ils étaient des alliés loyaux du Prophète parmi les Tihama. Budeil dit : 'J'ai laissé Ka'b bin Lu'aï et 'Amir bin Lu'aï campés près des sources d'Hudaybiyya, avec leurs bêtes portant des nourrissons, pour vous combattre et vous empêcher d'atteindre la Maison sacrée.' Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) répondit : 'Nous ne sommes pas venus pour combattre qui que ce soit, mais pour accomplir la 'Umra. Quraysh, ayant été épuisés par la guerre, souhaitent qu'une trêve soit conclue et qu'ils nous laissent faire entre nous et les gens. S'ils le souhaitent, nous pouvons prolonger la paix, et si je suis victorieux, ils peuvent choisir de se joindre à ce que les gens ont accepté, s'ils le souhaitent. Sinon, ils auront eu le temps de se reposer. Mais s'ils refusent, par Celui qui tient mon âme dans Sa main, je me battrai contre eux pour cette cause jusqu'à la fin. Et Allah accomplira Son Ordre.' Budeil répondit : 'Je vais leur transmettre ce que vous dites.' Il s'en alla vers Quraysh et leur dit : 'Nous venons de cet homme et avons entendu de lui telle et telle parole. Si vous voulez, nous pouvons vous l'exposer.' Les jeunes parmi Quraysh dirent : 'Nous n'avons pas besoin de le savoir.' Les plus sages dirent : 'Dis ce que tu as entendu.' Il leur rapporta les paroles du Prophète. Alors ‘Urwa ibn Mas‘ūd se leva et dit : « Ô mon peuple, ne suis-je pas votre père ? » Ils dirent : « Si. » Il dit : « Et ne suis-je pas votre fils ? » Ils dirent : « Si. » Il dit : « Me soupçonnez-vous ? » Ils dirent : « Non. » Il dit : « Ne savez-vous pas que j’ai mobilisé les gens de ‘Ukâz, et lorsque ils se sont dérobés, je suis venu à vous avec ma famille, mes enfants et ceux qui m’ont obéi ? » Ils dirent : « Si. » Il dit : « Cet homme vous a présenté un plan sensé ; acceptez-le et laissez-moi aller à lui. » Ils dirent : « Va le trouver. » Il alla donc vers lui et se mit à parler au Prophète — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui. Le Prophète lui répondit d’une manière semblable à ce qu’il avait dit à Budayl. ‘Urwa dit alors : « Ô Muhammad, dis-moi : si tu déracines l’affaire de ton peuple, as-tu entendu qu’un Arabe ait anéanti les siens avant toi ? Et si c’est l’autre issue, par Dieu, je vois des visages, et je vois un mélange bigarré de gens, tout disposés à fuir et à t’abandonner. » Abû Bakr lui dit : « Va sucer le clitoris d’al-Lât ! Penses-tu que nous fuirions loin de lui et l’abandonnerions ? » Il dit : « Qui est-ce ? » Ils dirent : « Abû Bakr. » Il dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, n’était une faveur que tu as sur moi et que je n’ai pas encore acquittée, je t’aurais répondu. » Il continua à parler au Prophète, et chaque fois qu’il parlait, il prenait sa barbe ; al-Mughîra ibn Shu‘ba se tenait debout près de la tête du Prophète, l’épée à la main et portant un casque. Chaque fois que ‘Urwa tendait la main vers la barbe du Prophète, il frappait sa main avec le fourreau de l’épée et lui disait : « Retire ta main de la barbe du Messager de Dieu. » ‘Urwa leva la tête et dit : « Qui est-ce ? » Ils dirent : « al-Mughîra ibn Shu‘ba. » Il dit : « Ô traître, n’est-ce pas moi qui m’emploie à réparer ta trahison ? » Al-Mughîra avait, à l’époque de l’ignorance, accompagné des gens, puis les avait tués et pris leurs biens ; ensuite il vint et embrassa l’Islam. Le Prophète dit : « Quant à l’Islam, je l’accepte ; quant aux biens, je n’en prends rien. » Puis ‘Urwa se mit à dévisager les compagnons du Prophète du regard. Il a dit : 'Par Allah, le Messager d'Allah, paix et bénédictions sur lui, ne crachait rien sans qu'il ne tombe dans la main de l'un d'eux pour qu'il frotte son visage et sa peau avec. Et quand il leur donnait un ordre, ils s'empressaient de le faire, et quand il faisait ses ablutions, ils se battaient presque pour obtenir l'eau de ses ablutions. Lorsqu'il parlait, ils baissaient leurs voix en sa présence et ne le regardaient pas fixement par respect pour lui. Alors 'Urwa retourna vers ses compagnons et dit : 'Ô peuple, par Allah, je suis allé chez les rois, j'ai été chez César, Chosroes et le Négus, et par Allah, je n'ai jamais vu un roi respecté par ses compagnons comme les compagnons de Muhammad, paix et bénédictions sur lui, respectent Muhammad. Par Allah, il ne crachait rien sans qu'il tombe dans la main de l'un d'eux pour qu'il frotte son visage et sa peau avec. Quand il leur donnait un ordre, ils s'empressaient de le faire, et lorsqu'il faisait ses ablutions, ils se battaient presque pour obtenir l'eau de ses ablutions. Quand il parlait, ils baissaient leurs voix en sa présence et ne le regardaient pas fixement par respect pour lui. Il a en effet proposé un plan judicieusement réfléchi, acceptez-le.' Un homme des Banû Kinanah dit : 'Laissez-moi aller vers lui.' Ils dirent : 'Va vers lui.' Quand il aperçut le Prophète, paix et bénédictions sur lui, et ses compagnons, le Messager d'Allah, paix et bénédictions sur lui, dit : 'C'est untel, qui provient d'un peuple qui honore les sacrifices, envoyez-les lui.' Alors ils lui furent envoyés, les gens l'accueillirent en proclamant le Talbiyah. Quand il vit cela, il dit : 'Gloire à Allah ! Il ne convenait pas que ces gens soient empêchés de se rendre à la Maison (sacrée).' Quand il revint vers ses compagnons, il dit : 'J'ai vu les offrandes marquées et prêtes, je ne pense pas qu'ils devraient être empêchés de se rendre à la Maison.' Un homme parmi eux, nommé Mikraz ibn Hafs, se leva et dit : 'Laissez-moi aller vers lui.' Ils dirent : 'Va vers lui.' Quand il les aperçut, le Prophète, paix et bénédictions sur lui, dit : 'C'est Mikraz, et c'est un homme mauvais.' Il se mit à parler au Prophète, paix et bénédictions sur lui. Alors qu'il parlait, Suhayl ibn 'Amr arriva. Ma'mar a dit : 'Ayub m'a informé d'après 'Ikrimah que lorsque Suhayl ibn 'Amr vint, le Prophète, paix et bénédictions sur lui, dit : 'Votre affaire est devenue facile.' Ma'mar a dit : 'Al-Zuhri a dit dans son hadith : 'Suhayl ibn 'Amr est arrivé et a dit : 'Venez, écrivons un document entre nous.' Le Prophète, paix et bénédictions sur lui, fit venir le scribe et dit : 'Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.' Suhayl dit : 'Quant au Miséricordieux, par Allah, je ne sais pas ce que c'est, mais écris 'Par Ton Nom, ô Allah' comme tu avais coutume d'écrire.' Les musulmans dirent : 'Par Allah, nous n'écrivons qu'au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.' Le Prophète, paix et bénédictions sur lui, dit : 'Écris : 'Par Ton Nom, ô Allah'.' Puis il dit : 'Ceci est ce sur quoi Muhammad, le Messager d'Allah, a convenu.' Suhayl dit : 'Par Allah, si nous avions su que tu étais le Messager d'Allah, nous ne t'aurions pas empêché d'aller à la Maison ni t'aurions combattu, mais écris 'Muhammad ibn 'Abdullah.' Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : «Par Allah, je suis vraiment le Messager d'Allah, et si vous me niez, écrivez : 'Muhammad, fils d'Abdallah'.» Az-Zuhri dit que ceci se rapporte à sa parole : «Ils ne me demanderont pas une disposition par laquelle ils magnifieront les choses sacrées d'Allah sans que je ne la leur accorde.» Le Prophète lui dit alors : «À condition que vous laissiez un espace entre nous et la Maison pour que nous puissions en faire le tawâf.» Sohayl dit : «Par Allah, les Arabes ne diront pas que nous avons été contraints ; mais que cela aura lieu l'année suivante», et il écrivit (ainsi). Sohayl ajouta : «Et à condition qu'aucun homme de notre parti, même s'il s'est fait musulman, ne vienne à toi sans que je ne le renvoie vers nous.» Les musulmans dirent : «Gloire à Allah ! Comment le rendrait-on aux polythéistes alors qu'il est venu en musulman?» Pendant qu'ils étaient ainsi, Abu Jandal ibn Sohayl ibn Amr entra, boitant, enchaîné, venant de l'extérieur de la Mecque ; il se jeta entre les rangs des musulmans. Sohayl dit : «C'est celui, ô Muhammad, dont je te demanderai d'abord que tu me le rendes.» Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) répondit : «Nous n'avons pas encore rompu l'accord.» Sohayl dit : «Par Allah, alors je ne m'entendrai jamais avec toi sur rien.» Le Prophète dit : «Alors remets-le-moi.» Sohayl répondit : «Je ne suis pas celui qui peut le remettre pour toi.» Le Prophète insista : «Si, fais-le.» Il répondit : «Je ne le ferai pas.» Mikraz intervint : «Au contraire, nous l'avons laissé libre pour toi.» Abu Jandal s'écria : «Ô communauté des musulmans, vais-je être rendu aux polythéistes alors que je suis venu en musulman ? Ne voyez-vous pas ce que j'ai enduré et que j'ai été cruellement torturé pour la cause d'Allah ?» Alors ʿUmar ibn al-Khattâb dit : «Je suis allé trouver le Prophète (paix et bénédictions sur lui) et je lui dis : 'N'es-tu pas vraiment le Prophète d'Allah ?' Il répondit : 'Si.' Je dis : 'Sommes-nous sur la vérité et nos ennemis sur l'erreur ?' Il répondit : 'Si.' Je dis : 'Pourquoi alors donnons-nous en affaires de ce monde dans notre religion ?' Il répondit : 'Je suis le Messager d'Allah ; je n'ai point à désobéir à mon Seigneur alors qu'Il est mon Protecteur.' Je dis : 'Ne nous as-tu pas dit que nous viendrions à la Maison et que nous en ferions le tawâf ?' Il répondit : 'Si, je t'ai dit que nous viendrions l'année prochaine.' Je dis : 'Non.' Il dit : 'Tu y viendras et tu y feras le tawâf.' Je suis allé trouver Abu Bakr et lui ai dit : 'Ô Abu Bakr, n'est-ce pas là vraiment le Prophète d'Allah ?' Il dit : 'Si.' Je dis : 'Sommes-nous sur la vérité et nos ennemis sur l'erreur ?' Il dit : 'Si.' Je dis : 'Pourquoi alors sacrifions-nous des choses de ce bas-monde dans notre religion ?' Il répondit : 'Ô homme, il est certes le Messager d'Allah ; il n'obéit pas à son Seigneur alors qu'Il est son Soutien ; tiens-toi fermement à son appui ; par Allah, il est sur la vérité.' Je dis : 'Ne nous avait-il pas dit que nous viendrions à la Maison et que nous en ferions le tawâf ?' Il dit : 'Si. Est‑ce qu'il t'a dit que vous y viendriez l'année prochaine ?' Je dis : 'Non.' Il dit : 'Tu y viendras et tu en seras celui qui fera le tawâf.'» Az-Zuhri dit : ʿUmar dit alors qu'il fit en conséquence certaines actions. Lorsqu’on eut achevé la rédaction de l’écrit (du traité), le Messager d’Allah dit à ses compagnons: « Levez-vous, sacrifiez, puis rasez-vous. » Par Allah, pas un seul homme parmi eux ne se leva, bien qu’il l’ait répété trois fois. Comme personne ne se leva, il entra chez Umm Salama et lui rapporta ce qu’il avait rencontré de la part des gens. Umm Salama dit: « Ô Prophète d’Allah, désires-tu qu’ils le fassent? Sors, puis ne parle à aucun d’eux d’un mot jusqu’à ce que tu immoles ta bête de sacrifice et que tu appelles ton coiffeur pour qu’il te rase. » Il sortit donc et ne parla à aucun d’eux jusqu’à ce qu’il eut fait cela: il immola sa bête consacrée et appela son coiffeur qui le rasa. Lorsqu’ils virent cela, ils se levèrent, sacrifièrent, et certains se mirent à raser d’autres, au point que certains faillirent en tuer d’autres tant ils étaient accablés de chagrin. Ensuite, des femmes croyantes vinrent à lui, et Allah, Très-Haut, révéla: « Ô vous qui avez cru! Lorsque des croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les… » jusqu’à: « … avec les liens (de mariage) des mécréantes. » Ce jour-là, ‘Umar divorça de deux de ses épouses qui étaient restées dans le polythéisme; l’une fut épousée par Mu‘âwiya ibn Abî Sufyân et l’autre par Safwân ibn Umayya. Puis le Prophète retourna à Médine. Abû Basîr — un homme de Quraysh —, qui était musulman, vint à lui; ils envoyèrent alors à sa poursuite deux hommes et dirent: « Le pacte que tu nous as accordé! » Il le livra donc aux deux hommes. Ils partirent avec lui jusqu’à ce qu’ils atteignirent Dhû l-Hulayfa; ils firent halte et se mirent à manger des dattes qu’ils avaient. Abû Basîr dit à l’un des deux: « Par Allah, je vois que ton épée, untel, est excellente. » L’autre dégaina et dit: « Oui, par Allah, elle est excellente; je l’ai testée et retestée. » Abû Basîr dit: « Fais-la-moi voir que je la regarde. » Il la lui mit en main; alors il le frappa jusqu’à ce qu’il rendit l’âme. L’autre prit la fuite jusqu’à ce qu’il parvint à Médine et entra dans la mosquée en courant. En le voyant, le Messager d’Allah dit: « Cet homme a vu de l’effroi. » Lorsqu’il parvint auprès du Prophète, il dit: « Par Allah, mon compagnon a été tué, et moi, je suis certes un homme voué à être tué. » Abû Basîr arriva alors et dit: « Ô Prophète d’Allah, Allah a, par Allah, bel et bien délié ta responsabilité: tu m’as renvoyé vers eux, puis Allah m’a sauvé d’eux. » Le Prophète dit: « Malheur à sa mère! C’est un tison de guerre; s’il avait des hommes [avec lui]… » Lorsqu’il entendit cela, il sut qu’il le renverrait vers eux; il partit donc jusqu’à ce qu’il atteignit la côte de la mer. Abu Jandal ibn Suhail parvint à s'échapper d'entre eux et rejoignit Abu Basir. Il fit en sorte qu'aucun homme de Quraysh qui s'était converti ne sortît sans se joindre à Abu Basir, jusqu'à ce qu'un groupe d'entre eux se rassemblât. Par Dieu, dès qu'ils apprenaient le départ d'une caravane de Quraysh vers le Sham (la Syrie/Levant), ils l'interceptaient, tuaient ses gens et s'emparaient de leurs biens. Quraysh envoya alors une délégation au Prophète (paix et salut sur lui), le suppliant par Allah et par les liens du sang — en lui rappelant qu'il avait déclaré que quiconque viendrait à lui serait en sécurité. Le Prophète leur envoya des émissaires, et Allah, exalté soit-Il, fit descendre : «Et c'est Lui qui retint leurs mains de vous et vos mains d'eux, dans la vallée de La Mecque, après qu'Il vous eut donné la victoire sur eux.» Puis on en arriva à : «la fougue — la fougue de l'époque de l'ignorance.» Leur fougue consistait à ne pas reconnaître qu'il était le Prophète d'Allah, à ne pas prononcer «Bismillâh ar-Rahmân ar-Rahîm» et à s'opposer à eux en les empêchant d'accéder à la Maison.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُ عَلَى أُمِّ حَرَامٍ بِنْتِ مِلْحَانَ، فَتُطْعِمُهُ، وَكَانَتْ أُمُّ حَرَامٍ تَحْتَ عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ، فَدَخَلَ عَلَيْهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَطْعَمَتْهُ وَجَعَلَتْ تَفْلِي رَأْسَهُ، فَنَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ اسْتَيْقَظَ وَهُوَ يَضْحَكُ. قَالَتْ فَقُلْتُ وَمَا يُضْحِكُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " نَاسٌ مِنْ أُمَّتِي عُرِضُوا عَلَىَّ، غُزَاةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ، يَرْكَبُونَ ثَبَجَ هَذَا الْبَحْرِ، مُلُوكًا عَلَى الأَسِرَّةِ، أَوْ مِثْلُ الْمُلُوكِ عَلَى الأَسِرَّةِ ". شَكَّ إِسْحَاقُ. قَالَتْ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ. فَدَعَا لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ وَضَعَ رَأْسَهُ، ثُمَّ اسْتَيْقَظَ وَهُوَ يَضْحَكُ فَقُلْتُ وَمَا يُضْحِكُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " نَاسٌ مِنْ أُمَّتِي عُرِضُوا عَلَىَّ، غُزَاةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ ". كَمَا قَالَ فِي الأَوَّلِ. قَالَتْ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ. قَالَ " أَنْتِ مِنَ الأَوَّلِينَ ". فَرَكِبَتِ الْبَحْرَ فِي زَمَانِ مُعَاوِيَةَ بْنِ أَبِي سُفْيَانَ، فَصُرِعَتْ عَنْ دَابَّتِهَا حِينَ خَرَجَتْ مِنَ الْبَحْرِ، فَهَلَكَتْ.
