Chapitre
باب غَزْوَةِ الْعُشَيْرَةِ أَوِ الْعُسَيْرَةِ
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرِ بْنِ أَفْلَحَ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ عَنْ أَبِي قَتَادَةَ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَامَ حُنَيْنٍ، فَلَمَّا الْتَقَيْنَا كَانَتْ لِلْمُسْلِمِينَ جَوْلَةٌ، فَرَأَيْتُ رَجُلاً مِنَ الْمُشْرِكِينَ، قَدْ عَلاَ رَجُلاً مِنَ الْمُسْلِمِينَ، فَضَرَبْتُهُ مِنْ وَرَائِهِ عَلَى حَبْلِ عَاتِقِهِ بِالسَّيْفِ، فَقَطَعْتُ الدِّرْعَ، وَأَقْبَلَ عَلَىَّ فَضَمَّنِي ضَمَّةً وَجَدْتُ مِنْهَا رِيحَ الْمَوْتِ، ثُمَّ أَدْرَكَهُ الْمَوْتُ فَأَرْسَلَنِي، فَلَحِقْتُ عُمَرَ فَقُلْتُ مَا بَالُ النَّاسِ قَالَ أَمْرُ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ. ثُمَّ رَجَعُوا وَجَلَسَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَنْ قَتَلَ قَتِيلاً لَهُ عَلَيْهِ بَيِّنَةٌ فَلَهُ سَلَبُهُ ". فَقُلْتُ مَنْ يَشْهَدُ لِي ثُمَّ جَلَسْتُ ـ قَالَ ـ ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ فَقُمْتُ فَقُلْتُ مَنْ يَشْهَدُ لِي ثُمَّ جَلَسْتُ قَالَ ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ، فَقُمْتُ فَقَالَ " مَالَكَ يَا أَبَا قَتَادَةَ ". فَأَخْبَرْتُهُ. فَقَالَ رَجُلٌ صَدَقَ وَسَلَبُهُ عِنْدِي، فَأَرْضِهِ مِنِّي. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لاَهَا اللَّهِ، إِذًا لاَ يَعْمِدُ إِلَى أَسَدٍ مِنْ أُسْدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَيُعْطِيَكَ سَلَبَهُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ فَأَعْطِهِ ". فَأَعْطَانِيهِ فَابْتَعْتُ بِهِ مَخْرَفًا فِي بَنِي سَلِمَةَ، فَإِنَّهُ لأَوَّلُ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ فِي الإِسْلاَمِ.
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Yūsuf, nous a informé Mālik, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après ʿUmar ibn Kathīr ibn Aflaḥ, d'après Abū Muḥammad, l'affranchi d'Abū Qatāda, d'après Abū Qatāda
Il a dit : Nous sortîmes avec le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) l'année de Ḥunayn. Lorsque nous rencontrâmes l'ennemi, il y eut un recul parmi les musulmans. Je vis alors un homme parmi les associateurs qui dominait un homme parmi les musulmans. Je le frappai par-derrière sur l'articulation de l'épaule avec mon épée, et je tranchai sa cotte de mailles. Il se tourna vers moi et m'enlaça d'une étreinte d'où je ressentis le souffle de la mort. Puis la mort le saisit et il me relâcha. Je rejoignis ʿUmar et dis : « Qu'arrive-t-il aux gens ? » Il répondit : « C'est l'ordre d'Allah, Puissant et Majestueux. » Ensuite, ils revinrent et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) s'assit et dit : « Quiconque tue un ennemi et en apporte la preuve aura son butin. » Je me levai et dis : « Qui témoignera pour moi ? » Puis je m'assis. Il dit : Ensuite, le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) répéta la même parole. Je me levai et dis : « Qui témoignera pour moi ? » Puis je m'assis. Il dit : Ensuite, le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) répéta la même parole. Je me levai et il dit : « Qu'as-tu, ô Abū Qatāda ? » Je l'informai. Un homme dit : « Il a dit vrai, et son butin est chez moi ; récompense-le de ma part. » Abū Bakr dit : « Non, par Allah ! Il n'ira pas prendre un lion parmi les lions d'Allah, qui combat pour la cause d'Allah et de Son Messager (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), pour te donner son butin. » Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit alors : « Il a dit vrai ; donne-le-lui. » Il me le donna donc. J'achetai avec cela un jardin parmi la tribu de Banū Salima, et ce fut le premier bien que j'accumulai en islam.
وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرِ بْنِ أَفْلَحَ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ أَنَّ أَبَا قَتَادَةَ، قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ نَظَرْتُ إِلَى رَجُلٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ يُقَاتِلُ رَجُلاً مِنَ الْمُشْرِكِينَ، وَآخَرُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ يَخْتِلُهُ مِنْ وَرَائِهِ لِيَقْتُلَهُ، فَأَسْرَعْتُ إِلَى الَّذِي يَخْتِلُهُ فَرَفَعَ يَدَهُ لِيَضْرِبَنِي، وَأَضْرِبُ يَدَهُ، فَقَطَعْتُهَا، ثُمَّ أَخَذَنِي، فَضَمَّنِي ضَمًّا شَدِيدًا حَتَّى تَخَوَّفْتُ، ثُمَّ تَرَكَ فَتَحَلَّلَ، وَدَفَعْتُهُ ثُمَّ قَتَلْتُهُ، وَانْهَزَمَ الْمُسْلِمُونَ، وَانْهَزَمْتُ مَعَهُمْ، فَإِذَا بِعُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي النَّاسِ، فَقُلْتُ لَهُ مَا شَأْنُ النَّاسِ قَالَ أَمْرُ اللَّهِ، ثُمَّ تَرَاجَعَ النَّاسُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ أَقَامَ بَيِّنَةً عَلَى قَتِيلٍ قَتَلَهُ فَلَهُ سَلَبُهُ " . فَقُمْتُ لأَلْتَمِسَ بَيِّنَةً عَلَى قَتِيلِي، فَلَمْ أَرَ أَحَدًا يَشْهَدُ لِي فَجَلَسْتُ، ثُمَّ بَدَا لِي، فَذَكَرْتُ أَمْرَهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ جُلَسَائِهِ سِلاَحُ هَذَا الْقَتِيلِ الَّذِي يَذْكُرُ عِنْدِي فَأَرْضِهِ مِنْهُ. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ كَلاَّ لاَ يُعْطِهِ أُصَيْبِغَ مِنْ قُرَيْشٍ، وَيَدَعَ أَسَدًا مِنْ أُسْدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَدَّاهُ إِلَىَّ، فَاشْتَرَيْتُ مِنْهُ خِرَافًا فَكَانَ أَوَّلَ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ فِي الإِسْلاَمِ.
IsnādAl-Layth a dit : Yaḥyā b. Saʿīd m’a rapporté, d’après ʿUmar b. Kathīr b. Aflaḥ, d’après Abū Muḥammad, affranchi d’Abū Qatāda, qu’Abū Qatāda a dit :
« Le jour de Ḥunayn, j’ai vu un homme parmi les musulmans combattre un homme parmi les associateurs, tandis qu’un autre associateur le prenait en embuscade par-derrière pour le tuer. Je me suis donc hâté vers celui qui le prenait en embuscade ; il leva la main pour me frapper, alors je frappai sa main et la coupai. Puis il m’attrapa et me serra très fort au point que j’eus peur, puis il me relâcha. Je me dégageai, le repoussai, puis le tuai. Alors les musulmans prirent la fuite, et je m’enfuis avec eux. Je tombai sur ʿUmar b. al-Khaṭṭāb parmi les gens et lui demandai : “Qu’est-ce qui arrive aux gens ?” Il répondit : “L’Ordre de Dieu.” Ensuite, les gens revinrent vers le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) dit : “Que celui qui apporte une preuve qu’il a tué un ennemi mort au combat reçoive ses dépouilles.” Je me levai pour chercher une preuve concernant celui que j’avais tué, mais je ne vis personne qui pût témoigner pour moi, donc je m’assis. Puis l’idée me vint, je rapportai son cas au Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui). Un homme parmi ses compagnons assis dit : “Les armes de ce mort qu’il mentionne sont chez moi ; donne-lui satisfaction à ce sujet.” Abū Bakr dit : “Non ! Par Dieu ! Il ne les donnera pas à un petit doigt de Quraysh et laissera (sans rien) un lion parmi les lions de Dieu qui combat pour Dieu et Son Messager (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) !” Il dit : Alors le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) se leva et me les remit. J’achetai avec cela des brebis, et ce fut le premier bien que j’amassai en islam. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا فَرَغَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ حُنَيْنٍ بَعَثَ أَبَا عَامِرٍ عَلَى جَيْشٍ إِلَى أَوْطَاسٍ فَلَقِيَ دُرَيْدَ بْنَ الصِّمَّةِ، فَقُتِلَ دُرَيْدٌ وَهَزَمَ اللَّهُ أَصْحَابَهُ. قَالَ أَبُو مُوسَى وَبَعَثَنِي مَعَ أَبِي عَامِرٍ فَرُمِيَ أَبُو عَامِرٍ فِي رُكْبَتِهِ، رَمَاهُ جُشَمِيٌّ بِسَهْمٍ فَأَثْبَتَهُ فِي رُكْبَتِهِ، فَانْتَهَيْتُ إِلَيْهِ فَقُلْتُ يَا عَمِّ مَنْ رَمَاكَ فَأَشَارَ إِلَى أَبِي مُوسَى فَقَالَ ذَاكَ قَاتِلِي الَّذِي رَمَانِي. فَقَصَدْتُ لَهُ فَلَحِقْتُهُ فَلَمَّا رَآنِي وَلَّى فَاتَّبَعْتُهُ وَجَعَلْتُ أَقُولُ لَهُ أَلاَ تَسْتَحِي، أَلاَ تَثْبُتُ. فَكَفَّ فَاخْتَلَفْنَا ضَرْبَتَيْنِ بِالسَّيْفِ فَقَتَلْتُهُ ثُمَّ قُلْتُ لأَبِي عَامِرٍ قَتَلَ اللَّهُ صَاحِبَكَ. قَالَ فَانْزِعْ هَذَا السَّهْمَ فَنَزَعْتُهُ فَنَزَا مِنْهُ الْمَاءُ. قَالَ يَا ابْنَ أَخِي أَقْرِئِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم السَّلاَمَ، وَقُلْ لَهُ اسْتَغْفِرْ لِي. وَاسْتَخْلَفَنِي أَبُو عَامِرٍ عَلَى النَّاسِ، فَمَكَثَ يَسِيرًا ثُمَّ مَاتَ، فَرَجَعْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِهِ عَلَى سَرِيرٍ مُرْمَلٍ وَعَلَيْهِ فِرَاشٌ قَدْ أَثَّرَ رِمَالُ السَّرِيرِ بِظَهْرِهِ وَجَنْبَيْهِ، فَأَخْبَرْتُهُ بِخَبَرِنَا وَخَبَرِ أَبِي عَامِرٍ، وَقَالَ قُلْ لَهُ اسْتَغْفِرْ لِي، فَدَعَا بِمَاءٍ فَتَوَضَّأَ ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ فَقَالَ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِعُبَيْدٍ أَبِي عَامِرٍ ". وَرَأَيْتُ بَيَاضَ إِبْطَيْهِ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ اجْعَلْهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَوْقَ كَثِيرٍ مِنْ خَلْقِكَ مِنَ النَّاسِ ". فَقُلْتُ وَلِي فَاسْتَغْفِرْ. فَقَالَ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ قَيْسٍ ذَنْبَهُ وَأَدْخِلْهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ مُدْخَلاً كَرِيمًا ". قَالَ أَبُو بُرْدَةَ إِحْدَاهُمَا لأَبِي عَامِرٍ وَالأُخْرَى لأَبِي مُوسَى.
IsnādMuḥammad ibn al-ʿAlā' nous a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté, d'après Burayd ibn ʿAbd Allāh, d'après Abū Burda, d'après Abū Mūsā — que Dieu l'agrée —
Il a dit : « Lorsque le Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — eut terminé la bataille de Ḥunayn, il envoya Abū ʿĀmir à la tête d'une armée vers Awṭās. Il rencontra Durayd ibn al-Ṣimma, Durayd fut tué et Dieu mit ses compagnons en déroute. » Abū Mūsā a dit : « Il m'envoya avec Abū ʿĀmir. Abū ʿĀmir fut atteint au genou : un homme de Jusham le frappa d'une flèche qui se planta dans son genou. J'allai vers lui et dis : "Ô mon oncle ! Qui t'a frappé ?" Il désigna (l'homme) en disant : "Voilà mon meurtrier, celui qui m'a tiré dessus." Je me dirigeai vers lui et le rattrapai. Lorsqu'il me vit, il tourna le dos ; je le poursuivis en lui disant : "N'as-tu pas honte ? Ne veux-tu pas t'arrêter ?" Il s'arrêta ; nous échangeâmes deux coups d'épée et je le tuai. Puis je dis à Abū ʿĀmir : "Dieu a tué ton adversaire." Il dit : "Retire cette flèche." Je la retirai et de l'eau jaillit de la blessure. Il dit : "Ô fils de mon frère ! Transmets le salām (salutation de paix) au Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — et dis-lui de demander pardon pour moi." Abū ʿĀmir me donna l'autorité sur les gens ; il demeura un peu de temps, puis mourut. Je revins et entrai chez le Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — dans sa maison, sur un lit fait de branches de palmier tressées, avec une natte qui avait marqué son dos et ses flancs. Je l'informai de notre histoire et de celle d'Abū ʿĀmir, et (dis) qu'il avait dit : "Demande pardon pour moi." Il demanda de l'eau, fit ses ablutions, puis leva ses mains et dit : "Ô Dieu ! Pardonne à ʿUbayd Abū ʿĀmir." Je vis la blancheur de ses aisselles. Puis il dit : "Ô Dieu ! Place-le, au Jour de la Résurrection, au-dessus d'une grande partie de Tes créatures parmi les hommes." Je dis alors : "Et pour moi, demande pardon." Il dit : "Ô Dieu ! Pardonne à ʿAbd Allāh ibn Qays son péché et fais-lui, au Jour de la Résurrection, une entrée honorable." » Abū Burda a dit : « L'une des invocations était pour Abū ʿĀmir, l'autre pour Abū Mūsā. »
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، سَمِعَ سُفْيَانَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّهَا أُمِّ سَلَمَةَ ـ رضى الله عنها ـ دَخَلَ عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدِي مُخَنَّثٌ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أُمَيَّةَ يَا عَبْدَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ إِنْ فَتَحَ اللَّهُ عَلَيْكُمُ الطَّائِفَ غَدًا فَعَلَيْكَ بِابْنَةِ غَيْلاَنَ، فَإِنَّهَا تُقْبِلُ بِأَرْبَعٍ وَتُدْبِرُ بِثَمَانٍ. وَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَدْخُلَنَّ هَؤُلاَءِ عَلَيْكُنَّ " . قَالَ ابْنُ عُيَيْنَةَ وَقَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ الْمُخَنَّثُ هِيتٌ. حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ عَنْ هِشَامٍ بِهَذَا، وَزَادَ وَهْوَ مُحَاصِرٌ الطَّائِفَ يَوْمَئِذٍ.
IsnādAl-Ḥumaydī nous a rapporté, ayant entendu Sufyān, Hishām nous a rapporté, d'après son père, d'après Zaynab bint Abī Salama, d'après sa mère Umm Salama — que Dieu soit satisfait d'elle —
Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) entra chez moi alors que j'avais un efféminé (mukhannath). Je l'entendis dire à ʿAbd Allāh ibn Abī Umayya : « Ô ʿAbd Allāh, que dis-tu si Dieu vous ouvre demain [la conquête] de Ṭāʾif ? Prends donc la fille de Ghaylān, car elle se présente avec quatre [plis du ventre] et s'en va avec huit [plis du dos]. » Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) dit alors : « Que ceux-là n'entrent jamais chez vous. » Ibn ʿUyayna dit : Ibn Jurayj a dit : « L'efféminé (mukhannath) [était] Hīt. » Maḥmūd nous a rapporté, Abū Usāma nous a rapporté d'après Hishām de la même manière, et il ajouta : « [Le Prophète] assiégeait Ṭāʾif ce jour-là. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي الْعَبَّاسِ الشَّاعِرِ الأَعْمَى، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ لَمَّا حَاصَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الطَّائِفَ فَلَمْ يَنَلْ مِنْهُمْ شَيْئًا قَالَ " إِنَّا قَافِلُونَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ ". فَثَقُلَ عَلَيْهِمْ وَقَالُوا نَذْهَبُ وَلاَ نَفْتَحُهُ ـ وَقَالَ مَرَّةً نَقْفُلُ ـ فَقَالَ " اغْدُوا عَلَى الْقِتَالِ ". فَغَدَوْا فَأَصَابَهُمْ جِرَاحٌ فَقَالَ " إِنَّا قَافِلُونَ غَدًا إِنْ شَاءَ اللَّهُ ". فَأَعْجَبَهُمْ فَضَحِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، وَقَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً فَتَبَسَّمَ. قَالَ قَالَ الْحُمَيْدِيُّ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ الْخَبَرَ كُلَّهُ.
