حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، قَالَ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَسْتَسْقِي وَحَوَّلَ رِدَاءَهُ.
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, il a dit : Sufyān nous a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, d'après ʿAbbād ibn Tamīm, d'après son oncle,
Il a dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) sortit pour implorer la pluie (ṣalāt al-istisqāʾ) et il retourna son manteau (ridāʾ). »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا مُغِيرَةُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا رَفَعَ رَأْسَهُ مِنَ الرَّكْعَةِ الآخِرَةِ يَقُولُ " اللَّهُمَّ أَنْجِ عَيَّاشَ بْنَ أَبِي رَبِيعَةَ، اللَّهُمَّ أَنْجِ سَلَمَةَ بْنَ هِشَامٍ، اللَّهُمَّ أَنْجِ الْوَلِيدَ بْنَ الْوَلِيدِ، اللَّهُمَّ أَنْجِ الْمُسْتَضْعَفِينَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ، اللَّهُمَّ اشْدُدْ وَطْأَتَكَ عَلَى مُضَرَ، اللَّهُمَّ اجْعَلْهَا سِنِينَ كَسِنِي يُوسُفَ ". وَأَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " غِفَارُ غَفَرَ اللَّهُ لَهَا، وَأَسْلَمُ سَالَمَهَا اللَّهُ ". قَالَ ابْنُ أَبِي الزِّنَادِ عَنْ أَبِيهِ هَذَا كُلُّهُ فِي الصُّبْحِ.
IsnādQutayba nous a rapporté, (disant) : Mughīra ibn ʿAbd al-Raḥmān nous a rapporté, d'après Abū al-Zinād, d'après al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui)
Lorsqu'il relevait la tête de la dernière rakʿa (unité de prière), il disait : « Ô Allah, secours ʿAyyāsh ibn Abī Rabīʿa ; Ô Allah, secours Salama ibn Hishām ; Ô Allah, secours al-Walīd ibn al-Walīd ; Ô Allah, secours les faibles parmi les croyants ; Ô Allah, rends sévère Ton châtiment contre [la tribu de] Muḍar ; Ô Allah, inflige-leur des années de disette semblables aux années [de sécheresse] de Joseph. » Et le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) dit : « Ghifār : qu'Allah leur pardonne ; et Aslam : qu'Allah les préserve. » Ibn Abī al-Zinād a rapporté d'après son père : tout cela [se faisait] lors de la prière de l'aube (ṣubḥ).
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ عَبْدِ اللَّهِ فَقَالَ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم لَمَّا رَأَى مِنَ النَّاسِ إِدْبَارًا قَالَ " اللَّهُمَّ سَبْعٌ كَسَبْعِ يُوسُفَ ". فَأَخَذَتْهُمْ سَنَةٌ حَصَّتْ كُلَّ شَىْءٍ حَتَّى أَكَلُوا الْجُلُودَ وَالْمَيْتَةَ وَالْجِيَفَ، وَيَنْظُرَ أَحَدُهُمْ إِلَى السَّمَاءِ فَيَرَى الدُّخَانَ مِنَ الْجُوعِ، فَأَتَاهُ أَبُو سُفْيَانَ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ إِنَّكَ تَأْمُرُ بِطَاعَةِ اللَّهِ وَبِصِلَةِ الرَّحِمِ وَإِنَّ قَوْمَكَ قَدْ هَلَكُوا، فَادْعُ اللَّهَ لَهُمْ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {فَارْتَقِبْ يَوْمَ تَأْتِي السَّمَاءُ بِدُخَانٍ مُبِينٍ} إِلَى قَوْلِهِ {عَائِدُونَ * يَوْمَ نَبْطِشُ الْبَطْشَةَ الْكُبْرَى} فَالْبَطْشَةُ يَوْمَ بَدْرٍ، وَقَدْ مَضَتِ الدُّخَانُ وَالْبَطْشَةُ وَاللِّزَامُ وَآيَةُ الرُّومِ.
IsnādNous a rapporté ʿUthmān ibn Abī Shayba, qui a dit : nous a rapporté Jarīr, d’après Mansūr, d’après Abū al-Ḍuḥā, d’après Masrūq
Il (Masrūq) a dit : « Nous étions chez ʿAbd Allāh (Ibn Masʿūd), et il a dit : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) vit que les gens tournaient le dos (à la foi), il dit : “Seigneur, (envoie-leur) sept années de famine comme les sept de Joseph.” Alors une sécheresse s’abattit sur eux, qui dévasta toute chose, au point qu’ils mangèrent les peaux, les charognes et les cadavres ; et l’un d’eux, levant les yeux vers le ciel, voyait comme de la fumée à cause de la faim. Abū Sufyān vint alors le trouver et dit : “Ô Muḥammad ! Tu ordonnes d’obéir à Dieu et de maintenir les liens de parenté, mais ton peuple est en train de périr. Invoque Dieu pour eux.” Alors Dieu Très-Haut révéla : “Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée manifeste…” jusqu’à Sa parole : “…revenez ! Le jour où Nous exercerons la grande rigueur.” Or la grande rigueur fut le jour de Badr. Et (ces signes) se sont accomplis : la fumée, la rigueur, le châtiment inéluctable (al-lizām) et le signe des Romains (la défaite ou la victoire des Byzantins). » »
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو قُتَيْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ، يَتَمَثَّلُ بِشِعْرِ أَبِي طَالِبٍ وَأَبْيَضَ يُسْتَسْقَى الْغَمَامُ بِوَجْهِهِ ثِمَالُ الْيَتَامَى عِصْمَةٌ لِلأَرَامِلِ وَقَالَ عُمَرُ بْنُ حَمْزَةَ حَدَّثَنَا سَالِمٌ، عَنْ أَبِيهِ، رُبَّمَا ذَكَرْتُ قَوْلَ الشَّاعِرِ وَأَنَا أَنْظُرُ، إِلَى وَجْهِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَسْتَسْقِي، فَمَا يَنْزِلُ حَتَّى يَجِيشَ كُلُّ مِيزَابٍ. وَأَبْيَضَ يُسْتَسْقَى الْغَمَامُ بِوَجْهِهِ ثِمَالَ الْيَتَامَى عِصْمَةً لِلأَرَامِلِ وَهْوَ قَوْلُ أَبِي طَالِبٍ.
IsnādNous a rapporté ʿAmr ibn ʿAlī, qui a dit : nous a rapporté Abū Qutayba, qui a dit : nous a rapporté ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après son père, qui a dit : j'ai entendu Ibn ʿUmar réciter le vers d'Abū Ṭālib. Et ʿUmar ibn Ḥamza a dit : nous a rapporté Sālim, d'après son père :
« Un homme au teint clair par la face duquel on implore la pluie des nuages, protecteur des orphelins, refuge pour les veuves. » Et ʿUmar ibn Ḥamza a dit : nous a rapporté Sālim, d'après son père : « Il m'arrivait de me rappeler le vers du poète, alors que je regardais le visage du Prophète (paix et salut sur lui) implorant la pluie, et il ne redescendait pas avant que chaque gouttière ne débordât. » Et voici le vers : « Un homme au teint clair par la face duquel on implore la pluie des nuages, protecteur des orphelins, refuge pour les veuves. » C'est le dire d'Abū Ṭālib.
