IsnādMuhammad b. ʿAbd Allāh b. Jaʿfar al-Ḥimyarī m’a rapporté, de son père, de ʿAlī b. Muḥammad b. Sulaymān, de Muḥammad b. Khālid, de ʿAbd Allāh b. Ḥammād al-Baṣrī, d’Abū ʿAbd Allāh (al-Ṣādiq, paix sur lui)
Il m’a dit : « Vous possédez, ou il a dit : près de vous — une vertu dont nul n’a jamais reçu l’équivalent ; et je ne pense pas que vous la connaissiez en profondeur, ni que vous la préser viez, ni que vous vous y consacriez pleinement. Elle a pourtant des gens spécifiques qui y ont été désignés et à qui elle a été donnée sans qu’ils n’y aient contribué par leur force ou leur puissance, mais seulement par l’œuvre de Dieu pour eux, par la félicité dont Dieu les a gratifiés, par Sa miséricorde, Sa clémence et Sa préséance. » Je dis : « Que je sois sacrifié pour toi ! Qu’est-ce donc que cette chose que tu nous as décrite sans la nommer ? » Il dit : « La visite (ziyāra) de mon grand-père al-Ḥusayn b. ʿAlī (paix sur lui). Car il est un étranger sur une terre d’exil : pleure sur lui celui qui le visite, s’afflige pour lui celui qui ne le visite pas, brûle pour lui celui qui n’a pas été témoin (de son martyre), et a compassion de lui celui qui regarde la tombe de son fils (ʿAlī al-Akbar) à ses pieds, dans une terre vide, sans allié proche ni parent à ses côtés. Puis on lui a refusé le droit, et les gens de l’apostasie (ahl al-ridda) se sont ligués contre lui jusqu’à le tuer, le laisser à l’abandon, l’exposer aux bêtes féroces, lui refuser de boire l’eau de l’Euphrate que boivent les chiens, et ils ont bafoué le droit du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) ainsi que son testament à son sujet et au sujet de sa Famille (Ahl al-Bayt). Il est devenu, dans sa tombe, négligé, gisant entre les siens et ses partisans (shīʿa), entre les strates de la terre ; sa proximité est devenue désolée, dans la solitude et l’éloignement de son grand-père et dans cette demeure que ne fréquente que celui dont Dieu a éprouvé le cœur pour la foi (īmān) et à qui Il a fait connaître notre droit (ḥaqq). » Je lui dis : « Que je sois sacrifié pour toi ! J’avais l’habitude de venir à lui jusqu’à ce que je sois éprouvé par le pouvoir (sulṭān), chargé de la garde de leurs biens et connu d’eux ; j’ai donc cessé de venir à lui par dissimulation (taqiyya), bien que je connaisse le bien qu’il y a à le visiter. » Il dit : « Sais-tu quel est le mérite de celui qui vient à lui, et quel bien considérable il a auprès de nous ? » Je dis : « Non. » Il dit : « Quant au mérite, les anges du ciel se glorifient de lui ; quant à ce qu’il a auprès de nous : la miséricorde invoquée sur lui chaque matin et chaque soir. Et mon père (al-Bāqir, paix sur lui) m’a rapporté que son lieu, depuis qu’il a été tué, n’a jamais cessé d’être fréquenté par quelqu’un qui prie sur lui, parmi les anges, les djinns, les humains ou les bêtes sauvages. Il n’est rien qui n’envie son visiteur, ne se frotte à lui et n’espère du bien en le regardant, parce qu’il regarde sa tombe (paix sur lui). » Puis il dit : « Il m’est parvenu que des gens viennent à lui des environs de Kūfa, d’autres en dehors d’eux, ainsi que des femmes qui le pleurent en se lamentant, cela à la mi-shaʿbān, parmi lesquels un récitateur récite, un conteur raconte, une pleureuse se lamente, et quelqu’un qui dit des élégies. » Je dis : « Oui, que je sois sacrifié pour toi, j’ai été témoin d’une partie de ce que tu décris. » Il dit : « Louange à Dieu qui a placé parmi les gens ceux qui viennent à nous, nous louangent et pleurent sur nous, et qui a fait que nos ennemis, parmi nos proches et d’autres, les attaquent, les menacent et blâment ce qu’ils font. »
Isnād3. A rapporté pour moi Muhammad ibn Yaʿqūb, d'après plusieurs de ses compagnons, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après ʿAlī ibn al-Ḥakam, d'après Ziyād ibn al-Jalāl, d'après Abū ʿAbd Allāh (ʿalayhi al-salām) qui a dit :
