Chapitre
باب جَوَازِ الإِغَارَةِ عَلَى الْكُفَّارِ الَّذِينَ بَلَغَتْهُمْ دَعْوَةُ الإِسْلاَمِ مِنْ غَيْرِ تَقَدُّمِ الإِعْلاَمِ بِالإِغَارَةِ
وَحَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ، - وَنَسَبَهُ غَيْرُ ابْنِ وَهْبٍ فَقَالَ ابْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ - أَنَّ سَلَمَةَ، بْنَ الأَكْوَعِ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ خَيْبَرَ قَاتَلَ أَخِي قِتَالاً شَدِيدًا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَارْتَدَّ عَلَيْهِ سَيْفُهُ فَقَتَلَهُ فَقَالَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي ذَلِكَ وَشَكُّوا فِيهِ رَجُلٌ مَاتَ فِي سِلاَحِهِ . وَشَكُّوا فِي بَعْضِ أَمْرِهِ . قَالَ سَلَمَةُ فَقَفَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ خَيْبَرَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ائْذَنْ لِي أَنْ أَرْجُزَ لَكَ . فَأَذِنَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ أَعْلَمُ مَا تَقُولُ قَالَ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لَوْلاَ اللَّهُ مَا اهْتَدَيْنَا وَلاَ تَصَدَّقْنَا وَلاَ صَلَّيْنَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " صَدَقْتَ " . وَأَنْزِلَنَّ سَكِينَةً عَلَيْنَا وَثَبِّتِ الأَقْدَامَ إِنْ لاَقَيْنَا وَالْمُشْرِكُونَ قَدْ بَغَوْا عَلَيْنَا قَالَ فَلَمَّا قَضَيْتُ رَجَزِي قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ قَالَ هَذَا " . قُلْتُ قَالَهُ أَخِي فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَرْحَمُهُ اللَّهُ " . قَالَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ نَاسًا لَيَهَابُونَ الصَّلاَةَ عَلَيْهِ يَقُولُونَ رَجُلٌ مَاتَ بِسِلاَحِهِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَاتَ جَاهِدًا مُجَاهِدًا " . قَالَ ابْنُ شِهَابٍ ثُمَّ سَأَلْتُ ابْنًا لِسَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ فَحَدَّثَنِي عَنْ أَبِيهِ مِثْلَ ذَلِكَ غَيْرَ أَنَّهُ قَالَ - حِينَ قُلْتُ إِنَّ نَاسًا يَهَابُونَ الصَّلاَةَ عَلَيْهِ - فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كَذَبُوا مَاتَ جَاهِدًا مُجَاهِدًا فَلَهُ أَجْرُهُ مَرَّتَيْنِ " . وَأَشَارَ بِإِصْبَعَيْهِ .
IsnādAbū Ṭ-Ṭāhir m'a rapporté, Ibn Wahb nous a informés, Yūnus m'a informé, d'après Ibn Šihāb, ʿAbd ar-Raḥmān – et un autre qu'Ibn Wahb l'a identifié comme étant Ibn ʿAbd Allāh Ibn Kaʿb Ibn Mālik – m'a informé que Salamah Ibn al-Akwaʿ a dit :
Lorsque ce fut le jour de Khaybar, mon frère combattit durement avec l'Envoyé de Dieu (que la paix soit sur lui). Son épée se retourna contre lui et le tua. Les Compagnons de l'Envoyé de Dieu (que la paix soit sur lui) en parlèrent et doutèrent à son sujet : un homme mort par sa propre arme. Ils émirent des doutes sur certaines choses le concernant. Salamah dit : L'Envoyé de Dieu (que la paix soit sur lui) revint de Khaybar. Je dis : « Ô Envoyé de Dieu, permets-moi de réciter des vers en ton honneur. » Il m'y autorisa. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb dit : « Je sais ce que tu vas dire. » Je dis : « Par Dieu, sans Dieu nous n'aurions pas été guidés, nous n'aurions pas fait l'aumône ni prié. » L'Envoyé de Dieu (que la paix soit sur lui) dit : « Tu as dit vrai. » (Je continuai) : « Fais descendre sur nous la sérénité, affermis nos pas quand nous rencontrons (l'ennemi), car les associateurs nous ont opprimés. » Lorsque j'eus terminé mes vers, l'Envoyé de Dieu (que la paix soit sur lui) dit : « Qui a dit cela ? » Je répondis : « C'est mon frère qui l'a dit. » Il dit : « Que Dieu lui fasse miséricorde. » Je dis alors : « Ô Envoyé de Dieu, certaines personnes hésitent à prier sur lui, disant : « Un homme mort par son arme. » L'Envoyé de Dieu (que la paix soit sur lui) dit : « Il est mort en s'efforçant et en luttant (dans le sentier de Dieu). » Ibn Šihāb dit : Puis j'interrogeai un fils de Salamah ibn al-Akwaʿ, et il me rapporta d'après son père une chose semblable, sauf qu'il dit : Lorsque je dis : « Des gens hésitent à prier sur lui », l'Envoyé de Dieu (que la paix soit sur lui) dit : « Ils ont menti. Il est mort en s'efforçant et en luttant. Il aura sa récompense double. » Et il indiqua cela avec ses deux doigts.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ الْمُثَنَّى - قَالاَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ، بْنُ جَعْفَرٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الأَحْزَابِ يَنْقُلُ مَعَنَا التُّرَابَ وَلَقَدْ وَارَى التُّرَابُ بَيَاضَ بَطْنِهِ وَهُوَ يَقُولُ " وَاللَّهِ لَوْلاَ أَنْتَ مَا اهْتَدَيْنَا وَلاَ تَصَدَّقْنَا وَلاَ صَلَّيْنَا فَأَنْزِلَنْ سَكِينَةً عَلَيْنَا إِنَّ الأُلَى قَدْ أَبَوْا عَلَيْنَا " . قَالَ وَرُبَّمَا قَالَ " إِنَّ الْمَلاَ قَدْ أَبَوْا عَلَيْنَا إِذَا أَرَادُوا فِتْنَةً أَبَيْنَا " . وَيَرْفَعُ بِهَا صَوْتَهُ .
IsnādCe hadith nous a été rapporté par Muḥammad ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār — la formulation est celle d'Ibn al-Muthannā — tous deux ont dit : Muḥammad ibn Jaʿfar nous a rapporté, qui dit : Shuʿba nous a rapporté, d'après Abū Isḥāq, qui dit : j'ai entendu al-Barā' dire :
Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) transportait avec nous la terre le jour de la Confédération (al-Aḥzāb), et la terre avait recouvert la blancheur de son ventre, tandis qu'il disait : « Par Allah, sans Toi nous n'aurions pas été guidés, ni n'aurions fait l'aumône, ni prié. Fais donc descendre sur nous la sérénité (sakīna). En vérité, les chefs ont refusé de nous obéir. » Al-Barā' dit : parfois il disait : « En vérité, l'assemblée des notables a refusé de nous obéir ; lorsqu'ils veulent la tentation (fitna), nous refusons. » Et il élevait la voix en la prononçant.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ، . فَذَكَرَ مِثْلَهُ إِلاَّ أَنَّهُ قَالَ " إِنَّ الأُلَى قَدْ بَغَوْا عَلَيْنَا " .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā, nous a rapporté ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī, nous a rapporté Shuʿba, d'après Abū Isḥāq, qui a dit : j'ai entendu al-Barā'
Il mentionna un récit semblable, si ce n'est qu'il dit : « En vérité, ceux-là [les ennemis] ont été injustes envers nous. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ الْقَعْنَبِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ جَاءَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ نَحْفِرُ الْخَنْدَقَ وَنَنْقُلُ التُّرَابَ عَلَى أَكْتَافِنَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ لاَ عَيْشَ إِلاَّ عَيْشُ الآخِرَةِ فَاغْفِرْ لِلْمُهَاجِرِينَ وَالأَنْصَارِ " .
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn Maslama al-Qaʿnabī, d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn Abī Ḥāzim, d'après son père, d'après Sahl ibn Saʿd,
Il a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) vint à nous alors que nous creusions le fossé (al-Khandaq) et que nous transportions la terre sur nos épaules. Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit alors : « Ô Allah, il n'y a de vraie vie que la vie de l'au-delà ; pardonne donc aux émigrants (al-muhājirūn) et aux auxiliaires (al-anṣār). » »
وَحَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ الْمُثَنَّى - حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ، جَعْفَرٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ قُرَّةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَالَ " اللَّهُمَّ لاَ عَيْشَ إِلاَّ عَيْشُ الآخِرَهْ فَاغْفِرْ لِلأَنْصَارِ وَالْمُهَاجِرَهْ " .
IsnādMuḥammad ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār (le texte est selon Ibn al-Muthannā) nous ont rapporté : Muḥammad ibn Jaʿfar nous a raconté, Shuʿba nous a raconté, d'après Muʿāwiya ibn Qurra, d'après Anas ibn Mālik, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui),
« Ô Allah ! Il n’y a de vraie vie que la vie de l’au-delà. Pardonne donc aux Anṣār et aux Muhājirūn. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ قَالَ ابْنُ الْمُثَنَّى حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَقُولُ " اللَّهُمَّ إِنَّ الْعَيْشَ عَيْشُ الآخِرَةِ " . قَالَ شُعْبَةُ أَوْ قَالَ " اللَّهُمَّ لاَ عَيْشَ إِلاَّعَيْشُ الآخِرَهْ فَأَكْرِمِ الأَنْصَارَ وَالْمُهَاجِرَهْ " .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār—Ibn al-Muthannā a dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Jaʿfar, nous a informé Shuʿba, d'après Qatāda, nous a rapporté Anas ibn Mālik, que le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) disait :
« Ô Allāh, la vie véritable est la vie de l'Au-delà. » Shuʿba a dit : ou il a dit : « Ô Allāh, il n'y a de vie véritable que la vie de l'Au-delà ; honore donc les Anṣār (auxiliaires) et les Muhājirūn (émigrés). »
وَحَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، وَشَيْبَانُ بْنُ فَرُّوخَ، قَالَ يَحْيَى أَخْبَرَنَا وَقَالَ، شَيْبَانُ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، قَالَ كَانُوا يَرْتَجِزُونَ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَهُمْ وَهُمْ يَقُولُونَ اللَّهُمَّ لاَ خَيْرَ إِلاَّ خَيْرُ الآخِرَهْ فَانْصُرِ الأَنْصَارَ وَالْمُهَاجِرَهْ وَفِي حَدِيثِ شَيْبَانَ بَدَلَ فَانْصُرْ فَاغْفِرْ .
IsnādYahyā ibn Yahyā et Shaybān ibn Farrūkh nous ont rapporté — Yahyā a dit : « On nous a informés », tandis que Shaybān a dit : « ʿAbd al-Wārith nous a rapporté, d'après Abū al-Tayyāḥ, qui a rapporté qu'Anas ibn Mālik a dit »
Ils scandaient des vers en cadence (radjaz) tandis que le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) était avec eux ; ils disaient : « Ô Allāh, il n'y a de bien que le bien de l'au-delà ; accorde donc la victoire aux Anṣār et aux Muhājirūn. » — Et dans le récit de Shaybān, au lieu de « fānṣur » (accorde la victoire), il y a « fāghfir » (accorde le pardon).
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمٍ، حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ أَصْحَابَ، مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم كَانُوا يَقُولُونَ يَوْمَ الْخَنْدَقِ نَحْنُ الَّذِينَ بَايَعُوا مُحَمَّدًا عَلَى الإِسْلاَمِ مَا بَقِينَا أَبَدًا أَوْ قَالَ عَلَى الْجِهَادِ . شَكَّ حَمَّادٌ وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " اللَّهُمَّ إِنَّ الْخَيْرَ خَيْرُ الآخِرَهْ فَاغْفِرْ لِلأَنْصَارِ وَالْمُهَاجِرَهْ " .
