أَبِی ره قَالَ حَدَّثَنِی مُحَمَّدُ بْنُ یَحْیَی الْعَطَّارُ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَحْمَدَ قَالَ حَدَّثَنِی إِبْرَاهِیمُ بْنُ إِسْحَاقَ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ سُلَیْمَانَ الدَّیْلَمِیِّ عَنْ أَبِیهِ عَنْ قَیْسٍ بَیَّاعِ الزُّطِّیِّ قَالَ: دَخَلْتُ عَلَی أَبِی عَبْدِ اللَّهِ ع فَقُلْتُ لَهُ جُعِلْتُ فِدَاکَ إِنَّ لِی جَاراً لَسْتُ أَنْتَبِهُ إِلَّا عَلَی صَوْتِهِ إِمَّا تَالِیاً کِتَاباً یَخْتِمُهُ أَوْ یُسَبِّحُ لِلَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ قَالَ إِلَّا أَنْ یَکُونَ نَاصِبِیّاً فَسَأَلْتُ عَنْهُ فِی السِّرِّ وَ الْعَلَانِیَهِ فَقِیلَ لِی إِنَّهُ مُجْتَمِعُ الْمَحَارِمِ قَالَ فَقَالَ یَا مَیْسَرَهُ یَعْرِفُ شَیْئاً مِمَّا أَنْتَ عَلَیْهِ قُلْتُ اللَّهُ أَعْلَمُ فَحَجَجْتُ مِنْ قَابِلٍ فَسَأَلْتُ عَنِ الرَّجُلِ فَوَجَدْتُهُ لَا یَعْرِفُ شَیْئاً مِنْ هَذَا الْأَمْرِ فَدَخَلْتُ عَلَی أَبِی عَبْدِ اللَّهِ ع فَأَخْبَرْتُهُ بِخَبَرِ الرَّجُلِ فَقَالَ لِی مِثْلَ مَا قَالَ فِی الْعَامِ الْمَاضِی یَعْرِفُ شَیْئاً مِمَّا أَنْتَ عَلَیْهِ قُلْتُ لَا قَالَ یَا مَیْسَرَهُ أَیُّ الْبِقَاعِ أَعْظَمُ حُرْمَهً قَالَ قُلْتُ اللَّهُ وَ رَسُولُهُ وَ ابْنُ رَسُولِهِ أَعْلَمُ قَالَ یَا مَیْسَرَهُ مَا بَیْنَ الرُّکْنِ وَ الْمَقَامِ رَوْضَهٌ مِنْ رِیَاضِ الْجَنَّهِ وَ اللَّهِ لَوْ أَنَّ عَبْداً عَمَّرَهُ اللَّهُ فِیمَا بَیْنَ الرُّکْنِ وَ الْمَقَامِ أَلْفَ عَامٍ وَ فِیمَا بَیْنَ الْقَبْرِ وَ الْمِنْبَرِ یَعْبُدُهُ أَلْفَ عَامٍ ثُمَّ ذُبِحَ عَلَی فِرَاشِهِ مَظْلُوماً کَمَا یُذْبَحُ الْکَبْشُ الْأَمْلَحُ ثُمَّ لَقِیَ اللَّهَ عَزَّ وَ جَلَّ بِغَیْرِ وَلَایَتِنَا لَکَانَ حَقِیقاً عَلَی اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ أَنْ یُکِبَّهُ عَلَی مَنْخِرَیْهِ فِی نَارِ جَهَنَّمَ.
IsnādMon père (que Dieu lui fasse miséricorde) a dit : m’a rapporté Muḥammad ibn Yaḥyā al-ʿAṭṭār, d’après Muḥammad ibn Aḥmad, il a dit : m’a rapporté Ibrāhīm ibn Isḥāq, d’après Muḥammad ibn Sulaymān al-Daylamī, d’après son père, d’après Qays le vendeur de nattes
Qays, le vendeur de nattes, a dit : J’entrai chez Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) et lui dis : « Que je sois ta rançon ! J’ai un voisin dont je ne prends conscience qu’à sa voix : tantôt il récite un Livre qu’il achève, tantôt il glorifie Dieu le Puissant et le Majestueux. » Il dit : « À moins qu’il ne soit nāṣibī (hostile aux Ahl al-Bayt). » Je me renseignai donc sur lui en secret et en public, et l’on me dit : « Il est un assembleur d’actions illicites. » Il (le narrateur) dit : Il (l’Imam) dit alors : « Ô Maysara, connaît-il quelque chose de ce à quoi tu adhères ? » Je répondis : « Dieu le sait mieux. » L’année suivante, je fis le pèlerinage (ḥajj) et m’informai de cet homme : je le trouvai ne connaissant rien de cette cause (l’imamat des Ahl al-Bayt). J’entrai chez Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) et l’informai de la situation de cet homme. Il me dit la même chose que l’année précédente : « Connaît-il quelque chose de ce à quoi tu adhères ? » Je répondis : « Non. » Il dit : « Ô Maysara, quelle est la contrée la plus sacrée ? » Je dis : « Dieu, Son Messager et le fils de Son Messager le savent mieux. » Il dit : « Ô Maysara, l’espace entre la Pierre Noire (al-rukn) et la Station d’Abraham (al-maqām) est un des jardins du Paradis. Par Dieu, si un serviteur, à qui Dieu accorde vie, L’adorait mille ans entre la Pierre Noire et la Station, et mille ans entre la Tombe (du Prophète) et la chaire (minbar), puis, sur son lit, il était immolé injustement comme on immole un bélier blanc tacheté, et qu’ensuite il rencontrait Dieu le Puissant et le Majestueux sans notre walāya (autorité spirituelle et loyauté), il serait juste que Dieu le Puissant et le Majestueux le précipite sur ses narines dans le Feu de l’Enfer. »