Chapitre
حدثنا أبو أحمد الحسن بن عبد الله بن سعيد العسكري، قال: حدثنا أبو بكر محمد بن الحسن بن دريد، قال: أخبرنا أبو حاتم، عن العتبي يعني محمد بن عبد الله، عن أبيه، وأخبرنا محمد بن عبد الله بن شبيب البصري. قال: حدثنا زكريا بن يحيى المنقري ، قال: حدثنا العلاء بن فضيل، عن أبيه، عن جده، قال: قال قيس بن عاصم: وفدت مع جماعة من بني تميم إلى النبي صلى الله عليه وآله فدخلت عليه وعنده الصلصال بن الدلهمس فقلت: يا نبي الله عظنا موعظة ننتفع بها فإنا قوم نعير بالبرية. فقال رسول الله صلى الله عليه وآله: يا قيس إن مع العز ذلا، وإن مع الحياة موتا، وإن مع الدنيا آخرة، وإن لكل شئ حسيبا وعلى كل شئ رقيبا، وإن لكل حسنة ثوابا، ولكل سيئة عقابا، ولكل أجل كتابا، وإنه لابد لك يا قيس من قرين يدفن معك وهو حي وتدفن معه وأنت ميت فإن كان كريما أكرمك وإن كان لئيما أسلمك. ثم لا يحشر إلا معك، ولا تبعث إلا معه، ولا تسأل إلا عنه، ولا تجعله إلا صالحا فإنه إن صلح آنست به وإن فسد لا تستوحش إلا منه وهو فعلك، فقلت: يا نبي الله أحب أن يكون هذا الكلام في أبيات شعر نفخر به على من يلقينا من العرب وندخره فأمر النبي صلى الله عليه وآله من يأتيه بحسنان. قال: فأقبلت أفكر فيما أشبه هذه العظة من الشعر فاستتب لي القول قبل مجيئ حسان فقلت: يا رسول الله قد حضرتني أبيات أحسبها توافق ما نريد [فقال النبي صلى الله عليه وآله: قل يا قيس] فقلت: تخير قرينا من فعالك إنما * قرين الفتى في القبر ما كان يفعل ولابد بعد الموت من أن تعده * ليوم ينادى المرء فيه فيقبل فإن كنت مشغولا بشئ فلا تكن * بغير الذي يرضى به الله تشتغل فلن يصحب الانسان من بعد موته * ومن قبله إلا الذي كان يعمل ألا إنما الانسان ضيف لأهله * يقيم قليلا بينهم ثم يرحل
IsnādAbū Aḥmad al-Ḥasan ibn ʿAbd Allāh ibn Saʿīd al-ʿAskarī nous a rapporté, disant : Abū Bakr Muḥammad ibn al-Ḥasan ibn Durayd nous a rapporté, disant : Abū Ḥātim nous a informés, d'après al-ʿUtbī — c'est-à-dire Muḥammad ibn ʿAbd Allāh —, d'après son père ; et Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Shabīb al-Baṣrī nous a informés, disant : Zakariyyā ibn Yaḥyā al-Minqarī nous a rapporté, disant : al-ʿAlāʾ ibn Fuḍayl nous a rapporté, d'après son père, d'après son grand-père, qui a dit : Qays ibn ʿĀṣim a dit :
Je me rendis en délégation avec un groupe des Banū Tamīm auprès du Prophète — que Dieu prie sur lui et sa famille. J'entrai chez lui alors qu'il avait auprès de lui aṣ-Ṣalṣal ibn ad-Dulhumus. Je dis : « Ô Prophète de Dieu, donne-nous une exhortation dont nous puissions profiter, car nous sommes un peuple qui se vante dans le désert. » Le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sa famille — dit alors : « Ô Qays, avec la gloire vient l'humiliation, avec la vie vient la mort, et avec ce monde vient l'au-delà. Toute chose a un compte à rendre, sur toute chose il y a un observateur. Toute bonne action a une récompense, toute mauvaise action un châtiment, et chaque terme a un livre prescrit. Il te faut absolument, ô Qays, un compagnon qui sera enterré avec toi (alors qu'il est vivant) et avec qui tu seras enterré (alors que tu es mort) : s'il est généreux, il t'honorera ; s'il est vil, il t'abandonnera. Il ne sera ressuscité qu'avec toi, tu ne seras envoyé qu'avec lui, tu ne seras interrogé qu'à son sujet. Ne le rends donc que vertueux, car s'il est bon tu trouveras la sérénité en sa compagnie, et s'il est corrompu tu n'auras d'effroi que de lui. — Et c'est ton action. » Je dis : « Ô Prophète de Dieu, j'aimerais que ces paroles soient mises en vers, dont nous puissions nous vanter face à ceux des Arabes qui nous rencontreraient, et que nous puissions en conserver. » Le Prophète — que Dieu prie sur lui et sa famille — ordonna alors à quelqu'un d'aller chercher Ḥassān (le poète). » Il dit : « Je me mis à réfléchir à des vers qui ressembleraient à cette exhortation, et les mots me vinrent avant l'arrivée de Ḥassān. Je dis : « Ô Messager de Dieu, des vers me sont venus à l'esprit, que je crois correspondre à ce que nous voulons. » [Le Prophète — que Dieu prie sur lui et sa famille — dit : « Dis, ô Qays. »] Je dis : « Choisis-toi un compagnon parmi tes actions, car le compagnon du jeune homme dans la tombe est ce qu'il faisait. / Il te faut absolument, après la mort, te préparer pour le jour où l'homme sera appelé et se présentera. Si tu es occupé par quelque chose, ne t'occupe pas d'autre chose que de ce qui agrée Dieu. / L'homme, après sa mort comme avant, n'aura pour compagnon que ce qu'il œuvrait. / En vérité, l'homme n'est qu'un hôte pour les siens, il demeure un peu parmi eux puis s'en va. »