IsnādD'après ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, d'après Sufyān, d'après ʿAmr, d'après Abū al-ʿAbbās le poète aveugle, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, qui a dit :
Lorsque le Messager d'Allāh (sur lui la paix et la bénédiction) assiégea Ṭāʾif sans rien obtenir d'eux, il dit : « Nous allons retourner, s'il plaît à Allāh. » Cela pesa lourdement sur eux (les compagnons). Ils dirent : « Nous partons sans l'avoir conquise ? » — et il dit une fois : « Nous retournons ? » — Il dit alors : « Allez au combat dès l'aube. » Ils y allèrent et subirent des blessures. Il dit : « Nous allons retourner demain, s'il plaît à Allāh. » Cela leur plut, et le Prophète (sur lui la paix et la bénédiction) rit — Sufyān dit une fois : « il sourit. » Al-Ḥumaydī dit : « Sufyān nous a rapporté tout le récit. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَاصِمٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عُثْمَانَ، قَالَ سَمِعْتُ سَعْدًا ـ وَهْوَ أَوَّلُ مَنْ رَمَى بِسَهْمٍ فِي سَبِيلِ اللَّهِ ـ وَأَبَا بَكْرَةَ ـ وَكَانَ تَسَوَّرَ حِصْنَ الطَّائِفِ فِي أُنَاسٍ ـ فَجَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالاَ سَمِعْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ وَهْوَ يَعْلَمُ فَالْجَنَّةُ عَلَيْهِ حَرَامٌ " . وَقَالَ هِشَامٌ وَأَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ أَبِي الْعَالِيَةِ، أَوْ أَبِي عُثْمَانَ النَّهْدِيِّ قَالَ سَمِعْتُ سَعْدًا، وَأَبَا، بَكْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ عَاصِمٌ قُلْتُ لَقَدْ شَهِدَ عِنْدَكَ رَجُلاَنِ حَسْبُكَ بِهِمَا. قَالَ أَجَلْ أَمَّا أَحَدُهُمَا فَأَوَّلُ مَنْ رَمَى بِسَهْمٍ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، وَأَمَّا الآخَرُ فَنَزَلَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثَالِثَ ثَلاَثَةٍ وَعِشْرِينَ مِنَ الطَّائِفِ.
IsnādD'après Muḥammad ibn Bashshār, d'après Ghundar, d'après Shuʿba, d'après ʿĀṣim, qui a dit : « J'ai entendu Abū ʿUthmān dire : J'ai entendu Saʿd — qui fut le premier à lancer une flèche dans le chemin d'Allah — et Abū Bakra — qui avait escaladé la forteresse d'at-Ṭāʾif avec un groupe de personnes — qui sont venus auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et ont dit : Nous avons entendu le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dire : »
« Quiconque revendique une filiation autre que celle de son père en le sachant, le Paradis lui est interdit. » Et Hishām a dit : « Et Maʿmar nous a rapporté, d'après ʿĀṣim, d'après Abū al-ʿĀliya ou Abū ʿUthmān an-Nahdī, qui a dit : « J'ai entendu Saʿd et Abū Bakra rapporter du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui). » » ʿĀṣim a dit : « J'ai dit (à Abū ʿUthmān) : « Deux hommes ont témoigné auprès de toi, et leur témoignage te suffit. » Il a répondu : « Oui, quant à l'un d'eux, il est le premier à avoir lancé une flèche dans le chemin d'Allah, et quant à l'autre, il est descendu auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) alors qu'il était le vingt-troisième (converti) depuis at-Ṭāʾif. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنْتُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ نَازِلٌ بِالْجِعْرَانَةِ بَيْنَ مَكَّةَ وَالْمَدِينَةِ وَمَعَهُ بِلاَلٌ، فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ أَلاَ تُنْجِزُ لِي مَا وَعَدْتَنِي. فَقَالَ لَهُ " أَبْشِرْ ". فَقَالَ قَدْ أَكْثَرْتَ عَلَىَّ مِنْ أَبْشِرْ. فَأَقْبَلَ عَلَى أَبِي مُوسَى وَبِلاَلٍ كَهَيْئَةِ الْغَضْبَانِ فَقَالَ " رَدَّ الْبُشْرَى فَاقْبَلاَ أَنْتُمَا ". قَالاَ قَبِلْنَا. ثُمَّ دَعَا بِقَدَحٍ فِيهِ مَاءٌ فَغَسَلَ يَدَيْهِ وَوَجْهَهُ فِيهِ، وَمَجَّ فِيهِ، ثُمَّ قَالَ " اشْرَبَا مِنْهُ، وَأَفْرِغَا عَلَى وُجُوهِكُمَا وَنُحُورِكُمَا، وَأَبْشِرَا ". فَأَخَذَا الْقَدَحَ فَفَعَلاَ، فَنَادَتْ أُمُّ سَلَمَةَ مِنْ وَرَاءِ السِّتْرِ أَنْ أَفْضِلاَ لأُمِّكُمَا. فَأَفْضَلاَ لَهَا مِنْهُ طَائِفَةً.
IsnādD'après ce que nous a rapporté Muḥammad ibn al-ʿAlāʾ, d'après Abū Usāma, d'après Burayd ibn ʿAbd Allāh, d'après Abū Burda, d'après Abū Mūsā (que Dieu l'agrée) :
J'étais chez le Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue) alors qu'il campait à al-Jiʿrāna, entre La Mecque et Médine, en compagnie de Bilāl. Un bédouin vint auprès du Prophète et dit : « Ne vas-tu pas accomplir pour moi ce que tu m'as promis ? » Il lui répondit : « Réjouis-toi ! » (Abishir). L'autre dit : « Tu as trop répété 'Réjouis-toi' à mon égard. » Alors le Prophète se tourna vers Abū Mūsā et Bilāl, comme s'il était en colère, et dit : « Il a refusé la bonne nouvelle ; recevez-la donc, vous deux. » Ils dirent : « Nous l'avons reçue. » Puis il demanda un verre contenant de l'eau, s'y lava les mains et le visage, et y cracha. Ensuite il dit : « Buvez-en, versez-en sur vos visages et vos poitrines, et réjouissez-vous ! » Ils prirent le verre et firent ainsi. Alors Umm Salama les appela de derrière le rideau : « Laissez-en un peu pour votre mère. » Ils lui en laissèrent une partie.
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، أَنَّ صَفْوَانَ بْنَ يَعْلَى بْنِ أُمَيَّةَ، أَخْبَرَ أَنَّ يَعْلَى كَانَ يَقُولُ لَيْتَنِي أَرَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ يُنْزَلُ عَلَيْهِ. قَالَ فَبَيْنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْجِعْرَانَةِ وَعَلَيْهِ ثَوْبٌ قَدْ أُظِلَّ بِهِ، مَعَهُ فِيهِ نَاسٌ مِنْ أَصْحَابِهِ، إِذْ جَاءَهُ أَعْرَابِيٌّ عَلَيْهِ جُبَّةٌ مُتَضَمِّخٌ بِطِيبٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ تَرَى فِي رَجُلٍ أَحْرَمَ بِعُمْرَةٍ فِي جُبَّةٍ بَعْدَ مَا تَضَمَّخَ بِالطِّيبِ فَأَشَارَ عُمَرُ إِلَى يَعْلَى بِيَدِهِ أَنْ تَعَالَ. فَجَاءَ يَعْلَى فَأَدْخَلَ رَأْسَهُ، فَإِذَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُحْمَرُّ الْوَجْهِ، يَغِطُّ كَذَلِكَ سَاعَةً، ثُمَّ سُرِّيَ عَنْهُ فَقَالَ " أَيْنَ الَّذِي يَسْأَلُنِي عَنِ الْعُمْرَةِ آنَفًا ". فَالْتُمِسَ الرَّجُلُ فَأُتِيَ بِهِ فَقَالَ " أَمَّا الطِّيبُ الَّذِي بِكَ فَاغْسِلْهُ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، وَأَمَّا الْجُبَّةُ فَانْزِعْهَا، ثُمَّ اصْنَعْ فِي عُمْرَتِكَ كَمَا تَصْنَعُ فِي حَجِّكَ ".
IsnādYaʿqūb ibn Ibrāhīm nous a rapporté, Ismāʿīl nous a rapporté, Ibn Jurayj nous a rapporté, disant : ʿAṭāʾ m’a informé que Ṣafwān ibn Yaʿlā ibn Umayya a rapporté
Que Yaʿlā disait : « Plût à Dieu que je puisse voir le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction soient sur lui) au moment où la révélation descend sur lui. » Il dit : Alors que le Prophète (paix et bénédiction sur lui) se trouvait à al-Jiʿrāna, portant un vêtement qui lui faisait de l’ombre, et qu’avec lui sous ce vêtement se trouvaient certains de ses Compagnons, voilà qu’un bédouin vint à lui, portant une djubba (tunique longue) et imprégné de parfum. Il dit : « Ô Messager de Dieu, que penses-tu d’un homme qui a fait la sacralisation (iḥrām) pour la ʿumra (petit pèlerinage) en portant une djubba après s’être imprégné de parfum ? » Alors ʿUmar fit signe de la main à Yaʿlā : « Viens. » Yaʿlā vint donc et passa la tête (sous le vêtement). Et voilà que le Prophète (paix et bénédiction sur lui) avait le visage rougi et respirait bruyamment ainsi pendant un moment. Puis la révélation cessa et il dit : « Où est celui qui m’interrogeait tout à l’heure au sujet de la ʿumra ? » On chercha l’homme et on l’amena. Le Prophète dit : « Quant au parfum qui est sur toi, lave-le trois fois ; quant à la djubba, enlève-la ; puis accomplis dans ta ʿumra ce que tu accomplis dans ton ḥajj (grand pèlerinage). »
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ يَحْيَى، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَاصِمٍ، قَالَ لَمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ قَسَمَ فِي النَّاسِ فِي الْمُؤَلَّفَةِ قُلُوبُهُمْ، وَلَمْ يُعْطِ الأَنْصَارَ شَيْئًا، فَكَأَنَّهُمْ وَجَدُوا إِذْ لَمْ يُصِبْهُمْ مَا أَصَابَ النَّاسَ فَخَطَبَهُمْ فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ أَلَمْ أَجِدْكُمْ ضُلاَّلاً فَهَدَاكُمُ اللَّهُ بِي، وَكُنْتُمْ مُتَفَرِّقِينَ فَأَلَّفَكُمُ اللَّهُ بِي وَعَالَةً، فَأَغْنَاكُمُ اللَّهُ بِي ". كُلَّمَا قَالَ شَيْئًا قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمَنُّ. قَالَ " مَا يَمْنَعُكُمْ أَنْ تُجِيبُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". قَالَ كُلَّمَا قَالَ شَيْئًا قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمَنُّ. قَالَ " لَوْ شِئْتُمْ قُلْتُمْ جِئْتَنَا كَذَا وَكَذَا. أَتَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالشَّاةِ وَالْبَعِيرِ، وَتَذْهَبُونَ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى رِحَالِكُمْ، لَوْلاَ الْهِجْرَةُ لَكُنْتُ امْرَأً مِنَ الأَنْصَارِ، وَلَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا وَشِعْبًا لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ وَشِعْبَهَا، الأَنْصَارُ شِعَارٌ وَالنَّاسُ دِثَارٌ، إِنَّكُمْ سَتَلْقَوْنَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي عَلَى الْحَوْضِ ".
IsnādNous a rapporté Mūsā ibn Ismā‘īl, nous a rapporté Wahīb, nous a rapporté ‘Amr ibn Yaḥyā, d’après ‘Abbād ibn Tamīm, d’après ‘Abd Allāh ibn Zayd ibn ‘Āṣim
Il a dit : Lorsque Dieu accorda le butin à Son Messager (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) le jour de Hunayn, il fit un partage parmi les gens en faveur de ceux dont les cœurs sont à rallier (al-mu’allafatu qulūbuhum), et il ne donna rien aux Anṣār. Ils ressentirent alors quelque chose, puisqu’ils n’avaient pas reçu ce que les gens recevaient. Il leur adressa donc un discours et dit : « Ô assemblée des Anṣār ! Ne vous ai-je pas trouvés égarés, et Dieu vous a guidés par moi ? N’étiez-vous pas divisés, et Dieu vous a unis par moi ? N’étiez-vous pas dans le besoin, et Dieu vous a enrichis par moi ? » Chaque fois qu’il disait quelque chose, ils répondaient : « Dieu et Son Messager sont les plus généreux. » Il dit : « Qu’est-ce qui vous empêche de répondre au Messager de Dieu ? » Chaque fois qu’il disait quelque chose, ils répondaient : « Dieu et Son Messager sont les plus généreux. » Il dit : « Si vous vouliez, vous pourriez dire : “Tu es venu à nous en telle et telle situation.” Êtes-vous satisfaits que les gens emportent les moutons et les chameaux, tandis que vous, vous emportez le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) chez vous ? Sans l’émigration (hijra), j’aurais été un homme des Anṣār. Si les gens empruntaient une vallée et un défilé, j’emprunterais la vallée des Anṣār et leur défilé. Les Anṣār sont le vêtement de dessous (shi‘ār), et les gens le vêtement de dessus (dithār). Après moi, vous rencontrerez une partialité (athara) ; soyez donc patients jusqu’à ce que vous me rejoigniez auprès du bassin (al-ḥawḍ). »
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ نَاسٌ مِنَ الأَنْصَارِ حِينَ أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مَا أَفَاءَ مِنْ أَمْوَالِ هَوَازِنَ، فَطَفِقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي رِجَالاً الْمِائَةَ مِنَ الإِبِلِ فَقَالُوا يَغْفِرُ اللَّهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي قُرَيْشًا وَيَتْرُكُنَا، وَسُيُوفُنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَائِهِمْ. قَالَ أَنَسٌ فَحُدِّثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمَقَالَتِهِمْ، فَأَرْسَلَ إِلَى الأَنْصَارِ فَجَمَعَهُمْ فِي قُبَّةٍ مِنْ أَدَمٍ وَلَمْ يَدْعُ مَعَهُمْ غَيْرَهُمْ، فَلَمَّا اجْتَمَعُوا قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا حَدِيثٌ بَلَغَنِي عَنْكُمْ ". فَقَالَ فُقَهَاءُ الأَنْصَارِ أَمَّا رُؤَسَاؤُنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَلَمْ يَقُولُوا شَيْئًا، وَأَمَّا نَاسٌ مِنَّا حَدِيثَةٌ أَسْنَانُهُمْ فَقَالُوا يَغْفِرُ اللَّهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي قُرَيْشًا وَيَتْرُكُنَا، وَسُيُوفُنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَائِهِمْ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " فَإِنِّي أُعْطِي رِجَالاً حَدِيثِي عَهْدٍ بِكُفْرٍ، أَتَأَلَّفُهُمْ، أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالأَمْوَالِ وَتَذْهَبُونَ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى رِحَالِكُمْ، فَوَاللَّهِ لَمَا تَنْقَلِبُونَ بِهِ خَيْرٌ مِمَّا يَنْقَلِبُونَ بِهِ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ رَضِينَا. فَقَالَ لَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " سَتَجِدُونَ أُثْرَةً شَدِيدَةً، فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوُا اللَّهَ وَرَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم فَإِنِّي عَلَى الْحَوْضِ ". قَالَ أَنَسٌ فَلَمْ يَصْبِرُوا.
