Chapitre
حَدَّثَنِی مُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ قَالَ حَدَّثَنِی مُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ الصَّفَّارُ عَنْ یَعْقُوبَ بْنِ یَزِیدَ عَنْ حَمَّادِ بْنِ عِیسَی عَنْ حَرِیزٍ یَرْفَعُهُ قَالَ: کُلُّ بِدْعَهٍ ضَلَالَهٌ وَ کُلُّ ضَلَالَهٍ سَبِیلُهَا النَّارُ.
IsnādM'a rapporté Muḥammad b. al-Ḥasan, qui dit : m'a rapporté Muḥammad b. al-Ḥasan al-Ṣaffār, d'après Yaʿqūb b. Yazīd, d'après Ḥammād b. ʿĪsā, d'après Ḥarīz, qui l'élève [au Prophète ou à l'Imam].
Toute innovation (bidʿa) est un égarement (ḍalāla), et tout égarement mène au Feu.
أَبِی ره قَالَ حَدَّثَنِی سَعْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِی عَبْدِ اللَّهِ عَنْ أَبِیهِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِی خَالِدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ مُسْلِمٍ عَنْ أَبِی جَعْفَرٍ ع قَالَ: أَدْنَی الشِّرْکِ أَنْ یَبْتَدِعَ الرَّجُلُ رَأْیاً فَیُحِبَّ عَلَیْهِ وَ یُبْغِضَ.
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : m’a rapporté Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d’après Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh, d’après son père, d’après Muḥammad ibn Sinān, d’après Abū Khālid, d’après Muḥammad ibn Muslim, d’après Abū Jaʿfar (que la paix soit sur lui) —
Il a dit : « Le degré le plus bas du shirk (polythéisme / association) est qu’un homme invente une opinion personnelle, et qu’il aime et haïsse sur cette base. »
حَدَّثَنِی مُحَمَّدُ بْنُ مُوسَی بْنِ الْمُتَوَکِّلِ قَالَ حَدَّثَنِی عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ الْحِمْیَرِیُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَیْنِ بْنِ أَبِی الْخَطَّابِ عَنِ الْحَسَنِ بْنِ مَحْبُوبٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سِنَانٍ عَنْ أَبِی حَمْزَهَ الثُّمَالِیِّ قَالَ: قُلْتُ لِأَبِی جَعْفَرٍ ع مَا أَدْنَی النَّصْبِ فَقَالَ أَنْ یَبْتَدِعَ الرَّجُلُ شَیْئاً فَیُحِبَّ عَلَیْهِ وَ یُبْغِضَ عَلَیْهِ.
IsnādM'a rapporté Muhammad b. Mūsā b. al-Mutawakkil, qui m'a rapporté d'après ʿAbd Allāh b. Jaʿfar al-Ḥimyarī, d'après Muhammad b. al-Ḥusayn b. Abī l-Khaṭṭāb, d'après al-Ḥasan b. Maḥbūb, d'après ʿAbd Allāh b. Sinān, d'après Abū Ḥamza al-Thumālī, qui a dit :
Je dis à Abū Jaʿfar (l'Imam al-Bāqir, que la paix soit sur lui) : « Quel est le plus bas degré du naṣb (hostilité envers les Imams) ? » Il répondit : « Que l'homme invente une chose (une innovation / bidʿa), puis aime et haïsse en fonction de celle-ci. »
حَدَّثَنِی مُحَمَّدُ بْنُ الْحَسَنِ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحَسَنِ الصَّفَّارِ عَنْ یَعْقُوبَ بْنِ یَزِیدَ عَنِ الْعَمِّیِّ بِإِسْنَادِهِ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ص أَبَی اللَّهُ تَعَالَی لِصَاحِبِ الْبِدْعَهِ بِالتَّوْبَهِ قِیلَ یَا رَسُولَ اللَّهِ وَ کَیْفَ ذَلِکَ قَالَ إِنَّهُ قَدْ أُشْرِبَ قَلْبُهُ حُبَّهَا.
IsnādM'a rapporté Muḥammad ibn al-Ḥasan, d'après Muḥammad ibn al-Ḥasan al-Ṣaffār, d'après Yaʿqūb ibn Yazīd, d'après al-ʿAmmī, d'après sa chaîne de transmission.
Il dit : Le Messager de Dieu (que la paix soit sur lui) a dit : « Dieu Très-Haut refuse que le partisan de l'innovation (bidʿa) se repente. » On demanda : « Ô Messager de Dieu, comment cela ? » Il dit : « Car son cœur a été imprégné de l'amour de celle-ci (l'innovation). »
أَبِی ره قَالَ حَدَّثَنِی سَعْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ أَبِی عَبْدِ اللَّهِ عَنْ أَبِیهِ عَنْ هَارُونَ بْنِ الْجَهْمِ عَنْ جَعْفَرِ بْنِ عُمَرَ عَنْ أَبِی عَبْدِ اللَّهِ ع قَالَ: مَنْ مَشَی إِلَی صَاحِبِ بِدْعَهٍ فَوَقَّرَهُ فَقَدْ مَشَی فِی هَدْمِ الْإِسْلَامِ.
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : m’a rapporté Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d’après Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh, d’après son père, d’après Hārūn ibn al-Jahm, d’après Jaʿfar ibn ʿUmar, d’après Abū ʿAbd Allāh (l’Imam al-Ṣādiq, sur lui la paix)
Quiconque se rend auprès d’un partisan de l’innovation (bidʿa) et le vénère, celui-là marche sur la voie de la destruction de l’Islam.
