Chapitre
باب جَوَازِ الإِغَارَةِ عَلَى الْكُفَّارِ الَّذِينَ بَلَغَتْهُمْ دَعْوَةُ الإِسْلاَمِ مِنْ غَيْرِ تَقَدُّمِ الإِعْلاَمِ بِالإِغَارَةِ
وَحَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ يُونُسَ الْحَنَفِيُّ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ بْنُ عَمَّارٍ، حَدَّثَنِي إِيَاسُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، غَزَوْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حُنَيْنًا فَلَمَّا وَاجَهْنَا الْعَدُوَّ تَقَدَّمْتُ فَأَعْلُو ثَنِيَّةً فَاسْتَقْبَلَنِي رَجُلٌ مِنَ الْعَدُوِّ فَأَرْمِيهِ بِسَهْمٍ فَتَوَارَى عَنِّي فَمَا دَرَيْتُ مَا صَنَعَ وَنَظَرْتُ إِلَى الْقَوْمِ فَإِذَا هُمْ قَدْ طَلَعُوا مِنْ ثَنِيَّةٍ أُخْرَى فَالْتَقَوْا هُمْ وَصَحَابَةُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَوَلَّى صَحَابَةُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَرْجِعُ مُنْهَزِمًا وَعَلَىَّ بُرْدَتَانِ مُتَّزِرًا بِإِحْدَاهُمَا مُرْتَدِيًا بِالأُخْرَى فَاسْتَطْلَقَ إِزَارِي فَجَمَعْتُهُمَا جَمِيعًا وَمَرَرْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُنْهَزِمًا وَهُوَ عَلَى بَغْلَتِهِ الشَّهْبَاءِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَقَدْ رَأَى ابْنُ الأَكْوَعِ فَزَعًا " . فَلَمَّا غَشُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَزَلَ عَنِ الْبَغْلَةِ ثُمَّ قَبَضَ قَبْضَةً مِنْ تُرَابٍ مِنَ الأَرْضِ ثُمَّ اسْتَقْبَلَ بِهِ وُجُوهَهُمْ فَقَالَ " شَاهَتِ الْوُجُوهُ " . فَمَا خَلَقَ اللَّهُ مِنْهُمْ إِنْسَانًا إِلاَّ مَلأَ عَيْنَيْهِ تُرَابًا بِتِلْكَ الْقَبْضَةِ فَوَلَّوْا مُدْبِرِينَ فَهَزَمَهُمُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ وَقَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَنَائِمَهُمْ بَيْنَ الْمُسْلِمِينَ .
IsnādEt nous a rapporté Zuhayr ibn Ḥarb, nous a rapporté ʿUmar ibn Yūnus al-Ḥanafī, nous a rapporté ʿIkrima ibn ʿAmmār, m’a rapporté Iyās ibn Salama, m’a rapporté mon père
Il a dit : Nous avons fait campagne avec le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) lors de la bataille de Ḥunayn. Quand nous fîmes face à l'ennemi, j'avançai et montai sur un col. Un homme de l'ennemi se présenta devant moi, je lui décochai une flèche, mais il se cacha à ma vue, et je ne sus ce qu'il devint. Je regardai le groupe (ennemi) et voilà qu'ils surgissaient d'un autre col ; ils rencontrèrent les Compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui), et les Compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) tournèrent le dos (en fuite). Je revenais aussi en fuyard, portant deux vêtements (burda) : l'un en guise de pagne (izār), l'autre en manteau (ridāʾ). Mon pagne se défit, je rassemblai les deux vêtements et passai en courant devant le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), alors qu'il était sur sa mule blanche (al-shahbāʾ). Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Ibn al-Akwaʿ a vu la panique. » Quand (les ennemis) entourèrent le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui), il descendit de la mule, puis prit une poignée de poussière du sol, la dirigea vers leurs visages, et dit : « Que ces visages soient enlaidis ! » Il ne créa parmi eux aucun homme sans que cette poignée ne remplît ses yeux de poussière. Alors ils tournèrent le dos en fuyant, et Dieu (Puissant et Majestueux) les mit en déroute. Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) partagea leur butin entre les musulmans.
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَابْنُ، نُمَيْرٍ جَمِيعًا عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ زُهَيْرٌ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي الْعَبَّاسِ الشَّاعِرِ الأَعْمَى، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، بْنِ عَمْرٍو قَالَ حَاصَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَهْلَ الطَّائِفِ فَلَمْ يَنَلْ مِنْهُمْ شَيْئًا فَقَالَ " إِنَّا قَافِلُونَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ " . قَالَ أَصْحَابُهُ نَرْجِعُ وَلَمْ نَفْتَتِحْهُ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اغْدُوا عَلَى الْقِتَالِ " . فَغَدَوْا عَلَيْهِ فَأَصَابَهُمْ جِرَاحٌ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّا قَافِلُونَ غَدًا " . قَالَ فَأَعْجَبَهُمْ ذَلِكَ فَضَحِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba, Zuhayr ibn Ḥarb et Ibn Numayr nous ont rapporté, tous d'après Sufyān. Zuhayr a dit : Sufyān ibn ʿUyayna nous a rapporté, d'après ʿAmr, d'après Abū al-ʿAbbās, le poète aveugle, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr
Il a dit : Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) assiégea les habitants de Ṭāʾif sans parvenir à rien contre eux. Il dit alors : « Nous allons retourner, si Allah le veut. » Ses compagnons dirent : « Nous retournons sans l'avoir conquise ? » Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) leur dit : « Lancez-vous donc au combat dès l'aube. » Ils s'y lancèrent au matin et furent blessés. Alors le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) leur dit : « Nous allons retourner demain. » Ce qui leur plut, et le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) sourit.
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شَاوَرَ حِينَ بَلَغَهُ إِقْبَالُ أَبِي سُفْيَانَ قَالَ فَتَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ فَأَعْرَضَ عَنْهُ ثُمَّ تَكَلَّمَ عُمَرُ فَأَعْرَضَ عَنْهُ فَقَامَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ فَقَالَ إِيَّانَا تُرِيدُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْ أَمَرْتَنَا أَنْ نُخِيضَهَا الْبَحْرَ لأَخَضْنَاهَا وَلَوْ أَمَرْتَنَا أَنْ نَضْرِبَ أَكْبَادَهَا إِلَى بَرْكِ الْغِمَادِ لَفَعَلْنَا - قَالَ - فَنَدَبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم النَّاسَ فَانْطَلَقُوا حَتَّى نَزَلُوا بَدْرًا وَوَرَدَتْ عَلَيْهِمْ رَوَايَا قُرَيْشٍ وَفِيهِمْ غُلاَمٌ أَسْوَدُ لِبَنِي الْحَجَّاجِ فَأَخَذُوهُ فَكَانَ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَسْأَلُونَهُ عَنْ أَبِي سُفْيَانَ وَأَصْحَابِهِ . فَيَقُولُ مَا لِي عِلْمٌ بِأَبِي سُفْيَانَ وَلَكِنْ هَذَا أَبُو جَهْلٍ وَعُتْبَةُ وَشَيْبَةُ وَأُمَيَّةُ بْنُ خَلَفٍ . فَإِذَا قَالَ ذَلِكَ ضَرَبُوهُ فَقَالَ نَعَمْ أَنَا أُخْبِرُكُمْ هَذَا أَبُو سُفْيَانَ . فَإِذَا تَرَكُوهُ فَسَأَلُوهُ فَقَالَ مَا لِي بِأَبِي سُفْيَانَ عِلْمٌ وَلَكِنْ هَذَا أَبُو جَهْلٍ وَعُتْبَةُ وَأُمَيَّةُ بْنُ خَلَفٍ فِي النَّاسِ . فَإِذَا قَالَ هَذَا أَيْضًا ضَرَبُوهُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ يُصَلِّي فَلَمَّا رَأَى ذَلِكَ انْصَرَفَ قَالَ " وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَتَضْرِبُوهُ إِذَا صَدَقَكُمْ وَتَتْرُكُوهُ إِذَا كَذَبَكُمْ " . قَالَ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا مَصْرَعُ فُلاَنٍ " . قَالَ وَيَضَعُ يَدَهُ عَلَى الأَرْضِ هَا هُنَا وَهَا هُنَا قَالَ فَمَا مَاطَ أَحَدُهُمْ عَنْ مَوْضِعِ يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, de ʿAffān, de Ḥammād ibn Salama, de Thābit, d’Anas
Le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) consulta lorsqu'il apprit l'arrivée d'Abū Sufyān. Il dit : « Abū Bakr parla, mais il (le Prophète) se détourna de lui. Puis ʿUmar parla, mais il se détourna de lui. Alors Saʿd ibn ʿUbāda se leva et dit : « Est-ce nous que vous voulez, ô Messager de Dieu ? Par Celui qui tient mon âme en Sa main, si vous nous ordonniez de plonger (nos montures) dans la mer, nous les y plongerions ; et si vous nous ordonniez de frapper leurs flancs jusqu'à Barak al-Ghimād (un endroit au Yémen), nous le ferions. » Il dit : « Alors le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) appela les gens ; ils partirent et campèrent à Badr. Les porteurs d'eau de Quraysh arrivèrent auprès d'eux, et parmi eux se trouvait un esclave noir appartenant aux Banū al-Ḥajjāj ; ils le capturèrent. Les compagnons du Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) l'interrogeaient au sujet d'Abū Sufyān et de ses compagnons. Il disait : « Je n'ai pas connaissance d'Abū Sufyān, mais voici Abū Jahl, ʿUtba, Shayba et Umayya ibn Khalaf. » Quand il disait cela, ils le frappaient, et il disait : « Oui, je vous informe : voici Abū Sufyān. » Lorsqu'ils le laissaient et l'interrogeaient (à nouveau), il disait : « Je n'ai pas connaissance d'Abū Sufyān, mais voici Abū Jahl, ʿUtba et Umayya ibn Khalaf parmi les gens. » Quand il disait cela aussi, ils le frappaient, tandis que le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) se tenait debout en prière. Lorsqu'il vit cela, il interrompit (sa prière) et dit : « Par Celui qui tient mon âme en Sa main, vous le frappez quand il vous dit la vérité, et vous le laissez quand il vous ment ! » » Il dit : « Alors le Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) dit : « Voici l'endroit où tombera untel. » Il dit : « Et il posait sa main sur le sol : ici et ici. » Il dit : « Aucun d'eux ne s'écarta de l'endroit où la main du Messager de Dieu (que la prière et le salut de Dieu soient sur lui) avait touché. »
حَدَّثَنَا شَيْبَانُ بْنُ فَرُّوخَ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ الْبُنَانِيُّ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ رَبَاحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ وَفَدَتْ وُفُودٌ إِلَى مُعَاوِيَةَ وَذَلِكَ فِي رَمَضَانَ فَكَانَ يَصْنَعُ بَعْضُنَا لِبَعْضٍ الطَّعَامَ فَكَانَ أَبُو هُرَيْرَةَ مِمَّا يُكْثِرُ أَنْ يَدْعُوَنَا إِلَى رَحْلِهِ فَقُلْتُ أَلاَ أَصْنَعُ طَعَامًا فَأَدْعُوَهُمْ إِلَى رَحْلِي فَأَمَرْتُ بِطَعَامٍ يُصْنَعُ ثُمَّ لَقِيتُ أَبَا هُرَيْرَةَ مِنَ الْعَشِيِّ فَقُلْتُ الدَّعْوَةُ عِنْدِي اللَّيْلَةَ فَقَالَ سَبَقْتَنِي . قُلْتُ نَعَمْ . فَدَعَوْتُهُمْ فَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ أَلاَ أُعْلِمُكُمْ بِحَدِيثٍ مِنْ حَدِيثِكُمْ يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ ثُمَّ ذَكَرَ فَتْحَ مَكَّةَ فَقَالَ أَقْبَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى قَدِمَ مَكَّةَ فَبَعَثَ الزُّبَيْرَ عَلَى إِحْدَى الْمُجَنِّبَتَيْنِ وَبَعَثَ خَالِدًا عَلَى الْمُجَنِّبَةِ الأُخْرَى وَبَعَثَ أَبَا عُبَيْدَةَ عَلَى الْحُسَّرِ فَأَخَذُوا بَطْنَ الْوَادِي وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي كَتِيبَةٍ - قَالَ - فَنَظَرَ فَرَآنِي فَقَالَ " أَبُو هُرَيْرَةَ " . قُلْتُ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ . فَقَالَ " لاَ يَأْتِينِي إِلاَّ أَنْصَارِيٌّ " . زَادَ غَيْرُ شَيْبَانَ فَقَالَ " اهْتِفْ لِي بِالأَنْصَارِ " . قَالَ فَأَطَافُوا بِهِ وَوَبَّشَتْ قُرَيْشٌ أَوْبَاشًا لَهَا وَأَتْبَاعًا . فَقَالُوا نُقَدِّمُ هَؤُلاَءِ فَإِنْ كَانَ لَهُمْ شَىْءٌ كُنَّا مَعَهُمْ . وَإِنْ أُصِيبُوا أَعْطَيْنَا الَّذِي سُئِلْنَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تَرَوْنَ إِلَى أَوْبَاشِ قُرَيْشٍ وَأَتْبَاعِهِمْ " . ثُمَّ قَالَ بِيَدَيْهِ إِحْدَاهُمَا عَلَى الأُخْرَى ثُمَّ قَالَ " حَتَّى تُوَافُونِي بِالصَّفَا " . قَالَ فَانْطَلَقْنَا فَمَا شَاءَ أَحَدٌ مِنَّا أَنْ يَقْتُلَ أَحَدًا إِلاَّ قَتَلَهُ وَمَا أَحَدٌ مِنْهُمْ يُوَجِّهُ إِلَيْنَا شَيْئًا - قَالَ - فَجَاءَ أَبُو سُفْيَانَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُبِيحَتْ خَضْرَاءُ قُرَيْشٍ لاَ قُرَيْشَ بَعْدَ الْيَوْمِ . ثُمَّ قَالَ " مَنْ دَخَلَ دَارَ أَبِي سُفْيَانَ فَهُوَ آمِنٌ " . فَقَالَتِ الأَنْصَارُ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ أَمَّا الرَّجُلُ فَأَدْرَكَتْهُ رَغْبَةٌ فِي قَرْيَتِهِ وَرَأْفَةٌ بِعَشِيرَتِهِ . قَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ وَجَاءَ الْوَحْىُ وَكَانَ إِذَا جَاءَ الْوَحْىُ لاَ يَخْفَى عَلَيْنَا فَإِذَا جَاءَ فَلَيْسَ أَحَدٌ يَرْفَعُ طَرْفَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يَنْقَضِيَ الْوَحْىُ فَلَمَّا انْقَضَى الْوَحْىُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ " . قَالُوا لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " قُلْتُمْ أَمَّا الرَّجُلُ فَأَدْرَكَتْهُ رَغْبَةٌ فِي قَرْيَتِهِ " . قَالُوا قَدْ كَانَ ذَاكَ . قَالَ " كَلاَّ إِنِّي عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ هَاجَرْتُ إِلَى اللَّهِ وَإِلَيْكُمْ وَالْمَحْيَا مَحْيَاكُمْ وَالْمَمَاتُ مَمَاتُكُمْ " . فَأَقْبَلُوا إِلَيْهِ يَبْكُونَ وَيَقُولُونَ وَاللَّهِ مَا قُلْنَا الَّذِي قُلْنَا إِلاَّ الضِّنَّ بِاللَّهِ وَبِرَسُولِهِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ يُصَدِّقَانِكُمْ وَيَعْذِرَانِكُمْ " . قَالَ فَأَقْبَلَ النَّاسُ إِلَى دَارِ أَبِي سُفْيَانَ وَأَغْلَقَ النَّاسُ أَبْوَابَهُمْ - قَالَ - وَأَقْبَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَقْبَلَ إِلَى الْحَجَرِ فَاسْتَلَمَهُ ثُمَّ طَافَ بِالْبَيْتِ - قَالَ - فَأَتَى عَلَى صَنَمٍ إِلَى جَنْبِ الْبَيْتِ كَانُوا يَعْبُدُونَهُ - قَالَ - وَفِي يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَوْسٌ وَهُوَ آخِذٌ بِسِيَةِ الْقَوْسِ فَلَمَّا أَتَى عَلَى الصَّنَمِ جَعَلَ يَطْعُنُهُ فِي عَيْنِهِ وَيَقُولُ " جَاءَ الْحَقُّ وَزَهَقَ الْبَاطِلُ " . فَلَمَّا فَرَغَ مِنْ طَوَافِهِ أَتَى الصَّفَا فَعَلاَ عَلَيْهِ حَتَّى نَظَرَ إِلَى الْبَيْتِ وَرَفَعَ يَدَيْهِ فَجَعَلَ يَحْمَدُ اللَّهَ وَيَدْعُو بِمَا شَاءَ أَنْ يَدْعُوَ .
