Invocation au moment de la rupture du jeûne (Iftâr)
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Cette invocation est rapportée des Imams d’Ahl al-Bayt (ʿa), notamment de l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq (ʿa), dans les chapitres consacrés au jeûne des ouvrages Al-Kāfī, Man Lā Yaḥḍuruhu al-Faqīh et Tahdhīb al-Aḥkām. Elle est reprise dans les recueils dévotionnels comme Mafātīḥ al-Jinān. Les traditions indiquent qu’au moment de la rupture du jeûne, le serviteur se trouve dans un instant particulier d’acceptation et de proximité divine. Cette formule concentre l’essence du ṣawm : l’intention exclusive pour Allah (« laka ṣumtu »), la reconnaissance que la nourriture provient de Lui seul (« ʿalā rizqika aftartu »), et la manifestation du tawakkul, de la foi et de la soumission. Les savants chiites expliquent que cet instant scelle la journée d’adoration et qu’il convient de l’achever par gratitude et humilité. En rappelant que même l’iftâr est un don divin, le croyant transforme un acte naturel en adoration consciente. Les narrations soulignent également que l’invocation du jeûneur au moment de l’iftâr fait partie des invocations exaucées. Ainsi, cette duʿā’ unit reconnaissance, foi et abandon confiant, et constitue une manière de clôturer le jeûne dans l’état spirituel le plus pur.
Allāhumma laka ṣumtu, wa ʿalā rizqika aftartu, wa ʿalayka tawakkaltu, wa bika āmantu, wa laka aslamtu.
Ô Allah, c’est pour Toi que j’ai jeûné, et c’est par Ta subsistance que je romps mon jeûne. Je place ma confiance en Toi, je crois en Toi et je me soumets à Toi.