Chapitre
حَدَّثَنِی عَلِیُّ بْنُ أَحْمَدَ قَالَ حَدَّثَنِی مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ قَالَ حَدَّثَنِی مُوسَی بْنُ عِمْرَانَ قَالَ حَدَّثَنِی الْحُسَیْنُ بْنُ یَزِیدَ قَالَ حَدَّثَنِی حَفْصُ بْنُ غِیَاثٍ عَنْ جَعْفَرِ بْنِ مُحَمَّدٍ ع قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ ص أَرْبَعَهٌ یُؤْذُونَ أَهْلَ النَّارِ عَلَی مَا بِهِمْ مِنَ الْأَذَی یُسْقَوْنَ مِنَ الْحَمِیمِ وَ الْجَحِیمِ یُنَادُونَ بِالْوَیْلِ وَ الثُّبُورِ فَیَقُولُ أَهْلُ النَّارِ بَعْضُهُمْ لِبَعْضٍ مَا لِهَؤُلَاءِ الْأَرْبَعَهِ قَدْ آذَوْنَا عَلَی مَا بِنَا مِنَ الْأَذَی فَرَجُلٌ مُعَلَّقٌ عَلَیْهِ تَابُوتٌ مِنْ جَمْرٍ وَ رَجُلٌ تَجْرِی أَمْعَاؤُهُ صَدِیداً وَ رَجُلٌ یَسِیلُ فُوهُ قَیْحاً وَ دَماً وَ رَجُلٌ یَأْکُلُ لَحْمَهُ فَیُقَالُ لِصَاحِبِ التَّابُوتِ مَا بَالُ الْأَبْعَدِ قَدْ آذَانَا عَلَی مَا بِنَا مِنَ الْأَذَی فَیَقُولُ الْأَبْعَدُ مَاتَ وَ فِی عُنُقِهِ أَمْوَالُ النَّاسِ لَمْ یَجِدْ لَهَا فِی نَفْسِهِ أَدَاءً وَ لَا وَفَاءً ثُمَّ یُقَالُ لِلَّذِی تَجْرِی أَمْعَاؤُهُ مَا بَالُ الْأَبْعَدِ قَدْ آذَانَا عَلَی مَا بِنَا مِنَ الْأَذَی فَیَقُولُ إِنَّ الْأَبْعَدَ کَانَ لَا یُبَالِی أَیْنَ أَصَابَ الْبَوْلُ مِنْ جَسَدِهِ ثُمَّ یُقَالُ لِلَّذِی یَسِیلُ فُوهُ قَیْحاً وَ دَماً فَمَا بَالُ الْأَبْعَدِ قَدْ آذَانَا عَلَی مَا بِنَا مِنَ الْأَذَی فَیُقَالُ الْأَبْعَدُ کَانَ یُحَاکِی فَیَنْظُرُ إِلَی کُلِّ کَلِمَهٍ حنیه [خَبِیثَهٍ] فیفسد بها [فَیُسْنِدُهَا] وَ یُحَاکِی بِهَا ثُمَّ یَغْتَابُ النَّاسَ ثُمَّ یُقَالُ لِلَّذِی یَأْکُلُ لَحْمَهُ مَا بَالُ الْأَبْعَدِ قَدْ آذَانَا عَلَی مَا بِنَا مِنَ الْأَذَی فَیَقُولُ إِنَّ الْأَبْعَدَ کَانَ یَأْکُلُ لُحُومَ النَّاسِ بِالْغِیبَهِ وَ یَمْشِی بِالنَّمِیمَهِ.
IsnādʿAlī b. Aḥmad m’a rapporté, qui dit : Muḥammad b. Jaʿfar m’a rapporté, qui dit : Mūsā b. ʿImrān m’a rapporté, qui dit : al-Ḥusayn b. Yazīd m’a rapporté, qui dit : Ḥafṣ b. Ghiyāth m’a rapporté, d’après Jaʿfar b. Muḥammad (que la paix soit sur lui)
Il a dit : Le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) a dit : « Quatre [personnes] tourmentent les habitants de l’Enfer, malgré la souffrance qu’ils endurent — eux qui sont abreuvés d’eau bouillante et du Brasier, criant malheur et perdition. Alors les habitants de l’Enfer se disent les uns aux autres : “Qu’ont donc ces quatre à nous tourmenter, malgré la souffrance que nous endurons ?” [Il y a] un homme suspendu avec un cercueil de braises, un homme dont les entrailles laissent couler du pus, un homme dont la bouche coule de pus et de sang, et un homme qui mange sa propre chair. On dit au [porteur] du cercueil : “Qu’a donc cet éloigné (ce damné) à nous tourmenter, malgré la souffrance que nous endurons ?” L’éloigné répond : “Il est mort alors qu’il avait sur le cou les biens des gens, sans avoir trouvé en lui-même de quoi les acquitter ni les restituer.” Puis on dit à celui dont les entrailles laissent couler du pus : “Qu’a donc l’éloigné à nous tourmenter, malgré la souffrance que nous endurons ?” Il répond : “L’éloigné ne se souciait pas de l’endroit de son corps que l’urine atteignait.” Puis on dit à celui dont la bouche coule de pus et de sang : “Qu’a donc l’éloigné à nous tourmenter, malgré la souffrance que nous endurons ?” Il est dit : “L’éloigné imitait [les gens] : il guettait toute parole vile, la corrompait, la rapportait et l’imitait, puis il médisait des gens.” Puis on dit à celui qui mange sa propre chair : “Qu’a donc l’éloigné à nous tourmenter, malgré la souffrance que nous endurons ?” Il répond : “L’éloigné mangeait la chair des gens par la médisance (al-ghība) et colportait la calomnie (al-namīma).” »