Isnād‘Abdullâh ibn Yûsuf, de Mâlik, d’Ishâq ibn ‘Abd Allâh ibn Abî Talḥa, d’Anas ibn Mâlik (qu'Allâh soit satisfait de lui).
Anas rapporte : « Le Messager d’Allâh (paix et bénédictions sur lui) entrait chez Umm Ḥaram bint Milḥân ; elle le nourrissait. Umm Ḥaram vivait chez ‘Ubâda ibn as-Sâmit. Le Messager d’Allâh vint chez elle, elle le nourrit et lui fit un geste affectueux sur la tête (en l’humidifiant légèrement). Le Messager d’Allâh s’endormit, puis se réveilla en riant. Elle dit : “Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allâh ?” Il répondit : « On m’a fait voir des gens de ma communauté présentés devant moi comme des ghazâh sur le sentier d’Allâh ; ils chevauchaient l’écume de cette mer, régnant comme des rois sur des sièges, ou semblables à des rois sur des sièges. » Elle dit : “Ô Messager d’Allâh, prie Allâh qu’Il me fasse partie d’eux.” Le Messager d’Allâh fit pour elle une invocation, puis posa sa tête (se remit à dormir) ; il se réveilla de nouveau en riant. Elle répéta : “Qu’est-ce qui te fait rire, ô Messager d’Allâh ?” Il dit : « Des gens de ma communauté m’ont encore été présentés comme des ghazâh sur le sentier d’Allâh. » Comme dans la première vision. Elle dit encore : “Ô Messager d’Allâh, prie Allâh qu’Il m’en fasse partie.” Il dit : « Tu fais partie des premiers. » » Ensuite, elle prit la mer à l’époque de Mu‘âwiya ibn Abî Sufyân ; en débarquant elle fut renversée de sa monture et mourut.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ خَالَتِهِ أُمِّ حَرَامٍ بِنْتِ مِلْحَانَ، قَالَتْ نَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا قَرِيبًا مِنِّي، ثُمَّ اسْتَيْقَظَ يَتَبَسَّمُ. فَقُلْتُ مَا أَضْحَكَكَ قَالَ " أُنَاسٌ مِنْ أُمَّتِي عُرِضُوا عَلَىَّ يَرْكَبُونَ هَذَا الْبَحْرَ الأَخْضَرَ، كَالْمُلُوكِ عَلَى الأَسِرَّةِ ". قَالَتْ فَادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ. فَدَعَا لَهَا، ثُمَّ نَامَ الثَّانِيَةَ، فَفَعَلَ مِثْلَهَا، فَقَالَتْ مِثْلَ قَوْلِهَا، فَأَجَابَهَا مِثْلَهَا. فَقَالَتِ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ. فَقَالَ " أَنْتِ مِنَ الأَوَّلِينَ ". فَخَرَجَتْ مَعَ زَوْجِهَا عُبَادَةَ بْنِ الصَّامِتِ غَازِيًا أَوَّلَ مَا رَكِبَ الْمُسْلِمُونَ الْبَحْرَ مَعَ مُعَاوِيَةَ، فَلَمَّا انْصَرَفُوا مِنْ غَزْوِهِمْ قَافِلِينَ فَنَزَلُوا الشَّأْمَ، فَقُرِّبَتْ إِلَيْهَا دَابَّةٌ لِتَرْكَبَهَا فَصَرَعَتْهَا فَمَاتَتْ.
Isnād‘Abdullâh ibn Yûsuf (a rapporté) — al-Layth (m’a rapporté) — Yahyâ (nous a rapporté) — Muhammad ibn Yahyâ ibn Habbân — Anas ibn Mâlik — Umm Hârim bint Milhân (la tante d’Anas).
Umm Hârim dit : Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dormit un jour près de chez moi, puis se réveilla en souriant. Je lui dis : « Qu’est-ce qui te fait sourire ? » Il dit : « Des gens de ma communauté m’ont été présentés ; ils chevauchent cette mer verte, tels des rois sur des trônes. » Je dis : « Prie Allah qu’Il me fasse être d’eux. » Il pria pour moi. Il dormit une seconde nuit et la même chose se produisit ; je dis la même demande et il me donna la même réponse. Je répétais : « Prie Allah qu’Il me fasse être d’eux. » Il dit : « Tu fais partie des premiers. » Ensuite je partis en expédition avec mon mari ’Ubadah ibn as-Sâmit, lors de la première navigation des musulmans avec Mu‘âwiya. Quand ils revinrent de leur raid, alors qu’ils étaient en caravane et avaient débarqué en Syrie, on approcha une monture pour que je la monte ; elle me renversa et je mourus.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَعِيدٍ الْخُزَاعِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، عَنْ حُمَيْدٍ، قَالَ سَأَلْتُ أَنَسًا. حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، حَدَّثَنَا زِيَادٌ، قَالَ حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ الطَّوِيلُ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ غَابَ عَمِّي أَنَسُ بْنُ النَّضْرِ عَنْ قِتَالِ بَدْرٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، غِبْتُ عَنْ أَوَّلِ قِتَالٍ قَاتَلْتَ الْمُشْرِكِينَ، لَئِنِ اللَّهُ أَشْهَدَنِي قِتَالَ الْمُشْرِكِينَ لَيَرَيَنَّ اللَّهُ مَا أَصْنَعُ، فَلَمَّا كَانَ يَوْمُ أُحُدٍ وَانْكَشَفَ الْمُسْلِمُونَ قَالَ " اللَّهُمَّ إِنِّي أَعْتَذِرُ إِلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هَؤُلاَءِ ـ يَعْنِي أَصْحَابَهُ ـ وَأَبْرَأُ إِلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ هَؤُلاَءِ " ـ يَعْنِي الْمُشْرِكِينَ ـ ثُمَّ تَقَدَّمَ، فَاسْتَقْبَلَهُ سَعْدُ بْنُ مُعَاذٍ، فَقَالَ يَا سَعْدُ بْنَ مُعَاذٍ، الْجَنَّةَ، وَرَبِّ النَّضْرِ إِنِّي أَجِدُ رِيحَهَا مِنْ دُونِ أُحُدٍ. قَالَ سَعْدٌ فَمَا اسْتَطَعْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا صَنَعَ. قَالَ أَنَسٌ فَوَجَدْنَا بِهِ بِضْعًا وَثَمَانِينَ ضَرْبَةً بِالسَّيْفِ أَوْ طَعْنَةً بِرُمْحٍ أَوْ رَمْيَةً بِسَهْمٍ، وَوَجَدْنَاهُ قَدْ قُتِلَ وَقَدْ مَثَّلَ بِهِ الْمُشْرِكُونَ، فَمَا عَرَفَهُ أَحَدٌ إِلاَّ أُخْتُهُ بِبَنَانِهِ. قَالَ أَنَسٌ كُنَّا نَرَى أَوْ نَظُنُّ أَنَّ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ فِيهِ وَفِي أَشْبَاهِهِ {مِنَ الْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌ صَدَقُوا مَا عَاهَدُوا اللَّهَ عَلَيْهِ} إِلَى آخِرِ الآيَةِ. وَقَالَ إِنَّ أُخْتَهُ وَهْىَ تُسَمَّى الرُّبَيِّعَ كَسَرَتْ ثَنِيَّةَ امْرَأَةٍ فَأَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالْقِصَاصِ، فَقَالَ أَنَسٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ تُكْسَرُ ثَنِيَّتُهَا. فَرَضُوا بِالأَرْشِ وَتَرَكُوا الْقِصَاصَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ مِنْ عِبَادِ اللَّهِ مَنْ لَوْ أَقْسَمَ عَلَى اللَّهِ لأَبَرَّهُ ".
IsnādNous a rapporté Muhammad ibn Sa‘îd al-Khuzâ‘î; nous a rapporté ‘Abd al-A‘lā, d’après Humayd, qui dit: «J’ai interrogé Anas.» Nous a rapporté ‘Amr ibn Zurâra; nous a rapporté Ziyâd, qui dit: Humayd at-Tawîl m’a rapporté d’après Anas (qu’Allah l’agrée).
Anas (qu’Allah l’agrée) dit: Mon oncle Anas ibn an-Nadr avait manqué le combat de Badr et dit: «Ô Messager d’Allah, j’ai été absent du premier combat où tu as combattu les polythéistes; si Allah me fait assister au combat contre les polythéistes, Allah verra bien ce que je ferai.» Lorsque vint le jour d’Uhud et que les musulmans se furent dispersés, il dit: «Ô Allah, je m’excuse auprès de Toi pour ce qu’ont fait ceux-ci (c’est-à-dire ses compagnons) et je me désavoue auprès de Toi de ce qu’ont fait ceux-là (c’est-à-dire les polythéistes).» Puis il avança. Sa‘d ibn Mu‘âdh se trouva face à lui; il lui dit: «Ô Sa‘d ibn Mu‘âdh, le Paradis! Par le Seigneur d’an-Nadr, j’en sens le parfum d’en deçà d’Uhud.» Sa‘d dit: «Ô Messager d’Allah, je n’ai pas été capable de faire ce qu’il a fait.» Anas dit: Nous avons trouvé sur lui quelque quatre-vingt et quelques blessures de coups d’épée, de coups de lance ou de flèches; nous l’avons trouvé tué, les polythéistes avaient mutilé son corps, et nul ne l’a reconnu sauf sa sœur, à l’extrémité de ses doigts. Anas dit: Nous pensions ou supposions que ce verset fut révélé à son sujet et à ceux qui lui ressemblent: «Parmi les croyants, il est des hommes qui ont été fidèles à l’engagement qu’ils avaient pris envers Allah», jusqu’à la fin du verset. Il dit aussi: Sa sœur, qui s’appelait al-Rubayyi‘, avait brisé l’incisive d’une femme; le Messager d’Allah ordonna l’application du talion. Anas dit: «Ô Messager d’Allah, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, son incisive ne sera pas brisée.» Ils consentirent alors à une compensation (al-arsh) et renoncèrent au talion; le Messager d’Allah dit: «Il est, parmi les serviteurs d’Allah, des gens qui, s’ils jurent par Allah, Il exauce leur serment.»
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ دَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى ابْنَةِ مِلْحَانَ فَاتَّكَأَ عِنْدَهَا، ثُمَّ ضَحِكَ فَقَالَتْ لِمَ تَضْحَكُ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَقَالَ " نَاسٌ مِنْ أُمَّتِي يَرْكَبُونَ الْبَحْرَ الأَخْضَرَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، مَثَلُهُمْ مَثَلُ الْمُلُوكِ عَلَى الأَسِرَّةِ ". فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ. قَالَ " اللَّهُمَّ اجْعَلْهَا مِنْهُمْ ". ثُمَّ عَادَ فَضَحِكَ، فَقَالَتْ لَهُ مِثْلَ أَوْ مِمَّ ذَلِكَ فَقَالَ لَهَا مِثْلَ ذَلِكَ، فَقَالَتِ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ. قَالَ " أَنْتِ مِنَ الأَوَّلِينَ، وَلَسْتِ مِنَ الآخِرِينَ ". قَالَ قَالَ أَنَسٌ فَتَزَوَّجَتْ عُبَادَةَ بْنَ الصَّامِتِ، فَرَكِبَتِ الْبَحْرَ مَعَ بِنْتِ قَرَظَةَ، فَلَمَّا قَفَلَتْ رَكِبَتْ دَابَّتَهَا فَوَقَصَتْ بِهَا، فَسَقَطَتْ عَنْهَا فَمَاتَتْ.
IsnādAbdullâh ibn Muhammad → Mu'âwiya ibn 'Amr → Abû Isḥâq → d'après 'Abdullâh ibn 'Abd al‑Raḥmân al‑Anṣârî ; récit d'Anas (qu'Allah l'agrée).
Le Messager d'Allah entra chez la fille de Milḥān et s'appuya auprès d'elle ; puis il rit. Elle lui dit : « Pourquoi ris‑tu, ô Messager d'Allah ? » Il répondit : « Des gens de ma communauté navigueront la Mer Verte pour la cause d'Allah ; leur situation sera comme celle des rois sur des divans. » Elle dit : « Ô Messager d'Allah, implore Allah afin qu'Il me fasse partie d'eux. » Il dit : « Ô Allah, fais qu'elle soit des leurs. » Puis il rit encore ; elle lui dit quelque chose de semblable et il lui répondit de la même façon. Elle redemanda : « Implores Allah qu'Il me fasse partie d'eux. » Il répondit : « Tu es parmi les premiers, et tu n'es pas des derniers. » Anas dit : elle épousa ʿUbâda b. as‑Sâmit ; elle prit la mer avec la fille de Qaraza ; lorsqu'elles revinrent à terre elle monta sa monture, partit ainsi, tomba de celle‑ci et mourut.
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى بْنِ حَبَّانَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ حَدَّثَتْنِي أُمُّ حَرَامٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ يَوْمًا فِي بَيْتِهَا، فَاسْتَيْقَظَ وَهْوَ يَضْحَكُ، قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا يُضْحِكُكَ قَالَ " عَجِبْتُ مِنْ قَوْمٍ مِنْ أُمَّتِي يَرْكَبُونَ الْبَحْرَ، كَالْمُلُوكِ عَلَى الأَسِرَّةِ ". فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ. فَقَالَ " أَنْتِ مَعَهُمْ ". ثُمَّ نَامَ، فَاسْتَيْقَظَ وَهْوَ يَضْحَكُ فَقَالَ مِثْلَ ذَلِكَ مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا. قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَجْعَلَنِي مِنْهُمْ. فَيَقُولُ " أَنْتِ مِنَ الأَوَّلِينَ " فَتَزَوَّجَ بِهَا عُبَادَةُ بْنُ الصَّامِتِ، فَخَرَجَ بِهَا إِلَى الْغَزْوِ، فَلَمَّا رَجَعَتْ قُرِّبَتْ دَابَّةٌ لِتَرْكَبَهَا، فَوَقَعَتْ فَانْدَقَّتْ عُنُقُهَا.
IsnādAbu al-Nu'man, d'après Hammad ibn Zayd, d'après Yahya, d'après Muhammad ibn Yahya ibn Habban, d'après Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée), rapportant les propos d'Umm Haram.
Umm Haram m'a rapporté que le Prophète (paix et bénédictions d'Allah sur lui) dit un jour dans sa maison. Il se réveilla en riant. Elle lui dit : « Ô Messager d'Allah, qu'est-ce qui te fait rire ? » Il répondit : « Je m'étonne de gens de ma communauté qui navigueront sur la mer, comme des rois sur des sièges. » Elle dit : « Ô Messager d'Allah, prie Allah qu'Il me fasse être parmi eux. » Il dit : « Tu seras avec eux. » Puis il s'endormit et se réveilla en riant, et dit de même encore deux ou trois fois. Je dis alors : « Ô Messager d'Allah, prie Allah qu'Il me fasse être parmi eux. » Il répondit : « Tu feras partie des premiers. » Elle épousa alors 'Ubada ibn as-Samit, il sortit avec elle en expédition ; quand elle rentra, on lui amena une monture pour qu'elle monte, elle tomba et son cou se brisa.
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ عَمْرٌو حَدَّثَنِي أَبُو الأَسْوَدِ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ دَخَلَ عَلَىَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدِي جَارِيَتَانِ تُغَنِّيَانِ بِغِنَاءِ بُعَاثَ، فَاضْطَجَعَ عَلَى الْفِرَاشِ وَحَوَّلَ وَجْهَهُ، فَدَخَلَ أَبُو بَكْرٍ فَانْتَهَرَنِي وَقَالَ مِزْمَارَةُ الشَّيْطَانِ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَأَقْبَلَ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " دَعْهُمَا ". فَلَمَّا غَفَلَ غَمَزْتُهُمَا فَخَرَجَتَا. قَالَتْ وَكَانَ يَوْمُ عِيدٍ يَلْعَبُ السُّودَانُ بِالدَّرَقِ وَالْحِرَابِ، فَإِمَّا سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَإِمَّا قَالَ " تَشْتَهِينَ تَنْظُرِينَ ". فَقَالَتْ نَعَمْ. فَأَقَامَنِي وَرَاءَهُ خَدِّي عَلَى خَدِّهِ وَيَقُولُ " دُونَكُمْ بَنِي أَرْفِدَةَ ". حَتَّى إِذَا مَلِلْتُ قَالَ " حَسْبُكِ ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " فَاذْهَبِي ". قَالَ أَحْمَدُ عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، فَلَمَّا غَفَلَ.
