ومن خطبة له عليه السلام يصف فيها المتقين رُوِيَ أَنَّ صَاحِباً لِأَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (عليه السلام) يُقَالُ لَهُ هَمَّامٌ كَانَ رَجُلًا عَابِداً فَقَالَ لَهُ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ صِفْ لِيَ الْمُتَّقِينَ حَتَّى كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَيْهِمْ فَتَثَاقَلَ (عليه السلام) عَنْ جَوَابِهِ ثُمَّ قَالَ يَا هَمَّامُ اتَّقِ اللَّهَ وَأَحْسِنْ فَ ﴿إِنَّ اللَّهَ مَعَ الَّذِينَ اتَّقَوْا وَالَّذِينَ هُمْ مُحْسِنُونَ﴾ فَلَمْ يَقْنَعْ هَمَّامٌ بِهَذَا الْقَوْلِ حَتَّى عَزَمَ عَلَيْهِ فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ وَصَلَّى عَلَى النَّبِيِّ (صلى الله عليه وآله) ثُمَّ قَالَ (عليه السلام) :
Extrait d'un sermon de lui (la paix soit sur lui) où il décrit les pieux. Il est rapporté qu'un compagnon d'Amīr al-Mu'minīn (la paix soit sur lui), nommé Hammām, était un homme dévot. Il lui dit : « Ô Amīr al-Mu'minīn, décris-moi les pieux comme si je les voyais de mes yeux. » L'Imam (la paix soit sur lui) tarda à lui répondre, puis dit : « Ô Hammām, crains Dieu et agis avec bienfaisance, car Dieu est avec ceux qui Le craignent et ceux qui sont bienfaisants. » Mais Hammām ne se satisfit pas de cette parole, insista auprès de lui. L'Imam loua alors Dieu, Le glorifia, pria sur le Prophète (que Dieu prie sur lui et sa Famille), puis dit (la paix soit sur lui) :
أَمَّا بَعْدُ، فَإِنَّ اللهَ ـ سُبْحَانَهُ وَتَعَالَى ـ خَلَقَ الْخَلْقَ حِينَ خَلَقَهُمْ غَنِيّاً عَنْ طَاعَتِهِمْ آمِناً مِنْ مَعْصِيَتِهِمْ، لاِنَّةُ لاَ تَضُرُّهُ مَعْصِيَةُ مَنْ عَصَاهُ، وَلاَ تَنْفَعُهُ طَاعَةُ مَنْ أَطَاعَهُ، فَقَسَمَ بَيْنَهُمْ مَعَايِشَهُمْ، وَوَضَعَهُمْ مِنَ الدُّنْيَا مَوَاضِعَهُمْ.
Ceci étant, Dieu — gloire à Lui, l'Exalté — lorsqu'Il créa les créatures, Il était infiniment riche (ghaniyyan) (n'ayant nul besoin) de leur obéissance et en sécurité totale vis-à-vis de leur désobéissance, car la désobéissance de celui qui Lui désobéit ne Lui nuit en rien, et l'obéissance de celui qui Lui obéit ne Lui profite en rien. C'est ainsi qu'Il répartit entre eux leurs moyens de subsistance (maʿāyishahum) et les établit dans ce bas monde (al-dunyā) aux places qui leur étaient destinées.
