65- فروى الثقات أن أول من أظهر هذا الاعتقاد علي بن أبي حمزة البطائني وزياد بن مروان القندي وعثمان بن عيسى الرواسي طمعوا في الدنيا ومالوا إلى حطامها واستمالوا قوما فبذلوا لهم شيئا مما اختانوه من الأموال نحو حمزة بن بزيع وابن المكاري وكرام الخثعمي وأمثالهم.
Les gens dignes de confiance ont rapporté que les premiers à avoir manifesté cette croyance furent ʿAlī ibn Abī Ḥamza al-Baṭāʾinī, Ziyād ibn Marwān al-Qindī et ʿUthmān ibn ʿĪsā al-Rawāsī. Ils convoitèrent les biens de ce monde et inclinèrent vers ses futilités ; ils attirèrent à eux certaines personnes en leur offrant une partie des richesses qu'ils avaient détournées, comme Ḥamza ibn Bazīʿ, Ibn al-Makkārī, Karām al-Khathʿamī et leurs semblables.
66- فروى محمد بن يعقوب عن محمد بن يحيى العطار عن محمد بن أحمد عن محمد بن جمهور عن أحمد بن الفضل عن يونس بن عبد الرحمن قال: مات أبو إبراهيم عليه السلام وليس من قوامه أحد إلا وعنده المال الكثير،وكان ذلك سبب وقفهم وجحدهم موته طمعا في الأموال. كان عند زياد بن مروان القندي سبعون ألف دينار وعند علي بن أبي حمزة ثلاثون ألف دينار.فلما رأيت ذلك وتبينت الحق وعرفت من أمر أبي الحسن الرضا عليه السلام ما علمت، تكلمت ودعوت الناس إليه،فبعثا إلي وقالا: ما يدعوك إلى هذا؟إن كنت تريد المال فنحن نغنيك! وضمنا لي عشرة آلاف دينار وقالا لي: كف. فأبيت وقلت لهما: إنا روينا عن الصادقين عليه السلام أنهم قالوا: إذا ظهرت البدع فعلى العالم أن يظهر علمه فإن لم يفعل سلب نور الإيمان، وما كنت لأدع الجهاد وأمر الله على كل حال،فناصباني وأضمرا لي العداوة.
IsnādD'après Muhammad ibn Yaʿqūb, d'après Muhammad ibn Yaḥyā al-ʿAṭṭār, d'après Muḥammad ibn Aḥmad, d'après Muḥammad ibn Jumhūr, d'après Aḥmad ibn al-Faḍl, d'après Yūnus ibn ʿAbd al-Raḥmān qui a dit :
Abū Ibrāhīm (la paix soit sur lui) mourut alors qu'il n'y avait aucun de ses représentants (qawwām) qui ne possédât d'importantes richesses. Ce fut la cause de leur arrêt (waqf) et de leur dénégation de sa mort, par convoitise des biens. Ziyād ibn Marwān al-Qandī détenait soixante-dix mille dinars, et ʿAlī ibn Abī Ḥamza trente mille dinars. Lorsque je vis cela, que la vérité me devint claire et que j'eus connaissance de la situation d'Abū al-Ḥasan al-Riḍā (la paix soit sur lui) telle que je l'avais apprise, je parlai et appelai les gens vers lui. Ils m'envoyèrent tous deux un message en disant : « Qu'est-ce qui te pousse à cela ? Si c'est l'argent que tu veux, nous t'enrichirons ! » Ils me garantirent dix mille dinars et me dirent : « Tais-toi. » Mais je refusai et leur dis : « Nous avons rapporté des deux Véridiques (al-Ṣādiqayn, la paix soit sur eux) qu'ils ont dit : « Lorsque les innovations (bidaʿ) apparaissent, il incombe au savant (ʿālim) de manifester sa science ; s'il ne le fait pas, la lumière de la foi lui est ôtée. » Je n'allais pas abandonner le combat (jihād) et l'ordre de Dieu en toute circonstance. » Alors ils se dressèrent contre moi et conçurent de l'inimitié envers moi.