IsnādIsmâ'îl rapporte ; il dit : Ibn Wahb a dit ; Amr m'a rapporté d'Abû al-Aswad, d'Urwa, d'Â'isha (qu'Allah soit satisfait d'elle). (Recueilli dans al-Bukhârî)
« Deux de mes servantes chantaient le chant de Bu'âth. Le Messager d'Allah s'étendit sur le lit et tourna le visage. Abû Bakr entra et me réprimanda en disant : “La flûte du diable près du Messager d'Allah !” Le Messager d'Allah revint vers lui et dit : “Laisse‑les.” Quand il se détourna, je fis un signe aux deux servantes et elles se retirèrent. C'était jour de fête ; les jeunes hommes noirs jouaient aux boucliers et aux lances. Soit je demandai au Messager d'Allah, soit il me dit : “Veux‑tu regarder ?” Je répondis : “Oui.” Il me fit tenir derrière lui, ma joue contre sa joue, et il dit : “Écartez‑vous, ô fils d'Arfida.” Quand j'eus assez regardé, il dit : “Cela te suffit‑il ?” Je dis : “Oui.” Il dit alors : “Va.” »
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ حَمْزَةَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَتَبَ إِلَى قَيْصَرَ يَدْعُوهُ إِلَى الإِسْلاَمِ، وَبَعَثَ بِكِتَابِهِ إِلَيْهِ مَعَ دِحْيَةَ الْكَلْبِيِّ، وَأَمَرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَدْفَعَهُ إِلَى عَظِيمِ بُصْرَى لِيَدْفَعَهُ إِلَى قَيْصَرَ، وَكَانَ قَيْصَرُ لَمَّا كَشَفَ اللَّهُ عَنْهُ جُنُودَ فَارِسَ مَشَى مِنْ حِمْصَ إِلَى إِيلِيَاءَ، شُكْرًا لِمَا أَبْلاَهُ اللَّهُ، فَلَمَّا جَاءَ قَيْصَرَ كِتَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ حِينَ قَرَأَهُ الْتَمِسُوا لِي هَا هُنَا أَحَدًا مِنْ قَوْمِهِ لأَسْأَلَهُمْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَأَخْبَرَنِي أَبُو سُفْيَانَ، أَنَّهُ كَانَ بِالشَّأْمِ فِي رِجَالٍ مِنْ قُرَيْشٍ، قَدِمُوا تِجَارًا فِي الْمُدَّةِ الَّتِي كَانَتْ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبَيْنَ كُفَّارِ قُرَيْشٍ، قَالَ أَبُو سُفْيَانَ فَوَجَدَنَا رَسُولُ قَيْصَرَ بِبَعْضِ الشَّأْمِ فَانْطَلَقَ بِي وَبِأَصْحَابِي حَتَّى قَدِمْنَا إِيلِيَاءَ، فَأُدْخِلْنَا عَلَيْهِ، فَإِذَا هُوَ جَالِسٌ فِي مَجْلِسِ مُلْكِهِ وَعَلَيْهِ التَّاجُ، وَإِذَا حَوْلَهُ عُظَمَاءُ الرُّومِ فَقَالَ لِتُرْجُمَانِهِ سَلْهُمْ أَيُّهُمْ أَقْرَبُ نَسَبًا إِلَى هَذَا الرَّجُلِ الَّذِي يَزْعُمُ أَنَّهُ نَبِيٌّ قَالَ أَبُو سُفْيَانَ فَقُلْتُ أَنَا أَقْرَبُهُمْ نَسَبًا. قَالَ مَا قَرَابَةُ مَا بَيْنَكَ وَبَيْنَهُ فَقُلْتُ هُوَ ابْنُ عَمِّي، وَلَيْسَ فِي الرَّكْبِ يَوْمَئِذٍ أَحَدٌ مِنْ بَنِي عَبْدِ مَنَافٍ غَيْرِي. فَقَالَ قَيْصَرُ أَدْنُوهُ. وَأَمَرَ بِأَصْحَابِي فَجُعِلُوا خَلْفَ ظَهْرِي عِنْدَ كَتِفِي، ثُمَّ قَالَ لِتُرْجُمَانِهِ قُلْ لأَصْحَابِهِ إِنِّي سَائِلٌ هَذَا الرَّجُلَ عَنِ الَّذِي يَزْعُمُ أَنَّهُ نَبِيٌّ، فَإِنْ كَذَبَ فَكَذِّبُوهُ. قَالَ أَبُو سُفْيَانَ وَاللَّهِ لَوْلاَ الْحَيَاءُ يَوْمَئِذٍ مِنْ أَنْ يَأْثُرَ أَصْحَابِي عَنِّي الْكَذِبَ لَكَذَبْتُهُ حِينَ سَأَلَنِي عَنْهُ، وَلَكِنِّي اسْتَحْيَيْتُ أَنْ يَأْثُرُوا الْكَذِبَ عَنِّي فَصَدَقْتُهُ، ثُمَّ قَالَ لِتُرْجُمَانِهِ قُلْ لَهُ كَيْفَ نَسَبُ هَذَا الرَّجُلِ فِيكُمْ قُلْتُ هُوَ فِينَا ذُو نَسَبٍ. قَالَ فَهَلْ قَالَ هَذَا الْقَوْلَ أَحَدٌ مِنْكُمْ قَبْلَهُ قُلْتُ لاَ. فَقَالَ كُنْتُمْ تَتَّهِمُونَهُ عَلَى الْكَذِبِ قَبْلَ أَنْ يَقُولَ مَا قَالَ قُلْتُ لاَ. قَالَ فَهَلْ كَانَ مِنْ آبَائِهِ مِنْ مَلِكٍ قُلْتُ لاَ. قَالَ فَأَشْرَافُ النَّاسِ يَتَّبِعُونَهُ أَمْ ضُعَفَاؤُهُمْ قُلْتُ بَلْ ضُعَفَاؤُهُمْ. قَالَ فَيَزِيدُونَ أَوْ يَنْقُصُونَ قُلْتُ بَلْ يَزِيدُونَ. قَالَ فَهَلْ يَرْتَدُّ أَحَدٌ سَخْطَةً لِدِينِهِ بَعْدَ أَنْ يَدْخُلَ فِيهِ قُلْتُ لاَ. قَالَ فَهَلْ يَغْدِرُ قُلْتُ لاَ، وَنَحْنُ الآنَ مِنْهُ فِي مُدَّةٍ، نَحْنُ نَخَافُ أَنْ يَغْدِرَ. قَالَ أَبُو سُفْيَانَ وَلَمْ يُمْكِنِّي كَلِمَةٌ أُدْخِلُ فِيهَا شَيْئًا أَنْتَقِصُهُ بِهِ لاَ أَخَافُ أَنْ تُؤْثَرَ عَنِّي غَيْرُهَا. قَالَ فَهَلْ قَاتَلْتُمُوهُ أَوْ قَاتَلَكُمْ قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ فَكَيْفَ كَانَتْ حَرْبُهُ وَحَرْبُكُمْ قُلْتُ كَانَتْ دُوَلاً وَسِجَالاً، يُدَالُ عَلَيْنَا الْمَرَّةَ وَنُدَالُ عَلَيْهِ الأُخْرَى. قَالَ فَمَاذَا يَأْمُرُكُمْ قَالَ يَأْمُرُنَا أَنْ نَعْبُدَ اللَّهَ وَحْدَهُ لاَ نُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا، وَيَنْهَانَا عَمَّا كَانَ يَعْبُدُ آبَاؤُنَا، وَيَأْمُرُنَا بِالصَّلاَةِ وَالصَّدَقَةِ وَالْعَفَافِ وَالْوَفَاءِ بِالْعَهْدِ وَأَدَاءِ الأَمَانَةِ. فَقَالَ لِتُرْجُمَانِهِ حِينَ قُلْتُ ذَلِكَ لَهُ قُلْ لَهُ إِنِّي سَأَلْتُكَ عَنْ نَسَبِهِ فِيكُمْ، فَزَعَمْتَ أَنَّهُ ذُو نَسَبٍ، وَكَذَلِكَ الرُّسُلُ تُبْعَثُ فِي نَسَبِ قَوْمِهَا، وَسَأَلْتُكَ هَلْ قَالَ أَحَدٌ مِنْكُمْ هَذَا الْقَوْلَ قَبْلَهُ فَزَعَمْتَ أَنْ لاَ، فَقُلْتُ لَوْ كَانَ أَحَدٌ مِنْكُمْ قَالَ هَذَا الْقَوْلَ قَبْلَهُ قُلْتُ رَجُلٌ يَأْتَمُّ بِقَوْلٍ قَدْ قِيلَ قَبْلَهُ. وَسَأَلْتُكَ هَلْ كُنْتُمْ تَتَّهِمُونَهُ بِالْكَذِبِ قَبْلَ أَنْ يَقُولَ مَا قَالَ فَزَعَمْتَ أَنْ لاَ، فَعَرَفْتُ أَنَّهُ لَمْ يَكُنْ لِيَدَعَ الْكَذِبَ عَلَى النَّاسِ وَيَكْذِبَ عَلَى اللَّهِ، وَسَأَلْتُكَ هَلْ كَانَ مِنْ آبَائِهِ مِنْ مَلِكٍ فَزَعَمْتَ أَنْ لاَ، فَقُلْتُ لَوْ كَانَ مِنْ آبَائِهِ مَلِكٌ قُلْتُ يَطْلُبُ مُلْكَ آبَائِهِ. وَسَأَلْتُكَ أَشْرَافُ النَّاسِ يَتَّبِعُونَهُ أَمْ ضُعَفَاؤُهُمْ فَزَعَمْتَ أَنَّ ضُعَفَاءَهُمُ اتَّبَعُوهُ، وَهُمْ أَتْبَاعُ الرُّسُلِ، وَسَأَلْتُكَ هَلْ يَزِيدُونَ أَوْ يَنْقُصُونَ فَزَعَمْتَ أَنَّهُمْ يَزِيدُونَ، وَكَذَلِكَ الإِيمَانُ حَتَّى يَتِمَّ، وَسَأَلْتُكَ هَلْ يَرْتَدُّ أَحَدٌ سَخْطَةً لِدِينِهِ بَعْدَ أَنْ يَدْخُلَ فِيهِ فَزَعَمْتَ أَنْ لاَ، فَكَذَلِكَ الإِيمَانُ حِينَ تَخْلِطُ بَشَاشَتُهُ الْقُلُوبَ لاَ يَسْخَطُهُ أَحَدٌ، وَسَأَلْتُكَ هَلْ يَغْدِرُ فَزَعَمْتَ أَنْ لاَ، وَكَذَلِكَ الرُّسُلُ لاَ يَغْدِرُونَ. وَسَأَلْتُكَ هَلْ قَاتَلْتُمُوهُ وَقَاتَلَكُمْ فَزَعَمْتَ أَنْ قَدْ فَعَلَ، وَأَنَّ حَرْبَكُمْ وَحَرْبَهُ تَكُونُ دُوَلاً، وَيُدَالُ عَلَيْكُمُ الْمَرَّةَ وَتُدَالُونَ عَلَيْهِ الأُخْرَى، وَكَذَلِكَ الرُّسُلُ تُبْتَلَى، وَتَكُونُ لَهَا الْعَاقِبَةُ، وَسَأَلْتُكَ بِمَاذَا يَأْمُرُكُمْ فَزَعَمْتَ أَنَّهُ يَأْمُرُكُمْ أَنْ تَعْبُدُوا اللَّهَ وَلاَ تُشْرِكُوا بِهِ شَيْئًا، وَيَنْهَاكُمْ عَمَّا كَانَ يَعْبُدُ آبَاؤُكُمْ، وَيَأْمُرُكُمْ بِالصَّلاَةِ وَالصِّدْقِ وَالْعَفَافِ وَالْوَفَاءِ بِالْعَهْدِ، وَأَدَاءِ الأَمَانَةِ، قَالَ وَهَذِهِ صِفَةُ النَّبِيِّ، قَدْ كُنْتُ أَعْلَمُ أَنَّهُ خَارِجٌ، وَلَكِنْ لَمْ أَظُنَّ أَنَّهُ مِنْكُمْ، وَإِنْ يَكُ مَا قُلْتَ حَقًّا، فَيُوشِكُ أَنْ يَمْلِكَ مَوْضِعَ قَدَمَىَّ هَاتَيْنِ، وَلَوْ أَرْجُو أَنْ أَخْلُصَ إِلَيْهِ لَتَجَشَّمْتُ لُقِيَّهُ، وَلَوْ كُنْتُ عِنْدَهُ لَغَسَلْتُ قَدَمَيْهِ. قَالَ أَبُو سُفْيَانَ ثُمَّ دَعَا بِكِتَابِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُرِئَ فَإِذَا فِيهِ " بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ مِنْ مُحَمَّدٍ عَبْدِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ، إِلَى هِرَقْلَ عَظِيمِ الرُّومِ، سَلاَمٌ عَلَى مَنِ اتَّبَعَ الْهُدَى، أَمَّا بَعْدُ فَإِنِّي أَدْعُوكَ بِدِعَايَةِ الإِسْلاَمِ، أَسْلِمْ تَسْلَمْ، وَأَسْلِمْ يُؤْتِكَ اللَّهُ أَجْرَكَ مَرَّتَيْنِ، فَإِنْ تَوَلَّيْتَ فَعَلَيْكَ إِثْمُ الأَرِيسِيِّينَ وَ{يَا أَهْلَ الْكِتَابِ تَعَالَوْا إِلَى كَلِمَةٍ سَوَاءٍ بَيْنَنَا وَبَيْنَكُمْ أَنْ لاَ نَعْبُدَ إِلاَّ اللَّهَ وَلاَ نُشْرِكَ بِهِ شَيْئًا وَلاَ يَتَّخِذَ بَعْضُنَا بَعْضًا أَرْبَابًا مِنْ دُونِ اللَّهِ فَإِنْ تَوَلَّوْا فَقُولُوا اشْهَدُوا بِأَنَّا مُسْلِمُونَ}". قَالَ أَبُو سُفْيَانَ فَلَمَّا أَنْ قَضَى مَقَالَتَهُ، عَلَتْ أَصْوَاتُ الَّذِينَ حَوْلَهُ مِنْ عُظَمَاءِ الرُّومِ، وَكَثُرَ لَغَطُهُمْ، فَلاَ أَدْرِي مَاذَا قَالُوا، وَأُمِرَ بِنَا فَأُخْرِجْنَا، فَلَمَّا أَنْ خَرَجْتُ مَعَ أَصْحَابِي وَخَلَوْتُ بِهِمْ قُلْتُ لَهُمْ لَقَدْ أَمِرَ أَمْرُ ابْنِ أَبِي كَبْشَةَ، هَذَا مَلِكُ بَنِي الأَصْفَرِ يَخَافُهُ، قَالَ أَبُو سُفْيَانَ وَاللَّهِ مَا زِلْتُ ذَلِيلاً مُسْتَيْقِنًا بِأَنَّ أَمْرَهُ سَيَظْهَرُ، حَتَّى أَدْخَلَ اللَّهُ قَلْبِي الإِسْلاَمَ وَأَنَا كَارِهٌ.
IsnādIbrâhîm ibn Hamza > Ibrâhîm ibn Saʿd > Ṣâliḥ ibn Kaysân > Ibn Shihâb (al-Zuhrî) > ʿUbaydullâh ibn ʿAbdullâh ibn ʿUtba > ʿAbdullâh ibn ʿAbbâs (radiyallâhu ʿanhum) — rapporté dans al-Bukhârî (chap. 1).