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُثَنَّى، عَنْ ثُمَامَةَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ كَانَ إِذَا قَحَطُوا اسْتَسْقَى بِالْعَبَّاسِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ فَقَالَ اللَّهُمَّ إِنَّا كُنَّا نَتَوَسَّلُ إِلَيْكَ بِنَبِيِّنَا فَتَسْقِينَا وَإِنَّا نَتَوَسَّلُ إِلَيْكَ بِعَمِّ نَبِيِّنَا فَاسْقِنَا. قَالَ فَيُسْقَوْنَ.
IsnādAl-Ḥasan ibn Muḥammad nous a rapporté, il a dit : Muḥammad ibn ʿAbd Allāh al-Anṣārī nous a rapporté, il a dit : mon père ʿAbd Allāh ibn al-Muthannā m’a rapporté, d’après Thumāma ibn ʿAbd Allāh ibn Anas, d’après Anas
« ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (que Dieu l’agrée), lorsqu’ils souffraient de sécheresse, implorait la pluie par l’intermédiaire d’al-ʿAbbās ibn ʿAbd al-Muṭṭalib, et disait : « Ô Dieu ! Nous implorions la pluie en nous recommandant auprès de Toi par notre Prophète, et Tu nous arrosais ; et maintenant nous implorons la pluie en nous recommandant auprès de Toi par l’oncle de notre Prophète : arrose-nous donc. » Il dit : « Et ils étaient arrosés. »
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، قَالَ حَدَّثَنَا وَهْبٌ، قَالَ أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اسْتَسْقَى فَقَلَبَ رِدَاءَهُ.
IsnādIshāq nous a rapporté, disant : Wahb nous a rapporté, disant : Shuʿba nous a informés, d'après Muḥammad ibn Abī Bakr, d'après ʿAbbād ibn Tamīm, d'après ʿAbd Allāh ibn Zayd
que le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) accomplit la prière de la demande de pluie (istisqā') et retourna son manteau.
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ أَنَّهُ سَمِعَ عَبَّادَ بْنَ تَمِيمٍ، يُحَدِّثُ أَبَاهُ عَنْ عَمِّهِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ إِلَى الْمُصَلَّى فَاسْتَسْقَى، فَاسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ، وَقَلَبَ رِدَاءَهُ، وَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ. قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ كَانَ ابْنُ عُيَيْنَةَ يَقُولُ هُوَ صَاحِبُ الأَذَانِ، وَلَكِنَّهُ وَهْمٌ، لأَنَّ هَذَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ زَيْدِ بْنِ عَاصِمٍ الْمَازِنِيُّ، مَازِنُ الأَنْصَارِ.
IsnādNous a rapporté ʿAlī ibn ʿAbd Allāh, qui a dit : nous a rapporté Sufyān, qui a dit : ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr a rapporté qu'il a entendu ʿAbbād ibn Tamīm rapporter à son père, d'après son oncle ʿAbd Allāh ibn Zayd,
Que le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) sortit vers le lieu de prière (al-muṣallā) pour implorer la pluie (istisqā'). Il se tourna vers la qibla (direction de la prière), retourna son manteau (ridā') et accomplit deux rakʿa (unités de prière). — Abū ʿAbd Allāh (al-Bukhārī) a dit : Ibn ʿUyayna disait que ce ʿAbd Allāh ibn Zayd est le compagnon de l'appel à la prière (adhān), mais c'est une erreur, car celui-ci est ʿAbd Allāh ibn Zayd ibn ʿĀṣim al-Māzinī, des Māzin des Anṣār.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، قَالَ أَخْبَرَنَا أَبُو ضَمْرَةَ، أَنَسُ بْنُ عِيَاضٍ قَالَ حَدَّثَنَا شَرِيكُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي نَمِرٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَذْكُرُ أَنَّ رَجُلاً، دَخَلَ يَوْمَ الْجُمُعَةِ مِنْ باب كَانَ وُجَاهَ الْمِنْبَرِ، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ يَخْطُبُ فَاسْتَقْبَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمًا فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَلَكَتِ الْمَوَاشِي وَانْقَطَعَتِ السُّبُلُ، فَادْعُ اللَّهَ يُغِيثُنَا. قَالَ فَرَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ فَقَالَ " اللَّهُمَّ اسْقِنَا، اللَّهُمَّ اسْقِنَا، اللَّهُمَّ اسْقِنَا ". قَالَ أَنَسٌ وَلاَ وَاللَّهِ مَا نَرَى فِي السَّمَاءِ مِنْ سَحَابٍ وَلاَ قَزَعَةً وَلاَ شَيْئًا، وَمَا بَيْنَنَا وَبَيْنَ سَلْعٍ مِنْ بَيْتٍ وَلاَ دَارٍ، قَالَ فَطَلَعَتْ مِنْ وَرَائِهِ سَحَابَةٌ مِثْلُ التُّرْسِ، فَلَمَّا تَوَسَّطَتِ السَّمَاءَ انْتَشَرَتْ ثُمَّ أَمْطَرَتْ. قَالَ وَاللَّهِ مَا رَأَيْنَا الشَّمْسَ سِتًّا، ثُمَّ دَخَلَ رَجُلٌ مِنْ ذَلِكَ الْبَابِ فِي الْجُمُعَةِ الْمُقْبِلَةِ، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ يَخْطُبُ، فَاسْتَقْبَلَهُ قَائِمًا فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَلَكَتِ الأَمْوَالُ وَانْقَطَعَتِ السُّبُلُ، فَادْعُ اللَّهَ يُمْسِكْهَا، قَالَ فَرَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ حَوَالَيْنَا وَلاَ عَلَيْنَا، اللَّهُمَّ عَلَى الآكَامِ وَالْجِبَالِ وَالآجَامِ وَالظِّرَابِ وَالأَوْدِيَةِ وَمَنَابِتِ الشَّجَرِ ". قَالَ فَانْقَطَعَتْ وَخَرَجْنَا نَمْشِي فِي الشَّمْسِ. قَالَ شَرِيكٌ فَسَأَلْتُ أَنَسًا أَهُوَ الرَّجُلُ الأَوَّلُ قَالَ لاَ أَدْرِي.
