ومن كتاب له (عليه السلام) إلى معاوية في أول ما بويع له، ذكره الواقدي في كتاب الجمل
Extrait d’une lettre de lui (que la paix soit sur lui) à Muʿāwiya, au tout début de son investiture (bayʿa), rapportée par al-Wāqidī dans le Livre du Chameau (Kitāb al-Jamal).
مِنْ عَبْدِ اللهِ عَلِيٍّ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ إِلَى مُعَاوِيَةَ بْنِ أَبِي سُفْيَانَ:
De la part du serviteur de Dieu, ʿAlī, Prince des croyants, à Muʿāwiya ibn Abī Sufyān :
أَمَّا بَعْدُ، فَقَدْ عَلِمْتَ إِعْذَارِي فِيكُمْ، وَإِعْرَاضِي عَنْكُمْ، حَتَّى كَانَ مَا لَا بُدَّ مِنْهُ وَلَا دَفْعَ لَهُ، وَالْحَدِيثُ طَوِيلٌ، وَالْكَلَامُ كَثِيرٌ، وَقَدْ أَدْبَرَ مَا أَدْبَرَ، وَأَقْبَلَ مَا أَقْبَلَ، فَبَايِعْ مَنْ قِبَلَكَ، وَأَقْبِلْ إِلَيَّ فِي وَفْدٍ مِنْ أَصْحَابِكَ، وَالسَّلَامُ.
Or donc, tu sais que je t’ai excusé parmi vous et que je me suis détourné de vous, jusqu’à ce qu’arrive ce qui était inévitable et qui ne peut être repoussé. Le propos est long et les paroles nombreuses. Ce qui devait s’en aller s’en est allé, et ce qui devait venir est venu. Reçois donc le serment d’allégeance (bayʿa) de ceux qui sont auprès de toi, et viens à moi avec une délégation de tes compagnons. Et que la paix soit.