Chapitre
باب ذِكْرِ أَمْرِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي النِّكَاحِ وَأَزْوَاجِهِ وَمَا أَبَاحَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ لِنَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم وَحَظَرَهُ عَلَى خَلْقِهِ زِيَادَةً فِي كَرَامَتِهِ وَتَنْبِيهًا لِفَضِيلَتِهِ .
أَخْبَرَنَا يُونُسُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى، وَسُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ، عَنِ ابْنِ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ عَنْ قَوْلِ اللَّهِ، عَزَّ وَجَلَّ { وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ } قَالَتْ يَا ابْنَ أُخْتِي هِيَ الْيَتِيمَةُ تَكُونُ فِي حِجْرِ وَلِيِّهَا فَتُشَارِكُهُ فِي مَالِهِ فَيُعْجِبُهُ مَالُهَا وَجَمَالُهَا فَيُرِيدُ وَلِيُّهَا أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِغَيْرِ أَنْ يُقْسِطَ فِي صَدَاقِهَا فَيُعْطِيَهَا مِثْلَ مَا يُعْطِيهَا غَيْرُهُ فَنُهُوا أَنْ يَنْكِحُوهُنَّ إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ وَيَبْلُغُوا بِهِنَّ أَعْلَى سُنَّتِهِنَّ مِنَ الصَّدَاقِ فَأُمِرُوا أَنْ يَنْكِحُوا مَا طَابَ لَهُمْ مِنَ النِّسَاءِ سِوَاهُنَّ قَالَ عُرْوَةُ قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ إِنَّ النَّاسَ اسْتَفْتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدُ فِيهِنَّ فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ { وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِيهِنَّ } إِلَى قَوْلِهِ { وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ } قَالَتْ عَائِشَةُ وَالَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ تَعَالَى أَنَّهُ يُتْلَى فِي الْكِتَابِ الآيَةُ الأُولَى الَّتِي فِيهَا { وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ } قَالَتْ عَائِشَةُ وَقَوْلُ اللَّهِ فِي الآيَةِ الأُخْرَى { وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ } رَغْبَةَ أَحَدِكُمْ عَنْ يَتِيمَتِهِ الَّتِي تَكُونُ فِي حَجْرِهِ حِينَ تَكُونُ قَلِيلَةَ الْمَالِ وَالْجَمَالِ فَنُهُوا أَنْ يَنْكِحُوا مَا رَغِبُوا فى مَالِهَا مِنْ يَتَامَى النِّسَاءِ إِلاَّ بِالْقِسْطِ مِنْ أَجْلِ رَغْبَتِهِمْ عَنْهُنَّ .
IsnādYūnus ibn ʿAbd al-Aʿlā et Sulaymān ibn Dāwūd nous ont rapporté, d'après Ibn Wahb, qui a dit : Yūnus m'a rapporté, d'après Ibn Shihāb, qui a dit : ʿUrwa ibn al-Zubayr m'a rapporté
qu'il a interrogé ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée) au sujet de la parole d'Allah, Puissant et Majestueux : « Et si vous craignez de n'être pas équitables envers les orphelines, alors épousez ce qui vous plaît parmi les femmes. » Elle dit : « Ô fils de ma sœur ! Il s'agit de l'orpheline qui est sous la tutelle de son tuteur, partageant ses biens ; ce tuteur est séduit par sa richesse et sa beauté, et il souhaite l'épouser sans être équitable dans le montant de sa dot, c'est-à-dire en lui donnant moins que ce qu'un autre lui donnerait. Il leur a donc été interdit d'épouser ces orphelines, à moins de leur être équitables et de leur donner la plus haute dot en usage parmi elles. Et il leur a été ordonné d'épouser ce qui leur plaît parmi les autres femmes. » ʿUrwa dit : ʿĀʾisha a dit : « Ensuite, les gens consultèrent le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à leur sujet, et Allah, Puissant et Majestueux, révéla : "Et ils te consultent au sujet des femmes. Dis : Allah vous donne un décret à leur sujet..." jusqu'à Sa parole : "... alors que vous désirez les épouser." » ʿĀʾisha a dit : « Ce qu'Allah, Exalté soit-Il, a mentionné comme étant récité dans le Livre est le premier verset qui dit : "Et si vous craignez de n'être pas équitables envers les orphelines, alors épousez ce qui vous plaît parmi les femmes." » ʿĀʾisha dit : « Et la parole d'Allah dans l'autre verset : "alors que vous désirez les épouser" signifie le désir de l'un d'entre vous de ne pas épouser son orpheline qui est sous sa tutelle, lorsqu'elle a peu de biens et de beauté. Il leur a donc été interdit d'épouser ce qu'ils convoitaient comme biens parmi les orphelines, sauf avec équité, à cause de leur répugnance à les épouser. »
أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُحَمَّدٍ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْهَادِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، قَالَ سَأَلْتُ عَائِشَةَ عَنْ ذَلِكَ، فَقَالَتْ فَعَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى اثْنَتَىْ عَشْرَةَ أُوقِيَّةً وَنَشٍّ وَذَلِكَ خَمْسُمِائَةِ دِرْهَمٍ .
IsnādIshāq ibn Ibrāhīm nous a rapporté, il a dit : « ʿAbd al-ʿAzīz ibn Muḥammad nous a rapporté, d'après Yazīd ibn ʿAbd Allāh ibn al-Hād, d'après Muḥammad ibn Ibrāhīm, d'après Abū Salama, »
Il a dit : « J'ai interrogé ʿĀʾisha à ce sujet, et elle a répondu : "Le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et Le salue) a fixé [la dot] à douze ūqiyya (onces) et un nashsh (demi-once), ce qui équivaut à cinq cents dirhams." »
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْمُبَارَكِ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ مَهْدِيٍّ، قَالَ حَدَّثَنَا دَاوُدُ بْنُ قَيْسٍ، عَنْ مُوسَى بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ كَانَ الصَّدَاقُ إِذْ كَانَ فِينَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشْرَةَ أَوَاقٍ .
IsnādMuḥammad b. ʿAbd Allāh b. al-Mubārak nous a rapporté, [qui a dit :] ʿAbd al-Raḥmān b. Mahdī nous a raconté, [qui a dit :] Dāwūd b. Qays nous a raconté, d'après Mūsā b. Yasār, d'après Abū Hurayra (qu'Allah l'agrée),
Il a dit : « La dot [de mariage] (ṣadāq), du temps où le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était parmi nous, était de dix ouqiyas (onces). »
أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرِ بْنِ إِيَاسِ بْنِ مُقَاتِلِ بْنِ مُشَمْرِخِ بْنِ خَالِدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَيُّوبَ، وَابْنِ، عَوْنٍ وَسَلَمَةَ بْنِ عَلْقَمَةَ وَهِشَامِ بْنِ حَسَّانَ - دَخَلَ حَدِيثُ بَعْضِهِمْ فِي بَعْضٍ - عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، قَالَ سَلَمَةُ عَنِ ابْنِ سِيرِينَ، نُبِّئْتُ عَنْ أَبِي الْعَجْفَاءِ، - وَقَالَ الآخَرُونَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِيرِينَ، عَنْ أَبِي الْعَجْفَاءِ، - قَالَ قَالَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ أَلاَ لاَ تَغْلُوا صُدُقَ النِّسَاءِ فَإِنَّهُ لَوْ كَانَ مَكْرُمَةً فِي الدُّنْيَا أَوْ تَقْوَى عِنْدَ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ كَانَ أَوْلاَكُمْ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مَا أَصْدَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم امْرَأَةً مِنْ نِسَائِهِ وَلاَ أُصْدِقَتِ امْرَأَةٌ مِنْ بَنَاتِهِ أَكْثَرَ مِنْ ثِنْتَىْ عَشْرَةَ أُوقِيَّةً وَإِنَّ الرَّجُلَ لَيُغْلِي بِصَدُقَةِ امْرَأَتِهِ حَتَّى يَكُونَ لَهَا عَدَاوَةٌ فِي نَفْسِهِ وَحَتَّى يَقُولَ كُلِّفْتُ لَكُمْ عَلَقَ الْقِرْبَةِ وَكُنْتُ غُلاَمًا عَرَبِيًّا مُوَلَّدًا فَلَمْ أَدْرِ مَا عَلَقُ الْقِرْبَةِ قَالَ وَأُخْرَى يَقُولُونَهَا لِمَنْ قُتِلَ فِي مَغَازِيكُمْ أَوْ مَاتَ قُتِلَ فُلاَنٌ شَهِيدًا أَوْ مَاتَ فُلاَنٌ شَهِيدًا وَلَعَلَّهُ أَنْ يَكُونَ قَدْ أَوْقَرَ عَجُزَ دَابَّتِهِ أَوْ دَفَّ رَاحِلَتِهِ ذَهَبًا أَوْ وَرِقًا يَطْلُبُ التِّجَارَةَ فَلاَ تَقُولُوا ذَاكُمْ وَلَكِنْ قُولُوا كَمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ قُتِلَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ أَوْ مَاتَ فَهُوَ فِي الْجَنَّةِ " .
