حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّهُ كَانَ ابْنَ عَشْرِ سِنِينَ مَقْدَمَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ، فَكَانَ أُمَّهَاتِي يُوَاظِبْنَنِي عَلَى خِدْمَةِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَخَدَمْتُهُ عَشْرَ سِنِينَ، وَتُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا ابْنُ عِشْرِينَ سَنَةً، فَكُنْتُ أَعْلَمَ النَّاسِ بِشَأْنِ الْحِجَابِ حِينَ أُنْزِلَ، وَكَانَ أَوَّلَ مَا أُنْزِلَ فِي مُبْتَنَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِزَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ، أَصْبَحَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِهَا عَرُوسًا، فَدَعَا الْقَوْمَ فَأَصَابُوا مِنَ الطَّعَامِ، ثُمَّ خَرَجُوا وَبَقِيَ رَهْطٌ مِنْهُمْ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَطَالُوا الْمُكْثَ، فَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَخَرَجَ وَخَرَجْتُ مَعَهُ لِكَىْ يَخْرُجُوا، فَمَشَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَمَشَيْتُ، حَتَّى جَاءَ عَتَبَةَ حُجْرَةِ عَائِشَةَ، ثُمَّ ظَنَّ أَنَّهُمْ خَرَجُوا فَرَجَعَ وَرَجَعْتُ مَعَهُ، حَتَّى إِذَا دَخَلَ عَلَى زَيْنَبَ فَإِذَا هُمْ جُلُوسٌ لَمْ يَقُومُوا، فَرَجَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَرَجَعْتُ مَعَهُ، حَتَّى إِذَا بَلَغَ عَتَبَةَ حُجْرَةِ عَائِشَةَ، وَظَنَّ أَنَّهُمْ خَرَجُوا، فَرَجَعَ وَرَجَعْتُ مَعَهُ فَإِذَا هُمْ قَدْ خَرَجُوا فَضَرَبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنِي وَبَيْنَهُ بِالسِّتْرِ، وَأُنْزِلَ الْحِجَابُ.
IsnādNous a rapporté Yaḥyā ibn Bukayr, qui dit : m’a rapporté al-Layth, d’après ʿUqayl, d’après Ibn Shihāb (al-Zuhrī), qui dit : m’a informé Anas ibn Mālik – qu’Allah l’agrée – :
Il avait dix ans lors de l’arrivée du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) à Médine. Ses mères (ses nourrices ou les épouses du Prophète qu’il servait) l’incitaient assidûment à servir le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il le servit donc pendant dix ans. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) mourut alors qu’Anas avait vingt ans, et il était le plus savant des hommes au sujet du voile (ḥijāb) au moment où il fut révélé. La première révélation à ce sujet eut lieu lors du mariage du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avec Zaynab bint Jaḥsh. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva un matin auprès d’elle en tant qu’époux, invita les gens, et ils mangèrent de la nourriture. Puis ils sortirent, mais un groupe d’entre eux resta auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et prolongea leur séjour. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) se leva donc et sortit, et je sortis avec lui pour qu’ils sortent (à leur tour). Il marcha et je marchai avec lui jusqu’à atteindre le seuil de la chambre de ʿĀʾisha. Puis il pensa qu’ils étaient sortis, alors il revint et je revins avec lui. Lorsqu’il entra chez Zaynab, les voilà assis, ne s’étant pas levés. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint et je revins avec lui, jusqu’à atteindre le seuil de la chambre de ʿĀʾisha, et il pensa qu’ils étaient sortis. Il revint et je revins avec lui, et voilà qu’ils étaient sortis. Alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) suspendit un rideau entre moi et lui, et le verset du voile (ḥijāb) fut révélé.
حَدَّثَنَا عَلِيٌّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ وَتَزَوَّجَ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ " كَمْ أَصْدَقْتَهَا ". قَالَ وَزْنَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ. وَعَنْ حُمَيْدٍ سَمِعْتُ أَنَسًا قَالَ لَمَّا قَدِمُوا الْمَدِينَةَ نَزَلَ الْمُهَاجِرُونَ عَلَى الأَنْصَارِ فَنَزَلَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ عَلَى سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ فَقَالَ أُقَاسِمُكَ مَالِي وَأَنْزِلُ لَكَ عَنْ إِحْدَى امْرَأَتَىَّ. قَالَ بَارَكَ اللَّهُ لَكَ فِي أَهْلِكَ وَمَالِكَ. فَخَرَجَ إِلَى السُّوقِ فَبَاعَ وَاشْتَرَى فَأَصَابَ شَيْئًا مِنْ أَقِطٍ وَسَمْنٍ فَتَزَوَّجَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ ".
IsnādʿAlī nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, il a dit : Ḥumayd m'a rapporté qu'il a entendu Anas (qu'Allah l'agrée) dire :
Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) demanda à ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf, après qu'il eut épousé une femme des Anṣār : « Quel mahr (dot) lui as-tu versé ? » Il répondit : « Le poids d’un noyau (nawāh) en or. » Et d’après Ḥumayd, j’ai entendu Anas dire : Lorsqu’ils arrivèrent à Médine, les Muhājirūn (émigrés) descendirent chez les Anṣār (auxiliaires). ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf descendit chez Saʿd ibn ar-Rabīʿ, qui lui dit : « Je vais partager mes biens avec toi et te céder l’une de mes deux femmes. » Il répondit : « Qu’Allah bénisse ta famille et tes biens. » Puis il sortit au marché, acheta et vendit, et acquit un peu de fromage sec (aqiṭ) et de beurre clarifié (samn), puis se maria. Le Prophète (paix et bénédiction sur lui) lui dit alors : « Organise un repas de noces, ne serait-ce qu’avec un mouton. »
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ مَا أَوْلَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى شَىْءٍ مِنْ نِسَائِهِ، مَا أَوْلَمَ عَلَى زَيْنَبَ أَوْلَمَ بِشَاةٍ.
IsnādSulaymān ibn Ḥarb nous a rapporté, Ḥammād nous a rapporté, d'après Thābit, d'après Anas (qu'Allah l'agrée),
Il a dit : « Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) n'a donné de repas de noces (walīma) pour aucune de ses épouses comme il l'a fait pour Zaynab : il a donné un repas (comportant) un mouton. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، عَنْ عَبْدِ الْوَارِثِ، عَنْ شُعَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْتَقَ صَفِيَّةَ، وَتَزَوَّجَهَا وَجَعَلَ عِتْقَهَا صَدَاقَهَا، وَأَوْلَمَ عَلَيْهَا بِحَيْسٍ.
IsnādNous a rapporté Musaddad, d'après ʿAbd al-Wārith, d'après Shuʿayb, d'après Anas (qu'Allah l'agrée),
que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a affranchi Ṣafiyya (qu'Allah l'agrée), puis l'a épousée en faisant de son affranchissement sa dot (mahr), et a donné un repas de noces (walima) à base de ḥays (mélange de dattes, de beurre clarifié et de fromage sec).
حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ بَيَانٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا، يَقُولُ بَنَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِامْرَأَةٍ فَأَرْسَلَنِي فَدَعَوْتُ رِجَالاً إِلَى الطَّعَامِ.
IsnādNous a rapporté Mālik ibn Ismāʿīl, nous a rapporté Zuhayr, d’après Bayān, qui dit : « J’ai entendu Anas dire : »
Le Prophète (que la prière d’Allāh et Son salut soient sur lui) consomma son mariage avec une femme. Il m’envoya (moi, Anas) afin que j’invite des hommes au repas.
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ ثَابِتٍ، قَالَ ذُكِرَ تَزْوِيجُ زَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ عِنْدَ أَنَسٍ فَقَالَ مَا رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَوْلَمَ عَلَى أَحَدٍ مِنْ نِسَائِهِ مَا أَوْلَمَ عَلَيْهَا أَوْلَمَ بِشَاةٍ.
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Ḥammād ibn Zayd, d'après Thābit
Il a dit : « On mentionna le mariage de Zaynab bint Jaḥsh en présence d’Anas, qui dit : "Je n’ai jamais vu le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) donner un festin de noces pour aucune de ses épouses comme celui qu’il donna pour elle : il donna un festin avec un mouton." »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورِ ابْنِ صَفِيَّةَ، عَنْ أُمِّهِ، صَفِيَّةَ بِنْتِ شَيْبَةَ قَالَتْ أَوْلَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى بَعْضِ نِسَائِهِ بِمُدَّيْنِ مِنْ شَعِيرٍ.
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Muḥammad ibn Yūsuf, qui le tient de Sufyān, d'après Manṣūr ibn Ṣafiyya, d'après sa mère Ṣafiyya bint Shayba
Elle a dit : « Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a donné un repas de noces (walīma) pour l'une de ses épouses avec deux mudds (mesure de volume) d'orge. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا دُعِيَ أَحَدُكُمْ إِلَى الْوَلِيمَةِ فَلْيَأْتِهَا " .
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Yūsuf, nous a informés Mālik, d’après Nāfiʿ, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar — qu’Allah les agrée tous deux —
« Lorsque l’un d’entre vous est invité à un festin de noces (walīma), qu’il s’y rende. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي مَنْصُورٌ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فُكُّوا الْعَانِيَ، وَأَجِيبُوا الدَّاعِيَ، وَعُودُوا الْمَرِيضَ " .
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yaḥyā, d'après Sufyān, qui a dit : m'a rapporté Manṣūr, d'après Abū Wāʾil, d'après Abū Mūsā, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
Il a dit : « Délivrez le captif, répondez à l'invitation (du convive) et rendez visite au malade. »
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنِ الأَشْعَثِ، عَنْ مُعَاوِيَةَ بْنِ سُوَيْدٍ، قَالَ الْبَرَاءُ بْنُ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَمَرَنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِسَبْعٍ، وَنَهَانَا عَنْ سَبْعٍ، أَمَرَنَا بِعِيَادَةِ الْمَرِيضِ، وَاتِّبَاعِ الْجِنَازَةِ، وَتَشْمِيتِ الْعَاطِسِ، وَإِبْرَارِ الْقَسَمِ، وَنَصْرِ الْمَظْلُومِ، وَإِفْشَاءِ السَّلاَمِ، وَإِجَابَةِ الدَّاعِي، وَنَهَانَا عَنْ خَوَاتِيمِ الذَّهَبِ، وَعَنْ آنِيَةِ الْفِضَّةِ، وَعَنِ الْمَيَاثِرِ، وَالْقَسِّيَّةِ، وَالإِسْتَبْرَقِ وَالدِّيبَاجِ. تَابَعَهُ أَبُو عَوَانَةَ وَالشَّيْبَانِيُّ عَنْ أَشْعَثَ فِي إِفْشَاءِ السَّلاَمِ.