IsnādAbd Allâh ibn Muḥammad m’a rapporté : Hishâm nous a raconté : Ma‘mar nous a informés, d’après al-Zuhrī, qui dit : « Anas ibn Mālik (qu’Allâh l’agrée) m’a informé en ces termes : »
Il dit : « Certains des Anṣār (auxiliaires médinois) dirent, lorsque Allâh fit revenir à Son Messager (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) le butin des Banū Hawāzin, et que le Prophète (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) se mit à donner à certains hommes cent chameaux : "Qu’Allâh pardonne au Messager de Allâh ! Il donne aux Qurayshites et nous délaisse, alors que nos épées dégouttent encore de leur sang !" » Anas dit : « Le Messager de Allâh (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) fut informé de leurs propos. Il envoya chercher les Anṣār et les rassembla sous une tente de cuir sans convoquer personne d’autre avec eux. Lorsqu’ils furent réunis, le Prophète (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) se leva et dit : "Qu’est-ce que cette parole qui m’est parvenue de votre part ?" Les juristes (fuqahāʾ) parmi les Anṣār répondirent : "Quant à nos chefs, ô Messager de Allâh, ils n’ont rien dit ; mais des jeunes parmi nous, d’âge récent, ont dit : ‘Qu’Allâh pardonne au Messager de Allâh ! Il donne aux Qurayshites et nous délaisse, alors que nos épées dégouttent encore de leur sang !’" Le Prophète (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) dit alors : "Je donne à des hommes dont la foi est récente après la mécréance, afin de les rallier (par ce présent). Ne seriez-vous pas satisfaits que les gens repartent avec des biens, tandis que vous repartez avec le Prophète (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) chez vous ? Par Allâh ! Ce dont vous vous emparez est bien meilleur que ce dont ils s’emparent." Ils dirent : "Ô Messager de Allâh, nous sommes satisfaits." Le Prophète (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) leur dit alors : "Vous trouverez une forte préférence (des autres sur vous). Patience donc jusqu’à ce que vous rencontriez Allâh et Son Messager (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam), car je serai près du Bassin (al-ḥawḍ)." » Anas dit : « Mais ils ne patientèrent pas. »
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمَ فَتْحِ مَكَّةَ قَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَنَائِمَ بَيْنَ قُرَيْشٍ. فَغَضِبَتِ الأَنْصَارُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالدُّنْيَا، وَتَذْهَبُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". قَالُوا بَلَى. قَالَ " لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا أَوْ شِعْبًا لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ أَوْ شِعْبَهُمْ ".
IsnādNous a rapporté Sulaymān ibn Ḥarb, nous a rapporté Shuʿba, d'après Abū al-Tayyāḥ, d'après Anas
Il a dit : « Lors du jour de la conquête de La Mecque, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) répartit le butin entre les Qurayshites. Les Ansār (les Auxiliaires) se mirent en colère. Le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) dit : "N'êtes-vous pas satisfaits que les gens emportent les biens de ce monde, tandis que vous emportez le Messager d'Allah (avec vous) ?" Ils répondirent : "Certes, si." Il dit : "Si les gens empruntaient une vallée ou un col, j'emprunterais la vallée des Ansār ou leur col." »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا أَزْهَرُ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، أَنْبَأَنَا هِشَامُ بْنُ زَيْدِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمَ حُنَيْنٍ الْتَقَى هَوَازِنُ وَمَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةُ آلاَفٍ وَالطُّلَقَاءُ فَأَدْبَرُوا قَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ ". قَالُوا لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَسَعْدَيْكَ، لَبَّيْكَ نَحْنُ بَيْنَ يَدَيْكَ، فَنَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَنَا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ ". فَانْهَزَمَ الْمُشْرِكُونَ، فَأَعْطَى الطُّلَقَاءَ وَالْمُهَاجِرِينَ وَلَمْ يُعْطِ الأَنْصَارَ شَيْئًا فَقَالُوا، فَدَعَاهُمْ فَأَدْخَلَهُمْ فِي قُبَّةٍ فَقَالَ " أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالشَّاةِ وَالْبَعِيرِ، وَتَذْهَبُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم "، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم "لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا وَسَلَكَتِ الأَنْصَارُ شِعْبًا لاَخْتَرْتُ شِعْبَ الأَنْصَارِ "
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, nous a rapporté Azhar, d’après Ibn ʿAwn, nous a informé Hishām ibn Zayd ibn Anas, d’après Anas (qu’Allah l’agrée) :
Il (Anas) a dit : « Le jour de Ḥunayn, quand les Hawāzin se rassemblèrent, le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) avait avec lui dix mille hommes ainsi que les affranchis de la Mecque (al-ṭulaqāʾ). Alors [les musulmans] battirent en retraite. Il dit : “Ô assemblée des Anṣār !” Ils répondirent : “À ton service, ô Messager d’Allah, et à ton bon plaisir ! Nous sommes devant toi.” Le Prophète descendit de sa monture et dit : “Je suis le serviteur d’Allah et Son Messager.” Les polythéistes furent mis en déroute. Il donna [une partie du butin] aux affranchis de la Mecque et aux Émigrés (al-Muhājirūn), mais ne donna rien aux Anṣār. Ceux-ci [en parlèrent entre eux], alors il les appela et les fit entrer dans une tente, puis il dit : « N’êtes-vous pas satisfaits que les gens emportent les moutons et les chameaux, tandis que vous emportez le Messager d’Allah avec vous ? » » Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) dit : « Si les gens empruntaient une vallée et les Anṣār un col, je choisirais le col des Anṣār. »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَمَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نَاسًا مِنَ الأَنْصَارِ، فَقَالَ " إِنَّ قُرَيْشًا حَدِيثُ عَهْدٍ بِجَاهِلِيَّةٍ وَمُصِيبَةٍ، وَإِنِّي أَرَدْتُ أَنْ أَجْبُرَهُمْ وَأَتَأَلَّفَهُمْ أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَرْجِعَ النَّاسُ بِالدُّنْيَا، وَتَرْجِعُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى بُيُوتِكُمْ ". قَالُوا بَلَى. قَالَ " لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا وَسَلَكَتِ الأَنْصَارُ شِعْبًا لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ أَوْ شِعْبَ الأَنْصَارِ ".
IsnādMouḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, Ghundar nous a rapporté, Shuʿba nous a rapporté, qui a dit : j’ai entendu Qatāda, d’après Anas ibn Mālik – qu’Allah l’agrée –
Il (Anas) a dit : Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) rassembla un groupe d’Ansār (les Médinois ayant accueilli l’islam). Il dit : « Les Quraych viennent à peine de sortir de l’époque préislamique (Jāhiliyya) et de l’affliction. J’ai voulu les réconforter et gagner leur cœur. Ne seriez-vous pas satisfaits que les gens repartent avec les biens de ce monde, et que vous repartiez, vous, avec le Messager d’Allah dans vos demeures ? » Ils répondirent : « Oui. » Il ajouta : « Si les gens empruntaient une vallée et les Ansār un défilé, j’emprunterais la vallée des Ansār ou leur défilé. »
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ لَمَّا قَسَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قِسْمَةَ حُنَيْنٍ قَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ مَا أَرَادَ بِهَا وَجْهَ اللَّهِ. فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَتَغَيَّرَ وَجْهُهُ ثُمَّ قَالَ " رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَى مُوسَى، لَقَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ " .
IsnādD'après Qabīṣa, d'après Sufyān, d'après al-Aʿmash, d'après Abū Wāʾil, d'après ʿAbd Allāh
Lorsque le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) répartit le butin de Ḥunayn, un homme des Anṣār dit : « Ce partage ne vise pas la Face d'Allah. » Je vins alors trouver le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) et l'en informai. Son visage se colora [de colère], puis il dit : « Que la miséricorde d'Allah soit sur Moïse (Mūsā) ! Il fut certes offensé plus que cela, et il patienta. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ آثَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نَاسًا، أَعْطَى الأَقْرَعَ مِائَةً مِنَ الإِبِلِ، وَأَعْطَى عُيَيْنَةَ مِثْلَ ذَلِكَ، وَأَعْطَى نَاسًا، فَقَالَ رَجُلٌ مَا أُرِيدَ بِهَذِهِ الْقِسْمَةِ وَجْهُ اللَّهِ. فَقُلْتُ لأُخْبِرَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " رَحِمَ اللَّهُ مُوسَى. قَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ " .
IsnādNous a rapporté Qutayba ibn Saʿīd, nous a rapporté Jarīr, d’après Manṣūr, d’après Abū Wāʾil, d’après ʿAbd Allāh (qu’Allah l’agrée) :
Il a dit : « Le jour de Ḥunayn, le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) a favorisé certaines personnes : il a donné à al-Aqraʿ cent chameaux, et à ʿUyayna pareillement, et a donné à d’autres encore. Un homme dit alors : “Cette répartition n’a pas été faite pour la face d’Allah.” Je dis : “Je vais informer le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui).” Le Prophète dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse ! Il a subi plus de tort que cela, et il a patienté. » »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ مُعَاذٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدِ بْنِ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ أَقْبَلَتْ هَوَازِنُ وَغَطَفَانُ وَغَيْرُهُمْ بِنَعَمِهِمْ وَذَرَارِيِّهِمْ، وَمَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةُ آلاَفٍ وَمِنَ الطُّلَقَاءِ، فَأَدْبَرُوا عَنْهُ حَتَّى بَقِيَ وَحْدَهُ، فَنَادَى يَوْمَئِذٍ نِدَاءَيْنِ لَمْ يَخْلِطْ بَيْنَهُمَا، الْتَفَتَ عَنْ يَمِينِهِ، فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ ". قَالُوا لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَبْشِرْ نَحْنُ مَعَكَ. ثُمَّ الْتَفَتَ عَنْ يَسَارِهِ، فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ ". قَالُوا لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَبْشِرْ نَحْنُ مَعَكَ. وَهْوَ عَلَى بَغْلَةٍ بَيْضَاءَ، فَنَزَلَ فَقَالَ " أَنَا عَبْدُ اللَّهِ وَرَسُولُهُ "، فَانْهَزَمَ الْمُشْرِكُونَ، فَأَصَابَ يَوْمَئِذٍ غَنَائِمَ كَثِيرَةً، فَقَسَمَ فِي الْمُهَاجِرِينَ وَالطُّلَقَاءِ وَلَمْ يُعْطِ الأَنْصَارَ شَيْئًا، فَقَالَتِ الأَنْصَارُ إِذَا كَانَتْ شَدِيدَةٌ فَنَحْنُ نُدْعَى، وَيُعْطَى الْغَنِيمَةَ غَيْرُنَا. فَبَلَغَهُ ذَلِكَ، فَجَمَعَهُمْ فِي قُبَّةٍ، فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ مَا حَدِيثٌ بَلَغَنِي عَنْكُمْ ". فَسَكَتُوا فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ أَلاَ تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالدُّنْيَا، وَتَذْهَبُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَحُوزُونَهُ إِلَى بُيُوتِكُمْ ". قَالُوا بَلَى. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا، وَسَلَكَتِ الأَنْصَارُ شِعْبًا لأَخَذْتُ شِعْبَ الأَنْصَارِ ". فَقَالَ هِشَامٌ يَا أَبَا حَمْزَةَ، وَأَنْتَ شَاهِدٌ ذَاكَ قَالَ وَأَيْنَ أَغِيبُ عَنْهُ
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Muḥammad ibn Bashshār, qui l'a reçu de Muʿādh ibn Muʿādh, qui l'a reçu d'Ibn ʿAwn, d'après Hishām ibn Zayd ibn Anas ibn Mālik, d'après Anas ibn Mālik (qu'Allah l'agrée) —
Le jour de Ḥunayn, les tribus de Hawāzin, Ghatafān et d'autres vinrent avec leurs troupeaux et leurs familles. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait dix mille hommes, ainsi que les affranchis (ṭulaqāʾ). Mais ses compagnons tournèrent le dos et s'enfuirent, jusqu'à ce qu'il reste seul. Ce jour-là, il lança deux appels distincts, sans les mêler. Il se tourna vers sa droite et dit : « Ô assemblée des Anṣār (auxiliaires) ! » Ils répondirent : « À ton service, ô Messager d'Allah ! Réjouis-toi, nous sommes avec toi. » Puis il se tourna vers sa gauche et dit : « Ô assemblée des Anṣār ! » Ils répondirent : « À ton service, ô Messager d'Allah ! Réjouis-toi, nous sommes avec toi. » Il était alors sur une mule blanche. Il descendit et dit : « Je suis le serviteur d'Allah et Son messager. » Alors les associateurs furent mis en déroute. Ce jour-là, il obtint un butin considérable, qu'il répartit entre les Muhājirūn (émigrés) et les affranchis, sans rien donner aux Anṣār. Les Anṣār dirent : « Quand la situation est difficile, on nous appelle, mais quand il s'agit de donner le butin, on le donne à d'autres ! » Cette rumeur lui parvint. Il les rassembla donc sous une tente et dit : « Ô assemblée des Anṣār ! Quelle est cette parole qui m'est parvenue de votre part ? » Ils gardèrent le silence. Il dit alors : « Ô assemblée des Anṣār ! N'êtes-vous pas satisfaits que les gens emportent les biens de ce monde, tandis que vous, vous emportez le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) chez vous ? » Ils répondirent : « Si, parfaitement. » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Si les gens empruntaient une vallée, et les Anṣār un défilé, je prendrais le défilé des Anṣār. » Hishām demanda : « Ô Abū Ḥamza (Anas), étais-tu présent à cela ? » Il répondit : « Où donc aurais-je été absent ? »
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً قِبَلَ نَجْدٍ، فَكُنْتُ فِيهَا، فَبَلَغَتْ سِهَامُنَا اثْنَىْ عَشَرَ بَعِيرًا، وَنُفِّلْنَا بَعِيرًا بَعِيرًا، فَرَجَعْنَا بِثَلاَثَةَ عَشَرَ بَعِيرًا.
IsnādAbū al-Nuʿmān nous a rapporté, Ḥammād nous a rapporté, Ayyūb nous a rapporté, d’après Nāfiʿ, d’après Ibn ʿUmar (qu’Allah les agrée tous deux)
Il a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya une expédition militaire (sariyya) en direction du Najd, et j’en faisais partie. Nos parts (sihām) atteignirent douze chameaux, et on nous accorda un chameau supplémentaire (naflan) par homme. Nous revînmes donc avec treize chameaux chacun. »
حَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، وَحَدَّثَنِي نُعَيْمٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ إِلَى بَنِي جَذِيمَةَ، فَدَعَاهُمْ إِلَى الإِسْلاَمِ فَلَمْ يُحْسِنُوا أَنْ يَقُولُوا أَسْلَمْنَا. فَجَعَلُوا يَقُولُونَ صَبَأْنَا، صَبَأْنَا. فَجَعَلَ خَالِدٌ يَقْتُلُ مِنْهُمْ وَيَأْسِرُ، وَدَفَعَ إِلَى كُلِّ رَجُلٍ مِنَّا أَسِيرَهُ، حَتَّى إِذَا كَانَ يَوْمٌ أَمَرَ خَالِدٌ أَنْ يَقْتُلَ كُلُّ رَجُلٍ مِنَّا أَسِيرَهُ فَقُلْتُ وَاللَّهِ لاَ أَقْتُلُ أَسِيرِي، وَلاَ يَقْتُلُ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِي أَسِيرَهُ، حَتَّى قَدِمْنَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْنَاهُ، فَرَفَعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدَهُ فَقَالَ " اللَّهُمَّ إِنِّي أَبْرَأُ إِلَيْكَ مِمَّا صَنَعَ خَالِدٌ " . مَرَّتَيْنِ.
IsnādD'après ce qui m'a été rapporté par Maḥmūd, qui l'a reçu de ʿAbd al-Razzāq, qui l'a reçu de Maʿmar ; et d'après ce qui m'a été rapporté par Nuʿaym, qui l'a reçu de ʿAbd Allāh, qui l'a reçu de Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après Sālim, d'après son père (ʿAbd Allāh ibn ʿUmar),
Il (ʿAbd Allāh ibn ʿUmar) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya Khālid ibn al-Walīd vers la tribu des Banū Jadhīma. Il les appela à l'islam (soumission à Dieu), mais ils ne surent pas bien dire “aslamnā” (nous nous sommes soumis). Ils se mirent à dire : “ṣaba'nā, ṣaba'nā” (nous avons changé de religion). Alors Khālid se mit à tuer parmi eux et à faire des prisonniers. Il remit à chacun de nous son prisonnier. Puis, un jour, Khālid ordonna que chacun de nous tue son prisonnier. Je dis : “Par Dieu ! Je ne tuerai pas mon prisonnier, et aucun de mes compagnons ne tuera le sien.” Jusqu'à ce que nous arrivions auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et que nous lui rapportions l'affaire. Alors le Prophète (sur lui la paix et le salut) leva la main et dit par deux fois : “Ô Dieu ! Je me désavoue auprès de Toi de ce qu'a fait Khālid.” »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعْدُ بْنُ عُبَيْدَةَ، عَنْ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم سَرِيَّةً فَاسْتَعْمَلَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ، وَأَمَرَهُمْ أَنْ يُطِيعُوهُ، فَغَضِبَ فَقَالَ أَلَيْسَ أَمَرَكُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ تُطِيعُونِي. قَالُوا بَلَى. قَالَ فَاجْمَعُوا لِي حَطَبًا. فَجَمَعُوا، فَقَالَ أَوْقِدُوا نَارًا. فَأَوْقَدُوهَا، فَقَالَ ادْخُلُوهَا. فَهَمُّوا، وَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يُمْسِكُ بَعْضًا، وَيَقُولُونَ فَرَرْنَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم مِنَ النَّارِ. فَمَا زَالُوا حَتَّى خَمَدَتِ النَّارُ، فَسَكَنَ غَضَبُهُ، فَبَلَغَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " لَوْ دَخَلُوهَا مَا خَرَجُوا مِنْهَا إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ، الطَّاعَةُ فِي الْمَعْرُوفِ " .