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Ḥujr ibn Iyās ibn Muqātil ibn Mushamrikh ibn Khālid, a dit : nous a rapporté Ismāʿīl ibn Ibrāhīm, d'après Ayyūb, Ibn ʿAwn, Salama ibn ʿAlqama et Hishām ibn Ḥassān — leurs récits se mêlent les uns aux autres — d'après Muḥammad ibn Sīrīn. Salama a dit : d'après Ibn Sīrīn, j'ai été informé d'après Abū al-ʿAjfāʾ — et les autres ont dit : d'après Muḥammad ibn Sīrīn, d'après Abū al-ʿAjfāʾ — a dit :
ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb a dit : « Prenez garde ! N'exagérez pas les dots (ṣudāq) des femmes, car si cela était une marque d'honneur en ce bas monde ou une piété (taqwā) auprès d'Allah — Puissant et Majestueux — le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) eût été le plus digne de le faire. Or, le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) n'a doté aucune de ses épouses, et nulle de ses filles n'a été dotée de plus de douze once (ūqiyya). Et vraiment, l'homme exagère dans la dot de sa femme jusqu'à ce qu'il en conçoive de l'hostilité envers elle dans son cœur, et jusqu'à dire : « Je me suis imposé pour vous la lanière de l'outre. » Or moi, j'étais un jeune garçon arabe de naissance libre, et je ne savais pas ce qu'était la lanière de l'outre. » Il dit : « Et autre chose qu'ils disent : à propos de celui qui est tué dans vos expéditions militaires (magāzī) ou qui meurt, ils disent : « Un tel a été tué en martyr (shahīd) » ou « Un tel est mort martyr. » Or il se peut qu'il ait chargé la croupe de sa monture ou le bât de sa chamelle d'or ou d'argent, cherchant le commerce. Ne dites donc pas cela, mais dites comme le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) a dit : « Quiconque est tué dans le sentier d'Allah (fī sabīl Allāh) ou meurt, celui-là est au Paradis (al-Janna). » »
أَخْبَرَنَا الْعَبَّاسُ بْنُ مُحَمَّدٍ الدُّورِيُّ، قَالَ حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْحَسَنِ بْنِ شَقِيقٍ، قَالَ أَنْبَأَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ أُمِّ حَبِيبَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم تَزَوَّجَهَا وَهِيَ بِأَرْضِ الْحَبَشَةِ زَوَّجَهَا النَّجَاشِيُّ وَأَمْهَرَهَا أَرْبَعَةَ آلاَفٍ وَجَهَّزَهَا مِنْ عِنْدِهِ وَبَعَثَ بِهَا مَعَ شُرَحْبِيلَ ابْنِ حَسَنَةَ وَلَمْ يَبْعَثْ إِلَيْهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِشَىْءٍ وَكَانَ مَهْرُ نِسَائِهِ أَرْبَعَمِائَةِ دِرْهَمٍ .
Isnādal-ʿAbbās ibn Muḥammad al-Dūrī nous a rapporté, il a dit : ʿAlī ibn al-Ḥasan ibn Shaqīq nous a raconté, il a dit : ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak nous a informés, d'après Maʿmar, d'après al-Zuhrī, d'après ʿUrwa ibn al-Zubayr, d'après Umm Ḥabība,
Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et la bénédiction) l'épousa alors qu'elle se trouvait au pays d'Abyssinie ; c'est le Negus (al-Najāshī) qui la maria [à lui], lui constitua une dot de quatre mille [dirhams], la dota de son côté et l'envoya avec Shuraḥbīl ibn Ḥasana. Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et la bénédiction) ne lui avait rien envoyé, et la dot de ses épouses était de quatre cents dirhams.
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلَمَةَ، وَالْحَارِثُ بْنُ مِسْكِينٍ، قِرَاءَةً عَلَيْهِ وَأَنَا أَسْمَعُ، - وَاللَّفْظُ لِمُحَمَّدٍ - عَنِ ابْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ، جَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبِهِ أَثَرُ الصُّفْرَةِ فَسَأَلَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَهُ أَنَّهُ تَزَوَّجَ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كَمْ سُقْتَ إِلَيْهَا " . قَالَ زِنَةَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ " .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Salama et al-Ḥārith ibn Miskīn — lu en sa présence tandis que j'écoutais, et le texte est celui de Muḥammad — d'après Ibn al-Qāsim, d'après Mālik, d'après Ḥumayd aṭ-Ṭawīl, d'après Anas ibn Mālik
« ʿAbd ar-Raḥmān ibn ʿAwf vint trouver le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui) alors qu'il portait une trace de teinture jaune. L'Envoyé d'Allāh (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui) l'interrogea, et il l'informa qu'il avait épousé une femme des Anṣār (auxiliaires). L'Envoyé d'Allāh (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui) dit alors : "Combien as-tu versé en dot ?" Il répondit : "Le poids d'un noyau d'or." L'Envoyé d'Allāh (que la paix et la bénédiction d'Allāh soient sur lui) dit : "Donne un repas de noces (walīma), ne serait-ce qu'avec une brebis." »
أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ حَدَّثَنَا النَّضْرُ بْنُ شُمَيْلٍ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ صُهَيْبٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا، يَقُولُ قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ رَآنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَعَلَىَّ بَشَاشَةُ الْعُرْسِ فَقُلْتُ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ . قَالَ " كَمْ أَصْدَقْتَهَا " . قَالَ زِنَةَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ .
IsnādIshāq ibn Ibrāhīm nous a rapporté, disant : al-Naḍr ibn Shumayl nous a raconté, disant : Shuʿba nous a raconté, disant : ʿAbd al-ʿAzīz ibn Ṣuhayb nous a raconté, disant : j'ai entendu Anas dire : ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf a dit :
« Le Messager d'Allāh (Ṣalla Llāhu ʿalayhi wa sallam) m'a vu alors que j'avais l'apparence joyeuse d'un marié. J'ai dit : « Je me suis marié avec une femme des Anṣār (auxiliaires). » Il a dit : « Quelle dot lui as-tu versée ? » J'ai dit : « Le poids d'un noyau de datte en or. » »
أَخْبَرَنَا هِلاَلُ بْنُ الْعَلاَءِ، قَالَ حَدَّثَنَا حَجَّاجٌ، قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ شُعَيْبٍ، ح وَأَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ تَمِيمٍ، قَالَ سَمِعْتُ حَجَّاجًا، يَقُولُ قَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ عَنْ عَمْرِو بْنِ شُعَيْبٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَيُّمَا امْرَأَةٍ نُكِحَتْ عَلَى صَدَاقٍ أَوْ حِبَاءٍ أَوْ عِدَةٍ قَبْلَ عِصْمَةِ النِّكَاحِ فَهُوَ لَهَا وَمَا كَانَ بَعْدَ عِصْمَةِ النِّكَاحِ فَهُوَ لِمَنْ أُعْطِيَهُ وَأَحَقُّ مَا أُكْرِمَ عَلَيْهِ الرَّجُلُ ابْنَتُهُ أَوْ أُخْتُهُ " . اللَّفْظُ لِعَبْدِ اللَّهِ .
IsnādHilāl ibn al-ʿAlā’ nous a rapporté, il a dit : Ḥajjāj nous a rapporté, il a dit : Ibn Jurayj a dit : ʿAmr ibn Shuʿayb m’a rapporté, (ḥ) — et ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn Tamīm m’a rapporté, il a dit : j’ai entendu Ḥajjāj dire : Ibn Jurayj a dit, d’après ʿAmr ibn Shuʿayb, d’après son père, d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAmr, que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit :
« Toute femme qui est épousée avec une dot, un présent ou une promesse avant le lien du mariage, cela lui appartient. Et ce qui est donné après le lien du mariage appartient à celui à qui cela a été donné. Et ce qu’il y a de plus digne d’honorer de la part d’un homme, c’est sa fille ou sa sœur. » La formulation est celle de ʿAbd Allāh.
أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو سَعِيدٍ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ زَائِدَةَ بْنِ قُدَامَةَ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، وَالأَسْوَدِ، قَالاَ أُتِيَ عَبْدُ اللَّهِ فِي رَجُلٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً وَلَمْ يَفْرِضْ لَهَا فَتُوُفِّيَ قَبْلَ أَنْ يَدْخُلَ بِهَا فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ سَلُوا هَلْ تَجِدُونَ فِيهَا أَثَرًا قَالُوا يَا أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ مَا نَجِدُ فِيهَا يَعْنِي أَثَرًا . قَالَ أَقُولُ بِرَأْيِي فَإِنْ كَانَ صَوَابًا فَمِنَ اللَّهِ لَهَا كَمَهْرِ نِسَائِهَا لاَ وَكْسَ وَلاَ شَطَطَ وَلَهَا الْمِيرَاثُ وَعَلَيْهَا الْعِدَّةُ فَقَامَ رَجُلٌ مِنْ أَشْجَعَ فَقَالَ فِي مِثْلِ هَذَا قَضَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِينَا فِي امْرَأَةٍ يُقَالُ لَهَا بِرْوَعُ بِنْتُ وَاشِقٍ تَزَوَّجَتْ رَجُلاً فَمَاتَ قَبْلَ أَنْ يَدْخُلَ بِهَا فَقَضَى لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمِثْلِ صَدَاقِ نِسَائِهَا وَلَهَا الْمِيرَاثُ وَعَلَيْهَا الْعِدَّةُ . فَرَفَعَ عَبْدُ اللَّهِ يَدَيْهِ وَكَبَّرَ . قَالَ أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ لاَ أَعْلَمُ أَحَدًا قَالَ فِي هَذَا الْحَدِيثِ الأَسْوَدُ غَيْرُ زَائِدَةَ .
