ومن كلام له (عليه السلام) في معنى الخوارج لمّا أنكروا تحكيم الرجال ويذمّ فيه أصحابه، قال (عليه السلام):
Et parmi ses paroles (que la paix soit sur lui) au sujet des Kharijites, lorsqu'ils nièrent l'arbitrage des hommes, et dans laquelle il blâme ses compagnons, il dit (que la paix soit sur lui) :
إِنَّا لَمْ نُحَكِّمِ الرِّجَالَ، وَإِنَّمَا حَكَّمْنَا الْقُرْآنَ. وهذَا الْقُرْآنُ إِنَّمَا هُوَ خَطٌّ مَسْتُورٌ بَيْنَ الدَّفَّتَيْنِ، لاَ يَنْطِقُ بِلِسَان، وَلاَ بُدَّ لَهُ مِنْ تَرْجُمَان، وَإِنَّمَا يَنْطِقُ عَنْهُ الرِّجَالُ. وَلَمَّا دَعَانَا الْقَوْمُ إِلَى أَنْ نُحَكِّمَ بَيْنَنَا الْقُرْآنَ لَمْ نَكُنِ الْفَرِيقَ الْمُتَوَلِّيَ عَنْ كِتَابِ اللهِ، وقَالَ اللهُ سُبْحَانَهُ: ﴿فَإِن تَنَازَعْتُمْ فِي شَيْءٍ فَرُدُّوهُ إِلَى اللهِ وَالرَّسُولِ﴾،
Nous n'avons pas soumis les hommes à notre arbitrage, mais nous avons soumis le Coran. Et ce Coran n'est qu'une écriture recouverte entre deux couvertures ; il ne parle pas par une langue, et il a absolument besoin d'un interprète (tarjumān). Ce sont les hommes qui parlent en son nom. Et lorsque les gens nous ont invités à ce que nous soumettions le Coran à notre arbitrage mutuel, nous n'avons pas été le parti qui se détourne du Livre de Dieu. Et Dieu — gloire à Lui — a dit : « Si vous vous disputez à propos de quelque chose, référez-le à Dieu et au Messager. »
فَرَدُّهُ إِلَى اللهِ أَنْ نَحْكُمَ بِكِتَابِهِ، وَرَدُّهُ إِلَى الرَّسُولِ أَنْ نَأْخُذَ بسُنَّتِهِ; فَإِذَا حُكِمَ بِالصِّدْقِ فِي كِتَابِ اللهِ، فَنَحْنُ أَحَقُّ النَّاسِ بِهِ، وَإِنْ حُكمَ بسُنَّةِ رَسُولِهِ فَنَحْنُ أَوْلاَهُمْ بِهِ.
Le renvoi à Dieu consiste à juger selon Son Livre, et le renvoi au Messager consiste à adopter sa Sunna (tradition prophétique). Ainsi, lorsque l'on juge avec vérité selon le Livre de Dieu, nous sommes les plus dignes des gens à cet égard ; et si l'on juge selon la Sunna de Son Messager, nous sommes les plus aptes à l'appliquer.
وَأَمَّا قَوْلُكُمْ: لِمَ جَعَلْتَ بَيْنَكَ وَبَيْنَهُمْ أَجَلاً فِي التَّحْكِيمِ؟ فَإِنَّمَا فَعَلْتُ ذلِكَ لِيَتَبَيَّنَ الْجَاهِلُ، وَيَتَثَبَّتَ الْعَالِمُ، وَلَعَلَّ اللهَ أَنْ يُصْلِحَ فِي هذِهِ الْهُدْنَةِ أَمْرَ هذِهِ الاْمَّةِ، وَلاَ تُؤْخَدُ بِأَكْظَامِهَا، فَتَعْجَلَ عَنْ تَبَيُّنِ الْحَقِّ، وَتَنْقَادَ لاِوَّلِ الْغَيِّ. إِنَّ أَفْضَلَ النَّاسِ عِنْدَ اللهِ مَنْ كَانَ الْعَمَلُ بِالْحَقِّ أَحَبَّ إِلَيْهِ ـ وَإِنْ نَقَصَهُ وَكَرَثَهُ ـ مِنَ الْبَاطِلِ وَإِنْ جَرَّ إِلَيْهِ فَائِدَةً وَزَادَهُ،
Quant à votre question : « Pourquoi as-tu fixé entre toi et eux un délai dans l’arbitrage ? », je n’ai agi ainsi que pour que l’ignorant voie clair, que le savant soit affermi, et qu’Allah peut-être, au cours de cette trêve, réforme la situation de cette communauté, afin qu’elle ne soit pas saisie par la gorge, qu’elle ne se hâte avant d’avoir discerné la vérité et qu’elle ne se soumette à la première erreur venue. En vérité, le meilleur des hommes auprès d’Allah est celui pour qui l’action conforme à la vérité est plus aimable – quand bien même elle lui causerait perte et peine – que l’action vaine, dût-elle lui apporter profit et avantage.
فَأَيْنَ يُتَاهُ بِكُمْ؟! وَمِنْ أَيْنَ أُتِيتُمْ؟! اسْتَعِدُّوا لِلْمَسِيرِ إِلَى قَوْم حَيَارَى عَنِ الْحَقِّ لاَ يُبْصِرُونَهُ، وَمُوزَعِينَ بِالْجَوْرِ لاَ يَعْدِلُونَ بِهِ، جُفَاة عَنِ الْكِتَابِ، نُكُب عَنِ الطَّرِيقِ. مَا أَنْتُمْ بَوَثِيقَة يُعْلَقُ بِهَا، وَلاَ زَوَافِرَ يُعْتَصَمُ إِلَيْهَا، لَبِئْس حُشَّاشُ نَارِ الْحَرْبِ أَنْتُمْ! أُفٍّ لَكُمْ! لَقَدْ لَقِيتُ مِنْكُمْ بَرْحاً، يَوْماً أُنَادِيكُمْ وَيَوْماً أُنَاجِيكُمْ، فَلاَ أحْرارُ صِدْق عِنْدَ النِّدَاءِ، وَلاَ إِخْوَانُ ثِقَة عِنْدَ النَّجَاءِ!
Où donc vous égare-t-on ?! Et d'où avez-vous été atteints ?! Préparez-vous à marcher vers un peuple égaré loin de la vérité, ne la voyant point ; poussés à l'injustice, n'agissant point avec équité ; grossiers à l'égard du Livre, déviants de la voie. Vous n'êtes ni une attache solide à laquelle on se cramponne, ni un refuge protecteur vers lequel on cherche asile. Quel misérable foyer de la guerre vous êtes ! Honte sur vous ! J'ai subi de votre part une grande peine : un jour je vous appelle à haute voix, un jour je vous parle en secret ; mais vous n'êtes ni des hommes libres sincères au moment de l'appel, ni des frères dignes de confiance au moment du salut !