IsnādAl-Ḥasan b. al-Rabīʿ nous a rapporté, Abū l-Aḥwaṣ nous a rapporté, d'après al-Ashʿath, d'après Muʿāwiya b. Suwayd, al-Barāʾ b. ʿĀzib — qu'Allah les agrée — a dit :
Le Prophète — sur lui la paix et le salut — nous a ordonné sept choses et nous en a interdites sept. Il nous a ordonné : la visite du malade, suivre le convoi funèbre, répondre à l'éternuement (dire « Yarḥamuka Allāh »), exaucer le serment, secourir l'opprimé, propager la salutation (as-salām), et répondre à l'invitation. Et il nous a interdit : les bagues en or, les récipients en argent, les coussins de soie (al-mayāthir), les vêtements rayés (al-qassiyya), l'istabraq (brocart de soie épais) et le dībāj (brocart de soie fine). Abū ʿAwāna et al-Shaybānī ont suivi [cette version] d'après Ashʿath au sujet de la propagation de la salutation.
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ دَعَا أَبُو أُسَيْدٍ السَّاعِدِيُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي عُرْسِهِ، وَكَانَتِ امْرَأَتُهُ يَوْمَئِذٍ خَادِمَهُمْ وَهْىَ الْعَرُوسُ، قَالَ سَهْلٌ تَدْرُونَ مَا سَقَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْقَعَتْ لَهُ تَمَرَاتٍ مِنَ اللَّيْلِ، فَلَمَّا أَكَلَ سَقَتْهُ إِيَّاهُ.
IsnādQutayba ibn Saʿīd nous a rapporté, ʿAbd al-ʿAzīz ibn Abī Ḥāzim nous a rapporté, d'après Abū Ḥāzim, d'après Sahl ibn Saʿd,
Il a dit : « Abū Usayd al-Sāʿidī invita le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) à son mariage. Ce jour-là, sa femme était leur servante, et c'était la mariée. Sahl demanda : « Savez-vous ce qu'elle donna à boire au Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) ? Elle fit tremper pour lui des dattes pendant la nuit, puis, lorsqu'il eut mangé, elle lui en offrit. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رضى الله عنه أَنَّهُ كَانَ يَقُولُ شَرُّ الطَّعَامِ طَعَامُ الْوَلِيمَةِ يُدْعَى لَهَا الأَغْنِيَاءُ، وَيُتْرَكُ الْفُقَرَاءُ، وَمَنْ تَرَكَ الدَّعْوَةَ فَقَدْ عَصَى اللَّهَ وَرَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم.
Isnād« ʿAbd Allāh ibn Yūsuf nous a rapporté, Mālik nous a informés, d’après Ibn Šihāb, d’après al-Aʿraǧ, d’après Abū Hurayra (que Dieu l’agrée) »
Qu’il disait : « Le pire des repas est le repas de la noce (walīma) : on y invite les riches et on délaisse les pauvres. Quiconque délaisse l’invitation (sans excuse) a désobéi à Dieu et à Son Messager (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). »
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، عَنْ أَبِي حَمْزَةَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَوْ دُعِيتُ إِلَى كُرَاعٍ لأَجَبْتُ، وَلَوْ أُهْدِيَ إِلَىَّ ذِرَاعٌ لَقَبِلْتُ " .
IsnādNous a rapporté ʿAbdān, d'après Abū Ḥamza, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Ḥāzim, d'après Abū Hurayra, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
« Si j'étais invité à (manger) un pied (de mouton), j'accepterais l'invitation ; et si l'on m'offrait un avant-bras (en cadeau), je l'accepterais. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا الْحَجَّاجُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، قَالَ سَمِعْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَجِيبُوا هَذِهِ الدَّعْوَةَ إِذَا دُعِيتُمْ لَهَا " . قَالَ كَانَ عَبْدُ اللَّهِ يَأْتِي الدَّعْوَةَ فِي الْعُرْسِ وَغَيْرِ الْعُرْسِ وَهْوَ صَائِمٌ.
IsnādNous a raconté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh ibn Ibrāhīm, nous a raconté al-Ḥajjāj ibn Muḥammad, a dit : a dit Ibn Jurayj, m’a informé Mūsā ibn ʿUqba, d’après Nāfiʿ, a dit : j’ai entendu ʿAbd Allāh ibn ʿUmar (qu’Allah les agrée) dire
Le Messager d’Allāh (ṣalla llāhu ʿalayhi wa-sallam) a dit : « Répondez à cette invitation lorsque vous y êtes conviés. » (Le rapporteur Nāfiʿ) a dit : ʿAbd Allāh (ibn ʿUmar) se rendait aux invitations, qu’il s’agisse d’un mariage ou d’autre chose, même lorsqu’il jeûnait.
حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ الْمُبَارَكِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَبْصَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءً وَصِبْيَانًا مُقْبِلِينَ مِنْ عُرْسٍ، فَقَامَ مُمْتَنًّا فَقَالَ " اللَّهُمَّ أَنْتُمْ مِنْ أَحَبِّ النَّاسِ إِلَىَّ " .
IsnādNous a rapporté ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Mubārak, nous a rapporté ʿAbd al-Wārith, nous a rapporté ʿAbd al-ʿAzīz ibn Ṣuhayb, d'après Anas ibn Mālik (qu'Allah l'agrée) :
Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) aperçut des femmes et des enfants qui revenaient d'une noce. Il se leva, debout en signe d'honneur, et dit : « Ô Allah ! Vous êtes parmi les personnes que j'aime le plus. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ، زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا اشْتَرَتْ نُمْرُقَةً فِيهَا تَصَاوِيرُ، فَلَمَّا رَآهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَامَ عَلَى الْبَابِ فَلَمْ يَدْخُلْ، فَعَرَفْتُ فِي وَجْهِهِ الْكَرَاهِيَةَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَتُوبُ إِلَى اللَّهِ وَإِلَى رَسُولِهِ، مَاذَا أَذْنَبْتُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا بَالُ هَذِهِ النِّمْرِقَةِ ". قَالَتْ فَقُلْتُ اشْتَرَيْتُهَا لَكَ لِتَقْعُدَ عَلَيْهَا وَتَوَسَّدَهَا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ أَصْحَابَ هَذِهِ الصُّوَرِ يُعَذَّبُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، وَيُقَالُ لَهُمْ أَحْيُوا مَا خَلَقْتُمْ ". وَقَالَ " إِنَّ الْبَيْتَ الَّذِي فِيهِ الصُّوَرُ لاَ تَدْخُلُهُ الْمَلاَئِكَةُ ".
IsnādD'après Ismāʿīl, qui a dit : Mālik m'a raconté, d'après Nāfiʿ, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après ʿĀʾisha, l'épouse du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Elle avait acheté un coussin sur lequel se trouvaient des images (représentations de créatures animées). Lorsque le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) l'a vu, il s'est arrêté à la porte et n'est pas entré. J'ai reconnu sur son visage la réprobation. J'ai dit : « Ô Messager de Dieu ! Je me repens devant Dieu et devant Son Messager ; quelle faute ai-je commise ? » Le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « Qu'est-ce que ce coussin ? » Elle dit : « Je l'ai acheté pour toi, afin que tu t'assoies dessus et que tu t'en serves comme oreiller. » Alors le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « Les auteurs de ces images seront châtiés le Jour de la Résurrection, et on leur dira : "Rendez la vie à ce que vous avez créé." » Et il a dit : « La maison dans laquelle se trouvent des images, les anges n'y entrent pas. »
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلٍ، قَالَ لَمَّا عَرَّسَ أَبُو أُسَيْدٍ السَّاعِدِيُّ دَعَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابَهُ، فَمَا صَنَعَ لَهُمْ طَعَامًا وَلاَ قَرَّبَهُ إِلَيْهِمْ إِلاَّ امْرَأَتُهُ أُمُّ أُسَيْدٍ، بَلَّتْ تَمَرَاتٍ فِي تَوْرٍ مِنْ حِجَارَةٍ مِنَ اللَّيْلِ، فَلَمَّا فَرَغَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنَ الطَّعَامِ أَمَاثَتْهُ لَهُ فَسَقَتْهُ، تُتْحِفُهُ بِذَلِكَ.
IsnādNous a rapporté Saʿīd ibn Abī Maryam, nous a rapporté Abū Ghassān, a dit : m'a rapporté Abū Ḥāzim, d'après Sahl
Il a dit : « Lorsque Abū Usayd al-Sāʿidī se maria, il invita le Prophète (Ṣalla Llāhu ʿalayhi wa sallam - qu'Allah prie sur lui et le salue) et ses compagnons. Ce ne fut ni lui qui leur prépara le repas ni lui qui le leur servit, mais sa femme, Umm Usayd. Elle avait fait tremper des dattes pendant la nuit dans un récipient de pierre. Lorsque le Prophète (Ṣalla Llāhu ʿalayhi wa sallam) eut fini de manger, elle les écrasa pour lui et l'en abreuve, lui offrant cela en présent. »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْقَارِيُّ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، قَالَ سَمِعْتُ سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ، أَنَّ أَبَا أُسَيْدٍ السَّاعِدِيَّ، دَعَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لِعُرْسِهِ، فَكَانَتِ امْرَأَتُهُ خَادِمَهُمْ يَوْمَئِذٍ وَهْىَ الْعَرُوسُ، فَقَالَتْ أَوْ قَالَ أَتَدْرُونَ مَا أَنْقَعَتْ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْقَعَتْ لَهُ تَمَرَاتٍ مِنَ اللَّيْلِ فِي تَوْرٍ.
IsnādD'après Yaḥyā ibn Bukayr, d'après Yaʿqūb ibn ʿAbd ar-Raḥmān al-Qārī, d'après Abū Ḥāzim, qui a dit: J'ai entendu Sahl ibn Saʿd [rapporter] qu'Abū Usayd as-Sāʿidī a invité le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) pour son mariage.
Sa femme était leur servante ce jour-là, et c'était la mariée. Elle – ou bien il (le rapporteur) dit : « Savez-vous ce que j'ai fait tremper pour le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) ? Je lui ai fait tremper des dattes pendant la nuit dans un petit vase en cuivre. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْمَرْأَةُ كَالضِّلَعِ، إِنْ أَقَمْتَهَا كَسَرْتَهَا، وَإِنِ اسْتَمْتَعْتَ بِهَا اسْتَمْتَعْتَ بِهَا وَفِيهَا عِوَجٌ " .