Résumé de la discussion et du contenu principal : - Introduction de la chaîne : on explique que le Prophète écrivit à César et envoya Dihya avec la lettre, demandant qu'on la fasse parvenir à Héraclius via le grand de Bosra. - Situation de César : après la dispersion des armées perses, il s'était rendu de Hims à Aelia pour exprimer sa gratitude. - Interrogatoire d'Abû Sufyân : César, entouré des grands de Rome, demanda à son interprète d'interroger qui parmi eux était le plus proche parent de cet homme (celui qui se prétend prophète). Abû Sufyân répondit qu'il était le plus proche parente et déclara qu'il n'y avait aucun autre de la tribu de Banu ʿAbd Manaf dans le convoi. Les questions et réponses principales furent les suivantes : • «Avant qu'il ne dise ce qu'il a dit, quelqu'un parmi vous tenait-il déjà ces propos?» — Non. (Pas d'antériorité de cette doctrine parmi eux.) • «L'accusiez‑vous de mensonge avant qu'il parlât?» — Non. (Il ne fabriquait pas des mensonges connus de son peuple.) • «Y a‑t‑il eu, dans sa lignée, des rois?» — Non. (S'il en avait eu, il aurait recherché le pouvoir de ses ancêtres.) • «Les notables le suivent‑ils ou ses gens sont‑ils des faibles?» — Ce sont plutôt des faibles qui le suivent. • «Leur nombre augmente‑t‑il ou diminue‑t‑il?» — Ils augmentent. (L'augmentation est une caractéristique de la foi qui mûrit.) • «L'un d'eux peut‑il apostasier après avoir adhéré?» — Non. (Une fois la foi établie dans les cœurs, on ne la renie pas.) • «Peuvent‑ils trahir?» — Non. (Les messagers ne trahissent pas.) • «Ont‑ils combattu ou vous ont‑ils combattus?» — Oui. (Il y eut des combats réciproques.) • «Comment étaient vos guerres?» — Elles furent des alternances : parfois ils l'emportaient sur nous, parfois nous sur eux. • «Que vous commande‑t‑il?» — Il nous ordonne d'adorer Dieu seul, de ne rien Lui associer, de renoncer aux divinités de nos ancêtres, de pratiquer la prière, la charité, la chasteté, la fidélité aux traités et l'acquittement des dépôts (la confiance). - Lecture de la lettre : César fit lire alors la lettre du Messager d'Allah. La lettre commençait ainsi (traduction) : «Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Muhammad, serviteur et messager d'Allah, à Héraclius, grand des Romains. Paix à quiconque suit la guidée. Ensuite : Je t'invite à l'appel de l'islam : accepte l'islam et tu seras en sécurité ; si tu acceptes l'islam Allah te donnera ta récompense deux fois. Si tu te détournes, le péché incombera aux Arisiens. [Et : Ô gens du Livre, venez à une parole commune entre nous et vous — que nous n'adorions que Dieu, que nous ne Lui associions rien, et que certains d'entre nous ne prennent pas d'autres seigneurs en dehors d'Allah ; s'ils se détournent, dites : témoignez que nous sommes musulmans.]» - Réaction et suite : Après la lecture, les grands de Rome élevèrent la voix et discutèrent ; Abû Sufyân et ses compagnons furent renvoyés. Abû Sufyân confessa qu'il fut intérieurement persuadé de la vérité des propos du Prophète — il admit que si l'exposé avait été mensonger, il aurait pu le démentir ce jour‑là, mais par pudeur il préféra dire la vérité et ne pas inciter ses compagnons à mentir pour lui. Il ajouta qu'il avait conscience que ce que le Prophète prêchait était la parole d'un prophète et que, bien qu'il ne pensât pas au départ que ce prophète fût des leur, il finit par être envahi par la conviction : il resta humilié mais Allah fit entrer l'islam dans son cœur alors qu'il n'en était pas disposé.
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، أَنَّ الأَعْرَجَ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " نَحْنُ الآخِرُونَ السَّابِقُونَ ". وَبِهَذَا الإِسْنَادِ " مَنْ أَطَاعَنِي فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ عَصَى اللَّهَ، وَمَنْ يُطِعِ الأَمِيرَ فَقَدْ أَطَاعَنِي، وَمَنْ يَعْصِ الأَمِيرَ فَقَدْ عَصَانِي، وَإِنَّمَا الإِمَامُ جُنَّةٌ يُقَاتَلُ مِنْ وَرَائِهِ وَيُتَّقَى بِهِ، فَإِنْ أَمَرَ بِتَقْوَى اللَّهِ وَعَدَلَ، فَإِنَّ لَهُ بِذَلِكَ أَجْرًا، وَإِنْ قَالَ بِغَيْرِهِ، فَإِنَّ عَلَيْهِ مِنْهُ ".
IsnādRapporté par Abû al-Yamân, qui rapporte de Shuʿayb, qui rapporte d'Abû az-Zinâd, d'après al-Aʿraj : celui-ci a entendu Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) rapporter que le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit...
« Nous sommes les derniers et les premiers. Quiconque m'obéit a obéi à Allah, et quiconque me désobéit a désobéi à Allah. Et quiconque obéit à l'émir m'a obéi, et quiconque désobéit à l'émir m'a désobéi. L'imâm n'est qu'un bouclier : on se bat derrière lui et on se protège par lui. S'il ordonne la crainte d'Allah (la piété) et qu'il juge avec justice, il aura pour cela une récompense ; et s'il ordonne autre chose, alors la responsabilité en incombe à lui. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، سَمِعَ مُحَمَّدَ بْنَ فُضَيْلٍ، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ مُجَاشِعٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَنَا وَأَخِي فَقُلْتُ بَايِعْنَا عَلَى الْهِجْرَةِ. فَقَالَ " مَضَتِ الْهِجْرَةُ لأَهْلِهَا ". فَقُلْتُ عَلاَمَ تُبَايِعُنَا قَالَ " عَلَى الإِسْلاَمِ وَالْجِهَادِ ".
IsnādIsḥâq ibn Ibrâhîm a rapporté de Muhammad ibn Fudayl, de 'Asim, d'Abû 'Uthmân, de Mujâshi' (qu'Allah l'agrée).
Mujâshi' dit : « Je suis venu au Prophète, moi et mon frère, et j'ai dit : “Fais-nous prêter serment pour la hijra.” Il dit : “La hijra est passée pour ses gens.” Je dis : “Comment nous prêtes-tu serment ?” Il répondit : “Sur l'islam et sur le jihad.”
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمٍ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ وَكَانَ كَاتِبًا لَهُ قَالَ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ فَقَرَأْتُهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَيَّامِهِ الَّتِي لَقِيَ فِيهَا انْتَظَرَ حَتَّى مَالَتِ الشَّمْسُ. ثُمَّ قَامَ فِي النَّاسِ قَالَ " أَيُّهَا النَّاسُ، لاَ تَتَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ، وَسَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ، فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا، وَاعْلَمُوا أَنَّ الْجَنَّةَ تَحْتَ ظِلاَلِ السُّيُوفِ، ثُمَّ قَالَ اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأَحْزَابِ، اهْزِمْهُمْ وَانْصُرْنَا عَلَيْهِمْ ".
Isnād‘Abdullâh b. Muhammad → Mu‘âwiya b. ‘Amr → Abû Isḥâq → Mûsâ b. ‘Uqba → Sâlim Abû an-Naḍr (mawlâ d'ʿUmar b. ʿUbaydallâh, qui était son scribe). Le narrateur ajoute qu'Abdullâh b. Abî Awfa lui écrivit et qu'il lut ce qui suit.
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui) dit : «Ô gens, ne souhaitez pas la rencontre de l'ennemi ; demandez à Allah l'affermissement/la santé (al-‘âfiya). Puis, si vous les rencontrez, faites preuve de patience. Sachez que le Paradis est sous l'ombre des épées.» Puis il implora : «Ô Allah, Toi qui as fait descendre le Livre, Toi qui fais déplacer les nuages et Toi qui brises les confédérés, écrase-les et accorde-nous la victoire sur eux.»
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ يُوسُفَ الْيَرْبُوعِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ الْفَزَارِيُّ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ أَبُو النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ كُنْتُ كَاتِبًا لَهُ قَالَ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أَوْفَى حِينَ خَرَجَ إِلَى الْحَرُورِيَّةِ فَقَرَأْتُهُ فَإِذَا فِيهِ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَيَّامِهِ الَّتِي لَقِيَ فِيهَا الْعَدُوَّ انْتَظَرَ حَتَّى مَالَتِ الشَّمْسُ. ثُمَّ قَامَ فِي النَّاسِ فَقَالَ " أَيُّهَا النَّاسُ لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ وَسَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ، فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا وَاعْلَمُوا أَنَّ الْجَنَّةَ تَحْتَ ظِلاَلِ السُّيُوفِ ـ ثُمَّ قَالَ ـ اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأَحْزَابِ اهْزِمْهُمْ وَانْصُرْنَا عَلَيْهِمْ ". وَقَالَ مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ حَدَّثَنِي سَالِم أَبُو النَّضْرِ كُنْتُ كَاتِبًا لِعُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ فَأَتَاهُ كِتَابُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُو ".
IsnādRelaté par Yûsuf ibn Mûsâ → 'Âsim ibn Yûsuf al-Yarbu'î → Abû Isḥâq al-Fazârî → Mûsâ ibn 'Uqba → Sâlim Abû an-Naḍr (mawlâ de 'Umar ibn 'Ubayd Allâh). Le récit provient d'une lettre d'Abd Allâh ibn Abî Awfâ (compagnon) qui rapportait la parole du Prophète (paix et bénédictions sur lui).
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui), lors de certains jours où il rencontra l'ennemi, attendit jusqu'à ce que le soleil s'incline. Puis il se leva devant les gens et dit : « Ô gens, ne souhaitez pas la rencontre avec l'ennemi et demandez à Allah la sécurité et le bien‑être. Lorsque vous les rencontrerez, soyez patients et sachez que le Paradis est sous l'ombre des épées. » Puis il implora : « Ô Allah, Toi qui as fait descendre le Livre, qui fais circuler les nuées et qui terrasse les confédérés, terrasse-les et accorde‑nous la victoire sur eux. » Il répéta encore : « Ne souhaitez pas rencontrer l'ennemi. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " هَلَكَ كِسْرَى ثُمَّ لاَ يَكُونُ كِسْرَى بَعْدَهُ، وَقَيْصَرٌ لَيَهْلِكَنَّ ثُمَّ لاَ يَكُونُ قَيْصَرٌ بَعْدَهُ، وَلَتُقْسَمَنَّ كُنُوزُهَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ ". وَسَمَّى الْحَرْبَ خَدْعَةً
IsnādAbdullâh ibn Muhammad (a rapporté), d'après 'Abd al-Razzâq, d'après Maʿmar, d'après Hammâm, d'après Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui), d'après le Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui).
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : «Kisrâ périra et il n’y aura pas de Kisrâ après lui ; et César périra et il n’y aura pas de César après lui ; et leurs trésors seront assurément partagés dans le sentier d’Allah.» Et il a appelé la guerre «khid'ah» (ruse/tromperie).
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَا حَجَبَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُنْذُ أَسْلَمْتُ، وَلاَ رَآنِي إِلاَّ تَبَسَّمَ فِي وَجْهِي. وَلَقَدْ شَكَوْتُ إِلَيْهِ إِنِّي لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ. فَضَرَبَ بِيَدِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ".
IsnādMuhammad ibn 'Abd Allah ibn Numayr → Ibn Idris → Isma'il → Qays → Jarir (qu'Allah l'agrée)
Le Prophète ne m'a pas repoussé depuis que je suis devenu musulman, et il ne m'a jamais regardé sans me sourire. Je me suis plaint auprès de lui que je ne tiens pas en selle. Il frappa ma poitrine de sa main et dit : «Ô Allah, affermis-le et fais de lui un guide et qu'il soit bien guidé.»
قَالَ ابْنُ عُمَرَ انْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ يَأْتِيَانِ النَّخْلَ الَّذِي فِيهِ ابْنُ صَيَّادٍ، حَتَّى إِذَا دَخَلَ النَّخْلَ طَفِقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ وَهْوَ يَخْتِلُ ابْنَ صَيَّادٍ أَنْ يَسْمَعَ مِنِ ابْنِ صَيَّادٍ شَيْئًا قَبْلَ أَنْ يَرَاهُ، وَابْنُ صَيَّادٍ مُضْطَجِعٌ عَلَى فِرَاشِهِ فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْزَةٌ، فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، فَقَالَتْ لاِبْنِ صَيَّادٍ أَىْ صَافِ ـ وَهْوَ اسْمُهُ ـ فَثَارَ ابْنُ صَيَّادٍ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ". وَقَالَ سَالِمٌ قَالَ ابْنُ عُمَرَ ثُمَّ قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي النَّاسِ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ، ثُمَّ ذَكَرَ الدَّجَّالَ فَقَالَ " إِنِّي أُنْذِرُكُمُوهُ، وَمَا مِنْ نَبِيٍّ إِلاَّ قَدْ أَنْذَرَهُ قَوْمَهُ، لَقَدْ أَنْذَرَهُ نُوحٌ قَوْمَهُ، وَلَكِنْ سَأَقُولُ لَكُمْ فِيهِ قَوْلاً لَمْ يَقُلْهُ نَبِيٌّ لِقَوْمِهِ، تَعْلَمُونَ أَنَّهُ أَعْوَرُ وَأَنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِأَعْوَرَ ".
IsnādIbn ʿUmar (rapportant). Le texte mentionne aussi Salim comme transmetteur d’un passage; l’événement est rapporté de la bouche d’Ibn ʿUmar qui rapporte ce qu’il a vu et entendu.
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) se tint à l’abri derrière les troncs des palmiers pour éviter qu’Ibn Ṣayyād n’entende avant de le voir. La mère d’Ibn Ṣayyād l’appela — «Ô Saaf» (c’est son nom) — et Ibn Ṣayyād se leva brusquement. Le Prophète dit alors : «Si vous l’aviez laissé, cela se serait manifesté.» Puis il se leva parmi les gens, loua Allah comme Il le mérite, et dit en mettant la communauté en garde contre le Dajjâl : «Je vous avertis contre lui; aucun prophète n’a laissé son peuple sans l’avoir averti de lui. Noé a averti son peuple. Mais je vous dirai à son sujet quelque chose qu’aucun prophète n’a dit à son peuple : sachez qu’il est borgne, et qu’Allah n’est pas borgne.»
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ النَّهْدِيِّ، عَنْ مُجَاشِعِ بْنِ مَسْعُودٍ، قَالَ جَاءَ مُجَاشِعٌ بِأَخِيهِ مُجَالِدِ بْنِ مَسْعُودٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ هَذَا مُجَالِدٌ يُبَايِعُكَ عَلَى الْهِجْرَةِ. فَقَالَ " لاَ هِجْرَةَ بَعْدَ فَتْحِ مَكَّةَ، وَلَكِنْ أُبَايِعُهُ عَلَى الإِسْلاَمِ ".
IsnādIbrâhîm ibn Mûsâ rapporte, de Yâzîd ibn Zuray', de Khalîd, d'Abû 'Uthmân an‑Nahdî, de Mujâshi' ibn Mas'ûd.
Mujâshi' dit : « Voici Mujâlid ; il te donne l'allégeance pour la hijra. » Le Prophète (paix et salut sur lui) répondit : « Il n'y a pas de hijra après la conquête de La Mecque, mais je lui prends l'allégeance pour l'islam. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ أُمَّ الْمُؤْمِنِينَ ـ رضى الله عنها ـ أَخْبَرَتْهُ أَنَّ فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ ابْنَةَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَأَلَتْ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ بَعْدَ وَفَاةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَقْسِمَ لَهَا مِيرَاثَهَا، مَا تَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْهِ. فَقَالَ لَهَا أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ ". فَغَضِبَتْ فَاطِمَةُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَهَجَرَتْ أَبَا بَكْرٍ، فَلَمْ تَزَلْ مُهَاجِرَتَهُ حَتَّى تُوُفِّيَتْ وَعَاشَتْ بَعْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سِتَّةَ أَشْهُرٍ. قَالَتْ وَكَانَتْ فَاطِمَةُ تَسْأَلُ أَبَا بَكْرٍ نَصِيبَهَا مِمَّا تَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ خَيْبَرَ وَفَدَكٍ وَصَدَقَتِهِ بِالْمَدِينَةِ، فَأَبَى أَبُو بَكْرٍ عَلَيْهَا ذَلِكَ، وَقَالَ لَسْتُ تَارِكًا شَيْئًا كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَعْمَلُ بِهِ إِلاَّ عَمِلْتُ بِهِ، فَإِنِّي أَخْشَى إِنْ تَرَكْتُ شَيْئًا مِنْ أَمْرِهِ أَنْ أَزِيغَ. فَأَمَّا صَدَقَتُهُ بِالْمَدِينَةِ فَدَفَعَهَا عُمَرُ إِلَى عَلِيٍّ وَعَبَّاسٍ، فَأَمَّا خَيْبَرُ وَفَدَكٌ فَأَمْسَكَهَا عُمَرُ وَقَالَ هُمَا صَدَقَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَتَا لِحُقُوقِهِ الَّتِي تَعْرُوهُ وَنَوَائِبِهِ، وَأَمْرُهُمَا إِلَى مَنْ وَلِيَ الأَمْرَ. قَالَ فَهُمَا عَلَى ذَلِكَ إِلَى الْيَوْمِ. قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ اعْتَرَاكَ افْتَعَلْتَ مِنْ عَرَوْتُهُ فَأَصَبْتُهُ وَمِنْهُ يَعْرُوهُ وَاعْتَرَانِي
IsnādChaîne de transmission : ‘Abd al‑‘Azîz ibn ‘Abd Allâh rapporte d’Ibrâhîm ibn Sa‘d, de Sâlih, d’Ibn Shihâb, qui a dit qu’‘Urwa ibn az‑Zubayr lui a informé que ‘Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle) a rapporté cet épisode. (Remarque rédigée en fin de manuscrit par Abu ‘Abd Allâh concernant une variante du texte.)