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Musaddad, d'après ʿAbd al-Wāḥid, d'après al-Aʿmash, qui a dit : « M'a rapporté Saʿd ibn ʿUbayda, d'après Abū ʿAbd al-Raḥmān, d'après ʿAlī — qu'Allah l'agrée — »
Il a dit : « Le Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue) envoya une expédition militaire, et il désigna comme commandant un homme des Anṣār (auxiliaires de Médine), et il leur ordonna de lui obéir. Or, cet homme se mit en colère et dit : « Le Prophète ne vous a-t-il pas ordonné de m'obéir ? » Ils répondirent : « Si. » Il dit : « Alors rassemblez pour moi du bois. » Ils le rassemblèrent. Il dit : « Allumez un feu. » Ils l'allumèrent. Puis il dit : « Entrez-y. » Ils s'apprêtèrent à le faire, mais certains se mirent à retenir les autres, et ils disaient : « Nous avons fui vers le Prophète (pour échapper) au feu ! » Ils continuèrent ainsi jusqu'à ce que le feu s'éteignît, et la colère de l'homme se calma. La nouvelle parvint au Prophète (qu'Allah prie sur lui et le salue), qui dit : « S'ils y étaient entrés, ils n'en seraient jamais sortis jusqu'au Jour de la Résurrection. L'obéissance ne vaut que dans ce qui est convenable (maʿrūf). » »
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَبَا مُوسَى وَمُعَاذَ بْنَ جَبَلٍ إِلَى الْيَمَنِ، قَالَ وَبَعَثَ كُلَّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا عَلَى مِخْلاَفٍ قَالَ وَالْيَمَنُ مِخْلاَفَانِ ثُمَّ قَالَ " يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا " . فَانْطَلَقَ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا إِلَى عَمَلِهِ، وَكَانَ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا إِذَا سَارَ فِي أَرْضِهِ كَانَ قَرِيبًا مِنْ صَاحِبِهِ أَحْدَثَ بِهِ عَهْدًا، فَسَلَّمَ عَلَيْهِ، فَسَارَ مُعَاذٌ فِي أَرْضِهِ قَرِيبًا مِنْ صَاحِبِهِ أَبِي مُوسَى، فَجَاءَ يَسِيرُ عَلَى بَغْلَتِهِ حَتَّى انْتَهَى إِلَيْهِ، وَإِذَا هُوَ جَالِسٌ، وَقَدِ اجْتَمَعَ إِلَيْهِ النَّاسُ، وَإِذَا رَجُلٌ عِنْدَهُ قَدْ جُمِعَتْ يَدَاهُ إِلَى عُنُقِهِ فَقَالَ لَهُ مُعَاذٌ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ، أَيَّمَ هَذَا قَالَ هَذَا رَجُلٌ كَفَرَ بَعْدَ إِسْلاَمِهِ. قَالَ لاَ أَنْزِلُ حَتَّى يُقْتَلَ. قَالَ إِنَّمَا جِيءَ بِهِ لِذَلِكَ فَانْزِلْ. قَالَ مَا أَنْزِلُ حَتَّى يُقْتَلَ فَأَمَرَ بِهِ فَقُتِلَ ثُمَّ نَزَلَ فَقَالَ يَا عَبْدَ اللَّهِ، كَيْفَ تَقْرَأُ الْقُرْآنَ قَالَ أَتَفَوَّقُهُ تَفَوُّقًا. قَالَ فَكَيْفَ تَقْرَأُ أَنْتَ يَا مُعَاذُ قَالَ أَنَامُ أَوَّلَ اللَّيْلِ فَأَقُومُ وَقَدْ قَضَيْتُ جُزْئِي مِنَ النَّوْمِ، فَأَقْرَأُ مَا كَتَبَ اللَّهُ لِي، فَأَحْتَسِبُ نَوْمَتِي كَمَا أَحْتَسِبُ قَوْمَتِي.
IsnādMūsā nous a rapporté, Abū ʿAwāna nous a rapporté, ʿAbd al-Malik nous a rapporté, d'après Abū Burda,
Il a dit : « L'Envoyé d'Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) envoya Abū Mūsā et Muʿādh ibn Jabal au Yémen. Il dit : Il envoya chacun d'eux dans une province (mikhlāf), et le Yémen comptait deux provinces. Puis il dit : « Facilitez, ne compliquez pas ; annoncez la bonne nouvelle, ne repoussez pas. » Chacun d'eux partit à sa tâche. Lorsque l'un d'eux parcourait sa région, s'il se trouvait près de son compagnon, il le rencontrait pour faire le point et l'informer, puis lui donnait le salut. Muʿādh, cheminant dans sa région, se rapprocha de son compagnon Abū Mūsā. Il vint, monté sur sa mule, jusqu'à le rejoindre. Celui-ci était assis, entouré de gens. Il y avait auprès de lui un homme dont les mains étaient liées au cou. Muʿādh lui dit : « Ô ʿAbd Allāh ibn Qays, qu'en est-il de cet homme ? » Il répondit : « C'est un homme qui a apostasié après avoir embrassé l'islam. » Muʿādh dit : « Je ne descendrai pas de ma monture avant qu'il ne soit tué. » Abū Mūsā dit : « Il a été amené précisément pour cela ; descends. » Il dit : « Je ne descendrai pas avant qu'il ne soit tué. » Abū Mūsā ordonna alors qu'on le tue. Puis (Muʿādh) descendit et dit : « Ô ʿAbd Allāh, comment récites-tu le Coran ? » Il répondit : « Je le récite par segments, de manière espacée. » (Muʿādh) dit : « Et toi, ô Muʿādh, comment le récites-tu ? » Il répondit : « Je dors au début de la nuit, puis je me lève après avoir pris ma part de sommeil, et je récite ce qu'Allāh a inscrit pour moi. Et j'espère recevoir la récompense de mon sommeil comme celle de ma veillée. »
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنِ الشَّيْبَانِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَهُ إِلَى الْيَمَنِ، فَسَأَلَهُ عَنْ أَشْرِبَةٍ تُصْنَعُ بِهَا، فَقَالَ " وَمَا هِيَ ". قَالَ الْبِتْعُ وَالْمِزْرُ. فَقُلْتُ لأَبِي بُرْدَةَ مَا الْبِتْعُ قَالَ نَبِيذُ الْعَسَلِ، وَالْمِزْرُ نَبِيذُ الشَّعِيرِ. فَقَالَ " كُلُّ مُسْكِرٍ حَرَامٌ ". رَوَاهُ جَرِيرٌ وَعَبْدُ الْوَاحِدِ عَنِ الشَّيْبَانِيِّ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ.
IsnādIshāq m’a rapporté, Khālid nous a rapporté, d’après al-Shaybānī, d’après Sa‘īd ibn Abī Burda, d’après son père, d’après Abū Mūsā al-Ash‘arī (qu’Allah l’agrée)
Le Prophète (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) l’envoya au Yémen. Il l’interrogea au sujet de boissons (ashriba) qu’on y fabriquait. Le Prophète dit : « Que sont-elles ? » Il répondit : « Le bit‘ (bière de miel) et le mizr (bière d’orge). » (Le rapporteur Sa‘īd dit :) « Je demandai à Abū Burda : Qu’est-ce que le bit‘ ? » Il dit : « La boisson fermentée (nabīdh) de miel. Et le mizr est la boisson fermentée d’orge. » Le Prophète dit alors : « Toute boisson enivrante est interdite (ḥarām). » — Jarīr et ‘Abd al-Wāḥid l’ont rapporté d’après al-Shaybānī, d’après Abū Burda.
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم جَدَّهُ أَبَا مُوسَى، وَمُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ فَقَالَ " يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا، وَتَطَاوَعَا ". فَقَالَ أَبُو مُوسَى يَا نَبِيَّ اللَّهِ، إِنَّ أَرْضَنَا بِهَا شَرَابٌ مِنَ الشَّعِيرِ الْمِزْرُ، وَشَرَابٌ مِنَ الْعَسَلِ الْبِتْعُ. فَقَالَ " كُلُّ مُسْكِرٍ حَرَامٌ ". فَانْطَلَقَا فَقَالَ مُعَاذٌ لأَبِي مُوسَى كَيْفَ تَقْرَأُ الْقُرْآنَ قَالَ قَائِمًا وَقَاعِدًا وَعَلَى رَاحِلَتِهِ وَأَتَفَوَّقُهُ تَفَوُّقًا. قَالَ أَمَّا أَنَا فَأَنَامُ وَأَقُومُ، فَأَحْتَسِبُ نَوْمَتِي كَمَا أَحْتَسِبُ قَوْمَتِي، وَضَرَبَ فُسْطَاطًا، فَجَعَلاَ يَتَزَاوَرَانِ، فَزَارَ مُعَاذٌ أَبَا مُوسَى، فَإِذَا رَجُلٌ مُوثَقٌ، فَقَالَ مَا هَذَا فَقَالَ أَبُو مُوسَى يَهُودِيٌّ أَسْلَمَ ثُمَّ ارْتَدَّ. فَقَالَ مُعَاذٌ لأَضْرِبَنَّ عُنُقَهُ. تَابَعَهُ الْعَقَدِيُّ وَوَهْبٌ عَنْ شُعْبَةَ. وَقَالَ وَكِيعٌ وَالنَّضْرُ وَأَبُو دَاوُدَ عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. رَوَاهُ جَرِيرُ بْنُ عَبْدِ الْحَمِيدِ عَنِ الشَّيْبَانِيِّ عَنْ أَبِي بُرْدَةَ.
IsnādNous a rapporté Muslim, qui a rapporté de Shuʿba, qui a rapporté de Saʿīd ibn Abī Burda, d'après son père
Il a dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) envoya son grand-père Abū Mūsā et Muʿādh au Yémen et dit : "Facilitez les choses et ne les rendez pas difficiles, annoncez la bonne nouvelle et ne repoussez pas (les gens), et soyez en harmonie l'un avec l'autre." Abū Mūsā dit : "Ô Prophète de Dieu, dans notre terre, il y a une boisson d'orge appelée al-mizr (bière), et une boisson de miel appelée al-bitʿ (hydromel)." Il dit : "Tout ce qui enivre est illicite (ḥarām)." Ils partirent, et Muʿādh dit à Abū Mūsā : "Comment récites-tu le Coran ?" Il répondit : "Debout, assis, sur ma monture, et je le récite en le ménageant (par intermittence)." Muʿādh dit : "Quant à moi, je dors et je me lève, et j'espère la récompense de mon sommeil comme j'espère la récompense de ma veille." Il planta une tente (fusṭāṭ), et ils commencèrent à se rendre visite. Muʿādh rendit visite à Abū Mūsā et vit un homme attaché. Il demanda : "Qu'est-ce que c'est ?" Abū Mūsā dit : "Un juif qui a embrassé l'islam puis a apostasié." Muʿādh dit : "Je vais lui trancher la tête." » Al-ʿAqadī et Wahb ont corroboré (ce hadith) d'après Shuʿba. Wakīʿ, al-Naḍr et Abū Dāwūd l'ont rapporté d'après Shuʿba, d'après Saʿīd, d'après son père, d'après son grand-père, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui). Jarīr ibn ʿAbd al-Ḥamīd l'a rapporté d'après al-Shaybānī, d'après Abū Burda.
حَدَّثَنِي عَبَّاسُ بْنُ الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، عَنْ أَيُّوبَ بْنِ عَائِذٍ، حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ مُسْلِمٍ، قَالَ سَمِعْتُ طَارِقَ بْنَ شِهَابٍ، يَقُولُ حَدَّثَنِي أَبُو مُوسَى الأَشْعَرِيُّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى أَرْضِ قَوْمِي، فَجِئْتُ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مُنِيخٌ بِالأَبْطَحِ فَقَالَ " أَحَجَجْتَ يَا عَبْدَ اللَّهِ بْنَ قَيْسٍ ". قُلْتُ نَعَمْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " كَيْفَ قُلْتَ ". قَالَ قُلْتُ لَبَّيْكَ إِهْلاَلاً كَإِهْلاَلِكَ. قَالَ " فَهَلْ سُقْتَ مَعَكَ هَدْيًا ". قُلْتُ لَمْ أَسُقْ. قَالَ " فَطُفْ بِالْبَيْتِ وَاسْعَ بَيْنَ الصَّفَا وَالْمَرْوَةِ ثُمَّ حِلَّ ". فَفَعَلْتُ حَتَّى مَشَطَتْ لِي امْرَأَةٌ مِنْ نِسَاءِ بَنِي قَيْسٍ، وَمَكُثْنَا بِذَلِكَ حَتَّى اسْتُخْلِفَ عُمَرُ.
IsnādRapporté par ʿAbbās ibn al-Walīd, d'après ʿAbd al-Wāḥid, d'après Ayyūb ibn ʿĀʾidh, d'après Qays ibn Muslim, qui a dit : j'ai entendu Ṭāriq ibn Shihāb dire : Abū Mūsā al-Ashʿarī — qu'Allah l'agrée — m'a raconté
« Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — m'envoya vers la terre de mon peuple. Je revins alors que le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — campait à al-Abṭaḥ. Il me dit : "As-tu accompli le pèlerinage, ʿAbd Allāh ibn Qays ?" Je répondis : "Oui, ô Messager d'Allah." Il dit : "Qu'as-tu dit ?" Je répondis : "J'ai prononcé la talbiya (formule de consécration rituelle) pour une entrée en état de sacralisation (iḥrām) semblable à la tienne." Il dit : "As-tu amené avec toi une offrande (hady) ?" Je dis : "Je n'en ai pas amené." Il dit : "Alors fais les circumambulations autour de la Maison (la Kaaba), cours entre Ṣafā et Marwa, puis quitte l'état de sacralisation (iḥlāl)." Je fis ainsi, au point qu'une femme des Banū Qays me peigna, et nous demeurâmes en cet état jusqu'à ce que ʿUmar devînt calife. »
حَدَّثَنِي حِبَّانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، عَنْ زَكَرِيَّاءَ بْنِ إِسْحَاقَ، عَنْ يَحْيَى بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ صَيْفِيٍّ، عَنْ أَبِي مَعْبَدٍ، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِمُعَاذِ بْنِ جَبَلٍ حِينَ بَعَثَهُ إِلَى الْيَمَنِ " إِنَّكَ سَتَأْتِي قَوْمًا مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ، فَإِذَا جِئْتَهُمْ فَادْعُهُمْ إِلَى أَنْ يَشْهَدُوا أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، فَإِنْ هُمْ طَاعُوا لَكَ بِذَلِكَ فَأَخْبِرْهُمْ أَنَّ اللَّهَ قَدْ فَرَضَ عَلَيْهِمْ خَمْسَ صَلَوَاتٍ فِي كُلِّ يَوْمٍ وَلَيْلَةٍ، فَإِنْ هُمْ طَاعُوا لَكَ بِذَلِكَ، فَأَخْبِرْهُمْ أَنَّ اللَّهَ قَدْ فَرَضَ عَلَيْكُمْ صَدَقَةً، تُؤْخَذُ مِنْ أَغْنِيَائِهِمْ، فَتُرَدُّ عَلَى فُقَرَائِهِمْ، فَإِنْ هُمْ طَاعُوا لَكَ بِذَلِكَ، فَإِيَّاكَ وَكَرَائِمَ أَمْوَالِهِمْ، وَاتَّقِ دَعْوَةَ الْمَظْلُومِ فَإِنَّهُ لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ اللَّهِ حِجَابٌ " . قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ {طَوَّعَتْ} طَاعَتْ وَأَطَاعَتْ لُغَةٌ، طِعْتُ وَطُعْتُ وَأَطَعْتُ.
