[-/1] الكافي: علي بن إبراهيم، عن محمد بن عيسى، عن موسى بن القاسم البجلي، عن علي بن جعفر قال: جاء ني محمد بن إسماعيل وقد اعتمرنا عمرة رجب ونحن يومئذ بمكة، فقال: يا عم إني أريد بغداد وقد أحببت أن اودع عمي أبا الحسن – يعني موسى بن جعفر عليه السلام – وأحببت أن تذهب معي إليه، فخرجت معه نحو أخي وهو في داره التي بالحوبة وذلك بعد المغرب بقليل، فضربت الباب فأجابني أخي فقال: من هذا فقلت: علي، فقال: هوذا أخرج – وكان بطئ الوضوء – فقلت: العجل قال: وأعجل، فخرج وعليه إزار ممشق قد عقده في عنقه حتى قعد تحت عتبة الباب، فقال علي بن جعفر: فانكببت عليه فقبلت رأسه وقلت: قد جئتك في أمر إن تره صوابا فالله وفق له، وإن يكن غير ذلك فما أكثر ما نخطي قال: وما هو؟ قلت: هذا ابن أخيك يريد أن يودعك ويخرج إلى بغداد، فقال لي: ادعه فدعوته وكان متنحيا، فدنا منه فقبل رأسه وقال: جعلت فداك أوصني فقال: اوصيك أن تتقي الله في دمي فقال مجيبا له: من أرادك بسوء فعل الله به وجعل يدعو على من يريده بسوء، ثم عاد فقبل رأسه، فقال: يا عم أوصني فقال: اوصيك أن تتقي الله في دمي فقال: من أرادك بسوء فعل الله به وفعل، ثم عاد فقبل رأسه، ثم قال: يا عم أوصني، فقال: اوصيك أن تتقي الله في دمي فدعا على من أراده بسوء، ثم تنحى عنه ومضيت معه فقال لي أخي: يا علي مكانك فقمت مكاني فدخل منزله، ثم دعاني فدخلت إليه فتناول صرة فيها مائة دينار فأعطانيها وقال: قل لابن أخيك يستعين بها على سفره قال علي: فأخذتها فأدرجتها في حاشية ردائي ثم ناولني مائة اخرى وقال: أعطه أيضا، ثم ناولني صرة اخرى وقال: أعطه أيضا فقلت: جعلت فداك إذا كنت تخاف منه مثل الذي ذكرت، فلم تعينه على نفسك؟ فقال: إذا وصلته وقطعني قطع الله أجله، ثم تناول مخدة أدم، فيها ثلاثة آلاف درهم وضح وقال: أعطه هذه أيضا قال: فخرجت إليه فأعطيته المائة الاولى ففرح بها فرحا شديدا ودعا لعمه، ثم أعطيته الثانية والثالثة ففرح بها حتى ظننت أنه سيرجع ولا يخرج، ثم أعطيته الثلاثة آلاف درهم فمضى على وجهه حتى دخل على هارون فسلم عليه بالخلافة وقال: ما ظننت أن في الارض خليفتين حتى رأيت عمي موسى بن جعفر يسلم عليه فالخلافة، فأرسل هارون إليه بمائة ألف درهم فرماه الله بالذبحة فما نظر منها إلى درهم ولا مسه
IsnādAl-Kāfī : ʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Mūsā ibn al-Qāsim al-Bajalī, d'après ʿAlī ibn Jaʿfar
Il dit : Muḥammad ibn Ismāʿīl vint à moi après que nous eûmes accompli la ʿumra (pèlerinage mineur) de Rajab, alors que nous étions ce jour-là à La Mecque. Il dit : « Ô mon oncle, je veux me rendre à Bagdad. J’aimerais faire mes adieux à mon oncle Abū al-Ḥasan – c’est-à-dire Mūsā ibn Jaʿfar (que la paix soit sur lui) – et je voudrais que tu viennes avec moi chez lui. » Je sortis donc avec lui vers mon frère, qui se trouvait dans sa maison à al-Ḥawbah, peu après le coucher du soleil (al-maghrib). Je frappai à la porte. Mon frère me répondit : « Qui est-ce ? » Je dis : « ʿAlī. » Il dit : « Me voici, je sors » – mais il était lent dans ses ablutions (wuḍūʾ). Je dis : « Hâte-toi ! » Il dit : « Je me hâte. » Il sortit, vêtu d’un pagne (izār) rayé qu’il avait noué autour de son cou, jusqu’à ce qu’il s’assît sous le seuil de la porte. ʿAlī ibn Jaʿfar dit : Je me penchai sur lui, lui baisai la tête et dis : « Je suis venu à toi pour une affaire. Si tu la juges correcte, c’est Dieu qui en a accordé le succès ; si elle est autrement, combien souvent nous nous trompons ! » Il dit : « Qu’est-ce donc ? » Je dis : « Voici le fils de ton frère. Il veut te faire ses adieux et partir pour Bagdad. » Il me dit : « Appelle-le. » Je l’appelai – il s’était tenu à l’écart. Il s’approcha de lui, lui baisa la tête et dit : « Que je sois sacrifié pour toi ! Recommande-moi quelque chose. » Il dit : « Je te recommande de craindre Dieu en ce qui concerne mon sang. » Répondant, il dit : « Que Dieu fasse à quiconque te veut du mal ce qu’il mérite », et il se mit à invoquer contre quiconque lui voulait du mal. Puis il revint, lui baisa la tête et dit : « Ô mon oncle, recommande-moi. » Il dit : « Je te recommande de craindre Dieu en ce qui concerne mon sang. » Il dit : « Que Dieu fasse à quiconque te veut du mal ce qu’il mérite. » Puis il revint, lui baisa la tête et dit : « Ô mon oncle, recommande-moi. » Il dit : « Je te recommande de craindre Dieu en ce qui concerne mon sang. » Il invoqua contre quiconque lui voulait du mal, puis s’écarta de lui. Je m’en allai avec lui. Mon frère me dit : « Ô ʿAlī, reste à ta place. » Je restai donc là. Il entra chez lui, puis m’appela. J’entrai chez lui. Il prit une bourse contenant cent dīnārs (dinars) et me la donna en disant : « Dis au fils de ton frère de s’en servir pour son voyage. » ʿAlī dit : Je la pris et la glissai dans le bord de mon manteau (ridāʾ). Puis il me tendit cent autres (dīnārs) et dit : « Donne-lui aussi cela. » Puis il me tendit une autre bourse et dit : « Donne-lui aussi cela. » Je dis : « Que je sois sacrifié pour toi ! Si tu crains de lui ce que tu as mentionné, pourquoi l’aides-tu contre toi-même ? » Il dit : « Si je le maintiens en lien avec moi (waṣaltuhu) et qu’il me rompt, Dieu rompra le terme de sa vie (ajalahu). » Puis il prit un coussin de cuir (mikhaddat adam) contenant trois mille dirhams (dirhams) d’argent pur (waḍaḥ) et dit : « Donne-lui aussi cela. » Il dit : Je sortis vers lui et lui donnai les cent premiers (dīnārs). Il en fut extrêmement joyeux et invoqua pour son oncle. Puis je lui donnai le deuxième et le troisième (lot). Il s’en réjouit, au point que je pensai qu’il allait revenir et ne pas partir. Puis je lui donnai les trois mille dirhams. Il poursuivit son chemin jusqu’à ce qu’il entrât chez Hārūn (al-Rashīd). Il le salua comme calife (khilāfa) et dit : « Je ne pensais pas qu’il y eût sur terre deux califes, jusqu’à ce que je visse mon oncle Mūsā ibn Jaʿfar recevoir le salut comme calife. » Hārūn lui envoya cent mille dirhams. Dieu le frappa d’une angine (al-dhubḥa) ; il n’en vit ni n’en toucha un seul dirham.