ومن كلام له (عليه السلام) بعد ليلة الهرير وقد قام رجل من أصحابه فقال: نهيتنا عن الحكومة ثمّ أمرتنا بها، فما ندري أيّ الامرين أَرشد؟ فصفق (عليه السلام) إحدى يديه على الاخرى ثمّ قال:
Et parmi ses paroles (que la paix soit sur lui) après la nuit d'al-Harīr, alors qu'un homme parmi ses compagnons se leva et dit : « Tu nous as interdits l'arbitrage, puis tu nous l'as ordonné ; nous ne savons donc lequel des deux ordres est le plus guidant ? » Alors il (que la paix soit sur lui) frappa une main contre l'autre, puis dit :
هذا جَزَاءُ مَنْ تَرَكَ الْعُقْدَةَ! أَمَا وَاللهِ لَوْ أَنِّي حِينَ أَمَرْتُكُمْ بِما أَمَرْتُكُمْ بِهِ حَمَلْتُكُمْ عَلَى الْمَكْرُوهِ الَّذِي يَجْعَلُ اللهُ فِيهِ خَيْراً، فَإِنِ اسْتَقَمْتُمْ هَدَيْتُكُمْ وَإِنِ اعْوَجَجْتُمْ قَوَّمْتُكُمْ وَإِنْ أَبَيْتُمْ تَدَارَكْتُكُمْ، لَكَانَتِ الْوُثْقَى، وَلكِنْ بِمَنْ وَإِلَى مَنْ؟ أُرِيدُ أَنْ أُدَاوِيَ بِكُمْ وَأَنْتُمْ دَائي، كَنَاقِشِ الشَّوْكَةِ بِالشَّوْكَةِ، وَهُوَ يَعْلَمُ أَنَّ ضَلْعَهَا مَعَهَا! اللَّهُمَّ قَدْ مَلَّتْ أَطِبَّاءُ هذَا الدَّاءِ الدَّوِيِّ، وَكَلَّتِ النَّزْعَةُ بِأَشْطَانِ الرَّكِيِّ!
Voici la rétribution de celui qui délaisse le nœud (al-ʿuqda, l'alliance divine) ! Par Allah, si, lorsque je vous ai ordonné ce que je vous ai ordonné, je vous avais contraints à la rigueur (al-makrūh) par laquelle Dieu place un bien — alors, si vous étiez droits, je vous aurais guidés ; si vous étiez tortueux, je vous aurais redressés ; si vous refusiez, je vous aurais corrigés —, cela aurait été la corde la plus sûre (al-wuthqā, l'attache indéfectible). Mais par qui, et vers qui ? Je veux vous guérir par vous-mêmes, alors que vous êtes mon mal, tel celui qui extrait une épine par une autre épine, tout en sachant que sa courbure l'accompagne ! Ô mon Dieu, les médecins de cette maladie persistante (al-dāʾ al-dawī) se sont lassés, et la corde du puits (al-rakī) s'est usée à force de tirer sur ses cordages (ashtān) !
أَيْنَ الْقَوْمُ الَّذِينَ دُعُوا إِلَى الاِسْلاَمِ فَقَبِلُوهُ؟ وَقَرَأُوا الْقُرْآنَ فَأَحْكَمُوهُ؟ وَهِيجُوا إِلى الْجِهَادِ فَوَلَّهُوا اللِّقَاحَ أَوْلاَدَهَا، وَسَلَبُوا السُّيُوفَ أَغْمَادَهَا، وَأَخَذُوا بِأَطْرَافِ الاْرْضِ زَحْفاً زَحْفاً وَصَفّاً صَفّاً؟! بَعْضٌ هَلَكَ، وَبَعْصٌ نَجَا. لاَيُبَشَّرُونَ بِالاْحْيَاءِ، وَلاَ يُعَزَّوْنَ عَنِ الْمَوْتَى، مُرْهُ الْعُيُونِ مِنَ الْبُكَاءِ، خُمْصُ الْبُطُونِ مِنَ الصِّيَامِ، ذُبُلُ الشِّفَاهِ مِنَ الدُّعَاءِ، صُفْرُ الاْلْوَانِ مِنَ السَّهَرِ، عَلَى وَجُوهِهمْ غَبَرَةُ الْخَاشِعيِنَ، أُولئِكَ إِخْوَاني الذَّاهِبُونَ، فَحَقَّ لَنَا أَنْ نَظْمَأَ إِلَيْهِمْ وَنَعَضَّ الاْيْدِيَ عَلَى فِرَاقِهمْ!
Où sont ceux qui furent appelés à l’islam et l’acceptèrent ? Qui lurent le Coran et l’approfondirent ? Qui furent poussés vers le jihād (effort dans la voie de Dieu) et détournèrent leurs chamelles de leurs petits, sortirent les épées de leurs fourreaux et prirent possession des extrémités de la terre, vague après vague et rang après rang ? Les uns périrent, les autres furent sauvés. On ne leur annonce pas la naissance des vivants, et on ne leur présente pas les condoléances pour les morts. Leurs yeux sont rouges à force de pleurs, leurs ventres creusés à force de jeûne, leurs lèvres desséchées à force d’invocations, leurs teints jaunis à force de veilles ; sur leurs visages, la poussière des humbles. Ceux-là sont mes frères qui s’en sont allés. Il nous est donc juste d’avoir soif d’eux et de nous mordre les mains de douleur pour leur séparation !
إِنَّ الشَّيْطَانَ يُسَنِّي لَكُمْ طُرُقَهُ، وَيُرِيدُ أَنْ يَحُلَّ دِينَكُمْ عُقْدَةً عُقْدَةً، وَيُعْطِيَكُمْ بَالْجَمَاعَةِ الْفُرْقَةَ، وَبِالْفُرْقَةِ الْفَتْنَةَ; فَاصْدِفُوا عَنْ نَزَغَاتِهِ وَنَفَثَاتِهِ، وَاقْبَلُوا النَّصِيحَةَ مِمَّنْ أَهْدَاهَا إِلَيْكُمْ، وَاعْقِلوهَا عَلَى أَنْفُسِكُمْ.
Certes, Satan vous aplanit ses voies, et il veut dénouer votre religion nœud après nœud, et vous donner en échange de l'unité la division, et en échange de la division la tentation (fitna). Détournez-vous donc de ses incitations et de ses insufflations, et acceptez le conseil de celui qui vous l'offre, et appliquez-le en vous-mêmes.