IsnādNous a rapporté Shaybān ibn Farrūkh, nous a rapporté Sulaymān ibn al-Mughīra, nous a rapporté Thābit al-Bunānī, d'après ʿAbd Allāh ibn Rabāḥ, d'après Abū Hurayra
Il a dit : Des délégations vinrent auprès de Muʿāwiya, et cela se passait pendant le mois de Ramaḍān. Les uns préparaient à manger pour les autres. Abū Hurayra était de ceux qui nous invitaient fréquemment chez lui. Je me dis : « Ne devrais-je pas préparer un repas et les inviter chez moi ? » J'ordonnai donc qu'on apprête de la nourriture. Puis je rencontrai Abū Hurayra dans l'après-midi et lui dis : « L'invitation est chez moi ce soir. » Il répondit : « Tu m'as devancé. » Je dis : « Oui. » Alors je les invitai. Abū Hurayra dit : « Ne vais-je pas vous apprendre un de vos hadiths, ô communauté des Anṣār ? » Puis il mentionna la conquête de La Mecque et dit : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) arriva jusqu'à La Mecque. Il envoya al-Zubayr à la tête d'une des deux ailes, Khālid à la tête de l'autre aile, et Abū ʿUbayda à la tête des troupes sans armure. Ils prirent position au fond de la vallée, tandis que le Messager de Dieu était dans le corps principal. Il regarda et m'aperçut, puis dit : « Abū Hurayra ! » Je répondis : « Me voici, ô Messager de Dieu ! » Il dit : « Que nul ne vienne à moi, sauf un Anṣārī. » — Un autre que Shaybān ajouta : Il dit : « Appelle-moi les Anṣār ! » Il dit : « Ils l'entourèrent. Quryash rassembla sa racaille et ses suiveurs, et ils dirent : « Faisons avancer ceux-ci : s'ils ont le dessus, nous serons avec eux ; s'ils sont vaincus, nous donnerons ce qu'on nous demande. » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Voyez-vous la racaille de Quryash et leurs suiveurs ? » Puis il fit un geste de ses mains, l'une sur l'autre, puis dit : « Ralliez-moi à al-Ṣafā. » Il dit : « Nous partîmes ; aucun d'entre nous ne désirait tuer quelqu'un sans le tuer, et aucun d'eux ne nous dirigeait quoi que ce soit. » — Abū Sufyān vint et dit : « Ô Messager de Dieu, l'élite de Quryash a été anéantie ; il n'y a plus de Quryash après aujourd'hui. » Puis il dit : « Quiconque entre dans la maison d'Abū Sufyān est en sécurité. » Les Anṣār se dirent entre eux : « Quant à cet homme (le Prophète), l'attachement à sa ville natale et la tendresse pour sa parenté l'ont rattrapé. » Abū Hurayra dit : « La révélation vint. Quand la révélation venait, elle ne nous était pas cachée ; lorsqu'elle venait, nul ne levait les yeux vers le Messager de Dieu jusqu'à ce qu'elle fût terminée. Lorsque la révélation fut terminée, le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Ô communauté des Anṣār ! » Ils répondirent : « Me voici, ô Messager de Dieu. » Il dit : « Vous avez dit : « Quant à cet homme, l'attachement à sa ville natale et la tendresse pour sa parenté l'ont rattrapé. » Ils dirent : « C'est vrai. » Il dit : « Non ! Je suis le serviteur de Dieu et Son Messager. J'ai émigré vers Dieu et vers vous ; ma vie est votre vie, et ma mort est votre mort. » Alors ils se tournèrent vers lui en pleurant et disant : « Par Dieu, nous n'avons dit ce que nous avons dit que par avarice pour Dieu et pour Son Messager. » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Certes, Dieu et Son Messager vous déclarent véridiques et vous excusent. » — Il dit : « Les gens allèrent vers la maison d'Abū Sufyān, et les gens fermèrent leurs portes. » — Il dit : « Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) s'avança jusqu'à la Pierre (noire), la toucha, puis tourna autour de la Maison (la Kaaba). » — Il dit : « Il passa devant une idole placée à côté de la Maison, qu'ils adoraient. » — Il dit : « Dans la main du Messager de Dieu se trouvait un arc, tenant la corde de l'arc. Lorsqu'il arriva devant l'idole, il se mit à la frapper dans l'œil en disant : « La Vérité est venue et le Faux a disparu. » Lorsqu'il eut terminé sa circumambulation, il vint à al-Ṣafā, monta sur cette colline jusqu'à voir la Maison, leva les mains, et se mit à louer Dieu et à L'invoquer comme Il voulait qu'il L'invoquât. »
وَحَدَّثَنِيهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ هَاشِمٍ، حَدَّثَنَا بَهْزٌ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ الْمُغِيرَةِ، بِهَذَا الإِسْنَادِ وَزَادَ فِي الْحَدِيثِ ثُمَّ قَالَ بِيَدَيْهِ إِحْدَاهُمَا عَلَى الأُخْرَى " احْصُدُوهُمْ حَصْدًا " . وَقَالَ فِي الْحَدِيثِ قَالُوا قُلْنَا ذَاكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " فَمَا اسْمِي إِذًا كَلاَّ إِنِّي عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ " .
IsnādEt il me l'a rapporté de cette manière : ʿAbd Allāh ibn Hāshim, de Bahz, de Sulaymān ibn al-Mughīra, avec la même chaîne de transmission (isnād)
Puis il dit en joignant ses mains l'une sur l'autre : « Fauchez-les comme on fauche. » Et dans le hadith [il est rapporté] qu'ils dirent : « Nous avons dit cela, ô Messager d'Allah. » Il répondit : « Quel est donc mon nom ? Non ! Je suis le serviteur d'Allah et Son messager. »
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الدَّارِمِيُّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَسَّانَ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ، بْنُ سَلَمَةَ أَخْبَرَنَا ثَابِتٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ رَبَاحٍ، قَالَ وَفَدْنَا إِلَى مُعَاوِيَةَ بْنِ أَبِي سُفْيَانَ وَفِينَا أَبُو هُرَيْرَةَ فَكَانَ كُلُّ رَجُلٍ مِنَّا يَصْنَعُ طَعَامًا يَوْمًا لأَصْحَابِهِ فَكَانَتْ نَوْبَتِي فَقُلْتُ يَا أَبَا هُرَيْرَةَ الْيَوْمُ نَوْبَتِي . فَجَاءُوا إِلَى الْمَنْزِلِ وَلَمْ يُدْرِكْ طَعَامُنَا فَقُلْتُ يَا أَبَا هُرَيْرَةَ لَوْ حَدَّثْتَنَا عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى يُدْرِكَ طَعَامُنَا فَقَالَ كُنَّا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْفَتْحِ فَجَعَلَ خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ عَلَى الْمُجَنِّبَةِ الْيُمْنَى وَجَعَلَ الزُّبَيْرَ عَلَى الْمُجَنِّبَةِ الْيُسْرَى وَجَعَلَ أَبَا عُبَيْدَةَ عَلَى الْبَيَاذِقَةِ وَبَطْنِ الْوَادِي فَقَالَ " يَا أَبَا هُرَيْرَةَ ادْعُ لِي الأَنْصَارَ " . فَدَعَوْتُهُمْ فَجَاءُوا يُهَرْوِلُونَ فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ هَلْ تَرَوْنَ أَوْبَاشَ قُرَيْشٍ " . قَالُوا نَعَمْ . قَالَ " انْظُرُوا إِذَا لَقِيتُمُوهُمْ غَدًا أَنْ تَحْصِدُوهُمْ حَصْدًا " . وَأَخْفَى بِيَدِهِ وَوَضَعَ يَمِينَهُ عَلَى شِمَالِهِ وَقَالَ " مَوْعِدُكُمُ الصَّفَا " . قَالَ فَمَا أَشْرَفَ يَوْمَئِذٍ لَهُمْ أَحَدٌ إِلاَّ أَنَامُوهُ - قَالَ - وَصَعِدَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الصَّفَا وَجَاءَتِ الأَنْصَارُ فَأَطَافُوا بِالصَّفَا فَجَاءَ أَبُو سُفْيَانَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أُبِيدَتْ خَضْرَاءُ قُرَيْشٍ لاَ قُرَيْشَ بَعْدَ الْيَوْمِ . قَالَ أَبُو سُفْيَانَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ دَخَلَ دَارَ أَبِي سُفْيَانَ فَهُوَ آمِنٌ وَمَنْ أَلْقَى السِّلاَحَ فَهُوَ آمِنٌ وَمَنْ أَغْلَقَ بَابَهُ فَهُوَ آمِنٌ " . فَقَالَتِ الأَنْصَارُ أَمَّا الرَّجُلُ فَقَدْ أَخَذَتْهُ رَأْفَةٌ بِعَشِيرَتِهِ وَرَغْبَةٌ فِي قَرْيَتِهِ . وَنَزَلَ الْوَحْىُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " قُلْتُمْ أَمَّا الرَّجُلُ فَقَدْ أَخَذَتْهُ رَأْفَةٌ بِعَشِيرَتِهِ وَرَغْبَةٌ فِي قَرْيَتِهِ . أَلاَ فَمَا اسْمِي إِذًا - ثَلاَثَ مَرَّاتٍ - أَنَا مُحَمَّدٌ عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ هَاجَرْتُ إِلَى اللَّهِ وَإِلَيْكُمْ فَالْمَحْيَا مَحْيَاكُمْ وَالْمَمَاتُ مَمَاتُكُمْ " . قَالُوا وَاللَّهِ مَا قُلْنَا إِلاَّ ضِنًّا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ . قَالَ " فَإِنَّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ يُصَدِّقَانِكُمْ وَيَعْذِرَانِكُمْ " .
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn Rabāḥ, qui a dit : ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Dārimī m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Ḥassān, d'après Ḥammād ibn Salama, d'après Thābit,
Il a dit : Nous nous rendîmes en délégation auprès de Muʿāwiya ibn Abī Sufyān, et parmi nous se trouvait Abū Hurayra. Chacun d'entre nous préparait à manger pour ses compagnons à tour de rôle. Quand vint mon tour, je dis : « Ô Abū Hurayra, aujourd'hui c'est mon tour ! » Ils vinrent à la maison, mais notre repas n'était pas encore prêt. Je dis : « Ô Abū Hurayra, si tu nous racontais quelque chose du Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue), en attendant que notre repas soit prêt ? » Alors il dit : Nous étions avec le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) le jour de la conquête (de La Mecque). Il plaça Khālid ibn al-Walīd à l'aile droite, al-Zubayr à l'aile gauche, et Abū ʿUbayda sur les piétons (al-bayādhiqa) et le fond de la vallée. Puis il dit : « Ô Abū Hurayra, appelle-moi les Anṣār. » Je les appelai, et ils accoururent en courant. Il dit : « Ô assemblée des Anṣār, voyez-vous la racaille de Quraysh ? » Ils dirent : « Oui. » Il dit : « Quand vous les rencontrerez demain, moissonnez-les comme on moissonne ! » Et il fit un geste de la main, plaçant sa droite sur sa gauche, puis il dit : « Votre rendez-vous est à al-Ṣafā. » Il dit : Ce jour-là, personne d'entre eux ne se montra sans qu'ils ne le tuent. Il dit : Le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) monta sur al-Ṣafā, et les Anṣār vinrent et l'entourèrent. Abū Sufyān vint et dit : « Ô Messager d'Allāh, l'élite de Quraysh a été anéantie ; il n'y aura plus de Quraysh après aujourd'hui ! » Abū Sufyān dit : Le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) dit : « Celui qui entre dans la maison d'Abū Sufyān est en sécurité ; celui qui dépose les armes est en sécurité ; et celui qui ferme sa porte est en sécurité. » Alors les Anṣār dirent : « Quant à cet homme, la pitié pour sa tribu et l'attachement à sa cité l'ont saisi. » La révélation descendit sur le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue). Il dit : « Vous avez dit : « Quant à cet homme, la pitié pour sa tribu et l'attachement à sa cité l'ont saisi. » Eh bien, quel est donc mon nom ? — trois fois — Je suis Muḥammad, serviteur d'Allāh et Son messager. J'ai émigré vers Allāh et vers vous. Ma vie est votre vie, et ma mort est votre mort. » Ils dirent : « Par Allāh, nous n'avons dit cela que par jalousie envers Allāh et Son messager. » Il dit : « Allāh et Son messager vous croient et vous excusent. »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَعَمْرٌو النَّاقِدُ، وَابْنُ أَبِي عُمَرَ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ أَبِي شَيْبَةَ - قَالُوا حَدَّثَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنِ ابْنِ أَبِي نَجِيحٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنْ أَبِي مَعْمَرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ دَخَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مَكَّةَ وَحَوْلَ الْكَعْبَةِ ثَلاَثُمِائَةٍ وَسِتُّونَ نُصُبًا فَجَعَلَ يَطْعُنُهَا بِعُودٍ كَانَ بِيَدِهِ وَيَقُولُ " { جَاءَ الْحَقُّ وَزَهَقَ الْبَاطِلُ إِنَّ الْبَاطِلَ كَانَ زَهُوقًا} { جَاءَ الْحَقُّ وَمَا يُبْدِئُ الْبَاطِلُ وَمَا يُعِيدُ} زَادَ ابْنُ أَبِي عُمَرَ يَوْمَ الْفَتْحِ .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba, ʿAmr al-Nāqid et Ibn Abī ʿUmar (le texte est celui d’Ibn Abī Shayba) nous ont rapporté : Ils ont dit : Sufyān ibn ʿUyayna nous a rapporté, d’après Ibn Abī Najīḥ, d’après Mujāhid, d’après Abū Maʿmar, d’après ʿAbd Allāh (Ibn Masʿūd)
Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) entra dans la Mecque, et autour de la Kaʿba se trouvaient trois cent soixante idoles. Il se mit à les frapper de l’extrémité d’un bâton qu’il tenait à la main, en disant : « La vérité est venue et le faux a disparu, car le faux est destiné à disparaître. » (Coran 17:81) « La vérité est venue, et le faux ne peut ni créer ni recréer. » (Coran 34:49) — Ibn Abī ʿUmar ajouta dans sa version : « le jour de la conquête (de la Mecque). »
وَحَدَّثَنَاهُ حَسَنُ بْنُ عَلِيٍّ الْحُلْوَانِيُّ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، كِلاَهُمَا عَنْ عَبْدِ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا الثَّوْرِيُّ، عَنِ ابْنِ أَبِي نَجِيحٍ، بِهَذَا الإِسْنَادِ إِلَى قَوْلِهِ زَهُوقًا . وَلَمْ يَذْكُرِ الآيَةَ الأُخْرَى وَقَالَ بَدَلَ نُصُبًا صَنَمًا .
IsnādNous ont rapporté ceci Ḥasan ibn ʿAlī al-Ḥulwānī et ʿAbd ibn Ḥumayd, tous deux d'après ʿAbd al-Razzāq, qui a dit : « Nous a informés al-Thawrī, d'après Ibn Abī Najīḥ, avec cette même chaîne de transmission »
jusqu'à sa parole « زَهُوقًا » (va s'évanouir). Et il n'a pas mentionné l'autre verset, et il a dit « صَنَمًا » (idole) à la place de « نُصُبًا » (pierre dressée).