67- وروى محمد بن الحسن بن الوليد عن الصفار وسعد بن عبد الله الأشعري جميعا عن يعقوب بن يزيد الأنباري عن بعض أصحابه قال: مضى أبو إبراهيم عليه السلام وعند زياد القندي سبعون ألف دينار وعند عثمان بن عيسى الرواسي ثلاثون ألف دينار وخمس جوار ومسكنه بمصر، فبعث إليهم أبو الحسن الرضا عليه السلام أن احملوا ما قبلكم من المال وما كان اجتمع لأبي عندكم من أثاث وجوار فإني وارثه وقائم مقامه وقد اقتسمنا ميراثه ولا عذر لكم في حبس ما قد اجتمع لي ولوارثه قبلكم،وكلام يشبه هذا. فأما ابن أبي حمزة فإنه أنكره ولم يعترف بما عنده،وكذلك زياد القندي. وأما عثمان بن عيسى فإنه كتب إليه أن أباك عليه السلام لم يمت، وهو حي قائم، ومن ذكر أنه مات فهو مبطل،وأعمل على أنه قد مضى كما تقول فلم يأمرني بدفع شيء إليك، وأما الجواري فقد أعتقهن وتزوجت بهن.
IsnādMuhammad ibn al-Ḥasan ibn al-Walīd, de al-Ṣaffār et Saʿd ibn ʿAbd Allāh al-Ashʿarī tous deux, de Yaʿqūb ibn Yazīd al-Anbārī, de l'un de ses compagnons
Il dit : Abū Ibrāhīm (que la paix soit sur lui) mourut alors que Ziyād al-Qindī détenait soixante-dix mille dinars, et que ʿUthmān ibn ʿĪsā al-Rawwāsī détenait trente mille dinars, cinq esclaves femmes et sa résidence en Égypte. Alors Abū al-Ḥasan al-Riḍā (que la paix soit sur lui) leur envoya un message : « Apportez-moi l'argent que vous détenez, ainsi que tout le mobilier et les esclaves femmes qui étaient chez vous pour mon père, car je suis son héritier et je prends sa place. Nous avons déjà partagé son héritage, et vous n'avez aucune excuse pour retenir ce qui m'est dû ainsi qu'à son héritier. » Et d'autres paroles semblables. Quant à Ibn Abī Ḥamza, il le nia et ne reconnut pas ce qu'il détenait ; de même Ziyād al-Qindī. Quant à ʿUthmān ibn ʿĪsā, il lui écrivit : « Ton père (que la paix soit sur lui) n'est pas mort, il est vivant et subsistant ; celui qui dit qu'il est mort est dans l'erreur. Même si j'estime qu'il est décédé comme tu le dis, il ne m'a pas ordonné de te remettre quoi que ce soit. Quant aux esclaves femmes, je les ai affranchies et je les ai épousées. »
68- وروى أحمد بن محمد بن سعيد بن عقدة عن محمد بن أحمد بن نصر التيمي قال: سمعت حرب بن الحسن الطحان يحدث يحيى بن الحسن العلوي أن يحيى بن المساور قال: حضرت جماعة من الشيعة وكان فيهم علي بن أبي حمزة فسمعته يقول: دخل علي بن يقطين على أبي الحسن موسى عليه السلام فسأله عن أشياء فأجابه، ثم قال أبو الحسن عليه السلام: يا علي،صاحبك يقتلني. فبكى علي بن يقطين وقال: يا سيدي وأنا معه؟قال: لا يا علي. لا تكون معه ولا تشهد قتلي. قال علي: فمن لنا بعدك يا سيدي؟فقال: علي ابني هذا؛هو خير من أخلف بعدي. هو مني بمنزلة أبي هو لشيعتي، عنده علم ما محتاجون إليه، سيد في الدنيا وسيد في الآخرة وإنه لمن المقربين. فقال يحيى بن الحسن لحرب: فما حمل علي بن أبي حمزة على أن برئ منه وحسده؟ قال: سألت يحيى بن المساور عن ذلك، فقال: حمله ما كان عنده من ماله الذي اقتطعه ليشقيه الله في الدنيا والآخرة...