IsnādMuḥammad nous a rapporté, il a dit : Abū Ḍamra Anas ibn ʿIyāḍ nous a informés, il a dit : Sharīk ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Namr nous a rapporté qu'il a entendu Anas ibn Mālik mentionner
qu'un homme, un vendredi, entra par la porte qui faisait face à la chaire (minbar) alors que le Messager d'Allāh (ṣalla Llāhu ʿalayhi wa sallam) se tenait debout prononçant le sermon (khuṭba). Il se tourna vers le Messager d'Allāh (ṣalla Llāhu ʿalayhi wa sallam) en restant debout et dit : « Ô Messager d'Allāh, les bêtes de somme ont péri et les routes sont coupées ; invoque Allāh pour qu'Il nous envoie la pluie. » Anas dit : Le Messager d'Allāh (ṣalla Llāhu ʿalayhi wa sallam) leva alors ses mains et dit : « Ô Allāh, abreuve-nous ! Ô Allāh, abreuve-nous ! Ô Allāh, abreuve-nous ! » Anas dit : « Par Allāh, nous ne voyions dans le ciel ni nuage, ni petit nuage, ni rien ; et il n'y avait entre nous et la montagne de Salʿ ni maison ni demeure. » Il dit : « Alors un nuage pareil à un bouclier apparut derrière elle (la montagne). Lorsqu'il eut atteint le milieu du ciel, il s'étendit, puis la pluie tomba. » Il dit : « Par Allāh, nous ne vîmes pas le soleil pendant six jours. » Puis, le vendredi suivant, un homme entra par cette même porte alors que le Messager d'Allāh (ṣalla Llāhu ʿalayhi wa sallam) se tenait debout prononçant le sermon. Il se tourna vers lui en restant debout et dit : « Ô Messager d'Allāh, les biens ont péri et les routes sont coupées ; invoque Allāh pour qu'Il arrête (la pluie). » Anas dit : « Alors le Messager d'Allāh (ṣalla Llāhu ʿalayhi wa sallam) leva ses mains, puis dit : “Ô Allāh, (fais tomber la pluie) autour de nous, pas sur nous ; Ô Allāh, sur les collines, les montagnes, les tertres, les petits monts, les vallées et les endroits où poussent les arbres.” » Anas dit : « Alors la pluie cessa et nous sortîmes pour marcher au soleil. » Sharīk dit : « Je demandai à Anas : “Est-ce le même homme (que la première fois) ?” Il répondit : “Je ne sais pas.” »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ شَرِيكٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَجُلاً، دَخَلَ الْمَسْجِدَ يَوْمَ جُمُعَةٍ مِنْ بَابٍ كَانَ نَحْوَ دَارِ الْقَضَاءِ، وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ يَخْطُبُ، فَاسْتَقْبَلَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمًا ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَكَتِ الأَمْوَالُ وَانْقَطَعَتِ السُّبُلُ، فَادْعُ اللَّهَ يُغِيثُنَا فَرَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ أَغِثْنَا، اللَّهُمَّ أَغِثْنَا، اللَّهُمَّ أَغِثْنَا ". قَالَ أَنَسٌ وَلاَ وَاللَّهِ مَا نَرَى فِي السَّمَاءِ مِنْ سَحَابٍ، وَلاَ قَزَعَةً، وَمَا بَيْنَنَا وَبَيْنَ سَلْعٍ مِنْ بَيْتٍ وَلاَ دَارٍ. قَالَ فَطَلَعَتْ مِنْ وَرَائِهِ سَحَابَةٌ مِثْلُ التُّرْسِ، فَلَمَّا تَوَسَّطَتِ السَّمَاءَ انْتَشَرَتْ ثُمَّ أَمْطَرَتْ، فَلاَ وَاللَّهِ مَا رَأَيْنَا الشَّمْسَ سِتًّا، ثُمَّ دَخَلَ رَجُلٌ مِنْ ذَلِكَ الْبَابِ فِي الْجُمُعَةِ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَائِمٌ يَخْطُبُ، فَاسْتَقْبَلَهُ قَائِمًا فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَكَتِ الأَمْوَالُ وَانْقَطَعَتِ السُّبُلُ، فَادْعُ اللَّهَ يُمْسِكْهَا عَنَّا. قَالَ فَرَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ حَوَالَيْنَا وَلاَ عَلَيْنَا، اللَّهُمَّ عَلَى الآكَامِ وَالظِّرَابِ وَبُطُونِ الأَوْدِيَةِ وَمَنَابِتِ الشَّجَرِ ". قَالَ فَأَقْلَعَتْ وَخَرَجْنَا نَمْشِي فِي الشَّمْسِ. قَالَ شَرِيكٌ سَأَلْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ أَهُوَ الرَّجُلُ الأَوَّلُ فَقَالَ مَا أَدْرِي.
IsnādQutayba ibn Saʿīd nous a rapporté, disant : Ismāʿīl ibn Jaʿfar nous a rapporté, d'après Sharīk, d'après Anas ibn Mālik
… qu'un homme entra dans la mosquée un vendredi par une porte située près de Dār al-Qaḍāʾ, alors que le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) se tenait debout en train de prononcer le sermon. Il se tourna vers le Messager d'Allah debout, puis dit : « Ô Messager d'Allah, les biens ont péri et les routes sont coupées ; invoque Allah pour qu'Il nous accorde la pluie (secourable). » Alors le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) leva les mains, puis dit : « Ô Allah, secours-nous ! Ô Allah, secours-nous ! Ô Allah, secours-nous ! » Anas dit : « Par Allah, nous n'apercevions dans le ciel ni nuage, ni même un petit nuage ; et entre nous et le mont Salʿ, il n'y avait ni maison ni demeure. » Puis un nuage semblable à un bouclier apparut derrière lui ; lorsqu'il atteignit le milieu du ciel, il s'étendit, puis il pleut. Par Allah, nous ne vîmes pas le soleil pendant six jours. Ensuite, un autre homme entra par cette même porte le vendredi suivant, alors que le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) se tenait debout en train de prononcer le sermon. Il se tourna vers lui debout et dit : « Ô Messager d'Allah, les biens ont péri et les routes sont coupées ; invoque Allah pour qu'Il retienne la pluie de nous. » Le Messager d'Allah (que la paix et la bénédiction soient sur lui) leva les mains, puis dit : « Ô Allah, fais-la tomber autour de nous et non sur nous ; Ô Allah, (fais-la tomber) sur les collines, les monticules, le fond des vallées et les endroits où poussent les arbres. » Anas dit : « La pluie cessa, et nous sortîmes marchant sous le soleil. » Sharīk dit : « J'ai demandé à Anas ibn Mālik : "Était-ce le même homme (que la première fois) ?" Il répondit : "Je ne sais pas." »
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ بَيْنَمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ يَوْمَ الْجُمُعَةِ إِذْ جَاءَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، قَحَطَ الْمَطَرُ فَادْعُ اللَّهَ أَنْ يَسْقِيَنَا. فَدَعَا فَمُطِرْنَا، فَمَا كِدْنَا أَنْ نَصِلَ إِلَى مَنَازِلِنَا فَمَا زِلْنَا نُمْطَرُ إِلَى الْجُمُعَةِ الْمُقْبِلَةِ. قَالَ فَقَامَ ذَلِكَ الرَّجُلُ أَوْ غَيْرُهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ أَنْ يَصْرِفَهُ عَنَّا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ حَوَالَيْنَا وَلاَ عَلَيْنَا " . قَالَ فَلَقَدْ رَأَيْتُ السَّحَابَ يَتَقَطَّعُ يَمِينًا وَشِمَالاً يُمْطَرُونَ وَلاَ يُمْطَرُ أَهْلُ الْمَدِينَةِ.
IsnādNous a rapporté Musaddad, qui dit : nous a rapporté Abū ʿAwāna, d'après Qatāda, d'après Anas (qu'Allah l'agrée),
Il a dit : « Alors que le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) prononçait le sermon du vendredi, un homme vint et dit : "Ô Messager d'Allah, la pluie s'est raréfiée ; invoque Allah pour qu'Il nous arrose." Il invoqua, et nous fûmes arrosés. Nous eûmes à peine le temps de rejoindre nos maisons que nous ne cessâmes d'être arrosés jusqu'au vendredi suivant. » Il dit : « Cet homme – ou un autre – se leva et dit : "Ô Messager d'Allah, invoque Allah pour qu'Il l'éloigne de nous." Le Messager d'Allah (qu'Allah prie sur lui et le salue) dit alors : "Ô Allah, autour de nous et non sur nous." » Il dit : « J'ai vraiment vu les nuages se déchirer à droite et à gauche : ils étaient arrosés tandis que les habitants de Médine ne l'étaient pas. »
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ شَرِيكِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ هَلَكَتِ الْمَوَاشِي وَتَقَطَّعَتِ السُّبُلُ. فَدَعَا، فَمُطِرْنَا مِنَ الْجُمُعَةِ إِلَى الْجُمُعَةِ، ثُمَّ جَاءَ فَقَالَ تَهَدَّمَتِ الْبُيُوتُ وَتَقَطَّعَتِ السُّبُلُ، وَهَلَكَتِ الْمَوَاشِي فَادْعُ اللَّهَ يُمْسِكْهَا. فَقَامَ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " اللَّهُمَّ عَلَى الآكَامِ وَالظِّرَابِ وَالأَوْدِيَةِ وَمَنَابِتِ الشَّجَرِ " . فَانْجَابَتْ عَنِ الْمَدِينَةِ انْجِيَابَ الثَّوْبِ.