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، وَوَكِيعٌ، عَنْ زَكَرِيَّاءَ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُطِيعٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ يَوْمَ فَتْحِ مَكَّةَ " لاَ يُقْتَلُ قُرَشِيٌّ صَبْرًا بَعْدَ هَذَا الْيَوْمِ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ " .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté : ʿAlī ibn Mushir et Wakīʿ nous ont rapporté, d'après Zakariyyā, d'après al-Shaʿbī, qui a dit : ʿAbd Allāh ibn Muṭīʿ m'a informé, d'après son père, qui a dit : J'ai entendu le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dire le jour de la conquête de La Mecque :
« Aucun Qurayshite ne sera exécuté de sang-froid après ce jour jusqu'au Jour de la Résurrection. »
حَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ، بِهَذَا الإِسْنَادِ . وَزَادَ قَالَ وَلَمْ يَكُنْ أَسْلَمَ أَحَدٌ مِنْ عُصَاةِ قُرَيْشٍ غَيْرَ مُطِيعٍ كَانَ اسْمُهُ الْعَاصِي فَسَمَّاهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُطِيعًا .
IsnādIbn Numayr nous a rapporté, mon père nous a rapporté, Zakariyyā nous a rapporté, avec cette chaîne de transmission.
Il a dit : « Et aucun des rebelles de Quraysh n'avait embrassé l'islam, à l'exception de Mutīʿ, dont le nom était al-ʿĀṣī ; le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et lui accorde la paix) le nomma Mutīʿ. »
حَدَّثَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ مُعَاذٍ الْعَنْبَرِيُّ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ، يَقُولُ كَتَبَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ الصُّلْحَ بَيْنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبَيْنَ الْمُشْرِكِينَ يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ فَكَتَبَ " هَذَا مَا كَاتَبَ عَلَيْهِ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ" . فَقَالُوا لاَ تَكْتُبْ رَسُولُ اللَّهِ فَلَوْ نَعْلَمُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ لَمْ نُقَاتِلْكَ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِعَلِيٍّ " امْحُهُ " . فَقَالَ مَا أَنَا بِالَّذِي أَمْحَاهُ . فَمَحَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِيَدِهِ قَالَ وَكَانَ فِيمَا اشْتَرَطُوا أَنْ يَدْخُلُوا مَكَّةَ فَيُقِيمُوا بِهَا ثَلاَثًا وَلاَ يَدْخُلُهَا بِسِلاَحٍ إِلاَّ جُلُبَّانَ السِّلاَحِ . قُلْتُ لأَبِي إِسْحَاقَ وَمَا جُلُبَّانُ السِّلاَحِ قَالَ الْقِرَابُ وَمَا فِيهِ .
IsnādʿUbayd Allāh ibn Muʿādh al-ʿAnbarī m’a rapporté, mon père nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, d’après Abū Isḥāq, qui a dit : J’ai entendu al-Barā’ ibn ʿĀzib dire :
« ʿAlī ibn Abī Ṭālib rédigea le traité de paix entre le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allāh soient sur lui) et les associateurs le jour de al-Ḥudaybiyya. Il écrivit : « Ceci est ce sur quoi Muḥammad, le Messager d’Allāh, a conclu un pacte. » Ils dirent : « N’écris pas « Messager d’Allāh » ; si nous savions que tu es le Messager d’Allāh, nous ne t’aurions pas combattu. » Alors le Prophète (paix et bénédiction sur lui) dit à ʿAlī : « Efface-le. » ʿAlī dit : « Je ne suis pas celui qui l’effacera. » Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) l’effaça donc de sa propre main. Il dit : Parmi les conditions qu’ils imposèrent, il y avait qu’ils entrent à La Mecque, y demeurent trois jours, et n’y entrent avec aucune arme, sauf le jubbān al-silāḥ (le fourreau et ce qu’il contient). » Je dis à Abū Isḥāq : « Qu’est-ce que jubbān al-silāḥ ? » Il répondit : « Le fourreau et ce qu’il contient (l’épée dans son fourreau). »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ قَالاَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ، يَقُولُ لَمَّا صَالَحَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَهْلَ الْحُدَيْبِيَةِ كَتَبَ عَلِيٌّ كِتَابًا بَيْنَهُمْ قَالَ فَكَتَبَ " مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ " ثُمَّ ذَكَرَ بِنَحْوِ حَدِيثِ مُعَاذٍ غَيْرَ أَنَّهُ لَمْ يَذْكُرْ فِي الْحَدِيثِ " هَذَا مَا كَاتَبَ عَلَيْهِ " .
IsnādD'après Muḥammad ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār, tous deux rapportent d'après Muḥammad ibn Jaʿfar, d'après Shuʿba, d'après Abū Isḥāq, qui a dit : J'ai entendu al-Barā' ibn ʿĀzib dire :
Lorsque le Messager d'Allah (ṣalla Llāhu ʿalayhi wa-sallam) fit la paix avec les gens de Ḥudaybiyya, ʿAlī écrivit un document entre eux. Il écrivit donc : « Muḥammad est le Messager d'Allah. » Puis il mentionna un hadith similaire à celui de Muʿādh, sauf qu'il ne mentionna pas dans ce hadith : « Ceci est ce sur quoi il a conclu un pacte. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، وَأَحْمَدُ بْنُ جَنَابٍ الْمِصِّيصِيُّ، جَمِيعًا عَنْ عِيسَى بْنِ يُونُسَ، - وَاللَّفْظُ لإِسْحَاقَ - أَخْبَرَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، أَخْبَرَنَا زَكَرِيَّاءُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ، قَالَ لَمَّا أُحْصِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ الْبَيْتِ صَالَحَهُ أَهْلُ مَكَّةَ عَلَى أَنْ يَدْخُلَهَا فَيُقِيمَ بِهَا ثَلاَثًا وَلاَ يَدْخُلَهَا إِلاَّ بِجُلُبَّانِ السِّلاَحِ السَّيْفِ وَقِرَابِهِ . وَلاَ يَخْرُجَ بِأَحَدٍ مَعَهُ مِنْ أَهْلِهَا وَلاَ يَمْنَعَ أَحَدًا يَمْكُثُ بِهَا مِمَّنْ كَانَ مَعَهُ . قَالَ لِعَلِيٍّ " اكْتُبِ الشَّرْطَ بَيْنَنَا بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ هَذَا مَا قَاضَى عَلَيْهِ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ " . فَقَالَ لَهُ الْمُشْرِكُونَ لَوْ نَعْلَمُ أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ تَابَعْنَاكَ وَلَكِنِ اكْتُبْ مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ . فَأَمَرَ عَلِيًّا أَنْ يَمْحَاهَا فَقَالَ عَلِيٌّ لاَ وَاللَّهِ لاَ أَمْحَاهَا . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَرِنِي مَكَانَهَا " . فَأَرَاهُ مَكَانَهَا فَمَحَاهَا وَكَتَبَ " ابْنُ عَبْدِ اللَّهِ " . فَأَقَامَ بِهَا ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ فَلَمَّا أَنْ كَانَ يَوْمُ الثَّالِثِ قَالُوا لِعَلِيٍّ هَذَا آخِرُ يَوْمٍ مِنْ شَرْطِ صَاحِبِكَ فَأْمُرْهُ فَلْيَخْرُجْ . فَأَخْبَرَهُ بِذَلِكَ فَقَالَ " نَعَمْ " . فَخَرَجَ . وَقَالَ ابْنُ جَنَابٍ فِي رِوَايَتِهِ مَكَانَ تَابَعْنَاكَ بَايَعْنَاكَ .
IsnādNous a rapporté Isḥāq ibn Ibrāhīm al-Ḥanẓalī et Aḥmad ibn Janāb al-Miṣṣīṣī, tous deux d'après ʿĪsā ibn Yūnus — et le texte est celui d'Isḥāq — : Nous a informés ʿĪsā ibn Yūnus : Nous a informés Zakariyyā, d'après Abū Isḥāq, d'après al-Barā'
Il dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) fut empêché (d'entrer) auprès de la Maison (sacrée, la Kaʿba), les habitants de La Mecque firent un pacte avec lui selon lequel il entrerait (dans la ville) et y séjournerait trois jours, qu'il n'y entrerait qu'avec le fourreau des armes — l'épée et son étui —, qu'il ne ferait sortir (de La Mecque) personne de ses habitants qui était avec lui, et qu'il n'empêcherait personne parmi ceux qui étaient avec lui de demeurer (dans la ville). Il dit à ʿAlī : « Écris la condition entre nous : “Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Voici ce sur quoi Muḥammad, l'Envoyé de Dieu, a conclu la paix.” » Les associateurs lui dirent : « Si nous savions que tu es l'Envoyé de Dieu, nous t'aurions suivi ; mais écris : “Muḥammad fils de ʿAbd Allāh”. » Il ordonna alors à ʿAlī d'effacer (cette mention). ʿAlī dit : « Non, par Dieu ! Je ne l'effacerai pas. » L'Envoyé de Dieu (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Montre-moi son emplacement. » Il lui montra son emplacement ; il l'effaça et écrivit : « Fils de ʿAbd Allāh ». Il séjourna donc (dans la ville) trois jours. Lorsque ce fut le troisième jour, ils dirent à ʿAlī : « Ceci est le dernier jour du pacte de ton compagnon ; ordonne-lui donc de sortir. » Il l'en informa ; il dit : « Oui. » Alors il sortit. » Et Ibn Janāb a dit dans sa version : à la place de « nous t'aurions suivi » (tābaʿnāka), « nous t'aurions prêté allégeance » (bāyaʿnāka).
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ قُرَيْشًا، صَالَحُوا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِيهِمْ سُهَيْلُ بْنُ عَمْرٍو فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لِعَلِيٍّ " اكْتُبْ بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ " . قَالَ سُهَيْلٌ أَمَّا بِاسْمِ اللَّهِ فَمَا نَدْرِي مَا بِسْمِ اللَّهِ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ وَلَكِنِ اكْتُبْ مَا نَعْرِفُ بِاسْمِكَ اللَّهُمَّ فَقَالَ " اكْتُبْ مِنْ مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللَّهِ " . قَالُوا لَوْ عَلِمْنَا أَنَّكَ رَسُولُ اللَّهِ لاَتَّبَعْنَاكَ وَلَكِنِ اكْتُبِ اسْمَكَ وَاسْمَ أَبِيكَ . فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اكْتُبْ مِنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ " . فَاشْتَرَطُوا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ مَنْ جَاءَ مِنْكُمْ لَمْ نَرُدَّهُ عَلَيْكُمْ وَمَنْ جَاءَكُمْ مِنَّا رَدَدْتُمُوهُ عَلَيْنَا فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَنَكْتُبُ هَذَا قَالَ " نَعَمْ إِنَّهُ مَنْ ذَهَبَ مِنَّا إِلَيْهِمْ فَأَبْعَدَهُ اللَّهُ وَمَنْ جَاءَنَا مِنْهُمْ سَيَجْعَلُ اللَّهُ لَهُ فَرَجًا وَمَخْرَجًا " .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, ʿAffān nous a rapporté, Ḥammād ibn Salama nous a rapporté, d'après Thābit, d'après Anas
Les Quraychites firent la paix avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), parmi eux se trouvait Suhayl ibn ʿAmr. Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit à ʿAlī : « Écris : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ». » Suhayl dit : « Quant à « Au nom d'Allah », nous ne savons pas ce qu'est « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux ». Mais écris ce que nous connaissons : « Par Ton nom, ô Allah ». » Alors [le Prophète] dit : « Écris : « De la part de Muḥammad, Messager d'Allah ». » Ils dirent : « Si nous savions que tu es le Messager d'Allah, nous t'aurions suivi. Mais écris ton nom et le nom de ton père. » Alors le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit : « Écris : « De la part de Muḥammad fils de ʿAbd Allah. » » Ils posèrent comme condition au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) que quiconque viendrait [des vôtres] vers nous, nous ne le renverrions pas vers vous, et que quiconque viendrait des nôtres vers vous, vous nous le renverriez. Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, écrivons-nous cela ? » Il dit : « Oui. Car celui des nôtres qui se rend chez eux, qu'Allah l'éloigne [de Sa miséricorde] ; et celui d'entre eux qui vient chez nous, Allah lui ménagera une issue et une délivrance. »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ، ح وَحَدَّثَنَا ابْنُ نُمَيْرٍ، - وَتَقَارَبَا فِي اللَّفْظِ - حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ سِيَاهٍ، حَدَّثَنَا حَبِيبُ بْنُ أَبِي ثَابِتٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، قَالَ قَامَ سَهْلُ بْنُ حُنَيْفٍ يَوْمَ صِفِّينَ فَقَالَ أَيُّهَا النَّاسُ اتَّهِمُوا أَنْفُسَكُمْ لَقَدْ كُنَّا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْحُدَيْبِيَةِ وَلَوْ نَرَى قِتَالاً لَقَاتَلْنَا وَذَلِكَ فِي الصُّلْحِ الَّذِي كَانَ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبَيْنَ الْمُشْرِكِينَ فَجَاءَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَأَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلَسْنَا عَلَى حَقٍّ وَهُمْ عَلَى بَاطِلٍ قَالَ " بَلَى " . قَالَ أَلَيْسَ قَتْلاَنَا فِي الْجَنَّةِ وَقَتْلاَهُمْ فِي النَّارِ قَالَ " بَلَى " . قَالَ فَفِيمَ نُعْطِي الدَّنِيَّةَ فِي دِينِنَا وَنَرْجِعُ وَلَمَّا يَحْكُمِ اللَّهُ بَيْنَنَا وَبَيْنَهُمْ فَقَالَ " يَا ابْنَ الْخَطَّابِ إِنِّي رَسُولُ اللَّهِ وَلَنْ يُضَيِّعَنِي اللَّهُ أَبَدًا " . قَالَ فَانْطَلَقَ عُمَرُ فَلَمْ يَصْبِرْ مُتَغَيِّظًا فَأَتَى أَبَا بَكْرٍ فَقَالَ يَا أَبَا بَكْرٍ أَلَسْنَا عَلَى حَقٍّ وَهُمْ عَلَى بَاطِلٍ قَالَ بَلَى . قَالَ أَلَيْسَ قَتْلاَنَا فِي الْجَنَّةِ وَقَتْلاَهُمْ فِي النَّارِ قَالَ بَلَى . قَالَ فَعَلاَمَ نُعْطِي الدَّنِيَّةَ فِي دِينِنَا وَنَرْجِعُ وَلَمَّا يَحْكُمِ اللَّهُ بَيْنَنَا وَبَيْنَهُمْ فَقَالَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ إِنَّهُ رَسُولُ اللَّهِ وَلَنْ يُضَيِّعَهُ اللَّهُ أَبَدًا . قَالَ فَنَزَلَ الْقُرْآنُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالْفَتْحِ فَأَرْسَلَ إِلَى عُمَرَ فَأَقْرَأَهُ إِيَّاهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَوَفَتْحٌ هُوَ قَالَ " نَعَمْ " . فَطَابَتْ نَفْسُهُ وَرَجَعَ .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, disant : ʿAbd Allāh ibn Numayr nous a rapporté ; — et (également) Ibn Numayr nous a rapporté, les deux (versions) étant proches dans le texte, (en disant) : mon père nous a rapporté, disant : ʿAbd al-ʿAzīz ibn Siyāh nous a rapporté, disant : Ḥabīb ibn Abī Thābit nous a rapporté, d'après Abū Wāʾil, qui a dit :
Sahl ibn Ḥunayf se leva le jour de Ṣiffīn et dit : « Ô gens ! Accusez-vous vous-mêmes (méfiez-vous de vos propres opinions). Nous étions avec le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) le jour de Ḥudaybiyya, et si nous avions vu un combat, nous aurions combattu. Cela se passait lors de la trêve qui eut lieu entre le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) et les associateurs. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb vint alors trouver le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) et dit : « Ô Messager d'Allāh ! Ne sommes-nous pas dans le vrai et eux dans l'erreur ? » Il répondit : « Si. » Il dit : « N'est-ce pas que nos morts sont au Paradis et leurs morts en Enfer ? » Il répondit : « Si. » Il dit : « Pourquoi donc accordons-nous une humiliation dans notre religion et retournons-nous alors qu'Allāh n'a pas encore jugé entre nous et eux ? » Il dit : « Ô fils d'al-Khaṭṭāb ! Je suis le Messager d'Allāh, et Allāh ne me laissera jamais périr. » ʿUmar s'en alla, ne pouvant contenir sa colère, et vint trouver Abū Bakr. Il dit : « Ô Abū Bakr ! Ne sommes-nous pas dans le vrai et eux dans l'erreur ? » Il dit : « Si. » Il dit : « N'est-ce pas que nos morts sont au Paradis et leurs morts en Enfer ? » Il dit : « Si. » Il dit : « Pourquoi donc accordons-nous une humiliation dans notre religion et retournons-nous alors qu'Allāh n'a pas encore jugé entre nous et eux ? » Il dit : « Ô fils d'al-Khaṭṭāb ! Il est le Messager d'Allāh, et Allāh ne le laissera jamais périr. » Puis le Coran descendit sur le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) annonçant la victoire (al-fatḥ, c'est-à-dire le traité de Ḥudaybiyya). Il envoya chercher ʿUmar et le lui récita. ʿUmar dit : « Ô Messager d'Allāh ! Est-ce donc une victoire ? » Il répondit : « Oui. » Alors son âme s'apaisa et il revint (sur sa position).