IsnādḤibbān m'a rapporté, ʿAbd Allāh nous a informés, d'après Zakariyyāʾ ibn Isḥāq, d'après Yaḥyā ibn ʿAbd Allāh ibn Ṣayfī, d'après Abū Maʿbad, l'affranchi d'Ibn ʿAbbās, d'après Ibn ʿAbbās (que Dieu les agrée tous deux),
Il (Ibn ʿAbbās) a dit : Le Messager de Dieu (prière et salut sur lui) a dit à Muʿādh ibn Jabal, lorsqu'il l'envoya au Yémen : « Tu vas trouver un peuple des Gens du Livre. Quand tu seras arrivé chez eux, invite-les à témoigner qu'il n'y a de dieu que Dieu et que Muḥammad est le Messager de Dieu. S'ils t'obéissent là-dessus, informe-les que Dieu leur a prescrit cinq prières (ṣalawāt) chaque jour et chaque nuit. S'ils t'obéissent là-dessus, informe-les que Dieu a prescrit sur eux une aumône légale (ṣadaqa), qui est prélevée sur leurs riches et redistribuée à leurs pauvres. S'ils t'obéissent là-dessus, prends garde à leurs biens les plus précieux, et crains l'invocation de l'opprimé, car il n'y a pas de voile entre elle et Dieu. » Abū ʿAbd Allāh a dit : {ṭawwaʿat} signifie ṭāʿat et aṭāʿat, c'est une variante linguistique ; ṭiʿtu, ṭuʿtu et aṭaʿtu [sont aussi employés].
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي ثَابِتٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مَيْمُونٍ، أَنَّ مُعَاذًا ـ رضى الله عنه ـ لَمَّا قَدِمَ الْيَمَنَ صَلَّى بِهِمِ الصُّبْحَ فَقَرَأَ {وَاتَّخَذَ اللَّهُ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلاً} فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ لَقَدْ قَرَّتْ عَيْنُ أُمِّ إِبْرَاهِيمَ. زَادَ مُعَاذٌ عَنْ شُعْبَةَ عَنْ حَبِيبٍ عَنْ سَعِيدٍ عَنْ عَمْرٍو أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ مُعَاذًا إِلَى الْيَمَنِ، فَقَرَأَ مُعَاذٌ فِي صَلاَةِ الصُّبْحِ سُورَةَ النِّسَاءِ فَلَمَّا قَالَ {وَاتَّخَذَ اللَّهُ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلاً} قَالَ رَجُلٌ خَلْفَهُ قَرَّتْ عَيْنُ أُمِّ إِبْرَاهِيمَ.
IsnādNous a rapporté Sulaymān ibn Ḥarb, nous a rapporté Shuʿba, d’après Ḥabīb ibn Abī Thābit, d’après Saʿīd ibn Jubayr, d’après ʿAmr ibn Maymūn, que Muʿādh — que Dieu l’agrée — lorsqu’il arriva au Yémen, pria avec eux la prière de l’aube (ṣubḥ) et récita {Et Dieu a pris Abraham pour ami intime (khalīl)}. Un homme parmi les gens dit alors : « La mère d’Abraham a eu les yeux réjouis. » Et Muʿādh ajouta, d’après Shuʿba, d’après Ḥabīb, d’après Saʿīd, d’après ʿAmr, que le Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — envoya Muʿādh au Yémen, et Muʿādh récita dans la prière de l’aube la sourate al-Nisāʾ ; lorsqu’il dit {Et Dieu a pris Abraham pour ami intime}, un homme derrière lui dit : « La mère d’Abraham a eu les yeux réjouis. »
Que Muʿādh — que Dieu l’agrée — lorsqu’il arriva au Yémen, pria avec eux la prière de l’aube (ṣubḥ) et récita {Et Dieu a pris Abraham pour ami intime (khalīl)}. Un homme parmi les gens dit alors : « La mère d’Abraham a eu les yeux réjouis. » Et Muʿādh ajouta, d’après Shuʿba, d’après Ḥabīb, d’après Saʿīd, d’après ʿAmr, que le Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — envoya Muʿādh au Yémen, et Muʿādh récita dans la prière de l’aube la sourate al-Nisāʾ ; lorsqu’il dit {Et Dieu a pris Abraham pour ami intime}, un homme derrière lui dit : « La mère d’Abraham a eu les yeux réjouis. »
حَدَّثَنِي أَحْمَدُ بْنُ عُثْمَانُ، حَدَّثَنَا شُرَيْحُ بْنُ مَسْلَمَةَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ يُوسُفَ بْنِ إِسْحَاقَ بْنِ أَبِي إِسْحَاقَ، حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، سَمِعْتُ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ. بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَعَ خَالِدِ بْنِ الْوَلِيدِ إِلَى الْيَمَنِ، قَالَ ثُمَّ بَعَثَ عَلِيًّا بَعْدَ ذَلِكَ مَكَانَهُ فَقَالَ مُرْ أَصْحَابَ خَالِدٍ، مَنْ شَاءَ مِنْهُمْ أَنْ يُعَقِّبَ مَعَكَ فَلْيُعَقِّبْ، وَمَنْ شَاءَ فَلْيُقْبِلْ. فَكُنْتُ فِيمَنْ عَقَّبَ مَعَهُ، قَالَ فَغَنِمْتُ أَوَاقٍ ذَوَاتِ عَدَدٍ.
IsnādAḥmad ibn ʿUthmān m'a rapporté : Šurayḥ ibn Maslama nous a rapporté : Ibrāhīm ibn Yūsuf ibn Isḥāq ibn Abī Isḥāq nous a rapporté : mon père m'a rapporté, d'après Abū Isḥāq : j'ai entendu al-Barāʾ (qu'Allah l'agrée) dire :
Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) nous envoya avec Khālid ibn al-Walīd au Yémen. Puis, après cela, il envoya ʿAlī à sa place et dit : « Ordonne aux compagnons de Khālid : que celui d'entre eux qui veut rester en arrière-garde avec toi, qu'il reste ; et que celui qui veut revienne, qu'il revienne. » Je fus donc parmi ceux qui restèrent en arrière-garde avec lui. Il dit : « Je gagnai un nombre considérable d'ūqiyya (onces d'argent). »
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سُوَيْدِ بْنِ مَنْجُوفٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلِيًّا إِلَى خَالِدٍ لِيَقْبِضَ الْخُمُسَ وَكُنْتُ أُبْغِضُ عَلِيًّا، وَقَدِ اغْتَسَلَ، فَقُلْتُ لِخَالِدٍ أَلاَ تَرَى إِلَى هَذَا فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَقَالَ " يَا بُرَيْدَةُ أَتُبْغِضُ عَلِيًّا ". فَقُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " لاَ تُبْغِضْهُ فَإِنَّ لَهُ فِي الْخُمُسِ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ ".
IsnādD'après ce qui m'a été rapporté par Muḥammad ibn Bashshār, qui l'a reçu de Rawḥ ibn 'Ubāda, qui l'a reçu de 'Alī ibn Suwayd ibn Manjūf, d'après 'Abd Allāh ibn Burayda, d'après son père — qu'Allah l'agrée —
Il a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) envoya 'Alī auprès de Khālid pour percevoir le khumus (le cinquième du butin). Or, je détestais 'Alī, et il avait pris un bain rituel. Je dis à Khālid : “Ne vois-tu pas cet homme ?” Puis, lorsque nous arrivâmes chez le Prophète (sur lui la paix et le salut), je lui mentionnai cela. Il dit : “Ô Burayda, détestes-tu 'Alī ?” Je répondis : “Oui.” Il dit : “Ne le déteste pas, car il a droit dans le khumus à plus que cela.” »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ الْقَعْقَاعِ بْنِ شُبْرُمَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي نُعْمٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ، يَقُولُ بَعَثَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ ـ رضى الله عنه ـ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْيَمَنِ بِذُهَيْبَةٍ فِي أَدِيمٍ مَقْرُوظٍ لَمْ تُحَصَّلْ مِنْ تُرَابِهَا، قَالَ فَقَسَمَهَا بَيْنَ أَرْبَعَةِ نَفَرٍ بَيْنَ عُيَيْنَةَ بْنِ بَدْرٍ، وَأَقْرَعَ بْنِ حَابِسٍ وَزَيْدِ الْخَيْلِ، وَالرَّابِعُ إِمَّا عَلْقَمَةُ وَإِمَّا عَامِرُ بْنُ الطُّفَيْلِ، فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِهِ كُنَّا نَحْنُ أَحَقَّ بِهَذَا مِنْ هَؤُلاَءِ. قَالَ فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَلاَ تَأْمَنُونِي وَأَنَا أَمِينُ مَنْ فِي السَّمَاءِ، يَأْتِينِي خَبَرُ السَّمَاءِ صَبَاحًا وَمَسَاءً ". قَالَ فَقَامَ رَجُلٌ غَائِرُ الْعَيْنَيْنِ، مُشْرِفُ الْوَجْنَتَيْنِ، نَاشِزُ الْجَبْهَةِ، كَثُّ اللِّحْيَةِ، مَحْلُوقُ الرَّأْسِ، مُشَمَّرُ الإِزَارِ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، اتَّقِ اللَّهَ. قَالَ " وَيْلَكَ أَوَلَسْتُ أَحَقَّ أَهْلِ الأَرْضِ أَنْ يَتَّقِيَ اللَّهَ ". قَالَ ثُمَّ وَلَّى الرَّجُلُ، قَالَ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلاَ أَضْرِبُ عُنُقَهُ قَالَ " لاَ، لَعَلَّهُ أَنْ يَكُونَ يُصَلِّي ". فَقَالَ خَالِدٌ وَكَمْ مِنْ مُصَلٍّ يَقُولُ بِلِسَانِهِ مَا لَيْسَ فِي قَلْبِهِ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي لَمْ أُومَرْ أَنْ أَنْقُبَ قُلُوبَ النَّاسِ، وَلاَ أَشُقَّ بُطُونَهُمْ " قَالَ ثُمَّ نَظَرَ إِلَيْهِ وَهْوَ مُقَفٍّ فَقَالَ " إِنَّهُ يَخْرُجُ مِنْ ضِئْضِئِ هَذَا قَوْمٌ يَتْلُونَ كِتَابَ اللَّهِ رَطْبًا، لاَ يُجَاوِزُ حَنَاجِرَهُمْ، يَمْرُقُونَ مِنَ الدِّينِ كَمَا يَمْرُقُ السَّهْمُ مِنَ الرَّمِيَّةِ ". وَأَظُنُّهُ قَالَ " لَئِنْ أَدْرَكْتُهُمْ لأَقْتُلَنَّهُمْ قَتْلَ ثَمُودَ ".
IsnādD'après Qutayba, d'après ʿAbd al-Wāḥid, d'après ʿUmāra ibn al-Qaʿqāʿ ibn Shubruma, d'après ʿAbd al-Raḥmān ibn Abī Nuʿm, qui a dit : J'ai entendu Abū Saʿīd al-Khudrī dire
ʿAlī ibn Abī Ṭālib (qu'Allah l'agrée) envoya au Messager d'Allah (paix et salut sur lui), du Yémen, une petite quantité d'or dans une peau tannée, non encore tamisée de sa poussière. Il (le Prophète) la répartit entre quatre personnes : ʿUyayna ibn Badr, Aqraʿ ibn Ḥābis, Zayd al-Khayl, et le quatrième était soit ʿAlqama, soit ʿĀmir ibn al-Ṭufayl. Un homme parmi ses Compagnons dit : « Nous étions plus en droit d'avoir cela qu'eux. » La nouvelle parvint au Prophète (paix et salut sur lui), qui dit : « Ne me faites-vous pas confiance, alors que je suis le dépositaire (amīn) de Celui qui est dans le ciel ? La nouvelle du ciel me vient matin et soir. » Un homme se leva, aux yeux enfoncés, aux joues proéminentes, au front saillant, à la barbe épaisse, à la tête rasée, au pagne retroussé, et dit : « Ô Messager d'Allah, crains Allah. » Il (le Prophète) dit : « Malheur à toi ! Ne suis-je pas le plus digne des habitants de la terre à craindre Allah ? » Puis l'homme s'en alla. Khālid ibn al-Walīd dit : « Ô Messager d'Allah, ne lui trancherais-je pas la tête ? » Il dit : « Non, peut-être prie-t-il. » Khālid dit : « Combien de gens qui prient disent avec leur langue ce qui n'est pas dans leur cœur ! » Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) dit : « Je n'ai pas reçu l'ordre de sonder les cœurs des gens ni d'ouvrir leurs ventres. » Puis il le regarda alors qu'il s'éloignait et dit : « De la descendance de cet homme sortira un peuple qui récitera le Livre d'Allah avec facilité, mais cela ne dépassera pas leurs gorges ; ils sortiront de la religion comme la flèche sort de la proie. » Et je pense qu'il dit : « Si je les trouve, je les tuerai comme on tue les Thamūd. »
حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ عَطَاءٌ قَالَ جَابِرٌ أَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلِيًّا أَنْ يُقِيمَ عَلَى إِحْرَامِهِ. زَادَ مُحَمَّدُ بْنُ بَكْرٍ عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ عَطَاءٌ قَالَ جَابِرٌ فَقَدِمَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ رضى الله عنه بِسِعَايَتِهِ، قَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بِمَ أَهْلَلْتَ يَا عَلِيُّ ". قَالَ بِمَا أَهَلَّ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فَأَهْدِ وَامْكُثْ حَرَامًا كَمَا أَنْتَ ". قَالَ وَأَهْدَى لَهُ عَلِيٌّ هَدْيًا.
IsnādAl-Makkī ibn Ibrāhīm nous a rapporté, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : ʿAṭā' a dit : Jābir a dit :
Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) ordonna à ʿAlī de maintenir son état de sacralisation (iḥrām). Et dans l'ajout de Muḥammad ibn Bakr d'après Ibn Jurayj : ʿAṭā' a dit : Jābir a dit : ʿAlī ibn Abī Ṭālib (que Dieu l'agrée) arriva avec ses gains de la collecte de l'aumône (saʿāya). Le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) lui dit : « Avec quelle intention as-tu prononcé la talbiya (formule de sacralisation), ô ʿAlī ? » Il répondit : « Avec celle que le Prophète (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) a prononcée. » Il dit : « Alors offre un sacrifice et demeure en état de sacralisation (ḥarām) comme tu l'es. » Et ʿAlī offrit pour lui un animal sacrificiel (hady).
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، حَدَّثَنَا بَكْرٌ، أَنَّهُ ذَكَرَ لاِبْنِ عُمَرَ أَنَّ أَنَسًا حَدَّثَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ وَحَجَّةٍ، فَقَالَ أَهَلَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْحَجِّ، وَأَهْلَلْنَا بِهِ مَعَهُ، فَلَمَّا قَدِمْنَا مَكَّةَ قَالَ " مَنْ لَمْ يَكُنْ مَعَهُ هَدْىٌ فَلْيَجْعَلْهَا عُمْرَةً ". وَكَانَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَدْىٌ، فَقَدِمَ عَلَيْنَا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ مِنَ الْيَمَنِ حَاجًّا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بِمَ أَهْلَلْتَ فَإِنَّ مَعَنَا أَهْلَكَ ". قَالَ أَهْلَلْتُ بِمَا أَهَلَّ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ " فَأَمْسِكْ، فَإِنَّ مَعَنَا هَدْيًا ".
IsnādNous a rapporté Musaddad, nous a rapporté Bishr ibn al-Mufaḍḍal, d'après Ḥumayd al-Ṭawīl, nous a rapporté Bakr, que celui-ci a mentionné à Ibn ʿUmar qu'Anas leur a rapporté
Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a prononcé la talbiya pour une ʿumra (pèlerinage mineur) et un ḥajj (pèlerinage majeur). [Anas dit] : « Le Prophète a prononcé la talbiya pour le ḥajj, et nous avons prononcé la talbiya avec lui. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, il a dit : “Que celui qui n'a pas de ḥady (animal sacrificiel) fasse de son ḥajj une ʿumra.” Or le Prophète avait un ḥady avec lui. Puis ʿAlī ibn Abī Ṭālib vint à nous du Yémen en état de sacralisation pour le ḥajj. Le Prophète lui dit : “Avec quelle intention as-tu prononcé la talbiya ? Car nous avons ta famille avec nous.” Il répondit : “J'ai prononcé la talbiya avec ce avec quoi le Prophète a prononcé la talbiya.” Il dit : “Alors maintiens-la, car nous avons un ḥady avec nous.” »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، حَدَّثَنَا بَيَانٌ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ كَانَ بَيْتٌ فِي الْجَاهِلِيَّةِ يُقَالُ لَهُ ذُو الْخَلَصَةِ وَالْكَعْبَةُ الْيَمَانِيَةُ وَالْكَعْبَةُ الشَّأْمِيَّةُ، فَقَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ " . فَنَفَرْتُ فِي مِائَةٍ وَخَمْسِينَ رَاكِبًا، فَكَسَرْنَاهُ وَقَتَلْنَا مَنْ وَجَدْنَا عِنْدَهُ، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَدَعَا لَنَا وَلأَحْمَسَ.