فَالْمُتَّقُونَ فِيهَا هُمْ أَهْلُ الْفَضَائِلِ: مَنْطِقُهُمُ الصَّوَابُ، وَمَلْبَسُهُمُ الاْقْتِصَادُ، وَمَشْيُهُمُ التَّوَاضُعُ. غَضُّوا أَبْصَارَهُمْ عَمَّا حَرَّمَ اللهُ عَلَيْهِمْ، وَوَقَفُوا أَسْمَاعَهُمْ عَلَى الْعِلْمِ النَّافِعِ لَهُمْ. نَزَلَتْ أَنْفُسُهُمْ مِنْهُمْ فِي الْبَلاَءِ كَالَّتِي نَزَلَتْ فِي الرَّخَاءِ. لَوْ لاَ الاْجَلُ الَّذِي كَتَبَ اللهُ عَلَيْهِمُ لَمْ تَسْتَقِرَّ أَرْوَاحُهُمْ فِي أَجْسَادِهِمْ طَرْفَةَ عَيْن، شَوْقاً إِلَى الثَّوَابِ، وَخَوْفاً مِنَ الْعِقَابِ. عَظُمَ الْخَالِقُ فِي أنْفُسِهِمْ فَصَغُرَ مَا دُونَهُ فِي أَعْيُنِهِمْ، فَهُمْ وَالْجَنَّةُ كَمَنْ قَدْ رَآهَا، فَهُمْ فِيهَا مُنَعَّمُونَ، وَهُمْ وَالنَّارُ كَمَنْ قَدْ رَآهَا، فَهُمْ فِيهَا مُعَذَّبُونَ.
Les pieux (al-muttaqūn), en elle [la foi], sont les gens des vertus : leur parole est la justesse, leur vêtement est la modération, leur démarche est l'humilité. Ils baissent leurs regards devant ce que Dieu leur a interdit, et ils consacrent leurs oreilles à la science profitable pour eux. Leur âme, en eux, est la même dans l'épreuve que dans l'aisance. N'eût été le terme (al-ajal) que Dieu a écrit pour eux, leurs âmes ne seraient pas restées un seul instant dans leurs corps, par désir de la récompense et crainte du châtiment. Le Créateur est grand dans leurs âmes, si bien que ce qui est en deçà de Lui est petit à leurs yeux. Ils sont, vis-à-vis du Paradis, comme celui qui l'a vu : ils y sont comblés de délices. Et ils sont, vis-à-vis de l'Enfer, comme celui qui l'a vu : ils y sont tourmentés.
قُلُوبُهُمْ مَحْزُونَةٌ، وَشُرُورُهُمْ مَأْمُونَةٌ، وَأَجْسَادُهُمْ نَحِيفَةٌ، وَحَاجَاتُهُمْ خَفِيفَةٌ، وَأَنْفُسُهُمْ عَفِيفَةٌ. صَبَرُوا أَيَّاماً قَصِيرَةً أَعْقَبَتْهُمْ رَاحَةً طَوِيلَةً، تِجَارَةٌ مَرْبِحَةٌ، يَسَّرَهَا لَهُمْ رَبُّهُم. أَرَادَتْهُمُ الْدُّنْيَا وَلَمْ يُرِيدُوهَا، وَأَسَرَتْهُمْ فَفَدَوْا أُنْفُسَهُمْ مِنْهَا.
Leurs cœurs sont affligés, l'on est en sécurité contre leurs maux, leurs corps sont maigres, leurs besoins sont légers et leurs âmes sont chastes. Ils ont patienté quelques jours qui leur ont valu un long repos — un commerce profitable que leur Seigneur leur a facilité. Le monde (dunyā) les a recherchés, mais ils ne l'ont pas recherché ; il les a faits prisonniers, mais ils ont racheté leurs âmes (en s'en libérant).