أَبِی ره قَالَ حَدَّثَنِی سَعْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ عَنْ یَعْقُوبَ بْنِ یَزِیدَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِی عُمَیْرٍ عَنْ هِشَامِ بْنِ الْحَکَمِ عَنْ أَبِی عَبْدِ اللَّهِ ع قَالَ: کَانَ رَجُلٌ فِی الزَّمَنِ الْأَوَّلِ طَلَبَ الدُّنْیَا مِنْ حَلَالٍ فَلَمْ یَقْدِرْ عَلَیْهَا فَطَلَبَهَا مِنْ حَرَامٍ فَلَمْ یَقْدِرْ عَلَیْهَا فَأَتَاهُ الشَّیْطَانُ فَقَالَ یَا هَذَا إِنَّکَ قَدْ طَلَبْتَ الدُّنْیَا مِنْ حَلَالٍ فَلَمْ تَقْدِرْ عَلَیْهَا وَ طَلَبْتَهَا مِنْ حَرَامٍ فَلَمْ تَقْدِرْ عَلَیْهَا أَ فَلَا أَدُلُّکَ عَلَی شَیْ ءٍ یَکْثُرُ بِهِ مَالُکَ وَ دُنْیَاکَ وَ تَکْثُرُ بِهِ تَبِعَتُکَ قَالَ بَلَی قَالَ تَبْتَدِعُ دِیناً وَ تَدْعُو إِلَیْهِ النَّاسَ فَفَعَلَ فَاسْتَجَابَ لَهُ النَّاسُ وَ أَطَاعُوهُ وَ أَصَابَ مِنَ الدُّنْیَا ثُمَّ إِنَّهُ فَکَّرَ فَقَالَ بِئْسَ مَا صَنَعْتُ ابْتَدَعْتُ دِیناً وَ دَعَوْتُ النَّاسَ إِلَیْهِ وَ مَا أَرَی لِی تَوْبَهً إِلَّا أَنْ آتِیَ مَنْ دَعَوْتُهُ إِلَیْهِ فَأَرُدَّهُ عَنْهُ فَجَعَلَ یَأْتِی أَصْحَابَهُ الَّذِینَ أَجَابُوهُ فَیَقُولُ إِنَّ الَّذِی دَعَوْتُکُمْ إِلَیْهِ بَاطِلٌ وَ إِنَّمَا ابْتَدَعْتُهُ فَجَعَلُوا یَقُولُونَ کَذَبْتَ هَذَا هُوَ الْحَقُّ وَ لَکِنَّکَ شَکَکْتَ فِی دِینِکَ فَرَجَعْتَ عَنْهُ فَلَمَّا رَأَی ذَلِکَ عَمَدَ إِلَی سِلْسِلَهٍ فَوَتَدَ لَهَا وَتِداً ثُمَّ جَعَلَهَا فِی عُنُقِهِ وَ قَالَ لَا أَحُلُّهَا حَتَّی یَتُوبَ اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ عَلَیَّ فَأَوْحَی اللَّهُ إِلَی نَبِیٍّ مِنَ الْأَنْبِیَاءِ قُلْ لِفُلَانٍ وَ عِزَّتِی لَوْ دَعَوْتَنِی حَتَّی یَنْقَطِعَ أَوْصَالُکَ مَا اسْتَجَبْتُ لَکَ حَتَّی تَرُدَّ مَنْ مَاتَ مِمَّا دَعَوْتَهُ إِلَیْهِ فَرَجَعَ عَنْهُ.
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : m'a rapporté Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d'après Yaʿqūb ibn Yazīd, d'après Muḥammad ibn Abī ʿUmayr, d'après Hishām ibn al-Ḥakam, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui)
Il a dit : Il y avait, dans les temps anciens, un homme qui rechercha les biens de ce monde (al-dunyā) de manière licite (ḥalāl), mais ne put y parvenir. Il les rechercha alors de manière illicite (ḥarām) et ne put y parvenir non plus. Satan vint à lui et dit : « Ô toi ! Tu as recherché les biens de ce monde de manière licite sans y parvenir, et tu les as recherchés de manière illicite sans y parvenir non plus. Ne t'indiquerais-je pas une chose par laquelle tes richesses et ta vie d'ici-bas augmenteront, et par laquelle tes partisans se multiplieront ? » Il répondit : « Oui. » Satan dit : « Tu inventes une nouvelle religion (tabtadiʿu dīnan) et tu y appelles les gens. » Il agit ainsi ; les gens répondirent à son appel et lui obéirent, et il obtint ainsi des biens de ce monde. Puis il réfléchit et se dit : « Quelle mauvaise action j'ai commise ! J'ai inventé une religion et appelé les gens à elle. Je ne vois pour moi de repentir que si je vais vers ceux que j'ai appelés à cette religion et les en dissuade. » Il se mit donc à aller voir ses compagnons qui avaient répondu à son appel et leur disait : « Ce à quoi je vous ai appelés est faux ; je l'ai seulement inventé. » Mais eux disaient : « Tu mens ! Ceci est la vérité, mais tu as douté de ta religion et tu es revenu sur elle. » Quand il vit cela, il prit une chaîne, planta un piquet pour elle, la mit à son cou et dit : « Je ne l'enlèverai pas jusqu'à ce que Dieu, Puissant et Majestueux, accepte mon repentir. » Alors Dieu révéla à un prophète parmi les prophètes : « Dis à un tel : Par Ma Puissance ! Quand bien même tu M'invoquerais jusqu'à ce que tes membres se désarticulent, Je n'exaucerai pas ton appel tant que tu n'auras pas ramené ceux qui sont morts dans ce à quoi tu les as appelés, en les faisant revenir sur leur foi. »