ومن كلام له (عليه السلام) في حضّ أصحابه على القتال
Et parmi ses paroles (que la paix soit sur lui) exhortant ses compagnons au combat.
Chapitre
ومن كلام له (عليه السلام) في حضّ أصحابه على القتال
Et parmi ses paroles (que la paix soit sur lui) exhortant ses compagnons au combat.
فَقَدِّمُوا الدَّارِعَ، وَأَخِّرُوا الْحَاسِرَ، وَعَضُّوا عَلَى الاْضْرَاسِ فَإِنَّهُ أَنْبَى لِلسُّيُوفِ عَنِ الْهَامِ، وَالْتَوُوا فِي أَطْرَافِ الرِّمَاحِ فَإِنَّهُ أَمْوَرُ لِلاْسِنَّةِ، وَغُضُّوا الاْبْصَارَ فَإِنَّهُ أَرْبَطُ لَلْجَأْشِ وَأسْكَنُ لِلْقُلُوبِ، وَأَمِيتُوا الاْصْوَاتَ فَإِنَّهُ أطْرَدُ لِلْفَشَلِ.
Placez donc en avant [dans les rangs] celui qui porte une cuirasse (dāriʿ), et faites reculer celui qui n'en a pas (ḥāsir). Serrez les dents (litt. molaires), car cela repousse mieux les coups d'épée loin des têtes. Inclinez-vous sur les pointes des lances, car cela rend les fers plus obliques. Baissez les regards, car cela affermit le courage et apaise les cœurs. Étouffez les voix, car cela repousse davantage la déroute.
وَرَايَتَكُمْ فَلاَ تُمِيلُوهَا وَلاَ تُخِلُّوهَا، وَلاَ تَجْعَلُوهَا إِلاَّ بِأَيْدِي شُجْعَانِكُمْ، وَالمَانِعِينَ الذِّمَارَ مِنْكُمْ، فَإِنَّ الصَّابِرِينَ عَلَى نُزُولِ الْحَقَائِقِ هُمُ الَّذِينَ يَحُفُّونَ بِرَايَاتِهمْ، وَيَكْتَنِفُونَهَا: حفَافَيْهَا، وَوَرَاءَهَا، وَأَمَامَهَا، لاَ يَتَأَخَّرُونَ عَنْهَا فَيُسْلِمُوهَا، وَلاَ يَتَقَدَّمُونَ عَلَيْهَا فَيُفْرِدُوهَا. أَجْزَأَ امْرُؤٌ قِرْنَهُ، وَآسَى أَخَاهُ بِنَفْسِهِ، وَلَمْ يَكِلْ قِرْنَهُ إِلَى أَخِيهِ فَيَجْتَمِعَ عَلَيْهِ قِرْنُهُ وَقِرْنُ أَخِيهِ.
Concernant votre étendard, ne l'inclinez pas et ne l'abandonnez pas, et ne le confiez qu'aux mains de vos hommes courageux et de ceux qui, parmi vous, protègent l'honneur. En vérité, ceux qui endurent l'arrivée des épreuves redoutables sont ceux qui se regroupent autour de leurs étendards et les entourent : sur leurs deux flancs, derrière eux et devant eux ; ils ne reculent pas de sorte à les livrer, et ils ne les précèdent pas de sorte à les isoler. Qu'un homme suffise à son adversaire, et qu'il soutienne son frère par sa propre personne ; qu'il ne renvoie pas son adversaire à son frère, de sorte que son adversaire et l'adversaire de son frère ne se réunissent contre lui.