Isnād4. Et m'a raconté mon père (que Dieu lui fasse miséricorde), d'après Muḥammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl ibn Bazīʿ, d'après certains de ses compagnons, remontant jusqu'à Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix), qui a dit :
Je dis : « Il nous arrive d'être à La Mecque, à Médine, à al-Ḥāʾir (le sanctuaire de l'Imam Ḥusayn) ou dans les lieux où l'on espère une faveur (spirituelle) ; et il arrive qu'un homme se lève pour faire ses ablutions, puis un autre vienne et prenne sa place. » Il (l'Imam) dit : « Quiconque précède (un autre) à un endroit y a plus de droit pour son jour et sa nuit. »
Rapporté d'après Abū al-ʿAbbās Muḥammad b. Jaʿfar, d'après Muḥammad b. al-Ḥusayn b. Abī al-Ḫaṭṭāb, d'après Manīʿ, d'après Ṣafwān b. Yaḥyā, d'après Ṣafwān b. Mahrān al-Ǧammāl, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'imam Ǧaʿfar al-Ṣādiq — sur lui la paix)
Isnād6. A rapporté pour moi mon père (que Dieu lui accorde Sa miséricorde), d'après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Abū Yaḥyā al-Wāsiṭī, d'après Abū al-Ḥasan al-Ḥadhdhā', qui a dit :
Abū ʿAbd Allāh (Jaʿfar al-Ṣādiq) a dit : « Il y a près de chez vous un cimetière appelé Barāthā, d'où seront ressuscités cent vingt mille martyrs, semblables aux martyrs de Badr. »
IsnādD'après Muḥammad b. Marwān qui dit : Muḥammad b. al-Faḍl nous a rapporté, ayant entendu Ǧaʿfar b. Muḥammad (psl) dire :
Quiconque visite la tombe d’al-Ḥusayn (psl) durant le mois de Ramaḍān et meurt en chemin ne sera ni présenté (au jugement) ni jugé, et il lui sera dit : « Entre au Paradis en toute sécurité. »
IsnādMon père m'a rapporté, d'après Saʿd ibn ʿAbd Allāh, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Muḥammad ibn Ismāʿīl ibn Bazīʿ, d'après l'un de ses compagnons, remontant jusqu'à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui).
Il dit : Je dis : « Nous nous trouvons à La Mecque, ou à Médine, ou à al-Ḥāʾir (le sanctuaire de l’Imam Ḥusayn), ou dans les lieux où l’on espère une grâce (divine). Il arrive qu’un homme s’absente pour faire ses ablutions, et qu’un autre vienne prendre sa place. » Il (l’Imam) dit : « Quiconque a précédé à un lieu y a davantage de droit pour ce jour et pour cette nuit. »
IsnādEt par cette chaîne de transmission, d'après ʿAbd Allāh al-Aṣamm, d'après ʿAbd Allāh ibn Bakr al-Arrajānī
Il dit : « J'accompagnai Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) sur la route de La Mecque depuis Médine. Nous descendîmes dans une étape appelée ʿUsfān, puis nous passâmes près d'une montagne noire, sur la gauche de la route, effrayante. Je lui dis : “Ô fils du Messager de Dieu (que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille), qu'elle est effrayante cette montagne ! Je n'ai rien vu de tel sur la route.” Il me dit : “Ô Ibn Bakr, sais-tu quelle est cette montagne ?” Je répondis : “Non.” Il dit : “C'est une montagne appelée al-Kamad. Elle surplombe une vallée des vallées de l'Enfer. S'y trouvent les meurtriers de mon père al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) ; ils y ont été déposés. Sous eux coulent les eaux de l'Enfer : le ġislīn (pus), le ṣadīd (sanie), le ḥamīm (eau bouillante), ce qui sort du puits d'al-Jawī, ce qui sort d'al-Falaq comme péchés, ce qui sort de la boue de la perdition (ṭīnat al-khabāl), ce qui sort de la Géhenne, ce qui sort de Laẓā, d'al-Ḥuṭama, de Saqar, du ḥamīm, d'al-Hāwiya et d'al-Saʿīr. Chaque fois que je passe par cette montagne au cours de mes voyages et que je m'y arrête, je les vois tous deux implorer mon secours. Je regarde les meurtriers de mon père et je leur dis : ‘Ceux-ci n'ont fait que ce que vous avez instigué. Vous n'avez pas eu pitié de nous lorsque vous avez pris le pouvoir ; vous nous avez tués, spoliés, usurpé notre droit, et vous vous êtes emparés seuls de l'autorité en nous écartant. Que Dieu n'ait pas miséricorde à celui qui vous accorde miséricorde ! Goûtez donc les conséquences de ce que vous avez commis ! Car Dieu n'est point injuste envers Ses serviteurs.’ Le plus suppliant et le plus humble des deux est le second. Parfois je m'arrête auprès d'eux pour soulager un peu ce qui est dans mon cœur. Parfois je dépasse la montagne où ils se trouvent — c'est la montagne d'al-Kamad.” Je lui dis : “Que je sois sacrifié pour toi ! Lorsque tu dépasses la montagne, qu'entends-tu ?” Il dit : “J'entends leurs voix qui m'appellent : ‘Arrête-toi auprès de nous, nous te parlerons, car nous nous repentons !’ Et j'entends de la montagne une voix qui crie vers moi : ‘Réponds-leur et dis : “Taisez-vous dans l'Enfer et ne Me parlez pas !”’” Je dis : “Que je sois sacrifié pour toi ! Et qui sont avec eux ?” Il dit : “Tout Pharaon qui s'est montré insolent envers Dieu et dont Dieu a rapporté les actes, et quiconque a enseigné aux serviteurs la mécréance.” Je dis : “Qui sont-ils ?” Il dit : “Par exemple Būlus (Paul) qui enseigna aux Juifs que la main de Dieu est fermée, et Nasṭūr (Nestorius) qui enseigna aux Chrétiens que Jésus le Messie est fils de Dieu et leur dit qu'ils sont trois ; et Pharaon de Moïse qui dit : ‘Je suis votre Seigneur le Très-Haut’ ; et Nimrod qui dit : ‘J'ai vaincu les habitants de la terre et tué ceux qui sont dans le ciel’ ; et le meurtrier du Commandeur des croyants (ʿAlī, que la paix soit sur lui), et le meurtrier de Fāṭima et de Muḥsin, et le meurtrier d'al-Ḥasan et d'al-Ḥusayn (que la paix soit sur eux). Quant à Muʿāwiya et ʿAmr, ils n'espèrent aucune délivrance. Avec eux se trouve quiconque nous a manifesté de l'hostilité et nous a combattus par sa langue, sa main et ses biens.” Je lui dis : “Que je sois sacrifié pour toi ! Toi, tu entends tout cela et tu n'es pas ébranlé ?” Il dit : “Ô Ibn Bakr, nos cœurs ne sont pas comme les cœurs des gens. Nous sommes obéissants, purifiés, élus. Nous voyons ce que les gens ne voient pas et nous entendons ce que les gens n'entendent pas. Les anges descendent sur nous dans nos demeures, ils se meuvent dans nos lits, assistent à nos repas, sont présents auprès de nos morts, nous apportent les nouvelles de ce qui arrivera avant que cela n'advienne, prient avec nous, invoquent pour nous, déploient leurs ailes sur nous, nos petits enfants jouent sur leurs ailes, ils empêchent les bêtes de nous atteindre, ils nous apportent de toute la terre chaque plante en son temps, ils nous abreuvent de l'eau de chaque terre — nous trouvons cela dans nos récipients. Il n'est jour, heure ou temps de prière sans qu'ils ne s'y tiennent prêts, et il n'est nuit qui passe sans que nous ayons les nouvelles de chaque terre et ce qui s'y produit, les nouvelles des djinns et les nouvelles des anges adeptes des passions. Aucun roi ne meurt sur terre ni ne laisse place à un autre sans que sa nouvelle ne nous parvienne, ainsi que sa conduite envers ses prédécesseurs. Il n'est terre parmi les six terres jusqu'à la septième sans que leurs nouvelles nous soient apportées.” Je dis : “Que je sois sacrifié pour toi ! Où aboutit cette montagne ?” Il dit : “Jusqu'à la septième terre (ou sixième). S'y trouve la Géhenne, sur l'une de ses vallées. Elle a des gardiens plus nombreux que les étoiles du ciel, les gouttes de pluie, le nombre de ce qui est dans les mers et le nombre des particules de poussière. Chaque ange parmi eux est assigné à une chose particulière et y demeure sans le quitter.” Je dis : “Que je sois sacrifié pour toi ! Tous vous communiquent-ils les nouvelles ?” Il dit : “Non. Elles ne