17 حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَعْفَرٍ الْحِمْيَرِيُّ عَنْ أَبِيهِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ سَالِمٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ حَمَّادٍ الْبَصْرِيِّ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ الْأَصَمِّ عَنْ صَفْوَانَ الْجَمَّالِ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللَّهِ (ع) وَ نَحْنُ فِي طَرِيقِ الْمَدِينِةِ نُرِيدُ مَكَّةَ فَقُلْتُ لَهُ يَا ابْنَ رَسُولِ اللَّهِ مَا لِي أَرَاكَ كَئِيباً حَزِيناً مُنْكَسِراً فَقَالَ لِي لَوْ تَسْمَعُ مَا أَسْمَعُ لَشَغَلَكَ عَنْ مُسَاءَلَتِي قُلْتُ وَ مَا الَّذِي تَسْمَعُ قَالَ ابْتِهَالَ الْمَلَائِكَةِ إِلَى اللَّهِ عَلَى قَتَلَةِ أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ (ع) وَ عَلَى قَتَلَةِ الْحُسَيْنِ (ع) وَ نَوْحَ الْجِنِّ عَلَيْهِمَا- وَ بُكَاءَ الْمَلَائِكَةِ الَّذِينَ حَوْلَهُمْ وَ شِدَّةَ حُزْنِهِمْ فَمَنْ يَتَهَنَّأُ مَعَ هَذَا بِطَعَامٍ أَوْ شَرَابٍ أَوْ نَوْمٍ قُلْتُ لَهُ فَمَنْ يَأْتِيهِ زَائِراً ثُمَّ يَنْصَرِفُ فَمَتَى يَعُودُ إِلَيْهِ وَ فِي كَمْ يَوْمٍ يُؤْتَى وَ فِي كَمْ يَسَعُ النَّاسَ تَرْكُهُ قَالَ أَمَّا الْقَرِيبُ فَلَا أَقَلَّ مِنْ شَهْرٍ وَ أَمَّا بَعِيدُ الدَّارِ فَفِي كُلِّ ثَلَاثِ سِنِينَ فَمَا جَازَ الثَّلَاثَ سِنِينَ فَقَدْ عَقَّ رَسُولَ اللَّهِ (ص) وَ قَطَعَ رَحِمَهُ إِلَّا مِنْ عِلَّةٍ وَ لَوْ يَعْلَمُ زَائِرُ الْحُسَيْنِ (ع) مَا يَدْخُلُ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ وَ مَا يَصِلُ إِلَيْهِ مِنَ الْفَرَحِ وَ إِلَى أَمِيرِ الْمُؤْمِنِينَ وَ إِلَى فَاطِمَةَ وَ الْأَئِمَّةِ وَ الشُّهَدَاءِ مِنَّا أَهْلَ الْبَيْتِ وَ مَا يَنْقَلِبُ بِهِ مِنْ دُعَائِهِمْ لَهُ وَ مَا لَهُ فِي ذَلِكَ مِنَ الثَّوَابِ فِي الْعَاجِلِ وَ الْآجِلِ وَ الْمَذْخُورِ لَهُ عِنْدَ اللَّهِ لَأَحَبَّ أَنْ يَكُونَ مَا ثَمَّ دَارَهُ مَا بَقِيَ وَ أَنَّ زَائِرَهُ لَيَخْرُجُ مِنْ رَحْلِهِ فَمَا يَقَعُ فَيْئُهُ عَلَى شَيْءٍ إِلَّا دَعَا لَهُ فَإِذَا وَقَعَتِ الشَّمْسُ عَلَيْهِ أَكَلَتْ ذُنُوبَهُ كَمَا تَأْكُلُ النَّارُ الْحَطَبَ وَ مَا تُبْقِي الشَّمْسُ عَلَيْهِ مِنْ ذُنُوبِهِ شَيْئاً فَيَنْصَرِفُ وَ مَا عَلَيْهِ ذَنْبٌ وَ قَدْ رُفِعَ لَهُ مِنَ الدَّرَجَاتِ مَا لَا يَنَالُهُ الْمُتَشَحِّطُ بِدَمِهِ فِي سَبِيلِ اللَّهِ وَ يُوَكَّلُ بِهِ مَلَكٌ يَقُومُ مَقَامَهُ وَ يَسْتَغْفِرُ لَهُ حَتَّى يَرْجِعَ إِلَى الزِّيَارَةِ أَوْ يَمْضِيَ ثَلَاثُ سِنِينَ أَوْ يَمُوتَ وَ ذَكَرَ الْحَدِيثَ بِطُولِهِ حَدَّثَنِي أَبِي (رحمه الله) عَنْ أَحْمَدَ بْنِ إِدْرِيسَ وَ مُحَمَّدِ بْنِ يَحْيَى جَمِيعاً عَنِ الْعَمْرَكِيِّ بْنِ عَلِيٍّ الْبُوفَكِيِّ قَالَ حَدَّثَنَا يَحْيَى وَ كَانَ فِي خِدْمَةِ أَبِي جَعْفَرٍ الثَّانِي (ع) عَنْ عَلِيٍّ عَنْ صَفْوَانَ بْنِ مِهْرَانَ الْجَمَّالِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (ع) قَالَ سَأَلْتُهُ فِي طَرِيقِ الْمَدِينَةِ وَ ذَكَرَ الْحَدِيثَ بِطُولِهِ