‘Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle) a informé qu’après la mort du Messager d’Allah, Fâtima, la fille du Messager d’Allah, demanda à Abû Bakr al‑Ṣiddîq qu’il lui répartisse son héritage, c’est‑à‑dire ce que le Messager d’Allah avait laissé de ce qu’Allah lui avait donné. Abû Bakr lui répondit : « Le Messager d’Allah a dit : ‘Nous ne transmettons pas d’héritage ; ce que nous laissons, c’est une sadaqa (aumône).’ » Fâtima, fille du Messager d’Allah, s’irrita et abandonna Abû Bakr ; elle resta séparée de lui jusqu’à sa mort et vécut six mois après le Messager d’Allah. Elle demandait à Abû Bakr sa part de ce que le Messager d’Allah avait laissé de Ḫaybar et de Fadak et de sa sadaqa à al‑Madîna, mais Abû Bakr refusa et dit : « Je n’abandonnerai rien de ce dont le Messager d’Allah faisait usage sans l’appliquer moi‑même ; car je crains que, si je laissais quelque chose de son affaire, je ne m’égare. » Quant à sa sadaqa à al‑Madîna, ‘Umar la remit à ‘Alî et à ‘Abbâs ; en revanche ‘Umar garda Ḫaybar et Fadak, en déclarant : ‘‘Ce sont des sadaqât du Messager d’Allah ; elles étaient destinées à ses droits qui le faisaient vivre et à ses besoins, et leur gestion revient à celui qui a la charge de l’autorité.’’ Il dit qu’elles sont restées ainsi jusqu’à aujourd’hui. (Note finale du recueilier : remarque d’Abu ‘Abd Allâh sur une variante de lecture du texte.)
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ وَزَعَمَ عُرْوَةُ أَنَّ مَرْوَانَ بْنَ الْحَكَمِ، وَمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ حِينَ جَاءَهُ وَفْدُ هَوَازِنَ مُسْلِمِينَ، فَسَأَلُوهُ أَنْ يَرُدَّ إِلَيْهِمْ أَمْوَالَهُمْ وَسَبْيَهُمْ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَحَبُّ الْحَدِيثِ إِلَىَّ أَصْدَقُهُ، فَاخْتَارُوا إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ إِمَّا السَّبْىَ وَإِمَّا الْمَالَ، وَقَدْ كُنْتُ اسْتَأْنَيْتُ بِهِمْ ". وَقَدْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم انْتَظَرَ آخِرَهُمْ بِضْعَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، حِينَ قَفَلَ مِنَ الطَّائِفِ، فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ رَادٍّ إِلَيْهِمْ إِلاَّ إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ. قَالُوا فَإِنَّا نَخْتَارُ سَبْيَنَا، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمُسْلِمِينَ فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ، فَإِنَّ إِخْوَانَكُمْ هَؤُلاَءِ قَدْ جَاءُونَا تَائِبِينَ، وَإِنِّي قَدْ رَأَيْتُ أَنْ أَرُدَّ إِلَيْهِمْ سَبْيَهُمْ، مَنْ أَحَبَّ أَنْ يُطَيِّبَ فَلْيَفْعَلْ، وَمَنْ أَحَبَّ مِنْكُمْ أَنْ يَكُونَ عَلَى حَظِّهِ حَتَّى نُعْطِيَهُ إِيَّاهُ مِنْ أَوَّلِ مَا يُفِيءُ اللَّهُ عَلَيْنَا فَلْيَفْعَلْ ". فَقَالَ النَّاسُ قَدْ طَيَّبْنَا ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَهُمْ. فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّا لاَ نَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ فِي ذَلِكَ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ، فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ " فَرَجَعَ النَّاسُ، فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ، ثُمَّ رَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّهُمْ قَدْ طَيَّبُوا فَأَذِنُوا. فَهَذَا الَّذِي بَلَغَنَا عَنْ سَبْىِ هَوَازِنَ.
IsnādRapporté par Sa‘îd ibn ‘Ufair, d’après al-Layth, d’après ‘Uqayl, d’après Ibn Shihâb; et ‘Urwa affirma que Marwân ibn al-Hakam et Miswar ibn Makhrama l’avaient informé.
Le Messager d’Allah dit: «Le discours qui m’est le plus cher est le plus véridique. Choisissez l’une des deux catégories: soit les captifs, soit les biens; et j’avais retardé la décision à leur sujet.» Ensuite, il se leva parmi les musulmans, loua Allah comme il Se doit, puis dit: «Ceci dit: vos frères sont venus à nous repentants, et j’ai jugé bon de leur rendre leurs captifs. Que celui d’entre vous qui souhaite renoncer [au sien] de bon gré le fasse; et que celui d’entre vous qui préfère conserver son droit jusqu’à ce que nous le dédommagions sur le premier butin que Dieu nous accordera, le fasse.» Les gens dirent: «Nous y consentons de bon gré, ô Messager d’Allah, pour eux.» Il dit alors: «Nous ne savons pas qui parmi vous a donné son accord et qui ne l’a pas donné; retournez donc jusqu’à ce que vos chefs vous consultent et nous transmettent votre décision.» Les gens repartirent, leurs chefs leur parlèrent, puis ils revinrent informer le Messager d’Allah qu’ils consentaient et avaient donné leur permission. Voilà ce qui nous est parvenu au sujet des captifs de Hawâzin.
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ عَمْرًا، قَالَ كُنْتُ جَالِسًا مَعَ جَابِرِ بْنِ زَيْدٍ وَعَمْرِو بْنِ أَوْسٍ، فَحَدَّثَهُمَا بَجَالَةُ، سَنَةَ سَبْعِينَ ـ عَامَ حَجَّ مُصْعَبُ بْنُ الزُّبَيْرِ بِأَهْلِ الْبَصْرَةِ ـ عِنْدَ دَرَجِ زَمْزَمَ قَالَ كُنْتُ كَاتِبًا لِجَزْءِ بْنِ مُعَاوِيَةَ عَمِّ الأَحْنَفِ، فَأَتَانَا كِتَابُ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ قَبْلَ مَوْتِهِ بِسَنَةٍ فَرِّقُوا بَيْنَ كُلِّ ذِي مَحْرَمٍ مِنَ الْمَجُوسِ. وَلَمْ يَكُنْ عُمَرُ أَخَذَ الْجِزْيَةَ مِنَ الْمَجُوسِ. حَتَّى شَهِدَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَخَذَهَا مِنْ مَجُوسِ هَجَرٍ.
IsnādChaîne : ʿAlī b. ʿAbdallāh → Sufyān → ʿAmr (qui rapporte). ʿAmr précise qu’il était assis avec Jābir b. Zayd et ʿAmr b. Aws et qu’un certain Bajāla leur en avait parlé.
«J’étais scribe de Jazʾī b. Muʿāwiya, l’oncle d’al-Aḥnaf. Nous arriva une lettre dʿUmar b. al-Khaṭṭāb, un an avant sa mort : ‘Faites la distinction pour chaque personne ayant un mahram parmi les Majūs.’ Et ʿUmar n’avait pas pris la jizya des Majūs jusqu’à ce qu’Abd al-Raḥmān b. ʿAwf témoigne que le Messager d’Allāh (que la paix et les bénédictions d’Allāh soient sur lui) l’avait prise des Majūs de Ḥajar. »
حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ الرَّقِّيُّ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ الثَّقَفِيُّ، حَدَّثَنَا بَكْرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْمُزَنِيُّ، وَزِيَادُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ، قَالَ بَعَثَ عُمَرُ النَّاسَ فِي أَفْنَاءِ الأَمْصَارِ يُقَاتِلُونَ الْمُشْرِكِينَ، فَأَسْلَمَ الْهُرْمُزَانُ فَقَالَ إِنِّي مُسْتَشِيرُكَ فِي مَغَازِيَّ هَذِهِ. قَالَ نَعَمْ، مَثَلُهَا وَمَثَلُ مَنْ فِيهَا مِنَ النَّاسِ مِنْ عَدُوِّ الْمُسْلِمِينَ مَثَلُ طَائِرٍ لَهُ رَأْسٌ وَلَهُ جَنَاحَانِ وَلَهُ رِجْلاَنِ، فَإِنْ كُسِرَ أَحَدُ الْجَنَاحَيْنِ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ بِجَنَاحٍ وَالرَّأْسُ، فَإِنْ كُسِرَ الْجَنَاحُ الآخَرُ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ وَالرَّأْسُ، وَإِنْ شُدِخَ الرَّأْسُ ذَهَبَتِ الرِّجْلاَنِ وَالْجَنَاحَانِ وَالرَّأْسُ، فَالرَّأْسُ كِسْرَى، وَالْجَنَاحُ قَيْصَرُ، وَالْجَنَاحُ الآخَرُ فَارِسُ، فَمُرِ الْمُسْلِمِينَ فَلْيَنْفِرُوا إِلَى كِسْرَى. وَقَالَ بَكْرٌ وَزِيَادٌ جَمِيعًا عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ قَالَ فَنَدَبَنَا عُمَرُ وَاسْتَعْمَلَ عَلَيْنَا النُّعْمَانَ بْنَ مُقَرِّنٍ، حَتَّى إِذَا كُنَّا بِأَرْضِ الْعَدُوِّ، وَخَرَجَ عَلَيْنَا عَامِلُ كِسْرَى فِي أَرْبَعِينَ أَلْفًا، فَقَامَ تُرْجُمَانٌ فَقَالَ لِيُكَلِّمْنِي رَجُلٌ مِنْكُمْ. فَقَالَ الْمُغِيرَةُ سَلْ عَمَّا شِئْتَ. قَالَ مَا أَنْتُمْ قَالَ نَحْنُ أُنَاسٌ مِنَ الْعَرَبِ كُنَّا فِي شَقَاءٍ شَدِيدٍ وَبَلاَءٍ شَدِيدٍ، نَمَصُّ الْجِلْدَ وَالنَّوَى مِنَ الْجُوعِ، وَنَلْبَسُ الْوَبَرَ وَالشَّعَرَ، وَنَعْبُدُ الشَّجَرَ وَالْحَجَرَ، فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ، إِذْ بَعَثَ رَبُّ السَّمَوَاتِ وَرَبُّ الأَرَضِينَ تَعَالَى ذِكْرُهُ وَجَلَّتْ عَظَمَتُهُ إِلَيْنَا نَبِيًّا مِنْ أَنْفُسِنَا، نَعْرِفُ أَبَاهُ وَأُمَّهُ، فَأَمَرَنَا نَبِيُّنَا رَسُولُ رَبِّنَا صلى الله عليه وسلم أَنْ نَقَاتِلَكُمْ حَتَّى تَعْبُدُوا اللَّهَ وَحْدَهُ أَوْ تُؤَدُّوا الْجِزْيَةَ، وَأَخْبَرَنَا نَبِيُّنَا صلى الله عليه وسلم عَنْ رِسَالَةِ رَبِّنَا أَنَّهُ مَنْ قُتِلَ مِنَّا صَارَ إِلَى الْجَنَّةِ فِي نَعِيمٍ لَمْ يَرَ مِثْلَهَا قَطُّ، وَمَنْ بَقِيَ مِنَّا مَلَكَ رِقَابَكُمْ. فَقَالَ النُّعْمَانُ رُبَّمَا أَشْهَدَكَ اللَّهُ مِثْلَهَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يُنَدِّمْكَ وَلَمْ يُخْزِكَ، وَلَكِنِّي شَهِدْتُ الْقِتَالَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا لَمْ يُقَاتِلْ فِي أَوَّلِ النَّهَارِ انْتَظَرَ حَتَّى تَهُبَّ الأَرْوَاحُ وَتَحْضُرَ الصَّلَوَاتُ.
IsnādLe hadith est rapporté par Al-Fadl ibn Ya'qub, qui a entendu de Abdullah ibn Ja'far Ar-Raqqi, qui a entendu de Al-Mu'tamir ibn Sulayman, qui a entendu de Sa'id ibn 'Ubaydillah Ath-Thaqafi, qui a entendu de Bakr ibn Abdullah Al-Muzani et Ziyad ibn Jubair, de Jubair ibn Haiya.
Le porte-parole des musulmans, Al-Mughira, répond qu'ils étaient des Arabes en grande détresse et idolâtres avant que Dieu n'envoie un prophète parmi eux. Ce prophète leur a ordonné de combattre jusqu’à ce que les gens adorent Dieu seul ou paient la jizya. Ceux qui meurent au combat iront au paradis, et ceux qui survivent domineront leurs ennemis. Nu'man commente que ce type de témoignage pourrait lui être utile comme il l’a été avec le Prophète, indiquant que face au combat il attend que les esprits s'élèvent et que l'heure de prière arrive.
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ أَخْبَرَنِي رَوْحُ بْنُ الْقَاسِمِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِي " لَوْ قَدْ جَاءَنَا مَالُ الْبَحْرَيْنِ قَدْ أَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ". فَلَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَاءَ مَالُ الْبَحْرَيْنِ قَالَ أَبُو بَكْرٍ مَنْ كَانَتْ لَهُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِدَةٌ فَلْيَأْتِنِي. فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ كَانَ قَالَ لِي " لَوْ قَدْ جَاءَنَا مَالُ الْبَحْرَيْنِ لأَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ". فَقَالَ لِي احْثُهْ. فَحَثَوْتُ حَثْيَةً فَقَالَ لِي عُدَّهَا. فَعَدَدْتُهَا فَإِذَا هِيَ خَمْسُمِائَةٍ، فَأَعْطَانِي أَلْفًا وَخَمْسَمِائَةٍ. وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ بْنُ طَهْمَانَ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ فَقَالَ " انْثُرُوهُ فِي الْمَسْجِدِ " فَكَانَ أَكْثَرَ مَالٍ أُتِيَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَهُ الْعَبَّاسُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطِنِي إِنِّي فَادَيْتُ نَفْسِي وَفَادَيْتُ عَقِيلاً. قَالَ " خُذْ ". فَحَثَا فِي ثَوْبِهِ، ثُمَّ ذَهَبَ يُقِلُّهُ، فَلَمْ يَسْتَطِعْ. فَقَالَ أْمُرْ بَعْضَهُمْ يَرْفَعْهُ إِلَىَّ. قَالَ " لاَ ". قَالَ فَارْفَعْهُ أَنْتَ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". فَنَثَرَ مِنْهُ، ثُمَّ ذَهَبَ يُقِلُّهُ فَلَمْ يَرْفَعْهُ. فَقَالَ أْمُرْ بَعْضَهُمْ يَرْفَعْهُ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". قَالَ فَارْفَعْهُ أَنْتَ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". فَنَثَرَ ثُمَّ احْتَمَلَهُ عَلَى كَاهِلِهِ ثُمَّ انْطَلَقَ، فَمَا زَالَ يُتْبِعُهُ بَصَرَهُ حَتَّى خَفِيَ عَلَيْنَا عَجَبًا مِنْ حِرْصِهِ، فَمَا قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَثَمَّ مِنْهَا دِرْهَمٌ.
IsnādRapporté de la façon suivante : ‘Ali ibn ‘Abd Allâh a dit : Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm nous a rapporté, Rawh ibn al-Qâsim m’a informé, de Muhammad ibn al‑Munkaddir, de Jâbir ibn ‘Abd Allâh (qu’Allâh soit satisfait de lui) ; et, dans une autre chaîne : Ibrâhîm ibn Tahmân d’après ‘Abd al‑‘Azîz ibn Suhayb d’après Anas.
Jâbir ibn ‘Abd Allâh a dit : Le Messager d’Allâh (paix et bénédictions sur lui) m’avait dit : « Si le bien des deux Baḥrayn venait à nous, je te donnerais ceci, cela et encore ceci. » Quand le Messager d’Allâh fut emporté (mourut) et que le bien des deux Baḥrayn arriva, Abû Bakr dit : « Que celui qui a chez le Messager d’Allâh une somme (ou un objet compté) vienne à moi. » Je vins auprès de lui et je lui dis : « Le Messager d’Allâh m’avait dit : “Si le bien des deux Baḥrayn venait, je te donnerais ceci, cela et encore ceci.” » Il me dit : « Fouille-le. » Je fouillai en raclant, puis il me dit : « Compte-les. » Je les comptai et elles étaient cinq cents. Il me donna mille cinq cents. — Et, d’après l’autre version : On apporta au Prophète (paix et bénédictions sur lui) un bien venant des deux Baḥrayn et il dit : « Répandez‑le dans la mosquée. » C’était la plus grande partie des richesses qui furent apportées au Messager d’Allâh. Quand al‑‘Abbâs vint, il dit : « Ô Messager d’Allâh, donne‑moi ; j’ai racheté ma vie et j’ai racheté Aqîl. » Il dit : « Prends. » Il prit dans son vêtement, puis il alla pour le porter et n’en fut pas capable. Il dit : « Ordonne à certains d’entre eux de me le soulever. » Il [le Prophète] dit : « Non. » Il dit : « Soulève‑le toi‑même sur moi. » Il dit : « Non. » Il en répandit une partie, puis essaya de le porter et n’y parvint pas. Il dit encore : « Ordonne à certains d’entre eux de le porter vers moi. » Il dit : « Non. » Il dit : « Alors soulève‑le toi‑même sur moi. » Il dit : « Non. » Il en jeta (en dispersa), puis le chargea sur son épaule et s’en alla. Le Prophète le regarda jusqu’à ce qu’il disparût, et l’on s’étonnait de son empressement ; et il ne resta après cela, à cet endroit, qu’un dirham.