IsnādNous a rapporté ʿAbd al-ʿAzīz ibn ʿAbd Allāh, qui dit : m'a rapporté Mālik, d'après Abū al-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a dit :
« La femme est comme une côte : si tu essaies de la redresser, tu la brises ; et si tu jouis d'elle, tu en jouis alors qu'elle a une courbure. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا حُسَيْنٌ الْجُعْفِيُّ، عَنْ زَائِدَةَ، عَنْ مَيْسَرَةَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ كَانَ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ فَلاَ يُؤْذِي جَارَهُ " . وَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا فَإِنَّهُنَّ خُلِقْنَ مِنْ ضِلَعٍ وَإِنَّ أَعْوَجَ شَيْءٍ فِي الضِّلَعِ أَعْلَاهُ فَإِنْ ذَهَبْتَ تُقِيمُهُ كَسَرْتَهُ وَإِنْ تَرَكْتَهُ لَمْ يَزَلْ أَعْوَجَ فَاسْتَوْصُوا بِالنِّسَاءِ خَيْرًا
IsnādIshāq ibn Naṣr nous a raconté, Ḥusayn al-Juʿfī nous a raconté, d'après Zāʾida, d'après Maysara, d'après Abū Ḥāzim, d'après Abū Hurayra, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
« Quiconque croit en Allah et au Jour Dernier, qu'il ne nuise pas à son voisin. Et recommandez-vous mutuellement les femmes avec bonté, car elles ont été créées d'une côte ; et la partie la plus recourbée de la côte est la plus haute. Si tu entreprends de la redresser, tu la brises ; et si tu la laisses, elle reste toujours recourbée. Recommandez-vous donc les femmes avec bonté. »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كُنَّا نَتَّقِي الْكَلاَمَ وَالاِنْبِسَاطَ إِلَى نِسَائِنَا عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَيْبَةَ أَنْ يُنْزَلَ فِينَا شَىْءٌ فَلَمَّا تُوُفِّيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم تَكَلَّمْنَا وَانْبَسَطْنَا.
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allah les agrée tous deux)
Il a dit : « Nous évitions de parler et de nous montrer décontractés avec nos épouses à l'époque du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui), par crainte qu'une révélation ne descende à notre sujet. Puis, lorsque le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) mourut, nous parlâmes et nous nous montrâmes décontractés. »
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " كُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ، فَالإِمَامُ رَاعٍ وَهْوَ مَسْئُولٌ وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِهِ وَهْوَ مَسْئُولٌ وَالْمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ عَلَى بَيْتِ زَوْجِهَا وَهْىَ مَسْئُولَةٌ، وَالْعَبْدُ رَاعٍ عَلَى مَالِ سَيِّدِهِ وَهُوَ مَسْئُولٌ، أَلاَ فَكُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ " .
IsnādAbū al-Nuʿmān nous a rapporté, Ḥammād ibn Zayd nous a rapporté, d'après Ayyūb, d'après Nāfiʿ, d'après ʿAbd Allāh (ibn ʿUmar)
Le Prophète (Sur lui la paix et le salut) a dit : « Chacun de vous est un berger (gardien, responsable) et chacun de vous est responsable de son troupeau. L'imam (le dirigeant) est un berger et il est responsable ; l'homme est un berger pour sa famille et il est responsable ; la femme est une bergère dans la maison de son mari et elle est responsable ; le serviteur est un berger pour les biens de son maître et il est responsable. Certes, chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. »
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَعَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، قَالاَ أَخْبَرَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ جَلَسَ إِحْدَى عَشْرَةَ امْرَأَةً، فَتَعَاهَدْنَ وَتَعَاقَدْنَ أَنْ لاَ يَكْتُمْنَ مِنْ أَخْبَارِ أَزْوَاجِهِنَّ شَيْئًا. قَالَتِ الأُولَى زَوْجِي لَحْمُ جَمَلٍ، غَثٌّ عَلَى رَأْسِ جَبَلٍ، لاَ سَهْلٍ فَيُرْتَقَى، وَلاَ سَمِينٍ فَيُنْتَقَلُ. قَالَتِ الثَّانِيَةُ زَوْجِي لاَ أَبُثُّ خَبَرَهُ، إِنِّي أَخَافُ أَنْ لاَ أَذَرَهُ، إِنْ أَذْكُرْهُ أَذْكُرْ عُجَرَهُ وَبُجَرَهُ. قَالَتِ الثَّالِثَةُ زَوْجِي الْعَشَنَّقُ، إِنْ أَنْطِقْ أُطَلَّقْ وَإِنْ أَسْكُتْ أُعَلَّقْ. قَالَتِ الرَّابِعَةُ زَوْجِي كَلَيْلِ تِهَامَةَ، لاَ حَرٌّ، وَلاَ قُرٌّ، وَلاَ مَخَافَةَ، وَلاَ سَآمَةَ. قَالَتِ الْخَامِسَةُ زَوْجِي إِنْ دَخَلَ فَهِدَ، وَإِنْ خَرَجَ أَسِدَ، وَلاَ يَسْأَلُ عَمَّا عَهِدَ. قَالَتِ السَّادِسَةُ زَوْجِي إِنْ أَكَلَ لَفَّ، وَإِنْ شَرِبَ اشْتَفَّ، وَإِنِ اضْطَجَعَ الْتَفَّ، وَلاَ يُولِجُ الْكَفَّ لِيَعْلَمَ الْبَثَّ، قَالَتِ السَّابِعَةُ زَوْجِي غَيَايَاءُ أَوْ عَيَايَاءُ طَبَاقَاءُ، كُلُّ دَاءٍ لَهُ دَاءٌ، شَجَّكِ أَوْ فَلَّكِ أَوْ جَمَعَ كُلاًّ لَكِ. قَالَتِ الثَّامِنَةُ زَوْجِي الْمَسُّ مَسُّ أَرْنَبٍ، وَالرِّيحُ رِيحُ زَرْنَبٍ. قَالَتِ التَّاسِعَةُ زَوْجِي رَفِيعُ الْعِمَادِ، طَوِيلُ النِّجَادِ، عَظِيمُ الرَّمَادِ، قَرِيبُ الْبَيْتِ مِنَ النَّادِ. قَالَتِ الْعَاشِرَةُ زَوْجِي مَالِكٌ وَمَا مَالِكٌ، مَالِكٌ خَيْرٌ مِنْ ذَلِكِ، لَهُ إِبِلٌ كَثِيرَاتُ الْمَبَارِكِ قَلِيلاَتُ الْمَسَارِحِ، وَإِذَا سَمِعْنَ صَوْتَ الْمِزْهَرِ أَيْقَنَّ أَنَّهُنَّ هَوَالِكُ. قَالَتِ الْحَادِيَةَ عَشْرَةَ زَوْجِي أَبُو زَرْعٍ فَمَا أَبُو زَرْعٍ أَنَاسَ مِنْ حُلِيٍّ أُذُنَىَّ، وَمَلأَ مِنْ شَحْمٍ عَضُدَىَّ، وَبَجَّحَنِي فَبَجِحَتْ إِلَىَّ نَفْسِي، وَجَدَنِي فِي أَهْلِ غُنَيْمَةٍ بِشِقٍّ، فَجَعَلَنِي فِي أَهْلِ صَهِيلٍ وَأَطِيطٍ وَدَائِسٍ وَمُنَقٍّ، فَعِنْدَهُ أَقُولُ فَلاَ أُقَبَّحُ وَأَرْقُدُ فَأَتَصَبَّحُ، وَأَشْرَبُ فَأَتَقَنَّحُ، أُمُّ أَبِي زَرْعٍ فَمَا أُمُّ أَبِي زَرْعٍ عُكُومُهَا رَدَاحٌ، وَبَيْتُهَا فَسَاحٌ، ابْنُ أَبِي زَرْعٍ، فَمَا ابْنُ أَبِي زَرْعٍ مَضْجِعُهُ كَمَسَلِّ شَطْبَةٍ، وَيُشْبِعُهُ ذِرَاعُ الْجَفْرَةِ، بِنْتُ أَبِي زَرْعٍ فَمَا بِنْتُ أَبِي زَرْعٍ طَوْعُ أَبِيهَا، وَطَوْعُ أُمِّهَا، وَمِلْءُ كِسَائِهَا، وَغَيْظُ جَارَتِهَا، جَارِيَةُ أَبِي زَرْعٍ، فَمَا جَارِيَةُ أَبِي زَرْعٍ لاَ تَبُثُّ حَدِيثَنَا تَبْثِيثًا، وَلاَ تُنَقِّثُ مِيرَتَنَا تَنْقِيثًا، وَلاَ تَمْلأُ بَيْتَنَا تَعْشِيشًا، قَالَتْ خَرَجَ أَبُو زَرْعٍ وَالأَوْطَابُ تُمْخَضُ، فَلَقِيَ امْرَأَةً مَعَهَا وَلَدَانِ لَهَا كَالْفَهْدَيْنِ يَلْعَبَانِ مِنْ تَحْتِ خَصْرِهَا بِرُمَّانَتَيْنِ، فَطَلَّقَنِي وَنَكَحَهَا، فَنَكَحْتُ بَعْدَهُ رَجُلاً سَرِيًّا، رَكِبَ شَرِيًّا وَأَخَذَ خَطِّيًّا وَأَرَاحَ عَلَىَّ نَعَمًا ثَرِيًّا، وَأَعْطَانِي مِنْ كُلِّ رَائِحَةٍ زَوْجًا وَقَالَ كُلِي أُمَّ زَرْعٍ، وَمِيرِي أَهْلَكِ. قَالَتْ فَلَوْ جَمَعْتُ كُلَّ شَىْءٍ أَعْطَانِيهِ مَا بَلَغَ أَصْغَرَ آنِيَةِ أَبِي زَرْعٍ. قَالَتْ عَائِشَةُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كُنْتُ لَكِ كَأَبِي زَرْعٍ لأُمِّ زَرْعٍ " . قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ قَالَ سَعِيدُ بْنُ سَلَمَةَ عَنْ هِشَامٍ وَلاَ تُعَشِّشُ بَيْتَنَا تَعْشِيشًا. قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ قَالَ بَعْضُهُمْ فَأَتَقَمَّحُ. بِالْمِيمِ، وَهَذَا أَصَحُّ.