IsnādRapporté par Muḥammad ibn ʿAbd Allāh ibn Jaʿfar al-Ḥimyarī, d'après son père, d'après ʿAlī ibn Muḥammad ibn Sālim, d'après Muḥammad ibn Khālid, d'après ʿAbd Allāh ibn Ḥammād al-Baṣrī, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Aṣamm, d'après Ṣafwān al-Jammāl
Il dit : J'interrogeai Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) alors que nous étions sur la route de Médine, nous rendant à La Mecque. Je lui dis : « Ô fils du Messager de Dieu, pourquoi te vois-je triste, affligé et brisé ? » Il me répondit : « Si tu entendais ce que j'entends, cela te détournerait de m'interroger. » Je dis : « Et qu'entends-tu donc ? » Il dit : « Les implorations des anges auprès de Dieu contre les meurtriers du Commandeur des croyants (l'Imam ʿAlī, que la paix soit sur lui) et contre les meurtriers d'al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui), les lamentations des djinns sur eux deux, les pleurs des anges qui les entourent et l'intensité de leur chagrin. Qui donc pourrait, dans ces conditions, trouver plaisir à la nourriture, à la boisson ou au sommeil ? » Je lui dis : « Celui qui vient en pèlerin (zā'ir) auprès de lui (d'al-Ḥusayn) puis s'en retourne, quand doit-il y revenir ? Au bout de combien de jours doit-on s'y rendre ? Et quel délai est-il permis aux gens de laisser ? » Il dit : « Quant à celui qui habite proche, pas moins d'un mois ; quant à celui qui est éloigné de sa demeure, une fois tous les trois ans. S'il dépasse les trois ans, il a alors commis une désobéissance envers le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) et a rompu le lien de parenté avec lui, sauf en cas d'empêchement légitime. Si le pèlerin d'al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) savait la joie qui parvient au Messager de Dieu, au Commandeur des croyants, à Fāṭima, aux Imams et aux martyrs parmi nous, les Gens de la Maison (Ahl al-Bayt), et ce qu'il emporte de leurs invocations en sa faveur, et la récompense qui lui est attribuée pour cela dans l'immédiat et dans l'au-delà, et ce qui lui est réservé auprès de Dieu, il aimerait que sa demeure soit là-bas (près du tombeau) tant qu'il vivrait. Certes, le pèlerin, dès qu'il quitte sa demeure, il n'y a rien sur quoi son ombre ne tombe sans que cela n'invoque en sa faveur. Quand le soleil se lève sur lui, il consume ses péchés comme le feu consume le bois, et le soleil ne laisse subsister aucun de ses péchés. Il s'en retourne alors sans aucun péché sur lui. Des degrés lui sont élevés, que n'atteint pas même celui qui se roule dans son sang sur le chemin de Dieu. Un ange lui est assigné, qui se tient à sa place et implore le pardon pour lui, jusqu'à ce qu'il revienne pour la visite (ziyāra), ou que trois années se soient écoulées, ou qu'il meure. » Et il mentionna le hadith en entier.