وَحَدَّثَنَا أَبُو كُرَيْبٍ، مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ قَالاَ حَدَّثَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ شَقِيقٍ، قَالَ سَمِعْتُ سَهْلَ بْنَ حُنَيْفٍ، يَقُولُ بِصِفِّينَ أَيُّهَا النَّاسُ اتَّهِمُوا رَأْيَكُمْ وَاللَّهِ لَقَدْ رَأَيْتُنِي يَوْمَ أَبِي جَنْدَلٍ وَلَوْ أَنِّي أَسْتَطِيعُ أَنْ أَرُدَّ أَمْرَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَرَدَدْتُهُ وَاللَّهِ مَا وَضَعْنَا سُيُوفَنَا عَلَى عَوَاتِقِنَا إِلَى أَمْرٍ قَطُّ إِلاَّ أَسْهَلْنَ بِنَا إِلَى أَمْرٍ نَعْرِفُهُ إِلاَّ أَمْرَكُمْ هَذَا . لَمْ يَذْكُرِ ابْنُ نُمَيْرٍ إِلَى أَمْرٍ قَطُّ .
IsnādEt nous a rapporté Abū Kurayb, Muḥammad ibn al-ʿAlāʾ et Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Numayr, qui ont dit : nous a rapporté Abū Muʿāwiya, d'après al-Aʿmash, d'après Shaqīq, qui a dit : j'ai entendu Sahl ibn Ḥunayf dire à Ṣiffīn :
« Ô gens ! Méfiez-vous de vos opinions personnelles. Par Allah, je me vois encore au jour d'Abū Jandal ; si j'avais pu rejeter l'ordre du Messager d'Allah (صلى الله عليه وسلم), je l'aurais rejeté. Par Allah, nous n'avons jamais posé nos épées sur nos épaules (i.e., pris les armes) pour une affaire qui ne nous ait rendu la chose aisée (en nous menant) vers une affaire que nous connaissions, sauf en cette affaire-ci. » Ibn Numayr n'a pas mentionné la phrase « pour une affaire que nous connaissions ».
وَحَدَّثَنَاهُ عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَإِسْحَاقُ، جَمِيعًا عَنْ جَرِيرٍ، ح وَحَدَّثَنِي أَبُو سَعِيدٍ، الأَشَجُّ حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، كِلاَهُمَا عَنِ الأَعْمَشِ، بِهَذَا الإِسْنَادِ . وَفِي حَدِيثِهِمَا إِلَى أَمْرٍ يُفْظِعُنَا.
IsnādEt nous l'a rapporté ʿUthmān ibn Abī Shayba et Isḥāq, tous deux d'après Jarīr ; et m'a rapporté Abū Saʿīd al-Ashajj : Wakīʿ nous a rapporté, tous deux d'après al-Aʿmash, avec cette même chaîne de transmission.
Et dans leur récit : jusqu'à une affaire qui nous terrifie.
وَحَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعِيدٍ الْجَوْهَرِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ مَالِكِ بْنِ مِغْوَلٍ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، قَالَ سَمِعْتُ سَهْلَ بْنَ حُنَيْفٍ، بِصِفِّينَ يَقُولُ اتَّهِمُوا رَأْيَكُمْ عَلَى دِينِكُمْ فَلَقَدْ رَأَيْتُنِي يَوْمَ أَبِي جَنْدَلٍ وَلَوْ أَسْتَطِيعُ أَنْ أَرُدَّ أَمْرَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم - مَا فَتَحْنَا مِنْهُ فِي خُصْمٍ إِلاَّ انْفَجَرَ عَلَيْنَا مِنْهُ خُصْمٌ .
IsnādIbrāhīm ibn Saʿīd al-Jawhari m'a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté, d'après Mālik ibn Mighwal, d'après Abū Ḥaṣīn, d'après Abū Wāʾil, qui a dit : « J'ai entendu Sahl ibn Ḥunayf à Ṣiffīn dire : »
« Méfiez-vous de votre opinion au sujet de votre religion. J'étais présent le jour d'Abū Jandal ; si j'avais pu revenir sur l'ordre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), je ne l'aurais pas fait. Nous n'ouvrions de lui une brèche sans qu'elle ne s'élargît contre nous. »
وَحَدَّثَنَا نَصْرُ بْنُ عَلِيٍّ الْجَهْضَمِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي، عَرُوبَةَ عَنْ قَتَادَةَ، أَنَّ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، حَدَّثَهُمْ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ { إِنَّا فَتَحْنَا لَكَ فَتْحًا مُبِينًا * لِيَغْفِرَ لَكَ اللَّهُ} إِلَى قَوْلِهِ { فَوْزًا عَظِيمًا} مَرْجِعَهُ مِنَ الْحُدَيْبِيَةِ وَهُمْ يُخَالِطُهُمُ الْحُزْنُ وَالْكَآبَةُ وَقَدْ نَحَرَ الْهَدْىَ بِالْحُدَيْبِيَةِ فَقَالَ " لَقَدْ أُنْزِلَتْ عَلَىَّ آيَةٌ هِيَ أَحَبُّ إِلَىَّ مِنَ الدُّنْيَا جَمِيعًا " .
IsnādNous a rapporté Naṣr ibn ʿAlī al-Jahḍamī, nous a rapporté Khālid ibn al-Ḥārith, nous a rapporté Saʿīd ibn Abī ʿArūba, d’après Qatāda, selon Anas ibn Mālik — qu’il les a informés —
Il a dit : « Lorsque fut révélé [le verset] : « En vérité, Nous t’avons accordé une victoire éclatante, afin qu’Allah te pardonne… » (Coran, 48, 1-2) jusqu’à Sa parole : « … une immense récompense » (Coran, 48, 3), alors qu’il revenait de Ḥudaybiyya — alors que la tristesse et l’abattement les gagnaient — et qu’il avait sacrifié les offrandes à Ḥudaybiyya, il (le Prophète) dit : « Il m’a été révélé un verset qui m’est plus cher que tout ce que renferme ce monde. » »
وَحَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ النَّضْرِ التَّيْمِيُّ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، ح وَحَدَّثَنَا ابْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا أَبُو دَاوُدَ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، ح وَحَدَّثَنَا عَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، حَدَّثَنَا يُونُسُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، جَمِيعًا عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، نَحْوَ حَدِيثِ ابْنِ أَبِي عَرُوبَةَ .
Isnād« Et nous a rapporté ʿĀṣim ibn al-Naḍr al-Taymī : nous a rapporté Muʿtamir, qui a dit : j'ai entendu mon père, qui a dit : nous a rapporté Qatāda, qui a dit : j'ai entendu Anas ibn Mālik. — Et nous a rapporté Ibn al-Muthannā : nous a rapporté Abū Dāwūd : nous a rapporté Hammām. — Et nous a rapporté ʿAbd ibn Ḥumayd : nous a rapporté Yūnus ibn Muḥammad : nous a rapporté Shaybān, tous d'après Qatāda, d'après Anas, un hadith similaire à celui d'Ibn Abī ʿArūba. »
« ... un hadith similaire à celui d'Ibn Abī ʿArūba. »
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنِ الْوَلِيدِ بْنِ جُمَيْعٍ، حَدَّثَنَا أَبُو الطُّفَيْلِ حَدَّثَنَا حُذَيْفَةُ بْنُ الْيَمَانِ، قَالَ مَا مَنَعَنِي أَنْ أَشْهَدَ، بَدْرًا إِلاَّ أَنِّي خَرَجْتُ أَنَا وَأَبِي - حُسَيْلٌ - قَالَ فَأَخَذَنَا كُفَّارُ قُرَيْشٍ قَالُوا إِنَّكُمْ تُرِيدُونَ مُحَمَّدًا فَقُلْنَا مَا نُرِيدُهُ مَا نُرِيدُ إِلاَّ الْمَدِينَةَ . فَأَخَذُوا مِنَّا عَهْدَ اللَّهِ وَمِيثَاقَهُ لَنَنْصَرِفَنَّ إِلَى الْمَدِينَةِ وَلاَ نُقَاتِلُ مَعَهُ فَأَتَيْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْنَاهُ الْخَبَرَ فَقَالَ " انْصَرِفَا نَفِي لَهُمْ بِعَهْدِهِمْ وَنَسْتَعِينُ اللَّهَ عَلَيْهِمْ " .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté, d'après al-Walīd ibn Jumayʿ, Abū al-Ṭufayl nous a rapporté, Ḥudhayfa ibn al-Yamān nous a rapporté,
Il a dit : « Rien ne m'a empêché d'assister à Badr, si ce n'est que je suis sorti avec mon père, Ḥusayl. » Il a dit : « Les mécréants de Quraysh nous ont capturés et ont dit : 'Vous voulez rejoindre Muḥammad.' Nous avons répondu : 'Nous ne le voulons pas, nous ne voulons que Médine.' Alors ils ont pris de nous un engagement et un pacte solennel par Dieu que nous retournerions à Médine et que nous ne combattrions pas avec lui. Nous sommes venus alors vers le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) et lui avons raconté l'histoire. Il a dit : 'Retournez, nous tiendrons leur engagement pour eux, et nous implorons l'aide de Dieu contre eux.' »
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، جَمِيعًا عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ زُهَيْرٌ حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ حُذَيْفَةَ فَقَالَ رَجُلٌ لَوْ أَدْرَكْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَاتَلْتُ مَعَهُ وَأَبْلَيْتُ فَقَالَ حُذَيْفَةُ أَنْتَ كُنْتَ تَفْعَلُ ذَلِكَ لَقَدْ رَأَيْتُنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَيْلَةَ الأَحْزَابِ وَأَخَذَتْنَا رِيحٌ شَدِيدَةٌ وَقُرٌّ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ رَجُلٌ يَأْتِينِي بِخَبَرِ الْقَوْمِ جَعَلَهُ اللَّهُ مَعِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ " . فَسَكَتْنَا فَلَمْ يُجِبْهُ مِنَّا أَحَدٌ ثُمَّ قَالَ " أَلاَ رَجُلٌ يَأْتِينَا بِخَبَرِ الْقَوْمِ جَعَلَهُ اللَّهُ مَعِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ " . فَسَكَتْنَا فَلَمْ يُجِبْهُ مِنَّا أَحَدٌ ثُمَّ قَالَ " أَلاَ رَجُلٌ يَأْتِينَا بِخَبَرِ الْقَوْمِ جَعَلَهُ اللَّهُ مَعِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ " . فَسَكَتْنَا فَلَمْ يُجِبْهُ مِنَّا أَحَدٌ فَقَالَ " قُمْ يَا حُذَيْفَةُ فَأْتِنَا بِخَبَرِ الْقَوْمِ " . فَلَمْ أَجِدْ بُدًّا إِذْ دَعَانِي بِاسْمِي أَنْ أَقُومَ قَالَ " اذْهَبْ فَأْتِنِي بِخَبَرِ الْقَوْمِ وَلاَ تَذْعَرْهُمْ عَلَىَّ " . فَلَمَّا وَلَّيْتُ مِنْ عِنْدِهِ جَعَلْتُ كَأَنَّمَا أَمْشِي فِي حَمَّامٍ حَتَّى أَتَيْتُهُمْ فَرَأَيْتُ أَبَا سُفْيَانَ يَصْلِي ظَهْرَهُ بِالنَّارِ فَوَضَعْتُ سَهْمًا فِي كَبِدِ الْقَوْسِ فَأَرَدْتُ أَنْ أَرْمِيَهُ فَذَكَرْتُ قَوْلَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " وَلاَ تَذْعَرْهُمْ عَلَىَّ " . وَلَوْ رَمَيْتُهُ لأَصَبْتُهُ فَرَجَعْتُ وَأَنَا أَمْشِي فِي مِثْلِ الْحَمَّامِ فَلَمَّا أَتَيْتُهُ فَأَخْبَرْتُهُ بِخَبَرِ الْقَوْمِ وَفَرَغْتُ قُرِرْتُ فَأَلْبَسَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ فَضْلِ عَبَاءَةٍ كَانَتْ عَلَيْهِ يُصَلِّي فِيهَا فَلَمْ أَزَلْ نَائِمًا حَتَّى أَصْبَحْتُ فَلَمَّا أَصْبَحْتُ قَالَ " قُمْ يَا نَوْمَانُ " .