أَمَّا اللَّيْلَ فَصَافُّونَ أَقْدَامَهُمْ، تَالِينَ لاَِجْزَاءِ الْقُرْآنِ يُرَتِّلُونَهَا تَرْتِيلاً، يُحَزِّنُونَ بِهِ أَنْفُسَهُمْ، وَيَسْتَثِيرُونَ بِهِ دَوَاءَ دَائِهِمْ، فَإِذَا مَرُّوا بِآيَة فِيهَا تَشْوِيقٌ رَكَنُوا إِلَيْهَا طَمَعاً، وَتَطَلَّعَتْ نُفُوسُهُمْ إِلَيْهَا شَوْقاً، وَظَنُّوا أنَّهَا نُصْبَ أَعْيُنِهِمْ، وَإِذَا مَرُّوا بِآيَة فِيهَا تَخْوِيفٌ أَصْغَوْا إِلَيْهَا مَسَامِعَ قُلُوبِهِمْ، وَظَنُّوا أَنَّ زَفِيرَ جَهَنَّمَ وَشَهِيقَهَا فِي أُصُولِ آذَانِهِمْ، فَهُمْ حَانُونَ عَلَى أَوْسَاطِهِمْ، مُفْتَرِشُونَ لِجَبَاهِهِمْ وَأَكُفِّهِمْ، وَأَطْرَافِ أَقْدَامِهِمْ، يَطْلُبُونَ إِلَى اللهِ فِي فَكَاكِ رِقَابِهِمْ. وَأَمَّا النَّهَارَ فَحُلَمَاءُ عُلَمَاءُ، أَبْرَارٌ أَتْقِيَاءُ، قَدْ بَرَاهُمْ الْخَوْفُ بَرْيَ الْقِدَاحِ، يَنْظُرُ إِلَيْهمُ الْنَّاظِرُ فَيَحْسَبُهُمْ مَرْضَى، وَمَا بِالْقَوْمِ مِنْ مَرَض، وَيَقُولُ: قَدْ خُولِطُوا!
وَلَقَدْ خَالَطَهُمْ أَمْرٌ عَظِيمٌ! لاَ يَرْضَوْنَ مِنْ أَعْمَالِهِمُ الْقَلِيلَ، وَلاَ يَسْتَكْثِرُونَ الْكَثِيرَ، فَهُمْ لاِنْفُسِهِمْ مُتَّهِمُونَ، وَمِنْ أَعْمَالِهِمْ مُشْفِقُونَ. إِذَا زُكِّيَ أَحَدٌ مِنْهْمْ خَافَ مِمَّا يُقَالُ لَهُ، فَيَقُولُ: أَنَا أَعْلَمُ بِنَفْسِي مِنْ غَيْرِي، وَرَبِّي أَعْلَمُ مِنِّي بِنَفْسي! اللَّهُمَّ لاَ تُؤَاخِذْنِي بِمَا يَقُولُونَ، وَاجْعَلْنِي أَفْضَلَ مِمَّا يَظُنُّونَ، وَاغْفِرْ لِي مَا لاَ يَعْلَمُونَ.
Et certes, une affaire immense les a pénétrés ! Ils ne se satisfont pas du peu de leurs œuvres, et ils ne considèrent pas le beaucoup comme suffisant ; ils sont en état de méfiance envers eux-mêmes, et pleins de crainte (ishfāq) au sujet de leurs actions. Lorsque l’un d’entre eux est loué (yuzakkā), il redoute ce qui est dit de lui, et il dit : « Je sais mieux que quiconque qui je suis, et mon Seigneur me connaît mieux que moi-même ! Ô Dieu, ne me châtie pas pour ce qu’ils disent, fais-moi être meilleur que ce qu’ils pensent, et pardonne-moi ce qu’ils ignorent. »
فَمِنْ عَلاَمَةِ أَحَدِهِمْ أَنَّكَ تَرَى لَهُ قُوَّةً فِي دِين، وَحَزْماً فِي لِين، وَإِيمَاناً فِي يَقِين، وَحِرْصاً فِي عِلْم، وَعِلْماً فِي حِلْم، وَقَصْداً فِي غِنىً، وَخُشُوعاً فِي عِبَادَة، وَتَجَمُّلاً فِي فَاقَة، وَصَبْراً فِي شِدَّة، وَطَلَباً فِي حَلاَل، وَنَشاطاً فِي هُدىً، وَتَحَرُّجاً عَنْ طَمَع. يَعْمَلُ الاْعْمَالَ الصَّالِحَةَ وَهُوَ عَلَى وَجَل، يُمْسِي وَهَمُّهُ الشُّكْرُ، وَيُصْبِحُ وَهَمُّهُ الذِّكْرُ، يَبِيتُ حَذِراً، وَيُصْبِحُ فَرِحاً، حَذِراً لَمَّا حُذِّرَ مِنَ الْغَفْلَةِ، وَفَرِحاً بِمَا أَصَابَ مِنَ الْفَضْلِ وَالرَّحْمَةِ. إِنِ اسْتَصْعَبَتْ عَلَيْهِ نَفْسُهُ فِيَما تَكْرَهُ لَمْ يُعْطِهَا سُؤْلَهَا فِيَما تُحِبُّ. قُرَّةُ عَيْنِهِ فِيَما لاَ يَزُولُ، وَزَهَادَتُهُ فِيَما لاَ يَبْقَى، يَمْزُجُ الْحِلْمَ بِالْعِلْمَ، وَالْقَوْلَ بِالْعَمَلِ.