IsnādNous a rapporté Musaddad, qui l'a reçu de Khālid, qui l'a reçu de Bayān, d'après Qays, d'après Jarīr
Il dit : « Il y avait, à l’époque préislamique (al-Jāhiyya), une maison (ḏū al-Ḫalaṣa) appelée aussi “la Kaʿba yéménite” et “la Kaʿba syrienne”. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) me dit : “Ne veux-tu pas me délivrer de Ḏū al-Ḫalaṣa ?”. Je partis donc avec cent cinquante cavaliers ; nous la détruisîmes et tuâmes tous ceux que nous trouvâmes auprès d’elle. Puis je vins trouver le Prophète (sur lui la paix et le salut) et l’en informai ; il invoqua (Allah) pour nous et pour (la tribu des) Aḥmas. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا قَيْسٌ، قَالَ قَالَ لِي جَرِيرٌ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". وَكَانَ بَيْتًا فِي خَثْعَمَ يُسَمَّى الْكَعْبَةَ الْيَمَانِيَةَ، فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ، وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ، وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَضَرَبَ فِي صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ أَصَابِعِهِ فِي صَدْرِي، وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ، وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ". فَانْطَلَقَ إِلَيْهَا فَكَسَرَهَا وَحَرَّقَهَا، ثُمَّ بَعَثَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ جَرِيرٍ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، مَا جِئْتُكَ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ. قَالَ فَبَارَكَ فِي خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ.
IsnādMuḥammad ibn al-Muthannā nous a rapporté, Yaḥyā nous a rapporté, Ismāʿīl nous a rapporté, Qays nous a rapporté, qui a dit : Jarīr — qu'Allah l'agrée — m'a dit :
Le Prophète — sur lui la paix et le salut — m'a dit : « Ne veux-tu pas me débarrasser de Dhū al-Khalasa̧ ? » C'était une maison (lieu de culte) dans la tribu de Khathʿam appelée la Kaʿba yéménite. Je partis donc avec cent cinquante cavaliers d'Aḥmas — ils étaient des gens de cheval —, mais je ne tenais pas bien à cheval. Il me frappa alors la poitrine jusqu'à ce que je voie la marque de ses doigts sur ma poitrine, et il dit : « Ô Allah, affermis-le et fais de lui un guide bien guidé. » Je me rendis donc à cet endroit, je le détruisis et le brûlai, puis j'envoyai un message au Messager d'Allah. Le messager de Jarīr dit : « Par Celui qui t'a envoyé avec la vérité, je ne suis venu à toi qu'après avoir laissé cet endroit tel un chameau galeux. » Jarīr dit : « Il bénit alors les chevaux et les hommes d'Aḥmas à cinq reprises. »
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". فَقُلْتُ بَلَى. فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَضَرَبَ يَدَهُ عَلَى صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ يَدِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ". قَالَ فَمَا وَقَعْتُ عَنْ فَرَسٍ بَعْدُ. قَالَ وَكَانَ ذُو الْخَلَصَةِ بَيْتًا بِالْيَمَنِ لِخَثْعَمَ وَبَجِيلَةَ، فِيهِ نُصُبٌ تُعْبَدُ، يُقَالُ لَهُ الْكَعْبَةُ. قَالَ فَأَتَاهَا فَحَرَّقَهَا بِالنَّارِ وَكَسَرَهَا. قَالَ وَلَمَّا قَدِمَ جَرِيرٌ الْيَمَنَ كَانَ بِهَا رَجُلٌ يَسْتَقْسِمُ بِالأَزْلاَمِ فَقِيلَ لَهُ إِنَّ رَسُولَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَا هُنَا فَإِنْ قَدَرَ عَلَيْكَ ضَرَبَ عُنُقَكَ. قَالَ فَبَيْنَمَا هُوَ يَضْرِبُ بِهَا إِذْ وَقَفَ عَلَيْهِ جَرِيرٌ فَقَالَ لَتَكْسِرَنَّهَا وَلَتَشْهَدَنَّ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ أَوْ لأَضْرِبَنَّ عُنُقَكَ. قَالَ فَكَسَرَهَا وَشَهِدَ، ثُمَّ بَعَثَ جَرِيرٌ رَجُلاً مِنْ أَحْمَسَ يُكْنَى أَبَا أَرْطَاةَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُبَشِّرُهُ بِذَلِكَ، فَلَمَّا أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا جِئْتُ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ. قَالَ فَبَرَّكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ.
IsnādYūsuf ibn Mūsā nous a rapporté, Abū Usāma nous a informés, d’après Ismāʿīl ibn Abī Khālid, d’après Qays, d’après Jarīr
Il [Jarīr] a dit : « Le Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut) m’a dit : “Ne vas-tu pas me débarrasser de Dhū l-Khalasa ?” Je répondis : “Certes oui.” Je partis donc avec cent cinquante cavaliers de la tribu d’Aḥmas — qui étaient des gens de cheval — alors que je n’étais pas ferme à cheval. J’en parlai au Prophète (sur lui la paix et le salut) ; il frappa la main sur ma poitrine au point que je vis la marque de sa main sur ma poitrine, et il dit : “Ô Allāh, rends-le ferme et fais de lui un guide bien guidé.” Il [Jarīr] ajouta : “Par la suite, je ne tombai plus jamais de cheval.” Il dit : “Dhū l-Khalasa était une maison au Yémen, appartenant aux tribus de Khathʿam et de Bajīla, dans laquelle se trouvait une idole adorée, appelée al-Kaʿba.” Il dit : “Il [Jarīr] vint à elle, la brûla par le feu et la détruisit.” Il dit : “Lorsque Jarīr arriva au Yémen, il y avait là un homme qui pratiquait la divination par les flèches (al-azlām). On lui dit : ‘Le messager du Messager d’Allāh est ici ; s’il te prend, il te tranchera la tête.’ Alors qu’il jouait avec les flèches, Jarīr s’arrêta devant lui et dit : ‘Tu vas les briser et attester qu’il n’y a de divinité qu’Allāh, sinon je te trancherai la tête.’ Il les brisa et attesta.” Puis Jarīr envoya un homme d’Aḥmas, surnommé Abū Arṭā, auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) pour lui annoncer la bonne nouvelle. Lorsqu’il arriva auprès du Prophète, il dit : “Ô Messager d’Allāh, par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne suis venu qu’après avoir laissé cette idole comme un chameau galeux [c’est-à-dire en ruine].” Il dit : “Alors le Prophète bénit les chevaux et les hommes d’Aḥmas cinq fois.”
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ خَالِدٍ الْحَذَّاءِ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ عَمْرَو بْنَ الْعَاصِ عَلَى جَيْشِ ذَاتِ السَّلاَسِلِ قَالَ فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ أَىُّ النَّاسِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ " عَائِشَةُ ". قُلْتُ مِنَ الرِّجَالِ قَالَ " أَبُوهَا ". قُلْتُ ثُمَّ مَنْ قَالَ " عُمَرُ ". فَعَدَّ رِجَالاً فَسَكَتُّ مَخَافَةَ أَنْ يَجْعَلَنِي فِي آخِرِهِمْ.
IsnādNous a rapporté Isḥāq, nous a informé Khālid ibn ʿAbd Allāh, d'après Khālid al-Ḥadhdhā', d'après Abū ʿUthmān,
Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) envoya ʿAmr ibn al-ʿĀṣ à la tête de l'expédition de Dhāt al-Salāsil. [ʿAmr] dit : « Je vins à lui [le Prophète] et lui demandai : “Qui est la personne que tu aimes le plus ?” Il répondit : “ʿĀ'isha.” Je dis : “Et parmi les hommes ?” Il dit : “Son père.” Je dis : “Puis qui ?” Il dit : “ʿUmar.” Puis il cita d'autres hommes, alors je me tus de peur qu'il ne me place en dernier parmi eux. »
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ الْعَبْسِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ كُنْتُ بِالْبَحْرِ فَلَقِيتُ رَجُلَيْنِ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ ذَا كَلاَعٍ وَذَا عَمْرٍو، فَجَعَلْتُ أُحَدِّثُهُمْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ ذُو عَمْرٍو لَئِنْ كَانَ الَّذِي تَذْكُرُ مِنْ أَمْرِ صَاحِبِكَ، لَقَدْ مَرَّ عَلَى أَجَلِهِ مُنْذُ ثَلاَثٍ. وَأَقْبَلاَ مَعِي حَتَّى إِذَا كُنَّا فِي بَعْضِ الطَّرِيقِ رُفِعَ لَنَا رَكْبٌ مِنْ قِبَلِ الْمَدِينَةِ فَسَأَلْنَاهُمْ فَقَالُوا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ وَالنَّاسُ صَالِحُونَ. فَقَالاَ أَخْبِرْ صَاحِبَكَ أَنَّا قَدْ جِئْنَا وَلَعَلَّنَا سَنَعُودُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، وَرَجَعَا إِلَى الْيَمَنِ فَأَخْبَرْتُ أَبَا بَكْرٍ بِحَدِيثِهِمْ قَالَ أَفَلاَ جِئْتَ بِهِمْ. فَلَمَّا كَانَ بَعْدُ قَالَ لِي ذُو عَمْرٍو يَا جَرِيرُ إِنَّ بِكَ عَلَىَّ كَرَامَةً، وَإِنِّي مُخْبِرُكَ خَبَرًا، إِنَّكُمْ مَعْشَرَ الْعَرَبِ لَنْ تَزَالُوا بِخَيْرٍ مَا كُنْتُمْ إِذَا هَلَكَ أَمِيرٌ تَأَمَّرْتُمْ فِي آخَرَ، فَإِذَا كَانَتْ بِالسَّيْفِ كَانُوا مُلُوكًا يَغْضَبُونَ غَضَبَ الْمُلُوكِ وَيَرْضَوْنَ رِضَا الْمُلُوكِ.
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn Abī Shayba al-ʿAbsī, qui rapporte d'après Ibn Idrīs, d'après Ismāʿīl ibn Abī Khālid, d'après Qays, d'après Jarīr
Jarīr a dit : J'étais au Bahreïn lorsque j'ai rencontré deux hommes du Yémen, Dhū Kalāʿ et Dhū ʿAmr. Je me mis à leur parler du Messager d'Allāh (paix et salut sur lui). Alors Dhū ʿAmr lui dit : « Si ce que tu évoques à propos de ton compagnon est vrai, il y a trois jours que son terme est passé. » Ils vinrent avec moi jusqu'à ce que, sur la route, une caravane venant de Médine se présenta à nous. Nous les interrogeâmes, et ils dirent : « Le Messager d'Allāh a été rappelé (à Allah), Abū Bakr a été désigné comme successeur, et les gens sont en bien. » Alors les deux hommes dirent : « Informe ton compagnon que nous sommes venus, et peut-être reviendrons-nous, si Allah le veut. » Puis ils retournèrent au Yémen. J'informai Abū Bakr de leur histoire, et il dit : « Pourquoi ne les as-tu pas amenés ? » Par la suite, Dhū ʿAmr me dit : « Ô Jarīr, j'ai de l'estime pour toi, et je vais t'informer d'une chose : Vous, communauté arabe, vous ne cesserez d'être dans le bien tant que, lorsqu'un chef meurt, vous en élisez un autre. Mais si cela devient par l'épée, ils seront des rois qui se mettent en colère comme les rois et se satisfont comme les rois. »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْثًا قِبَلَ السَّاحِلِ وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ وَهُمْ ثَلاَثُمِائَةٍ، فَخَرَجْنَا وَكُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ فَنِيَ الزَّادُ فَأَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِأَزْوَادِ الْجَيْشِ، فَجُمِعَ فَكَانَ مِزْوَدَىْ تَمْرٍ، فَكَانَ يَقُوتُنَا كُلَّ يَوْمٍ قَلِيلٌ قَلِيلٌ حَتَّى فَنِيَ، فَلَمْ يَكُنْ يُصِيبُنَا إِلاَّ تَمْرَةٌ تَمْرَةٌ فَقُلْتُ مَا تُغْنِي عَنْكُمْ تَمْرَةٌ فَقَالَ لَقَدْ وَجَدْنَا فَقْدَهَا حِينَ فَنِيَتْ. ثُمَّ انْتَهَيْنَا إِلَى الْبَحْرِ، فَإِذَا حُوتٌ مِثْلُ الظَّرِبِ فَأَكَلَ مِنْهَا الْقَوْمُ ثَمَانَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، ثُمَّ أَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِضِلَعَيْنِ مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنُصِبَا، ثُمَّ أَمَرَ بِرَاحِلَةٍ فَرُحِلَتْ ثُمَّ مَرَّتْ تَحْتَهُمَا فَلَمْ تُصِبْهُمَا.
IsnādIsmāʿīl nous a rapporté, disant : Mālik m’a rapporté, d’après Wahb ibn Kaysān, d’après Jābir ibn ʿAbd Allāh (que Dieu agrée eux deux) :
Il a dit : « L’Envoyé de Dieu (sur lui la paix et la bénédiction) envoya une expédition en direction de la côte et donna pour commandant Abū ʿUbayda ibn al-Jarrāḥ. Ils étaient trois cents hommes. Nous partîmes et, en cours de route, les provisions s’épuisèrent. Abū ʿUbayda ordonna alors de rassembler les provisions de l’armée ; on les réunit, et elles consistaient en deux outres de dattes. Il nous en distribuait chaque jour une petite quantité, jusqu’à ce qu’elles s’épuisent. Il ne nous revenait alors qu’une seule datte par personne. Je dis : “Une datte, que peut-elle vous suffire ?” Il répondit : “Nous avons ressenti son absence lorsqu’elle vint à manquer.” Puis nous arrivâmes à la mer, et voici qu’un poisson aussi gros qu’une petite colline se trouvait là. Les gens en mangèrent pendant dix-huit nuits. Ensuite, Abū ʿUbayda ordonna que l’on dresse deux de ses côtes ; on les planta, puis il ordonna de seller une monture, on la sella, et elle passa sous les côtes sans les toucher. »
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الَّذِي حَفِظْنَاهُ مِنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَلاَثَمِائَةِ رَاكِبٍ أَمِيرُنَا أَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ نَرْصُدُ عِيرَ قُرَيْشٍ، فَأَقَمْنَا بِالسَّاحِلِ نِصْفَ شَهْرٍ فَأَصَابَنَا جُوعٌ شَدِيدٌ حَتَّى أَكَلْنَا الْخَبَطَ، فَسُمِّيَ ذَلِكَ الْجَيْشُ جَيْشَ الْخَبَطِ، فَأَلْقَى لَنَا الْبَحْرُ دَابَّةً يُقَالُ لَهَا الْعَنْبَرُ، فَأَكَلْنَا مِنْهُ نِصْفَ شَهْرٍ وَادَّهَنَّا مِنْ وَدَكِهِ حَتَّى ثَابَتْ إِلَيْنَا أَجْسَامُنَا، فَأَخَذَ أَبُو عُبَيْدَةَ ضِلَعًا مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنَصَبَهُ فَعَمَدَ إِلَى أَطْوَلِ رَجُلٍ مَعَهُ ـ قَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً ضِلَعًا مِنْ أَعْضَائِهِ فَنَصَبَهُ وَأَخَذَ رَجُلاً وَبَعِيرًا ـ فَمَرَّ تَحْتَهُ قَالَ جَابِرٌ وَكَانَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ إِنَّ أَبَا عُبَيْدَةَ نَهَاهُ. وَكَانَ عَمْرٌو يَقُولُ أَخْبَرَنَا أَبُو صَالِحٍ أَنَّ قَيْسَ بْنَ سَعْدٍ قَالَ لأَبِيهِ كُنْتُ فِي الْجَيْشِ فَجَاعُوا. قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ. قَالَ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ. قَالَ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نُهِيتُ.