IsnādSulaymān ibn ʿAbd al-Raḥmān et ʿAlī ibn Ḥujr nous ont rapporté, tous deux ont dit : ʿĪsā ibn Yūnus nous a informés, Hishām ibn ʿUrwa nous a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUrwa, d'après ʿUrwa, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée), qui a dit :
Onze femmes se réunirent et se promirent mutuellement de ne rien cacher des récits concernant leurs maris. La première dit : « Mon mari est comme la viande d'un chameau maigre sur le sommet d'une montagne : ni facile à escalader, ni assez gras pour être transporté. » La deuxième dit : « Je ne divulgue pas l'histoire de mon mari, car je crains de ne pouvoir l'abandonner. Si je parle de lui, je ne ferai que mentionner ses défauts et ses tares. » La troisième dit : « Mon mari est un homme grand et gros ; si je parle, je suis divorcée ; si je me tais, je suis laissée en suspens. » La quatrième dit : « Mon mari est comme la nuit de Tihāma : ni chaud, ni froid, ni crainte, ni ennui. » La cinquième dit : « Mon mari, quand il entre, il est comme une panthère (doux et calme) ; quand il sort, il est comme un lion (puissant et redoutable) ; il ne s'informe pas de ce qui a été confié. » La sixième dit : « Mon mari, s'il mange, il avale tout ; s'il boit, il épuise tout ; s'il se couche, il se replie sur lui-même ; il ne met pas sa main pour connaître la détresse (de sa femme). » La septième dit : « Mon mari est un lourdaud ignorant, un muet débile, chaque maladie qu'il a est une maladie ; il te frappe la tête, il te brise, ou il rassemble tout cela contre toi. » La huitième dit : « Mon mari, au toucher, est comme un lièvre (doux) ; son odeur est comme celle du zarnab (plante aromatique). » La neuvième dit : « Mon mari est un homme au pilier élevé (noble et hautain), à la longue épée, au grand feu (hospitalier), sa maison est proche du lieu de réunion (généreux et accessible). » La dixième dit : « Mon mari est Mālik, et qu'est-ce que Mālik ? Mālik est meilleur que cela : il a des chamelles nombreuses aux stations d'accroupissement, et peu aux pâturages ; et quand elles entendent le son du mizhar (instrument de musique), elles savent qu'elles sont perdues (par la générosité de leur maître). » La onzième dit : « Mon mari est Abū Zarʿ ; et qu'est-ce qu'Abū Zarʿ ? Il a paré mes oreilles de bijoux, a rempli mes bras de graisse, m'a rendue fière et mon âme s'est réjouie en moi. Il m'a trouvée parmi des gens de petits troupeaux de moutons, dans une vallée, et il m'a élevée parmi des gens de chevaux hennissants et de chameaux grognants, de batteurs de grains et de vanneries. Auprès de lui, je parle sans être rabaissée ; je dors et je me réveille le matin ; je bois et je m'abreuve complètement. Quant à la mère d'Abū Zarʿ (ma belle-mère) : qu'est-elle ? Ses outres sont grosses et remplies, sa maison est spacieuse. Quant au fils d'Abū Zarʿ : qu'est-il ? Son lit de repos est comme une lame dégainée, et une épaule de jeune chèvre le rassasie. Quant à la fille d'Abū Zarʿ : qu'est-elle ? Elle est obéissante à son père et à sa mère, elle remplit son vêtement, et elle est la jalousie de sa voisine. Quant à la servante d'Abū Zarʿ : qu'est-elle ? Elle ne divulgue pas nos affaires excessivement, elle ne gaspille pas nos provisions, et elle ne remplit pas notre maison de désordre. » Puis elle dit : « Abū Zarʿ sortit alors que les outres de lait étaient en train d'être battues pour le beurre ; il rencontra une femme ayant deux enfants comme deux guépards, qui jouaient avec deux grenades sous sa taille. Il me divorça et l'épousa. Après lui, j'épousai un homme noble, qui montait un bon cheval, tenait une lance khaṭṭī (lance faite de bambou du Khaṭṭ), et faisait paître pour moi des troupeaux abondants. Il me donna de chaque bête un couple, et dit : « Mange, ô Umm Zarʿ, et approvisionne tes gens. » Elle dit : « Si j'avais rassemblé tout ce qu'il m'a donné, cela n'aurait pas atteint le plus petit récipient d'Abū Zarʿ. » ʿĀʾisha dit : « Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit : « J'étais pour toi comme Abū Zarʿ pour Umm Zarʿ. » » Abū ʿAbd Allāh (al-Bukhārī) dit : Saʿīd ibn Salama a rapporté d'après Hishām : « ... et elle ne remplit pas notre maison de désordre. » Abū ʿAbd Allāh a dit : « Certains disent « fa-ataqammahu » avec un mīm, et ceci est plus correct. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كَانَ الْحَبَشُ يَلْعَبُونَ بِحِرَابِهِمْ، فَسَتَرَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا أَنْظُرُ، فَمَا زِلْتُ أَنْظُرُ حَتَّى كُنْتُ أَنَا أَنْصَرِفُ فَاقْدُرُوا قَدْرَ الْجَارِيَةِ الْحَدِيثَةِ السِّنِّ تَسْمَعُ اللَّهْوَ.
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, nous a rapporté Hishām, nous a informé Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après ʿUrwa, d'après ʿĀʾisha
Elle a dit : « Les Abyssins jouaient avec leurs lances, et le Messager d’Allāh (ṣallā llāhu ʿalayhi wa-sallam, paix et bénédiction sur lui) me cachait [de son corps] pendant que je regardais. Je n’ai cessé de regarder jusqu’à ce que ce soit moi qui parte. Estimez donc [l’âge] d’une jeune fille novice [en âge] qui écoute le divertissement. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمْ أَزَلْ حَرِيصًا أَنْ أَسْأَلَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ عَنِ الْمَرْأَتَيْنِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَيْنِ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} حَتَّى حَجَّ وَحَجَجْتُ مَعَهُ، وَعَدَلَ وَعَدَلْتُ مَعَهُ بِإِدَاوَةٍ، فَتَبَرَّزَ، ثُمَّ جَاءَ فَسَكَبْتُ عَلَى يَدَيْهِ مِنْهَا فَتَوَضَّأَ فَقُلْتُ لَهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ مَنِ الْمَرْأَتَانِ مِنْ أَزْوَاجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم اللَّتَانِ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ فَقَدْ صَغَتْ قُلُوبُكُمَا} قَالَ وَاعَجَبًا لَكَ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ، هُمَا عَائِشَةُ وَحَفْصَةُ. ثُمَّ اسْتَقْبَلَ عُمَرُ الْحَدِيثَ يَسُوقُهُ قَالَ كُنْتُ أَنَا وَجَارٌ لِي مِنَ الأَنْصَارِ فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ، وَهُمْ مِنْ عَوَالِي الْمَدِينَةِ، وَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَيَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا، فَإِذَا نَزَلْتُ جِئْتُهُ بِمَا حَدَثَ مِنْ خَبَرِ ذَلِكَ الْيَوْمِ مِنَ الْوَحْىِ أَوْ غَيْرِهِ، وَإِذَا نَزَلَ فَعَلَ مِثْلَ ذَلِكَ، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ، فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى الأَنْصَارِ إِذَا قَوْمٌ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَطَفِقَ نِسَاؤُنَا يَأْخُذْنَ مِنْ أَدَبِ نِسَاءِ الأَنْصَارِ، فَصَخِبْتُ عَلَى امْرَأَتِي فَرَاجَعَتْنِي فَأَنْكَرْتُ أَنْ تُرَاجِعَنِي قَالَتْ وَلِمَ تُنْكِرُ أَنْ أُرَاجِعَكَ فَوَاللَّهِ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لَيُرَاجِعْنَهُ، وَإِنَّ إِحْدَاهُنَّ لَتَهْجُرُهُ الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ. فَأَفْزَعَنِي ذَلِكَ وَقُلْتُ لَهَا وَقَدْ خَابَ مَنْ فَعَلَ ذَلِكَ مِنْهُنَّ. ثُمَّ جَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي فَنَزَلْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لَهَا أَىْ حَفْصَةُ أَتُغَاضِبُ إِحْدَاكُنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم الْيَوْمَ حَتَّى اللَّيْلِ قَالَتْ نَعَمْ. فَقُلْتُ قَدْ خِبْتِ وَخَسِرْتِ، أَفَتَأْمَنِينَ أَنْ يَغْضَبَ اللَّهُ لِغَضَبِ رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَتَهْلِكِي لاَ تَسْتَكْثِرِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَلاَ تُرَاجِعِيهِ فِي شَىْءٍ، وَلاَ تَهْجُرِيهِ، وَسَلِينِي مَا بَدَا لَكِ، وَلاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ أَوْضَأَ مِنْكِ، وَأَحَبَّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ـ يُرِيدُ عَائِشَةَ ـ قَالَ عُمَرُ وَكُنَّا قَدْ تَحَدَّثْنَا أَنَّ غَسَّانَ تُنْعِلُ الْخَيْلَ لِغَزْوِنَا، فَنَزَلَ صَاحِبِي الأَنْصَارِيُّ يَوْمَ نَوْبَتِهِ، فَرَجَعَ إِلَيْنَا عِشَاءً فَضَرَبَ بَابِي ضَرْبًا شَدِيدًا وَقَالَ أَثَمَّ هُوَ فَفَزِعْتُ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ، فَقَالَ قَدْ حَدَثَ الْيَوْمَ أَمْرٌ عَظِيمٌ. قُلْتُ مَا هُوَ، أَجَاءَ غَسَّانُ قَالَ لاَ بَلْ أَعْظَمُ مِنْ ذَلِكَ وَأَهْوَلُ، طَلَّقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ. فَقُلْتُ خَابَتْ حَفْصَةُ وَخَسِرَتْ، قَدْ كُنْتُ أَظُنُّ هَذَا يُوشِكُ أَنْ يَكُونَ، فَجَمَعْتُ عَلَىَّ ثِيَابِي فَصَلَّيْتُ صَلاَةَ الْفَجْرِ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مَشْرُبَةً لَهُ، فَاعْتَزَلَ فِيهَا، وَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَإِذَا هِيَ تَبْكِي فَقُلْتُ مَا يُبْكِيكِ أَلَمْ أَكُنْ حَذَّرْتُكِ هَذَا أَطَلَّقَكُنَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لاَ أَدْرِي هَا هُوَ ذَا مُعْتَزِلٌ فِي الْمَشْرُبَةِ. فَخَرَجْتُ فَجِئْتُ إِلَى الْمِنْبَرِ فَإِذَا حَوْلَهُ رَهْطٌ يَبْكِي بَعْضُهُمْ، فَجَلَسْتُ مَعَهُمْ قَلِيلاً ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ، فَجِئْتُ الْمَشْرُبَةَ الَّتِي فِيهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ لِغُلاَمٍ لَهُ أَسْوَدَ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ. فَدَخَلَ الْغُلاَمُ فَكَلَّمَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ كَلَّمْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَذَكَرْتُكَ لَهُ، فَصَمَتَ. فَانْصَرَفْتُ حَتَّى جَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ فَقُلْتُ لِلْغُلاَمِ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ. فَدَخَلَ ثُمَّ رَجَعَ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ. فَرَجَعْتُ فَجَلَسْتُ مَعَ الرَّهْطِ الَّذِينَ عِنْدَ الْمِنْبَرِ، ثُمَّ غَلَبَنِي مَا أَجِدُ فَجِئْتُ الْغُلاَمَ فَقُلْتُ اسْتَأْذِنْ لِعُمَرَ. فَدَخَلَ ثُمَّ رَجَعَ إِلَىَّ فَقَالَ قَدْ ذَكَرْتُكَ لَهُ فَصَمَتَ. فَلَمَّا وَلَّيْتُ مُنْصَرِفًا ـ قَالَ ـ إِذَا الْغُلاَمُ يَدْعُونِي فَقَالَ قَدْ أَذِنَ لَكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلْتُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا هُوَ مُضْطَجِعٌ عَلَى رِمَالِ حَصِيرٍ، لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ فِرَاشٌ، قَدْ أَثَّرَ الرِّمَالُ بِجَنْبِهِ مُتَّكِئًا عَلَى وِسَادَةٍ مِنْ أَدَمٍ حَشْوُهَا لِيفٌ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ ثُمَّ قُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ. فَرَفَعَ إِلَىَّ بَصَرَهُ فَقَالَ " لاَ ". فَقُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ. ثُمَّ قُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ أَسْتَأْنِسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ رَأَيْتَنِي، وَكُنَّا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ نَغْلِبُ النِّسَاءَ فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ إِذَا قَوْمٌ تَغْلِبُهُمْ نِسَاؤُهُمْ، فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ لَوْ رَأَيْتَنِي وَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَقُلْتُ لَهَا لاَ يَغُرَّنَّكِ أَنْ كَانَتْ جَارَتُكِ أَوْضَأَ مِنْكِ وَأَحَبَّ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُرِيدُ عَائِشَةَ فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم تَبَسُّمَةً أُخْرَى، فَجَلَسْتُ حِينَ رَأَيْتُهُ تَبَسَّمَ، فَرَفَعْتُ بَصَرِي فِي بَيْتِهِ، فَوَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ فِي بَيْتِهِ شَيْئًا يَرُدُّ الْبَصَرَ غَيْرَ أَهَبَةٍ ثَلاَثَةٍ، فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ فَلْيُوَسِّعْ عَلَى أُمَّتِكَ، فَإِنَّ فَارِسًا وَالرُّومَ قَدْ وُسِّعَ عَلَيْهِمْ، وَأُعْطُوا الدُّنْيَا وَهُمْ لاَ يَعْبُدُونَ اللَّهَ. فَجَلَسَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ مُتَّكِئًا. فَقَالَ " أَوَفِي هَذَا أَنْتَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ، إِنَّ أُولَئِكَ قَوْمٌ عُجِّلُوا طَيِّبَاتِهِمْ فِي الْحَيَاةِ الدُّنْيَا ". فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ اسْتَغْفِرْ لِي. فَاعْتَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نِسَاءَهُ مِنْ أَجْلِ ذَلِكَ الْحَدِيثِ حِينَ أَفْشَتْهُ حَفْصَةُ إِلَى عَائِشَةَ تِسْعًا وَعِشْرِينَ لَيْلَةً وَكَانَ قَالَ " مَا أَنَا بِدَاخِلٍ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا ". مِنْ شِدَّةِ مَوْجِدَتِهِ عَلَيْهِنَّ حِينَ عَاتَبَهُ اللَّهُ، فَلَمَّا مَضَتْ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ لَيْلَةً دَخَلَ عَلَى عَائِشَةَ فَبَدَأَ بِهَا فَقَالَتْ لَهُ عَائِشَةُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ كُنْتَ قَدْ أَقْسَمْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْنَا شَهْرًا، وَإِنَّمَا أَصْبَحْتَ مِنْ تِسْعٍ وَعِشْرِينَ لَيْلَةً أَعُدُّهَا عَدًّا. فَقَالَ " الشَّهْرُ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ ". فَكَانَ ذَلِكَ الشَّهْرُ تِسْعًا وَعِشْرِينَ لَيْلَةً. قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ أَنْزَلَ اللَّهُ تَعَالَى آيَةَ التَّخَيُّرِ فَبَدَأَ بِي أَوَّلَ امْرَأَةٍ مِنْ نِسَائِهِ فَاخْتَرْتُهُ، ثُمَّ خَيَّرَ نِسَاءَهُ كُلَّهُنَّ فَقُلْنَ مِثْلَ مَا قَالَتْ عَائِشَةُ.
IsnādD'après Abū l-Yamān, Shuʿayb le rapporte d'az-Zuhrī qui dit : ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Thawr m'a informé, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée),
Il (Ibn ʿAbbās) a dit : « Je n'ai cessé de désirer ardemment demander à ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb au sujet des deux femmes parmi les épouses du Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) au sujet desquelles Allah le Très-Haut a dit : « Si toutes deux vous vous repentez auprès d'Allah, c'est que vos cœurs ont incliné [vers le mal] » (Coran 66:4), jusqu'à ce qu'il accomplît le pèlerinage et que je l'accompagnasse ; il se détourna et je me détournai avec lui, portant une outre d'eau. Il s'isola pour ses besoins, puis revint ; je versai l'eau sur ses mains et il fit ses ablutions. Je lui dis : « Ô Commandeur des croyants, qui sont les deux femmes parmi les épouses du Prophète, que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui, au sujet desquelles Allah le Très-Haut a dit : « Si toutes deux vous vous repentez auprès d'Allah, c'est que vos cœurs ont incliné » ? » Il répondit : « Comme tu es étonnant, ô Ibn ʿAbbās ! Ce sont ʿĀʾisha et Ḥafṣa. » Puis ʿUmar se mit à raconter l'histoire. Il dit : « J'étais, moi et un voisin parmi les Anṣār, dans le quartier des Banū Umayya ibn Zayd, qui faisait partie des hauteurs de Médine. Nous nous relayions pour descendre chez le Prophète, que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui : il descendait un jour, et je descendais un autre jour. Quand je descendais, je venais lui rapporter ce qui s'était passé ce jour-là comme révélation ou autre ; quand il descendait, il faisait de même. Nous, les Qurayshites, dominions nos femmes. Quand nous sommes arrivés chez les Anṣār, nous avons trouvé un peuple dont les femmes les dominaient. Alors nos femmes se mirent à prendre des manières des femmes des Anṣār. Un jour, je me fâchai contre ma femme et elle me répondit ; je désapprouvai qu'elle me répondît. Elle dit : « Pourquoi désapprouves-tu que je te réponde ? Par Allah, les épouses du Prophète, que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui, lui répondent, et l'une d'elles peut le bouder du matin jusqu'au soir. » Cela m'effraya, et je lui dis : « Est perdue celle d'entre elles qui fait cela ! » Puis je rassemblai mes vêtements, descendis, entrai chez Ḥafṣa et lui dis : « Ô Ḥafṣa, est-ce que l'une d'entre vous boude le Prophète, que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui, du matin jusqu'au soir ? » Elle répondit : « Oui. » Je dis : « Tu es perdue et ruinée ! N'as-tu donc pas peur qu'Allah se mette en colère à cause de la colère de Son Envoyé, et que tu périsses ? Ne demande pas trop au Prophète, ne lui réponds en rien, ne le boude pas ; demande-moi ce que tu veux, et ne te laisse pas tromper par le fait que ta voisine (il voulait dire ʿĀʾisha) soit plus belle que toi et plus aimée du Prophète, que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui. » ʿUmar dit : « Nous avions appris que Ghassān ferre ses chevaux pour nous attaquer. Mon compagnon anṣārī descendit le jour de son tour, puis revint chez nous le soir, frappa violemment à ma porte et dit : « Est-il là ? » Effrayé, je sortis vers lui. Il dit : « Il s'est produit aujourd'hui une affaire grave. » Je demandai : « Qu'est-ce ? Ghassān est-il venu ? » Il dit : « Non, mais c'est plus grave et plus terrible : le Prophète a divorcé de ses femmes. » Je dis : « Ḥafṣa est perdue et ruinée ! Je pensais bien que cela risquait d'arriver. » Je rassemblai mes vêtements, fis la prière de l'aube avec le Prophète, que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui ; puis le Prophète entra dans une de ses chambres hautes [mashraba] et s'y isola. J'entrai chez Ḥafṣa : elle pleurait. Je lui dis : « Qu'est-ce qui te fait pleurer ? Ne t'avais-je pas prévenue ? Le Prophète a-t-il divorcé de vous ? » Elle dit : « Je ne sais pas ; le voilà isolé dans la chambre haute. » Je sortis et vins à la chaire [minbar] : autour d'elle se trouvait un groupe d'hommes dont certains pleuraient. Je m'assis un moment avec eux, puis ce que je ressentais l'emporta ; j'allai à la chambre haute où se trouvait le Prophète, que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui, et je dis à un de ses serviteurs noirs : « Demande la permission pour ʿUmar. » Le serviteur entra, parla au Prophète, puis revint et dit : « J'ai parlé au Prophète et t'ai mentionné ; il est resté silencieux. » Je repartis et m'assis avec le groupe près de la chaire. Puis ce que je ressentais l'emporta de nouveau ; j'allai dire au serviteur : « Demande la permission pour ʿUmar. » Il entra, revint et dit : « Je t'ai mentionné à lui ; il est resté silencieux. » Je retournai m'asseoir avec le groupe près de la chaire. Puis ce que je ressentais l'emporta encore ; j'allai au serviteur et dis : « Demande la permission pour ʿUmar. » Il entra, puis revint vers moi et dit : « Je t'ai mentionné à lui ; il est resté silencieux. » Comme je m'en retournais, le serviteur m'appela et dit : « Le Prophète t'a donné la permission. » J'entrai auprès de l'Envoyé d'Allah, que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui : il était couché sur des fibres de natte, sans matelas entre lui et elles ; les fibres avaient marqué son côté ; il s'appuyait sur un coussin en cuir rembourré de fibres de palmier. Je le saluai, puis, debout, je dis : « Ô Envoyé d'Allah, as-tu divorcé de tes femmes ? » Il leva les yeux vers moi et dit : « Non. » Je dis : « Allah est plus grand ! » Puis, debout, je continuai pour l'encourager : « Ô Envoyé d'Allah, si tu m'avais vu ! Nous, les Qurayshites, dominions nos femmes ; quand nous sommes arrivés à Médine, nous avons trouvé un peuple dont les femmes les dominaient. » Le Prophète sourit. Puis je dis : « Ô Envoyé d'Allah, si tu m'avais vu entrer chez Ḥafṣa et lui dire : « Ne te laisse pas tromper par le fait que ta voisine soit plus belle que toi et plus aimée du Prophète » – il voulait dire ʿĀʾisha – le Prophète sourit un autre sourire. Alors, voyant qu'il souriait, je m'assis. Je levai les yeux dans sa chambre : par Allah, je n'y vis rien qui retînt le regard, à part trois peaux tannées. Je dis : « Ô Envoyé d'Allah, invoque Allah pour qu'Il élargisse [la subsistance] de ta communauté ; car les Perses et les Romains ont eu l'aisance, on leur a donné les biens de ce monde alors qu'ils n'adorent pas Allah. » Le Prophète, qui était appuyé, s'assit et dit : « Est-ce que tu es dans cela, ô Ibn al-Khaṭṭāb ? Ce sont des gens dont les bonnes choses ont été hâtées dans la vie de ce monde. » Je dis : « Ô Envoyé d'Allah, implore le pardon pour moi. » Le Prophète s'isola de ses femmes à cause de cette histoire, quand Ḥafṣa l'avait divulguée à ʿĀʾisha, pendant vingt-neuf nuits ; il avait dit : « Je n'entrerai pas chez elles pendant un mois », à cause de sa grande colère contre elles, lorsqu'Allah lui adressa un reproche. Quand vingt-neuf nuits furent passées, il entra chez ʿĀʾisha, commençant par elle. ʿĀʾisha lui dit : « Ô Envoyé d'Allah, tu avais juré de ne pas entrer chez nous pendant un mois ; or tu es venu au matin après vingt-neuf nuits – je les comptais. » Il dit : « Le mois est de vingt-neuf jours. » Ce mois-là fut donc de vingt-neuf nuits. ʿĀʾisha dit : « Puis Allah le Très-Haut révéla le verset de l'option ; il commença par moi, première d'entre ses femmes, et je le choisis ; puis il donna l'option à toutes ses femmes, et elles dirent comme ʿĀʾisha avait dit. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " لاَ تَصُومُ الْمَرْأَةُ وَبَعْلُهَا شَاهِدٌ إِلاَّ بِإِذْنِهِ " .