IsnādM’a rapporté Muḥammad ibn Ḥātim, de Bahz, de Ḥammād ibn Salama, de Thābit, d’Anas
Que les compagnons de Muḥammad (que la paix et le salut soient sur lui) disaient le jour du Fossé (al-Khandaq) : « Nous sommes ceux qui ont prêté serment à Muḥammad pour l’islam, tant que nous vivrons, pour toujours », ou il dit : « pour le combat ». Ḥammād eut un doute. Quant au Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), il disait : « Ô Allah ! Le bien véritable est le bien de l’au-delà ; pardonne donc aux Anṣār et aux Muhājirūn. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، - يَعْنِي ابْنَ إِسْمَاعِيلَ - عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي، عُبَيْدٍ قَالَ سَمِعْتُ سَلَمَةَ بْنَ الأَكْوَعِ، يَقُولُ خَرَجْتُ قَبْلَ أَنْ يُؤَذَّنَ، بِالأُولَى وَكَانَتْ لِقَاحُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَرْعَى بِذِي قَرَدٍ - قَالَ - فَلَقِيَنِي غُلاَمٌ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ فَقَالَ أُخِذَتْ لِقَاحُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ مَنْ أَخَذَهَا قَالَ غَطَفَانُ قَالَ فَصَرَخْتُ ثَلاَثَ صَرَخَاتٍ يَا صَبَاحَاهْ . قَالَ فَأَسْمَعْتُ مَا بَيْنَ لاَبَتَىِ الْمَدِينَةِ ثُمَّ انْدَفَعْتُ عَلَى وَجْهِي حَتَّى أَدْرَكْتُهُمْ بِذِي قَرَدٍ وَقَدْ أَخَذُوا يَسْقُونَ مِنَ الْمَاءِ فَجَعَلْتُ أَرْمِيهِمْ بِنَبْلِي وَكُنْتُ رَامِيًا وَأَقُولُ أَنَا ابْنُ الأَكْوَعِ وَالْيَوْمَ يَوْمُ الرُّضَّعِ فَأَرْتَجِزُ حَتَّى اسْتَنْقَذْتُ اللِّقَاحَ مِنْهُمْ وَاسْتَلَبْتُ مِنْهُمْ ثَلاَثِينَ بُرْدَةً - قَالَ - وَجَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَالنَّاسُ فَقُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ إِنِّي قَدْ حَمَيْتُ الْقَوْمَ الْمَاءَ وَهُمْ عِطَاشٌ فَابْعَثْ إِلَيْهِمُ السَّاعَةَ فَقَالَ " يَا ابْنَ الأَكْوَعِ مَلَكْتَ فَأَسْجِحْ " . - قَالَ - ثُمَّ رَجَعْنَا وَيُرْدِفُنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى نَاقَتِهِ حَتَّى دَخَلْنَا الْمَدِينَةَ .
IsnādQutayba ibn Saʿīd nous a rapporté, Ḥātim – c'est-à-dire Ibn Ismāʿīl – nous a rapporté d'après Yazīd ibn Abī ʿUbayd qui a dit : j'ai entendu Salama ibn al-Akwaʿ dire :
Je suis sorti avant l'appel à la prière du matin (al-ūlā), alors que les chamelles laitières de l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) paissaient à Dhī Qarad. Il dit : Un jeune esclave de ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf vint à ma rencontre et dit : « On a pris les chamelles laitières de l'Envoyé d'Allah ! » Je demandai : « Qui les a prises ? » Il répondit : « Ghatafān. » Il dit : Je poussai trois cris : « Ô malheur au matin ! » Il dit : Je fis entendre tout ce qui se trouve entre les deux coulées de lave de Médine. Puis je me lançai à toute vitesse jusqu'à les rattraper à Dhī Qarad, alors qu'ils s'apprêtaient à abreuver (les bêtes). Je me mis à leur lancer mes flèches — car j'étais un bon archer — en disant : « Je suis le fils d'al-Akwaʿ, et aujourd'hui est le jour des nourrissons ! » Je scandai ces vers jusqu'à ce que j'eusse récupéré les chamelles et pris comme butin trente manteaux (burda) d'eux. Il dit : Le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) et les gens arrivèrent. Je dis : « Ô Prophète d'Allah ! J'ai coupé l'accès à l'eau à ces gens, et ils ont soif ; envoie-leur (quelqu'un) maintenant. » Il dit : « Ô Ibn al-Akwaʿ ! Tu as été victorieux, sois donc clément. » Il dit : Puis nous revînmes, et l'Envoyé d'Allah (que la prière et la paix soient sur lui) me prit en croupe sur sa chamelle jusqu'à notre entrée à Médine.
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا هَاشِمُ بْنُ الْقَاسِمِ، ح وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ، إِبْرَاهِيمَ أَخْبَرَنَا أَبُو عَامِرٍ الْعَقَدِيُّ، كِلاَهُمَا عَنْ عِكْرِمَةَ بْنِ عَمَّارٍ، ح وَحَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ، عَبْدِ الرَّحْمَنِ الدَّارِمِيُّ - وَهَذَا حَدِيثُهُ - أَخْبَرَنَا أَبُو عَلِيٍّ الْحَنَفِيُّ، عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْمَجِيدِ حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ، - وَهُوَ ابْنُ عَمَّارٍ - حَدَّثَنِي إِيَاسُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، قَدِمْنَا الْحُدَيْبِيَةَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَنَحْنُ أَرْبَعَ عَشْرَةَ مِائَةً وَعَلَيْهَا خَمْسُونَ شَاةً لاَ تُرْوِيهَا - قَالَ - فَقَعَدَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى جَبَا الرَّكِيَّةِ فَإِمَّا دَعَا وَإِمَّا بَسَقَ فِيهَا - قَالَ - فَجَاشَتْ فَسَقَيْنَا وَاسْتَقَيْنَا . قَالَ ثُمَّ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَعَانَا لِلْبَيْعَةِ فِي أَصْلِ الشَّجَرَةِ . قَالَ فَبَايَعْتُهُ أَوَّلَ النَّاسِ ثُمَّ بَايَعَ وَبَايَعَ حَتَّى إِذَا كَانَ فِي وَسَطٍ مِنَ النَّاسِ قَالَ " بَايِعْ يَا سَلَمَةُ " . قَالَ قُلْتُ قَدْ بَايَعْتُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فِي أَوَّلِ النَّاسِ قَالَ " وَأَيْضًا " . قَالَ وَرَآنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَزِلاً - يَعْنِي لَيْسَ مَعَهُ سِلاَحٌ - قَالَ فَأَعْطَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَجَفَةً أَوْ دَرَقَةً ثُمَّ بَايَعَ حَتَّى إِذَا كَانَ فِي آخِرِ النَّاسِ قَالَ " أَلاَ تُبَايِعُنِي يَا سَلَمَةُ " . قَالَ قُلْتُ قَدْ بَايَعْتُكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فِي أَوَّلِ النَّاسِ وَفِي أَوْسَطِ النَّاسِ قَالَ " وَأَيْضًا " . قَالَ فَبَايَعْتُهُ الثَّالِثَةَ ثُمَّ قَالَ لِي " يَا سَلَمَةُ أَيْنَ حَجَفَتُكَ أَوْ دَرَقَتُكَ الَّتِي أَعْطَيْتُكَ " . قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَقِيَنِي عَمِّي عَامِرٌ عَزِلاً فَأَعْطَيْتُهُ إِيَّاهَا - قَالَ - فَضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ " إِنَّكَ كَالَّذِي قَالَ الأَوَّلُ اللَّهُمَّ أَبْغِنِي حَبِيبًا هُوَ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنْ نَفْسِي " . ثُمَّ إِنَّ الْمُشْرِكِينَ رَاسَلُونَا الصُّلْحَ حَتَّى مَشَى بَعْضُنَا فِي بَعْضٍ وَاصْطَلَحْنَا . قَالَ وَكُنْتُ تَبِيعًا لِطَلْحَةَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ أَسْقِي فَرَسَهُ وَأَحُسُّهُ وَأَخْدُمُهُ وَآكُلُ مِنْ طَعَامِهِ وَتَرَكْتُ أَهْلِي وَمَالِي مُهَاجِرًا إِلَى اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَلَمَّا اصْطَلَحْنَا نَحْنُ وَأَهْلُ مَكَّةَ وَاخْتَلَطَ بَعْضُنَا بِبَعْضٍ أَتَيْتُ شَجَرَةً فَكَسَحْتُ شَوْكَهَا فَاضْطَجَعْتُ فِي أَصْلِهَا - قَالَ - فَأَتَانِي أَرْبَعَةٌ مِنَ الْمُشْرِكِينَ مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ فَجَعَلُوا يَقَعُونَ فِي رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَبْغَضْتُهُمْ فَتَحَوَّلْتُ إِلَى شَجَرَةٍ أُخْرَى وَعَلَّقُوا سِلاَحَهُمْ وَاضْطَجَعُوا فَبَيْنَمَا هُمْ كَذَلِكَ إِذْ نَادَى مُنَادٍ مِنْ أَسْفَلِ الْوَادِي يَا لَلْمُهَاجِرِينَ قُتِلَ ابْنُ زُنَيْمٍ . قَالَ فَاخْتَرَطْتُ سَيْفِي ثُمَّ شَدَدْتُ عَلَى أُولَئِكَ الأَرْبَعَةِ وَهُمْ رُقُودٌ فَأَخَذْتُ سِلاَحَهُمْ . فَجَعَلْتُهُ ضِغْثًا فِي يَدِي قَالَ ثُمَّ قُلْتُ وَالَّذِي كَرَّمَ وَجْهَ مُحَمَّدٍ لاَ يَرْفَعُ أَحَدٌ مِنْكُمْ رَأْسَهُ إِلاَّ ضَرَبْتُ الَّذِي فِيهِ عَيْنَاهُ . قَالَ ثُمَّ جِئْتُ بِهِمْ أَسُوقُهُمْ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - قَالَ - وَجَاءَ عَمِّي عَامِرٌ بِرَجُلٍ مِنَ الْعَبَلاَتِ يُقَالُ لَهُ مِكْرَزٌ . يَقُودُهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى فَرَسٍ مُجَفَّفٍ فِي سَبْعِينَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ فَنَظَرَ إِلَيْهِمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " دَعُوهُمْ يَكُنْ لَهُمْ بَدْءُ الْفُجُورِ وَثِنَاهُ " فَعَفَا عَنْهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنْزَلَ اللَّهُ { وَهُوَ الَّذِي كَفَّ أَيْدِيَهُمْ عَنْكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ عَنْهُمْ بِبَطْنِ مَكَّةَ مِنْ بَعْدِ أَنْ أَظْفَرَكُمْ عَلَيْهِمْ} الآيَةَ كُلَّهَا . قَالَ ثُمَّ خَرَجْنَا رَاجِعِينَ إِلَى الْمَدِينَةِ فَنَزَلْنَا مَنْزِلاً بَيْنَنَا وَبَيْنَ بَنِي لَحْيَانَ جَبَلٌ وَهُمُ الْمُشْرِكُونَ فَاسْتَغْفَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِمَنْ رَقِيَ هَذَا الْجَبَلَ اللَّيْلَةَ كَأَنَّهُ طَلِيعَةٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابِهِ - قَالَ سَلَمَةُ - فَرَقِيتُ تِلْكَ اللَّيْلَةَ مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا ثُمَّ قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ فَبَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِظَهْرِهِ مَعَ رَبَاحٍ غُلاَمِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا مَعَهُ وَخَرَجْتُ مَعَهُ بِفَرَسِ طَلْحَةَ أُنَدِّيهِ مَعَ الظَّهْرِ فَلَمَّا أَصْبَحْنَا إِذَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ الْفَزَارِيُّ قَدْ أَغَارَ عَلَى ظَهْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَاقَهُ أَجْمَعَ وَقَتَلَ رَاعِيَهُ قَالَ فَقُلْتُ يَا رَبَاحُ خُذْ هَذَا الْفَرَسَ فَأَبْلِغْهُ طَلْحَةَ بْنَ عُبَيْدِ اللَّهِ وَأَخْبِرْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنَّ الْمُشْرِكِينَ قَدْ أَغَارُوا عَلَى سَرْحِهِ - قَالَ - ثُمَّ قُمْتُ عَلَى أَكَمَةٍ فَاسْتَقْبَلْتُ الْمَدِينَةَ فَنَادَيْتُ ثَلاَثًا يَا صَبَاحَاهْ . ثُمَّ خَرَجْتُ فِي آثَارِ الْقَوْمِ أَرْمِيهِمْ بِالنَّبْلِ وَأَرْتَجِزُ أَقُولُ أَنَا ابْنُ الأَكْوَعِ وَالْيَوْمَ يَوْمُ الرُّضَّعِ فَأَلْحَقُ رَجُلاً مِنْهُمْ فَأَصُكُّ سَهْمًا فِي رَحْلِهِ حَتَّى خَلَصَ نَصْلُ السَّهْمِ إِلَى كَتِفِهِ - قَالَ - قُلْتُ خُذْهَا وَأَنَا ابْنُ الأَكْوَعِ وَالْيَوْمُ يَوْمُ الرُّضَّعِ قَالَ فَوَاللَّهِ مَا زِلْتُ أَرْمِيهِمْ وَأَعْقِرُ بِهِمْ فَإِذَا رَجَعَ إِلَىَّ فَارِسٌ أَتَيْتُ شَجَرَةً فَجَلَسْتُ فِي أَصْلِهَا ثُمَّ رَمَيْتُهُ فَعَقَرْتُ بِهِ حَتَّى إِذَا تَضَايَقَ الْجَبَلُ فَدَخَلُوا فِي تَضَايُقِهِ عَلَوْتُ الْجَبَلَ فَجَعَلْتُ أُرَدِّيهِمْ بِالْحِجَارَةِ - قَالَ - فَمَا زِلْتُ كَذَلِكَ أَتْبَعُهُمْ حَتَّى مَا خَلَقَ اللَّهُ مِنْ بَعِيرٍ مِنْ ظَهْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلاَّ خَلَّفْتُهُ وَرَاءَ ظَهْرِي وَخَلَّوْا بَيْنِي وَبَيْنَهُ ثُمَّ اتَّبَعْتُهُمْ أَرْمِيهِمْ حَتَّى أَلْقَوْا أَكْثَرَ مِنْ ثَلاَثِينَ بُرْدَةً وَثَلاَثِينَ رُمْحًا يَسْتَخِفُّونَ وَلاَ يَطْرَحُونَ شَيْئًا إِلاَّ جَعَلْتُ عَلَيْهِ آرَامًا مِنَ الْحِجَارَةِ يَعْرِفُهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ حَتَّى أَتَوْا مُتَضَايِقًا مِنْ ثَنِيَّةٍ فَإِذَا هُمْ قَدْ أَتَاهُمْ فُلاَنُ بْنُ بَدْرٍ الْفَزَارِيُّ فَجَلَسُوا يَتَضَحَّوْنَ - يَعْنِي يَتَغَدَّوْنَ - وَجَلَسْتُ عَلَى رَأْسِ قَرْنٍ قَالَ الْفَزَارِيُّ مَا هَذَا الَّذِي أَرَى قَالُوا لَقِينَا مِنْ هَذَا الْبَرْحَ وَاللَّهِ مَا فَارَقَنَا مُنْذُ غَلَسٍ يَرْمِينَا حَتَّى انْتَزَعَ كُلَّ شَىْءٍ فِي أَيْدِينَا . قَالَ فَلْيَقُمْ إِلَيْهِ نَفَرٌ مِنْكُمْ أَرْبَعَةٌ . قَالَ فَصَعِدَ إِلَىَّ مِنْهُمْ أَرْبَعَةٌ فِي الْجَبَلِ - قَالَ - فَلَمَّا أَمْكَنُونِي مِنَ الْكَلاَمِ - قَالَ - قُلْتُ هَلْ تَعْرِفُونِي قَالُوا لاَ وَمَنْ أَنْتَ قَالَ قُلْتُ أَنَا سَلَمَةُ بْنُ الأَكْوَعِ وَالَّذِي كَرَّمَ وَجْهَ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم لاَ أَطْلُبُ رَجُلاً مِنْكُمْ إِلاَّ أَدْرَكْتُهُ وَلاَ يَطْلُبُنِي رَجُلٌ مِنْكُمْ . فَيُدْرِكَنِي قَالَ أَحَدُهُمْ أَنَا أَظُنُّ . قَالَ فَرَجَعُوا فَمَا بَرِحْتُ مَكَانِي حَتَّى رَأَيْتُ فَوَارِسَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَتَخَلَّلُونَ الشَّجَرَ - قَالَ - فَإِذَا أَوَّلُهُمُ الأَخْرَمُ الأَسَدِيُّ عَلَى إِثْرِهِ أَبُو قَتَادَةَ الأَنْصَارِيُّ وَعَلَى إِثْرِهِ الْمِقْدَادُ بْنُ الأَسْوَدِ الْكِنْدِيُّ - قَالَ - فَأَخَذْتُ بِعِنَانِ الأَخْرَمِ - قَالَ - فَوَلَّوْا مُدْبِرِينَ قُلْتُ يَا أَخْرَمُ احْذَرْهُمْ لاَ يَقْتَطِعُوكَ حَتَّى يَلْحَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ . قَالَ يَا سَلَمَةُ إِنْ كُنْتَ تُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَتَعْلَمُ أَنَّ الْجَنَّةَ حَقٌّ وَالنَّارَ حَقٌّ فَلاَ تَحُلْ بَيْنِي وَبَيْنَ الشَّهَادَةِ . قَالَ فَخَلَّيْتُهُ فَالْتَقَى هُوَ وَعَبْدُ الرَّحْمَنِ - قَالَ - فَعَقَرَ بِعَبْدِ الرَّحْمَنِ فَرَسَهُ وَطَعَنَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَقَتَلَهُ وَتَحَوَّلَ عَلَى فَرَسِهِ وَلَحِقَ أَبُو قَتَادَةَ فَارِسُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِعَبْدِ الرَّحْمَنِ فَطَعَنَهُ فَقَتَلَهُ فَوَالَّذِي كَرَّمَ وَجْهَ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم لَتَبِعْتُهُمْ أَعْدُو عَلَى رِجْلَىَّ حَتَّى مَا أَرَى وَرَائِي مِنْ أَصْحَابِ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم وَلاَ غُبَارِهِمْ شَيْئًا حَتَّى يَعْدِلُوا قَبْلَ غُرُوبِ الشَّمْسِ إِلَى شِعْبٍ فِيهِ مَاءٌ يُقَالُ لَهُ ذُو قَرَدٍ لِيَشْرَبُوا مِنْهُ وَهُمْ عِطَاشٌ - قَالَ - فَنَظَرُوا إِلَىَّ أَعْدُو وَرَاءَهُمْ فَحَلَّيْتُهُمْ عَنْهُ - يَعْنِي أَجْلَيْتُهُمْ عَنْهُ - فَمَا ذَاقُوا مِنْهُ قَطْرَةً - قَالَ - وَيَخْرُجُونَ فَيَشْتَدُّونَ فِي ثَنِيَّةٍ - قَالَ - فَأَعْدُو فَأَلْحَقُ رَجُلاً مِنْهُمْ فَأَصُكُّهُ بِسَهْمٍ فِي نُغْضِ كَتِفِهِ . قَالَ قُلْتُ خُذْهَا وَأَنَا ابْنُ الأَكْوَعِ وَالْيَوْمَ يَوْمُ الرُّضَّعِ قَالَ يَا ثَكِلَتْهُ أُمُّهُ أَكْوَعُهُ بُكْرَةَ قَالَ قُلْتُ نَعَمْ يَا عَدُوَّ نَفْسِهِ أَكْوَعُكَ بُكْرَةَ - قَالَ - وَأَرْدَوْا فَرَسَيْنِ عَلَى ثَنِيَّةٍ قَالَ فَجِئْتُ بِهِمَا أَسُوقُهُمَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - قَالَ - وَلَحِقَنِي عَامِرٌ بِسَطِيحَةٍ فِيهَا مَذْقَةٌ مِنْ لَبَنٍ وَسَطِيحَةٍ فِيهَا مَاءٌ فَتَوَضَّأْتُ وَشَرِبْتُ ثُمَّ أَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ عَلَى الْمَاءِ الَّذِي حَلَّيْتُهُمْ عَنْهُ فَإِذَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ أَخَذَ تِلْكَ الإِبِلَ وَكُلَّ شَىْءٍ اسْتَنْقَذْتُهُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ وَكُلَّ رُمْحٍ وَبُرْدَةٍ وَإِذَا بِلاَلٌ نَحَرَ نَاقَةً مِنَ الإِبِلِ الَّذِي اسْتَنْقَذْتُ مِنَ الْقَوْمِ وَإِذَا هُوَ يَشْوِي لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ كَبِدِهَا وَسَنَامِهَا - قَالَ - قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ خَلِّنِي فَأَنْتَخِبُ مِنَ الْقَوْمِ مِائَةَ رَجُلٍ فَأَتَّبِعُ الْقَوْمَ فَلاَ يَبْقَى مِنْهُمْ مُخْبِرٌ إِلاَّ قَتَلْتُهُ - قَالَ - فَضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَدَتْ نَوَاجِذُهُ فِي ضَوْءِ النَّارِ فَقَالَ " يَا سَلَمَةُ أَتُرَاكَ كُنْتَ فَاعِلاً " . قُلْتُ نَعَمْ وَالَّذِي أَكْرَمَكَ . فَقَالَ " إِنَّهُمُ الآنَ لَيُقْرَوْنَ فِي أَرْضِ غَطَفَانَ " . قَالَ فَجَاءَ رَجُلٌ مِنْ غَطَفَانَ فَقَالَ نَحَرَ لَهُمْ فُلاَنٌ جَزُورًا فَلَمَّا كَشَفُوا جِلْدَهَا رَأَوْا غُبَارًا فَقَالُوا أَتَاكُمُ الْقَوْمُ فَخَرَجُوا هَارِبِينَ . فَلَمَّا أَصْبَحْنَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كَانَ خَيْرَ فُرْسَانِنَا الْيَوْمَ أَبُو قَتَادَةَ وَخَيْرَ رَجَّالَتِنَا سَلَمَةُ " . قَالَ ثُمَّ أَعْطَانِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَهْمَيْنِ سَهْمُ الْفَارِسِ وَسَهْمُ الرَّاجِلِ فَجَمَعَهُمَا لِي جَمِيعًا ثُمَّ أَرْدَفَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَرَاءَهُ عَلَى الْعَضْبَاءِ رَاجِعِينَ إِلَى الْمَدِينَةِ - قَالَ - فَبَيْنَمَا نَحْنُ نَسِيرُ قَالَ وَكَانَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ لاَ يُسْبَقُ شَدًّا - قَالَ - فَجَعَلَ يَقُولُ أَلاَ مُسَابِقٌ إِلَى الْمَدِينَةِ هَلْ مِنْ مُسَابِقٍ فَجَعَلَ يُعِيدُ ذَلِكَ - قَالَ - فَلَمَّا سَمِعْتُ كَلاَمَهُ قُلْتُ أَمَا تُكْرِمُ كَرِيمًا وَلاَ تَهَابُ شَرِيفًا قَالَ لاَ إِلاَّ أَنْ يَكُونَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي وَأُمِّي ذَرْنِي فَلأُسَابِقَ الرَّجُلَ قَالَ " إِنْ شِئْتَ " . قَالَ قُلْتُ اذْهَبْ إِلَيْكَ وَثَنَيْتُ رِجْلَىَّ فَطَفَرْتُ فَعَدَوْتُ - قَالَ - فَرَبَطْتُ عَلَيْهِ شَرَفًا أَوْ شَرَفَيْنِ أَسْتَبْقِي نَفَسِي ثُمَّ عَدَوْتُ فِي إِثْرِهِ فَرَبَطْتُ عَلَيْهِ شَرَفًا أَوْ شَرَفَيْنِ ثُمَّ إِنِّي رَفَعْتُ حَتَّى أَلْحَقَهُ - قَالَ - فَأَصُكُّهُ بَيْنَ كَتِفَيْهِ - قَالَ - قُلْتُ قَدْ سُبِقْتَ وَاللَّهِ قَالَ أَنَا أَظُنُّ . قَالَ فَسَبَقْتُهُ إِلَى الْمَدِينَةِ قَالَ فَوَاللَّهِ مَا لَبِثْنَا إِلاَّ ثَلاَثَ لَيَالٍ حَتَّى خَرَجْنَا إِلَى خَيْبَرَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَجَعَلَ عَمِّي عَامِرٌ يَرْتَجِزُ بِالْقَوْمِ تَاللَّهِ لَوْلاَ اللَّهُ مَا اهْتَدَيْنَا وَلاَ تَصَدَّقْنَا وَلاَ صَلَّيْنَا وَنَحْنُ عَنْ فَضْلِكَ مَا اسْتَغْنَيْنَا فَثَبِّتِ الأَقْدَامَ إِنْ لاَقَيْنَا وَأَنْزِلَنْ سَكِينَةً عَلَيْنَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ هَذَا " . قَالَ أَنَا عَامِرٌ . قَالَ " غَفَرَ لَكَ رَبُّكَ " . قَالَ وَمَا اسْتَغْفَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لإِنْسَانٍ يَخُصُّهُ إِلاَّ اسْتُشْهِدَ . قَالَ فَنَادَى عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ وَهُوَ عَلَى جَمَلٍ لَهُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ لَوْلاَ مَا مَتَّعْتَنَا بِعَامِرٍ . قَالَ فَلَمَّا قَدِمْنَا خَيْبَرَ قَالَ خَرَجَ مَلِكُهُمْ مَرْحَبٌ يَخْطِرُ بِسَيْفِهِ وَيَقُولُ قَدْ عَلِمَتْ خَيْبَرُ أَنِّي مَرْحَبُ شَاكِي السِّلاَحِ بَطَلٌ مُجَرَّبُ إِذَا الْحُرُوبُ أَقْبَلَتْ تَلَهَّبُ قَالَ وَبَرَزَ لَهُ عَمِّي عَامِرٌ فَقَالَ قَدْ عَلِمَتْ خَيْبَرُ أَنِّي عَامِرٌ شَاكِي السِّلاَحِ بَطَلٌ مُغَامِرٌ قَالَ فَاخْتَلَفَا ضَرْبَتَيْنِ فَوَقَعَ سَيْفُ مَرْحَبٍ فِي تُرْسِ عَامِرٍ وَذَهَبَ عَامِرٌ يَسْفُلُ لَهُ فَرَجَعَ سَيْفُهُ عَلَى نَفْسِهِ فَقَطَعَ أَكْحَلَهُ فَكَانَتْ فِيهَا نَفْسُهُ . قَالَ سَلَمَةُ فَخَرَجْتُ فَإِذَا نَفَرٌ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُونَ بَطَلَ عَمَلُ عَامِرٍ قَتَلَ نَفْسَهُ قَالَ فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا أَبْكِي فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ بَطَلَ عَمَلُ عَامِرٍ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ قَالَ ذَلِكَ " . قَالَ قُلْتُ نَاسٌ مِنْ أَصْحَابِكَ . قَالَ " كَذَبَ مَنْ قَالَ ذَلِكَ بَلْ لَهُ أَجْرُهُ مَرَّتَيْنِ " . ثُمَّ أَرْسَلَنِي إِلَى عَلِيٍّ وَهُوَ أَرْمَدُ فَقَالَ " لأُعْطِيَنَّ الرَّايَةَ رَجُلاً يُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ أَوْ يُحِبُّهُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ " . قَالَ فَأَتَيْتُ عَلِيًّا فَجِئْتُ بِهِ أَقُودُهُ وَهُوَ أَرْمَدُ حَتَّى أَتَيْتُ بِهِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَبَسَقَ فِي عَيْنَيْهِ فَبَرَأَ وَأَعْطَاهُ الرَّايَةَ وَخَرَجَ مَرْحَبٌ فَقَالَ قَدْ عَلِمَتْ خَيْبَرُ أَنِّي مَرْحَبُ شَاكِي السِّلاَحِ بَطَلٌ مُجَرَّبُ إِذَا الْحُرُوبُ أَقْبَلَتْ تَلَهَّبُ فَقَالَ عَلِيٌّ أَنَا الَّذِي سَمَّتْنِي أُمِّي حَيْدَرَهْ كَلَيْثِ غَابَاتٍ كَرِيهِ الْمَنْظَرَهْ أُوفِيهِمُ بِالصَّاعِ كَيْلَ السَّنْدَرَهْ قَالَ فَضَرَبَ رَأْسَ مَرْحَبٍ فَقَتَلَهُ ثُمَّ كَانَ الْفَتْحُ عَلَى يَدَيْهِ .
