[-/1] علل الشرائع: أحمد بن زياد بن جعفر الهمداني، عن علي بن إبراهيم بن هاشم، عن أبيه، عن أحمد بن محمد بن أبي نصر البزنطي ومحمد بن أبي عمير، عن أبان بن عثمان، عن أبي عبد الله عليه السلام قال: لما كان يوم أحد انهزم أصحاب رسول الله حتى لم يبق معه إلا علي بن أبي طالب عليه السلام وأبو دجانة سماك بن خرشة فقال له النبي صلى الله عليه وآله: يا أبا دجانة أما ترى قومك؟ قال: بلى قال: الحق بقومك قال: ما على هذا بايعت الله ورسوله قال: أنت في حل قال: والله لا تتحدث قريش بأني خذلتك وفررت حتى أذوق ما تذوق فجزاه النبي خيرا. وكان علي عليه السلام كلما حملت طائفة على رسول الله صلى الله عليه وآله استقبلهم وردهم حتى أكثر فيهم القتل والجراحات حتى انكسر سيفه فجاء إلى النبي صلى الله عليه وآله فقال: يا رسول الله إن الرجل يقاتل بسلاحه وقد انكسر سيفي فأعطاه سيفه ذا الفقار فما زال يدفع به عن رسول الله صلى الله عليه وآله حتى أثر وانكر فنزل عليه جبرئيل وقال: يامحمد إن هذه لهي المواساة من علي لك فقال النبي صلى الله عليه وآله: إنه مني وأنا منه فقال جبرئيل: وأنا منكما وسمعوا دويا من السماء لا سيف إلا ذو الفقار ولا فتى إلا علي
IsnādAḥmad ibn Ziyād ibn Jaʿfar al-Hamadānī, d'après ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après son père, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Abī Naṣr al-Bazanṭī et Muḥammad ibn Abī ʿUmayr, d'après Abān ibn ʿUthmān, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Le jour de la bataille de Uḥud, les compagnons de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille) s'enfuirent au point qu'il ne resta avec lui que ʿAlī ibn Abī Ṭālib (que la paix soit sur lui) et Abū Dujāna Sammāk ibn Kharasha. Le Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille) lui dit : « Ô Abū Dujāna, ne vois-tu pas les tiens ? » Il répondit : « Si. » Il dit : « Rejoins ton peuple. » Il dit : « Ce n'est pas pour cela que j'ai prêté allégeance à Dieu et à Son Envoyé. » Il dit : « Tu es libre [de ton serment]. » Il dit : « Par Dieu, les Qurayshites ne diront pas que je t'ai abandonné et que j'ai fui jusqu'à ce que je goûte ce que tu goûtes. » Le Prophète le récompensa en bien. Quant à ʿAlī (que la paix soit sur lui), chaque fois qu'un groupe chargeait contre l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille), il leur faisait face et les repoussait, semant parmi eux morts et blessés, jusqu'à ce que son épée se brise. Il vint alors auprès du Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille) et dit : « Ô Envoyé de Dieu, l'homme combat avec son arme, et mon épée s'est brisée. » Il lui donna alors son épée Dhu l-Fiqār. Il ne cessa de repousser [les ennemis] avec elle loin de l'Envoyé de Dieu (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille), jusqu'à ce qu'elle s'émousse et devienne méconnaissable. Alors Gabriel descendit et dit : « Ô Muḥammad, voilà certes le sacrifice de ʿAlī pour toi. » Le Prophète (que Dieu le bénisse, lui et sa Famille) dit : « Il est de moi et je suis de lui. » Gabriel dit : « Et je suis des vôtres deux. » Et ils entendirent une voix venant du ciel : « Point d'épée sinon Dhu l-Fiqār, et point de preux sinon ʿAlī. »