وَايْمُ اللهِ لَئِنْ فَرَرْتُمْ مِنْ سَيْفِ الْعَاجِلَةِ، لاَ تَسْلَمُوا مِنْ سَيْفِ الاْخِرَةِ، أَنْتُمْ لَهَامِيمُ الْعَرَبِ، وَالسَّنَامُ الاْعْظَمُ، إِنَّ فِي الْفِرَارِ مَوْجِدَةَ اللهِ، وَالذُّلَّ اللاَّزِمَ، وَالْعَارَ الْبَاقِيَ، وَإِنَّ الْفَارَّ لَغَيْرُ مَزِيد فِي عُمُرِهِ، وَلاَ مَحْجُوز بَيْنَهُ وَبَيْنَ يَوْمِهِ. مَنْ رائِحٌ إِلَى اللهِ كَالظَّمَآنِ يَرِدُ الْمَاءَ؟ الْجَنَّةُ تَحْتَ أَطْرَافِ الْعَوَالِي ! الْيَوْمَ تُبْلَى الاْخْبَارُ! وَاللهِ لاَنَا أَشْوَقُ إِلَى لِقَائِهِمْ مِنْهُمْ إِلَى دِيَارِهِمْ . اللَّهُمَّ فَإِنْ رَدُّوا الْحَقَّ فَافْضُضْ جَمَاعَتَهُمْ، وَشَتِّتْ كَلِمَتَهُمْ، وَأَبْسِلْهُمْ بِخَطَايَاهُمْ.
Par Dieu ! Si vous fuyez l'épée de la vie immédiate, vous n'échapperez pas à l'épée de l'Au-delà. Vous êtes les nobles d'élite des Arabes et la cime suprême. Dans la fuite, il y a la colère de Dieu, l'humiliation inéluctable et la honte permanente. Le fuyard n'ajoute rien à sa vie, et rien ne le sépare de son jour (fixé). Qui donc se dirige vers Dieu tel l'altéré qui parvient à l'eau ? Le Paradis est sous les pointes des lances ! Aujourd'hui, les hommes sont mis à l'épreuve ! Par Dieu, je suis plus avide de les rencontrer qu'ils ne le sont de regagner leurs foyers. Ô Dieu ! S'ils rejettent la vérité, disperse leur assemblée, désunit leur parole et livre-les à leurs péchés !
إِنَّهُمْ لَنْ يَزُولُوا عَنْ مَوَاقِفِهمْ دُونَ طَعْن دِرَاك يَخْرُجُ مِنْهُ النَّسِيمُ، وَضَرْب يَفْلِقُ الْهَامَ، وَيُطِيحُ العِظَامَ، وَيُنْدِرُ السَّوَاعِدَ وَالاْقدْاَمَ، وَحَتَّى يُرْمَوْا بِالمَنَاسِرِ تَتْبَعُهَا الْمَنَاسَرُ، وَيُرْجَمُوا بِالْكَتَائِبِ، تَقْفُوهَا الْحَلاَئِبُ حَتَّى يُجَرَّ بِبِلاَدِهِمُ الْخَمِيسُ يَتْلُوهُ الْخَمِيسُ، وَحَتَّى تَدْعَقَ الْخُيُولُ فِي نَوَاحِر أَرْضِهِمْ، وَبِأَعْنَانِ مَسَارِبِهِمْ وَمَسَارِحِهِمْ.
En vérité, ils ne quitteront leurs positions qu'après des coups de lance répétés dont s'échappe un souffle, des frappes qui fendent les crânes, brisent les os, et tranchent les avant-bras et les pieds ; jusqu'à ce qu'ils soient frappés par des cohortes que suivent d'autres cohortes, lapidés par des bataillons que suivent des troupes innombrables, jusqu'à ce qu'une armée suivie d'une autre armée soit traînée à travers leurs terres, et que les chevaux s'enfoncent dans les gorges de leur pays, aux rênes de leurs abreuvoirs et de leurs pâturages.
قال الشريف : الدّعْقُ: الدّقُّ، أي: تَدُقُّ الخُيُولُ بِحَوَافِرِهَا أرْضَهُمْ. نَوَاحِرُ أَرْضِهِمْ: مُتَقَابِلاَتُهَا، يُقَالُ: مَنَازِلُ بَنِي فُلان تتَنَاحَرُ، أيْ: تَتَقَابَلُ.
Le Chérif (al-Sharīf) a dit : « Al-daʿq (الدّعْق) signifie al-daqq (الدّق), c'est-à-dire : les chevaux frappent leur terre avec leurs sabots. Nawāḥir arḍihim (نَوَاحِرُ أَرْضِهِمْ) : ce qui se fait face de leur terre. On dit : les demeures des Banī Fulān tatanāḥaru (تتَنَاحَرُ), c'est-à-dire : elles se font face. »