Isnādd'après ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, d'après Sufyān, d'après ce que nous avons retenu de ʿAmr ibn Dīnār : j'ai entendu Jābir ibn ʿAbd Allāh dire :
Le Messager d'Allāh (que la prière d'Allāh et Son salut soient sur lui) nous envoya, trois cents cavaliers, sous le commandement d'Abū ʿUbayda ibn al-Jarrāḥ, pour surveiller la caravane de Quraysh. Nous restâmes sur la côte une quinzaine de jours, et une faim intense nous saisit au point que nous en vînmes à manger les feuilles d'acacia ; cette armée fut donc appelée « l'armée des feuilles d'acacia ». La mer jeta alors devant nous une bête appelée al-ʿanbar (sorte de cachalot). Nous en mangeâmes pendant quinze jours, et nous nous enduisîmes de sa graisse jusqu'à ce que nos corps se rétablissent. Abū ʿUbayda prit l'une de ses côtes, la dressa, puis il prit le plus grand homme qui était avec lui — Sufyān dit une fois : « il prit une côte de ses membres, la dressa, puis prit un homme et un chameau » — et celui-ci passa en dessous. Jābir dit : « Un homme de la tribu égorgea trois chamelles de sacrifice, puis il en égorgea trois autres, puis encore trois autres ; ensuite Abū ʿUbayda le lui interdit. » Et ʿAmr disait : « Abū Ṣāliḥ nous a rapporté que Qays ibn Saʿd dit à son père : « J'étais dans l'armée et ils eurent faim. Il dit : « Égorge ! » Je dis : « J'ai égorgé. » Il dit : « Puis ils eurent faim. » Il dit : « Égorge ! » Je dis : « J'ai égorgé. » Il dit : « Puis ils eurent faim. » Il dit : « Égorge ! » Je dis : « J'ai égorgé. » Puis ils eurent faim. Il dit : « Égorge ! » Je dis : « On me l'a interdit. »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ غَزَوْنَا جَيْشَ الْخَبَطِ وَأُمِّرَ أَبُو عُبَيْدَةَ، فَجُعْنَا جُوعًا شَدِيدًا فَأَلْقَى الْبَحْرُ حُوتًا مَيِّتًا، لَمْ نَرَ مِثْلَهُ، يُقَالُ لَهُ الْعَنْبَرُ، فَأَكَلْنَا مِنْهُ نِصْفَ شَهْرٍ، فَأَخَذَ أَبُو عُبَيْدَةَ عَظْمًا مِنْ عِظَامِهِ فَمَرَّ الرَّاكِبُ تَحْتَهُ. فَأَخْبَرَنِي أَبُو الزُّبَيْرِ أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرًا يَقُولُ قَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ كُلُوا. فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ ذَكَرْنَا ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " كُلُوا رِزْقًا أَخْرَجَهُ اللَّهُ، أَطْعِمُونَا إِنْ كَانَ مَعَكُمْ " . فَأَتَاهُ بَعْضُهُمْ {بِعُضْوٍ} فَأَكَلَهُ.
IsnādNous a rapporté Musaddad, qui a rapporté Yaḥyā, d'après Ibn Jurayj, qui a dit : m'a informé ʿAmr, qu'il a entendu Jābir — qu'Allah l'agrée — dire :
Nous participâmes à l'expédition d'al-Khabaṭ (littéralement « le fourrage », nom d'une expédition), et Abū ʿUbayda en fut nommé commandant. Nous souffrîmes d'une faim intense. Alors la mer rejeta un poisson mort, tel que nous n'en avions jamais vu ; on l'appelait al-ʿanbar (le cachalot). Nous en mangeâmes pendant quinze jours. Abū ʿUbayda prit un de ses os, et un cavalier passa dessous. — Abū l-Zubayr m'a informé qu'il a entendu Jābir dire : Abū ʿUbayda dit : « Mangez-en. » Lorsque nous arrivâmes à Médine, nous mentionnâmes cela au Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue — qui dit : « Mangez, c'est une subsistance qu'Allah a fait sortir ; donnez-nous à manger si vous en avez encore. » Alors certains lui apportèrent un morceau, et il en mangea.
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ أَبُو الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ ـ رضى الله عنه ـ بَعَثَهُ فِي الْحَجَّةِ الَّتِي أَمَّرَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ يَوْمَ النَّحْرِ فِي رَهْطٍ يُؤَذِّنُ فِي النَّاسِ لاَ يَحُجُّ بَعْدَ الْعَامِ مُشْرِكٌ وَلاَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ عُرْيَانٌ.
IsnādNous a rapporté Sulaymān ibn Dāwūd Abū l-Rabīʿ, nous a rapporté Fulayḥ, d'après al-Zuhrī, d'après Ḥumayd ibn ʿAbd al-Raḥmān, d'après Abū Hurayra
Qu'Abū Bakr al-Ṣiddīq (que Dieu l'agrée) fut envoyé par le Prophète (que Dieu lui accorde la bénédiction et la paix) en tant qu'émir durant le pèlerinage précédant le Pèlerinage d'Adieu, au jour du sacrifice, avec un groupe pour proclamer aux gens : « Après cette année, nul polythéiste n'accomplira le pèlerinage et nul ne tournera nu autour de la Maison. »
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ آخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ كَامِلَةً بَرَاءَةٌ، وَآخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ خَاتِمَةُ سُورَةِ النِّسَاءِ {يَسْتَفْتُونَكَ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِي الْكَلاَلَةِ}
IsnādAbd Allâh ibn Rajâ’ m’a rapporté : Isrâ’īl nous a rapporté, d’après Abû Isḥâq, d’après al-Barâ’ (qu’Allah l’agrée) :
Il a dit : « La dernière sourate descendue complète est Barâ'a (le Repentir / Sourate al-Tawba), et la dernière sourate descendue est la conclusion de la sourate des Femmes : « Ils te demandent ce qui a été décrété. Dis : « Allah vous donne un décret au sujet de la kalâla (succession en ligne collatérale). » »
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي صَخْرَةَ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ مُحْرِزٍ الْمَازِنِيِّ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَتَى نَفَرٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " اقْبَلُوا الْبُشْرَى يَا بَنِي تَمِيمٍ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ بَشَّرْتَنَا فَأَعْطِنَا. فَرِيءَ ذَلِكَ فِي وَجْهِهِ فَجَاءَ نَفَرٌ مِنَ الْيَمَنِ فَقَالَ " اقْبَلُوا الْبُشْرَى إِذْ لَمْ يَقْبَلْهَا بَنُو تَمِيمٍ ". قَالُوا قَدْ قَبِلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ.
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, Sufyān nous a rapporté, d'après Abū Ṣakhra, d'après Ṣafwān ibn Muḥriz al-Māzinī, d'après ʿImrān ibn Ḥuṣayn (que Dieu les agrée tous deux) :
Il dit : « Un groupe des Banū Tamīm vint auprès du Prophète (que Dieu prie sur lui et le salue). Il dit : "Acceptez la bonne nouvelle, ô Banū Tamīm !" Ils dirent : "Ô Messager de Dieu, tu nous as annoncé une bonne nouvelle, donne-nous donc (quelque chose)." On vit cela (le mécontentement) sur son visage. Puis un groupe du Yémen arriva. Il dit : "Acceptez la bonne nouvelle, puisque les Banū Tamīm ne l'ont pas acceptée !" Ils dirent : "Nous l'acceptons, ô Messager de Dieu." »
حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ الْقَعْقَاعِ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لاَ أَزَالُ أُحِبُّ بَنِي تَمِيمٍ بَعْدَ ثَلاَثٍ سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُهَا فِيهِمْ " هُمْ أَشَدُّ أُمَّتِي عَلَى الدَّجَّالِ ". وَكَانَتْ فِيهِمْ سَبِيَّةٌ عِنْدَ عَائِشَةَ فَقَالَ " أَعْتِقِيهَا فَإِنَّهَا مِنْ وَلَدِ إِسْمَاعِيلَ ". وَجَاءَتْ صَدَقَاتُهُمْ فَقَالَ " هَذِهِ صَدَقَاتُ قَوْمٍ، أَوْ قَوْمِي ".
IsnādZuḥayr ibn Ḥarb m'a rapporté : Ǧarīr nous a rapporté, d'après ʿUmāra ibn al-Qaʿqāʿ, d'après Abū Zurʿa, d'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée) :
« Je n'ai cessé d'aimer les Banū Tamīm après trois choses que j'ai entendues du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire à leur sujet : « Ils sont les plus rudes de ma communauté (umma) contre l'Antéchrist (al-Dajjāl). » Et il y avait parmi eux une captive chez ʿĀʾisha, alors il [le Prophète] dit : « Affranchis-la, car elle est issue de la descendance d'Ismaël. » Et leurs aumônes (ṣadaqāt) arrivèrent, et il dit : « Voici les aumônes d'un peuple, ou de mon peuple. » »
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ، أَخْبَرَهُمْ أَنَّهُ، قَدِمَ رَكْبٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَمِّرِ الْقَعْقَاعَ بْنَ مَعْبَدِ بْنِ زُرَارَةَ. قَالَ عُمَرُ بَلْ أَمِّرِ الأَقْرَعَ بْنَ حَابِسٍ. قَالَ أَبُو بَكْرٍ مَا أَرَدْتَ إِلاَّ خِلاَفِي. قَالَ عُمَرُ مَا أَرَدْتُ خِلاَفَكَ. فَتَمَارَيَا حَتَّى ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا فَنَزَلَ فِي ذَلِكَ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تُقَدِّمُوا} حَتَّى انْقَضَتْ.
IsnādIbrāhīm ibn Mūsā m'a rapporté : Hishām ibn Yūsuf nous a raconté, d'après Ibn Jurayj qui le tenait d'Ibn Abī Mulayka, d'après ʿAbd Allāh ibn al-Zubayr qui leur a rapporté
Qu'une délégation des Banū Tamīm arriva auprès du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui). Abū Bakr dit : « Nomme al-Qaʿqāʿ ibn Maʿbad ibn Zurāra comme chef. » ʿUmar dit : « Non, nomme plutôt al-Aqraʿ ibn Ḥābis. » Abū Bakr dit : « Tu n'as voulu que me contredire. » ʿUmar dit : « Je n'ai pas voulu te contredire. » Ils se disputèrent jusqu'à élever la voix. Alors fut révélé à ce sujet : « Ô vous qui avez cru, ne devancez pas [Allah et Son Messager] » jusqu'à la fin du verset.
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا أَبُو عَامِرٍ الْعَقَدِيُّ، حَدَّثَنَا قُرَّةُ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ إِنَّ لِي جَرَّةً يُنْتَبَذُ لِي نَبِيذٌ، فَأَشْرَبُهُ حُلْوًا فِي جَرٍّ إِنْ أَكْثَرْتُ مِنْهُ، فَجَالَسْتُ الْقَوْمَ، فَأَطَلْتُ الْجُلُوسَ خَشِيتُ أَنْ أَفْتَضِحَ فَقَالَ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَرْحَبًا بِالْقَوْمِ غَيْرَ خَزَايَا وَلاَ النَّدَامَى ". فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ الْمُشْرِكِينَ مِنْ مُضَرَ، وَإِنَّا لاَ نَصِلُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي أَشْهُرِ الْحُرُمِ، حَدِّثْنَا بِجُمَلٍ مِنَ الأَمْرِ، إِنْ عَمِلْنَا بِهِ دَخَلْنَا الْجَنَّةَ، وَنَدْعُو بِهِ مَنْ وَرَاءَنَا. قَالَ " آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ، وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ، الإِيمَانِ بِاللَّهِ، هَلْ تَدْرُونَ مَا الإِيمَانُ بِاللَّهِ شَهَادَةُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَإِقَامُ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءُ الزَّكَاةِ وَصَوْمُ رَمَضَانَ، وَأَنْ تُعْطُوا مِنَ الْمَغَانِمِ الْخُمُسَ، وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ مَا انْتُبِذَ فِي الدُّبَّاءِ، وَالنَّقِيرِ، وَالْحَنْتَمِ، وَالْمُزَفَّتِ ".
IsnādIshâq m'a rapporté : Abû 'Âmir al-'Aqadî nous a informés : Qurra nous a rapporté d'après Abû Jamra, qui a dit : J'ai dit à Ibn 'Abbâs (qu'Allah les agrée tous deux) :
« J'ai une jarre dans laquelle on prépare pour moi une boisson fermentée (nabîdh) ; je la bois douce dans une jarre, et si j'en bois beaucoup, je reste assis avec les gens et prolonge mon assise, craignant d'être démasqué. » Il [Ibn 'Abbâs] dit : « La délégation de 'Abd al-Qays vint auprès du Messager d'Allah (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui). Il dit : « Bienvenue au peuple, sans honte ni regret. » Ils dirent : « Ô Messager d'Allah, entre nous et toi se trouvent les associateurs de Mudar, et nous ne pouvons parvenir jusqu'à toi que pendant les mois sacrés. Instruis-nous de principes généraux de la religion : si nous agissons selon eux, nous entrerons au Paradis, et nous les enseignerons à ceux qui sont derrière nous. » Il dit : « Je vous ordonne quatre choses et vous interdis quatre choses : la foi en Allah. Savez-vous ce qu'est la foi en Allah ? C'est l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah, l'accomplissement de la prière (salât), l'acquittement de l'aumône légale (zakât), le jeûne de Ramadan, et que vous donniez le cinquième (khums) du butin. Et je vous interdis quatre choses : ce qui est préparé dans la calebasse (dubbâ'), le tronc évidé (naqîr), le récipient enduit de goudron vert (hantam), et le récipient poissé (muzaffat). » »
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقُولُ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا هَذَا الْحَىَّ مِنْ رَبِيعَةَ، وَقَدْ حَالَتْ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ كُفَّارُ مُضَرَ، فَلَسْنَا نَخْلُصُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي شَهْرٍ حَرَامٍ، فَمُرْنَا بِأَشْيَاءَ نَأْخُذُ بِهَا وَنَدْعُو إِلَيْهَا مَنْ وَرَاءَنَا. قَالَ " آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ، الإِيمَانِ بِاللَّهِ شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ـ وَعَقَدَ وَاحِدَةً ـ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ، وَأَنْ تُؤَدُّوا لِلَّهِ خُمْسَ مَا غَنِمْتُمْ، وَأَنْهَاكُمْ عَنِ الدُّبَّاءِ، وَالنَّقِيرِ وَالْحَنْتَمِ وَالْمُزَفَّتِ " .
IsnādSulaymān ibn Ḥarb nous a raconté, Ḥammād ibn Zayd nous a raconté, d'après Abū Jamra, qui a dit : J'ai entendu Ibn ʿAbbās dire :
La délégation de ʿAbd al-Qays arriva chez le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) et dit : « Ô Messager d'Allah, nous sommes de cette tribu de Rabīʿa. Les mécréants de Muḍar se sont interposés entre nous et toi, et nous ne pouvons parvenir jusqu'à toi que pendant un mois sacré. Ordonne-nous donc des choses auxquelles nous nous tiendrons et vers lesquelles nous inviterons ceux qui sont derrière nous. » Il dit : « Je vous ordonne quatre choses et vous interdis quatre choses : la foi en Allah, c'est-à-dire l'attestation qu'il n'y a de divinité qu'Allah (et il plia un doigt), l'accomplissement de la prière (ṣalāt), l'acquittement de l'aumône légale (zakāt), et que vous versiez à Allah le cinquième de ce que vous avez gagné comme butin. Et je vous interdis [l'usage des récipients] : ad-dubbā' (courge évidée), an-naqīr (tronc de palmier évidé), al-ḥantam (jarre verte) et al-muzaffat (récipients enduits de poix). »
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو،. وَقَالَ بَكْرُ بْنُ مُضَرَ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ بُكَيْرٍ، أَنَّ كُرَيْبًا، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ حَدَّثَهُ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَزْهَرَ وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ أَرْسَلُوا إِلَى عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ فَقَالُوا اقْرَأْ عَلَيْهَا السَّلاَمَ مِنَّا جَمِيعًا، وَسَلْهَا عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، وَإِنَّا أُخْبِرْنَا أَنَّكِ تُصَلِّيهَا، وَقَدْ بَلَغَنَا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْهَا، قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَكُنْتُ أَضْرِبُ مَعَ عُمَرَ النَّاسَ عَنْهُمَا. قَالَ كُرَيْبٌ فَدَخَلْتُ عَلَيْهَا، وَبَلَّغْتُهَا مَا أَرْسَلُونِي، فَقَالَتْ سَلْ أُمَّ سَلَمَةَ. فَأَخْبَرْتُهُمْ، فَرَدُّونِي إِلَى أُمِّ سَلَمَةَ بِمِثْلِ مَا أَرْسَلُونِي إِلَى عَائِشَةَ، فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنْهُمَا، وَإِنَّهُ صَلَّى الْعَصْرَ ثُمَّ دَخَلَ عَلَىَّ وَعِنْدِي نِسْوَةٌ مِنْ بَنِي حَرَامٍ مِنَ الأَنْصَارِ، فَصَلاَّهُمَا، فَأَرْسَلْتُ إِلَيْهِ الْخَادِمَ فَقُلْتُ قُومِي إِلَى جَنْبِهِ فَقُولِي تَقُولُ أُمُّ سَلَمَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلَمْ أَسْمَعْكَ تَنْهَى عَنْ هَاتَيْنِ الرَّكْعَتَيْنِ فَأَرَاكَ تُصَلِّيهِمَا. فَإِنْ أَشَارَ بِيَدِهِ فَاسْتَأْخِرِي. فَفَعَلَتِ الْجَارِيَةُ، فَأَشَارَ بِيَدِهِ، فَاسْتَأْخَرَتْ عَنْهُ، فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ " يَا بِنْتَ أَبِي أُمَيَّةَ، سَأَلْتِ عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، إِنَّهُ أَتَانِي أُنَاسٌ مِنْ عَبْدِ الْقَيْسِ بِالإِسْلاَمِ مِنْ قَوْمِهِمْ، فَشَغَلُونِي عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ اللَّتَيْنِ بَعْدَ الظُّهْرِ، فَهُمَا هَاتَانِ " .