Nous arrivâmes à al-Ḥudaybiyya avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ; nous étions quatorze cents hommes, et il y avait cinquante brebis qui ne pouvaient suffire à les abreuver. Le Messager d'Allah s'assit au bord du puits ; soit il pria, soit il cracha dedans, et l'eau jaillit. Nous bûmes et abreuvâmes (nos montures). Puis le Messager d'Allah nous appela à prêter serment sous l'arbre. Je fus le premier parmi les gens à lui prêter serment. Il continua à recevoir les serments jusqu'à ce qu'il fût au milieu des gens ; il dit alors : « Prête serment, ô Salama ! » Je dis : « Je t'ai déjà prêté serment, ô Messager d'Allah, le premier parmi les gens. » Il dit : « Encore une fois. » Le Messager d'Allah me vit sans armes ; il me donna un bouclier (ḥajafa ou daraqa). Puis il continua à recevoir les serments jusqu'à ce qu'il fût à la fin des gens ; il dit alors : « Ne vas-tu pas me prêter serment, ô Salama ? » Je dis : « Je t'ai déjà prêté serment, ô Messager d'Allah, le premier parmi les gens et au milieu d'eux. » Il dit : « Encore une fois. » Je lui prêtai serment une troisième fois. Puis il me dit : « Ô Salama, où est ton bouclier que je t'ai donné ? » Je dis : « Ô Messager d'Allah, mon oncle ʿĀmir m'a rencontré sans armes, et je le lui ai donné. » Le Messager d'Allah rit et dit : « Tu es comme celui qui a dit : "Seigneur, donne-moi un ami qui m'est plus cher que moi-même." » Puis les associateurs nous envoyèrent des pourparlers de paix, jusqu'à ce que nous nous mêlions les uns aux autres et concluions la paix. J'étais un serviteur de Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh : j'abreuvais son cheval, je le soignais, je le servais, et je mangeais de sa nourriture ; j'avais abandonné ma famille et mes biens en émigrant vers Allah et Son Messager. Quand nous fîmes la paix avec les gens de La Mecque et que nous nous mêlâmes, je vins à un arbre, j'en enlevai les épines et m'allongeai à son pied. Quatre associateurs des gens de La Mecque vinrent à moi et se mirent à médire du Messager d'Allah ; je les pris en haine et me déplaçai vers un autre arbre. Ils suspendirent leurs armes et s'allongèrent. Pendant qu'ils étaient ainsi, un héraut appela du bas de la vallée : « Ô Émigrants ! Ibn Zunaym a été tué ! » Je tirai mon épée, puis je chargeai ces quatre hommes endormis et saisis leurs armes ; je les rassemblai en une poignée dans ma main. Puis je dis : « Par Celui qui a honoré le visage de Muḥammad, si l'un de vous lève la tête, je frapperai ce qui est entre ses yeux ! » Puis je les amenai au Messager d'Allah. Mon oncle ʿĀmir vint avec un homme des ʿAbalāt nommé Mikraz, qu'il conduisait au Messager d'Allah sur un cheval caparaçonné, avec soixante-dix associateurs. Le Messager d'Allah les regarda et dit : « Laissez-les : qu'ils aient le commencement et la fin de la forfaiture. » Le Messager d'Allah leur pardonna, et Allah révéla : « Et c'est Lui qui a retenu leurs mains loin de vous, et vos mains loin d'eux, dans la vallée de La Mecque, après vous avoir donné la victoire sur eux » — tout le verset. Puis nous revînmes vers Médine et campâmes dans un lieu où il y avait une montagne entre nous et les Banū Laḥyān, qui étaient associateurs. Le Messager d'Allah demanda pardon pour quiconque monterait cette montagne cette nuit-là, comme une avant-garde pour le Prophète et ses compagnons. Salama dit : « Cette nuit-là, je montai deux ou trois fois. » Puis nous arrivâmes à Médine. Le Messager d'Allah envoya ses chameaux avec Rabāḥ, son serviteur ; j'étais avec lui. Je sortis avec le cheval de Ṭalḥa pour le faire paître avec les chameaux. Au matin, ʿAbd al-Raḥmān al-Fazārī attaqua les chameaux du Messager d'Allah, les emmena tous et tua leur gardien. Je dis : « Ô Rabāḥ, prends ce cheval, amène-le à Ṭalḥa ibn ʿUbayd Allāh et informe le Messager d'Allah que les associateurs ont attaqué ses troupeaux. » Puis je montai sur une colline, fis face à Médine et criai trois fois : « Ô al-Ṣabāḥah ! » Puis je poursuivis les gens, les tirant avec des flèches et scandant : « Je suis le fils d'al-Akwaʿ, et aujourd'hui est le jour des humiliés (al-Ruḍḍaʿ). » Je rattrapai un homme parmi eux et lui plantai une flèche dans sa selle jusqu'à ce que la pointe atteigne son épaule. Je dis : « Prends-la ! Je suis le fils d'al-Akwaʿ, et aujourd'hui est le jour des humiliés. » Par Allah, je continuai à les tirer et à les blesser : chaque fois qu'un cavalier revenait vers moi, je me mettais sous un arbre, le visais et le blessais. Quand la montagne devint étroite et qu'ils entrèrent dans son défilé, je montai sur la montagne et me mis à les lapider avec des pierres. Je continuai ainsi à les suivre jusqu'à ce qu'il ne restât aucune monture des chameaux du Messager d'Allah qu'ils n'eussent abandonnée derrière moi, et qu'ils me laissassent libre entre eux et les chameaux. Puis je les poursuivis, les tirant, jusqu'à ce qu'ils jetassent plus de trente manteaux (burda) et trente lances, pour s'alléger ; et ils ne jetaient rien sans que je n'érigeasse des signaux de pierres (ārām) pour que le Messager d'Allah et ses compagnons les reconnaissent. Ils arrivèrent à un défilé étroit d'un col, et voilà que tel fils de Badr al-Fazārī les rejoignit ; ils s'assirent pour prendre leur petit-déjeuner. Je m'assis au sommet d'un pic. Al-Fazārī dit : « Qu'est-ce que je vois ? » Ils répondirent : « Nous avons subi de cet homme une grande épreuve : par Allah, il ne nous a pas quittés depuis l'aube, nous tirant jusqu'à nous arracher tout ce que nous avions en mains. » Il dit : « Que quatre hommes d'entre vous aillent à lui. » Quatre d'entre eux montèrent vers moi sur la montagne. Quand ils furent à portée de parole, je dis : « Me reconnaissez-vous ? » Ils dirent : « Non ; qui es-tu ? » Je dis : « Je suis Salama ibn al-Akwaʿ. Par Celui qui a honoré le visage de Muḥammad (sur lui la paix et le salut), je ne poursuis aucun homme parmi vous sans l'attraper, et aucun homme parmi vous ne me poursuit sans m'atteindre. » L'un d'eux dit : « Je le pense. » Ils redescendirent. Je ne bougeai pas de ma place jusqu'à ce que je visse les cavaliers du Messager d'Allah fendre les arbres. Le premier était al-Akhram al-Asadī, suivi d'Abū Qatāda al-Anṣārī, puis d'al-Miqdād ibn al-Aswad al-Kindī. Je saisis la bride d'al-Akhram ; ils (les ennemis) tournèrent le dos en fuyant. Je dis : « Ô Akhram, prends garde à eux, qu'ils ne te coupent des tiens avant que le Messager d'Allah et ses compagnons ne te rejoignent. » Il dit : « Ô Salama, si tu crois en Allah et au Jour dernier, et si tu sais que le Paradis est vérité et l'Enfer vérité, ne t'interpose pas entre moi et le martyre ! » Je le lâchai. Il rencontra ʿAbd al-Raḥmān (al-Fazārī) ; il blessa son cheval, mais ʿAbd al-Raḥmān le transperça et le tua, puis monta sur son cheval. Abū Qatāda, le cavalier du Messager d'Allah, rattrapa ʿAbd al-Raḥmān, le transperça et le tua. Par Celui qui a honoré le visage de Muḥammad (sur lui la paix et le salut), je les poursuivis en courant sur mes pieds jusqu'à ce que je ne visse derrière moi ni les compagnons de Muḥammad ni leur poussière, jusqu'à ce qu'ils tournassent avant le coucher du soleil vers un ravin contenant de l'eau, appelé Dhū Qarad, pour en boire, car ils étaient assoiffés. Me voyant courir derrière eux, ils m'abandonnèrent l'eau — c'est-à-dire que je les en éloignai — et ils n'en goûtèrent pas une goutte. Ils sortaient et s'élançaient dans un col ; je courais, rattrapais un homme et le frappais d'une flèche dans le creux de son épaule. Je disais : « Prends-la ! Je suis le fils d'al-Akwaʿ, et aujourd'hui est le jour des humiliés. » L'un d'eux dit : « Que sa mère le perde ! C'est al-Akwaʿ dès ce matin ! » Je répondis : « Oui, ennemi de toi-même, c'est al-Akwaʿ dès ce matin. » Ils abandonnèrent deux chevaux sur le col ; je les amenai au Messager d'Allah. ʿĀmir me rattrapa avec une outre contenant un peu de lait mélangé d'eau, et une autre outre avec de l'eau ; je fis mes ablutions et bus. Puis j'allai au Messager d'Allah alors qu'il était près de l'eau dont je les avais éloignés. Voici que le Messager d'Allah avait pris ces chameaux et tout ce que j'avais récupéré des associateurs — chaque lance et chaque manteau — et Bilāl avait égorgé une chamelle parmi celles que j'avais reprises, et il faisait rôtir pour le Messager d'Allah son foie et sa bosse. Je dis : « Ô Messager d'Allah, permets-moi de choisir cent hommes parmi les gens et de suivre les ennemis, afin qu'il n'en reste pas un pour informer sans que je le tue. » Le Messager d'Allah rit jusqu'à faire apparaître ses molaires à la lueur du feu et dit : « Ô Salama, penses-tu que tu aurais pu le faire ? » Je dis : « Oui, par Celui qui