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ.وَعَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لِكُلِّ غَادِرٍ لِوَاءٌ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ـ قَالَ أَحَدُهُمَا يُنْصَبُ وَقَالَ الآخَرُ ـ يُرَى يَوْمَ الْقِيَامَةِ يُعْرَفُ بِهِ ".
IsnādChaînes de transmission : 1) «ḥaddathanā Abū al-Walīd», 2) «ḥaddathanā Shuʿba», 3) «ʿan Sulaymān al-Aʿmash», 4) «ʿan Abī Wāʾil», 5) «ʿan ʿAbd Allāh» ; et une autre chaîne : «ʿan Thābit», «ʿan Anas», «ʿan an‑Nabī (paix et salut sur lui)». (Le hadith est transmis par plusieurs narrateurs successifs avec une variante entre deux récensions.)
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : «Pour tout traître (ghādir) il y aura un étendard le Jour de la Résurrection. L'un des narrateurs dit : “il sera dressé”, et l'autre dit : “il sera vu le Jour de la Résurrection et l'on sera reconnu par lui.”»
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سِنَانٍ، حَدَّثَنَا فُلَيْحُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا هِلاَلُ بْنُ عَلِيٍّ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي عَمْرَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ فِي الْجَنَّةِ لَشَجَرَةً يَسِيرُ الرَّاكِبُ فِي ظِلِّهَا مِائَةَ سَنَةٍ، وَاقْرَءُوا إِنْ شِئْتُمْ {وَظِلٍّ مَمْدُودٍ}" «وَلَقَابُ قَوْسِ أَحَدِكُمْ فِي الْجَنَّةِ خَيْرٌ مِمَّا طَلَعَتْ عَلَيْهِ الشَّمْسُ أَوْ تَغْرُبُ»
IsnādMuḥammad ibn Sinān, de Fulayḥ ibn Sulaymān, de Hilāl ibn ʿAlī, de ʿAbd ar‑Raḥmān ibn Abī ʿAmra, d'Abu Hurayra (qu'Allâh l'agrée) qui rapporte d'après le Prophète (paix et bénédictions sur lui).
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : «Il y a, dans le Paradis, un arbre dont l'ombre est telle qu'un cavalier mettrait cent ans pour la traverser. Lisez, si vous voulez, le verset 'وَظِلٍّ مَمْدُودٍ' ('et une ombre étendue'). Et l'arc (قَوْس) de l'un de vous au Paradis vaut mieux que tout ce sur quoi le soleil se lève ou se couche.»
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِذَا طَلَعَ حَاجِبُ الشَّمْسِ فَدَعُوا الصَّلاَةَ حَتَّى تَبْرُزَ، وَإِذَا غَابَ حَاجِبُ الشَّمْسِ فَدَعُوا الصَّلاَةَ حَتَّى تَغِيبَ ". " وَلاَ تَحَيَّنُوا بِصَلاَتِكُمْ طُلُوعَ الشَّمْسِ وَلاَ غُرُوبَهَا، فَإِنَّهَا تَطْلُعُ بَيْنَ قَرْنَىْ شَيْطَانٍ ". أَوِ الشَّيْطَانِ. لاَ أَدْرِي أَىَّ ذَلِكَ قَالَ هِشَامٌ.
IsnādMuhammad nous a rapporté; 'Abda nous a informé; de Hishâm ibn 'Urwa; de son père 'Urwa; d'Ibn 'Umar (qu'Allah soit satisfait de lui). (Collection : al‑Bukhârî, chapitre 1)
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : «Lorsque le disque du soleil commence à paraître, abandonnez la prière jusqu'à ce qu'il soit complètement levé; et lorsque le disque du soleil commence à disparaître, abandonnez la prière jusqu'à ce qu'il ait complètement disparu.» Et encore : «Ne programmez pas vos prières au moment du lever ni du coucher du soleil, car il (le soleil) se lève entre les cornes d'un shaytân (ou : entre les cornes du diable).» Hishâm a dit : «Je ne sais pas laquelle des deux formulations a été prononcée.»
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ عَلَى الْمِنْبَرِ يَقُولُ " اقْتُلُوا الْحَيَّاتِ، وَاقْتُلُوا ذَا الطُّفْيَتَيْنِ وَالأَبْتَرَ، فَإِنَّهُمَا يَطْمِسَانِ الْبَصَرَ، وَيَسْتَسْقِطَانِ الْحَبَلَ ". قَالَ عَبْدُ اللَّهِ فَبَيْنَا أَنَا أُطَارِدُ، حَيَّةً لأَقْتُلَهَا فَنَادَانِي أَبُو لُبَابَةَ لاَ تَقْتُلْهَا. فَقُلْتُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ أَمَرَ بِقَتْلِ الْحَيَّاتِ. قَالَ إِنَّهُ نَهَى بَعْدَ ذَلِكَ عَنْ ذَوَاتِ الْبُيُوتِ، وَهْىَ الْعَوَامِرُ.
IsnādChaîne de transmission : ‘Abdullâh ibn Muhammad rapporte d’après Hishâm ibn Yûsuf, d’après Ma’mar, d’après az-Zuhrî, d’après Sâlim, d’après Ibn ‘Umar (qu’Allah soit satisfait d’eux). (Sahîh al-Bukhârî, Chapitre 1)
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dit : « Tuez les serpents, et tuez dhu at‑tufyatayn et al‑abtar, car ils obscurcissent la vue et font avorter (font chuter) le fœtus. » Ibn ‘Umar dit : « Pendant que je poursuivais un serpent pour le tuer, Abû Lubâba me cria : ‘Ne le tue pas.’ Je répondis : ‘Le Messager d’Allah a ordonné de tuer les serpents.’ Il dit : ‘Il a ensuite interdit de tuer celles qui vivent dans les maisons, et ce sont les al‑ʿawâmir.’ »
حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ أَبِي يُونُسَ الْقُشَيْرِيِّ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ ابْنَ عُمَرَ، كَانَ يَقْتُلُ الْحَيَّاتِ ثُمَّ نَهَى قَالَ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم هَدَمَ حَائِطًا لَهُ، فَوَجَدَ فِيهِ سِلْخَ حَيَّةٍ فَقَالَ " انْظُرُوا أَيْنَ هُوَ ". فَنَظَرُوا فَقَالَ " اقْتُلُوهُ ". فَكُنْتُ أَقْتُلُهَا لِذَلِكَ. فَلَقِيتُ أَبَا لُبَابَةَ فَأَخْبَرَنِي أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَقْتُلُوا الْجِنَّانَ، إِلاَّ كُلَّ أَبْتَرَ ذِي طُفْيَتَيْنِ، فَإِنَّهُ يُسْقِطُ الْوَلَدَ، وَيُذْهِبُ الْبَصَرَ، فَاقْتُلُوهُ ".
IsnādAmr ibn ʿAli a rapporté : « Ibn Abī ʿAdī nous a transmis, d'Abū Yūnus al‑Qushayrī, d'Ibn Abī Mulaykah, que Ibn ʿUmar… »
Le Prophète ﷺ fit démolir un mur chez lui ; on y trouva la mue d'un serpent. Il dit : « Regardez où il est. » Ils regardèrent et il dit : « Tuez‑le. » Ibn ʿUmar rapporte : « Je les tuais pour cette raison. » Puis on lui transmit que le Prophète ﷺ a dit : « Ne tuez pas les serpents, sauf l’abtar qui a deux petites excroissances (dhī tufaytayn) ; car il fait avorter les femmes et fait perdre la vue — tuez‑le. »
حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، أَنَّهُ كَانَ يَقْتُلُ الْحَيَّاتِ. فَحَدَّثَهُ أَبُو لُبَابَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ قَتْلِ جِنَّانِ الْبُيُوتِ، فَأَمْسَكَ عَنْهَا.
IsnādChaîne de transmission : Mālik ibn Ismāʿīl → Jarīr ibn Ḥāzim → Nāfiʿ → Ibn ʿUmar. Mention additionnelle : Abū Lubāba rapporta l'information relative à l'interdiction prophétique.
« Il tuait les serpents. Abū Lubāba lui rapporta que le Prophète (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui) avait interdit de tuer les « jinnān al‑buyūt » ; il s'en abstint. »
حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ سَعِيدٍ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " يَرْحَمُ اللَّهُ أُمَّ إِسْمَاعِيلَ، لَوْلاَ أَنَّهَا عَجِلَتْ لَكَانَ زَمْزَمُ عَيْنًا مَعِينًا ". قَالَ الأَنْصَارِيُّ حَدَّثَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَمَّا كَثِيرُ بْنُ كَثِيرٍ فَحَدَّثَنِي قَالَ إِنِّي وَعُثْمَانَ بْنَ أَبِي سُلَيْمَانَ جُلُوسٌ مَعَ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، فَقَالَ مَا هَكَذَا حَدَّثَنِي ابْنُ عَبَّاسٍ، قَالَ أَقْبَلَ إِبْرَاهِيمُ بِإِسْمَاعِيلَ وَأُمِّهِ عَلَيْهِمُ السَّلاَمُ وَهْىَ تُرْضِعُهُ، مَعَهَا شَنَّةٌ ـ لَمْ يَرْفَعْهُ ـ ثُمَّ جَاءَ بِهَا إِبْرَاهِيمُ وَبِابْنِهَا إِسْمَاعِيلَ.
IsnādRapporté par Ahmad ibn Saʿîd (Abu ʿAbdullâh) ; de Wahb ibn Jarîr, de son père, d'Ayyûb, d'Abdullâh ibn Saʿîd ibn Jubayr, de son père, d'Ibn ʿAbbâs (qu'Allah soit satisfait de lui), du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Par ailleurs l'Anṣârî rapporte : «Ibn Jurayj nous l'a transmis». Et Kathîr ibn Kathîr dit qu'il était assis avec ʿUthmân ibn Abî Sulaymân auprès de Saʿîd ibn Jubayr, qui dit : “Ce n'est pas ainsi qu'Ibn ʿAbbâs me l'a raconté.”
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : «Qu'Allah ait pitié d'Umm Ismâʿîl ; si elle ne s'était pas hâtée, Zamzâm eût été une source jaillissante.» Variante rapportée : «Ibrâhîm arriva avec Ismâʿîl et sa mère (qu'ils soient en paix), elle l'allaite ; elle avait avec elle une shannah (sorte de sac/petite natte) — elle ne l'avait pas soulevée — puis Ibrâhîm les amena.»
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا الْعَالِيَةِ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَمِّ، نَبِيِّكُمْ ـ يَعْنِي ابْنَ عَبَّاسٍ ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يَنْبَغِي لِعَبْدٍ أَنْ يَقُولَ أَنَا خَيْرٌ مِنْ يُونُسَ بْنِ مَتَّى ". وَنَسَبَهُ إِلَى أَبِيهِ. وَذَكَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لَيْلَةَ أُسْرِيَ بِهِ فَقَالَ " مُوسَى آدَمُ طُوَالٌ كَأَنَّهُ مِنْ رِجَالِ شَنُوءَةَ ". وَقَالَ " عِيسَى جَعْدٌ مَرْبُوعٌ ". وَذَكَرَ مَالِكًا خَازِنَ النَّارِ، وَذَكَرَ الدَّجَّالَ.
IsnādMuhammad ibn Bashshar a rapporté; ensuite Ghundar nous a rapporté; puis Shuʿba nous a rapporté de Qatâdah, qui dit : «J'ai entendu Abû al-ʿĀliyah.» Puis «Ibn ʿamm» nous a transmis — «nabiyyukum», c'est-à-dire Ibn ʿAbbâs — d'après le Prophète (paix et salut sur lui).
Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit : «Il ne convient pas qu'un serviteur dise : ‘Je suis meilleur que Younous, fils de Matta.’» (il l'attribua à son père). Et en évoquant la nuit de l'Isrâʾ avec lui, il dit : «Mûsâ et ʿÂdam sont grands, comme s'ils étaient des hommes de Shanūʿah.» Et il dit : «ʿÎsâ est à cheveux bouclés et trapu (de petite taille, corpulent).» Il mentionna aussi Malik, le gardien du Feu, et il parla du Dajjâl.
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، عَنِ اللَّيْثِ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْفَضْلِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا يَهُودِيٌّ يَعْرِضُ سِلْعَتَهُ أُعْطِيَ بِهَا شَيْئًا كَرِهَهُ. فَقَالَ لاَ وَالَّذِي اصْطَفَى مُوسَى عَلَى الْبَشَرِ، فَسَمِعَهُ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَامَ، فَلَطَمَ وَجْهَهُ، وَقَالَ تَقُولُ وَالَّذِي اصْطَفَى مُوسَى عَلَى الْبَشَرِ، وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ أَظْهُرِنَا فَذَهَبَ إِلَيْهِ، فَقَالَ أَبَا الْقَاسِمِ، إِنَّ لِي ذِمَّةً وَعَهْدًا، فَمَا بَالُ فُلاَنٍ لَطَمَ وَجْهِي. فَقَالَ " لِمَ لَطَمْتَ وَجْهَهُ ". فَذَكَرَهُ، فَغَضِبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى رُئِيَ فِي وَجْهِهِ، ثُمَّ قَالَ " لاَ تُفَضِّلُوا بَيْنَ أَنْبِيَاءِ اللَّهِ، فَإِنَّهُ يُنْفَخُ فِي الصُّورِ، فَيَصْعَقُ مَنْ فِي السَّمَوَاتِ وَمَنْ فِي الأَرْضِ، إِلاَّ مَنْ شَاءَ اللَّهُ، ثُمَّ يُنْفَخُ فِيهِ أُخْرَى، فَأَكُونُ أَوَّلَ مَنْ بُعِثَ فَإِذَا مُوسَى آخِذٌ بِالْعَرْشِ، فَلاَ أَدْرِي أَحُوسِبَ بِصَعْقَتِهِ يَوْمَ الطُّورِ أَمْ بُعِثَ قَبْلِي - وَلَا أَقُولُ إِنَّ أَحَدًا أَفْضَلُ مِنْ يُونُسَ بْنِ مَتَّى".
IsnādNous a rapporté Yahya ibn Bukayr, d’après al-Layth, d’après Abd al-Aziz ibn Abi Salama, d’après Abd Allah ibn al-Fadl, d’après al-A'raj, d’après Abou Hourayra.
Le Prophète dit: 'Pourquoi as-tu giflé son visage?' L’Ansari expliqua, et le Prophète se mit en colère, au point que cela se vit sur son visage. Puis il dit: 'Ne faites pas de préférence entre les prophètes d’Allah. Car on soufflera dans la Trompe, et quiconque est dans les cieux et sur la terre tombera sans connaissance, sauf ceux qu’Allah voudra. Puis on y soufflera une autre fois, et je serai le premier à être ressuscité; et voici que Moïse sera agrippé au Trône. Je ne sais pas si son évanouissement au jour du Mont lui sera compté, ou s’il aura été ressuscité avant moi — et je ne dis pas que quelqu’un est meilleur que Jonas fils de Matta.'
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَثَلِي وَمَثَلُ النَّاسِ كَمَثَلِ رَجُلٍ اسْتَوْقَدَ نَارًا، فَجَعَلَ الْفَرَاشُ وَهَذِهِ الدَّوَابُّ تَقَعُ فِي النَّارِ ". وَقَالَ " كَانَتِ امْرَأَتَانِ مَعَهُمَا ابْنَاهُمَا جَاءَ الذِّئْبُ فَذَهَبَ بِابْنِ إِحْدَاهُمَا، فَقَالَتْ صَاحِبَتُهَا إِنَّمَا ذَهَبَ بِابْنِكِ. وَقَالَتِ الأُخْرَى إِنَّمَا ذَهَبَ بِابْنِكِ. فَتَحَاكَمَتَا إِلَى دَاوُدَ، فَقَضَى بِهِ لِلْكُبْرَى فَخَرَجَتَا عَلَى سُلَيْمَانَ بْنِ دَاوُدَ فَأَخْبَرَتَاهُ. فَقَالَ ائْتُونِي بِالسِّكِّينِ أَشُقُّهُ بَيْنَهُمَا. فَقَالَتِ الصُّغْرَى لاَ تَفْعَلْ يَرْحَمُكَ اللَّهُ، هُوَ ابْنُهَا. فَقَضَى بِهِ لِلصُّغْرَى ". قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ وَاللَّهِ إِنْ سَمِعْتُ بِالسِّكِّينِ إِلاَّ يَوْمَئِذٍ، وَمَا كُنَّا نَقُولُ إِلاَّ الْمُدْيَةُ.
