[1/190] ارشاد المفيد: ابن قولويه، عن الكليني، عن محمد بن يحيى، عن أحمد بن محمد بن عيسى، عن أبي يحيى الواسطي، عن هشام بن سالم قال: كنا بالمدينة بعد وفاة أبي عبد الله عليه السلام أنا ومحمد بن النعمان صاحب الطاق، والناس مجتمعون عند عبد الله بن جعفر أنه صاحب الامر بعد أبيه، فدخلنا عليه والناس عنده فسألناه عن الزكاة في كم تجب؟ قال: في مائتين درهم خمسة دراهم، فقلنا ففي مائة درهم؟ قال: درهمان ونصف، قلنا: والله ما تقول المرجئة هذا فقال: والله ما أدري ما تقول المرجئة، قال: فخرجنا ضلالا … قلت: جعلت فداك إن عبد الله أخاك يزعم أنه الامام بعد أبيه فقال: عبد الله يريد أن لا يعبد الله … وبقي عبد الله لا يدخل إليه من الناس إلا قليل
IsnādIbn Qūlawayh, d'après al-Kulaynī, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Abū Yaḥyā al-Wāsiṭī, d'après Hishām ibn Sālim
Il dit : Nous étions à Médine après le décès d'Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) — moi et Muḥammad ibn al-Nuʿmān, l'homme du Ṭāq (le borgne, surnom de Shaykh al-Mufīd) — et les gens s'étaient rassemblés chez ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar, prétendant qu'il était le détenteur de l'autorité (l'Imam) après son père. Nous entrâmes chez lui alors que les gens étaient auprès de lui, et nous l'interrogeâmes sur l'aumône légale (zakāt) : sur quelle somme est-elle obligatoire ? Il répondit : « Sur deux cents dirhams, cinq dirhams. » Nous dîmes : « Et sur cent dirhams ? » Il répondit : « Deux dirhams et demi. » Nous dîmes : « Par Dieu, les Murjiʾites (secte déviante) ne disent pas cela ! » Il répliqua : « Par Dieu, je ne sais pas ce que disent les Murjiʾites. » Il dit : « Nous sortîmes de chez lui perdus (égarés)… » Je dis (Hishām) : « Que je sois rançon pour toi ! ʿAbd Allāh, ton frère, prétend être l'Imam après son père. » Il (le vrai Imam) répondit : « ʿAbd Allāh veut que Dieu ne soit pas adoré… » Et ʿAbd Allāh resta isolé, peu de gens venaient à lui.