IsnādD'après ce que nous a rapporté Muḥammad ibn Muqātil, qui l'a reçu de ʿAbd Allāh, qui l'a reçu de Maʿmar, d'après Hammām ibn Munabbih, d'après Abū Hurayra, d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
« Une femme ne doit pas jeûner alors que son mari est présent, sauf avec sa permission. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا دَعَا الرَّجُلُ امْرَأَتَهُ إِلَى فِرَاشِهِ فَأَبَتْ أَنْ تَجِيءَ لَعَنَتْهَا الْمَلاَئِكَةُ حَتَّى تُصْبِحَ " .
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, Ibn Abī ʿAdī nous a rapporté, d'après Shuʿba, d'après Sulaymān, d'après Abū Ḥāzim, d'après Abū Hurayra – qu'Allah l'agrée – d'après le Prophète – qu'Allah prie sur lui et le salue –
« Lorsqu’un homme appelle sa femme dans son lit, et qu’elle refuse de venir, les anges la maudissent jusqu’au matin. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَرْعَرَةَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ زُرَارَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِذَا بَاتَتِ الْمَرْأَةُ مُهَاجِرَةً فِرَاشَ زَوْجِهَا لَعَنَتْهَا الْمَلاَئِكَةُ حَتَّى تَرْجِعَ " .
IsnādMuḥammad ibn ʿArʿara nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, d'après Qatāda, d'après Zurāra, d'après Abū Hurayra,
Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a dit : « Lorsqu'une femme passe la nuit en délaissant le lit de son mari, les anges la maudissent jusqu'à ce qu'elle revienne [auprès de lui]. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يَحِلُّ لِلْمَرْأَةِ أَنْ تَصُومَ وَزَوْجُهَا شَاهِدٌ إِلاَّ بِإِذْنِهِ، وَلاَ تَأْذَنَ فِي بَيْتِهِ إِلاَّ بِإِذْنِهِ، وَمَا أَنْفَقَتْ مِنْ نَفَقَةٍ عَنْ غَيْرِ أَمْرِهِ فَإِنَّهُ يُؤَدَّى إِلَيْهِ شَطْرُهُ " . وَرَوَاهُ أَبُو الزِّنَادِ أَيْضًا عَنْ مُوسَى عَنْ أَبِيهِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ فِي الصَّوْمِ.
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté : Shuʿayb nous a informés : Abū al-Zinād nous a rapporté d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra (qu'Allāh l'agrée)
Le Messager d'Allāh (paix et salut sur lui) a dit : « Il n'est pas licite pour une femme de jeûner alors que son époux est présent (au foyer) sans sa permission ; et elle ne doit autoriser personne à entrer dans sa maison sans sa permission ; et ce qu'elle dépense (des biens de son époux) sans son ordre, la moitié lui en sera restituée. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، أَخْبَرَنَا التَّيْمِيُّ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ أُسَامَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " قُمْتُ عَلَى باب الْجَنَّةِ فَكَانَ عَامَّةَ مَنْ دَخَلَهَا الْمَسَاكِينُ، وَأَصْحَابُ الْجَدِّ مَحْبُوسُونَ، غَيْرَ أَنَّ أَصْحَابَ النَّارِ قَدْ أُمِرَ بِهِمْ إِلَى النَّارِ، وَقُمْتُ عَلَى باب النَّارِ فَإِذَا عَامَّةُ مَنْ دَخَلَهَا النِّسَاءُ " .
IsnādRapporté par Musaddad, de Ismāʿīl, de al-Taymī, d'Abū ʿUthmān, d'Usāma, du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Il a dit : « Je me suis tenu à la porte du Paradis, et la majorité de ceux qui y entraient étaient les pauvres. Les gens de fortune (les riches) étaient retenus, tandis que les gens de l'Enfer avaient déjà reçu l'ordre d'être conduits au Feu. Puis je me suis tenu à la porte de l'Enfer, et voilà que la majorité de ceux qui y entraient étaient les femmes. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّهُ قَالَ خَسَفَتِ الشَّمْسُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالنَّاسُ مَعَهُ، فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلاً نَحْوًا مِنْ سُورَةِ الْبَقَرَةِ، ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً، ثُمَّ رَفَعَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الْقِيَامِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الرُّكُوعِ الأَوَّلِ، ثُمَّ سَجَدَ، ثُمَّ قَامَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الْقِيَامِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الرُّكُوعِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَفَعَ فَقَامَ قِيَامًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الْقِيَامِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَكَعَ رُكُوعًا طَوِيلاً وَهْوَ دُونَ الرُّكُوعِ الأَوَّلِ، ثُمَّ رَفَعَ ثُمَّ سَجَدَ، ثُمَّ انْصَرَفَ، وَقَدْ تَجَلَّتِ الشَّمْسُ، فَقَالَ " إِنَّ الشَّمْسَ وَالْقَمَرَ آيَتَانِ مِنْ آيَاتِ اللَّهِ لاَ يَخْسِفَانِ لِمَوْتِ أَحَدٍ وَلاَ لِحَيَاتِهِ، فَإِذَا رَأَيْتُمْ ذَلِكَ فَاذْكُرُوا اللَّهَ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ رَأَيْنَاكَ تَنَاوَلْتَ شَيْئًا فِي مَقَامِكَ هَذَا، ثُمَّ رَأَيْنَاكَ تَكَعْكَعْتَ. فَقَالَ " إِنِّي رَأَيْتُ الْجَنَّةَ ـ أَوْ أُرِيتُ الْجَنَّةَ ـ فَتَنَاوَلْتُ مِنْهَا عُنْقُودًا وَلَوْ أَخَذْتُهُ لأَكَلْتُمْ مِنْهُ مَا بَقِيَتِ الدُّنْيَا، وَرَأَيْتُ النَّارَ فَلَمْ أَرَ كَالْيَوْمِ مَنْظَرًا قَطُّ وَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا النِّسَاءَ ". قَالُوا لِمَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " بِكُفْرِهِنَّ ". قِيلَ يَكْفُرْنَ بِاللَّهِ قَالَ " يَكْفُرْنَ الْعَشِيرَ، وَيَكْفُرْنَ الإِحْسَانَ، وَلَوْ أَحْسَنْتَ إِلَى إِحْدَاهُنَّ الدَّهْرَ، ثُمَّ رَأَتْ مِنْكَ شَيْئًا قَالَتْ مَا رَأَيْتُ مِنْكَ خَيْرًا قَطُّ ".
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Yūsuf, nous a informés Mālik, d'après Zayd ibn Aslam, d'après ʿAṭāʾ ibn Yasār, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās
Il a dit : Une éclipse de soleil eut lieu du temps du Messager d'Allāh (que la prière d'Allāh et Son salut soient sur lui). Le Messager d'Allāh (que la prière d'Allāh et Son salut soient sur lui) pria avec les gens. Il se tint debout longtemps — environ le temps de réciter la sourate al-Baqara — puis il s'inclina longuement, puis il se releva et se tint debout longtemps, mais moins que la première fois, puis il s'inclina longuement, mais moins que la première inclinaison, puis il se prosterna. Puis il se leva et se tint debout longtemps, mais moins que la première fois, puis il s'inclina longuement, mais moins que la première inclinaison, puis il se releva et se tint debout longtemps, mais moins que la première fois, puis il s'inclina longuement, mais moins que la première inclinaison, puis il se releva, puis il se prosterna, puis il termina la prière alors que le soleil était déjà dégagé. Il dit alors : « Le soleil et la lune sont deux signes parmi les signes d'Allāh ; ils ne s'éclipsent ni pour la mort de quelqu'un ni pour sa vie. Lorsque vous voyez cela, évoquez Allāh. » Les gens dirent : « Ô Messager d'Allāh, nous t'avons vu attraper quelque chose à cet endroit (pendant la prière), puis nous t'avons vu reculer. » Il dit : « J'ai vu le Paradis — ou on m'a montré le Paradis — et j'en ai attrapé une grappe ; si je l'avais prise, vous en auriez mangé tant que durerait ce monde. Et j'ai vu l'Enfer — je n'ai jamais vu de spectacle aussi horrible qu'aujourd'hui — et j'ai vu que la majorité de ses habitants sont des femmes. » Ils dirent : « Pourquoi, ô Messager d'Allāh ? » Il dit : « À cause de leur mécréance. » On dit : « Mécroient-elles en Allāh ? » Il dit : « Elles mécroient envers l'époux (al-ʿashīr) et mécroient envers les bienfaits. Si tu faisais du bien à l'une d'elles pendant toute une vie, puis qu'elle voyait de toi quelque chose (de déplaisant), elle dirait : Je n'ai jamais rien vu de bon de ta part. »
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ الْهَيْثَمِ، حَدَّثَنَا عَوْفٌ، عَنْ أَبِي رَجَاءٍ، عَنْ عِمْرَانَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " اطَّلَعْتُ فِي الْجَنَّةِ فَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا الْفُقَرَاءَ، وَاطَّلَعْتُ فِي النَّارِ، فَرَأَيْتُ أَكْثَرَ أَهْلِهَا النِّسَاءَ " . تَابَعَهُ أَيُّوبُ وَسَلْمُ بْنُ زَرِيرٍ.
IsnādD'après ʿUthmān ibn al-Haytham, d'après ʿAwf, d'après Abū Rajāʾ, d'après ʿImrān, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
« J'ai observé le Paradis et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les pauvres ; et j'ai observé l'Enfer et j'ai vu que la plupart de ses habitants étaient les femmes. » Ayyūb et Salm ibn Zarīr ont rapporté un récit similaire.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا الأَوْزَاعِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ أَبِي كَثِيرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " يَا عَبْدَ اللَّهِ أَلَمْ أُخْبَرْ أَنَّكَ تَصُومُ النَّهَارَ وَتَقُومُ اللَّيْلَ ". قُلْتُ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَلاَ تَفْعَلْ، صُمْ وَأَفْطِرْ، وَقُمْ وَنَمْ، فَإِنَّ لِجَسَدِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَإِنَّ لِعَيْنِكَ عَلَيْكَ حَقًّا، وَإِنَّ لِزَوْجِكَ عَلَيْكَ حَقًّا ".
