au sujet de la parole de Dieu — Puissant et Majestueux — : « Dieu n'a institué ni la baḥīra (chamelle aux oreilles fendues), ni la sā'iba (chamelle laissée en liberté), ni la waṣīla (chamelle qui a mis bas deux jumeaux), ni le ḥām (chameau étalon) ». Il (l'Imam) dit : « Les gens de la jāhilīya (période préislamique) disaient, lorsque la chamelle mettait bas deux petits en une seule portée : "Elle est waṣīla" (liée), et ils ne considéraient plus comme licite de l'égorger ni d'en manger. Et lorsqu'elle mettait bas dix fois, ils en faisaient une sā'iba (libérée), et ils ne considéraient plus comme licite de la monter ni d'en manger. Quant au ḥām, c'est l'étalon des chameaux : ils ne considéraient pas comme licite (de l'utiliser pour autre chose). Alors Dieu — Puissant et Majestueux — révéla qu'Il n'avait rien interdit de tout cela. »
Il a été rapporté que la baḥīra (chamelle aux oreilles fendues) est la chamelle qui, lorsqu'elle a mis bas cinq portées, si le cinquième petit est un mâle, ils l'égorgeaient et les hommes et les femmes en mangeaient. Si le cinquième est une femelle, ils fendaient son oreille — c'est-à-dire la coupaient — et sa chair et son lait étaient interdits aux hommes et aux femmes. Lorsqu'elle mourait, elle devenait licite pour les femmes. Quant à la sā'iba (chamelle laissée en liberté), c'est le chameau que l'on librait en accomplissement d'un vœu que l'homme avait fait : si Dieu — Puissant et Majestueux — le sauvait d'une maladie ou s'il atteignait sa destination, il devait agir ainsi. La waṣīla (brebis qui a rejoint son frère) concerne les ovins : lorsque la brebis avait mis bas sept portées, si le septième petit était un mâle, on l'égorgeait et hommes et femmes en mangeaient. Si c'était une femelle, on la laissait dans le troupeau. Si c'était un mâle et une femelle (jumeaux), ils disaient : « Elle a rejoint son frère », et on ne l'égorgeait pas, et leur chair était interdite aux femmes, à moins que l'un d'eux ne mourût, auquel cas il devenait licite de le manger pour les hommes et les femmes. Quant au ḥām (étalon protégé), c'est le mâle reproducteur : lorsqu'il avait engendré la progéniture de sa progéniture, ils disaient : « Son dos a été protégé. » Il a été rapporté aussi que le ḥām est celui des chameaux qui, après avoir engendré dix portées, ils disaient : « Son dos a été protégé », de sorte qu'on ne le montait pas et qu'on ne l'empêchait ni de brouter ni de boire.