حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ حَسَّانَ، عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ سِيرِينَ، عَنْ سَلْمَانَ بْنِ عَامِرٍ، أَنَّهُ سَمِعَ النَّبِيَّ ـ صلى الله عليه وسلم ـ يَقُولُ " إِنَّ مَعَ الْغُلاَمِ عَقِيقَةً فَأَهْرِيقُوا عَنْهُ دَمًا وَأَمِيطُوا عَنْهُ الأَذَى " .
IsnādRapporté de la façon suivante : ‘Ali ibn ‘Abd Allâh a dit : Ismâ‘îl ibn Ibrâhîm nous a rapporté, Rawh ibn al-Qâsim m’a informé, de Muhammad ibn al‑Munkaddir, de Jâbir ibn ‘Abd Allâh (qu’Allâh soit satisfait de lui) ; et, dans une autre chaîne : Ibrâhîm ibn Tahmân d’après ‘Abd al‑‘Azîz ibn Suhayb d’après Anas.
Jâbir ibn ‘Abd Allâh a dit : Le Messager d’Allâh (paix et bénédictions sur lui) m’avait dit : « Si le bien des deux Baḥrayn venait à nous, je te donnerais ceci, cela et encore ceci. » Quand le Messager d’Allâh fut emporté (mourut) et que le bien des deux Baḥrayn arriva, Abû Bakr dit : « Que celui qui a chez le Messager d’Allâh une somme (ou un objet compté) vienne à moi. » Je vins auprès de lui et je lui dis : « Le Messager d’Allâh m’avait dit : “Si le bien des deux Baḥrayn venait, je te donnerais ceci, cela et encore ceci.” » Il me dit : « Fouille-le. » Je fouillai en raclant, puis il me dit : « Compte-les. » Je les comptai et elles étaient cinq cents. Il me donna mille cinq cents. — Et, d’après l’autre version : On apporta au Prophète (paix et bénédictions sur lui) un bien venant des deux Baḥrayn et il dit : « Répandez‑le dans la mosquée. » C’était la plus grande partie des richesses qui furent apportées au Messager d’Allâh. Quand al‑‘Abbâs vint, il dit : « Ô Messager d’Allâh, donne‑moi ; j’ai racheté ma vie et j’ai racheté Aqîl. » Il dit : « Prends. » Il prit dans son vêtement, puis il alla pour le porter et n’en fut pas capable. Il dit : « Ordonne à certains d’entre eux de me le soulever. » Il [le Prophète] dit : « Non. » Il dit : « Soulève‑le toi‑même sur moi. » Il dit : « Non. » Il en répandit une partie, puis essaya de le porter et n’y parvint pas. Il dit encore : « Ordonne à certains d’entre eux de le porter vers moi. » Il dit : « Non. » Il dit : « Alors soulève‑le toi‑même sur moi. » Il dit : « Non. » Il en jeta (en dispersa), puis le chargea sur son épaule et s’en alla. Le Prophète le regarda jusqu’à ce qu’il disparût, et l’on s’étonnait de son empressement ; et il ne resta après cela, à cet endroit, qu’un dirham.