t'a honoré ! » Il dit : « Maintenant, ils sont en train d'être reçus en terre de Ghaṭafān. » Un homme de Ghaṭafān vint et dit : « Un tel a égorgé pour eux une chamelle ; quand ils ont dépouillé sa peau, ils ont vu de la poussière et ont dit : "Les gens vous ont rejoints !" et ils se sont enfuis. » Au matin, le Messager d'Allah dit : « Le meilleur de nos cavaliers aujourd'hui fut Abū Qatāda, et le meilleur de nos fantassins fut Salama. » Puis le Messager d'Allah me donna deux parts : la part du cavalier et la part du fantassin, les réunissant toutes deux pour moi. Puis il me fit monderrière lui sur al-ʿAḍbā' (sa chamelle) alors que nous retournions à Médine. Pendant que nous marchions, il y avait un homme des Anṣār qu'on ne pouvait devancer à la course. Il se mit à dire : « N'y a-t-il pas un concurrent pour Médine ? Quelqu'un pour courir ? » Il répétait cela. Quand j'entendis ses paroles, je dis : « Ne respectes-tu pas une personne noble et ne crains-tu pas une personne honorable ? » Il dit : « Non, sauf s'il s'agit du Messager d'Allah. » Je dis : « Ô Messager d'Allah, que mes père et mère te soient sacrifiés, laisse-moi faire la course avec cet homme. » Il dit : « Si tu veux. » Je dis : « Va-t'en ! » Je pliai mes jambes, fis un bond et me mis à courir. Je m'arrêtai une ou deux fois pour reprendre mon souffle, puis je courus derrière lui, m'arrêtant une ou deux fois. Puis je forçai l'allure jusqu'à le rattraper ; je le frappai entre les épaules et dis : « Par Allah, tu as été devancé ! » Il dit : « Je le pense. » Je le devançai jusqu'à Médine. Par Allah, nous ne restâmes que trois nuits avant de sortir pour Khaybar avec le Messager d'Allah. Mon oncle ʿĀmir se mit à scander pour les gens : « Par Allah, sans Allah nous n'aurions pas été guidés, ni n'aurions donné l'aumône ni prié ; nous n'avons pas de besoin insatisfait de Ta faveur ; affermis donc nos pieds si nous rencontrons (l'ennemi), et fais descendre sur nous la sérénité. » Le Messager d'Allah dit : « Qui est-ce ? » Il dit : « C'est ʿĀmir. » Il dit : « Que ton Seigneur te pardonne ! » (Salama dit :) Jamais le Messager d'Allah n'avait demandé pardon pour un homme en particulier sans qu'il ne fût martyrisé. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb, qui était sur son chameau, s'écria : « Ô Prophète d'Allah, si seulement tu nous avais fait profiter plus longtemps de ʿĀmir ! » Quand nous arrivâmes à Khaybar, leur roi Marḥab sortit en brandissant son épée et disant : « Khaybar sait que je suis Marḥab, porteur d'armes, un héros aguerri, quand les guerres s'enflamment. » Mon oncle ʿĀmir sortit pour l'affronter et dit : « Khaybar sait que je suis ʿĀmir, porteur d'armes, un héros intrépide. » Ils échangèrent deux coups : l'épée de Marḥab tomba sur le bouclier de ʿĀmir, et ʿĀmir voulut le frapper par en dessous, mais son épée revint sur lui-même et trancha sa veine humérale (akḥal), ce qui causa sa mort. Salama dit : « Je sortis et vois un groupe de compagnons du Prophète qui disaient : "L'œuvre de ʿĀmir est vaine, il s'est tué lui-même." Je vins vers le Prophète en pleurant et dis : "Ô Messager d'Allah, l'œuvre de ʿĀmir est vaine !" Le Messager d'Allah dit : "Qui a dit cela ?" Je dis : "Des gens parmi tes compagnons." Il dit : "Celui qui a dit cela a menti ! Il aura plutôt sa récompense double." Puis il m'envoya chercher ʿAlī, qui avait mal aux yeux. Il dit : "Je vais donner l'étendard à un homme qui aime Allah et Son Messager — ou qu'Allah et Son Messager aiment." J'allai à ʿAlī et l'amenai en le conduisant, alors qu'il avait mal aux yeux, jusqu'au Messager d'Allah. Il cracha dans ses yeux, et il guérit ; il lui donna l'étendard. Marḥab sortit et dit : « Khaybar sait que je suis Marḥab, porteur d'armes, un héros aguerri, quand les guerres s'enflamment. » ʿAlī dit : « Je suis celui que ma mère a nommé Ḥaydara (lion), comme un lion des forêts, d'aspect terrible ; je les comble avec la mesure comme le mesureur de grain. » Il frappa la tête de Marḥab et le tua ; puis la victoire fut remportée par ses mains.
قَالَ إِبْرَاهِيمُ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ بْنُ عَبْدِ الْوَارِثِ، عَنْ عِكْرِمَةَ، بْنِ عَمَّارٍ بِهَذَا الْحَدِيثِ بِطُولِهِ . وَحَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُوسُفَ الأَزْدِيُّ السُّلَمِيُّ، حَدَّثَنَا النَّضْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ بْنِ، عَمَّارٍ بِهَذَا .
Ibrāhīm a dit : Muḥammad ibn Yaḥyā nous a rapporté, ʿAbd al-Ṣamad ibn ʿAbd al-Wārith nous a rapporté, d'après ʿIkrima ibn ʿAmmār, ce hadith dans sa longueur. Et Aḥmad ibn Yūsuf al-Azdī al-Sulamī nous a rapporté, al-Naḍr ibn Muḥammad nous a rapporté, d'après ʿIkrima ibn ʿAmmār, ce hadith.
حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ مُحَمَّدٍ النَّاقِدُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، أَخْبَرَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ ثَمَانِينَ، رَجُلاً مِنْ أَهْلِ مَكَّةَ هَبَطُوا عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ جَبَلِ التَّنْعِيمِ مُتَسَلِّحِينَ يُرِيدُونَ غِرَّةَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابِهِ فَأَخَذَهُمْ سَلَمًا فَاسْتَحْيَاهُمْ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { وَهُوَ الَّذِي كَفَّ أَيْدِيَهُمْ عَنْكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ عَنْهُمْ بِبَطْنِ مَكَّةَ مِنْ بَعْدِ أَنْ أَظْفَرَكُمْ عَلَيْهِمْ}
IsnādRapporté par ʿAmr ibn Muḥammad al-Nāqid, qui transmit de Yazīd ibn Hārūn, qui transmit de Ḥammād ibn Salama, d'après Thābit, d'après Anas ibn Mālik, que
Quatre-vingts hommes des habitants de La Mecque descendirent sur l'Envoyé d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) depuis le mont Tanʿīm, armés, voulant surprendre le Prophète (qu'Allāh prie sur lui et le salue) et ses Compagnons. Il les prit comme captifs (salaman) et leur laissa la vie sauve. Alors Allāh, Puissant et Majestueux, révéla : « C'est Lui qui retint leurs mains loin de vous et vos mains loin d'eux, dans la vallée de La Mecque, après vous avoir accordé la victoire sur eux. » (Coran 48:24)
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، أَخْبَرَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ أُمَّ سُلَيْمٍ، اتَّخَذَتْ يَوْمَ حُنَيْنٍ خِنْجَرًا فَكَانَ مَعَهَا فَرَآهَا أَبُو طَلْحَةَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَذِهِ أُمُّ سُلَيْمٍ مَعَهَا خَنْجَرٌ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا هَذَا الْخَنْجَرُ " . قَالَتِ اتَّخَذْتُهُ إِنْ دَنَا مِنِّي أَحَدٌ مِنَ الْمُشْرِكِينَ بَقَرْتُ بِهِ بَطْنَهُ . فَجَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَضْحَكُ قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ اقْتُلْ مَنْ بَعْدَنَا مِنَ الطُّلَقَاءِ انْهَزَمُوا بِكَ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا أُمَّ سُلَيْمٍ إِنَّ اللَّهَ قَدْ كَفَى وَأَحْسَنَ " . وَحَدَّثَنِيهِ مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمٍ، حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ، عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، فِي قِصَّةِ أُمِّ سُلَيْمٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَ حَدِيثِ ثَابِتٍ .
IsnādD'après Abū Bakr ibn Abī Shayba, d'après Yazīd ibn Hārūn, d'après Ḥammād ibn Salama, d'après Thābit, d'après Anas, que Umm Sulaym avait pris un poignard le jour de Ḥunayn et le portait sur elle ; Abū Ṭalḥa la vit et dit : « Ô Messager d'Allāh, voici Umm Sulaym qui a un poignard avec elle. » Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) lui dit : « Qu'est-ce que ce poignard ? » Elle répondit : « Je l'ai pris pour le cas où un associateur s'approcherait de moi, je lui ouvrirais le ventre avec. » Alors le Messager d'Allāh (paix et bénédiction sur lui) se mit à rire. Elle dit : « Ô Messager d'Allāh, tue ceux qui, parmi les libérés (ṭulaqāʾ), ont fui après toi. » Le Messager d'Allāh (paix et bénédiction sur lui) dit : « Ô Umm Sulaym, certes Allāh a suffi et a bien agi. »
Que Umm Sulaym avait pris un poignard le jour de Ḥunayn et le portait sur elle ; Abū Ṭalḥa la vit et dit : « Ô Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui), voici Umm Sulaym qui a un poignard avec elle. » Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) lui dit : « Qu'est-ce que ce poignard ? » Elle répondit : « Je l'ai pris pour le cas où un associateur s'approcherait de moi, je lui ouvrirais le ventre avec. » Alors le Messager d'Allāh (paix et bénédiction sur lui) se mit à rire. Elle dit : « Ô Messager d'Allāh, tue ceux qui, parmi les libérés (ṭulaqāʾ), ont fui après toi. » Le Messager d'Allāh (paix et bénédiction sur lui) dit : « Ô Umm Sulaym, certes Allāh a suffi et a bien agi. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، أَخْبَرَنَا جَعْفَرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَغْزُو بِأُمِّ سُلَيْمٍ وَنِسْوَةٍ مِنَ الأَنْصَارِ مَعَهُ إِذَا غَزَا فَيَسْقِينَ الْمَاءَ وَيُدَاوِينَ الْجَرْحَى .