IsnādAbu al-Yaman → Shu'ayb → Abu az-Zinad → 'Abd al-Rahman → Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) → le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui).
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui) a dit : 'Mon exemple et l'exemple des gens est comme l'exemple d'un homme qui alluma un feu; les papillons et ces autres créatures se jetaient dans le feu.' Il ajouta : 'Il y avait deux femmes qui avaient chacune un enfant. Un loup arriva et emporta l'enfant de l'une d'elles. Sa compagne dit : “Il n'a emporté que ton fils.” Et l'autre dit la même chose. Elles portèrent leur affaire devant Dâwûd qui donna la décision en faveur de la plus âgée. Elles se présentèrent ensuite devant Sulaymân, fils de Dâwûd, et lui exposèrent le cas. Il dit : “Apportez-moi un couteau, je le partagerai entre elles.” Mais la plus jeune dit : “Ne fais pas cela, qu'Allah te fasse miséricorde; c'est son enfant.” Il rendit alors le jugement en faveur de la plus jeune.' Abu Hurayra dit : 'Par Allah, je n'ai entendu parler d'un couteau qu'en ce jour-là, et nous ne l'appelions que “al-mudya”.'
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْمُنْذِرِ، حَدَّثَنَا أَبُو ضَمْرَةَ، حَدَّثَنَا مُوسَى، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ ذَكَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا بَيْنَ ظَهْرَىِ النَّاسِ الْمَسِيحَ الدَّجَّالَ، فَقَالَ " إِنَّ اللَّهَ لَيْسَ بِأَعْوَرَ، أَلاَ إِنَّ الْمَسِيحَ الدَّجَّالَ أَعْوَرُ الْعَيْنِ الْيُمْنَى، كَأَنَّ عَيْنَهُ عِنَبَةٌ طَافِيَةٌ ". " وَأَرَانِي اللَّيْلَةَ عِنْدَ الْكَعْبَةِ فِي الْمَنَامِ، فَإِذَا رَجُلٌ آدَمُ كَأَحْسَنِ مَا يُرَى مِنْ أُدْمِ الرِّجَالِ، تَضْرِبُ لِمَّتُهُ بَيْنَ مَنْكِبَيْهِ، رَجِلُ الشَّعَرِ، يَقْطُرُ رَأْسُهُ مَاءً، وَاضِعًا يَدَيْهِ عَلَى مَنْكِبَىْ رَجُلَيْنِ وَهْوَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ. فَقُلْتُ مَنْ هَذَا فَقَالُوا هَذَا الْمَسِيحُ ابْنُ مَرْيَمَ. ثُمَّ رَأَيْتُ رَجُلاً وَرَاءَهُ جَعْدًا قَطَطًا أَعْوَرَ عَيْنِ الْيُمْنَى كَأَشْبَهِ مَنْ رَأَيْتُ بِابْنِ قَطَنٍ، وَاضِعًا يَدَيْهِ عَلَى مَنْكِبَىْ رَجُلٍ، يَطُوفُ بِالْبَيْتِ، فَقُلْتُ مَنْ هَذَا قَالُوا الْمَسِيحُ الدَّجَّالُ ". تَابَعَهُ عُبَيْدُ اللَّهِ عَنْ نَافِعٍ.
IsnādIbrāhīm ibn al-Mundhir a rapporté d'Abū Ḍamrah, qui a rapporté de Mūsā, de Nāfiʿ, qui rapporte d'Abdullāh. (Il est ajouté que ʿUbaydullāh a aussi rapporté de Nāfiʿ.)
Abdullāh a dit : Le Prophète (paix et salut sur lui) a dit un jour, au milieu des gens à l'heure du zénith : «En vérité, Allâh n'est pas borgne ; sachez que le Messie imposteur (al-Masîh ad-Dajjâl) est borgne de l'œil droit ; son œil droit ressemble à une grappe flottante.» Et il a ajouté : «J'ai vu en songe, près de la Kaʿbah, un homme, fils d'Adam, le plus beau des hommes ; sa nuque s'étendait entre ses épaules, c'était un homme velu, sa tête dégouttait d'eau, il posait ses mains sur les épaules de deux hommes pendant qu'il tournait autour de la Maison.» Je dis : «Qui est-ce ?» On répondit : «C'est le Messie, fils de Marie.» Puis je vis un homme derrière lui, aux cheveux bouclés et crépus, borgne de l'œil droit, posant ses mains sur les épaules d'un homme pendant qu'il tournait autour de la Maison. Je dis : «Qui est-ce ?» On répondit : «Le Messie imposteur (al-Masîh ad-Dajjâl).»
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ رِبْعِيِّ بْنِ حِرَاشٍ، قَالَ قَالَ عُقْبَةُ بْنُ عَمْرٍو لِحُذَيْفَةَ أَلاَ تُحَدِّثُنَا مَا سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ إِنِّي سَمِعْتُهُ يَقُولُ " إِنَّ مَعَ الدَّجَّالِ إِذَا خَرَجَ مَاءً وَنَارًا، فَأَمَّا الَّذِي يَرَى النَّاسُ أَنَّهَا النَّارُ فَمَاءٌ بَارِدٌ، وَأَمَّا الَّذِي يَرَى النَّاسُ أَنَّهُ مَاءٌ بَارِدٌ فَنَارٌ تُحْرِقُ، فَمَنْ أَدْرَكَ مِنْكُمْ فَلْيَقَعْ فِي الَّذِي يَرَى أَنَّهَا نَارٌ، فَإِنَّهُ عَذْبٌ بَارِدٌ ". قَالَ حُذَيْفَةُ وَسَمِعْتُهُ يَقُولُ " إِنَّ رَجُلاً كَانَ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ أَتَاهُ الْمَلَكُ لِيَقْبِضَ رُوحَهُ فَقِيلَ لَهُ هَلْ عَمِلْتَ مِنْ خَيْرٍ قَالَ مَا أَعْلَمُ، قِيلَ لَهُ انْظُرْ. قَالَ مَا أَعْلَمُ شَيْئًا غَيْرَ أَنِّي كُنْتُ أُبَايِعُ النَّاسَ فِي الدُّنْيَا وَأُجَازِيهِمْ، فَأُنْظِرُ الْمُوسِرَ، وَأَتَجَاوَزُ عَنِ الْمُعْسِرِ. فَأَدْخَلَهُ اللَّهُ الْجَنَّةَ ". فَقَالَ وَسَمِعْتُهُ يَقُولُ " إِنَّ رَجُلاً حَضَرَهُ الْمَوْتُ، فَلَمَّا يَئِسَ مِنَ الْحَيَاةِ أَوْصَى أَهْلَهُ إِذَا أَنَا مُتُّ فَاجْمَعُوا لِي حَطَبًا كَثِيرًا وَأَوْقِدُوا فِيهِ نَارًا حَتَّى إِذَا أَكَلَتْ لَحْمِي، وَخَلَصَتْ إِلَى عَظْمِي، فَامْتَحَشْتُ، فَخُذُوهَا فَاطْحَنُوهَا، ثُمَّ انْظُرُوا يَوْمًا رَاحًا فَاذْرُوهُ فِي الْيَمِّ. فَفَعَلُوا، فَجَمَعَهُ فَقَالَ لَهُ لِمَ فَعَلْتَ ذَلِكَ قَالَ مِنْ خَشْيَتِكَ. فَغَفَرَ اللَّهُ لَهُ ". قَالَ عُقْبَةُ بْنُ عَمْرٍو، وَأَنَا سَمِعْتُهُ يَقُولُ ذَاكَ، وَكَانَ نَبَّاشًا.
IsnādMoussa ibn Ismaïmâl a rapporté d'Abû 'Awâna, qui a rapporté de 'Abd al-Malik, qui a rapporté de Rabi' ibn Hirâsh ; celui-ci rapporte qu'ʿUqba ibn ʿAmr demanda à Hudhayfah de raconter ce qu'il avait entendu du Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui).
J'ai entendu le Prophète (paix et bénédictions sur lui) dire : il y aura, avec le Dajjâl lorsqu'il sortira, de l'eau et du feu. Quant à ce que les gens croient être du feu, c'est en réalité une eau froide ; et quant à ce que les gens croient être une eau froide, c'est en réalité un feu qui brûle. Que celui d'entre vous qui peut atteindre ce que les gens considèrent comme feu se précipite vers ce que les gens considèrent comme feu, car c'est une eau douce et froide. J'ai aussi entendu dire : un homme, parmi ceux qui étaient avant vous, fut visité par l'ange pour lui prendre l'âme ; on lui demanda s'il avait fait du bien. Il répondit : “Je ne sais pas.” On lui dit : “Regarde.” Il dit : “Je ne sais rien d'autre que d'avoir fait des transactions avec les gens dans ce monde et de les rétribuer : j'accordais un délai au riche et je faisais grâce à l'insolvable.” Allah l'admit donc au Paradis. Et j'ai entendu dire : un homme fut atteint par la mort ; quand il perdit tout espoir de la vie, il recommanda à sa famille : “Quand je serai mort, rassemblez beaucoup de bois et allumez un grand feu dessus jusqu'à ce que ma chair soit consumée et qu'il ne reste que mes os ; broyez-les, puis, au bout d'un jour, jetez-les à la mer.” Ils firent cela. Puis, lorsqu'il fut rassemblé (au Jugement), on lui demanda pourquoi il avait fait cela ; il répondit : “Par crainte de Toi.” Allah le pardonna. ʿUqba ibn ʿAmr dit : je l'ai entendu dire cela, et il était nabbâsh (exhumeur).
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ رِبْعِيِّ بْنِ حِرَاشٍ، قَالَ قَالَ عُقْبَةُ بْنُ عَمْرٍو لِحُذَيْفَةَ أَلاَ تُحَدِّثُنَا مَا سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ إِنِّي سَمِعْتُهُ يَقُولُ " إِنَّ مَعَ الدَّجَّالِ إِذَا خَرَجَ مَاءً وَنَارًا، فَأَمَّا الَّذِي يَرَى النَّاسُ أَنَّهَا النَّارُ فَمَاءٌ بَارِدٌ، وَأَمَّا الَّذِي يَرَى النَّاسُ أَنَّهُ مَاءٌ بَارِدٌ فَنَارٌ تُحْرِقُ، فَمَنْ أَدْرَكَ مِنْكُمْ فَلْيَقَعْ فِي الَّذِي يَرَى أَنَّهَا نَارٌ، فَإِنَّهُ عَذْبٌ بَارِدٌ ". قَالَ حُذَيْفَةُ وَسَمِعْتُهُ يَقُولُ " إِنَّ رَجُلاً كَانَ فِيمَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ أَتَاهُ الْمَلَكُ لِيَقْبِضَ رُوحَهُ فَقِيلَ لَهُ هَلْ عَمِلْتَ مِنْ خَيْرٍ قَالَ مَا أَعْلَمُ، قِيلَ لَهُ انْظُرْ. قَالَ مَا أَعْلَمُ شَيْئًا غَيْرَ أَنِّي كُنْتُ أُبَايِعُ النَّاسَ فِي الدُّنْيَا وَأُجَازِيهِمْ، فَأُنْظِرُ الْمُوسِرَ، وَأَتَجَاوَزُ عَنِ الْمُعْسِرِ. فَأَدْخَلَهُ اللَّهُ الْجَنَّةَ ". فَقَالَ وَسَمِعْتُهُ يَقُولُ " إِنَّ رَجُلاً حَضَرَهُ الْمَوْتُ، فَلَمَّا يَئِسَ مِنَ الْحَيَاةِ أَوْصَى أَهْلَهُ إِذَا أَنَا مُتُّ فَاجْمَعُوا لِي حَطَبًا كَثِيرًا وَأَوْقِدُوا فِيهِ نَارًا حَتَّى إِذَا أَكَلَتْ لَحْمِي، وَخَلَصَتْ إِلَى عَظْمِي، فَامْتَحَشْتُ، فَخُذُوهَا فَاطْحَنُوهَا، ثُمَّ انْظُرُوا يَوْمًا رَاحًا فَاذْرُوهُ فِي الْيَمِّ. فَفَعَلُوا، فَجَمَعَهُ فَقَالَ لَهُ لِمَ فَعَلْتَ ذَلِكَ قَالَ مِنْ خَشْيَتِكَ. فَغَفَرَ اللَّهُ لَهُ ". قَالَ عُقْبَةُ بْنُ عَمْرٍو، وَأَنَا سَمِعْتُهُ يَقُولُ ذَاكَ، وَكَانَ نَبَّاشًا.
IsnādMûsa ibn Ismaʿîl → Abû ʿAwana → ʿAbd al-Malik → Rabiʿ ibn Hirâsh → ʿUqbah ibn ʿAmr (qui s'adresse à Hudhayfa pour qu'il rapporte ce qu'il a entendu du Messager d'Allah ﷺ) ; Hudhayfa rapporte les paroles du Prophète ﷺ.
Hudhayfa a dit : «Je l'ai entendu dire : ‘‘Avec le Dajjâl, quand il apparaîtra, il y aura de l'eau et du feu. Quant à ce que les gens prendront pour du feu, c'est en réalité une eau froide ; et quant à ce que les gens prendront pour une eau froide, c'est un feu qui brûle. Que celui d'entre vous qui peut atteindre (cet endroit) se place donc du côté que les gens prennent pour du feu, car c'est une eau douce et froide.'' » Il a dit encore : «Je l'ai entendu dire : ‘‘Un homme, parmi ceux qui furent avant vous, fut visité par l'ange pour lui prendre l'âme. On lui demanda : “As-tu fait quelque bien ?” Il répondit : “Je ne sais pas.” On lui dit : “Regarde.” Il dit : “Je ne sais rien d'autre que ceci : je prenais les engagements des gens dans ce monde et je les récompensais ; je donnais un délai à celui qui avait les moyens et je passais outre pour l'insolvable.” Alors Allah l'introduisit au Paradis.''' » Puis il a dit : «Je l'ai entendu dire : ‘‘Un homme se trouvait à l'agonie ; quand il perdit espoir de la vie, il recommanda à sa famille : ‘‘Quand je serai mort, rassemblez beaucoup de fagots et allumez un grand feu jusqu'à ce que ma chair soit consumée et qu'il ne reste que mes os ; broyez-les, puis attendez le jour suivant et jetez-les dans la mer.''' Ils firent ainsi. On le rassembla (au Jour de la Résurrection) et on lui dit : “Pourquoi as-tu fait cela ?” Il répondit : “Par crainte de vous.” Allah lui pardonna.''' » Enfin ʿUqbah ibn ʿAmr rapporte : «Et je l'ai entendu dire cela, et il (l'homme mentionné) était nabbâsh (fossoyeur).»
حَدَّثَنِي بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنِي مَعْمَرٌ، وَيُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ عَائِشَةَ، وَابْنَ، عَبَّاسٍ رضى الله عنهم قَالاَ لَمَّا نَزَلَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَفِقَ يَطْرَحُ خَمِيصَةً عَلَى وَجْهِهِ، فَإِذَا اغْتَمَّ كَشَفَهَا عَنْ وَجْهِهِ، فَقَالَ وَهْوَ كَذَلِكَ " لَعْنَةُ اللَّهِ عَلَى الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى، اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ ". يُحَذِّرُ مَا صَنَعُوا.
IsnādChaîne de transmission : Bishr ibn Muhammad rapporte → 'Abdullah → Ma'mar et Yûnus → az-Zuhri → 'Ubaydullah ibn 'Abdullah → puis les paroles attribuées à 'Aïcha et Ibn 'Abbas (qu'Allah les agrée).
« Quand la révélation s'abattait sur le Messager d'Allah (paix et bénédictions d'Allah sur lui), il se mettait à jeter un khamisah sur son visage ; lorsque, étant accablé, il le découvrait, il disait alors : “La malédiction d'Allah sur les Juifs et les Chrétiens, ils ont pris les tombes de leurs prophètes pour des lieux de culte.” » Il met en garde contre ce qu'ils ont fait.
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ طَاوُسٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " نَحْنُ الآخِرُونَ السَّابِقُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، بَيْدَ كُلُّ أُمَّةٍ أُوتُوا الْكِتَابَ مِنْ قَبْلِنَا وَأُوتِينَا مِنْ بَعْدِهِمْ، فَهَذَا الْيَوْمُ الَّذِي اخْتَلَفُوا، فَغَدًا لِلْيَهُودِ وَبَعْدَ غَدٍ لِلنَّصَارَى ". "عَلَى كُلِّ مُسْلِمٍ فِى كُلِّ سَبْعَةِ أَيَّامٍ يَوْمٌ يَغْسِلُ رَأْسَهُ وَجَسَدَهُ"
IsnādMoussa ibn Isma'il a rapporté; Wahib a rapporté; d'Ibn Tawus de son père; d'Abu Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui); du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Collection : al‑Bukhari, chapitre 1.