IsnādNous a rapporté Zuhayr ibn Ḥarb et Isḥāq ibn Ibrāhīm, tous deux d'après Jarīr — Zuhayr dit : nous a rapporté Jarīr, d'après al-Aʿmash, d'après Ibrāhīm al-Taymī, d'après son père, qui a dit :
« Nous étions chez Ḥudhayfa, lorsqu'un homme dit : « Si j'avais vécu à l'époque du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), j'aurais combattu à ses côtés et j'aurais fait des exploits. » Alors Ḥudhayfa lui dit : « Tu aurais vraiment fait cela ? Par Allah, je nous ai vus avec le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) la nuit des Coalisés (al-Aḥzāb), alors qu'un vent violent et un froid glacial nous avaient saisis. Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : « N'y a-t-il pas un homme pour m'apporter des nouvelles du peuple (ennemi) ? Qu'Allah le place avec moi au Jour de la Résurrection ! » Nous restâmes silencieux, personne parmi nous ne lui répondit. Puis il dit : « N'y a-t-il pas un homme pour nous apporter des nouvelles du peuple ? Qu'Allah le place avec moi au Jour de la Résurrection ! » Nous restâmes silencieux, personne parmi nous ne lui répondit. Puis il dit : « N'y a-t-il pas un homme pour nous apporter des nouvelles du peuple ? Qu'Allah le place avec moi au Jour de la Résurrection ! » Nous restâmes silencieux, personne parmi nous ne lui répondit. Alors il dit : « Lève-toi, ô Ḥudhayfa, et apporte-nous des nouvelles du peuple. » Je ne trouvai d'autre issue, puisqu'il m'avait appelé par mon nom, que de me lever. Il dit : « Va, apporte-moi des nouvelles du peuple, et ne les effraie pas contre moi. » Lorsque je m'éloignai de lui, il me sembla marcher dans un hammam (étuve), jusqu'à ce que je les atteigne. Je vis Abū Sufyān se chauffer le dos au feu. Je plaçai une flèche sur la corde de l'arc et voulus la lui décocher, mais je me rappelai la parole du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) : « Ne les effraie pas contre moi. » Si j'avais tiré, je l'aurais atteint. Je revins en marchant comme dans un hammam. Lorsque je le rejoignis, je l'informai des nouvelles du peuple et, une fois fini, je fus saisi de froid. Alors le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) me fit revêtir une partie de la cape qu'il portait et dans laquelle il priait. Puis je dormis jusqu'au matin. Au matin, il dit : « Lève-toi, ô dormeur ! » »
وَحَدَّثَنَا هَدَّابُ بْنُ خَالِدٍ الأَزْدِيُّ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ عَلِيِّ بْنِ زَيْدٍ، وَثَابِتٍ، الْبُنَانِيِّ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أُفْرِدَ يَوْمَ أُحُدٍ فِي سَبْعَةٍ مِنَ الأَنْصَارِ وَرَجُلَيْنِ مِنْ قُرَيْشٍ فَلَمَّا رَهِقُوهُ قَالَ " مَنْ يَرُدُّهُمْ عَنَّا وَلَهُ الْجَنَّةُ أَوْ هُوَ رَفِيقِي فِي الْجَنَّةِ " . فَتَقَدَّمَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَاتَلَ حَتَّى قُتِلَ ثُمَّ رَهِقُوهُ أَيْضًا فَقَالَ " مَنْ يَرُدُّهُمْ عَنَّا وَلَهُ الْجَنَّةُ أَوْ هُوَ رَفِيقِي فِي الْجَنَّةِ " . فَتَقَدَّمَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ فَقَاتَلَ حَتَّى قُتِلَ فَلَمْ يَزَلْ كَذَلِكَ حَتَّى قُتِلَ السَّبْعَةُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِصَاحِبَيْهِ " مَا أَنْصَفْنَا أَصْحَابَنَا " .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Haddāb ibn Khālid al-Azdī, qui l'a reçu de Ḥammād ibn Salama, d'après ʿAlī ibn Zayd et Thābit al-Bunānī, d'après Anas ibn Mālik
Le jour d'Uḥud, le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) se retrouva isolé avec sept hommes des Anṣār (les Auxiliaires de Médine) et deux hommes de Quraysh. Lorsque l'ennemi les eut encerclés, il dit : « Qui les repoussera loin de nous ? Il aura le Paradis, ou il sera mon compagnon au Paradis. » Alors un homme des Anṣār s'avança, combattit jusqu'à être tué. Puis l'ennemi les encercla de nouveau, et il dit : « Qui les repoussera loin de nous ? Il aura le Paradis, ou il sera mon compagnon au Paradis. » Alors un homme des Anṣār s'avança, combattit jusqu'à être tué. Il en fut ainsi jusqu'à ce que les sept (Anṣār) fussent tués. Alors le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dit à ses deux compagnons (Qurayshites) : « Nous n'avons pas été équitables envers nos compagnons. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى التَّمِيمِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ، يُسْأَلُ عَنْ جُرْحِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ أُحُدٍ فَقَالَ جُرِحَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكُسِرَتْ رَبَاعِيَتُهُ وَهُشِمَتِ الْبَيْضَةُ عَلَى رَأْسِهِ فَكَانَتْ فَاطِمَةُ بِنْتُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَغْسِلُ الدَّمَ وَكَانَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ يَسْكُبُ عَلَيْهَا بِالْمِجَنِّ فَلَمَّا رَأَتْ فَاطِمَةُ أَنَّ الْمَاءَ لاَ يَزِيدُ الدَّمَ إِلاَّ كَثْرَةً أَخَذَتْ قِطْعَةَ حَصِيرٍ فَأَحْرَقَتْهُ حَتَّى صَارَ رَمَادًا ثُمَّ أَلْصَقَتْهُ بِالْجُرْحِ فَاسْتَمْسَكَ الدَّمُ .
IsnādYahyā ibn Yahyā al-Tamīmī nous a rapporté, d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn Abī Ḥāzim, d'après son père, qu'il a entendu Sahl ibn Saʿd interrogé au sujet de la blessure du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) le jour d'Uḥud.
Il dit : « Le visage du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) fut blessé, sa dent incisive (rabbāʿiyya) fut brisée et le casque (bayḍa) fut fracassé sur sa tête. Fāṭima, la fille du Messager d'Allāh, lavait le sang, tandis que ʿAlī ibn Abī Ṭālib versait de l'eau avec un bouclier (mijann). Lorsque Fāṭima vit que l'eau ne faisait qu'augmenter le sang, elle prit un morceau de natte (ḥaṣīr), le brûla jusqu'à ce qu'il devienne cendre, puis l'appliqua sur la blessure, et le sang s'arrêta. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ، - يَعْنِي ابْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْقَارِيَّ - عَنْ أَبِي حَازِمٍ، أَنَّهُ سَمِعَ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ، وَهُوَ يُسْأَلُ عَنْ جُرْحِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَمَ وَاللَّهِ إِنِّي لأَعْرِفُ مَنْ كَانَ يَغْسِلُ جُرْحَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَنْ كَانَ يَسْكُبُ الْمَاءَ . وَبِمَاذَا دُووِيَ جُرْحُهُ . ثُمَّ ذَكَرَ نَحْوَ حَدِيثِ عَبْدِ الْعَزِيزِ غَيْرَ أَنَّهُ زَادَ وَجُرِحَ وَجْهُهُ وَقَالَ مَكَانَ هُشِمَتْ كُسِرَتْ .
IsnādD'après Qutayba ibn Saʿīd, d'après Yaʿqūb ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Qārī, d'après Abū Ḥāzim (Salmān al-Aʾraj), qui a entendu Sahl ibn Saʿd
Alors qu’on l’interrogeait au sujet de la blessure du Messager d’Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — il dit : « Par Allah ! Je connais bien celui qui lava la blessure du Messager d’Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — et celui qui versait l’eau, ainsi qu’avec quoi sa blessure fut soignée. » Puis il rapporta un récit similaire à celui d’ʿAbd al-ʿAzīz, sauf qu’il y ajouta : « Et son visage fut blessé », et il dit, au lieu de « fut fracturé », « fut brisé ».
وَحَدَّثَنَاهُ أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَزُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَابْنُ، أَبِي عُمَرَ جَمِيعًا عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، ح وَحَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ سَوَّادٍ الْعَامِرِيُّ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ، وَهْبٍ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ الْحَارِثِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي هِلاَلٍ، ح وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ سَهْلٍ التَّمِيمِيُّ، حَدَّثَنِي ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، - يَعْنِي ابْنَ مُطَرِّفٍ - كُلُّهُمْ عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ، بْنِ سَعْدٍ . بِهَذَا الْحَدِيثِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . فِي حَدِيثِ ابْنِ أَبِي هِلاَلٍ أُصِيبَ وَجْهُهُ . وَفِي حَدِيثِ ابْنِ مُطَرِّفٍ جُرِحَ وَجْهُهُ .
IsnādCe hadith nous a été rapporté par Abū Bakr ibn Abī Shayba, Zuhayr ibn Ḥarb, Isḥāq ibn Ibrāhīm et Ibn Abī ʿUmar, tous d'après Ibn ʿUyayna ; et par ʿAmr ibn Sawwād al-ʿĀmirī, d'après ʿAbd Allāh ibn Wahb, d'après ʿAmr ibn al-Ḥārith, d'après Saʿīd ibn Abī Hilāl ; et par Muḥammad ibn Sahl al-Tamīmī, d'après Ibn Abī Maryam, d'après Muḥammad ibn Muṭarrif, tous d'après Abū Ḥāzim, d'après Sahl ibn Saʿd, avec ce hadith du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Dans le hadith d'Ibn Abī Hilāl : « Son visage fut atteint. » Et dans le hadith d'Ibn Muṭarrif : « Son visage fut blessé. »
… avec ce hadith du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Dans le hadith d'Ibn Abī Hilāl : « Son visage fut atteint. » Et dans le hadith d'Ibn Muṭarrif : « Son visage fut blessé. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ بْنِ قَعْنَبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كُسِرَتْ رَبَاعِيَتُهُ يَوْمَ أُحُدٍ وَشُجَّ فِي رَأْسِهِ فَجَعَلَ يَسْلُتُ الدَّمَ عَنْهُ وَيَقُولُ " كَيْفَ يُفْلِحُ قَوْمٌ شَجُّوا نَبِيَّهُمْ وَكَسَرُوا رَبَاعِيَتَهُ وَهُوَ يَدْعُوهُمْ إِلَى اللَّهِ " . فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { لَيْسَ لَكَ مِنَ الأَمْرِ شَىْءٌ}
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Maslama ibn Qaʿnab, nous a rapporté Ḥammād ibn Salama, d’après Thābit, d’après Anas
Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) eut sa dent incisive brisée et reçut une blessure à la tête le jour de ’Uḥud. Il essuyait le sang en disant : « Comment ces gens pourraient-ils réussir alors qu’ils ont blessé leur Prophète et brisé sa dent incisive, tandis qu’il les appelle à Dieu ? » Dieu – Puissant et Majestueux – révéla alors : « Tu n’as aucune part dans cette affaire » (Coran 3:128).
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ شَقِيقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَحْكِي نَبِيًّا مِنَ الأَنْبِيَاءِ ضَرَبَهُ قَوْمُهُ وَهُوَ يَمْسَحُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ وَيَقُولُ " رَبِّ اغْفِرْ لِقَوْمِي فَإِنَّهُمْ لاَ يَعْلَمُونَ " .
IsnādD'après ce que nous a rapporté Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Numayr, d'après Wakīʿ, d'après al-Aʿmash, d'après Shaqīq, d'après ʿAbd Allāh (Ibn Masʿūd),
Il a dit : « Il me semble voir le Messager d’Allāh (paix et salut sur lui) racontant l’histoire d’un prophète parmi les prophètes que son peuple avait frappé ; il essuyait le sang de son visage et disait : "Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas." »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، وَمُحَمَّدُ بْنُ بِشْرٍ، عَنِ الأَعْمَشِ، بِهَذَا الإِسْنَادِ غَيْرَ أَنَّهُ قَالَ فَهُوَ يَنْضِحُ الدَّمَ عَنْ جَبِينِهِ .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, d'après Wakīʿ et Muḥammad ibn Bishr, d'après al-Aʿmash, avec cette même chaîne de transmission
Sauf qu'il a dit : « Alors il essuie le sang de son front. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، قَالَ هَذَا مَا حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ أَحَادِيثَ مِنْهَا وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى قَوْمٍ فَعَلُوا هَذَا بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " . وَهُوَ حِينَئِذٍ يُشِيرُ إِلَى رَبَاعِيَتِهِ وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اشْتَدَّ غَضَبُ اللَّهِ عَلَى رَجُلٍ يَقْتُلُهُ رَسُولُ اللَّهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ " .
IsnādD'après Muḥammad ibn Rāfiʿ, qui tient de ʿAbd al-Razzāq, qui tient de Maʿmar, qui tient de Hammām ibn Munabbih, lequel a dit : « Voici ce que nous a rapporté Abū Hurayra d'après le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur Lui). » Il mentionna alors plusieurs hadiths, dont celui-ci : Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur Lui) a dit :
« La colère d'Allāh s'est intensifiée contre un peuple qui a fait cela au Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur Lui). » Et à ce moment, il montrait ses incisives. Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur Lui) a également dit : « La colère d'Allāh s'est intensifiée contre un homme que le Messager d'Allāh tue dans le chemin d'Allāh, le Puissant et le Majestueux. »
وَحَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ أَبَانَ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحِيمِ، - يَعْنِي ابْنَ سُلَيْمَانَ - عَنْ زَكَرِيَّاءَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ الأَوْدِيِّ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ، قَالَ بَيْنَمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُصَلِّي عِنْدَ الْبَيْتِ وَأَبُو جَهْلٍ وَأَصْحَابٌ لَهُ جُلُوسٌ وَقَدْ نُحِرَتْ جَزُورٌ بِالأَمْسِ فَقَالَ أَبُو جَهْلٍ أَيُّكُمْ يَقُومُ إِلَى سَلاَ جَزُورِ بَنِي فُلاَنٍ فَيَأْخُذُهُ فَيَضَعُهُ فِي كَتِفَىْ مُحَمَّدٍ إِذَا سَجَدَ فَانْبَعَثَ أَشْقَى الْقَوْمِ فَأَخَذَهُ فَلَمَّا سَجَدَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَضَعَهُ بَيْنَ كَتِفَيْهِ قَالَ فَاسْتَضْحَكُوا وَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يَمِيلُ عَلَى بَعْضٍ وَأَنَا قَائِمٌ أَنْظُرُ . لَوْ كَانَتْ لِي مَنَعَةٌ طَرَحْتُهُ عَنْ ظَهْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَاجِدٌ مَا يَرْفَعُ رَأْسَهُ حَتَّى انْطَلَقَ إِنْسَانٌ فَأَخْبَرَ فَاطِمَةَ فَجَاءَتْ وَهِيَ جُوَيْرِيَةُ فَطَرَحَتْهُ عَنْهُ . ثُمَّ أَقْبَلَتْ عَلَيْهِمْ تَشْتِمُهُمْ فَلَمَّا قَضَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم صَلاَتَهُ رَفَعَ صَوْتَهُ ثُمَّ دَعَا عَلَيْهِمْ وَكَانَ إِذَا دَعَا دَعَا ثَلاَثًا . وَإِذَا سَأَلَ سَأَلَ ثَلاَثًا ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ عَلَيْكَ بِقُرَيْشٍ " . ثَلاَثَ مَرَّاتٍ فَلَمَّا سَمِعُوا صَوْتَهُ ذَهَبَ عَنْهُمُ الضِّحْكُ وَخَافُوا دَعْوَتَهُ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ عَلَيْكَ بِأَبِي جَهْلِ بْنِ هِشَامٍ وَعُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ وَشَيْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ وَالْوَلِيدِ بْنِ عُقْبَةَ وَأُمَيَّةَ بْنِ خَلَفٍ وَعُقْبَةَ بْنِ أَبِي مُعَيْطٍ " . وَذَكَرَ السَّابِعَ وَلَمْ أَحْفَظْهُ فَوَالَّذِي بَعَثَ مُحَمَّدًا صلى الله عليه وسلم بِالْحَقِّ لَقَدْ رَأَيْتُ الَّذِينَ سَمَّى صَرْعَى يَوْمَ بَدْرٍ ثُمَّ سُحِبُوا إِلَى الْقَلِيبِ قَلِيبِ بَدْرٍ . قَالَ أَبُو إِسْحَاقَ الْوَلِيدُ بْنُ عُقْبَةَ غَلَطٌ فِي هَذَا الْحَدِيثِ .
