Chapitre
حدثنا أبي - رحمه الله - قال: حدثنا سعد بن عبد الله، قال: حدثني محمد بن الحسين بن أبي الخطاب، عن محمد بن سنان، عن حمزة، ومحمد ابني حمران، قالا: اجتمعنا عند أبي عبد الله عليه السلام في جماعة من أجلة مواليه وفينا حمران بن أعين فخضنا في المناظرة وحمران ساكت فقال له أبو عبد الله عليه السلام: مالك لا تتكلم يا حمران. فقال: يا سيدي آليت على نفسي أني لا أتكلم في مجلس تكون فيه. فقال أبو عبد الله عليه السلام: إني قد أذنت لك في الكلام فتكلم. فقال حمران: أشهد أن لا إله إلا الله وحده لا شريك له، لم يتخذ صاحبة ولا ولدا، خارج من الحدين حد التعطيل وحد التشبيه، وأن الحق القول بين القولين لا جبر ولا تفويض، وأن محمدا عبد ورسوله أرسله بالهدى ودين الحق ليظهره على الدين كله ولو كره المشركون، وأشهد أن الجنة حق، وأن النار حق، وأن البعث بعد الموت حق، وأشهد أن عليا حجة الله على خلقه لا يسع الناس جهله، وأن حسنا بعده وأن الحسين من بعده، ثم علي بن الحسين، ثم محمد بن علي، ثم أنت يا سيدي من بعدهم. فقال أبو عبد الله عليه السلام: الترتر حمران. ثم قال: يا حمران مد المطمر بينك وبين العالم، قلت: يا سيدي وما المطمر؟ فقال: أنتم تسمونه خيط البناء، فمن خالفك على هذا الامر فهو زنديق. فقال حمران: وإن كان علويا فاطميا؟ فقال أبو عبد الله عليه السلام: وإن كان محمديا علويا فاطميا.
IsnādNous a rapporté mon père — que Dieu lui fasse miséricorde —, qui dit : nous a rapporté Saʿd ibn ʿAbd Allāh, qui dit : m'a rapporté Muḥammad ibn al-Ḥusayn ibn Abī l-Khaṭṭāb, d'après Muḥammad ibn Sinān, d'après Ḥamza et Muḥammad, les deux fils de Ḥumrān, qui dirent :
Nous étions réunis chez Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui), en compagnie d'un groupe des plus nobles de ses partisans (mawālī), et parmi nous se trouvait Ḥumrān ibn Aʿyan. Nous nous engageâmes dans une discussion dialectique, tandis que Ḥumrān restait silencieux. Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) lui dit : « Qu'as-tu à ne pas parler, ô Ḥumrān ? » Il répondit : « Ô mon maître, j'ai fait le serment de ne point parler dans une assemblée où tu te trouves. » Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dit : « Je te donne la permission de parler : parle donc. » Alors Ḥumrān dit : « J'atteste qu'il n'y a de divinité que Dieu, l'Unique, sans associé ; qu'Il n'a point pris de compagne ni d'enfant ; qu'Il échappe aux deux limites — la limite de l'athéisme (taʿṭīl) et la limite de l'anthropomorphisme (tashbīh) — ; que la vérité est la parole médiane entre les deux paroles, ni contrainte absolue (jabr) ni libre arbitre total (tafwīḍ) ; que Muḥammad est un serviteur et Son messager ; qu'Il l'a envoyé avec la guidée et la religion de vérité pour la faire prévaloir sur toute religion, en dépit de l'aversion des associateurs. J'atteste que le Paradis est vrai, que l'Enfer est vrai, que la Résurrection après la mort est vraie. J'atteste que ʿAlī est le ḥujja (Preuve) de Dieu sur Sa création, qu'il n'est permis à personne de l'ignorer ; et qu'après lui [vient] al-Ḥasan, puis après lui al-Ḥusayn, puis ʿAlī ibn al-Ḥusayn, puis Muḥammad ibn ʿAlī, puis toi, ô mon maître, après eux. » Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dit : « Qu'il tremble, Ḥumrān ! » Puis il dit : « Ô Ḥumrān, tends le fil à plomb (al-miṭmar) entre toi et le connaisseur (al-ʿālim). » Je dis : « Ô mon maître, qu'est-ce que le miṭmar ? » Il répondit : « Vous l'appelez le cordeau du maçon. Quiconque s'oppose à toi sur cette affaire est un zindīq (hérétique). » Ḥumrān dit : « Et même s'il est ʿalide et fātimide ? » Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) dit : « Et même s'il est muhammadien, ʿalide et fātimide. »
حدثنا محمد بن موسى بن المتوكل - رضي الله عنه - قال: حدثنا علي بن إبراهيم بن هاشم، عن أبيه، عن ابن أبي عمير، عن عبد الله بن سنان، قال: قال أبو عبد الله عليه السلام: ليس بينكم وبين من خالفكم إلا المطمر. قلت: وأي شئ المطمر؟ قال: الذي تسمونه التر فمن خالفكم وجازه فابرؤوا منه وإن كان علويا فاطميا.
IsnādNous a rapporté Muḥammad ibn Mūsā ibn al-Mutawakkil (que Dieu l'agrée) qui dit : nous a rapporté ʿAlī ibn Ibrāhīm ibn Hāshim, d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après ʿAbd Allāh ibn Sinān, qui dit :
Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) a dit : « Il n'y a entre vous et ceux qui s'opposent à vous que le miṭmar (niveau à fil d'aplomb). » Je dis : « Et qu'est-ce que le miṭmar ? » Il dit : « Ce que vous appelez le fil à plomb. Quiconque s'oppose à vous et le dépasse, désavouez-le, même s'il est un ʿAlawite fāṭimide (descendant de ʿAlī et de Fāṭima). »