IsnādYahyā ibn Yahyā nous a rapporté : Jaʿfar ibn Sulaymān nous a informés, d'après Thābit, d'après Anas ibn Mālik,
Il a dit : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) partait en expédition avec Umm Sulaym et d'autres femmes des Anṣār (auxiliaires médinois) lorsqu'il combattait ; elles donnaient à boire de l'eau et soignaient les blessés. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الدَّارِمِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَمْرٍو، - وَهُوَ أَبُو مَعْمَرٍ الْمِنْقَرِيُّ - حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ، - وَهُوَ ابْنُ صُهَيْبٍ - عَنْ أَنَسِ، بْنِ مَالِكٍ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ أُحُدٍ انْهَزَمَ نَاسٌ مِنَ النَّاسِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَبُو طَلْحَةَ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مُجَوِّبٌ عَلَيْهِ بِحَجَفَةٍ - قَالَ - وَكَانَ أَبُو طَلْحَةَ رَجُلاً رَامِيًا شَدِيدَ النَّزْعِ وَكَسَرَ يَوْمَئِذٍ قَوْسَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا - قَالَ - فَكَانَ الرَّجُلُ يَمُرُّ مَعَهُ الْجَعْبَةُ مِنَ النَّبْلِ فَيَقُولُ انْثُرْهَا لأَبِي طَلْحَةَ . قَالَ وَيُشْرِفُ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَنْظُرُ إِلَى الْقَوْمِ فَيَقُولُ أَبُو طَلْحَةَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي لاَ تُشْرِفْ لاَ يُصِبْكَ سَهْمٌ مِنْ سِهَامِ الْقَوْمِ نَحْرِي دُونَ نَحْرِكَ قَالَ وَلَقَدْ رَأَيْتُ عَائِشَةَ بِنْتَ أَبِي بَكْرٍ وَأُمَّ سُلَيْمٍ وَإِنَّهُمَا لَمُشَمِّرَتَانِ أَرَى خَدَمَ سُوقِهِمَا تَنْقُلاَنِ الْقِرَبَ عَلَى مُتُونِهِمَا ثُمَّ تُفْرِغَانِهِ فِي أَفْوَاهِهِمْ ثُمَّ تَرْجِعَانِ فَتَمْلآنِهَا ثُمَّ تَجِيئَانِ تُفْرِغَانِهِ فِي أَفْوَاهِ الْقَوْمِ وَلَقَدْ وَقَعَ السَّيْفُ مِنْ يَدَىْ أَبِي طَلْحَةَ إِمَّا مَرَّتَيْنِ وَإِمَّا ثَلاَثًا مِنَ النُّعَاسِ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Dārimī, nous a rapporté ʿAbd Allāh ibn ʿAmr (Abū Maʿmar al-Minqarī), nous a rapporté ʿAbd al-Wārith, nous a rapporté ʿAbd al-ʿAzīz (ibn Ṣuhayb), d'après Anas ibn Mālik qui a dit
Le jour de la bataille d'Uḥud, des gens prirent la fuite loin du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui). Abū Ṭalḥa se tenait devant le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui), se courbant sur lui avec un bouclier en cuir. Or Abū Ṭalḥa était un homme adroit au tir, d'une grande puissance de traction ; ce jour-là, il cassa deux ou trois arcs. Un homme passait avec un carquois de flèches et le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) disait : « Répands-les pour Abū Ṭalḥa. » Le Prophète d'Allāh (que la paix et le salut soient sur lui) se dressait pour regarder le peuple, alors Abū Ṭalḥa disait : « Ô Prophète d'Allāh, que mon père et ma mère te soient sacrifiés, ne te dresse pas, qu'une flèche de leurs flèches ne t'atteigne pas ; ma poitrine est devant ta poitrine. » J'ai vu ʿĀʾisha bint Abī Bakr et Umm Sulaym ; elles retroussaient leurs vêtements, je voyais les chevilles de leurs jambes ; elles transportaient les outres sur leurs dos, puis les vidaient dans les bouches (des blessés), puis retournaient les remplir, puis revenaient les vider dans les bouches des gens. L'épée tomba des mains d'Abū Ṭalḥa, soit deux fois, soit trois fois, à cause du sommeil.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ بْنِ قَعْنَبٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، - يَعْنِي ابْنَ بِلاَلٍ - عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ هُرْمُزَ، أَنَّ نَجْدَةَ، كَتَبَ إِلَى ابْنِ عَبَّاسٍ يَسْأَلُهُ عَنْ خَمْسِ، خِلاَلٍ . فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ لَوْلاَ أَنْ أَكْتُمَ، عِلْمًا مَا كَتَبْتُ إِلَيْهِ . كَتَبَ إِلَيْهِ نَجْدَةُ أَمَّا بَعْدُ فَأَخْبِرْنِي هَلْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَغْزُو بِالنِّسَاءِ وَهَلْ كَانَ يَضْرِبُ لَهُنَّ بِسَهْمٍ وَهَلْ كَانَ يَقْتُلُ الصِّبْيَانَ وَمَتَى يَنْقَضِي يُتْمُ الْيَتِيمِ وَعَنِ الْخُمْسِ لِمَنْ هُوَ فَكَتَبَ إِلَيْهِ ابْنُ عَبَّاسٍ كَتَبْتَ تَسْأَلُنِي هَلْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَغْزُو بِالنِّسَاءِ وَقَدْ كَانَ يَغْزُو بِهِنَّ فَيُدَاوِينَ الْجَرْحَى وَيُحْذَيْنَ مِنَ الْغَنِيمَةِ وَأَمَّا بِسَهْمٍ فَلَمْ يَضْرِبْ لَهُنَّ وَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَكُنْ يَقْتُلُ الصِّبْيَانَ فَلاَ تَقْتُلِ الصِّبْيَانَ وَكَتَبْتَ تَسْأَلُنِي مَتَى يَنْقَضِي يُتْمُ الْيَتِيمِ فَلَعَمْرِي إِنَّ الرَّجُلَ لَتَنْبُتُ لِحْيَتُهُ وَإِنَّهُ لَضَعِيفُ الأَخْذِ لِنَفْسِهِ ضَعِيفُ الْعَطَاءِ مِنْهَا فَإِذَا أَخَذَ لِنَفْسِهِ مِنْ صَالِحِ مَا يَأْخُذُ النَّاسُ فَقَدْ ذَهَبَ عَنْهُ الْيُتْمُ وَكَتَبْتَ تَسْأَلُنِي عَنِ الْخُمْسِ لِمَنْ هُوَ وَإِنَّا كُنَّا نَقُولُ هُوَ لَنَا . فَأَبَى عَلَيْنَا قَوْمُنَا ذَاكَ .
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn Maslama ibn Qaʿnab, d'après Sulaymān (c'est-à-dire Ibn Bilāl), d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père (Muḥammad al-Bāqir), d'après Yazīd ibn Hurmuz, que Najda écrivit à Ibn ʿAbbās pour l'interroger sur cinq questions. Ibn ʿAbbās dit : « Si ce n'était la crainte de cacher la science, je ne lui aurais pas répondu. » Najda lui écrivit : « Ceci étant, informe-moi : le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) partait-il en expédition avec les femmes ? Leur attribuait-il une part (sahm) ? Tuait-il les enfants ? Quand prend fin le statut d'orphelin ? Et à qui appartient le quint (khums) ? » Ibn ʿAbbās lui écrivit en réponse : « Tu m'as demandé si le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) partait en expédition avec les femmes. Oui, il partait avec elles, elles soignaient les blessés et recevaient une gratification du butin, mais il ne leur attribuait pas de part (sahm). Quant à tuer les enfants, le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) ne les tuait pas, donc ne tue pas les enfants. Tu m'as demandé quand prend fin le statut d'orphelin. Par ma vie ! Un homme peut avoir la barbe qui pousse tout en étant encore faible pour subvenir à ses besoins et faible dans ses dépenses. Lorsqu'il est capable de gérer par lui-même ce que les gens gèrent de manière convenable, alors le statut d'orphelin cesse. Tu m'as demandé à qui appartient le quint (khums). Nous disions qu'il nous revenait (à nous, les membres de la famille du Prophète), mais notre peuple (les Banū Umayya) nous l'a refusé. »
Que Najda écrivit à Ibn ʿAbbās pour l'interroger sur cinq questions. Ibn ʿAbbās dit : « Si ce n'était la crainte de cacher la science, je ne lui aurais pas répondu. » Najda lui écrivit : « Ceci étant, informe-moi : le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) partait-il en expédition avec les femmes ? Leur attribuait-il une part (sahm) ? Tuait-il les enfants ? Quand prend fin le statut d'orphelin ? Et à qui appartient le quint (khums) ? » Ibn ʿAbbās lui écrivit en réponse : « Tu m'as demandé si le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) partait en expédition avec les femmes. Oui, il partait avec elles, elles soignaient les blessés et recevaient une gratification du butin, mais il ne leur attribuait pas de part (sahm). Quant à tuer les enfants, le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) ne les tuait pas, donc ne tue pas les enfants. Tu m'as demandé quand prend fin le statut d'orphelin. Par ma vie ! Un homme peut avoir la barbe qui pousse tout en étant encore faible pour subvenir à ses besoins et faible dans ses dépenses. Lorsqu'il est capable de gérer par lui-même ce que les gens gèrent de manière convenable, alors le statut d'orphelin cesse. Tu m'as demandé à qui appartient le quint (khums). Nous disions qu'il nous revenait (à nous, les membres de la famille du Prophète), mais notre peuple (les Banū Umayya) nous l'a refusé. »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، كِلاَهُمَا عَنْ حَاتِمِ بْنِ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ هُرْمُزَ، أَنَّ نَجْدَةَ، كَتَبَ إِلَى ابْنِ عَبَّاسٍ يَسْأَلُهُ عَنْ خِلاَلٍ، . بِمِثْلِ حَدِيثِ سُلَيْمَانَ بْنِ بِلاَلٍ غَيْرَ أَنَّ فِي، حَدِيثِ حَاتِمٍ وَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَكُنْ يَقْتُلُ الصِّبْيَانَ فَلاَ تَقْتُلِ الصِّبْيَانَ إِلاَّ أَنْ تَكُونَ تَعْلَمُ مَا عَلِمَ الْخَضِرُ مِنَ الصَّبِيِّ الَّذِي قَتَلَ . وَزَادَ إِسْحَاقُ فِي حَدِيثِهِ عَنْ حَاتِمٍ وَتُمَيِّزَ الْمُؤْمِنَ فَتَقْتُلَ الْكَافِرَ وَتَدَعَ الْمُؤْمِنَ .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba et Isḥāq ibn Ibrāhīm nous ont rapporté, tous deux d'après Ḥātim ibn Ismāʿīl, d'après Jaʿfar ibn Muḥammad, d'après son père, d'après Yazīd ibn Hurmuz, que Najda écrivit à Ibn ʿAbbās pour l'interroger sur certaines dispositions.