sont communiquées qu'au Maître de l'Ordre (Ṣāḥib al-Amr, l'Imam du Temps). Nous portons ce que les serviteurs ne peuvent juger, et nous jugeons à son sujet. Quiconque n'accepte pas notre jugement, les anges le contraignent à notre parole ; ils ordonnent à ceux qui veillent sur chaque région de le forcer à notre parole. S'il est un djinn dissident ou mécréant, ils l'enchaînent et le torturent jusqu'à ce qu'il se soumette à notre jugement.” Je dis : “Que je sois sacrifié pour toi ! L'Imam voit-il ce qui est entre l'Orient et l'Occident ?” Il dit : “Ô Ibn Bakr, comment serait-il le Preuve (ḥujja) de Dieu sur ce qui est entre les deux pôles (de la terre) s'il ne les voit pas et ne juge pas entre eux ? Comment serait-il une Preuve pour des gens absents qu'il ne peut atteindre et qui ne peuvent l'atteindre ? Comment serait-il celui qui transmet de la part de Dieu et témoigne contre les créatures s'il ne les voit pas ? Comment serait-il une Preuve pour eux s'il leur est voilé, alors que Dieu a établi entre lui et eux qu'il accomplisse l'ordre de son Seigneur parmi eux ? Dieu dit : ‘Nous ne t'avons envoyé que comme une miséricorde pour l'humanité tout entière’ — Il entend par là ceux qui sont sur terre. La Preuve après le Prophète (que la prière de Dieu soit sur lui et sa famille) tient la place du Prophète après lui ; il est le guide sur ce dont la communauté dispute, il prend les droits des gens, il accomplit l'ordre de Dieu et rend justice à certains d'entre eux contre d'autres. S'ils n'ont pas auprès d'eux quelqu'un dont la parole s'impose — alors qu'Il dit : ‘Nous leur montrerons Nos signes dans les horizons et en eux-mêmes’ — quel signe dans les horizons autre que nous Dieu a-t-Il montré aux gens des horizons ? Et Il dit : ‘Nous ne leur montrons aucun signe qui ne soit plus grand que son semblable.’ Quel signe est plus grand que nous ? Par Dieu, les Banū Hāshim et Quraysh savent bien ce que Dieu nous a donné, mais l'envie les a détruits comme elle a détruit Iblīs. Ils viennent à nous lorsqu'ils sont contraints et craignent pour eux-mêmes ; ils nous interrogent, nous leur expliquons, et ils disent : ‘Nous témoignons que vous êtes les gens de la science.’ Puis ils sortent et disent : ‘Nous n'avons vu personne plus égaré que ceux qui suivent ceux-là !’ et ils acceptent leurs paroles.” Je dis : “Que je sois sacrifié pour toi ! Informe-moi au sujet d'al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) : si l'on fouillait sa tombe, y trouverait-on quelque chose ?” Il dit : “Ô Ibn Bakr, que tes questions sont grandes ! Al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui), avec son père, sa mère et son frère al-Ḥasan, se trouve dans la demeure du Messager de Dieu (que la paix soit sur lui) ; ils sont comblés de faveurs et reçoivent leur subsistance comme lui. Si l'on avait fouillé sa tombe de son vivant, on l'aurait trouvé. Mais aujourd'hui, il est vivant auprès de son Seigneur, il reçoit sa subsistance, il regarde son campement, il regarde le Trône, attendant l'ordre de le porter. Il est accroché à la droite du Trône, disant : ‘Seigneur, accomplis pour moi ce que Tu m'as promis !’ Il regarde ses visiteurs, et il les connaît mieux que quiconque parmi vous ne connaît son propre enfant et ce qu'il possède ; il connaît leurs noms, ceux de leurs pères, leurs degrés et leur rang auprès de Dieu. Il voit celui qui pleure sur lui et lui demande pardon par miséricorde pour lui ; il demande à son père d'implorer le pardon pour lui et dit : ‘Ô toi qui pleures, si tu savais ce qui t'est préparé, tu te réjouirais plus que tu ne t'affliges !’ Alors tout ange dans le ciel et dans le ḥāʾir (l'enceinte sacrée du tombeau) qui entend ses pleurs implore le pardon pour lui, et il s'en retourne sans aucun péché sur lui.”
