حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مُرَّةَ، عَنْ أَبِي، بُرْدَةَ قَالَ سَمِعْتُ الأَغَرَّ، وَكَانَ، مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُحَدِّثُ ابْنَ عُمَرَ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أَيُّهَا النَّاسُ تُوبُوا إِلَى اللَّهِ فَإِنِّي أَتُوبُ فِي الْيَوْمِ إِلَيْهِ مِائَةَ مَرَّةٍ " .
IsnādMuhammad ibn Yûsuf → Ibn 'Uyayna → az-Zuhrî → Ubaydullâh ibn 'Abdullâh ibn 'Utba → Abû Hurayra et Zayd ibn Khâlid al-Juhannî. Rapporté dans Sahîh al-Bukhârî, chapitre 1.
Un homme vint au Prophète (paix et salut sur lui) et dit : « Je t'en prie par Allah, juge entre nous selon le Livre d'Allah. » Son adversaire, plus savant que lui, se leva et dit : « Il dit vrai ; juge entre nous selon le Livre d'Allah, et permets‑moi, ô Messager d'Allah. » Le Prophète lui dit : « Raconte (ton affaire). » Il répondit : « Mon fils était indécent vis‑à‑vis des siens ; il a commis l'adultère avec sa femme [la femme de cet homme]. Je l'ai racheté en donnant cent brebis et un serviteur, et j'ai demandé à des hommes de science qui m'ont dit que mon fils devait recevoir cent coups et être exilé une année, et que la femme de cet homme devait être lapidée. » Le Prophète (paix et salut sur lui) dit : « Par Celui en la main de Qui est mon âme, je vous jugerai selon le Livre d'Allah. Les cent brebis et le serviteur te sont rendus, et pour ton fils : cent coups et une année d'exil. Ô Unays, va chez la femme de cet homme et interroge‑la ; si elle avoue, lapidez‑la. » Elle avoua, et on la lapida.