IsnādYahyâ ibn Sulaymân nous a rapporté, Ibn Wahb m’a rapporté, ‘Amr m’a informé, et Bakr ibn Muḍar a dit d’après ‘Amr ibn al-Ḥârith, d’après Bukayr, que Kurayb, affranchi d’Ibn ‘Abbâs, lui a rapporté qu’Ibn ‘Abbâs, ‘Abd al-Raḥmân ibn Azhar et al-Miswar ibn Makhrama envoyèrent (quelqu’un) auprès de ‘Â’isha — qu’Allah l’agrée — en disant : « Transmets-lui le salut de notre part à tous, et demande-lui au sujet des deux rak‘a (unités de prière) après la prière de l’après-midi (al-‘aṣr) ; car nous avons été informés que tu les accomplis, alors qu’il nous est parvenu que le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) les a interdites. » Ibn ‘Abbâs dit : « Et je frappais les gens avec ‘Umar pour les en empêcher. » Kurayb dit : « J’entrai chez elle, lui transmis ce pour quoi ils m’avaient envoyé. Elle dit : ‘Interroge Umm Salama.’ Je les informai, et ils me renvoyèrent vers Umm Salama avec la même mission qu’ils m’avaient confiée auprès de ‘Â’isha. » Umm Salama dit : « J’ai entendu le Prophète (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) interdire ces deux rak‘a, mais il (lui-même) pria al-‘aṣr, puis entra chez moi alors que des femmes des Banû Ḥarâm parmi les Anṣâr étaient chez moi, et il les accomplit (ces deux rak‘a). J’envoyai donc la servante auprès de lui en lui disant : ‘Place-toi à côté de lui et dis : Umm Salama dit : ô Messager d’Allah, ne t’ai-je pas entendu interdire ces deux rak‘a, mais je te vois les accomplir ? Alors s’il fait un geste de la main, éloigne-toi.’ La servante fit ainsi, et il fit un geste de la main, elle s’éloigna de lui. Quand il eut terminé la prière, il dit : ‘Fille d’Abû Umayya, tu m’as interrogé au sujet des deux rak‘a après al-‘aṣr. En vérité, des gens de ‘Abd al-Qays sont venus à moi embrasser l’islam avec leur tribu, et ils m’ont occupé au point de me faire manquer les deux rak‘a (surérogatoires) qui suivent al-ẓuhr (la prière de midi) ; ce sont donc celles-ci (que je viens d’accomplir).’ »
« … car nous avons été informés que tu les accomplis, alors qu'il nous est parvenu que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) les a interdites. » Ibn ‘Abbâs dit : « Et je frappais les gens avec ‘Umar pour les en empêcher. » Kurayb dit : « J'entrai chez elle, lui transmis ce pour quoi ils m'avaient envoyé. Elle dit : ‘Interroge Umm Salama.’ Je les informai, et ils me renvoyèrent vers Umm Salama avec la même mission qu'ils m'avaient confiée auprès de ‘Â'isha. » Umm Salama dit : « J'ai entendu le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) interdire ces deux rak‘a, mais il (lui-même) pria al-‘aṣr, puis entra chez moi alors que des femmes des Banû Ḥarâm parmi les Anṣâr étaient chez moi, et il les accomplit (ces deux rak‘a). J'envoyai donc la servante auprès de lui en lui disant : ‘Place-toi à côté de lui et dis : Umm Salama dit : ô Messager d'Allah, ne t'ai-je pas entendu interdire ces deux rak‘a, mais je te vois les accomplir ? Alors s'il fait un geste de la main, éloigne-toi.’ La servante fit ainsi, et il fit un geste de la main, elle s'éloigna de lui. Quand il eut terminé la prière, il dit : ‘Fille d'Abû Umayya, tu m'as interrogé au sujet des deux rak‘a après al-‘aṣr. En vérité, des gens de ‘Abd al-Qays sont venus à moi embrasser l'islam avec leur tribu, et ils m'ont occupé au point de me faire manquer les deux rak‘a (surérogatoires) qui suivent al-ẓuhr (la prière de midi) ; ce sont donc celles-ci (que je viens d'accomplir).’ »
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ عَبْدُ الْمَلِكِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ ـ هُوَ ابْنُ طَهْمَانَ ـ عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما قَالَ أَوَّلُ جُمُعَةٍ جُمِّعَتْ بَعْدَ جُمُعَةٍ جُمِّعَتْ فِي مَسْجِدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَسْجِدِ عَبْدِ الْقَيْسِ بِجُوَاثَى. يَعْنِي قَرْيَةً مِنَ الْبَحْرَيْنِ.
IsnādD'après ʿAbd Allāh ibn Muḥammad al-Juʿfī, d'après Abū ʿĀmir ʿAbd al-Malik, d'après Ibrāhīm ibn Ṭahmān, d'après Abū Jamra, d'après Ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée tous deux)
Il a dit : « La première prière du vendredi (ṣalāt al-jumuʿa) qui fut célébrée après celle qui eut lieu dans la mosquée du Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) eut lieu dans la mosquée de ʿAbd al-Qays à Juwāthā », c'est-à-dire un village du Bahreïn.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْلاً قِبَلَ نَجْدٍ، فَجَاءَتْ بِرَجُلٍ مِنْ بَنِي حَنِيفَةَ يُقَالُ لَهُ ثُمَامَةُ بْنُ أُثَالٍ، فَرَبَطُوهُ بِسَارِيَةٍ مِنْ سَوَارِي الْمَسْجِدِ، فَخَرَجَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". فَقَالَ عِنْدِي خَيْرٌ يَا مُحَمَّدُ، إِنْ تَقْتُلْنِي تَقْتُلْ ذَا دَمٍ، وَإِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ، وَإِنْ كُنْتَ تُرِيدُ الْمَالَ فَسَلْ مِنْهُ مَا شِئْتَ. حَتَّى كَانَ الْغَدُ ثُمَّ قَالَ لَهُ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". قَالَ مَا قُلْتُ لَكَ إِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ. فَتَرَكَهُ حَتَّى كَانَ بَعْدَ الْغَدِ، فَقَالَ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". فَقَالَ عِنْدِي مَا قُلْتُ لَكَ. فَقَالَ " أَطْلِقُوا ثُمَامَةَ "، فَانْطَلَقَ إِلَى نَخْلٍ قَرِيبٍ مِنَ الْمَسْجِدِ فَاغْتَسَلَ ثُمَّ دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، يَا مُحَمَّدُ وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى الأَرْضِ وَجْهٌ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ وَجْهِكَ، فَقَدْ أَصْبَحَ وَجْهُكَ أَحَبَّ الْوُجُوهِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ دِينٍ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ دِينِكَ، فَأَصْبَحَ دِينُكَ أَحَبَّ الدِّينِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ بَلَدٍ أَبْغَضُ إِلَىَّ مِنْ بَلَدِكَ، فَأَصْبَحَ بَلَدُكَ أَحَبَّ الْبِلاَدِ إِلَىَّ، وَإِنَّ خَيْلَكَ أَخَذَتْنِي وَأَنَا أُرِيدُ الْعُمْرَةَ، فَمَاذَا تَرَى فَبَشَّرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَمَرَهُ أَنْ يَعْتَمِرَ، فَلَمَّا قَدِمَ مَكَّةَ قَالَ لَهُ قَائِلٌ صَبَوْتَ. قَالَ لاَ، وَلَكِنْ أَسْلَمْتُ مَعَ مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَلاَ وَاللَّهِ لاَ يَأْتِيكُمْ مِنَ الْيَمَامَةِ حَبَّةُ حِنْطَةٍ حَتَّى يَأْذَنَ فِيهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Yūsuf, nous a rapporté al-Layth, qui a dit : m’a rapporté Saʿīd ibn Abī Saʿīd, qu’il a entendu Abū Hurayra — qu’Allah l’agrée — dire :
Le Prophète — sur lui la paix et le salut — envoya un détachement de cavalerie en direction du Najd. Ce détachement ramena un homme des Banū Ḥanīfa appelé Thumāma ibn Uthāl. Ils l’attachèrent à l’un des piliers de la mosquée. Le Prophète sortit vers lui et dit : « Que dis-tu, ô Thumāma ? » Il répondit : « J’ai du bien, ô Muḥammad. Si tu me tues, tu tueras un homme qui a du sang ; si tu accordes une faveur, tu l’accordes à un reconnaissant ; et si tu veux de l’argent, demande ce que tu voudras. » Le lendemain, le Prophète lui dit à nouveau : « Que dis-tu, ô Thumāma ? » Il répondit : « Ce que je t’ai dit : si tu accordes une faveur, tu l’accordes à un reconnaissant. » Il le laissa jusqu’au surlendemain, puis dit : « Que dis-tu, ô Thumāma ? » Il répondit : « J’ai ce que je t’ai dit. » Le Prophète dit alors : « Relâchez Thumāma. » Il se rendit à un bosquet de palmiers proche de la mosquée, se purifia par un bain (ghusl), puis entra dans la mosquée et dit : « J’atteste qu’il n’y a de dieu qu’Allah et j’atteste que Muḥammad est le Messager d’Allah. Ô Muḥammad, par Allah, il n’y avait sur terre aucun visage qui m’était plus détestable que le tien ; or maintenant, ton visage m’est devenu le plus aimé des visages. Par Allah, il n’y avait aucune religion qui m’était plus détestable que la tienne ; or maintenant, ta religion m’est devenue la plus aimée des religions. Par Allah, il n’y avait aucun pays qui m’était plus détestable que le tien ; or maintenant, ton pays m’est devenu le plus aimé des pays. Tes cavaliers m’ont capturé alors que je voulais accomplir la ʿumra (petit pèlerinage). Qu’en penses-tu ? » Le Messager d’Allah lui annonça une bonne nouvelle et lui ordonna d’accomplir la ʿumra. Lorsqu’il arriva à La Mecque, quelqu’un lui dit : « Tu as abandonné ta religion ? » Il répondit : « Non, mais j’ai embrassé l’islam avec Muḥammad, le Messager d’Allah. Par Allah, il ne vous parviendra pas un seul grain de blé du Yamāma avant que le Prophète ne l’autorise. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَ مُسَيْلِمَةُ الْكَذَّابُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَعَلَ يَقُولُ إِنْ جَعَلَ لِي مُحَمَّدٌ مِنْ بَعْدِهِ تَبِعْتُهُ. وَقَدِمَهَا فِي بَشَرٍ كَثِيرٍ مِنْ قَوْمِهِ، فَأَقْبَلَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ ثَابِتُ بْنُ قَيْسِ بْنِ شَمَّاسٍ، وَفِي يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِطْعَةُ جَرِيدٍ حَتَّى وَقَفَ عَلَى مُسَيْلِمَةَ فِي أَصْحَابِهِ، فَقَالَ " لَوْ سَأَلْتَنِي هَذِهِ الْقِطْعَةَ مَا أَعْطَيْتُكَهَا وَلَنْ تَعْدُوَ أَمْرَ اللَّهِ فِيكَ، وَلَئِنْ أَدْبَرْتَ لَيَعْقِرَنَّكَ اللَّهُ، وَإِنِّي لأَرَاكَ الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا رَأَيْتُ، وَهَذَا ثَابِتٌ يُجِيبُكَ عَنِّي ". ثُمَّ انْصَرَفَ عَنْهُ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَسَأَلْتُ عَنْ قَوْلِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّكَ أُرَى الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا أُرِيتُ ". فَأَخْبَرَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ رَأَيْتُ فِي يَدَىَّ سِوَارَيْنِ مِنْ ذَهَبٍ، فَأَهَمَّنِي شَأْنُهُمَا، فَأُوحِيَ إِلَىَّ فِي الْمَنَامِ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَطَارَا فَأَوَّلْتُهُمَا كَذَّابَيْنِ يَخْرُجَانِ بَعْدِي، أَحَدُهُمَا الْعَنْسِيُّ، وَالآخَرُ مُسَيْلِمَةُ ".
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Abū al-Yamān, qui l'a reçu de Shuʿayb, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Ḥusayn, qui l'a reçu de Nāfiʿ ibn Jubayr, d'après Ibn ʿAbbās — qu'Allah les agrée tous deux —
Il a dit : « Musaylima le menteur arriva à l'époque du Messager d'Allah (paix et salut sur lui) et se mit à dire : "Si Muḥammad me désigne comme successeur après lui, je le suivrai." Il arriva en compagnie d'une foule nombreuse de son peuple. Le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) se dirigea vers lui, accompagné de Thābit ibn Qays ibn Shammās, tenant dans sa main une branche de palmier, jusqu'à ce qu'il s'arrête devant Musaylima au milieu de ses compagnons. Il dit alors : "Si tu me demandais cette branche, je ne te la donnerais pas. Et tu ne dépasseras pas l'ordre d'Allah à ton sujet. Si tu tournes le dos, Allah te frappera d'une plaie incurable. Je vois en toi celui à propos duquel j'ai eu la vision que j'ai eue. Et voici Thābit qui te répondra en mon nom." Puis il s'éloigna de lui. » Ibn ʿAbbās dit : « Je m'informai alors des paroles du Messager d'Allah (paix et salut sur lui) : "Je vois en toi celui à propos duquel j'ai eu la vision que j'ai eue." Abū Hurayra m'informa alors que le Messager d'Allah (paix et salut sur lui) avait dit : "Tandis que je dormais, je vis dans mes mains deux bracelets en or. Leur affaire m'inquiéta, puis il me fut révélé en songe : 'Souffle sur eux.' Je soufflai sur eux, et ils s'envolèrent. J'interprétai cela comme deux menteurs qui apparaîtraient après moi : l'un était al-ʿAnsī, et l'autre Musaylima." »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ أُتِيتُ بِخَزَائِنِ الأَرْضِ، فَوُضِعَ فِي كَفِّي سِوَارَانِ مِنْ ذَهَبٍ، فَكَبُرَا عَلَىَّ فَأُوحِيَ إِلَىَّ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَذَهَبَا فَأَوَّلْتُهُمَا الْكَذَّابَيْنِ اللَّذَيْنِ أَنَا بَيْنَهُمَا صَاحِبَ صَنْعَاءَ، وَصَاحِبَ الْيَمَامَةِ " .
IsnādIshāq ibn Naṣr nous a rapporté, d'après ʿAbd al-Razzāq, d'après Maʿmar, d'après Hammām, qu'il a entendu Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée) dire
Le Messager d'Allah (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Alors que je dormais, on m'apporta les trésors de la terre. Deux bracelets d'or furent placés dans ma paume ; ils me parurent trop grands et pesants. Alors il me fut inspiré de souffler dessus. Je les soufflai et ils disparurent. Je les interprétai comme étant les deux grands menteurs qui se trouvent entre moi (dans le temps) : le maître de Ṣanʿā' (al-Aswad al-ʿAnsī) et le maître d'al-Yamāma (Musaylima). »