IsnādNous a rapporté ‘Abd Allāh ibn Maslama, d’après Mālik, d’après Sharīk ibn ‘Abd Allāh, d’après Anas
Il dit : Un homme vint auprès du Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — et dit : « Les bêtes sont mortes et les routes sont coupées. » Alors il fit une invocation (du‘ā’), et nous reçûmes la pluie du vendredi au vendredi suivant. Puis il vint et dit : « Les maisons se sont effondrées, les routes sont coupées et les bêtes sont mortes. Invoque Allah pour qu’Il arrête [la pluie]. » Alors il se leva — qu’Allah prie sur lui et le salue — et dit : « Ô Allah, [fais tomber la pluie] sur les collines, les tertres, les vallées et les lieux où poussent les arbres. » Et [le nuage] se dissipa de Médine comme un vêtement se déploie.
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ شَرِيكِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي نَمِرٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَلَكَتِ الْمَوَاشِي وَانْقَطَعَتِ السُّبُلُ، فَادْعُ اللَّهَ، فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَمُطِرُوا مِنْ جُمُعَةٍ إِلَى جُمُعَةٍ، فَجَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، تَهَدَّمَتِ الْبُيُوتُ وَتَقَطَّعَتِ السُّبُلُ وَهَلَكَتِ الْمَوَاشِي. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ عَلَى رُءُوسِ الْجِبَالِ وَالآكَامِ وَبُطُونِ الأَوْدِيَةِ وَمَنَابِتِ الشَّجَرِ " . فَانْجَابَتْ عَنِ الْمَدِينَةِ انْجِيَابَ الثَّوْبِ.
IsnādIsmāʿīl nous a rapporté, il a dit : Mālik m'a rapporté, d'après Sharīk ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Namir, d'après Anas ibn Mālik
Il a dit : « Un homme vint auprès du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) et dit : ‘Ô Messager d'Allāh, les bêtes de somme ont péri et les routes sont coupées ; invoque Allāh !’ Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) invoqua Allāh, et ils reçurent la pluie du vendredi au vendredi suivant. Puis un homme vint auprès du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) et dit : ‘Ô Messager d'Allāh, les maisons se sont écroulées, les routes ont été coupées et les bêtes de somme ont péri.’ Alors le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dit : « Ô Allāh, (fais tomber la pluie) sur les sommets des montagnes, les collines, le fond des vallées et les endroits où poussent les arbres. » Et les nuages se dissipèrent de Médine comme se dissipe un vêtement. »
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ بِشْرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا مُعَافَى بْنُ عِمْرَانَ، عَنِ الأَوْزَاعِيِّ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَجُلاً، شَكَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَلاَكَ الْمَالِ وَجَهْدَ الْعِيَالِ، فَدَعَا اللَّهَ يَسْتَسْقِي، وَلَمْ يَذْكُرْ أَنَّهُ حَوَّلَ رِدَاءَهُ وَلاَ اسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ.
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par al-Ḥasan b. Bishr, qui dit : « Muʿāfā b. ʿImrān nous a rapporté, d'après al-Awzāʿī, d'après Isḥāq b. ʿAbd Allāh, d'après Anas b. Mālik. »
Qu'un homme se plaignit au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) de la perte de ses biens et de la détresse de sa famille. Il invoqua alors Allah pour demander la pluie, et [Anas] ne mentionna pas qu'il retourna son manteau (ridā’) ni qu'il se tourna vers la qibla (direction de la prière).
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ شَرِيكِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي نَمِرٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلَكَتِ الْمَوَاشِي، وَتَقَطَّعَتِ السُّبُلُ، فَادْعُ اللَّهَ. فَدَعَا اللَّهَ، فَمُطِرْنَا مِنَ الْجُمُعَةِ إِلَى الْجُمُعَةِ، فَجَاءَ رَجُلٌ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، تَهَدَّمَتِ الْبُيُوتُ وَتَقَطَّعَتِ السُّبُلُ وَهَلَكَتِ الْمَوَاشِي. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اللَّهُمَّ عَلَى ظُهُورِ الْجِبَالِ وَالآكَامِ وَبُطُونِ الأَوْدِيَةِ وَمَنَابِتِ الشَّجَرِ " . فَانْجَابَتْ عَنِ الْمَدِينَةِ انْجِيَابَ الثَّوْبِ.
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Yūsuf, qui dit : nous a informés Mālik, d'après Sharīk ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Namir, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a dit :
Un homme vint auprès du Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) et dit : « Ô Messager d'Allāh, les troupeaux ont péri, les routes sont coupées ; invoque Allāh (pour nous). » Il invoqua Allāh, et nous reçûmes la pluie du vendredi au vendredi suivant. Puis un homme vint auprès du Prophète (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) et dit : « Ô Messager d'Allāh, les maisons se sont effondrées, les routes sont coupées et les troupeaux ont péri. » Alors le Messager d'Allāh (que la prière et la paix d'Allāh soient sur lui) dit : « Ô Allāh, (fais tomber la pluie) sur les sommets des montagnes, les collines, le fond des vallées et les lieux de pousse des arbres. » Et (les nuages) s'écartèrent de Médine comme on écarte un vêtement.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، عَنْ سُفْيَانَ، حَدَّثَنَا مَنْصُورٌ، وَالأَعْمَشُ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، قَالَ أَتَيْتُ ابْنَ مَسْعُودٍ فَقَالَ إِنَّ قُرَيْشًا أَبْطَئُوا عَنِ الإِسْلاَمِ،، فَدَعَا عَلَيْهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأَخَذَتْهُمْ سَنَةٌ حَتَّى هَلَكُوا فِيهَا وَأَكَلُوا الْمَيْتَةَ وَالْعِظَامَ، فَجَاءَهُ أَبُو سُفْيَانَ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ، جِئْتَ تَأْمُرُ بِصِلَةِ الرَّحِمِ، وَإِنَّ قَوْمَكَ هَلَكُوا، فَادْعُ اللَّهَ. فَقَرَأَ {فَارْتَقِبْ يَوْمَ تَأْتِي السَّمَاءُ بِدُخَانٍ مُبِينٍ} ثُمَّ عَادُوا إِلَى كُفْرِهِمْ فَذَلِكَ قَوْلُهُ تَعَالَى {يَوْمَ نَبْطِشُ الْبَطْشَةَ الْكُبْرَى} يَوْمَ بَدْرٍ. قَالَ وَزَادَ أَسْبَاطٌ عَنْ مَنْصُورٍ فَدَعَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، فَسُقُوا الْغَيْثَ، فَأَطْبَقَتْ عَلَيْهِمْ سَبْعًا، وَشَكَا النَّاسُ كَثْرَةَ الْمَطَرِ فَقَالَ " اللَّهُمَّ حَوَالَيْنَا وَلاَ عَلَيْنَا ". فَانْحَدَرَتِ السَّحَابَةُ عَنْ رَأْسِهِ، فَسُقُوا النَّاسُ حَوْلَهُمْ.
IsnādD'après Muḥammad ibn Kathīr, d'après Sufyān, d'après Manṣūr et al-Aʿmash, d'après Abū al-Ḍuḥā, d'après Masrūq qui dit : « Je suis venu chez Ibn Masʿūd, qui a dit : “Les Qurayšites tardèrent à embrasser l'islam, alors le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) invoqua contre eux, et ils furent frappés d'une sécheresse telle qu'ils y périrent et en furent réduits à manger des charognes et des os. Abū Sufyān vint donc le trouver et dit : “Ô Muḥammad, tu es venu ordonner de maintenir les liens de parenté, et voilà que ton peuple est anéanti ; invoque Dieu en leur faveur.” Alors il récita [le verset] : “Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée manifeste” [Coran 44:10], puis ils retournèrent à leur mécréance. C'est là la parole d'Allah Très-Haut : “Le jour où Nous frapperons le grand assaut” [Coran 44:16], c'est-à-dire le jour de Badr.” » Il ajouta : « Et Asbāṭ ajouta d'après Manṣūr : “Alors l'Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) invoqua, et ils reçurent la pluie ; elle s'abattit sur eux pendant sept jours [de suite], et les gens se plaignirent de l'excès de pluie. Il dit alors : “Seigneur, autour de nous, pas sur nous.” Alors le nuage se dégagea de dessus sa tête, et les gens autour d'eux furent arrosés.” »
« Les Qurayšites tardèrent à embrasser l'islam, alors le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) invoqua contre eux, et ils furent frappés d'une sécheresse telle qu'ils y périrent et en furent réduits à manger des charognes et des os. Abū Sufyān vint donc le trouver et dit : “Ô Muḥammad, tu es venu ordonner de maintenir les liens de parenté, et voilà que ton peuple est anéanti ; invoque Dieu en leur faveur.” Alors il récita [le verset] : “Attends donc le jour où le ciel apportera une fumée manifeste” [Coran 44:10], puis ils retournèrent à leur mécréance. C'est là la parole d'Allah Très-Haut : “Le jour où Nous frapperons le grand assaut” [Coran 44:16], c'est-à-dire le jour de Badr. » Il ajouta : « Et Asbāṭ ajouta d'après Manṣūr : “Alors l'Envoyé de Dieu (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) invoqua, et ils reçurent la pluie ; elle s'abattit sur eux pendant sept jours [de suite], et les gens se plaignirent de l'excès de pluie. Il dit alors : “Seigneur, autour de nous, pas sur nous.” Alors le nuage se dégagea de dessus sa tête, et les gens autour d'eux furent arrosés.” »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، حَدَّثَنَا مُعْتَمِرٌ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ يَوْمَ جُمُعَةٍ، فَقَامَ النَّاسُ فَصَاحُوا فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، قَحَطَ الْمَطَرُ وَاحْمَرَّتِ الشَّجَرُ وَهَلَكَتِ الْبَهَائِمُ، فَادْعُ اللَّهَ يَسْقِينَا. فَقَالَ " اللَّهُمَّ اسْقِنَا ". مَرَّتَيْنِ، وَايْمُ اللَّهِ مَا نَرَى فِي السَّمَاءِ قَزَعَةً مِنْ سَحَابٍ، فَنَشَأَتْ سَحَابَةٌ وَأَمْطَرَتْ، وَنَزَلَ عَنِ الْمِنْبَرِ فَصَلَّى، فَلَمَّا انْصَرَفَ لَمْ تَزَلْ تُمْطِرُ إِلَى الْجُمُعَةِ الَّتِي تَلِيهَا، فَلَمَّا قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ صَاحُوا إِلَيْهِ تَهَدَّمَتِ الْبُيُوتُ وَانْقَطَعَتِ السُّبُلُ، فَادْعُ اللَّهَ يَحْبِسُهَا عَنَّا. فَتَبَسَّمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ حَوَالَيْنَا وَلاَ عَلَيْنَا ". فَكُشِطَتِ الْمَدِينَةُ، فَجَعَلَتْ تُمْطِرُ حَوْلَهَا وَلاَ تَمْطُرُ بِالْمَدِينَةِ قَطْرَةً، فَنَظَرْتُ إِلَى الْمَدِينَةِ وَإِنَّهَا لَفِي مِثْلِ الإِكْلِيلِ.
IsnādMuḥammad ibn Abī Bakr nous a rapporté, Muʿtamir nous a rapporté, d'après ʿUbayd Allāh, d'après Thābit, d'après Anas
Il a dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) prononçait un sermon un vendredi, lorsque les gens se levèrent et crièrent : “Ô Messager d'Allah ! La pluie s'est raréfiée, les arbres ont rougi et les bêtes ont péri ; invoque Allah pour qu'Il nous abreuve !” Il dit alors : “Ô Allah, abreuve-nous” — par deux fois. Et par Allah, nous ne voyions dans le ciel aucun nuage fragmenté. Alors un nuage se forma et il plut. Il descendit de la chaire (minbar) et pria. Lorsqu'il eut fini, la pluie ne cessa de tomber jusqu'au vendredi suivant. Quand le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) se leva pour prononcer le sermon, ils crièrent vers lui : “Les maisons se sont écroulées et les chemins sont coupés ; invoque Allah pour qu'Il la retienne de nous.” Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) sourit, puis dit : “Ô Allah, (fais pleuvoir) autour de nous et pas sur nous.” Alors la pluie se dissipa au-dessus de Médine, et il se mit à pleuvoir autour d'elle sans qu'une goutte ne tombe sur Médine. Je regardai Médine : elle était comme (entourée) d'une couronne (ikliy). »
وَقَالَ لَنَا أَبُو نُعَيْمٍ عَنْ زُهَيْرٍ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، خَرَجَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ الأَنْصَارِيُّ وَخَرَجَ مَعَهُ الْبَرَاءُ بْنُ عَازِبٍ وَزَيْدُ بْنُ أَرْقَمَ رضى الله عنهم فَاسْتَسْقَى، فَقَامَ بِهِمْ عَلَى رِجْلَيْهِ عَلَى غَيْرِ مِنْبَرٍ فَاسْتَغْفَرَ، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ يَجْهَرُ بِالْقِرَاءَةِ وَلَمْ يُؤَذِّنْ، وَلَمْ يُقِمْ. قَالَ أَبُو إِسْحَاقَ وَرَأَى عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādAbū Nuʿaym nous a rapporté, d'après Zuhayr, d'après Abū Isḥāq :
« ʿAbd Allāh ibn Yazīd al-Anṣārī sortit (pour la prière de la demande de pluie, istisqāʾ), et avec lui sortirent al-Barāʾ ibn ʿĀzib et Zayd ibn Arqam — qu'Allah les agrée. Il dirigea la prière de demande de pluie : il se tint debout avec eux sur ses deux pieds, sans minbar, implora le pardon (d'Allah), puis accomplit deux rakʿa (unités de prière) à voix haute, sans faire d'appel à la prière (adhān) ni d'iqāma (second appel). » Abū Isḥāq dit : « Et ʿAbd Allāh ibn Yazīd avait vu le Prophète — qu'Allah prie sur lui et le salue. »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، قَالَ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبَّادُ بْنُ تَمِيمٍ، أَنَّ عَمَّهُ ـ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ بِالنَّاسِ يَسْتَسْقِي لَهُمْ، فَقَامَ فَدَعَا اللَّهَ قَائِمًا، ثُمَّ تَوَجَّهَ قِبَلَ الْقِبْلَةِ، وَحَوَّلَ رِدَاءَهُ فَأُسْقُوا.