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar ibn Muḥammad ibn Abān al-Juʿfī, qui rapporte de ʿAbd ar-Raḥīm – à savoir Ibn Sulaymān –, d'après Zakariyyā, d'après Abū Isḥāq, d'après ʿAmr ibn Maymūn al-Awdī, d'après Ibn Masʿūd (qu'Allah l'agrée), qui a dit :
« Alors que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) priait près de la Kaaba, Abū Jahl et ses compagnons étaient assis. La veille, une chamelle avait été sacrifiée. Abū Jahl dit : "Qui d'entre vous va chercher les entrailles de la chamelle des fils d'untel et les placer sur le dos de Muḥammad lorsqu'il se prosternera ?" Le plus misérable du groupe se leva, les prit, et lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) se prosterna, il les plaça entre ses épaules. [Ibn Masʿūd] dit : "Ils se mirent à rire aux éclats, les uns se penchant sur les autres, tandis que je restais debout à regarder. Si j'avais eu la force, je les aurais ôtés du dos du Messager d'Allah. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) restait prosterné, sans lever la tête, jusqu'à ce qu'une personne parte informer Fāṭima. Elle vint – elle était encore jeune fille – et les jeta loin de lui. Puis elle se tourna vers eux en les insultant. Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) eut achevé sa prière, il éleva la voix, puis invoqua contre eux. Et lorsqu'il invoquait, il le faisait trois fois, et lorsqu'il demandait, il le faisait trois fois. Puis il dit : "Ô Allah, charge-Toi de Quraysh" – trois fois. Lorsqu'ils entendirent sa voix, leur rire cessa et ils craignirent son invocation. Puis il dit : "Ô Allah, charge-Toi d'Abū Jahl ibn Hishām, de ʿUtba ibn Rabīʿa, de Shayba ibn Rabīʿa, d'al-Walīd ibn ʿUqba, d'Umayya ibn Khalaf et de ʿUqba ibn Abī Muʿayṭ." Et il mentionna un septième que je n'ai pas retenu. Par Celui qui envoya Muḥammad (sur lui la paix et le salut) avec la vérité, j'ai vu ceux qu'il avait nommés gisant morts le jour de Badr, puis traînés jusqu'au puits, le puits de Badr. » Abū Isḥāq a dit : « Al-Walīd ibn ʿUqba est une erreur dans ce hadith. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَمُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ الْمُثَنَّى - قَالاَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا إِسْحَاقَ، يُحَدِّثُ عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ بَيْنَمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَاجِدٌ وَحَوْلَهُ نَاسٌ مِنْ قُرَيْشٍ إِذْ جَاءَ عُقْبَةُ بْنُ أَبِي مُعَيْطٍ بِسَلاَ جَزُورٍ فَقَذَفَهُ عَلَى ظَهْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يَرْفَعْ رَأْسَهُ فَجَاءَتْ فَاطِمَةُ فَأَخَذَتْهُ عَنْ ظَهْرِهِ وَدَعَتْ عَلَى مَنْ صَنَعَ ذَلِكَ فَقَالَ " اللَّهُمَّ عَلَيْكَ الْمَلأَ مِنْ قُرَيْشٍ أَبَا جَهْلِ بْنَ هِشَامٍ وَعُتْبَةَ بْنَ رَبِيعَةَ وَعُقْبَةَ بْنَ أَبِي مُعَيْطٍ وَشَيْبَةَ بْنَ رَبِيعَةَ وَأُمَيَّةَ بْنَ خَلَفٍ أَوْ أُبَىَّ بْنَ خَلَفٍ " . شُعْبَةُ الشَّاكُّ قَالَ فَلَقَدْ رَأَيْتُهُمْ قُتِلُوا يَوْمَ بَدْرٍ فَأُلْقُوا فِي بِئْرٍ غَيْرَ أَنَّ أُمَيَّةَ أَوْ أُبَيًّا تَقَطَّعَتْ أَوْصَالُهُ فَلَمْ يُلْقَ فِي الْبِئْرِ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn al-Muthannā et Muḥammad ibn Bashshār — et la formulation est d’Ibn al-Muthannā — tous deux ont dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Jaʿfar, nous a rapporté Shuʿba, il a dit : j’ai entendu Abū Isḥāq rapporter d’après ʿAmr ibn Maymūn, d’après ʿAbd Allāh
Il a dit : « Alors que le Messager d’Allāh (qu’Allāh prie sur lui et le salue) était prosterné, et autour de lui des gens des Quraysh, voilà que ʿUqba ibn Abī Muʿayṭ vint avec un utérus (intestins et placenta) de chamelle et le jeta sur le dos du Messager d’Allāh (qu’Allāh prie sur lui et le salue) ; mais il ne releva pas la tête. Alors Fāṭima vint, le retira de son dos et maudit celui qui avait fait cela. Alors il dit : « Ô Allāh, contre Toi sont les notables de Quraysh : Abū Jahl ibn Hishām, ʿUtba ibn Rabīʿa, ʿUqba ibn Abī Muʿayṭ, Shayba ibn Rabīʿa et Umayya ibn Khalaf — ou Ubayy ibn Khalaf. » Shuʿba a le doute.} Il dit : « Je les ai vus tués le jour de Badr, puis jetés dans un puits, sauf qu’Umayya — ou Ubayy — ses membres furent coupés et il ne fut pas jeté dans le puits. »
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَعْفَرُ بْنُ عَوْنٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي، إِسْحَاقَ بِهَذَا الإِسْنَادِ نَحْوَهُ وَزَادَ وَكَانَ يَسْتَحِبُّ ثَلاَثًا يَقُولُ " اللَّهُمَّ عَلَيْكَ بِقُرَيْشٍ اللَّهُمَّ عَلَيْكَ بِقُرَيْشٍ اللَّهُمَّ عَلَيْكَ بِقُرَيْشٍ " . ثَلاَثًا وَذَكَرَ فِيهِمُ الْوَلِيدَ بْنَ عُتْبَةَ وَأُمَيَّةَ بْنَ خَلَفٍ وَلَمْ يَشُكَّ . قَالَ أَبُو إِسْحَاقَ وَنَسِيتُ السَّابِعَ .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, Jaʿfar ibn ʿAwn nous a rapporté, Sufyān nous a informés, d'après Abū Isḥāq, avec cette même chaîne de transmission (isnād), un hadith similaire, en ajoutant : « Il aimait répéter trois fois en disant : »
« Ô Allah, charge-Toi de Quraysh ! Ô Allah, charge-Toi de Quraysh ! Ô Allah, charge-Toi de Quraysh » — trois fois — et il mentionna parmi eux al-Walīd ibn ʿUtba et Umayya ibn Khalaf, sans aucun doute. Abū Isḥāq dit : « Et j'ai oublié le septième. »
وَحَدَّثَنِي سَلَمَةُ بْنُ شَبِيبٍ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ أَعْيَنَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ اسْتَقْبَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْبَيْتَ فَدَعَا عَلَى سِتَّةِ نَفَرٍ مِنْ قُرَيْشٍ . فِيهِمْ أَبُو جَهْلٍ وَأُمَيَّةُ بْنُ خَلَفٍ وَعُتْبَةُ بْنُ رَبِيعَةَ وَشَيْبَةُ بْنُ رَبِيعَةَ وَعُقْبَةُ بْنُ أَبِي مُعَيْطٍ فَأُقْسِمُ بِاللَّهِ لَقَدْ رَأَيْتُهُمْ صَرْعَى عَلَى بَدْرٍ . قَدْ غَيَّرَتْهُمُ الشَّمْسُ وَكَانَ يَوْمًا حَارًّا .
IsnādEt m'a rapporté Salamah ibn Shabīb, d'après al-Ḥasan ibn Aʿyan, d'après Zuhayr, d'après Abū Isḥāq, d'après ʿAmr ibn Maymūn, d'après ʿAbd Allāh (Ibn Masʿūd) :
Il a dit : « Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) se tourna en direction de la Kaʿba et invoqua (Allāh) contre six hommes de Quraysh. Parmi eux se trouvaient Abū Jahl, Umayyah ibn Khalaf, ʿUtbah ibn Rabīʿah, Shaybah ibn Rabīʿah et ʿUqbah ibn Abī Muʿayṭ. Je jure par Allāh que je les ai vus gisant (morts) à Badr, le soleil les avait défigurés (par la chaleur), car c'était un jour torride. »
وَحَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَحْمَدُ بْنُ عَمْرِو بْنِ سَرْحٍ وَحَرْمَلَةُ بْنُ يَحْيَى وَعَمْرُو بْنُ سَوَّادٍ الْعَامِرِيُّ - وَأَلْفَاظُهُمْ مُتَقَارِبَةٌ - قَالُوا حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَدَّثَتْهُ أَنَّهَا قَالَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلْ أَتَى عَلَيْكَ يَوْمٌ كَانَ أَشَدَّ مِنْ يَوْمِ أُحُدٍ فَقَالَ " لَقَدْ لَقِيتُ مِنْ قَوْمِكِ وَكَانَ أَشَدَّ مَا لَقِيتُ مِنْهُمْ يَوْمَ الْعَقَبَةِ إِذْ عَرَضْتُ نَفْسِي عَلَى ابْنِ عَبْدِ يَالِيلَ بْنِ عَبْدِ كُلاَلٍ فَلَمْ يُجِبْنِي إِلَى مَا أَرَدْتُ فَانْطَلَقْتُ وَأَنَا مَهْمُومٌ عَلَى وَجْهِي فَلَمْ أَسْتَفِقْ إِلاَّ بِقَرْنِ الثَّعَالِبِ فَرَفَعْتُ رَأْسِي فَإِذَا أَنَا بِسَحَابَةٍ قَدْ أَظَلَّتْنِي فَنَظَرْتُ فَإِذَا فِيهَا جِبْرِيلُ فَنَادَانِي فَقَالَ إِنَّ اللَّهَ عَزَّ وَجَلَّ قَدْ سَمِعَ قَوْلَ قَوْمِكَ لَكَ وَمَا رَدُّوا عَلَيْكَ وَقَدْ بَعَثَ إِلَيْكَ مَلَكَ الْجِبَالِ لِتَأْمُرَهُ بِمَا شِئْتَ فِيهِمْ قَالَ فَنَادَانِي مَلَكُ الْجِبَالِ وَسَلَّمَ عَلَىَّ . ثُمَّ قَالَ يَا مُحَمَّدُ إِنَّ اللَّهَ قَدْ سَمِعَ قَوْلَ قَوْمِكَ لَكَ وَأَنَا مَلَكُ الْجِبَالِ وَقَدْ بَعَثَنِي رَبُّكَ إِلَيْكَ لِتَأْمُرَنِي بِأَمْرِكَ فَمَا شِئْتَ إِنْ شِئْتَ أَنْ أُطْبِقَ عَلَيْهِمُ الأَخْشَبَيْنِ " . فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بَلْ أَرْجُو أَنْ يُخْرِجَ اللَّهُ مِنْ أَصْلاَبِهِمْ مَنْ يَعْبُدُ اللَّهَ وَحْدَهُ لاَ يُشْرِكُ بِهِ شَيْئًا " .
IsnādAbū l-Ṭāhir Aḥmad ibn ʿAmr ibn Sarḥ, Ḥarmala ibn Yaḥyā et ʿAmr ibn Sawwād al-ʿĀmirī — leurs formulations sont proches — nous ont rapporté, disant : Ibn Wahb nous a raconté, disant : Yūnus m'a informé, d'après Ibn Shihāb, qui a dit : ʿUrwa ibn al-Zubayr m'a raconté que ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — lui a raconté
qu'elle a dit au Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue : « Ô Messager d'Allah, as-tu connu un jour plus dur que le jour d'Uḥud ? » Il répondit : « J'ai certes subi [des épreuves] de la part de ton peuple, et la plus dure que j'ai subie d'eux fut le jour de ʿAqaba, quand je me suis présenté à Ibn ʿAbd Yālīl ibn ʿAbd Kulāl, mais il n'a pas répondu à ce que je voulais. Je repartis donc, l'esprit préoccupé, sans reprendre mes esprits jusqu'à Qarn al-Thaʿālib. Je levai la tête et voilà qu'un nuage m'ombrageait. Je regardai et voilà que Gabriel (Jibrīl) s'y trouvait. Il m'appela et dit : « Allah — puissant et majestueux — a entendu les paroles de ton peuple et leur réponse à toi. Il t'a envoyé l'Ange des montagnes pour que tu lui ordonnes ce que tu veux contre eux. » Il dit : « L'Ange des montagnes m'appela, me salua, puis dit : « Ô Muḥammad, Allah a entendu les paroles de ton peuple à ton encontre. Je suis l'Ange des montagnes, et ton Seigneur m'a envoyé à toi pour que tu me donnes tes ordres. Que veux-tu ? Si tu veux, je peux refermer sur eux les deux montagnes (al-Akhshabān). » Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — lui répondit : « Non, j'espère plutôt qu'Allah fera sortir de leurs reins des gens qui adoreront Allah seul, sans rien Lui associer. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، وَقُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، كِلاَهُمَا عَنْ أَبِي عَوَانَةَ، قَالَ يَحْيَى أَخْبَرَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ، عَنْ جُنْدُبِ بْنِ سُفْيَانَ، قَالَ دَمِيَتْ إِصْبَعُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ تِلْكَ الْمَشَاهِدِ فَقَالَ " هَلْ أَنْتِ إِلاَّ إِصْبَعٌ دَمِيتِ وَفِي سَبِيلِ اللَّهِ مَا لَقِيتِ " .
IsnādNous a rapporté Yaḥyā ibn Yaḥyā et Qutayba ibn Saʿīd, tous deux d'après Abū ʿAwāna ; Yaḥyā a dit : Abū ʿAwāna nous a informés, d'après al-Aswad ibn Qays, d'après Jundub ibn Sufyān
Il a dit : « Le doigt du Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) saigna lors de l'une de ces expéditions, et il dit : « Tu n'es qu'un doigt qui a saigné, et ce que tu as rencontré est dans le sentier d'Allah. » »
وَحَدَّثَنَاهُ أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، جَمِيعًا عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ، بِهَذَا الإِسْنَادِ وَقَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَارٍ فَنُكِبَتْ إِصْبَعُهُ .
IsnādNous l’a également rapporté Abū Bakr ibn Abī Shayba et Isḥāq ibn Ibrāhīm, tous deux d’après Ibn ʿUyayna, d’après al-Aswad ibn Qays, avec cette même chaîne de transmission.
Et il dit : « Le Messager d’Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) se trouvait dans une grotte, lorsqu’il se heurta le doigt. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ، أَنَّهُ سَمِعَ جُنْدُبًا، يَقُولُ أَبْطَأَ جِبْرِيلُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ الْمُشْرِكُونَ قَدْ وُدِّعَ مُحَمَّدٌ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { وَالضُّحَى * وَاللَّيْلِ إِذَا سَجَى * مَا وَدَّعَكَ رَبُّكَ وَمَا قَلَى}
IsnādIshāq ibn Ibrāhīm nous a rapporté, d'après Sufyān, d'après al-Aswad ibn Qays, qu'il a entendu Jundub dire :
Gabriel (Jibrīl) tarda à venir vers le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Les associateurs (mushrikūn) dirent alors : « Muḥammad a été abandonné. » Allāh – Puissant et Majestueux – révéla alors : « Par la clarté du jour ! Par la nuit quand elle s'étend ! Ton Seigneur ne t'a ni abandonné ni détesté. » (Coran 93:1-3).
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَمُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ رَافِعٍ - قَالَ إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا وَقَالَ ابْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ، قَالَ سَمِعْتُ جُنْدُبَ بْنَ سُفْيَانَ، يَقُولُ اشْتَكَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يَقُمْ لَيْلَتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا فَجَاءَتْهُ امْرَأَةٌ فَقَالَتْ يَا مُحَمَّدُ إِنِّي لأَرْجُو أَنْ يَكُونَ شَيْطَانُكَ قَدْ تَرَكَكَ لَمْ أَرَهُ قَرِبَكَ مُنْذُ لَيْلَتَيْنِ أَوْ ثَلاَثٍ قَالَ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { وَالضُّحَى * وَاللَّيْلِ إِذَا سَجَى * مَا وَدَّعَكَ رَبُّكَ وَمَا قَلَى}
IsnādIshāq ibn Ibrāhīm et Muḥammad ibn Rāfiʿ nous ont rapporté — et la formulation est celle d'Ibn Rāfiʿ —, Ishāq a dit : « Nous a été rapporté », et Ibn Rāfiʿ a dit : « Yaḥyā ibn Ādam nous a rapporté, de Zuhayr, d'après al-Aswad ibn Qays, qui a dit : J'ai entendu Jundub ibn Sufyān dire :
Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) tomba malade et ne se leva pas (pour prier la nuit) pendant deux ou trois nuits. Une femme vint alors à lui et dit : « Ô Muḥammad, j'espère vraiment que ton démon t'a abandonné ; je ne l'ai pas vu près de toi depuis deux ou trois nuits. » (Jundub) dit : « Alors Dieu, Puissant et Majestueux, révéla : "Par le matin ! Par la nuit quand elle s'étend ! Ton Seigneur ne t'a ni abandonné ni détesté" ».
وَحَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، وَابْنُ، بَشَّارٍ قَالُوا حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ، بْنُ جَعْفَرٍ عَنْ شُعْبَةَ، ح وَحَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا الْمُلاَئِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، كِلاَهُمَا عَنِ الأَسْوَدِ بْنِ قَيْسٍ، بِهَذَا الإِسْنَادِ نَحْوَ حَدِيثِهِمَا .
IsnādEt nous ont rapporté Abū Bakr ibn Abī Shayba, Muḥammad ibn al-Muthannā et Ibn Bashshār – ils ont dit : nous a rapporté Muḥammad ibn Jaʿfar, d'après Shuʿba ; — et nous a rapporté Isḥāq ibn Ibrāhīm, nous a informé al-Mulāʾī, nous a rapporté Sufyān, tous deux d'après al-Aswad ibn Qays, avec cette même chaîne de transmission, un hadith semblable à celui des deux premiers.
avec cette même chaîne de transmission, un hadith semblable à celui des deux premiers.