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmān, qui a dit : nous a rapporté Abū Saʿīd ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh, d'après Zāʾida ibn Qudāma, d'après Manṣūr, d'après Ibrāhīm, d'après ʿAlqama et al-Aswad, qui ont dit :
On soumit à ʿAbd Allāh (ibn Masʿūd) le cas d'un homme qui avait épousé une femme sans lui fixer de dot (mahr) et qui mourut avant d'avoir consommé le mariage. ʿAbd Allāh dit : « Interrogez (les savants) : trouvez-vous à ce sujet quelque trace (athar, c'est-à-dire un hadith) ? » Ils répondirent : « Ô Abū ʿAbd al-Raḥmān, nous n'en trouvons pas de trace. » Il dit : « Alors j'émets mon opinion (ra'y). Si elle est correcte, elle vient d'Allah : elle aura le mahr (dot) des femmes de son milieu, sans diminution ni excès ; elle a droit à l'héritage ; et elle doit observer la période de viduité (ʿidda). » Un homme de la tribu d'Ashjaʿ se leva et dit : « Sur un cas semblable, l'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) a jugé parmi nous pour une femme appelée Birwaʿ bint Wāshiq, qui s'était mariée à un homme mort avant d'avoir consommé le mariage ; l'Envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) jugea qu'elle avait droit à un mahr (dot) équivalent à celui des femmes de son milieu, à l'héritage, et qu'elle devait observer la ʿidda (période de viduité). » Alors ʿAbd Allāh leva les mains et prononça le takbīr (Allāhu akbar). Abū ʿAbd al-Raḥmān (le transmetteur) dit : « Je ne connais personne qui ait mentionné al-Aswad dans ce hadith en dehors de Zāʾida. »
أَخْبَرَنَا أَحْمَدُ بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنَا يَزِيدُ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ أُتِيَ فِي امْرَأَةٍ تَزَوَّجَهَا رَجُلٌ فَمَاتَ عَنْهَا وَلَمْ يَفْرِضْ لَهَا صَدَاقًا وَلَمْ يَدْخُلْ بِهَا فَاخْتَلَفُوا إِلَيْهِ قَرِيبًا مِنْ شَهْرٍ لاَ يُفْتِيهِمْ ثُمَّ قَالَ أَرَى لَهَا صَدَاقَ نِسَائِهَا لاَ وَكْسَ وَلاَ شَطَطَ وَلَهَا الْمِيرَاثُ وَعَلَيْهَا الْعِدَّةُ . فَشَهِدَ مَعْقِلُ بْنُ سِنَانٍ الأَشْجَعِيُّ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَضَى فِي بِرْوَعَ بِنْتِ وَاشِقٍ بِمِثْلِ مَا قَضَيْتَ .
qu'il fut consulté au sujet d'une femme qu'un homme avait épousée, puis mourut sans lui avoir fixé de dot (ṣadāq) et sans avoir consommé le mariage. Les gens vinrent le consulter à ce sujet pendant près d'un mois, sans qu'il leur donnât de réponse. Puis il dit : « Je considère qu'elle a droit à la dot des femmes de son rang, sans diminution ni excès ; elle a droit à l'héritage et doit observer le délai de viduité (ʿidda). » Alors Maʿqil ibn Sinān al-Ashjaʿī témoigna que l'Envoyé d'Allah (صلى الله عليه وسلم) avait jugé dans le cas de Barwaʿ bint Wāshiq de la même manière que tu as jugé.
أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ فِرَاسٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، فِي رَجُلٍ تَزَوَّجَ امْرَأَةً فَمَاتَ وَلَمْ يَدْخُلْ بِهَا وَلَمْ يَفْرِضْ لَهَا قَالَ لَهَا الصَّدَاقُ وَعَلَيْهَا الْعِدَّةُ وَلَهَا الْمِيرَاثُ . فَقَالَ مَعْقِلُ بْنُ سِنَانٍ فَقَدْ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَضَى بِهِ فِي بِرْوَعَ بِنْتِ وَاشِقٍ .
IsnādIshāq b. Manṣūr nous a informés, disant : 'Abd al-Raḥmān nous a racontés, disant : Sufyān nous a racontés, d'après Firās, d'après al-Shaʿbī, d'après Masrūq, d'après 'Abd Allāh (Ibn Mas'ūd)
Concernant un homme qui épousa une femme, puis mourut sans avoir consommé le mariage et sans lui avoir fixé de dot : Ibn Mas'ūd dit : « Elle a droit à la dot (al-ṣadāq), elle doit observer la période de viduité (al-ʿidda) et elle hérite de lui. » Alors Ma'qil b. Sinān dit : « J'ai entendu le Prophète (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa sallam) rendre le même jugement à propos de Barwa' bint Wāshiq. »
أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، مِثْلَهُ .
IsnādIshāq b. Manṣūr nous a rapporté, disant : ʿAbd al-Raḥmān nous a raconté, d’après Sufyān, d’après Manṣūr, d’après Ibrāhīm, d’après ʿAlqama, d’après ʿAbd Allāh, un hadith similaire.
Un hadith similaire (au précédent).
أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ دَاوُدَ بْنِ أَبِي هِنْدٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ أَتَاهُ قَوْمٌ فَقَالُوا إِنَّ رَجُلاً مِنَّا تَزَوَّجَ امْرَأَةً وَلَمْ يَفْرِضْ لَهَا صَدَاقًا وَلَمْ يَجْمَعْهَا إِلَيْهِ حَتَّى مَاتَ . فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ مَا سُئِلْتُ مُنْذُ فَارَقْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَشَدَّ عَلَىَّ مِنْ هَذِهِ فَأْتُوا غَيْرِي . فَاخْتَلَفُوا إِلَيْهِ فِيهَا شَهْرًا ثُمَّ قَالُوا لَهُ فِي آخِرِ ذَلِكَ مَنْ نَسْأَلُ إِنْ لَمْ نَسْأَلْكَ وَأَنْتَ مِنْ جِلَّةِ أَصْحَابِ مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم بِهَذَا الْبَلَدِ وَلاَ نَجِدُ غَيْرَكَ . قَالَ سَأَقُولُ فِيهَا بِجَهْدِ رَأْيِي فَإِنْ كَانَ صَوَابًا فَمِنَ اللَّهِ وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ وَإِنْ كَانَ خَطَأً فَمِنِّي وَمِنَ الشَّيْطَانِ وَاللَّهُ وَرَسُولُهُ مِنْهُ بُرَآءُ أُرَى أَنْ أَجْعَلَ لَهَا صَدَاقَ نِسَائِهَا لاَ وَكْسَ وَلاَ شَطَطَ وَلَهَا الْمِيرَاثُ وَعَلَيْهَا الْعِدَّةُ أَرْبَعَةَ أَشْهُرٍ وَعَشْرًا . قَالَ وَذَلِكَ بِسَمْعِ أُنَاسٍ مِنْ أَشْجَعَ فَقَامُوا فَقَالُوا نَشْهَدُ أَنَّكَ قَضَيْتَ بِمَا قَضَى بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي امْرَأَةٍ مِنَّا يُقَالُ لَهَا بِرْوَعُ بِنْتُ وَاشِقٍ . قَالَ فَمَا رُئِيَ عَبْدُ اللَّهِ فَرِحَ فَرْحَةً يَوْمَئِذٍ إِلاَّ بِإِسْلاَمِهِ .
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Ḥujr, il a dit : nous a rapporté ʿAlī ibn Mushir, d’après Dāwūd ibn Abī Hind, d’après al-Shaʿbī, d’après ʿAlqama, d’après ʿAbd Allāh (Ibn Masʿūd),
Des gens vinrent à lui (ʿAbd Allāh ibn Masʿūd) et dirent : « Un homme parmi nous a épousé une femme sans lui fixer de dot (ṣadāq) et sans avoir eu de relations avec elle, puis il est mort. » ʿAbd Allāh dit : « Depuis que j’ai quitté le Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut), on ne m’a posé aucune question plus difficile que celle-ci. Allez trouver quelqu’un d’autre. » Ils vinrent à lui à plusieurs reprises à ce sujet pendant un mois, puis à la fin de ce mois ils lui dirent : « À qui demanderons-nous si nous ne te demandons pas à toi, alors que tu es l’un des plus éminents compagnons de Muḥammad (sur lui la paix et le salut) dans cette région, et que nous ne trouvons personne d’autre ? » Il dit : « Je vais donner mon avis personnel en la matière ; si c’est juste, cela vient d’Allāh seul, sans associé ; si c’est une erreur, elle vient de moi et du diable, et Allāh et Son Messager sont innocents de cela. Je considère qu’on doit lui donner la dot des femmes de son rang, sans diminution ni excès ; elle a droit à l’héritage, et elle doit observer la période de viduité (ʿidda) de quatre mois et dix jours. » Il dit (le rapporteur) : « Cela parvint aux oreilles de gens de la tribu d’Ashjaʿ ; ils se levèrent et dirent : “Nous attestons que tu as jugé conformément à ce que le Messager d’Allāh (sur lui la paix et le salut) a jugé au sujet d’une femme parmi nous appelée Barwaʿ bint Wāshiq.” » Il dit : « On n’avait jamais vu ʿAbd Allāh éprouver une joie plus grande que ce jour-là, si ce n’est le jour de son embrassement de l’islam. »
أَخْبَرَنَا هَارُونُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا مَعْنٌ، قَالَ حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَاءَتْهُ امْرَأَةٌ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي قَدْ وَهَبْتُ نَفْسِي لَكَ . فَقَامَتْ قِيَامًا طَوِيلاً فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ زَوِّجْنِيهَا إِنْ لَمْ يَكُنْ لَكَ بِهَا حَاجَةٌ . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ عِنْدَكَ شَىْءٌ " . قَالَ مَا أَجِدُ شَيْئًا . قَالَ " الْتَمِسْ وَلَوْ خَاتَمًا مِنْ حَدِيدٍ " . فَالْتَمَسَ فَلَمْ يَجِدْ شَيْئًا فَقَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ شَىْءٌ " . قَالَ نَعَمْ سُورَةُ كَذَا وَسُورَةُ كَذَا . لِسُوَرٍ سَمَّاهَا . قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ زَوَّجْتُكَهَا عَلَى مَا مَعَكَ مِنَ الْقُرْآنِ " .