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté, il a dit : Shuʿayb nous a informés, d'après al-Zuhrī, qui a dit : ʿAbbād ibn Tamīm m'a rapporté que son oncle — et il faisait partie des Compagnons du Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) — l'a informé
que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) sortit avec les gens pour implorer la pluie (istisqāʾ) en leur faveur. Il se tint debout, invoqua Dieu debout, puis se tourna vers la qibla (direction de la prière), retourna son manteau, et ils reçurent la pluie.
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، قَالَ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَسْتَسْقِي فَتَوَجَّهَ إِلَى الْقِبْلَةِ يَدْعُو، وَحَوَّلَ رِدَاءَهُ، ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ جَهَرَ فِيهِمَا بِالْقِرَاءَةِ.
IsnādNous a rapporté Abū Nuʿaym, nous a rapporté Ibn Abī Dhi’b, d'après al-Zuhrī, d'après ʿAbbād ibn Tamīm, d'après son oncle
Il a dit : « Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) sortit pour prier la prière de la demande de pluie (ṣalāt al-istisqāʾ). Il se tourna alors en direction de la qibla (direction de La Mecque) en invoquant (Allah), retourna son manteau (ridāʾ), puis accomplit deux rakʿa (unités de prière) dans lesquelles il récita à voix haute la lecture (coranique). »
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، قَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ خَرَجَ يَسْتَسْقِي قَالَ فَحَوَّلَ إِلَى النَّاسِ ظَهْرَهُ، وَاسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ يَدْعُو، ثُمَّ حَوَّلَ رِدَاءَهُ، ثُمَّ صَلَّى لَنَا رَكْعَتَيْنِ جَهَرَ فِيهِمَا بِالْقِرَاءَةِ.
IsnādAdam nous a rapporté, disant : Ibn Abī Dhīʾb nous a rapporté, d'après al-Zuhrī, d'après ʿAbbād ibn Tamīm, d'après son oncle paternel,
Il a dit : « J'ai vu le Prophète (que la prière et la paix d'Allah soient sur lui) le jour où il sortit pour la prière d'imploration de la pluie (al-istisqāʾ). » Il dit : « Il tourna le dos aux gens et se tourna vers la qibla (direction de prière) en invoquant (Dieu). Puis il retourna son vêtement supérieur (ridāʾ), ensuite il pria pour nous deux rakʿa (unités de prière), dans lesquelles il éleva la voix par la récitation. »
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اسْتَسْقَى فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ، وَقَلَبَ رِدَاءَهُ.
IsnādD'après Qutayba ibn Sa'īd, qui rapporte d'après Sufyān, d'après 'Abd Allāh ibn Abī Bakr, d'après 'Abbād ibn Tamīm, d'après son oncle,
que le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) a prié pour implorer la pluie, puis a accompli deux rak'as (unités de prière) et a retourné son manteau.
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بَكْرٍ، سَمِعَ عَبَّادَ بْنَ تَمِيمٍ، عَنْ عَمِّهِ، قَالَ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْمُصَلَّى يَسْتَسْقِي، وَاسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ، وَقَلَبَ رِدَاءَهُ. قَالَ سُفْيَانُ فَأَخْبَرَنِي الْمَسْعُودِيُّ عَنْ أَبِي بَكْرٍ قَالَ جَعَلَ الْيَمِينَ عَلَى الشِّمَالِ.
IsnādNous a rapporté ʿAbd Allāh ibn Muḥammad, qui dit : nous a rapporté Sufyān, d'après ʿAbd Allāh ibn Abī Bakr, qui a entendu ʿAbbād ibn Tamīm, d'après son oncle, qui a dit :
Le Prophète (que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui) sortit vers le lieu de prière (al-muṣallā) pour implorer la pluie (istisqā'), se tourna vers la qibla (direction de la prière), accomplit deux rakʿa (unités de prière) et retourna son manteau (ridā'). Sufyān dit : al-Masʿūdī m'a rapporté d'après Abū Bakr qu'il a dit : il plaça la droite sur la gauche.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، قَالَ أَخْبَرَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَنَّ عَبَّادَ بْنَ تَمِيمٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ زَيْدٍ الأَنْصَارِيَّ أَخْبَرَهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ إِلَى الْمُصَلَّى يُصَلِّي، وَأَنَّهُ لَمَّا دَعَا ـ أَوْ أَرَادَ أَنْ يَدْعُوَ ـ اسْتَقْبَلَ الْقِبْلَةَ وَحَوَّلَ رِدَاءَهُ. قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ ابْنُ زَيْدٍ هَذَا مَازِنِيٌّ، وَالأَوَّلُ كُوفِيٌّ هُوَ ابْنُ يَزِيدَ.
IsnādMuḥammad nous a rapporté, disant : « ʿAbd al-Wahhāb nous a informés, disant : Yaḥyā ibn Saʿīd nous a rapporté, disant : Abū Bakr ibn Muḥammad m'a informé, que ʿAbbād ibn Tamīm l'a informé, que ʿAbd Allāh ibn Zayd al-Anṣārī l'a informé »
« Le Prophète (prière et salut sur lui) se rendit au lieu de prière (al-muṣallā) pour accomplir la prière, et lorsqu'il invoqua — ou voulut invoquer — il se tourna vers la direction de la prière (al-qibla) et retourna son vêtement (ridāʾ). » Abū ʿAbd Allāh a dit : « Ibn Zayd, celui-ci, est Māzinī ; le premier, Kūfī, est Ibn Yazīd. »
قَالَ أَيُّوبُ بْنُ سُلَيْمَانَ حَدَّثَنِي أَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ بِلاَلٍ، قَالَ يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، قَالَ أَتَى رَجُلٌ أَعْرَابِيٌّ مِنْ أَهْلِ الْبَدْوِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْجُمُعَةِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَلَكَتِ الْمَاشِيَةُ هَلَكَ الْعِيَالُ هَلَكَ النَّاسُ. فَرَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ يَدْعُو، وَرَفَعَ النَّاسُ أَيْدِيَهُمْ مَعَهُ يَدْعُونَ، قَالَ فَمَا خَرَجْنَا مِنَ الْمَسْجِدِ حَتَّى مُطِرْنَا، فَمَا زِلْنَا نُمْطَرُ حَتَّى كَانَتِ الْجُمُعَةُ الأُخْرَى، فَأَتَى الرَّجُلُ إِلَى نَبِيِّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، بَشِقَ الْمُسَافِرُ، وَمُنِعَ الطَّرِيقُ.