تَرَاهُ قَرِيباً أَمَلُهُ، قَلِيلاً زَللُ هُ خَاشِعاً قَلْبُهُ، قَانِعَةً نَفْسُهُ، مَنْزُوراً أَكْلُهُ، سَهْلاً أَمْرُهُ، حَرِيزاً دِينُهُ، مَيِّتَةً شَهْوَتُهُ، مَكْظُوماً غُيْظُهُ. الْخَيْرُ مِنْهُ مَأْمُولٌ، وَالشَّرُّ مِنْهُ مَأْمُونٌ. إِنْ كَانَ فِي الْغَافِلِينَ كُتِبَ فِي الذَّاكِرِينَ، وَإِنْ كَانَ فِي الذَّاكِرِينَ لَمْ يُكْتَبْ مِنَ الْغَافِلِينَ. يَعْفُو عَمَّنْ ظَلَمَهُ، وَيُعْطِي مَنْ حَرَمَهُ، وَيَصِلُ مَنْ قَطَعَهُ.
Tu le vois : son espoir est proche, ses faux pas sont rares, son cœur est humble, son âme est contente, sa nourriture est mesurée, son affaire est aisée, sa religion est préservée, sa passion est morte, sa colère est contenue. Le bien est attendu de lui, et le mal est à l'abri de lui. S'il est parmi les insouciants, il est inscrit parmi les hommes de souvenir ; et s'il est parmi les hommes de souvenir, il n'est pas inscrit parmi les insouciants. Il pardonne à qui l'a opprimé, il donne à qui l'a privé, et il maintient le lien avec qui l'a rompu.
بَعِيداً فُحشُهُ، لَيِّناً قَوْلُهُ، غَائِباً مُنْكَرُهُ، حَاضِراً مَعْرُوفُهُ، مُقْبِلاً خَيْرُهُ، مُدْبِراً شَرُّهُ. فِي الزَّلاَزِلِ وَقُورٌ، وَفِي الْمَكَارِهِ صَبُورٌ، وَفِي الرَّخَاءِ شَكُورٌ. لاَ يَحِيفُ عَلَى مَنْ يُبْغِضُ، وَلاَ يَأْثَمُ فِيمَنْ يُحِبُّ. يَعْتَرِفُ بِالْحَقِّ قَبْلَ أَنْ يُشْهَدَ عَلَيْهِ. لاَ يُضَيِّعُ مَا اسْتُحْفِظَ، وَلاَ يَنْسَى مَا ذُكِّرَ، وَلاَ يُنَابِزُ بِالاْلْقَابِ، وَلاَ يُضَارُّ بالْجارِ، وَلاَ يَشْمَتُ بالْمَصَائِبِ، وَلاَ يَدْخُلُ فِي الْبَاطِلِ، ولاَ يَخْرُجُ مِنَ الْحَقِّ.