IsnādHārūn ibn ʿAbd Allāh nous a rapporté, disant : Maʿn nous a rapporté, disant : Mālik nous a rapporté, d'après Abū Ḥāzim, d'après Sahl ibn Saʿd
Qu'une femme vint au Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) et dit : « Ô Messager d'Allāh, je me suis offerte en mariage à toi. » Elle se tint debout longtemps. Alors un homme se leva et dit : « Marie-la moi, si tu n'en as pas besoin. » Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) dit : « As-tu quelque chose (à lui donner comme dot) ? » Il répondit : « Je ne trouve rien. » Il dit : « Cherche, ne fût-ce qu'un anneau de fer. » Il chercha mais ne trouva rien. Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Possèdes-tu quelque chose du Coran ? » Il dit : « Oui, telle sourate et telle sourate » — des sourates qu'il nomma. Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) dit : « Je te marie avec elle, sur la base de ce que tu possèdes du Coran. »
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارِ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ خَالِدِ بْنِ عُرْفُطَةَ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ سَالِمٍ، عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي الرَّجُلِ يَأْتِي جَارِيَةَ امْرَأَتِهِ قَالَ " إِنْ كَانَتْ أَحَلَّتْهَا لَهُ جَلَدْتُهُ مِائَةً وَإِنْ لَمْ تَكُنْ أَحَلَّتْهَا لَهُ رَجَمْتُهُ " .
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a informés, il a dit : Muḥammad nous a raconté, il a dit : Shuʿba nous a raconté, d'après Abū Bishr, d'après Khālid ibn ʿUrfuṭa, d'après Ḥabīb ibn Sālim, d'après al-Nuʿmān ibn Bashīr, d'après le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Au sujet de l'homme qui a des rapports sexuels avec l'esclave (jāriya) de son épouse, il a dit : « Si elle (l'épouse) la lui a rendue licite (en l'autorisant), je lui infligerais cent coups de fouet ; et si elle ne la lui avait pas rendue licite, je l'aurais lapidé. »
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مَعْمَرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا حَبَّانُ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبَانُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ خَالِدِ بْنِ عُرْفُطَةَ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ سَالِمٍ، عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ، أَنَّ رَجُلاً، يُقَالُ لَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ حُنَيْنٍ وَيُنْبَزُ قُرْقُورًا أَنَّهُ وَقَعَ بِجَارِيَةِ امْرَأَتِهِ فَرُفِعَ إِلَى النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ فَقَالَ لأَقْضِيَنَّ فِيهَا بِقَضِيَّةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِنْ كَانَتْ أَحَلَّتْهَا لَكَ جَلَدْتُكَ وَإِنْ لَمْ تَكُنْ أَحَلَّتْهَا لَكَ رَجَمْتُكَ بِالْحِجَارَةِ فَكَانَتْ أَحَلَّتْهَا لَهُ فَجُلِدَ مِائَةً . قَالَ قَتَادَةُ فَكَتَبْتُ إِلَى حَبِيبِ بْنِ سَالِمٍ فَكَتَبَ إِلَىَّ بِهَذَا .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Maʿmar, qui a dit : nous a rapporté Ḥabbān, qui a dit : nous a rapporté Abān, d'après Qatāda, d'après Khālid ibn ʿUrfuṭa, d'après Ḥabīb ibn Sālim, d'après al-Nuʿmān ibn Bashīr
Qu'un homme nommé ʿAbd al-Raḥmān ibn Ḥunayn, surnommé Qurqūr, avait eu des rapports avec l'esclave de son épouse. L'affaire fut portée devant al-Nuʿmān ibn Bashīr, qui dit : « Je vais trancher cette affaire conformément à la décision de l'Envoyé d'Allah (que la prière et le salut d'Allah soient sur lui). Si elle t'a rendue licite, je te flagellerai ; si elle ne te l'a pas rendue licite, je te lapiderai avec des pierres. » Or elle la lui avait rendue licite, et il fut donc flagellé de cent coups. Qatāda dit : J'ai écrit à Ḥabīb ibn Sālim, et il m'a écrit ceci.
أَخْبَرَنَا أَبُو دَاوُدَ، قَالَ حَدَّثَنَا عَارِمٌ، قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ سَالِمٍ، عَنِ النُّعْمَانِ بْنِ بَشِيرٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فِي رَجُلٍ وَقَعَ بِجَارِيَةِ امْرَأَتِهِ " إِنْ كَانَتْ أَحَلَّتْهَا لَهُ فَأَجْلِدْهُ مِائَةً وَإِنْ لَمْ تَكُنْ أَحَلَّتْهَا لَهُ فَأَرْجُمْهُ " .
IsnādAbū Dāwūd nous a rapporté, disant : « ʿĀrim nous a rapporté », disant : « Ḥammād ibn Salama nous a rapporté, d'après Saʿīd ibn Abī ʿArūba, d'après Qatāda, d'après Ḥabīb ibn Sālim, d'après al-Nuʿmān ibn Bashīr, »
Que le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit, à propos d'un homme qui avait eu un rapport sexuel avec une esclave (jāriya) de son épouse : « Si elle (l'épouse) l'a rendue licite pour lui, alors inflige-lui cent coups de fouet ; mais si elle ne l'a pas rendue licite pour lui, alors lapide-le. »
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، قَالَ حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ قَبِيصَةَ بْنِ حُرَيْثٍ، عَنْ سَلَمَةَ بْنِ الْمُحَبَّقِ، قَالَ قَضَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي رَجُلٍ وَطِئَ جَارِيَةَ امْرَأَتِهِ " إِنْ كَانَ اسْتَكْرَهَهَا فَهِيَ حُرَّةٌ وَعَلَيْهِ لِسَيِّدَتِهَا مِثْلُهَا وَإِنْ كَانَتْ طَاوَعَتْهُ فَهِيَ لَهُ وَعَلَيْهِ لِسَيِّدَتِهَا مِثْلُهَا " .
IsnādMuḥammad ibn Rāfiʿ nous a rapporté, disant : ʿAbd ar-Razzāq nous a rapporté, disant : Maʿmar nous a rapporté, d'après Qatāda, d'après al-Ḥasan, d'après Qabīṣa ibn Ḥurayth, d'après Salama ibn al-Muḥabbiq :
Il a dit : Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a jugé au sujet d'un homme qui avait eu un rapport sexuel avec l'esclave de son épouse : « S'il l'a contrainte, elle est affranchie et il doit à sa maîtresse (le prix d') une esclave semblable ; si elle a été consentante, elle lui appartient (comme esclave) et il doit à sa maîtresse (le prix d') une esclave semblable. »
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بَزِيعٍ، قَالَ حَدَّثَنَا يَزِيدُ، قَالَ حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنِ الْحَسَنِ، عَنْ سَلَمَةَ بْنِ الْمُحَبَّقِ، أَنَّ رَجُلاً، غَشِيَ جَارِيَةً لاِمْرَأَتِهِ فَرُفِعَ ذَلِكَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " إِنْ كَانَ اسْتَكْرَهَهَا فَهِيَ حُرَّةٌ مِنْ مَالِهِ وَعَلَيْهِ الشَّرْوَى لِسَيِّدَتِهَا وَإِنْ كَانَتْ طَاوَعَتْهُ فَهِيَ لِسَيِّدَتِهَا وَمِثْلُهَا مِنْ مَالِهِ " .
IsnādNous a informés Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Bazīʿ, qui a dit : nous a raconté Yazīd, qui a dit : nous a raconté Saʿīd, d'après Qatāda, d'après al-Ḥasan, d'après Salama ibn al-Muḥabbiq
qu'un homme eut un rapport sexuel avec une esclave (jāriya) appartenant à son épouse. L'affaire fut portée devant le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui). Il dit : « S'il l'a contrainte, elle est libre à ses frais et il doit verser une compensation (al-sharwā) à sa maîtresse. Si elle s'est soumise volontairement, elle reste la propriété de sa maîtresse, et il devra fournir à sa maîtresse une esclave de valeur équivalente à ses frais. »
أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ حَدَّثَنِي الزُّهْرِيُّ، عَنِ الْحَسَنِ، وَعَبْدِ اللَّهِ، ابْنَىْ مُحَمَّدٍ عَنْ أَبِيهِمَا، أَنَّ عَلِيًّا، بَلَغَهُ أَنَّ رَجُلاً، لاَ يَرَى بِالْمُتْعَةِ بَأْسًا فَقَالَ إِنَّكَ تَائِهٌ إِنَّهُ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْهَا وَعَنْ لُحُومِ الْحُمُرِ الأَهْلِيَّةِ يَوْمَ خَيْبَرَ .