IsnādAyyūb ibn Sulaymān a dit : Abū Bakr ibn Abī Uways m’a rapporté, d’après Sulaymān ibn Bilāl, [qui a dit] : Yaḥyā ibn Saʿīd a dit : J’ai entendu Anas ibn Mālik dire :
Un bédouin du désert vint trouver le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) un vendredi et dit : « Ô Messager d’Allah, le bétail a péri, les familles ont péri, les gens ont péri. » Alors le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) leva les mains en invoquant (Allah), et les gens levèrent les mains avec lui en invoquant (Allah). [Anas] dit : « Nous n’étions pas encore sortis de la mosquée que nous fûmes arrosés par la pluie. Et nous continuâmes à être arrosés jusqu’au vendredi suivant. Alors l’homme vint au Prophète d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) et dit : « Ô Messager d’Allah, le voyageur a souffert, et les routes ont été obstruées. »
وَقَالَ الأُوَيْسِيُّ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، وَشَرِيكٍ، سَمِعَا أَنَسًا، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ رَفَعَ يَدَيْهِ حَتَّى رَأَيْتُ بَيَاضَ إِبْطَيْهِ.
IsnādAl-Uwaysī a dit : Muḥammad ibn Jaʿfar m'a rapporté, d'après Yaḥyā ibn Saʿīd et Sharīk, qui ont tous deux entendu Anas, d'après le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui)
« Il leva ses deux mains jusqu'à ce que je visse la blancheur de ses aisselles. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، وَابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ سَعِيدٍ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لاَ يَرْفَعُ يَدَيْهِ فِي شَىْءٍ مِنْ دُعَائِهِ إِلاَّ فِي الاِسْتِسْقَاءِ، وَإِنَّهُ يَرْفَعُ حَتَّى يُرَى بَيَاضُ إِبْطَيْهِ.
IsnādMuḥammad ibn Bashshār nous a rapporté, (disant) : Yaḥyā et Ibn Abī ʿAdī nous ont rapporté, d'après Saʿīd, d'après Qatāda, d'après Anas ibn Mālik, qu'il a dit
Le Prophète (paix et salut sur lui) ne levait pas les mains dans aucune de ses invocations, excepté pour la prière de la demande de pluie (al-istisqāʾ), et il les levait au point que l'on voyait la blancheur de ses aisselles.
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ ـ هُوَ ابْنُ مُقَاتِلٍ أَبُو الْحَسَنِ الْمَرْوَزِيُّ ـ قَالَ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، قَالَ أَخْبَرَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا رَأَى الْمَطَرَ قَالَ " صَيِّبًا نَافِعًا " . تَابَعَهُ الْقَاسِمُ بْنُ يَحْيَى عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ. وَرَوَاهُ الأَوْزَاعِيُّ وَعُقَيْلٌ عَنْ نَافِعٍ.
IsnādNous a rapporté Muḥammad — c'est Ibn Muqātil Abū al-Ḥasan al-Marwazī —, a dit : nous a informé ʿAbd Allāh, a dit : nous a informé ʿUbayd Allāh, d'après Nāfiʿ, d'après al-Qāsim ibn Muḥammad, d'après ʿĀʾisha, que le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) lorsqu'il voyait la pluie, disait : « [Une pluie] abondante et bénéfique. »
Lorsque le Messager d'Allāh (qu'Allāh prie sur lui et le salue) voyait la pluie, il disait : « [Une pluie] abondante et bénéfique. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، قَالَ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُبَارَكِ، قَالَ أَخْبَرَنَا الأَوْزَاعِيُّ، قَالَ حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ الأَنْصَارِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، قَالَ أَصَابَتِ النَّاسَ سَنَةٌ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَبَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَخْطُبُ عَلَى الْمِنْبَرِ يَوْمَ الْجُمُعَةِ قَامَ أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَلَكَ الْمَالُ وَجَاعَ الْعِيَالُ، فَادْعُ اللَّهَ لَنَا أَنْ يَسْقِيَنَا. قَالَ فَرَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ، وَمَا فِي السَّمَاءِ قَزَعَةٌ، قَالَ فَثَارَ سَحَابٌ أَمْثَالُ الْجِبَالِ، ثُمَّ لَمْ يَنْزِلْ عَنْ مِنْبَرِهِ حَتَّى رَأَيْتُ الْمَطَرَ يَتَحَادَرُ عَلَى لِحْيَتِهِ، قَالَ فَمُطِرْنَا يَوْمَنَا ذَلِكَ، وَفِي الْغَدِ وَمِنْ بَعْدِ الْغَدِ وَالَّذِي يَلِيهِ إِلَى الْجُمُعَةِ الأُخْرَى، فَقَامَ ذَلِكَ الأَعْرَابِيُّ أَوْ رَجُلٌ غَيْرُهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، تَهَدَّمَ الْبِنَاءُ وَغَرِقَ الْمَالُ، فَادْعُ اللَّهَ لَنَا. فَرَفَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدَيْهِ وَقَالَ " اللَّهُمَّ حَوَالَيْنَا وَلاَ عَلَيْنَا " . قَالَ فَمَا جَعَلَ يُشِيرُ بِيَدِهِ إِلَى نَاحِيَةٍ مِنَ السَّمَاءِ إِلاَّ تَفَرَّجَتْ حَتَّى صَارَتِ الْمَدِينَةُ فِي مِثْلِ الْجَوْبَةِ، حَتَّى سَالَ الْوَادِي ـ وَادِي قَنَاةَ ـ شَهْرًا. قَالَ فَلَمْ يَجِئْ أَحَدٌ مِنْ نَاحِيَةٍ إِلاَّ حَدَّثَ بِالْجَوْدِ.
IsnādD'après Muḥammad ibn Muqātil, qui rapporte de ʿAbd Allāh ibn al-Mubārak, qui rapporte d'al-Awzāʿī, qui rapporte d'Ishāq ibn ʿAbd Allāh ibn Abī Ṭalḥa al-Anṣārī, qui rapporte d'Anas ibn Mālik :
« Une sécheresse frappa les gens du temps du Messager d'Allāh (que la prière et la paix soient sur lui). Alors que le Messager d'Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) prononçait le sermon du vendredi sur le minbar, un Bédouin se leva et dit : « Ô Messager d'Allāh, les biens sont perdus et les familles ont faim ; invoque Allāh pour nous afin qu'Il nous arrose. » Il dit : Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) leva alors les mains, alors qu'il n'y avait pas un seul nuage dans le ciel. Il dit : Des nuages semblables à des montagnes s'élevèrent. Puis il ne descendit pas de son minbar avant que je ne voie la pluie dégouliner de sa barbe. Il dit : Nous fûmes arrosés ce jour-là, le lendemain, le surlendemain et le suivant jusqu'au vendredi suivant. Alors ce même Bédouin – ou un autre homme – se leva et dit : « Ô Messager d'Allāh, les constructions se sont effondrées et les biens ont été emportés par l'eau ; invoque Allāh pour nous. » Le Messager d'Allāh (que la prière et la paix soient sur lui) leva alors les mains et dit : « Ô Allāh, autour de nous et non sur nous. » Il dit : Il n'indiqua aucune direction du ciel de sa main sans que celle-ci ne se dégage, jusqu'à ce que Médine devienne comme un bassin (à l'abri de la pluie), et la vallée – la vallée de Qanāt – coula (d'eau) pendant un mois. Il dit : Aucune personne ne venait d'une région sans rapporter des pluies abondantes. »
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، قَالَ أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي حُمَيْدٌ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا، يَقُولُ كَانَتِ الرِّيحُ الشَّدِيدَةُ إِذَا هَبَّتْ عُرِفَ ذَلِكَ فِي وَجْهِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
IsnādSaʿīd ibn Abī Maryam nous a rapporté, disant : Muḥammad ibn Jaʿfar nous a informés, disant : Ḥumayd m’a informé qu’il a entendu Anas dire :
Lorsque le vent violent se levait, cela se reconnaissait sur le visage du Prophète (que la prière et la paix d’Allāh soient sur lui).