« Nous sommes les derniers et pourtant les premiers le Jour de la Résurrection ; tandis que chaque communauté a reçu le Livre avant nous et que nous avons été donnés après eux. Voilà le jour où ils se sont divisés : demain ce sera pour les Juifs et après‑demain pour les chrétiens. » — « Dans chaque période de sept jours, il revient à tout musulman d'avoir un jour où il lave sa tête et son corps. »
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " تَجِدُونَ النَّاسَ مَعَادِنَ، خِيَارُهُمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ خِيَارُهُمْ فِي الإِسْلاَمِ إِذَا فَقِهُوا، وَتَجِدُونَ خَيْرَ النَّاسِ فِي هَذَا الشَّأْنِ أَشَدَّهُمْ لَهُ كَرَاهِيَةً ". " وَتَجِدُونَ شَرَّ النَّاسِ ذَا الْوَجْهَيْنِ، الَّذِي يَأْتِي هَؤُلاَءِ بِوَجْهٍ، وَيَأْتِي هَؤُلاَءِ بِوَجْهٍ ".
IsnādIsḥâq ibn Ibrâhîm → Jarîr → ʿUmârah → Abû Zurʿah → Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui) → le Messager d'Allah (que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui)
« Vous trouverez les gens comme des gisements. Les meilleurs d'entre eux à l'époque de l'ignorance seront les meilleurs d'entre eux en Islam, si toutefois ils acquièrent la compréhension (de la religion). Et vous trouverez que les meilleurs des gens dans ce domaine sont ceux qui y sont le plus réticents. Et vous trouverez que les pires des gens sont ceux à deux visages : celui qui vient à ceux‑ci avec une face, et qui vient à ceux‑là avec une autre. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا الْمُغِيرَةُ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " النَّاسُ تَبَعٌ لِقُرَيْشٍ فِي هَذَا الشَّأْنِ، مُسْلِمُهُمْ تَبَعٌ لِمُسْلِمِهِمْ، وَكَافِرُهُمْ تَبَعٌ لِكَافِرِهِمْ ". "وَالنَّاسُ مَعَادِنُ، خِيَارُهُمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ خِيَارُهُمْ فِي الإِسْلاَمِ إِذَا فَقِهُوا، تَجِدُونَ مِنْ خَيْرِ النَّاسِ أَشَدَّ النَّاسِ كَرَاهِيَةً لِهَذَا الشَّأْنِ حَتَّى يَقَعَ فِيهِ
IsnādQutayba ibn Saʿīd rapporte d'Al-Mughīra, d'Abū al-Zinād, d'al-Aʿraj, d'Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée). Hadith recueilli dans al-Bukhārī, chapitre 1.
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dit : « Les gens suivent les Quraysh en cette affaire : leur musulman suit leur musulman, et leur mécréant suit leur mécréant. Et les gens sont des mines ; les meilleurs d'entre eux à l'époque de la Jahiliyya seront les meilleurs en Islam s'ils acquièrent la compréhension religieuse (si eux ont du fiqh). Vous trouverez parmi les meilleurs des gens ceux qui sont les plus réticents à accepter cette charge, jusqu'à ce qu'ils s'y retrouvent. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ دَخَلَ عَلَيْهَا وَعِنْدَهَا جَارِيَتَانِ فِي أَيَّامِ مِنًى تُدَفِّفَانِ وَتَضْرِبَانِ، وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُتَغَشٍّ بِثَوْبِهِ، فَانْتَهَرَهُمَا أَبُو بَكْرٍ، فَكَشَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ وَجْهِهِ، فَقَالَ " دَعْهُمَا يَا أَبَا بَكْرٍ، فَإِنَّهَا أَيَّامُ عِيدٍ، وَتِلْكَ الأَيَّامُ أَيَّامُ مِنًى ". وَقَالَتْ عَائِشَةُ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَسْتُرُنِي، وَأَنَا أَنْظُرُ إِلَى الْحَبَشَةِ، وَهُمْ يَلْعَبُونَ فِي الْمَسْجِدِ فَزَجَرَهُمْ {عُمَرُ} فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " دَعْهُمْ أَمْنًا بَنِي أَرْفَدَةَ ". يَعْنِي مِنَ الأَمْنِ.
IsnādYahya ibn Bukayr a rapporté d'après al-Layth, d'après 'Uqayl, d'après Ibn Shihâb, d'après 'Urwa, d'après 'A'isha.
«Abû Bakr entra chez moi alors que j'avais deux servantes à Mina qui s'amusaient et se frappaient, et le Prophète était couvert de son vêtement. Abû Bakr les gronda; le Prophète découvrit alors son visage et dit : “Laisse-les, ô Abû Bakr, car ce sont des jours de ‘îd, et ces jours sont les jours de Mina.” J'ai vu le Prophète me couvrir tandis que je regardais les Abyssins qui jouaient dans la mosquée; 'Umar les réprimanda, et le Prophète dit : “Laissez-les, ils sont en sécurité, ô Banu Arfada.”»
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا شَبِيبُ بْنُ غَرْقَدَةَ، قَالَ سَمِعْتُ الْحَىَّ، يُحَدِّثُونَ عَنْ عُرْوَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَعْطَاهُ دِينَارًا يَشْتَرِي بِهِ شَاةً، فَاشْتَرَى لَهُ بِهِ شَاتَيْنِ، فَبَاعَ إِحْدَاهُمَا بِدِينَارٍ وَجَاءَهُ بِدِينَارٍ وَشَاةٍ، فَدَعَا لَهُ بِالْبَرَكَةِ فِي بَيْعِهِ، وَكَانَ لَوِ اشْتَرَى التُّرَابَ لَرَبِحَ فِيهِ. قَالَ سُفْيَانُ كَانَ الْحَسَنُ بْنُ عُمَارَةَ جَاءَنَا بِهَذَا الْحَدِيثِ عَنْهُ، قَالَ سَمِعَهُ شَبِيبٌ مِنْ عُرْوَةَ، فَأَتَيْتُهُ فَقَالَ شَبِيبٌ إِنِّي لَمْ أَسْمَعْهُ مِنْ عُرْوَةَ، قَالَ سَمِعْتُ الْحَىَّ يُخْبِرُونَهُ عَنْهُ. وَلَكِنْ سَمِعْتُهُ يَقُولُ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " الْخَيْرُ مَعْقُودٌ بِنَوَاصِي الْخَيْلِ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ ". قَالَ وَقَدْ رَأَيْتُ فِي دَارِهِ سَبْعِينَ فَرَسًا. قَالَ سُفْيَانُ يَشْتَرِي لَهُ شَاةً كَأَنَّهَا أُضْحِيَّةٌ.
IsnādChaîne : ʿAlī b. ʿAbdullāh a rapporté; Sufyān (al-Thawrī) nous a informés; Shabīb b. Gharqada nous a transmis; il dit qu'il a entendu al-Ḥāʾ rapporter d'ʿUrwa.
Le Prophète (paix et bénédictions sur lui) lui donna un dinar pour qu'il achète une brebis. Il en acheta deux avec ce dinar. Il vendit l'une d'elles pour un dinar et revint avec un dinar et une brebis. Le Prophète pria pour la bénédiction de sa vente et dit que, s'il avait acheté de la terre, il en aurait tiré profit. Le récit ajoute également la parole du Prophète : « Le bien est attaché aux mèche(s) (nawāṣi) des chevaux jusqu'au Jour de la Résurrection. » Le narrateur ajoute : « Je vis chez lui soixante-dix chevaux. » Et Sufyān commente qu'il lui achetait une brebis comme s'il s'agissait d'une ʿudhiya (offrande).
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَاتَ وَأَبُو بَكْرٍ بِالسُّنْحِ ـ قَالَ إِسْمَاعِيلُ يَعْنِي بِالْعَالِيَةِ ـ فَقَامَ عُمَرُ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا مَاتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَتْ وَقَالَ عُمَرُ وَاللَّهِ مَا كَانَ يَقَعُ فِي نَفْسِي إِلاَّ ذَاكَ وَلَيَبْعَثَنَّهُ اللَّهُ فَلَيَقْطَعَنَّ أَيْدِيَ رِجَالٍ وَأَرْجُلَهُمْ. فَجَاءَ أَبُو بَكْرٍ فَكَشَفَ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَبَّلَهُ قَالَ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي طِبْتَ حَيًّا وَمَيِّتًا، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لاَ يُذِيقُكَ اللَّهُ الْمَوْتَتَيْنِ أَبَدًا. ثُمَّ خَرَجَ فَقَالَ أَيُّهَا الْحَالِفُ عَلَى رِسْلِكَ. فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ جَلَسَ عُمَرُ. فَحَمِدَ اللَّهَ أَبُو بَكْرٍ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَقَالَ أَلاَ مَنْ كَانَ يَعْبُدُ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم فَإِنَّ مُحَمَّدًا قَدْ مَاتَ، وَمَنْ كَانَ يَعْبُدُ اللَّهَ فَإِنَّ اللَّهَ حَىٌّ لاَ يَمُوتُ. وَقَالَ {إِنَّكَ مَيِّتٌ وَإِنَّهُمْ مَيِّتُونَ} وَقَالَ {وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ أَفَإِنْ مَاتَ أَوْ قُتِلَ انْقَلَبْتُمْ عَلَى أَعْقَابِكُمْ وَمَنْ يَنْقَلِبْ عَلَى عَقِبَيْهِ فَلَنْ يَضُرَّ اللَّهَ شَيْئًا وَسَيَجْزِي اللَّهُ الشَّاكِرِينَ} قَالَ فَنَشَجَ النَّاسُ يَبْكُونَ ـ قَالَ ـ وَاجْتَمَعَتِ الأَنْصَارُ إِلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ فِي سَقِيفَةِ بَنِي سَاعِدَةَ فَقَالُوا مِنَّا أَمِيرٌ وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ، فَذَهَبَ إِلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ وَأَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ، فَذَهَبَ عُمَرُ يَتَكَلَّمُ فَأَسْكَتَهُ أَبُو بَكْرٍ، وَكَانَ عُمَرُ يَقُولُ وَاللَّهِ مَا أَرَدْتُ بِذَلِكَ إِلاَّ أَنِّي قَدْ هَيَّأْتُ كَلاَمًا قَدْ أَعْجَبَنِي خَشِيتُ أَنْ لاَ يَبْلُغَهُ أَبُو بَكْرٍ، ثُمَّ تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَتَكَلَّمَ أَبْلَغَ النَّاسِ فَقَالَ فِي كَلاَمِهِ نَحْنُ الأُمَرَاءُ وَأَنْتُمُ الْوُزَرَاءُ. فَقَالَ حُبَابُ بْنُ الْمُنْذِرِ لاَ وَاللَّهِ لاَ نَفْعَلُ، مِنَّا أَمِيرٌ وَمِنْكُمْ أَمِيرٌ. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لاَ، وَلَكِنَّا الأُمَرَاءُ وَأَنْتُمُ الْوُزَرَاءُ هُمْ أَوْسَطُ الْعَرَبِ دَارًا، وَأَعْرَبُهُمْ أَحْسَابًا فَبَايِعُوا عُمَرَ أَوْ أَبَا عُبَيْدَةَ. فَقَالَ عُمَرُ بَلْ نُبَايِعُكَ أَنْتَ، فَأَنْتَ سَيِّدُنَا وَخَيْرُنَا وَأَحَبُّنَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَأَخَذَ عُمَرُ بِيَدِهِ فَبَايَعَهُ، وَبَايَعَهُ النَّاسُ، فَقَالَ قَائِلٌ قَتَلْتُمْ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ. فَقَالَ عُمَرُ قَتَلَهُ اللَّهُ.
IsnādIsma'il ibn 'Abdullah a rapporté, d'après Sulayman ibn Bilal, de Hisham ibn 'Urwa, d'après 'Urwa ibn az-Zubayr, d'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), épouse du Prophète (paix et bénédictions sur lui).
Le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui) est mort alors qu'Abû Bakr se trouvait à as-Sunh (Isma'il dit: il entend al-'Aaliyah). 'Umar se leva en disant: «Par Allah, le Messager d'Allah n'est pas mort.» Elle (Aïcha) dit: «Et 'Umar dit: ‘Par Allah, rien d'autre ne me vint à l'esprit que cela; Allah le ressuscitera, et il fera couper les mains et les pieds d'hommes.'» Alors Abû Bakr arriva, découvrit le Prophète et l'embrassa, puis dit: «Que mon père et ma mère soient sacrifiés pour toi! Tu es bon, vivant comme mort; et, par Celui en la main duquel est mon âme, qu'Allah ne te fasse jamais goûter les deux morts.» Ensuite il sortit et dit: «Ô vous qui jurez par votre Messager!» Quand Abû Bakr eut parlé, 'Umar s'assit. Abû Bakr loua Allah, le glorifia, puis déclara: «Que celui qui adorait Muhammad sache que Muhammad est mort; et que celui qui adorait Allah sache qu'Allah est vivant et qu'Il ne meurt pas.» Il récita alors: «En vérité tu mourras et eux aussi mourront» et «Et Muhammad n'est qu'un messager; des messagers sont passés avant lui. S'il meurt ou s'il est tué, retournerez-vous sur vos talons? Quiconque revient sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera les reconnaissants.» Les gens se mirent à sangloter et à pleurer. Les Ansar se rassemblèrent auprès de Sa'd ibn 'Ubadah à la Saqîfa de Banu Sa'ida et dirent: «Un dirigeant parmi nous et un dirigeant parmi vous.» Abû Bakr, 'Umar ibn al-Khattâb et Abû 'Ubayda ibn al-Jarrâh allèrent vers eux; 'Umar prit la parole mais Abû Bakr le fit taire. 'Umar expliqua plus tard qu'il n'avait voulu que prononcer un discours qu'il avait préparé et qui lui plaisait et qu'il craignait qu'Abû Bakr ne l'entende. Abû Bakr prit alors la parole avec éloquence et dit, en substance: «Nous sommes les émirs et vous êtes les vizirs.» Habbâb ibn al-Mundhir répliqua: «Non, par Allah, nous n'accepterons pas cela; d'entre nous un émir et d'entre vous un émir.» Abû Bakr répondit: «Non; mais nous sommes les émirs et vous êtes les vizirs. Ils habitent au milieu des Arabes et sont les plus nobles de par leur lignée; donc faites serment d'allégeance à 'Umar ou à Abû 'Ubayda.» 'Umar dit: «Au contraire, nous te prêterons serment à toi; tu es notre maître, notre meilleur et celui que nous aimions le plus auprès du Messager d'Allah.» 'Umar prit sa main et le fit prêter serment, et les gens prêtèrent serment à leur tour. Quelqu'un dit: «Vous avez tué Sa'd ibn 'Ubadah.» 'Umar répondit: «Qu'Allah le tue!».
وَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَالِمٍ عَنِ الزُّبَيْدِيِّ، قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْقَاسِمِ أَخْبَرَنِي الْقَاسِمُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ شَخَصَ بَصَرُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ". ثَلاَثًا، وَقَصَّ الْحَدِيثَ، قَالَتْ فَمَا كَانَتْ مِنْ خُطْبَتِهِمَا مِنْ خُطْبَةٍ إِلاَّ نَفَعَ اللَّهُ بِهَا، لَقَدْ خَوَّفَ عُمَرُ النَّاسَ وَإِنَّ فِيهِمْ لَنِفَاقًا، فَرَدَّهُمُ اللَّهُ بِذَلِكَ. ثُمَّ لَقَدْ بَصَّرَ أَبُو بَكْرٍ النَّاسَ الْهُدَى وَعَرَّفَهُمُ الْحَقَّ الَّذِي عَلَيْهِمْ وَخَرَجُوا بِهِ يَتْلُونَ {وَمَا مُحَمَّدٌ إِلاَّ رَسُولٌ قَدْ خَلَتْ مِنْ قَبْلِهِ الرُّسُلُ} إِلَى {الشَّاكِرِينَ}
Isnād‘Abd Allâh ibn Sâlim d’après az-Zubaidi ; ‘Abd ar-Rahmân ibn al‑Qâsim m’a informé ; al‑Qâsim a dit qu’A’isha (qu’Allâh soit satisfaite d’elle) a dit.
A’isha (qu’Allâh soit satisfaite d’elle) dit : Le regard du Prophète se fixa, puis il dit « dans le Compagnon le plus élevé » trois fois. Elle narra le hadith, puis dit : Il n’y eut aucune de leurs deux allocutions (de leurs prêches) qui ne fût profitable par la grâce d’Allâh. Certes ‘Umar fit peur aux gens et il y avait parmi eux du nifâq, mais Allâh les ramena par cela. Et assurément Abû Bakr fit voir aux gens la guidée et leur fit reconnaître la vérité qui leur incombait, et ils en sortirent en la récitant depuis « Et Muhammad n’est qu’un messager ; des messagers sont passés avant lui » jusqu’à « les reconnaissants ».