ومن كلام له (عليه السلام) في ذكر عمرو بن العاص
Et parmi ses paroles (que la paix soit sur lui) au sujet de la mention de ʿAmr ibn al-ʿĀṣ
Chapitre
ومن كلام له (عليه السلام) في ذكر عمرو بن العاص
Et parmi ses paroles (que la paix soit sur lui) au sujet de la mention de ʿAmr ibn al-ʿĀṣ
عَجَباً لاِبْنِ النَّابِغَةِ! يَزْعُمُ لاِهْلِ الشَّامِ أَنَّ فِيَّ دُعَابَةً، وَأَنِّي امْرُؤٌ تِلْعَابَةٌ: أُعَافِسُ وَأُمَارِسُ ! لَقَدْ قَالَ بَاطِلاً، وَنَطَقَ آثِماً. أَمَا ـ وَشَرُّ الْقَوْلِ الْكَذِبُ ـ إِنَّهُ لَيَقُولُ فَيَكْذِبُ، وَيَعِدُ فَيُخْلِفُ، وَيُسْأَلُ فَيَبْخَلُ، وَيَسْأَلُ فَيُلْحِفُ، وَيَخُونُ الْعَهْدَ، وَيَقْطَعُ الْاِلَّ فَإِذَا كَانَ عِنْدَ الْحَرْبِ فَأَيُّ زَاجِر وَآمِر هُوَ مَا لَمْ تَأْخُذِ السُّيُوفُ مَآخِذَهَا! فَإِذَا كَانَ ذلِكَ كَانَ أَكْبَرُ مَكيدَتِهِ أَنْ يَمْنَحَ الْقَوْمَ سُبَّتَهُ.
Quelle merveille que le fils d'al-Nābigha ! Il prétend aux gens du Shām que je suis enclin à la plaisanterie et que je suis un homme frivole, adonné aux jeux et aux divertissements ! Il a certes dit une fausseté et proféré un mensonge. Or — et la pire des paroles est le mensonge — il parle et ment, il promet et manque à sa promesse, on lui demande et il se montre avare, il demande et il importune, il trahit le pacte et rompt les liens de parenté. Et lorsqu'il est à la guerre, quel piètre guide et quel mauvais commandant, tant que les épées n'ont pas pris leur cours ! Mais lorsque cela arrive, sa plus grande ruse est d'offrir aux gens son dos (tourner le dos et fuir).
أَمَا واللهِ إِنِّي لَـيَمْنَعُنِي مِنَ اللَّعِبِ ذِكْرُ الْموْتِ، وَإِنَّهُ لَيمَنَعُهُ مِنْ قَوْلِ الْحَقِّ نِسْيَانُ الاْخِرَةِ، إِنَّهُ لَمْ يُبَايعْ مُعَاوِيَةَ حَتَّى شَرَطَ لَهُ أَنْ يُؤْتِيَهُ أَتِيَّةً، وَيَرْضَخَ لَهُ عَلَى تَرْكِ الدِّينِ رَضِيخَةً.
Par Dieu ! Le souvenir de la mort m’empêche de m’adonner aux divertissements. Et certes, l’oubli de l’au-delà l’a empêché de proférer la vérité. En vérité, il n’a prêté serment d’allégeance à Muʿāwiya qu’après avoir posé comme condition que ce dernier lui donnerait un présent (atīya) et lui accorderait une récompense (raḍīkha) pour avoir renoncé à la religion.