IsnādʿAmr ibn ʿAlī nous a rapporté : Yaḥyā nous a rapporté, d'après ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar, qui a dit : al-Zuhrī m'a rapporté, d'après al-Ḥasan et ʿAbd Allāh, les deux fils de Muḥammad, d'après leur père, que ʿAlī a appris qu'un homme ne voyait pas de mal à la mutʿa (mariage temporaire). Il lui dit alors : « Tu es égaré ! En vérité, le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) l'a interdite, ainsi que les chairs des ânes domestiques, le jour de Khaybar. »
« Tu es égaré ! En vérité, le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a interdit la mutʿa (mariage temporaire), ainsi que les chairs des ânes domestiques, le jour de Khaybar. »
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلَمَةَ، وَالْحَارِثُ بْنُ مِسْكِينٍ، قِرَاءَةً عَلَيْهِ وَأَنَا أَسْمَعُ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - قَالَ أَنْبَأَنَا ابْنُ الْقَاسِمِ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، وَالْحَسَنِ، ابْنَىْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ عَنْ أَبِيهِمَا، عَنْ عَلِيِّ بْنِ أَبِي طَالِبٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْ مُتْعَةِ النِّسَاءِ يَوْمَ خَيْبَرَ وَعَنْ لُحُومِ الْحُمُرِ الإِنْسِيَّةِ .
IsnādIl nous a rapporté Muḥammad ibn Salama et al-Ḥārith ibn Miskīn — par lecture faite à lui, et moi j'écoutais — (le texte est le sien) : il dit : « Il nous a annoncé Ibn al-Qāsim, d'après Mālik, d'après Ibn Shihāb, d'après ʿAbd Allāh et al-Ḥasan, les deux fils de Muḥammad ibn ʿAlī, d'après leur père, d'après ʿAlī ibn Abī Ṭālib
que le Messager d’Allāh (صلى الله عليه وسلم) a interdit la mutʿa (mariage temporaire) avec les femmes le jour de Khaybar, ainsi que la chair des ânes domestiques.
أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، قَالُوا أَنْبَأَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، قَالَ سَمِعْتُ يَحْيَى بْنَ سَعِيدٍ، يَقُولُ أَخْبَرَنِي مَالِكُ بْنُ أَنَسٍ، أَنَّ ابْنَ شِهَابٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ وَالْحَسَنَ ابْنَىْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ أَخْبَرَاهُ أَنَّ أَبَاهُمَا مُحَمَّدَ بْنَ عَلِيٍّ أَخْبَرَهُمَا أَنَّ عَلِيَّ بْنَ أَبِي طَالِبٍ رضى الله عنه قَالَ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ خَيْبَرَ عَنْ مُتْعَةِ النِّسَاءِ . قَالَ ابْنُ الْمُثَنَّى يَوْمَ حُنَيْنٍ وَقَالَ هَكَذَا حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ مِنْ كِتَابِهِ .
IsnādNous ont rapporté ʿAmr ibn ʿAlī, Muḥammad ibn Bashshār et Muḥammad ibn al-Muthannā, qui ont dit : nous a rapporté ʿAbd al-Wahhāb, qui a dit : j'ai entendu Yaḥyā ibn Saʿīd dire : m'a rapporté Mālik ibn Anas que Ibn Shihāb lui a rapporté que ʿAbd Allāh et al-Ḥasan, les deux fils de Muḥammad ibn ʿAlī, lui ont rapporté que leur père Muḥammad ibn ʿAlī leur a rapporté que ʿAlī ibn Abī Ṭālib (qu'Allah l'agrée) a dit :
« Le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) a interdit, le jour de Khaybar, le mariage temporaire (mutʿa) avec les femmes. » Ibn al-Muthannā a dit : « Le jour de Ḥunayn » ; et il a dit : « C'est ainsi que ʿAbd al-Wahhāb nous a rapporté d'après son livre. »
أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنِ الرَّبِيعِ بْنِ سَبْرَةَ الْجُهَنِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ أَذِنَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِالْمُتْعَةِ فَانْطَلَقْتُ أَنَا وَرَجُلٌ إِلَى امْرَأَةٍ مِنْ بَنِي عَامِرٍ فَعَرَضْنَا عَلَيْهَا أَنْفُسَنَا فَقَالَتْ مَا تُعْطِينِي فَقُلْتُ رِدَائِي . وَقَالَ صَاحِبِي رِدَائِي . وَكَانَ رِدَاءُ صَاحِبِي أَجْوَدَ مِنْ رِدَائِي وَكُنْتُ أَشَبَّ مِنْهُ فَإِذَا نَظَرَتْ إِلَى رِدَاءِ صَاحِبِي أَعْجَبَهَا وَإِذَا نَظَرَتْ إِلَىَّ أَعْجَبْتُهَا ثُمَّ قَالَتْ أَنْتَ وَرِدَاؤُكَ يَكْفِينِي . فَمَكَثْتُ مَعَهَا ثَلاَثًا ثُمَّ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ كَانَ عِنْدَهُ مِنْ هَذِهِ النِّسَاءِ اللاَّتِي يَتَمَتَّعُ فَلْيُخَلِّ سَبِيلَهَا " .
IsnādQutayba nous a rapportés : al-Layth nous a rapportés, d'après al-Rabīʿ ibn Sabra al-Juhanī, d'après son père, qui dit :
Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a autorisé le mariage à durée déterminée (mutʿa). Je partis donc avec un homme vers une femme des Banū ʿĀmir. Nous nous présentâmes à elle. Elle dit : « Que me donnez-vous ? » Je répondis : « Mon vêtement extérieur (ridāʾ). » Et mon compagnon dit aussi : « Mon vêtement extérieur. » Or le vêtement de mon compagnon était de meilleure qualité que le mien, alors que j'étais plus jeune que lui. Lorsqu'elle regardait le vêtement de mon compagnon, elle l'admirait ; et lorsqu'elle me regardait, elle m'admirait. Puis elle dit : « Toi et ton vêtement me suffisent. » Je restai donc avec elle trois jours. Ensuite, le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Que celui qui a auprès de lui une de ces femmes avec lesquelles il est en union temporaire (mutʿa) la libère. »
أَخْبَرَنَا مُجَاهِدُ بْنُ مُوسَى، قَالَ حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، عَنْ أَبِي بَلْجٍ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ حَاطِبٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَصْلُ مَا بَيْنَ الْحَلاَلِ وَالْحَرَامِ الدُّفُّ وَالصَّوْتُ فِي النِّكَاحِ " .
IsnādMujāhid ibn Mūsā nous a rapporté, il a dit : Hushaym nous a raconté, d'après Abū Balj, d'après Muḥammad ibn Ḥāṭib, il a dit : le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit
La distinction entre ce qui est licite et ce qui est illicite est le tambourin (duff) et la voix (l'annonce publique) lors du mariage.
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى، قَالَ حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ أَبِي بَلْجٍ، قَالَ سَمِعْتُ مُحَمَّدَ بْنَ حَاطِبٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ فَصْلَ مَا بَيْنَ الْحَلاَلِ وَالْحَرَامِ الصَّوْتُ " .
IsnādMuḥammad ibn ʿAbd al-Aʿlā nous a rapporté, il a dit : Khālid nous a raconté, d'après Shuʿba, d'après Abū Balj, il a dit : j'ai entendu Muḥammad ibn Ḥāṭib, il a dit :
Le Messager d'Allāh (صلى الله عليه وسلم) a dit : « Ce qui sépare le licite (ḥalāl) de l'illicite (ḥarām), c'est la voix (le fait d'élever la voix lors du mariage). »
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى، قَالاَ حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ أَشْعَثَ، عَنِ الْحَسَنِ، قَالَ تَزَوَّجَ عَقِيلُ بْنُ أَبِي طَالِبٍ امْرَأَةً مِنْ بَنِي جُشَمٍ فَقِيلَ لَهُ بِالرِّفَاءِ وَالْبَنِينِ . قَالَ قُولُوا كَمَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بَارَكَ اللَّهُ فِيكُمْ وَبَارَكَ لَكُمْ " .
IsnādNous ont rapporté ʿAmr ibn ʿAlī et Muḥammad ibn ʿAbd al-Aʿlā, tous deux ont dit : nous a rapporté Khālid, d’après Ashʿath, d’après al-Ḥasan,
Il a dit : « ʿAqīl ibn Abī Ṭālib épousa une femme des Banū Jusham, et on lui dit : "À la prospérité et aux enfants !" Il répondit : "Dites plutôt comme a dit le Messager d'Allāh (que la Prière et le Salut d'Allāh soient sur lui) : "Qu'Allāh vous bénisse et répande sur vous Ses bénédictions !" »
أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَأَى عَلَى عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَثَرَ صُفْرَةٍ فَقَالَ " مَا هَذَا " . قَالَ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً عَلَى وَزْنِ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ . فَقَالَ " بَارَكَ اللَّهُ لَكَ أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ " .
IsnādQutayba nous a rapporté, disant : Ḥammād ibn Zayd nous a raconté, d'après Thābit, d'après Anas
Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) vit sur ʿAbd al-Raḥmān une trace de parfum jaune (safran ou un autre colorant), et il dit : « Qu'est-ce que ceci ? » Il répondit : « J'ai épousé une femme pour le poids d'un noyau de datte en or. » Il dit alors : « Qu'Allah te bénisse. Fais un festin de noces, ne serait-ce qu'avec une brebis. »
أَخْبَرَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ نَافِعٍ، قَالَ حَدَّثَنَا بَهْزُ بْنُ أَسَدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، قَالَ حَدَّثَنَا ثَابِتٌ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ، جَاءَ وَعَلَيْهِ رَدْعٌ مِنْ زَعْفَرَانٍ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَهْيَمْ " . قَالَ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً . قَالَ " وَمَا أَصْدَقْتَ " . قَالَ وَزْنَ نَوَاةٍ مِنْ ذَهَبٍ . قَالَ " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ " .
IsnādAbū Bakr ibn Nāfiʿ nous a rapporté, disant : Bahz ibn Asad nous a rapporté, disant : Ḥammād nous a rapporté, disant : Thābit nous a rapporté, d'après Anas,
« ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf vint alors qu'il portait une trace de safran. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Qu'y a-t-il ? » Il répondit : « Je me suis marié avec une femme. » Il dit : « Et quel mahr (dot) as-tu versé ? » Il répondit : « Le poids d'un noyau d'or. » Il dit : « Organise un festin de noces (walīma), ne fût-ce qu'avec un mouton. »
أَخْبَرَنِي أَحْمَدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ الْوَزِيرِ بْنِ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ كَثِيرِ بْنِ عُفَيْرٍ، قَالَ أَنْبَأَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ رَأَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَىَّ - كَأَنَّهُ يَعْنِي عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ عَوْفٍ - أَثَرَ صُفْرَةٍ فَقَالَ " مَهْيَمْ " . قَالَ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ . فَقَالَ " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ " .
IsnādAḥmad ibn Yaḥyā ibn al-Wazīr ibn Sulaymān m'a rapporté, disant : Saʿīd ibn Kathīr ibn ʿUfayr nous a raconté, disant : Sulaymān ibn Bilāl nous a informés, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd, d'après Ḥumayd al-Ṭawīl, d'après Anas (qu'Allah l'agrée)
Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) vit sur moi – il voulait dire ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf – une trace de jaune (de parfum) et demanda : « Qu'y a-t-il ? » Il répondit : « J'ai épousé une femme des Anṣār. » Il dit alors : « Organise un festin de noces (walīma), ne serait-ce qu'avec une brebis. »
أَخْبَرَنَا عَمْرُو بْنُ مَنْصُورٍ، قَالَ حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عَبْدِ الْمَلِكِ، قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ عَلِيًّا، قَالَ تَزَوَّجْتُ فَاطِمَةَ رضى الله عنها فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ابْنِ بِي . قَالَ " أَعْطِهَا شَيْئًا " . قُلْتُ مَا عِنْدِي مِنْ شَىْءٍ . قَالَ " فَأَيْنَ دِرْعُكَ الْحُطَمِيَّةُ " . قُلْتُ هِيَ عِنْدِي . قَالَ " فَأَعْطِهَا إِيَّاهُ " .
IsnādNous a rapporté ʿAmr ibn Manṣūr, qui dit : nous a rapporté Hishām ibn ʿAbd al-Malik, qui dit : nous a rapporté Ḥammād, d'après Ayyūb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās, que ʿAlī (a dit) :
« J'ai épousé Fāṭima — qu'Allah l'agrée — et j'ai dit : « Ô Messager d'Allah, organise pour moi le mariage (litt. « construis-moi [la tente] »). » Il dit : « Donne-lui quelque chose. » Je dis : « Je ne possède rien. » Il dit : « Où est ta cotte de mailles al-Ḥuṭamiyya ? » Je dis : « Je l'ai. » Il dit : « Alors donne-la-lui. » »
أَخْبَرَنَا هَارُونُ بْنُ إِسْحَاقَ، عَنْ عَبْدَةَ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ لَمَّا تَزَوَّجَ عَلِيٌّ رضى الله عنه فَاطِمَةَ رضى الله عنها قَالَ لَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَعْطِهَا شَيْئًا " . قَالَ مَا عِنْدِي . قَالَ " فَأَيْنَ دِرْعُكَ الْحُطَمِيَّةُ " .
IsnādHārūn ibn Isḥāq nous a rapporté, d'après ʿAbda, d'après Saʿīd, d'après Ayyūb, d'après ʿIkrima, d'après Ibn ʿAbbās
Il a dit : « Lorsque ʿAlī (qu'Allah l'agrée) épousa Fāṭima (qu'Allah l'agrée), le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : “Donne-lui quelque chose.” Il répondit : “Je n'ai rien.” Il dit : “Où donc est ta cotte de mailles al-Ḥuṭamiyya ?” »
أَخْبَرَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ أَنْبَأَنَا وَكِيعٌ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أُمَيَّةَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ تَزَوَّجَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي شَوَّالٍ وَأُدْخِلْتُ عَلَيْهِ فِي شَوَّالٍ فَأَىُّ نِسَائِهِ كَانَ أَحْظَى عِنْدَهُ مِنِّي .
IsnādNous a rapporté Isḥāq ibn Ibrāhīm, il a dit : nous a informés Wakīʿ, il a dit : nous a rapporté Sufyān, d'après Ismāʿīl ibn Umayya, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿUrwa, d'après son père, d'après ʿĀʾisha,
Elle a dit : « Le Messager d'Allāh (sur lui la paix et le salut) m'a épousée au mois de Shawwāl, et il a consommé le mariage avec moi au mois de Shawwāl. Quelle femme parmi les siennes a été plus favorisée auprès de lui que moi ? »
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ آدَمَ، عَنْ عَبْدَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ تَزَوَّجَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا بِنْتُ سِتٍّ وَدَخَلَ عَلَىَّ وَأَنَا بِنْتُ تِسْعِ سِنِينَ وَكُنْتُ أَلْعَبُ بِالْبَنَاتِ .
IsnādMuḥammad ibn Ādam nous a rapporté, d'après ʿAbda, d'après Hishām, d'après son père, d'après ʿĀʾisha (qu'Allah l'agrée), que
elle a dit : « Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) m'a épousée alors que j'étais âgée de six ans, et il a consommé le mariage avec moi alors que j'étais âgée de neuf ans, et je jouais avec des poupées. »
أَخْبَرَنَا أَحْمَدُ بْنُ سَعْدِ بْنِ الْحَكَمِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ، قَالَ حَدَّثَنَا عَمِّي، قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَيُّوبَ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُمَارَةُ بْنُ غَزِيَّةَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ تَزَوَّجَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهِيَ بِنْتُ سِتِّ سِنِينَ وَبَنَى بِهَا وَهِيَ بِنْتُ تِسْعٍ .
IsnādAḥmad b. Saʿd b. al-Ḥakam b. Abī Maryam nous a rapporté, il a dit : mon oncle paternel m'a rapporté, il a dit : Yaḥyā b. Ayyūb nous a rapporté, il a dit : ʿUmāra b. Ghaziyya m'a rapporté, d'après Muḥammad b. Ibrāhīm, d'après Abū Salama b. ʿAbd al-Raḥmān, d'après ʿĀʾisha, qui a dit :
L'Envoyé d'Allah (ṣallā Llāhu ʿalayhi wa-sallam) m'a épousée alors que j'étais âgée de six ans, et il a consommé le mariage avec moi alors que j'étais âgée de neuf ans.