IsnādMuḥammad ibn Muqātil nous a raconté, ʿAbd Allāh nous a informés, al-Awzāʿī nous a informés, il a dit : Yaḥyā ibn Abī Kathīr m'a raconté, il a dit : Abū Salama ibn ʿAbd al-Raḥmān m'a raconté, il a dit : ʿAbd Allāh ibn ʿAmr ibn al-ʿĀṣ m'a raconté, il a dit :
Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit : « Ô ʿAbd Allāh, n'ai-je pas été informé que tu jeûnes le jour et passes la nuit en prière ? » Je répondis : « Si, ô Messager d'Allah. » Il dit : « Ne fais pas cela ; jeûne et romps le jeûne, prie la nuit et dors, car ton corps a un droit sur toi, ton œil a un droit sur toi, et ton épouse a un droit sur toi. »
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " كُلُّكُمْ رَاعٍ، وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالأَمِيرُ رَاعٍ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ عَلَى أَهْلِ بَيْتِهِ، وَالْمَرْأَةُ رَاعِيَةٌ عَلَى بَيْتِ زَوْجِهَا وَوَلَدِهِ، فَكُلُّكُمْ رَاعٍ وَكُلُّكُمْ مَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ " .
IsnādNous a rapporté ʿAbdān, nous a informé ʿAbd Allāh, nous a informé Mūsā b. ʿUqba, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar (qu'Allah les agrée), d'après le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui)
Il a dit : « Chacun d'entre vous est un berger (gardien), et chacun d'entre vous sera interrogé (rendra compte) de son troupeau (de ceux dont il a la charge). Le dirigeant (l'émir) est un berger, l'homme est un berger à l'égard des gens de sa maison, la femme est une bergère à l'égard de la maison de son mari et de ses enfants. Ainsi, chacun d'entre vous est un berger et chacun d'entre vous sera interrogé (rendra compte) de son troupeau. »
حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، قَالَ حَدَّثَنِي حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ آلَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ نِسَائِهِ شَهْرًا وَقَعَدَ فِي مَشْرُبَةٍ لَهُ فَنَزَلَ لِتِسْعٍ وَعِشْرِينَ فَقِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّكَ آلَيْتَ عَلَى شَهْرٍ. قَالَ " إِنَّ الشَّهْرَ تِسْعٌ وَعِشْرُونَ " .
IsnādNous a rapporté Khālid ibn Makhlad, nous a rapporté Sulaymān, il a dit : m'a rapporté Ḥumayd, d'après Anas (qu'Allah soit satisfait de lui)
Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) fit vœu de s'abstenir de ses épouses pendant un mois et s'installa dans une pièce haute lui appartenant. Il en redescendit au bout de vingt-neuf [jours]. On lui dit : « Ô Messager d'Allah, tu avais fait vœu d'un mois ! » Il répondit : « Le mois est de vingt-neuf [jours]. »
حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ،. وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يَحْيَى بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، أَنَّ عِكْرِمَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْحَارِثِ، أَخْبَرَهُ أَنَّ أُمَّ سَلَمَةَ أَخْبَرَتْهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم حَلَفَ لاَ يَدْخُلُ عَلَى بَعْضِ أَهْلِهِ شَهْرًا، فَلَمَّا مَضَى تِسْعَةٌ وَعِشْرُونَ يَوْمًا غَدَا عَلَيْهِنَّ أَوْ رَاحَ فَقِيلَ لَهُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ حَلَفْتَ أَنْ لاَ تَدْخُلَ عَلَيْهِنَّ شَهْرًا قَالَ " إِنَّ الشَّهْرَ يَكُونُ تِسْعَةً وَعِشْرِينَ يَوْمًا " .
IsnādAbū ʿĀṣim nous a rapporté, d'après Ibn Jurayj. Et Muḥammad ibn Muqātil m'a rapporté, ʿAbd Allāh nous a informés, Ibn Jurayj nous a informés, il a dit : Yaḥyā ibn ʿAbd Allāh ibn Ṣayfī m'a informé que ʿIkrima ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn al-Ḥārith l'a informé que Umm Salama l'a informé
que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) jura de ne pas entrer chez certaines de ses épouses pendant un mois. Lorsque vingt-neuf jours se furent écoulés, il alla chez elles le matin ou le soir. On lui dit : « Ô Prophète d'Allah, tu as juré de ne pas entrer chez elles pendant un mois ! » Il répondit : « Le mois peut être de vingt-neuf jours. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مَرْوَانُ بْنُ مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا أَبُو يَعْفُورٍ، قَالَ تَذَاكَرْنَا عِنْدَ أَبِي الضُّحَى فَقَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ عَبَّاسٍ، قَالَ أَصْبَحْنَا يَوْمًا وَنِسَاءُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَبْكِينَ، عِنْدَ كُلِّ امْرَأَةٍ مِنْهُنَّ أَهْلُهَا، فَخَرَجْتُ إِلَى الْمَسْجِدِ، فَإِذَا هُوَ مَلآنُ مِنَ النَّاسِ فَجَاءَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَصَعِدَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي غُرْفَةٍ لَهُ، فَسَلَّمَ فَلَمْ يُجِبْهُ أَحَدٌ، ثُمَّ سَلَّمَ فَلَمْ يُجِبْهُ أَحَدٌ، ثُمَّ سَلَّمَ فَلَمْ يُجِبْهُ أَحَدٌ، فَنَادَاهُ فَدَخَلَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ فَقَالَ " لاَ وَلَكِنْ آلَيْتُ مِنْهُنَّ شَهْرًا " . فَمَكَثَ تِسْعًا وَعِشْرِينَ، ثُمَّ دَخَلَ عَلَى نِسَائِهِ.
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, nous a rapporté Marwān ibn Muʿāwiya, nous a rapporté Abū Yaʿfūr qui dit : Nous discutions chez Abū al-Ḍuḥā, et il dit : nous a rapporté Ibn ʿAbbās, qui dit :
Un matin, nous nous réveillâmes alors que les épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) pleuraient, chacune ayant sa famille auprès d'elle. Je sortis vers la mosquée et la trouvai remplie de gens. ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb vint et monta auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) qui se trouvait dans sa chambre haute. Il salua, mais personne ne lui répondit ; il salua de nouveau, mais personne ne lui répondit ; il salua une troisième fois, mais personne ne lui répondit. Alors il l'appela et entra chez le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il dit : « As-tu répudié tes épouses ? » Il répondit : « Non, mais j'ai juré de m'abstenir d'elles pendant un mois. » Il resta vingt-neuf jours, puis il entra auprès de ses épouses.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَمْعَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يَجْلِدُ أَحَدُكُمُ امْرَأَتَهُ جَلْدَ الْعَبْدِ، ثُمَّ يُجَامِعُهَا فِي آخِرِ الْيَوْمِ " .
IsnādMuḥammad ibn Yūsuf nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, d'après Hishām, d'après son père, d'après ʿAbd Allāh ibn Zamʿa, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui)
Il a dit : « Que nul d'entre vous ne frappe sa femme comme on frappe un esclave, puis ne s'unisse à elle en fin de journée. »
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ نَافِعٍ، عَنِ الْحَسَنِ ـ هُوَ ابْنُ مُسْلِمٍ ـ عَنْ صَفِيَّةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ امْرَأَةً، مِنَ الأَنْصَارِ زَوَّجَتِ ابْنَتَهَا فَتَمَعَّطَ شَعَرُ رَأْسِهَا، فَجَاءَتْ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَتْ ذَلِكَ لَهُ، فَقَالَتْ إِنَّ زَوْجَهَا أَمَرَنِي أَنْ أَصِلَ فِي شَعَرِهَا. فَقَالَ " لاَ إِنَّهُ قَدْ لُعِنَ الْمُوصِلاَتُ " .
IsnādKhallād ibn Yaḥyā nous a rapporté, Ibrāhīm ibn Nāfiʿ nous a rapporté, d'après al-Ḥasan — il s'agit d'Ibn Muslim — d'après Ṣafiyya, d'après ʿĀʾisha
Qu'une femme des Anṣār (auxiliaires de Médine) maria sa fille, et les cheveux de celle-ci tombèrent. Elle vint donc auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et lui en parla, disant : « Son mari m'a ordonné de lui ajouter des extensions à ses cheveux. » Il répondit : « Non, car les femmes qui ajoutent des extensions (à leurs cheveux) ont été maudites. »
حَدَّثَنَا ابْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ {وَإِنِ امْرَأَةٌ خَافَتْ مِنْ بَعْلِهَا نُشُوزًا أَوْ إِعْرَاضًا} قَالَتْ هِيَ الْمَرْأَةُ تَكُونُ عِنْدَ الرَّجُلِ، لاَ يَسْتَكْثِرُ مِنْهَا فَيُرِيدُ طَلاَقَهَا، وَيَتَزَوَّجُ غَيْرَهَا، تَقُولُ لَهُ أَمْسِكْنِي وَلاَ تُطَلِّقْنِي، ثُمَّ تَزَوَّجْ غَيْرِي، فَأَنْتَ فِي حِلٍّ مِنَ النَّفَقَةِ عَلَىَّ وَالْقِسْمَةِ لِي، فَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى {فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْهِمَا أَنْ يَصَّالَحَا بَيْنَهُمَا صُلْحًا وَالصُّلْحُ خَيْرٌ}
IsnādIbn Salām nous a rapporté, Abū Muʿāwiya nous a informés, d'après Hishām, d'après son père, d'après ʿĀʾisha — qu'Allah soit satisfait d'elle —
« Et si une femme craint de son mari un traitement sévère ou un abandon » [Coran 4:128]. Elle [ʿĀʾisha] dit : « Il s'agit de la femme qui se trouve auprès d'un homme sans qu'il n'éprouve pour elle un grand attachement ; il désire alors la divorcer et épouser une autre femme. Elle lui dit : "Garde-moi et ne me divorce pas, puis épouse une autre femme ; tu es libre en ce qui concerne la dépense pour moi et le partage [de tes nuits] à mon égard." C'est là le sens de la parole d'Allah — exalté soit-Il — : "Il n'y a donc pas de péché pour eux deux s'ils se réconcilient d'une réconciliation, et la réconciliation est meilleure." [Coran 4:128]. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ كُنَّا نَعْزِلُ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Ibn Jurayj, d'après ʿAṭāʾ, d'après Jābir, qui a dit :
Nous pratiquions le retrait (coït interrompu) du temps du Prophète (sur lui la paix et la bénédiction).