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنِ الْحَكَمِ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " نُصِرْتُ بِالصَّبَا، وَأُهْلِكَتْ عَادٌ بِالدَّبُورِ " .
IsnādNous a rapporté Muslim, qui a dit : nous a rapporté Shuʿba, d'après al-Ḥakam, d'après Mujāhid, d'après Ibn ʿAbbās, que le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) a dit :
« J'ai été secouru par le vent d'est (al-Ṣabā), et la tribu de ʿĀd fut anéantie par le vent d'ouest (al-Dabūr). »
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، قَالَ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، قَالَ أَخْبَرَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ تَقُومُ السَّاعَةُ حَتَّى يُقْبَضَ الْعِلْمُ، وَتَكْثُرَ الزَّلاَزِلُ، وَيَتَقَارَبَ الزَّمَانُ، وَتَظْهَرَ الْفِتَنُ، وَيَكْثُرَ الْهَرْجُ ـ وَهْوَ الْقَتْلُ الْقَتْلُ ـ حَتَّى يَكْثُرَ فِيكُمُ الْمَالُ فَيَفِيضُ " .
IsnādAbū al-Yamān nous a rapporté, il a dit : Shuʿayb nous a informés, il a dit : Abū al-Zinād nous a informés, d'après ʿAbd al-Raḥmān al-Aʿraj, d'après Abū Hurayra, qui a dit : Le Prophète (que la prière d'Allah et Son salut soient sur lui) a dit :
« L'Heure (la fin du monde) ne viendra pas avant que la science (religieuse) ne soit enlevée, que les tremblements de terre ne se multiplient, que le temps ne se raccourcisse, que les épreuves (ou séductions) n'apparaissent, que le harj n'augmente — et le harj est le meurtre, le meurtre — jusqu'à ce que les richesses abondent parmi vous et débordent. »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، قَالَ حَدَّثَنَا حُسَيْنُ بْنُ الْحَسَنِ، قَالَ حَدَّثَنَا ابْنُ عَوْنٍ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ اللَّهُمَّ بَارِكْ لَنَا فِي شَامِنَا وَفِي يَمَنِنَا. قَالَ قَالُوا وَفِي نَجْدِنَا قَالَ قَالَ اللَّهُمَّ بَارِكْ لَنَا فِي شَامِنَا وَفِي يَمَنِنَا. قَالَ قَالُوا وَفِي نَجْدِنَا قَالَ قَالَ هُنَاكَ الزَّلاَزِلُ وَالْفِتَنُ، وَبِهَا يَطْلُعُ قَرْنُ الشَّيْطَانِ.
IsnādD'après ce qui nous a été rapporté par Muḥammad ibn al-Muthannā, qui le tient de Ḥusayn ibn al-Ḥasan, qui le tient d'Ibn ʿAwn, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar
Il [Ibn ʿUmar] a dit : « Ô Allah, bénis-nous dans notre Shām et dans notre Yémen. » Il [le rapporteur] a dit : « Ils dirent : “Et dans notre Najd ?” » Il [Ibn ʿUmar] a dit : « Il [le Prophète] a dit : “Ô Allah, bénis-nous dans notre Shām et dans notre Yémen.” » Il [le rapporteur] a dit : « Ils dirent : “Et dans notre Najd ?” » Il [Ibn ʿUmar] a dit : « Il [le Prophète] a dit : “Là se trouvent les tremblements de terre, les épreuves (fitan), et c’est de là que surgit la corne du Diable (qarn al-shayṭān).” »
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ صَالِحِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، أَنَّهُ قَالَ صَلَّى لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم صَلاَةَ الصُّبْحِ بِالْحُدَيْبِيَةِ عَلَى إِثْرِ سَمَاءٍ كَانَتْ مِنَ اللَّيْلَةِ، فَلَمَّا انْصَرَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ فَقَالَ " هَلْ تَدْرُونَ مَاذَا قَالَ رَبُّكُمْ ". قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ. قَالَ " أَصْبَحَ مِنْ عِبَادِي مُؤْمِنٌ بِي وَكَافِرٌ، فَأَمَّا مَنْ قَالَ مُطِرْنَا بِفَضْلِ اللَّهِ وَرَحْمَتِهِ. فَذَلِكَ مُؤْمِنٌ بِي كَافِرٌ بِالْكَوْكَبِ، وَأَمَّا مَنْ قَالَ بِنَوْءِ كَذَا وَكَذَا. فَذَلِكَ كَافِرٌ بِي مُؤْمِنٌ بِالْكَوْكَبِ ".
IsnādRapporté par Ismāʿīl, qui l'a reçu de Mālik, remontant à Ṣāliḥ ibn Kaysān, remontant à ʿUbayd Allāh ibn ʿAbd Allāh ibn ʿUtba ibn Masʿūd, remontant à Zayd ibn Khālid al-Juhanī
Il a dit : « Le Messager d'Allāh (que la paix et la bénédiction soient sur lui) pria pour nous la prière de l'aube (ṣalāt al-ṣubḥ) à al-Ḥudaybiyya, après une pluie tombée pendant la nuit. Lorsqu'il eut terminé, le Prophète (que la paix et la bénédiction soient sur lui) se tourna vers les gens et dit : "Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ?" Ils répondirent : "Allāh et Son Messager savent mieux." Il dit alors : "Ce matin, parmi Mes serviteurs, il y a ceux qui croient en Moi et ceux qui sont mécréants ; quant à celui qui dit : "Nous avons été arrosés par la grâce d'Allāh et Sa miséricorde," celui-là croit en Moi et mécroit en l'astre ; quant à celui qui dit : "Par telle ou telle constellation," celui-là mécroit en Moi et croit en l'astre." »
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مِفْتَاحُ الْغَيْبِ خَمْسٌ لاَ يَعْلَمُهَا إِلاَّ اللَّهُ لاَ يَعْلَمُ أَحَدٌ مَا يَكُونُ فِي غَدٍ، وَلاَ يَعْلَمُ أَحَدٌ مَا يَكُونُ فِي الأَرْحَامِ، وَلاَ تَعْلَمُ نَفْسٌ مَاذَا تَكْسِبُ غَدًا، وَمَا تَدْرِي نَفْسٌ بِأَىِّ أَرْضٍ تَمُوتُ، وَمَا يَدْرِي أَحَدٌ مَتَى يَجِيءُ الْمَطَرُ " .
IsnādMuḥammad ibn Yūsuf nous a rapporté, il dit : Sufyān nous a rapporté, d'après ʿAbd Allāh ibn Dīnār, d'après Ibn ʿUmar, qu'il a dit :
« Les clefs de l'invisible (al-ghayb) sont au nombre de cinq, que nul ne connaît si ce n'est Allah : personne ne sait ce qui adviendra demain ; personne ne sait ce qui se trouve dans les matrices ; nulle âme ne sait ce qu'elle acquerra demain ; nulle âme ne sait en quelle terre elle mourra ; et nul ne sait quand viendra la pluie. »