أَخْبَرَنَا زِيَادُ بْنُ أَيُّوبَ، قَالَ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ ابْنُ عُلَيَّةَ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَزَا خَيْبَرَ فَصَلَّيْنَا عِنْدَهَا الْغَدَاةَ بِغَلَسٍ فَرَكِبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَرَكِبَ أَبُو طَلْحَةَ وَأَنَا رَدِيفُ أَبِي طَلْحَةَ فَأَخَذَ نَبِيُّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي زُقَاقِ خَيْبَرَ وَإِنَّ رُكْبَتِي لَتَمَسُّ فَخِذَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَإِنِّي لأَرَى بَيَاضَ فَخِذِ نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا دَخَلَ الْقَرْيَةَ قَالَ " اللَّهُ أَكْبَرُ خَرِبَتْ خَيْبَرُ إِنَّا إِذَا نَزَلْنَا بِسَاحَةِ قَوْمٍ فَسَاءَ صَبَاحُ الْمُنْذَرِينَ " . قَالَهَا ثَلاَثَ مَرَّاتٍ قَالَ وَخَرَجَ الْقَوْمُ إِلَى أَعْمَالِهِمْ - قَالَ عَبْدُ الْعَزِيزِ - فَقَالُوا مُحَمَّدٌ - قَالَ عَبْدُ الْعَزِيزِ وَقَالَ بَعْضُ أَصْحَابِنَا وَالْخَمِيسُ - وَأَصَبْنَاهَا عَنْوَةً فَجَمَعَ السَّبْىَ فَجَاءَ دِحْيَةُ فَقَالَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ أَعْطِنِي جَارِيَةً مِنَ السَّبْىِ . قَالَ " اذْهَبْ فَخُذْ جَارِيَةً " . فَأَخَذَ صَفِيَّةَ بِنْتَ حُيَىٍّ فَجَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ أَعْطَيْتَ دِحْيَةَ صَفِيَّةَ بِنْتَ حُيَىٍّ سَيِّدَةَ قُرَيْظَةَ وَالنَّضِيرِ مَا تَصْلُحُ إِلاَّ لَكَ . قَالَ " ادْعُوهُ بِهَا " . فَجَاءَ بِهَا فَلَمَّا نَظَرَ إِلَيْهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " خُذْ جَارِيَةً مِنَ السَّبْىِ غَيْرَهَا " . قَالَ وَإِنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْتَقَهَا وَتَزَوَّجَهَا . فَقَالَ لَهُ ثَابِتٌ يَا أَبَا حَمْزَةَ مَا أَصْدَقَهَا قَالَ نَفْسَهَا أَعْتَقَهَا وَتَزَوَّجَهَا - قَالَ - حَتَّى إِذَا كَانَ بِالطَّرِيقِ جَهَّزَتْهَا لَهُ أُمُّ سُلَيْمٍ فَأَهْدَتْهَا إِلَيْهِ مِنَ اللَّيْلِ فَأَصْبَحَ عَرُوسًا قَالَ " مَنْ كَانَ عِنْدَهُ شَىْءٌ فَلْيَجِئْ بِهِ " . قَالَ وَبَسَطَ نِطَعًا فَجَعَلَ الرَّجُلُ يَجِيءُ بِالأَقِطِ وَجَعَلَ الرَّجُلُ يَجِيءُ بِالتَّمْرِ وَجَعَلَ الرَّجُلُ يَجِيءُ بِالسَّمْنِ فَحَاسُوا حَيْسَةً فَكَانَتْ وَلِيمَةَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم .
IsnādZiyād ibn Ayyūb nous a rapporté, il a dit : Ismāʿīl ibn ʿUlayya nous a rapporté, il a dit : ʿAbd al-ʿAzīz ibn Ṣuhayb nous a rapporté, d’après Anas, que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a mené expédition à Khaybar
Nous y avons prié la prière de l'aube (al-ġadāt) dans l'obscurité (bi-ġalas). Puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) monta en selle, Abū Ṭalḥa monta aussi, et j'étais en croupe derrière Abū Ṭalḥa. Le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'engagea dans la ruelle de Khaybar — et mon genou touchait la cuisse du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), au point que je voyais la blancheur de la cuisse du Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut). Lorsqu'il entra dans le village, il dit : « Allah est plus grand (Allāhu Akbar) ! Khaybar est ruinée ! En vérité, quand nous prenons position dans l'avant-cour d'un peuple, le matin de ceux qui ont été avertis est funeste ! » Il répéta cela trois fois. — Il dit : Les gens sortirent à leurs travaux. — ʿAbd al-ʿAzīz a dit : Ils dirent : « Muḥammad ! » — ʿAbd al-ʿAzīz a dit : Et certains de nos compagnons ont ajouté : « et l'armée (al-ḫamīs) ». — Nous la prîmes de force (ʿanwatan). On rassembla les captifs. Alors Diḥya vint et dit : « Ô Prophète d'Allah, donne-moi une esclave parmi les captives. » Il dit : « Va prendre une esclave. » Il prit Ṣafiyya bint Ḥuyayy. Un homme vint alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Ô Prophète d'Allah, tu as donné à Diḥya Ṣafiyya bint Ḥuyayy, la princesse (sayyida) des (tribus) Qurayẓa et al-Naḍīr ? Elle ne convient à personne d'autre qu'à toi ! » Il dit : « Appelez-le avec elle. » Il l'amena. Quand le Prophète (sur lui la paix et le salut) la vit, il dit : « Prends une autre esclave parmi les captives. » — Il dit : Et le Prophète d'Allah (sur lui la paix et le salut) l'affranchit et l'épousa. Thābit lui dit : « Ô Abū Ḥamza, quelle fut sa dot (mahr) ? » Il répondit : « Elle-même : il l'a affranchie et l'a épousée. » — Il dit : Lorsqu'il fut en route, Umm Sulaym la lui prépara et la lui offrit pendant la nuit ; le matin il était marié (ʿarūsan). Il dit : « Que celui qui a quelque chose (à offrir) l'apporte. » — Il dit : On étendit une natte (niṭaʿ). Les hommes vinrent, l'un avec du lait caillé sec (aqiṭ), l'autre avec des dattes (tamr), un autre avec du beurre clarifié (samn). On mélangea (al-ḥays : un mélange de dattes écrasées, de lait caillé et de beurre), et ce fut le repas de noces (walīma) du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut).
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ نَصْرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا أَيُّوبُ بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ حُمَيْدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا، يَقُولُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَقَامَ عَلَى صَفِيَّةَ بِنْتِ حُيَىِّ بْنِ أَخْطَبَ بِطَرِيقِ خَيْبَرَ ثَلاَثَةَ أَيَّامٍ حِينَ عَرَّسَ بِهَا ثُمَّ كَانَتْ فِيمَنْ ضُرِبَ عَلَيْهَا الْحِجَابُ .
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Naṣr, qui a dit : nous a rapporté Ayyūb ibn Sulaymān, qui a dit : m'a rapporté Abū Bakr ibn Abī Uways, d'après Sulaymān ibn Bilāl, d'après Yaḥyā, d'après Ḥumayd, qu'il a entendu Anas dire
Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) demeura auprès de Ṣafiyya bint Ḥuyayy ibn Akhṭab sur la route de Khaybar trois jours, après avoir consommé son mariage avec elle, puis elle fut parmi celles pour qui le voile (ḥijāb) fut imposé.
أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنَا حُمَيْدٌ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أَقَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ خَيْبَرَ وَالْمَدِينَةِ ثَلاَثًا يَبْنِي بِصَفِيَّةَ بِنْتِ حُيَىٍّ فَدَعَوْتُ الْمُسْلِمِينَ إِلَى وَلِيمَتِهِ فَمَا كَانَ فِيهَا مِنْ خُبْزٍ وَلاَ لَحْمٍ أَمَرَ بِالأَنْطَاعِ وَأَلْقَى عَلَيْهَا مِنَ التَّمْرِ وَالأَقِطِ وَالسَّمْنِ فَكَانَتْ وَلِيِمَتَهُ فَقَالَ الْمُسْلِمُونَ إِحْدَى أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ أَوْ مِمَّا مَلَكَتْ يَمِينُهُ فَقَالُوا إِنْ حَجَبَهَا فَهِيَ مِنْ أُمَّهَاتِ الْمُؤْمِنِينَ وَإِنْ لَمْ يَحْجُبْهَا فَهِيَ مِمَّا مَلَكَتْ يَمِينُهُ فَلَمَّا ارْتَحَلَ وَطَّأَ لَهَا خَلْفَهُ وَمَدَّ الْحِجَابَ بَيْنَهَا وَبَيْنَ النَّاسِ .
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Ḥujr, qui a dit : nous a rapporté Ismāʿīl, qui a dit : nous a rapporté Ḥumayd, d'après Anas, qui a dit :
Le Prophète – sur lui la paix et le salut – séjourna trois jours entre Khaybar et Médine, consommant son mariage avec Ṣafiyya bint Ḥuyayy. J'invitai les musulmans à son festin de noces (walīma). Il n'y avait dans ce festin ni pain ni viande : il ordonna d'étendre des nappes de cuir (anṭāʿ) sur lesquelles on jeta des dattes, du fromage sec (aqiṭ) et du beurre clarifié (samn). Tel fut son festin. Les musulmans dirent : « Est-elle une des Mères des croyants (Ummahāt al-Muʾminīn) ou fait-elle partie de ce que possède sa main droite (esclave concubine) ? » Ils ajoutèrent : « S'il la voile, elle est des Mères des croyants ; s'il ne la voile pas, elle est de ce que possède sa main droite. » Lorsqu'il se mit en route, il installa une selle pour elle derrière lui et étendit le voile (ḥijāb) entre elle et les gens.
أَخْبَرَنَا عَلِيُّ بْنُ حُجْرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا شَرِيكٌ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ دَخَلْتُ عَلَى قَرَظَةَ بْنِ كَعْبٍ وَأَبِي مَسْعُودٍ الأَنْصَارِيِّ فِي عُرْسٍ وَإِذَا جَوَارٍ يُغَنِّينَ فَقُلْتُ أَنْتُمَا صَاحِبَا رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمِنْ أَهْلِ بَدْرٍ يُفْعَلُ هَذَا عِنْدَكُمْ . فَقَالاَ اجْلِسْ إِنْ شِئْتَ فَاسْمَعْ مَعَنَا وَإِنْ شِئْتَ اذْهَبْ قَدْ رُخِّصَ لَنَا فِي اللَّهْوِ عِنْدَ الْعُرْسِ .