Sa turpitude est lointaine, sa parole est douce, son mal est absent, son bien est présent, son bien vient et son mal s'en va. Dans les épreuves, il est digne et posé ; dans les difficultés, patient ; dans l'aisance, reconnaissant. Il n'est pas injuste envers celui qu'il hait, et il ne pèche pas envers celui qu'il aime. Il reconnaît la vérité avant qu'on ne témoigne contre lui. Il ne néglige pas ce dont on lui a confié la garde, il n'oublie pas ce qu'on lui rappelle, il n'affuble pas de surnoms infamants, il ne cause pas de tort au voisin, il ne se réjouit pas des malheurs, il n'entre pas dans le faux et ne sort pas du vrai.
إِنْ صَمَتَ لَمْ يَغُمَّهُ صَمْتُهُ، وَإِنْ ضَحِكَ لَمْ يَعْلُ صَوْتُهُ، وَإِنْ بُغِيَ عَلَيْهِ صَبَرَ حَتّى يَكُونَ اللهُ هُوَ الَّذِي يَنْتَقِمُ لَهُ. نَفْسُهُ مِنْهُ فِي عَنَاء، وَالنَّاسُ مِنْهُ فِي رَاحَة. أَتْعَبَ نفسه لاِخِرَتِهِ، وَأَرَاحَ النَّاسَ مِنْ نَفْسِهِ. بُعْدُهُ عَمَّنْ تَبَاعَدَ عَنْهُ زُهْدٌ وَنَزاهَةٌ، وَدُنُوُّهُ مِمَّنْ دَنَا مِنَهُ لِينٌ وَرَحْمَةٌ، لَيْسَ تَبَاعُدُهُ بِكِبْر وَعَظَمَة، وَلاَ دُنُوُّهُ بِمَكْر وَخَدِيعَة.
S'il se tait, son silence ne lui pèse pas ; s'il rit, sa voix ne s'élève pas ; si on lui fait du tort, il patiente jusqu'à ce que ce soit Dieu Lui-même qui le venge. Son âme, à cause de lui, est dans la peine, et les gens, à cause de lui, sont dans le repos. Il fatigue son âme pour l'au-delà, et il repose les gens de son âme. Son éloignement de celui qui s'éloigne de lui est ascétisme et pureté ; sa proximité avec celui qui se rapproche de lui est douceur et miséricorde. Son éloignement n'est ni orgueil ni grandeur, et sa proximité n'est ni ruse ni tromperie.
قَالَ : فَصَعِقَ هَمَّامٌ صَعْقَةً كَانَتْ نَفْسُهُ فِيهَا. فَقَالَ أَمِيرُ الْمُؤْمِنِينَ (عليه السلام) : أَمَا وَاللَّهِ لَقَدْ كُنْتُ أَخَافُهَا عَلَيْهِ. ثُمَّ قَالَ : أَ هَكَذَا تَصْنَعُ الْمَوَاعِظُ الْبَالِغَةُ بِأَهْلِهَا! فَقَالَ لَهُ قَائِلٌ : فَمَا بَالُكَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ؟ فَقَالَ (عليه السلام) : وَيْحَكَ إِنَّ لِكُلِّ أَجَلٍ وَقْتاً لَا يَعْدُوهُ وَسَبَباً لَا يَتَجَاوَزُهُ فَمَهْلًا لَا تَعُدْ لِمِثْلِهَا فَإِنَّمَا نَفَثَ الشَّيْطَانُ عَلَى لِسَانِكَ.
Il (le narrateur) dit : Alors Hammām fut frappé d’une syncope et y rendit l’âme. Le Prince des croyants (sur lui la paix) dit : « Par Allah, je craignais bien cela pour lui. » Puis il dit : « Voilà comment les exhortations pénétrantes agissent sur ceux qui les reçoivent ! » Quelqu’un lui dit : « Et toi, ô Prince des croyants, qu’en est-il de toi ? » Il (sur lui la paix) répondit : « Malheur à toi ! En vérité, chaque terme a un temps qu’il ne dépasse pas et une cause qu’il ne franchit pas. Doucement ! Ne recommence pas avec une telle parole, car le Diable a soufflé sur ta langue. »