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَمْرٌو أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، سَمِعَ جَابِرًا، رضى الله عنه قَالَ كُنَّا نَعْزِلُ وَالْقُرْآنُ يَنْزِلُ. وَعَنْ عَمْرٍو، عَنْ عَطَاءٍ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ كُنَّا نَعْزِلُ عَلَى عَهْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَالْقُرْآنُ يَنْزِلُ.
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, nous a rapporté Sufyān, a dit ʿAmr : m'a informé ʿAṭā', qui a entendu Jābir — qu'Allah l'agrée — :
« Nous pratiquions le coït interrompu (al-ʿazl) alors que le Coran descendait. » Et d'après ʿAmr, d'après ʿAṭā', d'après Jābir, il a dit : « Nous pratiquions le coït interrompu du temps du Prophète — sur lui la prière et la paix — alors que le Coran descendait. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَسْمَاءَ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَنَسٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنِ ابْنِ مُحَيْرِيزٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ أَصَبْنَا سَبْيًا فَكُنَّا نَعْزِلُ فَسَأَلْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَوَإِنَّكُمْ لَتَفْعَلُونَ قَالَهَا ثَلاَثًا مَا مِنْ نَسَمَةٍ كَائِنَةٍ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ إِلاَّ هِيَ كَائِنَةٌ " .
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Asmāʾ, nous a rapporté Juwayriyya, d'après Mālik ibn Anas, d'après al-Zuhrī, d'après Ibn Muḥayrīz, d'après Abū Saʿīd al-Khudrī,
Il dit : « Nous avions capturé des prisonnières et nous pratiquions le coït interrompu (ʿazl). Nous interrogeâmes le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) à ce sujet. Il dit — et il répéta cela trois fois : « Le faites-vous donc ? Il n'est aucune âme destinée à exister jusqu'au Jour de la Résurrection qui ne soit (inévitablement) destinée à exister. »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ بْنُ أَيْمَنَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنِ الْقَاسِمِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا خَرَجَ أَقْرَعَ بَيْنَ نِسَائِهِ، فَطَارَتِ الْقُرْعَةُ لِعَائِشَةَ وَحَفْصَةَ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِذَا كَانَ بِاللَّيْلِ سَارَ مَعَ عَائِشَةَ يَتَحَدَّثُ، فَقَالَتْ حَفْصَةُ أَلاَ تَرْكَبِينَ اللَّيْلَةَ بَعِيرِي وَأَرْكَبُ بَعِيرَكِ تَنْظُرِينَ وَأَنْظُرُ، فَقَالَتْ بَلَى فَرَكِبَتْ فَجَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى جَمَلِ عَائِشَةَ وَعَلَيْهِ حَفْصَةُ فَسَلَّمَ عَلَيْهَا ثُمَّ سَارَ حَتَّى نَزَلُوا وَافْتَقَدَتْهُ عَائِشَةُ، فَلَمَّا نَزَلُوا جَعَلَتْ رِجْلَيْهَا بَيْنَ الإِذْخِرِ وَتَقُولُ يَا رَبِّ سَلِّطْ عَلَىَّ عَقْرَبًا أَوْ حَيَّةً تَلْدَغُنِي، وَلاَ أَسْتَطِيعُ أَنْ أَقُولَ لَهُ شَيْئًا.
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, ʿAbd al-Wāḥid ibn Ayman nous a rapporté, il a dit : Ibn Abī Mulayka m'a rapporté, d'après al-Qāsim, d'après ʿĀʾisha
Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), lorsqu'il partait en voyage, tirait au sort entre ses épouses. Le sort échut à ʿĀʾisha et Ḥafṣa. Or le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui), lorsqu'il voyageait de nuit, marchait avec ʿĀʾisha en conversant. Ḥafṣa dit (à ʿĀʾisha) : « Ne monterais-tu pas, cette nuit, sur ma chamelle, et je monterai sur la tienne, afin que tu regardes (autour de toi) et que je regarde ? » Elle répondit : « Oui. » Elle monta donc. Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) vint alors à la chamelle de ʿĀʾisha, sur laquelle se trouvait Ḥafṣa ; il la salua, puis poursuivit la marche jusqu'à ce qu'ils fassent halte. ʿĀʾisha s'aperçut de son absence (lorsqu'il ne vint pas vers elle). Une fois campés, elle mit ses pieds dans une touffe d'« idhkhir » (une plante aromatique épineuse) et dit : « Seigneur ! Fais en sorte qu'un scorpion ou un serpent me morde, afin que je n'aie pas à lui dire quoi que ce soit (pour me justifier) ! »
حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ سَوْدَةَ بِنْتَ زَمْعَةَ، وَهَبَتْ، يَوْمَهَا لِعَائِشَةَ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقْسِمُ لِعَائِشَةَ بِيَوْمِهَا وَيَوْمِ سَوْدَةَ.
Isnādd'après Mālik ibn Ismāʿīl, d'après Zuhayr, d'après Hishām, d'après son père, d'après ʿĀʾisha
que Sawda bint Zamʿa fit don de son jour à ʿĀʾisha, et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) attribuait à ʿĀʾisha son jour ainsi que le jour de Sawda.
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرٌ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ وَلَوْ شِئْتُ أَنْ أَقُولَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَلَكِنْ قَالَ السُّنَّةُ إِذَا تَزَوَّجَ الْبِكْرَ أَقَامَ عِنْدَهَا سَبْعًا، وَإِذَا تَزَوَّجَ الثَّيِّبَ أَقَامَ عِنْدَهَا ثَلاَثًا.
Isnād« Nous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Bishr, nous a rapporté Khālid, d'après Abū Qilāba, d'après Anas (رضى الله عنه) — »
« Si je voulais, je dirais : “Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a dit”, mais il (Anas) a dit : “La sunna (tradition prophétique) est que, lorsqu'on épouse une vierge, on demeure auprès d'elle sept jours, et lorsqu'on épouse une femme qui a déjà été mariée, on demeure auprès d'elle trois jours.” »
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ رَاشِدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، وَخَالِدٌ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ مِنَ السُّنَّةِ إِذَا تَزَوَّجَ الرَّجُلُ الْبِكْرَ عَلَى الثَّيِّبِ أَقَامَ عِنْدَهَا سَبْعًا وَقَسَمَ، وَإِذَا تَزَوَّجَ الثَّيِّبَ عَلَى الْبِكْرِ أَقَامَ عِنْدَهَا ثَلاَثًا ثُمَّ قَسَمَ. قَالَ أَبُو قِلاَبَةَ وَلَوْ شِئْتُ لَقُلْتُ إِنَّ أَنَسًا رَفَعَهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. وَقَالَ عَبْدُ الرَّزَّاقِ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ عَنْ أَيُّوبَ وَخَالِدٍ قَالَ خَالِدٌ وَلَوْ شِئْتُ قُلْتُ رَفَعَهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Isnād« Yūsuf ibn Rāshid nous a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté, d’après Sufyān, Ayyūb et Khālid nous ont rapporté, d’après Abū Qilāba, d’après Anas, »
« Il a dit : Il est de la sunna (tradition prophétique) que lorsqu’un homme épouse une vierge alors qu’il a déjà une femme ayant connu le mariage, il réside auprès d’elle sept nuits, puis il partage équitablement (son temps entre ses épouses). Et lorsqu’il épouse une femme ayant connu le mariage alors qu’il a déjà une vierge, il réside auprès d’elle trois nuits, puis il partage équitablement. » Abū Qilāba a dit : « Si je le voulais, je dirais qu’Anas l’a élevé (comme une parole remontant) jusqu’au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui). » Et ‘Abd ar-Razzāq a dit : « Sufyān nous a informés, d’après Ayyūb et Khālid ; Khālid a dit : “Si je le voulais, je dirais qu’il l’a élevé (comme une parole remontant) jusqu’au Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui).” »
حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى بْنُ حَمَّادٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، أَنَّ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، حَدَّثَهُمْ أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَطُوفُ عَلَى نِسَائِهِ فِي اللَّيْلَةِ الْوَاحِدَةِ، وَلَهُ يَوْمَئِذٍ تِسْعُ نِسْوَةٍ.
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par ʿAbd al-Aʿlā ibn Ḥammād, qui l'a reçu de Yazīd ibn Zurayʿ, qui l'a reçu de Saʿīd, d'après Qatāda, qu'Anas ibn Mālik leur a raconté
que le Prophète d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) faisait la tournée auprès de ses épouses en une seule nuit, et il avait alors neuf épouses.
حَدَّثَنَا فَرْوَةُ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا انْصَرَفَ مِنَ الْعَصْرِ دَخَلَ عَلَى نِسَائِهِ، فَيَدْنُو مِنْ إِحْدَاهُنَّ، فَدَخَلَ عَلَى حَفْصَةَ، فَاحْتَبَسَ أَكْثَرَ مَا كَانَ يَحْتَبِسُ.
IsnādNous a rapporté Farwa, nous a rapporté ʿAlī ibn Mus-hir, d’après Hishām, d’après son père, d’après ʿĀʾisha (qu’Allah l’agrée) :
Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) terminait la prière de ʿAṣr (l’après-midi), il entrait chez ses épouses et s’approchait de l’une d’elles. Un jour, il entra chez Ḥafṣa et y resta plus longtemps qu’à l’accoutumée.
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، قَالَ هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ أَخْبَرَنِي أَبِي، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَسْأَلُ فِي مَرَضِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ " أَيْنَ أَنَا غَدًا أَيْنَ أَنَا غَدًا " . يُرِيدُ يَوْمَ عَائِشَةَ، فَأَذِنَ لَهُ أَزْوَاجُهُ يَكُونُ حَيْثُ شَاءَ، فَكَانَ فِي بَيْتِ عَائِشَةَ حَتَّى مَاتَ عِنْدَهَا. قَالَتْ عَائِشَةُ فَمَاتَ فِي الْيَوْمِ الَّذِي كَانَ يَدُورُ عَلَىَّ فِيهِ فِي بَيْتِي، فَقَبَضَهُ اللَّهُ، وَإِنَّ رَأْسَهُ لَبَيْنَ نَحْرِي وَسَحْرِي، وَخَالَطَ رِيقُهُ رِيقِي.
IsnādIsmāʿīl nous a rapporté, disant : Sulaymān b. Bilāl m'a rapporté, disant : Hishām b. ʿUrwa m'a informé d'après son père, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah soit satisfait d'elle)
Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demandait, durant la maladie dont il devait mourir : « Où serai-je demain ? Où serai-je demain ? » voulant dire le jour de ʿĀʾisha. Ses épouses l'autorisèrent alors à être là où il voulait. Il fut donc dans la maison de ʿĀʾisha jusqu'à ce qu'il mourût auprès d'elle. ʿĀʾisha dit : « Il mourut le jour où c'était mon tour dans ma maison. Allah reprit son âme tandis que sa tête reposait entre ma poitrine et mon cou, et sa salive se mêla à la mienne. »