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ رَافِعٍ - قَالَ ابْنُ رَافِعٍ حَدَّثَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، أَنَّ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم رَكِبَ حِمَارًا عَلَيْهِ إِكَافٌ تَحْتَهُ قَطِيفَةٌ فَدَكِيَّةٌ وَأَرْدَفَ وَرَاءَهُ أُسَامَةَ وَهُوَ يَعُودُ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ فِي بَنِي الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ وَذَاكَ قَبْلَ وَقْعَةِ بَدْرٍ حَتَّى مَرَّ بِمَجْلِسٍ فِيهِ أَخْلاَطٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ وَالْمُشْرِكِينَ عَبَدَةِ الأَوْثَانِ وَالْيَهُودِ فِيهِمْ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ وَفِي الْمَجْلِسِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ فَلَمَّا غَشِيَتِ الْمَجْلِسَ عَجَاجَةُ الدَّابَّةِ خَمَّرَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ أَنْفَهُ بِرِدَائِهِ ثُمَّ قَالَ لاَ تُغَبِّرُوا عَلَيْنَا . فَسَلَّمَ عَلَيْهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ وَقَفَ فَنَزَلَ فَدَعَاهُمْ إِلَى اللَّهِ وَقَرَأَ عَلَيْهِمُ الْقُرْآنَ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ أَيُّهَا الْمَرْءُ لاَ أَحْسَنَ مِنْ هَذَا إِنْ كَانَ مَا تَقُولُ حَقًّا فَلاَ تُؤْذِنَا فِي مَجَالِسِنَا وَارْجِعْ إِلَى رَحْلِكَ فَمَنْ جَاءَكَ مِنَّا فَاقْصُصْ عَلَيْهِ . فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ اغْشَنَا فِي مَجَالِسِنَا فَإِنَّا نُحِبُّ ذَلِكَ . قَالَ فَاسْتَبَّ الْمُسْلِمُونَ وَالْمُشْرِكُونَ وَالْيَهُودُ حَتَّى هَمُّوا أَنْ يَتَوَاثَبُوا فَلَمْ يَزَلِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُخَفِّضُهُمْ ثُمَّ رَكِبَ دَابَّتَهُ حَتَّى دَخَلَ عَلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ فَقَالَ " أَىْ سَعْدُ أَلَمْ تَسْمَعْ إِلَى مَا قَالَ أَبُو حُبَابٍ - يُرِيدُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ - قَالَ كَذَا وَكَذَا " . قَالَ اعْفُ عَنْهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاصْفَحْ فَوَاللَّهِ لَقَدْ أَعْطَاكَ اللَّهُ الَّذِي أَعْطَاكَ وَلَقَدِ اصْطَلَحَ أَهْلُ هَذِهِ الْبُحَيْرَةِ أَنْ يُتَوِّجُوهُ فَيُعَصِّبُوهُ بِالْعِصَابَةِ فَلَمَّا رَدَّ اللَّهُ ذَلِكَ بِالْحَقِّ الَّذِي أَعْطَاكَهُ شَرِقَ بِذَلِكَ فَذَلِكَ فَعَلَ بِهِ مَا رَأَيْتَ . فَعَفَا عَنْهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم .
IsnādNous ont rapporté Isḥāq ibn Ibrāhīm al-Ḥanẓalī, Muḥammad ibn Rāfiʿ et ʿAbd ibn Ḥumayd - et la formulation est d'ibn Rāfiʿ - : Ibn Rāfiʿ a dit : « Nous a rapporté » et les deux autres ont dit : « Nous a informés » ʿAbd al-Razzāq, qui a dit : « Nous a informés Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après ʿUrwa, qu'Usāma ibn Zayd l'a informé »
que le Prophète — qu'Allāh prie sur lui et lui donne la paix — monta un âne sellé d'une selle (ikāf) sous laquelle se trouvait une couverture en velours de Fadak (qaṭīfa fadakiyya), et il fit monter Usāma derrière lui, alors qu'il rendait visite à Saʿd ibn ʿUbāda chez les Banū al-Ḥārith ibn al-Khazraj, et cela avant la bataille de Badr. Il passa devant une assemblée où se trouvaient un mélange de musulmans, d'associateurs adorateurs d'idoles et de juifs, parmi lesquels ʿAbd Allāh ibn Ubayy, et dans l'assemblée se trouvait également ʿAbd Allāh ibn Rawāḥa. Lorsque la poussière soulevée par la monture enveloppa l'assemblée, ʿAbd Allāh ibn Ubayy couvrit son nez de son manteau, puis dit : « Ne nous couvrez pas de poussière. » Le Prophète — qu'Allāh prie sur lui et lui donne la paix — les salua, puis s'arrêta, descendit, les appela à Allah et leur récita le Coran. ʿAbd Allāh ibn Ubayy dit alors : « Ô homme, il n'y a rien de mieux que cela ; si ce que tu dis est vrai, alors ne viens pas nous importuner dans nos assemblées, retourne à ta demeure, et si quelqu'un des nôtres vient à toi, alors raconte-lui. » ʿAbd Allāh ibn Rawāḥa répondit : « Viens nous rejoindre dans nos assemblées, car nous aimons cela. » Alors les musulmans, les associateurs et les juifs se mirent à s'injurier mutuellement, au point qu'ils faillirent en venir aux mains. Le Prophète — qu'Allāh prie sur lui et lui donne la paix — ne cessa de les calmer, puis il monta sa monture et entra chez Saʿd ibn ʿUbāda, et dit : « Ô Saʿd, n'as-tu pas entendu ce qu'a dit Abū Ḥubāb ? » — il voulait dire ʿAbd Allāh ibn Ubayy — « Il a dit ceci et cela. » Saʿd répondit : « Pardonne-lui, ô Messager d'Allāh, et sois indulgent. Par Allāh, Allāh t'a donné ce qu'Il t'a donné ; les habitants de cette lagune (al-buḥayra) s'étaient mis d'accord pour le couronner et le ceindre du turban (al-ʿiṣāba), mais quand Allāh a repoussé cela par la vérité qu'Il t'a donnée, il en a été rempli de dépit, et c'est ce qui l'a poussé à agir comme tu l'as vu. » Alors le Prophète — qu'Allāh prie sur lui et lui donne la paix — lui pardonna.
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، حَدَّثَنَا حُجَيْنٌ، - يَعْنِي ابْنَ الْمُثَنَّى - حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، فِي هَذَا الإِسْنَادِ بِمِثْلِهِ وَزَادَ وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ عَبْدُ اللَّهِ .
Et cela était avant que ʿAbdullah n'embrasse l'islam.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى الْقَيْسِيُّ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قِيلَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَوْ أَتَيْتَ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ قَالَ فَانْطَلَقَ إِلَيْهِ وَرَكِبَ حِمَارًا وَانْطَلَقَ الْمُسْلِمُونَ وَهِيَ أَرْضٌ سَبِخَةٌ فَلَمَّا أَتَاهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ إِلَيْكَ عَنِّي فَوَاللَّهِ لَقَدْ آذَانِي نَتْنُ حِمَارِكَ . قَالَ فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ وَاللَّهِ لَحِمَارُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَطْيَبُ رِيحًا مِنْكَ - قَالَ - فَغَضِبَ لِعَبْدِ اللَّهِ رَجُلٌ مِنْ قَوْمِهِ - قَالَ - فَغَضِبَ لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا أَصْحَابُهُ - قَالَ - فَكَانَ بَيْنَهُمْ ضَرْبٌ بِالْجَرِيدِ وَبِالأَيْدِي وَبِالنِّعَالِ - قَالَ - فَبَلَغَنَا أَنَّهَا نَزَلَتْ فِيهِمْ { وَإِنْ طَائِفَتَانِ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ اقْتَتَلُوا فَأَصْلِحُوا بَيْنَهُمَا} .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Muḥammad ibn ʿAbd al-Aʿlā al-Qaysī, qui le tient d'al-Muʿtamir, d'après son père, d'après Anas ibn Mālik :
Il a dit : On dit au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : « Si tu allais trouver ʿAbd Allāh ibn Ubayy ? » Il (Anas) dit : Il se rendit donc chez lui, monté sur un âne, et les musulmans partirent avec lui, dans une terre saline. Lorsque le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) arriva auprès de lui, il (Ibn Ubayy) dit : « Éloigne-toi de moi ! Par Allah, tu m'as incommodé par la puanteur de ton âne. » (Anas) dit : Un homme des Anṣār (les Auxiliaires) dit alors : « Par Allah, l'âne du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) est d'une odeur plus agréable que la tienne. » (Il dit :) Un homme de son peuple (celui d'Ibn Ubayy) se fâcha pour (la défense de) ʿAbd Allāh. (Il dit :) Les compagnons de chacun d'eux se fâchèrent pour leur protégé. (Il dit :) Il y eut entre eux des coups de branches de palmier, des coups de mains et des coups de sandales. (Il dit :) Il nous est parvenu que (le verset suivant) fut révélé à leur sujet : « Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la paix entre eux » (Coran 49:9).
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ السَّعْدِيُّ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ، - يَعْنِي ابْنَ عُلَيَّةَ - حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، التَّيْمِيُّ حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ يَنْظُرُ لَنَا مَا صَنَعَ أَبُو جَهْلٍ " . فَانْطَلَقَ ابْنُ مَسْعُودٍ فَوَجَدَهُ قَدْ ضَرَبَهُ ابْنَا عَفْرَاءَ حَتَّى بَرَكَ - قَالَ - فَأَخَذَ بِلِحْيَتِهِ فَقَالَ آنْتَ أَبُو جَهْلٍ فَقَالَ وَهَلْ فَوْقَ رَجُلٍ قَتَلْتُمُوهُ - أَوْ قَالَ - قَتَلَهُ قَوْمُهُ قَالَ وَقَالَ أَبُو مِجْلَزٍ قَالَ أَبُو جَهْلٍ فَلَوْ غَيْرُ أَكَّارٍ قَتَلَنِي .
IsnādD'après ʿAlī ibn Ḥujr al-Saʿdī, qui a rapporté d'Ismāʿīl (c'est-à-dire Ibn ʿUlayya), qui a rapporté de Sulaymān al-Taymī, qui a rapporté d'Anas ibn Mālik :
Le Messager d'Allāh (paix et salut sur lui) a dit : « Qui peut aller voir ce qu'a fait Abū Jahl ? » Ibn Masʿūd partit donc et le trouva frappé par les deux fils de ʿAfrā' jusqu'à ce qu'il s'effondre. Il (Ibn Masʿūd) prit sa barbe et dit : « Es-tu Abū Jahl ? » Il répondit : « Y a-t-il quelqu'un au-dessus de l'homme que vous avez tué (ou : que son peuple a tué) ? » Abū Mijlaz a dit qu'Abū Jahl avait dit : « Si seulement un autre qu'un laboureur m'avait tué ! »
حَدَّثَنَا حَامِدُ بْنُ عُمَرَ الْبَكْرَاوِيُّ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، قَالَ سَمِعْتُ أَبِي يَقُولُ، حَدَّثَنَا أَنَسٌ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ يَعْلَمُ لِي مَا فَعَلَ أَبُو جَهْلٍ " . بِمِثْلِ حَدِيثِ ابْنِ عُلَيَّةَ وَقَوْلِ أَبِي مِجْلَزٍ كَمَا ذَكَرَهُ إِسْمَاعِيلُ .
IsnādNous a rapporté Ḥāmid ibn ʿUmar al-Bakrāwī, nous a rapporté Muʿtamir, a dit : j'ai entendu mon père dire, nous a rapporté Anas, a dit :
L'Envoyé d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « Qui peut me dire ce qu'a fait Abū Jahl ? » [Ce hadith est suivi de la mention :] de manière similaire au ḥadīth d'Ibn ʿUlayya et à la parole d'Abū Mijlaz, comme l'a rapporté Ismāʿīl.
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ الْحَنْظَلِيُّ، وَعَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْمِسْوَرِ، الزُّهْرِيُّ كِلاَهُمَا عَنِ ابْنِ عُيَيْنَةَ، - وَاللَّفْظُ لِلزُّهْرِيِّ - حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، سَمِعْتُ جَابِرًا، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ لِكَعْبِ بْنِ الأَشْرَفِ فَإِنَّهُ قَدْ آذَى اللَّهَ وَرَسُولَهُ " . فَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتُحِبُّ أَنْ أَقْتُلَهُ قَالَ " نَعَمْ " . قَالَ ائْذَنْ لِي فَلأَقُلْ قَالَ " قُلْ " . فَأَتَاهُ فَقَالَ لَهُ وَذَكَرَ مَا بَيْنَهُمَا وَقَالَ إِنَّ هَذَا الرَّجُلَ قَدْ أَرَادَ صَدَقَةً وَقَدْ عَنَّانَا . فَلَمَّا سَمِعَهُ قَالَ وَأَيْضًا وَاللَّهِ لَتَمَلُّنَّهُ . قَالَ إِنَّا قَدِ اتَّبَعْنَاهُ الآنَ وَنَكْرَهُ أَنْ نَدَعَهُ حَتَّى نَنْظُرَ إِلَى أَىِّ شَىْءٍ يَصِيرُ أَمْرُهُ - قَالَ - وَقَدْ أَرَدْتُ أَنْ تُسْلِفَنِي سَلَفًا قَالَ فَمَا تَرْهَنُنِي قَالَ مَا تُرِيدُ . قَالَ تَرْهَنُنِي نِسَاءَكُمْ قَالَ أَنْتَ أَجْمَلُ الْعَرَبِ أَنَرْهَنُكَ نِسَاءَنَا قَالَ لَهُ تَرْهَنُونِي أَوْلاَدَكُمْ . قَالَ يُسَبُّ ابْنُ أَحَدِنَا فَيُقَالُ رُهِنَ فِي وَسْقَيْنِ مِنْ تَمْرٍ . وَلَكِنْ نَرْهَنُكَ اللأْمَةَ - يَعْنِي السِّلاَحَ - قَالَ فَنَعَمْ . وَوَاعَدَهُ أَنْ يَأْتِيَهُ بِالْحَارِثِ وَأَبِي عَبْسِ بْنِ جَبْرٍ وَعَبَّادِ بْنِ بِشْرٍ قَالَ فَجَاءُوا فَدَعَوْهُ لَيْلاً فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ قَالَ سُفْيَانُ قَالَ غَيْرُ عَمْرٍو قَالَتْ لَهُ امْرَأَتُهُ إِنِّي لأَسْمَعُ صَوْتًا كَأَنَّهُ صَوْتُ دَمٍ قَالَ إِنَّمَا هَذَا مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ وَرَضِيعُهُ وَأَبُو نَائِلَةَ إِنَّ الْكَرِيمَ لَوْ دُعِيَ إِلَى طَعْنَةٍ لَيْلاً لأَجَابَ . قَالَ مُحَمَّدٌ إِنِّي إِذَا جَاءَ فَسَوْفَ أَمُدُّ يَدِي إِلَى رَأْسِهِ فَإِذَا اسْتَمْكَنْتُ مِنْهُ فَدُونَكُمْ قَالَ فَلَمَّا نَزَلَ نَزَلَ وَهُوَ مُتَوَشِّحٌ فَقَالُوا نَجِدُ مِنْكَ رِيحَ الطِّيبِ قَالَ نَعَمْ تَحْتِي فُلاَنَةُ هِيَ أَعْطَرُ نِسَاءِ الْعَرَبِ . قَالَ فَتَأْذَنُ لِي أَنْ أَشُمَّ مِنْهُ قَالَ نَعَمْ فَشُمَّ . فَتَنَاوَلَ فَشَمَّ ثُمَّ قَالَ أَتَأْذَنُ لِي أَنْ أَعُودَ قَالَ فَاسْتَمْكَنَ مِنْ رَأْسِهِ ثُمَّ قَالَ دُونَكُمْ . قَالَ فَقَتَلُوهُ .