Il n'est aucun prophète ni aucun exécuteur testamentaire (waṣī) de prophète qui reste sur terre plus de trois jours ; puis son esprit, ses os et sa chair sont élevés au ciel. On ne se rend en vérité que sur les lieux de leurs traces (athar, vestiges physiques) ; et on leur transmet le salut (salām) depuis loin, et ils entendent (le salut) de près sur les lieux de leurs traces." Et mon père ainsi que Muḥammad ibn Yaʿqūb m'ont rapporté, d'après Muḥammad ibn Yaḥyā et un autre, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après ʿAlī ibn al-Ḥakam, d'après Ziyād, d'après Abū ʿAbd Allāh (ʿalayhi al-salām), un hadith similaire.
Isnād
Il (l'imam) a dit : « Le moindre de ce qu'obtient un pèlerin du tombeau d'al-Ḥusayn (sur lui la paix), c'est que pour chaque bonne action, (il lui est compté) un million de bonnes actions, et pour le péché, un seul. Où se situe le simple un face à un million ? » Puis il dit : « Ô Ṣafwān, réjouis-toi ! Car Dieu — béni et exalté soit-Il — a des anges porteurs de verges de lumière. Lorsque les anges gardiens veulent inscrire un péché contre le pèlerin d'al-Ḥusayn (sur lui la paix), ces anges-là disent aux gardiens : “Cessez !” et ils cessent. Et lorsqu'il accomplit une bonne action, ils leur disent : “Inscrivez (cette bonne action).” Ce sont ceux dont Dieu transforme leurs mauvaises actions en bonnes actions. »
Isnād8. Mon père et Muhammad b. al-Ḥasan — que Dieu les agrée tous deux — m’ont raconté, d’après al-Ḥusayn b. Saʿīd, qui dit : nous a raconté ʿAlī b. al-Suḥt al-Khazzāz, qui dit : nous a raconté Ḥafṣ al-Muzanī, d’après ʿUmar b. Bayāḍ, d’après Abān b. Taghlib, qui dit :
Jaʿfar b. Muḥammad (l’imam al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) m’a dit : « Ô Abān, quand as-tu visité pour la dernière fois le tombeau d’al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) ? » Je répondis : « Non, par Dieu, ô Fils du Messager de Dieu, il y a un certain temps que je ne l’ai pas visité. » Il dit alors : « Gloire à Dieu le Très-Grand ! Toi qui es l’un des chefs de la shīʿa (partisans des Imams), tu délaisses la visite (ziyāra) d’al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) ? Tu ne le visites donc pas ? Quiconque visite al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui), Dieu inscrit pour chaque pas une bonne action, efface pour chaque pas une mauvaise action, et lui pardonne ses péchés passés et à venir. Ô Abān, al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) a été tué, et soixante-dix mille anges, échevelés et couverts de poussière, sont descendus sur son tombeau ; ils pleurent sur lui et se lamentent sur lui jusqu’au Jour de la Résurrection. »
IsnādRapporté par al-Ḥusayn b. Muḥammad b. ʿĀmir d'après al-Muʿallā b. Muḥammad al-Baṣrī d'après ʿAlī b. Asbāṭ d'après al-Ḥasan b. al-Jahm
Il dit : Je demandai à Abū al-Ḥasan ar-Riḍā (que la paix soit sur lui) : « Lequel est le plus vertueux : un homme qui se rend à La Mecque sans se rendre à Médine, ou un homme qui visite le Prophète sans se rendre à La Mecque ? » Il me dit : « Que dites-vous, vous autres ? » Je répondis : « Nous disons [ceci] à propos d’al-Ḥusayn (que la paix soit sur lui) : qu’en est-il donc du Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) ? » Il dit : « Puisque tu dis cela, sache qu’Abū ʿAbd Allāh (al-Imām aṣ-Ṣādiq) (que la paix soit sur lui) assista à une fête à Médine, puis il se rendit auprès du Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix), le salua, puis dit à ceux qui étaient présents : “Nous avons été préférés à tous les pays, La Mecque et les autres, en raison de notre salut au Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix).” »