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn Ḥujr, qui a dit : nous a rapporté Sharīk, d’après Abū Isḥāq, d’après ʿĀmir ibn Saʿd, qui a dit :
« Je suis entré chez Qaraẓa ibn Kaʿb et Abū Masʿūd al-Anṣārī lors d’un mariage, et voilà que des jeunes filles chantaient. J’ai dit : “Vous deux, qui êtes des Compagnons du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et parmi les gens de Badr, une telle chose se fait chez vous ?” Ils ont répondu : “Assieds-toi si tu veux, écoute avec nous ; et si tu veux, va-t’en. Il nous a été permis le divertissement lors du mariage.” »
أَخْبَرَنَا نُصَيْرُ بْنُ الْفَرَجِ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ زَائِدَةَ، قَالَ حَدَّثَنَا عَطَاءُ بْنُ السَّائِبِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَلِيٍّ، رضى الله عنه قَالَ جَهَّزَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاطِمَةَ فِي خَمِيلٍ وَقِرْبَةٍ وَوِسَادَةٍ حَشْوُهَا إِذْخِرٌ .
IsnādNuṣayr ibn al-Faraj nous a rapportés, il a dit : Abū Usāma nous a rapportés, d'après Zāʾida, il a dit : ʿAṭāʾ ibn al-Sāʾib nous a rapportés, d'après son père, d'après ʿAlī (qu'Allah l'agrée)
Il a dit : « Le Messager d'Allah (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) équipa Fāṭima (comme trousseau) avec un manteau de laine (khumayl), une outre (qirba) et un coussin dont le rembourrage était du jonc odorant (idhkhir). »
أَخْبَرَنَا يُونُسُ بْنُ عَبْدِ الأَعْلَى، قَالَ أَنْبَأَنَا ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو هَانِئٍ الْخَوْلاَنِيُّ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْحُبُلِيَّ، يَقُولُ عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فِرَاشٌ لِلرَّجُلِ وَفِرَاشٌ لأَهْلِهِ وَالثَّالِثُ لِلضَّيْفِ وَالرَّابِعُ لِلشَّيْطَانِ " .
IsnādYūnus ibn ʿAbd al-Aʿlā nous a rapporté, disant : Ibn Wahb nous a informés, disant : Abū Hāniʾ al-Khawlānī m'a informé, disant : il a entendu Abū ʿAbd al-Raḥmān al-Ḥubulī dire, d'après Jābir ibn ʿAbd Allāh, que le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) a dit :
« Un lit pour l'homme, un lit pour sa famille, le troisième pour l'invité, et le quatrième pour le Diable (al-Shayṭān). »
أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرٍ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَلْ تَزَوَّجْتَ " . قُلْتُ نَعَمْ . قَالَ " هَلِ اتَّخَذْتُمْ أَنْمَاطًا " . قُلْتُ وَأَنَّى لَنَا أَنْمَاطٌ قَالَ " إِنَّهَا سَتَكُونُ " .
IsnādQutayba nous a rapporté, disant : Sufyān nous a rapporté, d’après Ibn al-Munkadir, d’après Jābir (qu’Allah l’agrée),
Jābir a dit : « Le Messager d’Allah (paix et bénédiction sur lui) m’a dit : « T’es-tu marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Avez-vous pris des tapis brodés (anmāṭ, pluriel de namaṭ, tapis de luxe ou coussins décoratifs) ? » J’ai dit : « Comment aurions-nous des tapis brodés ? » Il a dit : « En vérité, il y en aura (dans le futur). » »
أَخْبَرَنَا قُتَيْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا جَعْفَرٌ، - وَهُوَ ابْنُ سُلَيْمَانَ - عَنِ الْجَعْدِ أَبِي عُثْمَانَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ تَزَوَّجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَدَخَلَ بِأَهْلِهِ - قَالَ - وَصَنَعَتْ أُمِّي أُمُّ سُلَيْمٍ حَيْسًا - قَالَ - فَذَهَبْتُ بِهِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ إِنَّ أُمِّي تُقْرِئُكَ السَّلاَمَ وَتَقُولُ لَكَ إِنَّ هَذَا لَكَ مِنَّا قَلِيلٌ . قَالَ " ضَعْهُ - ثُمَّ قَالَ - اذْهَبْ فَادْعُ فُلاَنًا وَفُلاَنًا وَمَنْ لَقِيتَ " . وَسَمَّى رِجَالاً فَدَعَوْتُ مَنْ سَمَّى وَمَنْ لَقِيتُهُ قُلْتُ لأَنَسٍ عِدَّةُ كَمْ كَانُوا قَالَ يَعْنِي زُهَاءَ ثَلاَثِمِائَةٍ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لِيَتَحَلَّقْ عَشَرَةٌ عَشَرَةٌ فَلْيَأْكُلْ كُلُّ إِنْسَانٍ مِمَّا يَلِيهِ " . فَأَكَلُوا حَتَّى شَبِعُوا فَخَرَجَتْ طَائِفَةٌ وَدَخَلَتْ طَائِفَةٌ قَالَ لِي " يَا أَنَسُ ارْفَعْ " . فَرَفَعْتُ فَمَا أَدْرِي حِينَ رَفَعْتُ كَانَ أَكْثَرَ أَمْ حِينَ وَضَعْتُ .
IsnādQutayba nous a informés, il a dit : Jaʿfar — fils de Sulaymān — nous a rapporté, d'après al-Jaʿd Abū ʿUthmān, d'après Anas ibn Mālik,
Il a dit : « Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — se maria et consomma le mariage avec son épouse. » Il a dit : « Ma mère, Umm Sulaym, prépara du ḥays (mélange de dattes, beurre clarifié et fromage sec). » Il a dit : « Je l'apportai au Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — et je dis : "Ma mère te transmet le salut et te dit : Ceci est peu de notre part pour toi." Il dit : "Dépose-le." Puis il dit : "Va appeler untel, untel et quiconque tu rencontreras." Et il désigna des hommes. J'appelai donc ceux qu'il avait désignés et ceux que je rencontrai. » Je (le rapporteur) dis à Anas : « Combien étaient-ils environ ? » Il dit : « Environ trois cents. » Le Messager d'Allah — qu'Allah prie sur lui et le salue — dit alors : « Que l'on forme des cercles de dix par dix, et que chacun mange de ce qui est devant lui. » Ils mangèrent jusqu'à satiété, puis un groupe sortit et un autre groupe entra. Il me dit : « Ô Anas, enlève (le plat). » Je l'enlevai, et je ne sais pas, au moment où je l'enlevai, s'il y en avait plus qu'au moment où je l'avais déposé.
أَخْبَرَنَا أَحْمَدُ بْنُ يَحْيَى بْنِ الْوَزِيرِ، قَالَ حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ كَثِيرِ بْنِ عُفَيْرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ آخَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَ قُرَيْشٍ وَالأَنْصَارِ فَآخَى بَيْنَ سَعْدِ بْنِ الرَّبِيعِ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ فَقَالَ لَهُ سَعْدٌ إِنَّ لِي مَالاً فَهُوَ بَيْنِي وَبَيْنَكَ شَطْرَانِ وَلِي امْرَأَتَانِ فَانْظُرْ أَيُّهُمَا أَحَبُّ إِلَيْكَ فَأَنَا أُطَلِّقُهَا فَإِذَا حَلَّتْ فَتَزَوَّجْهَا . قَالَ بَارَكَ اللَّهُ لَكَ فِي أَهْلِكَ وَمَالِكَ دُلُّونِي - أَىْ - عَلَى السُّوقِ . فَلَمْ يَرْجِعْ حَتَّى رَجَعَ بِسَمْنٍ وَأَقِطٍ قَدْ أَفْضَلَهُ . قَالَ وَرَأَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَىَّ أَثَرَ صُفْرَةٍ فَقَالَ " مَهْيَمْ " . فَقُلْتُ تَزَوَّجْتُ امْرَأَةً مِنَ الأَنْصَارِ . فَقَالَ " أَوْلِمْ وَلَوْ بِشَاةٍ " .
IsnādAḥmad ibn Yaḥyā ibn al-Wazīr nous a rapporté, disant : Saʿīd ibn Kathīr ibn ʿUfayr nous a raconté, disant : Sulaymān ibn Bilāl m’a rapporté, d’après Yaḥyā ibn Saʿīd, d’après Ḥumayd al-Ṭawīl, d’après Anas, qu’il l’a entendu dire :
Le Messager d'Allah (que la paix et le salut soient sur lui) établit un lien de fraternité entre les Qouraychites et les Ansârs. Il établit ainsi un lien de fraternité entre Saʿd ibn al-Rabīʿ et ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf. Saʿd lui dit : « J’ai des biens, ils sont partagés en deux moitiés entre toi et moi. J’ai deux épouses : regarde laquelle te plaît, je la répudierai, et quand sa période d’attente sera terminée, épouse-la. » Il répondit : « Qu’Allah bénisse ta famille et tes biens ! Indiquez-moi plutôt le marché. » Il ne revint qu’avec du beurre clarifié (samn) et du fromage sec (aqiṭ) dont il avait fait du profit. [Anas] dit : « Le Messager d’Allah vit sur moi une trace de jaune (parfum) et dit : « Qu’y a-t-il ? » Je répondis : « J’ai épousé une femme des Ansârs. » Il dit alors : « Offre un repas de noces, ne serait-ce qu’avec une brebis. »