Isnād68- Et a rapporté Aḥmad b. Muḥammad b. Saʿīd b. ʿUqda, d'après Muḥammad b. Aḥmad b. Naṣr al-Taymī, qui a dit : j'ai entendu Ḥarb b. al-Ḥasan al-Ṭaḥḥān rapporter à Yaḥyā b. al-Ḥasan al-ʿAlawī que Yaḥyā b. al-Musāwir a dit :
J'étais présent auprès d'un groupe de shīʿites (partisans de la famille du Prophète), et parmi eux se trouvait ʿAlī b. Abī Ḥamza. Je l'ai entendu dire : ʿAlī b. Yaqṭīn entra chez Abū al-Ḥasan Mūsā (que la paix soit sur lui). Il l'interrogea sur diverses choses, et il lui répondit. Puis Abū al-Ḥasan (que la paix soit sur lui) dit : « Ô ʿAlī, ton compagnon va me tuer. » ʿAlī b. Yaqṭīn se mit à pleurer et dit : « Ô mon maître, serai-je avec lui ? » Il dit : « Non, ʿAlī. Tu ne seras pas avec lui et tu n'assisteras pas à mon meurtre. » ʿAlī dit : « Qui donc sera pour nous après toi, ô mon maître ? » Il dit : « ʿAlī, mon fils que voici ; il est le meilleur de ceux que je laisse après moi. Il est à mon égard à la place d'Abū (mon père) ; il est pour mes shīʿites ; il possède la science de ce dont ils ont besoin ; il est un maître (sayyid) en ce monde et un maître dans l'au-delà, et il est certes parmi les rapprochés. » Alors Yaḥyā b. al-Ḥasan dit à Ḥarb : « Qu'est-ce qui a poussé ʿAlī b. Abī Ḥamza à se désolidariser de lui et à l'envier ? » Il dit : « J'ai interrogé Yaḥyā b. al-Musāwir à ce sujet, et il a dit : Ce qui l'a poussé, c'est l'argent qu'il possédait et qu'il avait amassé, et par lequel Dieu l'a rendu misérable en ce monde et dans l'au-delà. »
69- وروى علي بن حبشي بن قوني عن الحسين بن أحمد بن الحسن بن علي بن فضال قال: كنت أرى عند عمي علي بن الحسن بن فضال شيخا من أهل بغداد وكان يهازل عمي. فقال له يوما: ليس في الدنيا شر منكم يا معشر الشيعة- أو قال الرافضة - .فقال له عمي: ولم؟ لعنك الله.قال: أنا زوج بنت أحمد بن أبي بشر السراج،قال لي لما حضرته الوفاة: إنه كان عندي عشرة آلاف دينار وديعة لموسى بن جعفر عليه السلام فدفعت ابنه عنها بعد موته وشهدت أنه لم يمت! فالله الله،خلصوني من النار وسلموها إلى الرضا.فو الله ما أخرجنا حبه ولقد تركناه يصلى بها في نار جهنم.
IsnādRapporté par ʿAlī ibn Ḥabashī ibn Qūnī d'après al-Ḥusayn ibn Aḥmad ibn al-Ḥasan ibn ʿAlī ibn Faḍḍāl qui dit :
Je voyais chez mon oncle ʿAlī ibn al-Ḥasan ibn Faḍḍāl un vieillard de Bagdad qui plaisantait avec mon oncle. Un jour, il lui dit : « Il n'y a rien de pire au monde que vous, ô communauté chiite ! » — ou il dit : « ô Rāfiḍa (répudiateurs) ! » Mon oncle lui répondit : « Pourquoi ? Que Dieu te maudisse ! » Il dit : « Je suis le gendre d'Aḥmad ibn Abī Bishr al-Sarrāj. Il me dit, lorsque la mort se présenta à lui : “J'avais en dépôt dix mille dînārs appartenant à Mūsā ibn Jaʿfar (que la paix soit sur lui). Après sa mort, j'ai repoussé son fils (al-Riḍā) et j'ai témoigné qu'il n'était pas mort ! Au nom de Dieu, au nom de Dieu ! Délivre-moi du Feu ! Remets-les à al-Riḍā.” Par Dieu, nous n'avons pas extirpé notre amour (pour eux), et nous l'avons laissé brûler par cela dans le Feu de l'Enfer. »