IsnādM'ont raconté Muhammad fils de ʿAbd Allāh fils de Jaʿfar al-Ḥimyarī, d'après son père, d'après ʿAlī fils de Muḥammad fils de Sālim, d'après Muḥammad fils de Khālid, d'après ʿAbd Allāh fils de Ḥammād al-Baṣrī, d'après ʿAbd Allāh fils de ʿAbd al-Raḥmān al-Aṣamm, d'après Ḥammād fils de ʿUthmān, d'après Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui)
Il a dit : « Lorsque le Prophète (que la paix soit sur lui) fut transporté de nuit au ciel, il lui fut dit : “Allah, béni et exalté soit-Il, t'éprouve par trois choses pour voir comment est ta patience.” Il dit : “Je me soumets à Ton ordre, ô Seigneur, et je n'ai de force pour la patience qu'avec Toi. Quelles sont-elles ?” Il lui fut dit : “La première est la faim et la préférence donnée à toi-même et à ta famille pour les besogneux.” Il dit : “J'accepte, ô Seigneur, je suis satisfait et je me soumets. À Toi la réussite et la patience.” “Quant à la seconde, c'est le démenti, la peur intense et le don de ton sang dans la lutte contre les mécréants avec tes biens et ta personne, et la patience face aux torts que tu subiras de leur part, de la part des hypocrites, la douleur dans la guerre et les blessures.” Il dit : “J'accepte, ô Seigneur, je suis satisfait et je me soumets. À Toi la réussite et la patience.” “Quant à la troisième, c'est ce que subira ta famille après toi comme meurtre. Quant à ton frère ʿAlī, il subira de la part de ta communauté les insultes, les réprimandes, les blâmes, la privation, le déni, l'effort et l'injustice, et la fin de tout cela sera le meurtre.” Il dit : “Ô Seigneur, j'accepte et je suis satisfait. À Toi la réussite et la patience.” “Quant à ta fille, elle subira l'injustice, sera privée, son droit que Tu lui as accordé lui sera usurpé par la force, elle sera frappée alors qu'elle est enceinte, on entrera chez elle, chez ses femmes et dans sa demeure sans permission, puis elle connaîtra l'humiliation et l'avilissement, puis elle ne trouvera personne pour la protéger, elle avortera de son enfant à cause des coups et mourra de ces coups.” Je dis : “Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons. J'accepte, ô Seigneur, et je me soumets. À Toi la réussite et la patience pour la patience.” “Et elle aura de ton frère deux fils. L'un des deux sera tué traîtreusement, dépouillé et poignardé ; ta communauté fera cela de lui.” Je dis : “Ô Seigneur, j'accepte et je me soumets. Nous sommes à Allah et à Lui nous retournons. À Toi la réussite pour la patience.” “Quant à son autre fils, ta communauté l'appellera au combat, puis elle le tuera de force, tuera ses enfants et ceux qui sont avec lui de sa famille, puis elle dépouillera ses femmes. Il m'invoquera à l'aide, alors que le décret de Ma part a déjà été prononcé pour son martyre et pour ceux qui sont avec lui. Son meurtre sera une preuve contre ceux qui sont entre ses deux pôles. Les habitants des cieux et les habitants des terres le pleureront, affligés à cause de lui, et les anges qui n'auront pas pu lui porter secours le pleureront. Ensuite, Je ferai sortir de ses reins un mâle par lequel Je te secourrai, et son image est auprès de Moi sous le Trône.” (Et dans une autre version : « Ensuite, Je ferai sortir de ses reins un mâle par lequel Je le secourrai, et son image est auprès de Moi sous le Trône. ») “Il remplira la terre de justice et