IsnādNous a rapporté Isḥāq ibn Ibrāhīm al-Ḥanẓalī et ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Miswar al-Zuhrī, tous deux d’après Ibn ʿUyayna — et le texte est celui d’al-Zuhrī — : Nous a rapporté Sufyān, d’après ʿAmr : J’ai entendu Jābir dire
Le Messager d’Allāh (que la paix et la bénédiction d’Allāh soient sur lui) a dit : « Qui se charge de Ka‘b ibn al-Ashraf ? Car il a offensé Allāh et Son Messager. » Alors Muḥammad ibn Maslama dit : « Ô Messager d’Allāh, aimerais-tu que je le tue ? » Il répondit : « Oui. » Il dit : « Autorise-moi à dire (quelque chose). » Il dit : « Dis. » Il vint donc à lui, lui parla, évoqua ce qui était entre eux et dit : « Cet homme (le Prophète) a demandé une aumône (ṣadaqa) et il nous a causé de la peine. » Lorsque (Ka‘b) l’entendit, il dit : « Par Allāh, vous en aurez assez de lui ! » (Muḥammad) dit : « Nous l’avons maintenant suivi, et nous détestons le laisser avant de voir où aboutira sa situation. » Il ajouta : « J’ai voulu que tu me fasses un prêt. » (Ka‘b) dit : « Que me donneras-tu en gage ? » Il dit : « Ce que tu voudras. » Il dit : « Donnez-moi vos femmes en gage. » (Muḥammad) dit : « Tu es le plus beau des Arabes ; donnerions-nous nos femmes en gage ? » (Ka‘b) lui dit : « Alors donnez-moi vos enfants en gage. » Il dit : « Le fils de l’un de nous serait insulté, et on dirait : “Il a été mis en gage pour deux charges de dattes.” » Mais nous te donnerons en gage la lāmah — c’est-à-dire les armes. » (Ka‘b) dit : « Oui. » Et il lui fixa rendez-vous pour qu’il vienne avec al-Ḥārith, Abū ‘Abs ibn Jabr et ‘Abbād ibn Bishr. (Le narrateur) dit : « Ils vinrent, l’appelèrent de nuit, et il descendit vers eux. » Sufyān dit : « Un autre que ‘Amr a dit : Sa femme lui dit : “J’entends une voix comme une voix de sang.” Il dit : “Ce n’est que Muḥammad ibn Maslama, son nourrisson et Abū Nā’ila ; certes, un homme généreux, s’il est invité à une frappe de nuit, il répond.” » Muḥammad dit : « Quand il viendra, je vais tendre la main vers sa tête ; quand je l’aurai saisi, alors chargez-vous de lui. » (Le narrateur) dit : « Lorsqu’il descendit, il descendit enveloppé (dans un vêtement). Ils dirent : “Nous sentons de toi un parfum.” Il dit : “Oui, sous moi se trouve une telle, elle est la plus parfumée des femmes arabes.” (Muḥammad) dit : “M’autorises-tu à en sentir ?” Il dit : “Oui, sens.” Il tendit la main, sentit, puis dit : “M’autorises-tu à recommencer ?” Il dit : Il saisit alors sa tête, puis dit : “Chargez-vous de lui !” (Le narrateur) dit : « Alors ils le tuèrent. »
وَحَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، - يَعْنِي ابْنَ عُلَيَّةَ - عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ، بْنِ صُهَيْبٍ عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَزَا خَيْبَرَ قَالَ فَصَلَّيْنَا عِنْدَهَا صَلاَةَ الْغَدَاةِ بِغَلَسٍ فَرَكِبَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَرَكِبَ أَبُو طَلْحَةَ وَأَنَا رَدِيفُ أَبِي طَلْحَةَ فَأَجْرَى نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي زُقَاقِ خَيْبَرَ وَإِنَّ رُكْبَتِي لَتَمَسُّ فَخِذَ نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَانْحَسَرَ الإِزَارُ عَنْ فَخِذِ نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَإِنِّي لأَرَى بَيَاضَ فَخِذِ نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا دَخَلَ الْقَرْيَةَ قَالَ " اللَّهُ أَكْبَرُ خَرِبَتْ خَيْبَرُ إِنَّا إِذَا نَزَلْنَا بِسَاحَةِ قَوْمٍ فَسَاءَ صَبَاحُ الْمُنْذَرِينَ " . قَالَهَا ثَلاَثَ مِرَارٍ قَالَ وَقَدْ خَرَجَ الْقَوْمُ إِلَى أَعْمَالِهِمْ فَقَالُوا مُحَمَّدٌ - قَالَ عَبْدُ الْعَزِيزِ وَقَالَ بَعْضُ أَصْحَابِنَا - وَالْخَمِيسَ قَالَ وَأَصَبْنَاهَا عَنْوَةً .
IsnādD'après Zuhayr ibn Ḥarb, d'après Ismāʿīl, c'est-à-dire Ibn ʿUlayya, d'après ʿAbd al-ʿAzīz ibn Ṣuhayb, d'après Anas (qu'Allah l'agrée),
Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) fit l'expédition de Khaybar. Il dit : « Nous y fîmes la prière de l'aube alors qu'il faisait encore nuit noire. Puis le Prophète d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) monta en selle, Abū Ṭalḥa monta aussi, et j'étais en croupe derrière Abū Ṭalḥa. Le Prophète d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) fit trotter sa monture dans la ruelle de Khaybar, au point que mon genou touchait la cuisse du Prophète d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue), et le pagne se découvrit de sa cuisse, au point que je voyais la blancheur de la cuisse du Prophète d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue). Lorsqu'il entra dans la localité, il dit : « Allah est le plus grand ! Khaybar est dévastée ! Lorsque Nous descendons dans la cour d'un peuple, combien mauvais est le matin de ceux qui étaient avertis ! » Il répéta cela trois fois. Il dit : « Les gens étaient sortis vers leurs travaux et dirent : « Muḥammad ! » — ʿAbd al-ʿAzīz dit : « Et certains de nos compagnons dirent : « Et l'armée [du vendredi ?]. » Il dit : « Et nous la conquîmes par la force. »
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ كُنْتُ رِدْفَ أَبِي طَلْحَةَ يَوْمَ خَيْبَرَ وَقَدَمِي تَمَسُّ قَدَمَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَأَتَيْنَاهُمْ حِينَ بَزَغَتِ الشَّمْسُ وَقَدْ أَخْرَجُوا مَوَاشِيَهُمْ وَخَرَجُوا بِفُئُوسِهِمْ وَمَكَاتِلِهِمْ وَمُرُورِهِمْ فَقَالُوا مُحَمَّدٌ وَالْخَمِيسَ . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " خَرِبَتْ خَيْبَرُ إِنَّا إِذَا نَزَلْنَا بِسَاحَةِ قَوْمٍ فَسَاءَ صَبَاحُ الْمُنْذَرِينَ " . قَالَ فَهَزَمَهُمُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ .
IsnādAbū Bakr ibn Abī Shayba nous a rapporté, de ʿAffān, de Ḥammād ibn Salama, de Thābit, d’Anas (ibn Mālik), qui a dit :
« J’étais en croupe derrière Abū Ṭalḥa le jour de Khaybar, et mon pied touchait le pied du Messager d’Allāh (que la prière et la paix soient sur lui). Il dit : Nous arrivâmes chez eux au lever du soleil, alors qu’ils avaient fait sortir leurs bêtes, et ils étaient sortis avec leurs pioches, leurs paniers et leurs plantations. Ils dirent : “Muḥammad et l’armée (al-khamīs) !” Le Messager d’Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) dit : “Que Khaybar soit ruinée ! Lorsque Nous descendons dans la cour d’un peuple, mauvaise est l’aube de ceux qui ont été avertis !” Il dit : Allāh — qu’Il soit exalté et glorifié — les mit alors en déroute. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَإِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، قَالاَ أَخْبَرَنَا النَّضْرُ بْنُ شُمَيْلٍ، أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ لَمَّا أَتَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَيْبَرَ قَالَ " إِنَّا إِذَا نَزَلْنَا بِسَاحَةِ قَوْمٍ فَسَاءَ صَبَاحُ الْمُنْذَرِينَ " .
IsnādRapporté par Isḥāq ibn Ibrāhīm et Isḥāq ibn Manṣūr, tous deux ont dit : nous a informés al-Naḍr ibn Shumayl, nous a informés Shuʿba, d'après Qatāda, d'après Anas ibn Mālik, qui a dit :
Lorsque le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) arriva à Khaybar, il dit : « Lorsque nous descendons dans la cour d'un peuple, le matin de ceux qui ont été avertis est funeste. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبَّادٍ، - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ عَبَّادٍ - قَالاَ حَدَّثَنَا حَاتِمٌ، - وَهُوَ ابْنُ إِسْمَاعِيلَ - عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ، مَوْلَى سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ عَنْ سَلَمَةَ بْنِ الأَكْوَعِ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى خَيْبَرَ فَتَسَيَّرْنَا لَيْلاً فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ لِعَامِرِ بْنِ الأَكْوَعِ أَلاَ تُسْمِعُنَا مِنْ هُنَيْهَاتِكَ وَكَانَ عَامِرٌ رَجُلاً شَاعِرًا فَنَزَلَ يَحْدُو بِالْقَوْمِ يَقُولُ اللَّهُمَّ لَوْلاَ أَنْتَ مَا اهْتَدَيْنَا وَلاَ تَصَدَّقْنَا وَلاَ صَلَّيْنَا فَاغْفِرْ فِدَاءً لَكَ مَا اقْتَفَيْنَا وَثَبِّتِ الأَقْدَامَ إِنْ لاَقَيْنَا وَأَلْقِيَنْ سَكِينَةً عَلَيْنَا إِنَّا إِذَا صِيحَ بِنَا أَتَيْنَا وَبِالصِّيَاحِ عَوَّلُوا عَلَيْنَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ هَذَا السَّائِقُ " . قَالُوا عَامِرٌ . قَالَ " يَرْحَمُهُ اللَّهُ " . فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ وَجَبَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْلاَ أَمْتَعْتَنَا بِهِ . قَالَ فَأَتَيْنَا خَيْبَرَ فَحَصَرْنَاهُمْ حَتَّى أَصَابَتْنَا مَخْمَصَةٌ شَدِيدَةٌ ثُمَّ قَالَ " إِنَّ اللَّهَ فَتَحَهَا عَلَيْكُمْ " . قَالَ فَلَمَّا أَمْسَى النَّاسُ مَسَاءَ الْيَوْمِ الَّذِي فُتِحَتْ عَلَيْهِمْ أَوْقَدُوا نِيرَانًا كَثِيرَةً فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا هَذِهِ النِّيرَانُ عَلَى أَىِّ شَىْءٍ تُوقِدُونَ " . فَقَالُوا عَلَى لَحْمٍ . قَالَ " أَىُّ لَحْمٍ " . قَالُوا لَحْمُ حُمُرِ الإِنْسِيَّةِ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَهْرِيقُوهَا وَاكْسِرُوهَا " . فَقَالَ رَجُلٌ أَوْ يُهَرِيقُوهَا وَيَغْسِلُوهَا فَقَالَ " أَوْ ذَاكَ " . قَالَ فَلَمَّا تَصَافَّ الْقَوْمُ كَانَ سَيْفُ عَامِرٍ فِيهِ قِصَرٌ فَتَنَاوَلَ بِهِ سَاقَ يَهُودِيٍّ لِيَضْرِبَهُ وَيَرْجِعُ ذُبَابُ سَيْفِهِ فَأَصَابَ رُكْبَةَ عَامِرٍ فَمَاتَ مِنْهُ قَالَ فَلَمَّا قَفَلُوا قَالَ سَلَمَةُ وَهُوَ آخِذٌ بِيَدِي قَالَ فَلَمَّا رَآنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سَاكِتًا قَالَ " مَا لَكَ " . قُلْتُ لَهُ فِدَاكَ أَبِي وَأُمِّي زَعَمُوا أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ قَالَ " مَنْ قَالَهُ " . قُلْتُ فُلاَنٌ وَفُلاَنٌ وَأُسَيْدُ بْنُ حُضَيْرٍ الأَنْصَارِيُّ فَقَالَ " كَذَبَ مَنْ قَالَهُ إِنَّ لَهُ لأَجْرَيْنِ " . وَجَمَعَ بَيْنَ إِصْبَعَيْهِ " إِنَّهُ لَجَاهِدٌ مُجَاهِدٌ قَلَّ عَرَبِيٌّ مَشَى بِهَا مِثْلَهُ " . وَخَالَفَ قُتَيْبَةُ مُحَمَّدًا فِي الْحَدِيثِ فِي حَرْفَيْنِ وَفِي رِوَايَةِ ابْنِ عَبَّادٍ وَأَلْقِ سَكِينَةً عَلَيْنَا .
IsnādNous a rapporté Qutayba ibn Saʿīd et Muḥammad ibn ʿAbbād – la formulation est celle d’Ibn ʿAbbād – tous deux ont dit : nous a rapporté Ḥātim – et il s’agit d’Ibn Ismāʿīl – d’après Yazīd ibn Abī ʿUbayd, affranchi de Salama ibn al-Akwaʿ, d’après Salama ibn al-Akwaʿ,
Il (Salama ibn al-Akwaʿ) a dit : « Nous sortîmes avec l’Envoyé de Dieu (prière et salut sur lui) pour l’expédition de Khaybar, et nous voyageâmes de nuit. Un homme de la troupe dit à ʿĀmir ibn al-Akwaʿ : “Ne nous ferais-tu pas entendre quelques-uns de tes petits poèmes ?” Car ʿĀmir était un homme poète. Il descendit alors et se mit à faire avancer la troupe en chantant : “Ô Dieu ! Sans Toi nous n’aurions pas été guidés, nous n’aurions pas fait l’aumône ni prié. Pardonne donc, que nous nous rachetions pour Toi, ce que nous avons fait. Affermis nos pas si nous rencontrons (l’ennemi) et jette sur nous la sérénité. Certes, quand on nous appelle, nous accourons, et avec le cri ils se sont mis à nous appeler.” L’Envoyé de Dieu (prière et salut sur lui) demanda alors : “Qui est ce conducteur ?” Ils dirent : “ʿĀmir.” Il dit : “Que Dieu lui fasse miséricorde !” Un homme de la troupe dit alors : “Elle est obligatoire (la miséricorde), ô Envoyé de Dieu ! Si seulement tu nous avais permis de jouir de sa compagnie plus longtemps !” Puis il (Salama) dit : « Nous arrivâmes à Khaybar et nous les assiégeâmes jusqu’à ce qu’une très grande faim nous frappât. Ensuite, il (le Prophète) dit : “Dieu vous en a donné la victoire.” Il (Salama) dit : « Quand vint le soir du jour où elle leur avait été ouverte, ils allumèrent de nombreux feux. L’Envoyé de Dieu (prière et salut sur lui) dit : “Que sont ces feux ? Sur quoi allumez-vous ?” Ils dirent : “Sur de la viande.” Il dit : “Quelle viande ?” Ils dirent : “La viande des ânes domestiques.” L’Envoyé de Dieu (prière et salut sur lui) dit : “Renversez-la et brisez-la (les marmites).” Un homme dit : “Ou bien les renverser et les laver ?” Il dit : “Ou cela (aussi).” Il (Salama) dit : « Quand les troupes se mirent en rang, l’épée de ʿĀmir était courte. Il saisit avec elle la jambe d’un Juif pour le frapper, mais la pointe de son épée rebondit et frappa le genou de ʿĀmir lui-même, et il en mourut. Il (Salama) dit : « Quand ils revinrent (de l’expédition), Salama me dit – et il me tenait par la main – : « Quand l’Envoyé de Dieu (prière et salut sur lui) me vit silencieux, il dit : “Qu’as-tu ?” Je lui dis : “Que mon père et ma mère te soient rachetés ! Ils prétendent que l’œuvre de ʿĀmir a été rendue vaine.” Il dit : “Qui a dit cela ?” Je dis : “Un tel, un tel, et Usayd ibn Ḥudayr al-Anṣārī.” Il dit : “Celui qui a dit cela a menti. Il aura en vérité deux récompenses.” Et il joignit ses deux doigts (en disant) : “C’est un véridique et un combattant. Rare est un Arabe qui a marché sur elle (la terre) comme lui.” » Qutayba a contredit Muḥammad dans le hadith sur deux points, et dans la version d’Ibn ʿAbbād (le vers dit) : « Et jette sur nous la sérénité. »