« … un récit similaire à celui de Sulaymān ibn Bilāl, sauf que dans la version de Ḥātim il est dit : « Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) ne tuait pas les enfants ; ne tue donc pas les enfants, à moins que tu ne saches ce que le Khadir savait au sujet de l'enfant qu'il a tué. » Et Isḥāq a ajouté dans son récit d'après Ḥātim : « … et que tu distingues le croyant, de sorte que tu tues le mécréant et que tu épargnes le croyant. »
وَحَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أُمَيَّةَ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ هُرْمُزَ، قَالَ كَتَبَ نَجْدَةُ بْنُ عَامِرٍ الْحَرُورِيُّ إِلَى ابْنِ عَبَّاسٍ يَسْأَلُهُ عَنِ الْعَبْدِ، وَالْمَرْأَةِ يَحْضُرَانِ الْمَغْنَمَ هَلْ يُقْسَمُ لَهُمَا وَعَنْ قَتْلِ الْوِلْدَانِ وَعَنِ الْيَتِيمِ مَتَى يَنْقَطِعُ عَنْهُ الْيُتْمُ وَعَنْ ذَوِي الْقُرْبَى مَنْ هُمْ فَقَالَ لِيَزِيدَ اكْتُبْ إِلَيْهِ فَلَوْلاَ أَنْ يَقَعَ فِي أُحْمُوقَةٍ مَا كَتَبْتُ إِلَيْهِ اكْتُبْ إِنَّكَ كَتَبْتَ تَسْأَلُنِي عَنِ الْمَرْأَةِ وَالْعَبْدِ يَحْضُرَانِ الْمَغْنَمَ هَلْ يُقْسَمُ لَهُمَا شَىْءٌ وَإِنَّهُ لَيْسَ لَهُمَا شَىْءٌ إِلاَّ أَنْ يُحْذَيَا وَكَتَبْتَ تَسْأَلُنِي عَنْ قَتْلِ الْوِلْدَانِ وَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَقْتُلْهُمْ وَأَنْتَ فَلاَ تَقْتُلْهُمْ إِلاَّ أَنْ تَعْلَمَ مِنْهُمْ مَا عَلِمَ صَاحِبُ مُوسَى مِنَ الْغُلاَمِ الَّذِي قَتَلَهُ وَكَتَبْتَ تَسْأَلُنِي عَنِ الْيَتِيمِ مَتَى يَنْقَطِعُ عَنْهُ اسْمُ الْيُتْمِ وَإِنَّهُ لاَ يَنْقَطِعُ عَنْهُ اسْمُ الْيُتْمِ حَتَّى يَبْلُغَ وَيُؤْنَسَ مِنْهُ رُشْدٌ وَكَتَبْتَ تَسْأَلُنِي عَنْ ذَوِي الْقُرْبَى مَنْ هُمْ وَإِنَّا زَعَمْنَا أَنَّا هُمْ فَأَبَى ذَلِكَ عَلَيْنَا قَوْمُنَا .
IsnādIbn Abī ʿUmar nous a rapporté, qui a reçu de Sufyān, d'après Ismāʿīl ibn Umayya, d'après Saʿīd al-Maqburī, d'après Yazīd ibn Hurmuz — que
— Najda ibn ʿĀmir al-Ḥarūrī écrivit à Ibn ʿAbbās pour l'interroger au sujet de l'esclave et de la femme qui assistent au butin : leur en attribue-t-on une part ? au sujet du meurtre des enfants ; au sujet de l'orphelin : quand cesse pour lui le nom d'orphelin ? et au sujet des proches parents (dhawi l-qurbā) : qui sont-ils ? [Ibn ʿAbbās] dit à Yazīd : « Écris-lui ; sans la crainte qu'il ne tombe dans l'ignorance, je ne lui aurais pas écrit. Écris : tu m'as écrit pour me demander au sujet de la femme et de l'esclave qui assistent au butin : leur attribue-t-on quelque chose ? — Il n'y a pour eux rien, sauf qu'on peut leur donner un présent. Tu m'as écrit pour me demander au sujet du meurtre des enfants : l'Envoyé de Dieu (que la prière de Dieu et Son salut soient sur lui) ne les a pas tués ; toi non plus, ne les tue pas, à moins que tu ne saches d'eux ce que le compagnon de Moïse sut du garçon qu'il tua. Tu m'as écrit pour me demander au sujet de l'orphelin : quand cesse pour lui le nom d'orphelin ? — Le nom d'orphelin ne cesse pour lui que lorsqu'il atteint la puberté et qu'on perçoit de lui un bon sens. Tu m'as écrit pour me demander au sujet des proches parents : qui sont-ils ? — Nous, nous prétendions que c'était nous, mais notre clan nous le refusa. »
وَحَدَّثَنَاهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ بِشْرٍ الْعَبْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أُمَيَّةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ هُرْمُزَ، قَالَ كَتَبَ نَجْدَةُ إِلَى ابْنِ عَبَّاسٍ . وَسَاقَ الْحَدِيثَ بِمِثْلِهِ . قَالَ أَبُو إِسْحَاقَ حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ بِشْرٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، بِهَذَا الْحَدِيثِ بِطُولِهِ.
IsnādEt nous l'a rapporté ʿAbd al-Raḥmān ibn Bishr al-ʿAbdī, (qui dit) : nous a rapporté Sufyān, (qui dit) : nous a rapporté Ismāʿīl ibn Umayya, d'après Saʿīd ibn Abī Saʿīd, d'après Yazīd ibn Hurmuz
Il dit : « Najda écrivit à Ibn ʿAbbās. » Et il rapporta le hadith de manière analogue. Abū Isḥāq dit : « ʿAbd al-Raḥmān ibn Bishr m'a rapporté, (disant) : Sufyān nous a rapporté ce hadith dans son intégralité. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا وَهْبُ بْنُ جَرِيرِ بْنِ حَازِمٍ، حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، سَمِعْتُ قَيْسًا، يُحَدِّثُ عَنْ يَزِيدَ بْنِ هُرْمُزَ، ح وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَاتِمٍ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - قَالَ حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، حَدَّثَنِي قَيْسُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ هُرْمُزَ، قَالَ كَتَبَ نَجْدَةُ بْنُ عَامِرٍ إِلَى ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ فَشَهِدْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ حِينَ قَرَأَ كِتَابَهُ وَحِينَ كَتَبَ جَوَابَهُ وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَاللَّهِ لَوْلاَ أَنْ أَرُدَّهُ عَنْ نَتْنٍ يَقَعُ فِيهِ مَا كَتَبْتُ إِلَيْهِ وَلاَ نُعْمَةَ عَيْنٍ قَالَ فَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّكَ سَأَلْتَ عَنْ سَهْمِ ذِي الْقُرْبَى الَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ مَنْ هُمْ وَإِنَّا كُنَّا نَرَى أَنَّ قَرَابَةَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هُمْ نَحْنُ فَأَبَى ذَلِكَ عَلَيْنَا قَوْمُنَا وَسَأَلْتَ عَنِ الْيَتِيمِ مَتَى يَنْقَضِي يُتْمُهُ وَإِنَّهُ إِذَا بَلَغَ النِّكَاحَ وَأُونِسَ مِنْهُ رُشْدٌ وَدُفِعَ إِلَيْهِ مَالُهُ فَقَدِ انْقَضَى يُتْمُهُ وَسَأَلْتَ هَلْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقْتُلُ مِنْ صِبْيَانِ الْمُشْرِكِينَ أَحَدًا فَإِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَكُنْ يَقْتُلُ مِنْهُمْ أَحَدًا وَأَنْتَ فَلاَ تَقْتُلْ مِنْهُمْ أَحَدًا إِلاَّ أَنْ تَكُونَ تَعْلَمُ مِنْهُمْ مَا عَلِمَ الْخَضِرُ مِنَ الْغُلاَمِ حِينَ قَتَلَهُ وَسَأَلْتَ عَنِ الْمَرْأَةِ وَالْعَبْدِ هَلْ كَانَ لَهُمَا سَهْمٌ مَعْلُومٌ إِذَا حَضَرُوا الْبَأْسَ فَإِنَّهُمْ لَمْ يَكُنْ لَهُمْ سَهْمٌ مَعْلُومٌ إِلاَّ أَنْ يُحْذَيَا مِنْ غَنَائِمِ الْقَوْمِ.
IsnādLe récit nous a été rapporté par Isḥāq ibn Ibrāhīm, qui le tient de Wahb ibn Jarīr ibn Ḥāzim, qui le tient de son père [Jarīr], lequel a dit : « J’ai entendu Qays [ibn Sa‘d] rapporter d’après Yazīd ibn Hurmuz. » [Autre chaîne :] Et muḥammad ibn Ḥātim – et le texte est le sien – nous a rapporté : Bahz nous a rapporté, de Jarīr ibn Ḥāzim, de Qays ibn Sa‘d, d’après Yazīd ibn Hurmuz.
Il [Yazīd ibn Hurmuz] a dit : « Najda ibn ‘Āmir écrivit une lettre à Ibn ‘Abbās. » Il [Yazīd] a dit : « J’étais présent lorsqu’Ibn ‘Abbās lut sa lettre et lorsqu’il écrivit sa réponse. » Ibn ‘Abbās dit : « Par Dieu, n’était que je veux le détourner d’une impureté dans laquelle il tomberait, je ne lui aurais pas écrit une lettre, et je n’y aurais trouvé aucune joie. » Il [Yazīd] a dit : « Il lui écrivit donc : “Tu m’as interrogé au sujet de la part des proches parents (dhū l-qurbā) que Dieu a mentionnée : qui sont-ils ? Nous considérions que les proches parents du Messager de Dieu (sws) étions nous-mêmes, mais notre peuple s’y est opposé. Tu m’as interrogé au sujet de l’orphelin : quand prend fin son orphelinat ? Lorsqu’il atteint l’âge du mariage, qu’on perçoit en lui de la maturité et qu’on lui remet ses biens, son orphelinat a pris fin. Tu m’as interrogé : le Messager de Dieu (sws) tuait-il des enfants des associateurs ? Le Messager de Dieu (sws) n’en tuait aucun, et toi non plus n’en tue aucun, sauf si tu sais d’eux ce que le Khiḍr (al-Khiḍr) savait du garçon qu’il tua. Tu m’as interrogé au sujet de la femme et de l’esclave : avaient-ils une part déterminée lorsqu’ils assistaient au combat ? Ils n’avaient pas de part déterminée, si ce n’est qu’on leur donne quelque chose des butins du groupe.” »
وَحَدَّثَنِي أَبُو كُرَيْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا زَائِدَةُ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ الأَعْمَشُ، عَنِ الْمُخْتَارِ بْنِ صَيْفِيٍّ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ هُرْمُزَ، قَالَ كَتَبَ نَجْدَةُ إِلَى ابْنِ عَبَّاسٍ . فَذَكَرَ بَعْضَ الْحَدِيثِ وَلَمْ يُتِمَّ الْقِصَّةَ كَإِتْمَامِ مَنْ ذَكَرْنَا حَدِيثَهُمْ .
IsnādAbū Kurayb m’a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté, Zāʾida nous a rapporté, Sulaymān al-Aʿmash nous a rapporté, d’après al-Mukhtār b. Ṣayfī, d’après Yazīd b. Hurmuz, qui a dit :
« Najda écrivit à Ibn ʿAbbās. » Puis (Yazīd) mentionna une partie du hadith sans achever le récit comme l’ont complété ceux dont nous avons rapporté le hadith.
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحِيمِ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ حَفْصَةَ، بِنْتِ سِيرِينَ عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ الأَنْصَارِيَّةِ، قَالَتْ غَزَوْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَبْعَ غَزَوَاتٍ أَخْلُفُهُمْ فِي رِحَالِهِمْ فَأَصْنَعُ لَهُمُ الطَّعَامَ وَأُدَاوِي الْجَرْحَى وَأَقُومُ عَلَى الْمَرْضَى.
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, disant : ʿAbd al-Raḥīm ibn Sulaymān nous a rapporté, d'après Hishām, d'après Ḥafṣa bint Sīrīn, d'après Umm ʿAṭiyya al-Anṣāriyya, qui a dit :
« J'ai participé à sept expéditions militaires (ghazawāt) avec le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Je restais après leur départ pour m'occuper de leurs bagages, je leur préparais la nourriture, je soignais les blessés et je veillais sur les malades. »
وَحَدَّثَنَا عَمْرٌو النَّاقِدُ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ حَسَّانَ، بِهَذَا الإِسْنَادِ نَحْوَهُ .
Isnādet nous a rapporté ʿAmr al-Nāqid, nous a rapporté Yazīd ibn Hārūn, nous a rapporté Hishām ibn Ḥassān, par cette chaîne de transmission (isnād) un récit similaire.
