[2/242] الكافي: علي بن محمد، عن محمد بن صالح قال: لما مات أبي وصار الامر لي، كان لابي على الناس سفاتج من مال الغريم، فكتبت إليه اعلمه فكتب: طالبهم واستقض عليهم، فقضاني الناس إلا رجل واحد كانت عليه سفتجة بأربعمائة دينار فجئت إليه اطالبه فماطلني واستخف بي ابنه وسفه علي، فشكوت إلى أبيه فقال: وكان ماذا؟ فقبضت على لحتيه وأخذت برجله وسحبته إلى وسط الدار وركلته ركلا كثيرا، فخرج ابنه يستغيث بأهل بغداد ويقول: قمي رافضي قد قتل والدي، فاجتمع علي منهم الخلق فركبت دابتي وقلت: أحسنتم يا أهل بغداد تميلون مع الظالم على الغريب المظلوم، أنا رجل من أهل همدان من أهل السنة وهذا ينسبني إلى أهل قم والرفض ليذهب بحقي ومالي، قال: فمالوا عليه وأرادوا أن يدخلوا على حانوته حتى سكنتهم وطلب إلي صاحب السفتجة وحلف بالطلاق أن يوفيني مالي حتى أخرجتهم عنه
Lorsque mon père mourut et que l'affaire (la gestion de ses affaires) me revint, mon père avait, à l'encontre des gens, des traites (sufatij) sur les biens du débiteur. Je lui écrivis (à l'Imam) pour l'en informer. Il m'écrivit : « Réclame-leur (ce qu'ils doivent) et fais appel au juge (qāḍī) contre eux. » Les gens me payèrent donc, sauf un homme qui devait une traite de quatre cents dinars. J'allai donc le trouver pour lui réclamer (son dû), mais il tergiversa, son fils me méprisa et m'insulta. Je me plaignis auprès du père, qui me dit : « Et alors ? » Alors, je saisis sa barbe, le pris par la jambe, le traînai jusqu'au milieu de la cour, et lui donnai de nombreux coups de pied. Son fils sortit en appelant au secours les habitants de Bagdad, criant : « Un Qommi rafiḍī (refuseur de la légitimité des califes) a tué mon père ! » Une grande foule se rassembla contre moi. Je montai ma monture et dis : « Bien agi, ô gens de Bagdad ! Vous prenez le parti de l'oppresseur contre l'étranger opprimé. Je suis un homme de Hamadān, de tradition sunnite, et celui-ci m'attribue aux gens de Qom et au rafḍ (refus) pour faire disparaître mon droit et mon bien. » (Rapporteur :) Alors, ils se retournèrent contre lui et voulurent entrer dans sa boutique, jusqu'à ce que je les calme. Le détenteur de la traite me demanda et jura (par la formule de répudiation) qu'il me paierait mon bien, jusqu'à ce que je les fasse sortir de chez lui.
[3/243] كمال الدين: أبي و ابن الوليد معا، عن الحميري، عن محمد بن صالح الهمداني قال: کتبت إلي صاحب الزمان عليه السلام إن أهل بيتي يؤذونني و يقرعونني بالحديث المروي عن آبائک عليهم السلام أنهم قالوا: قوامنا و خدامنا شرار خلق الله فکتب عليه السلام: ويحکم أما قرأتم قول الله عز و جل وَ جَعَلْنا بَيْنَهُمْ وَ بَيْنَ الْقُرَى الَّتِي بارَكْنا فِيها قُرىً ظاهِرَةً و نحن و الله القري التي بارک الله فيها و أنتم القري الظاهرة
IsnādMon père et Ibn al-Walīd ensemble, d'après al-Ḥimyarī, d'après Muḥammad ibn Ṣāliḥ al-Hamadānī
Il dit : J'écrivis au Maître du Temps (que la paix soit sur lui) : « Les gens de ma maison me causent du tort et me réprimandent en raison d'un hadith rapporté de vos pères (que la paix soit sur eux) selon lequel ils ont dit : 'Nos préposés et nos serviteurs sont les pires des créatures de Dieu.' » Il (que la paix soit sur lui) écrivit en réponse : « Malheur à vous ! N'avez-vous pas lu la parole de Dieu, Puissant et Majestueux : 'Et Nous avons placé entre eux et les cités que Nous avions bénies des cités apparentes' (Coran 34:18). Par Dieu, nous sommes la cité que Dieu a bénie, et vous êtes les cités apparentes. »