٢١١. وَقَالَ (عليه السلام): الْجُودُ حَارِسُ الْأَعْرَاضِ وَالْحِلْمُ فِدَامُ السَّفِيهِ وَالْعَفْوُ زَكَاةُ الظَّفَرِ وَالسُّلُوُّ عِوَضُكَ مِمَّنْ غَدَرَ وَالِاسْتِشَارَةُ عَيْنُ الْهِدَايَةِ وَقَدْ خَاطَرَ مَنِ اسْتَغْنَى بِرَأْيِهِ وَالصَّبْرُ يُنَاضِلُ الْحِدْثَانَ وَالْجَزَعُ مِنْ أَعْوَانِ الزَّمَانِ وَأَشْرَفُ الْغِنَى تَرْكُ الْمُنَى وَكَمْ مِنْ عَقْلٍ أَسِيرٍ تَحْتَ هَوَى أَمِيرٍ وَمِنَ التَّوْفِيقِ حِفْظُ التَّجْرِبَةِ وَالْمَوَدَّةُ قَرَابَةٌ مُسْتَفَادَةٌ وَلَا تَأْمَنَنَّ مَلُولًا.
211. Et il (que la paix soit sur lui) a dit : « La générosité est le gardien des honneurs ; la clémence est le frein de l’insensé ; le pardon est l’aumône (zakāt) de la victoire ; l’oubli (sulūw) est ta compensation envers celui qui a trahi ; la consultation (istishāra) est l’œil de la guidance (hidāya) ; et celui qui se passe de l’avis d’autrui a risqué gros. La patience (ṣabr) lutte contre les calamités ; l’impatience (jazaʿ) est au nombre des auxiliaires du temps. La plus noble des richesses (ghinā) est de renoncer aux désirs (munā). Que d’esprits (ʿaql) captifs sous la passion (hawā) d’un maître ! Faire fructifier l’expérience est un succès (tawfīq) octroyé. L’affection (mawadda) est une parenté acquise. Et ne te fie jamais à celui qui se lasse. »