Le contenu (matn) n'est pas explicitement cité ici ; ce texte mentionne qu'un hadith a été rapporté avec une chaîne de transmission (isnād) similaire à un hadith précédent, sans en répéter le contenu.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ الْمُثَنَّى - قَالاَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ، بْنُ جَعْفَرٍ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ يَزِيدَ، خَرَجَ يَسْتَسْقِي بِالنَّاسِ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ اسْتَسْقَى قَالَ فَلَقِيتُ يَوْمَئِذٍ زَيْدَ بْنَ أَرْقَمَ - وَقَالَ - لَيْسَ بَيْنِي وَبَيْنَهُ غَيْرُ رَجُلٍ أَوْ بَيْنِي وَبَيْنَهُ رَجُلٌ - قَالَ - فَقُلْتُ لَهُ كَمْ غَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ تِسْعَ عَشْرَةَ فَقُلْتُ كَمْ غَزَوْتَ أَنْتَ مَعَهُ قَالَ سَبْعَ عَشْرَةَ غَزْوَةً - قَالَ - فَقُلْتُ فَمَا أَوَّلُ غَزْوَةٍ غَزَاهَا قَالَ ذَاتُ الْعُسَيْرِ أَوِ الْعُشَيْرِ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār — et la formulation est celle d’Ibn al-Muthannā — tous deux ont dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Jaʿfar, nous a rapporté Shuʿba, d’après Abū Isḥāq,
que ʿAbd Allāh ibn Yazīd sortit pour demander la pluie (istisqāʾ) avec les gens ; il fit deux rakʿa (unités de prière), puis implora la pluie. (Le rapporteur) dit : « Ce jour-là, je rencontrai Zayd ibn Arqam — et (Abū Isḥāq) dit : Il n’y avait entre moi et lui qu’un homme, ou bien entre moi et lui un homme. » Il dit : « Je lui demandai : “Combien d’expéditions militaires (ghazwa) le Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut) a-t-il menées ?” Il répondit : “Dix-neuf.” Je dis : “Et toi, combien en as-tu fait avec lui ?” Il répondit : “Dix-sept expéditions.” Je dis : “Quelle fut la première expédition qu’il mena ?” Il répondit : “Dhāt al-ʿUsayr — ou al-ʿUshayr.” »
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَرْقَمَ، سَمِعَهُ مِنْهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَزَا تِسْعَ عَشْرَةَ غَزْوَةً وَحَجَّ بَعْدَ مَا هَاجَرَ حَجَّةً لَمْ يَحُجَّ غَيْرَهَا حَجَّةَ الْوَدَاعِ .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Ādam, d'après Zuhayr, d'après Abū Isḥāq, d'après Zayd ibn Arqam qui l'a entendu de lui
Que le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a mené dix-neuf expéditions militaires et a accompli, après l'émigration (hijra), un seul pèlerinage — le Pèlerinage d'Adieu — sans en faire d'autre.
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ، أَخْبَرَنَا أَبُو الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ غَزَوْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تِسْعَ عَشْرَةَ غَزْوَةً - قَالَ جَابِرٌ - لَمْ أَشْهَدْ بَدْرًا وَلاَ أُحُدًا مَنَعَنِي أَبِي فَلَمَّا قُتِلَ عَبْدُ اللَّهِ يَوْمَ أُحُدٍ لَمْ أَتَخَلَّفْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةٍ قَطُّ .
IsnādZuhayr ibn Ḥarb nous a rapporté, disant : Rawḥ ibn ʿUbāda nous a rapporté, disant : Zakariyyāʾ nous a rapporté, disant : Abū l-Zubayr nous a informé qu'il a entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh dire :
J'ai participé à dix-neuf expéditions militaires avec le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Jābir dit : « Je n'ai pas assisté à Badr ni à Uḥud car mon père m'en a empêché. Puis, lorsque ʿAbd Allāh (mon père) fut tué le jour d'Uḥud, je n'ai plus jamais manqué une expédition du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui). »
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا زَيْدُ بْنُ الْحُبَابِ، ح وَحَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ مُحَمَّدٍ، الْجَرْمِيُّ حَدَّثَنَا أَبُو تُمَيْلَةَ، قَالاَ جَمِيعًا حَدَّثَنَا حُسَيْنُ بْنُ وَاقِدٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، . قَالَ غَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تِسْعَ عَشْرَةَ غَزْوَةً قَاتَلَ فِي ثَمَانٍ مِنْهُنَّ . وَلَمْ يَقُلْ أَبُو بَكْرٍ مِنْهُنَّ . وَقَالَ فِي حَدِيثِهِ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بُرَيْدَةَ .
IsnādD'après Abū Bakr ibn Abī Shayba, d'après Zayd ibn al-Ḥubāb, et Saʿīd ibn Muḥammad al-Jarmī d'après Abū Tumayla, tous deux d'après Ḥusayn ibn Wāqid, d'après ʿAbd Allāh ibn Burayda, d'après son père, qui a dit :
Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a mené dix-neuf expéditions militaires (ghazawa), et il a personnellement combattu dans huit d'entre elles. Abū Bakr n'a pas mentionné « d'entre elles » dans son récit, et il a dit dans son hadith : « ʿAbd Allāh ibn Burayda m'a rapporté... »
وَحَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، عَنْ كَهْمَسٍ، عَنِ ابْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ قَالَ غَزَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سِتَّ عَشْرَةَ غَزْوَةً .
IsnādAḥmad ibn Ḥanbal m’a rapporté, qui a reçu de Muʿtamir ibn Sulaymān, d’après Kahmas, d’après Ibn Burayda, d’après son père, qu’il a dit
Il a participé à seize expéditions militaires (ghazwa) avec le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui).
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، - يَعْنِي ابْنَ إِسْمَاعِيلَ - عَنْ يَزِيدَ، - وَهُوَ ابْنُ أَبِي عُبَيْدٍ قَالَ سَمِعْتُ سَلَمَةَ، يَقُولُ غَزَوْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَبْعَ غَزَوَاتٍ وَخَرَجْتُ فِيمَا يَبْعَثُ مِنَ الْبُعُوثِ تِسْعَ غَزَوَاتٍ مَرَّةً عَلَيْنَا أَبُو بَكْرٍ وَمَرَّةً عَلَيْنَا أُسَامَةُ بْنُ زَيْدٍ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn ʿAbbād, nous a rapporté Ḥātim – c'est-à-dire Ibn Ismāʿīl – d'après Yazīd – et il est Ibn Abī ʿUbayd – qui a dit : J'ai entendu Salama dire :
J'ai participé à sept expéditions militaires (ghazawāt) avec le Messager d'Allāh – qu'Allāh prie sur lui et le salue – et je suis sorti dans neuf autres expéditions parmi celles qu'il envoyait : une fois Abū Bakr était notre commandant, et une fois Usāma ibn Zayd était notre commandant.
وَحَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، بِهَذَا الإِسْنَادِ . غَيْرَ أَنَّهُ قَالَ فِي كِلْتَيْهِمَا سَبْعَ غَزَوَاتٍ .
IsnādQuṭayba ibn Saʿīd nous a rapporté, Ḥātim nous a rapporté, avec cette même chaîne de transmission (isnād).
Sauf qu'il a dit concernant les deux : « Sept expéditions militaires (ġazawāt). »
حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ بَرَّادٍ الأَشْعَرِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ الْهَمْدَانِيُّ، - وَاللَّفْظُ لأَبِي عَامِرٍ - قَالاَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزَاةٍ وَنَحْنُ سِتَّةُ نَفَرٍ بَيْنَنَا بَعِيرٌ نَعْتَقِبُهُ - قَالَ - فَنَقِبَتْ أَقْدَامُنَا فَنَقِبَتْ قَدَمَاىَ وَسَقَطَتْ أَظْفَارِي فَكُنَّا نَلُفُّ عَلَى أَرْجُلِنَا الْخِرَقَ فَسُمِّيَتْ غَزْوَةَ ذَاتِ الرِّقَاعِ لِمَا كُنَّا نُعَصِّبُ عَلَى أَرْجُلِنَا مِنَ الْخِرَقِ . قَالَ أَبُو بُرْدَةَ فَحَدَّثَ أَبُو مُوسَى بِهَذَا الْحَدِيثِ ثُمَّ كَرِهَ ذَلِكَ . قَالَ كَأَنَّهُ كَرِهَ أَنْ يَكُونَ شَيْئًا مِنْ عَمَلِهِ أَفْشَاهُ . قَالَ أَبُو أُسَامَةَ وَزَادَنِي غَيْرُ بُرَيْدٍ وَاللَّهُ يَجْزِي بِهِ .
IsnādAbū ʿĀmir ʿAbd Allāh ibn Barrād al-Ashʿarī et Muḥammad ibn al-ʿAlāʾ al-Hamdānī — et la formulation est celle d'Abū ʿĀmir — nous ont rapporté : Abū Usāma nous a rapporté, d'après Burayd ibn Abī Burda, d'après Abū Burda, d'après Abū Mūsā (qu'Allah l'agrée),
Nous sortîmes avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lors d'une expédition, nous étions six hommes partageant un seul chameau que nous montions à tour de rôle. Il dit : « Nos pieds s'écorchèrent, et mes deux pieds s'écorchèrent, et mes ongles tombèrent. Nous enveloppions donc nos jambes de chiffons. Aussi cette expédition fut-elle appelée 'Expédition de Dhāt al-Riqāʿ' (des chiffons) en raison des chiffons dont nous bandions nos pieds. » Abū Burda dit : « Abū Mūsā rapporta ce hadith, puis il le désapprouva. » Il dit : « Il semblait désapprouver qu'il eût divulgué une quelconque de ses actions. » Abū Usāma dit : « Un autre que Burayd m'a ajouté : Et Allah en récompense. »
حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، عَنْ مَالِكٍ، ح وَحَدَّثَنِيهِ أَبُو الطَّاهِرِ - وَاللَّفْظُ لَهُ - حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، عَنِ الْفُضَيْلِ بْنِ أَبِي، عَبْدِ اللَّهِ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نِيَارٍ الأَسْلَمِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا قَالَتْ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِبَلَ بَدْرٍ فَلَمَّا كَانَ بِحَرَّةِ الْوَبَرَةِ أَدْرَكَهُ رَجُلٌ قَدْ كَانَ يُذْكَرُ مِنْهُ جُرْأَةٌ وَنَجْدَةٌ فَفَرِحَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ رَأَوْهُ فَلَمَّا أَدْرَكَهُ قَالَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جِئْتُ لأَتَّبِعَكَ وَأُصِيبَ مَعَكَ قَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ " . قَالَ لاَ قَالَ " فَارْجِعْ فَلَنْ أَسْتَعِينَ بِمُشْرِكٍ " . قَالَتْ ثُمَّ مَضَى حَتَّى إِذَا كُنَّا بِالشَّجَرَةِ أَدْرَكَهُ الرَّجُلُ فَقَالَ لَهُ كَمَا قَالَ أَوَّلَ مَرَّةٍ فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم كَمَا قَالَ أَوَّلَ مَرَّةٍ قَالَ " فَارْجِعْ فَلَنْ أَسْتَعِينَ بِمُشْرِكٍ " . قَالَ ثُمَّ رَجَعَ فَأَدْرَكَهُ بِالْبَيْدَاءِ فَقَالَ لَهُ كَمَا قَالَ أَوَّلَ مَرَّةٍ " تُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ " . قَالَ نَعَمْ . فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَانْطَلِقْ " .
IsnādD'après Zuhayr ibn Ḥarb, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Mahdī, d'après Mālik ; et également d'après Abū al-Ṭāhir — et c'est sa version —, d'après ʿAbd Allāh ibn Wahb, d'après Mālik ibn Anas, d'après al-Fuḍayl ibn Abī ʿAbd Allāh, d'après ʿAbd Allāh ibn Niyār al-Aslamī, d'après ʿUrwa ibn al-Zubayr, d'après ʿĀʾisha, épouse du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Elle (ʿĀʾisha) a dit : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) partit en direction de Badr. Lorsqu'il fut à Ḥarrat al-Wabara, un homme, dont on rapportait l'audace et la vaillance, le rattrapa. Les compagnons du Messager de Dieu se réjouirent en le voyant. Quand il l'eut rejoint, il dit au Messager de Dieu : "Je suis venu pour te suivre et gagner [le butin] avec toi." Le Messager de Dieu lui dit : "Crois-tu en Dieu et en Son Messager ?" Il répondit : "Non." [Le Prophète] dit : "Retourne donc, car je ne me ferai jamais aider par un associateur (mushrik)." » Elle dit : « Puis il poursuivit sa route, jusqu'à ce que, lorsque nous fûmes à l'arbre, l'homme le rattrapa de nouveau et lui dit comme la première fois. Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) lui répondit comme la première fois : "Retourne, car je ne me ferai jamais aider par un associateur (mushrik)." Puis il revint et le rattrapa à al-Baydā'. Il lui dit comme la première fois : "Crois-tu en Dieu et en Son Messager ?" Il répondit : "Oui." Le Messager de Dieu lui dit alors : "Alors, va." »