l'emplira d'équité. La terreur marchera avec lui. Il tuera jusqu'à ce qu'on doute de lui.” Je dis : “Nous sommes à Allah.” Puis il me fut dit : “Lève ta tête.” Je regardai alors un homme, la plus belle des créatures en apparence, le plus agréable en senteur, et la lumière émanait d'entre ses yeux, d'au-dessus de lui et d'en dessous de lui. Je l'appelai et il vint vers moi, portant des vêtements de lumière et l'apparence de tout bien, jusqu'à ce qu'il embrasse mon front. Je vis les anges qui l'entouraient, que nul ne peut compter sinon Allah, Puissant et Glorieux. Je dis : “Ô Seigneur, pour qui se fâche celui-ci ? Pour qui as-Tu préparé ceux-là ? Tu m'as promis la victoire pour eux, et je l'attends de Toi. Ceux-ci sont ma famille et les gens de ma maison. Tu m'as informé de ce qu'ils subiront après moi. Si Tu voulais, Tu m'accorderais la victoire pour eux contre ceux qui les oppriment. Je me suis soumis, j'ai accepté et j'ai été satisfait. À Toi la réussite, la satisfaction et l'aide pour la patience.” Il me fut dit : “Quant à ton frère, sa récompense auprès de Moi est le Jardin du Refuge (Jannat al-Ma'wā), comme [lieu de] séjour pour sa patience. Je ferai triompher son argument contre les créatures au Jour de la Résurrection. Je lui confierai ton Bassin ; il en abreuvera tes alliés et en écartera tes ennemis. Je ferai de l'Enfer pour lui fraîcheur et paix ; il y entrera et en fera sortir quiconque aura dans le cœur le poids d'un atome d'affection [pour les Ahl al-Bayt]. Je placerai votre demeure à un même degré au Paradis. Quant à ton fils, celui qui sera abandonné et tué, et ton fils, celui qui sera trahi et tué de force, ils sont de ceux par lesquels J'embellis Mon Trône. Pour eux, il y a, en plus de cela, un honneur tel qu'il ne viendra à l'esprit d'aucun humain, à cause de l'épreuve qu'ils auront subie. Confie-toi donc à Moi. Et pour chaque créature qui viendra à leur tombeau, il y aura un honneur, car leurs visiteurs sont tes visiteurs, et tes visiteurs sont Mes visiteurs, et à Moi incombe l'honneur de Mes visiteurs. Je lui donnerai ce qu'il demandera et Je le récompenserai d'une récompense qui fera envier quiconque verra la grandeur que Je lui accorde et ce que J'ai préparé pour lui de Mon honneur. Quant à ta fille, Je l'arrêterai devant Mon Trône et il lui sera dit : “Allah t'a donné autorité sur Ses créatures. Celui qui t'a opprimée, toi et tes enfants, prononce contre lui le jugement que tu voudras, car Je ferai exécuter ton jugement contre eux.” Elle témoignera alors de la comparution. Lorsque celui qui l'aura opprimée se présentera, J'ordonnerai de le jeter au Feu. L'oppresseur dira : “Hélas pour moi, pour ce que j'ai négligé envers Allah !” et il souhaitera revenir [sur terre]. L'oppresseur se mordra les mains et dira : “Puissé-je avoir pris avec le Messager un chemin ! Malheur à moi ! Puissé-je n'avoir pas pris untel pour ami !” Il [Allah] dit : “Jusqu'à ce que, lorsqu'il viendra à Nous, il dira : ‘Hélas, si seulement entre moi et toi il y avait la distance des deux Orients ! Quel mauvais compagnon !’ Et il ne vous servira à rien, aujourd'hui, puisque vous avez été injustes, d'être associés dans le châtiment.” L'oppresseur dira : “Est-ce Toi qui juges entre Tes serviteurs dans ce sur quoi ils différaient, ou le jugement appartient-il à un autre ?” Il leur sera dit : “Que la malédiction d'Allah soit sur les injustes, ceux qui détournent [les gens] du chemin d'Allah et cherchent à le rendre tortueux, et qui sont mécréants envers l'au-delà.” Les premiers à être jugés parmi eux seront Muḥsin fils de ʿAlī (que la paix soit sur lui) et seront jugés aussi son meurtrier, puis Qunfudh. On amènera celui-ci et son compagnon, ils seront frappés avec des fouets de feu : si un seul fouet de ceux-ci tombait sur les mers, elles bouilliraient de leur orient jusqu'à leur occident ; si on le posait sur les montagnes du monde, elles fondraient jusqu'à devenir cendres. Ils en seront frappés. Ensuite, le Prince des croyants (que la paix soit sur lui) s'agenouillera devant Allah pour la contestation avec le quatrième. Les trois seront entrés dans un puits, refermé sur eux, personne ne les verra et ils ne verront personne. Ceux qui étaient sous leur autorité diront : “Seigneur, montre-nous ceux qui nous ont égarés parmi les djinns et les hommes, nous les mettrons sous nos pieds pour qu'ils soient parmi les plus bas.” Allah, Puissant et Glorieux, dit : “Et il ne vous servira à rien, aujourd'hui, puisque vous avez été injustes, d'être associés dans le châtiment.” Alors ils crieront malheur et ruine. Ils viendront au Bassin et demanderont après le Prince des croyants (que la paix soit sur lui), avec eux des gardiens. Ils diront : “Pardonne-nous et abreuve-nous, et délivre-nous.” Il leur sera dit : “Lorsqu'ils l'auront vu de près, les visages de ceux qui ont mécru seront affligés, et il sera dit : ‘Voilà ce que vous réclamiez sous la nomination d'Émir des croyants.’ Retournez altérés, assoiffés, vers le Feu. Votre boisson ne sera que l'eau très chaude et le pus, et l'intercession des intercesseurs ne vous sera d'aucune utilité.”»
IsnādMuhammad ibn al-Ḥasan ibn al-Walīd, d'après Muhammad ibn al-Ḥasan aṣ-Ṣaffār, d'après al-ʿAbbās ibn Maʿrūf, d'après ʿAbd Allāh ibn ʿAbd al-Raḥmān al-Aṣamm, d'après son grand-père
Il (le grand-père) a dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Puisse-je être sacrifié pour toi ! Qu'est-ce qui est le plus vertueux : le pèlerinage ou l'aumône ? » Il dit : « Voici une question dans une question. De combien est la somme qui permet à son détenteur d'aller en pèlerinage ? » Je dis : « Je ne sais pas. » Il dit : « Si l'on possède une somme qui permet d'aller en pèlerinage, alors l'aumône n'est pas à la hauteur du pèlerinage — le pèlerinage est plus vertueux. Mais si l'on ne possède que peu, alors c'est l'aumône (qui est préférable). » Je dis : « Et le combat (jihād) ? » Il dit : « Le combat est la chose la plus vertueuse après les obligations, mais à son époque (en son temps). » Et il ajouta : « Il n'y a de combat qu'avec l'Imam. » Je dis : « Et la visite pieuse (ziyāra) ? » Il dit : « La visite du Prophète (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix), la visite des légataires (awṣiyā'), la visite de Ḥamza, et en Iraq, la visite de Ḥusayn (que la paix soit sur lui). » Je dis : « Qu'en est-il de celui qui visite Ḥusayn (que la paix soit sur lui) ? » Il dit : « Il plonge dans la miséricorde, mérite l'agrément (divin), le mal est écarté de lui, la subsistance lui est prodiguée, les anges l'accompagnent, il est revêtu d'une lumière par laquelle les gardiens (angéliques) le reconnaissent, et il ne passe par aucun des gardiens sans qu'ils n'invoquent (Dieu) en sa faveur. »
Isnād13. Et rapporta Aḥmad b. Jaʿfar al-Baladī, d'après Muḥammad b. Yazīd al-Bakrī, d'après Manṣūr b. Naṣr al-Madāʾinī, d'après ʿAbd al-Raḥmān b. Muslim
Il dit : « J'entrai chez al-Kāẓim (la paix sur lui) et lui dis : “Lequel est le meilleur : la visite (ziyāra) de Ḥusayn b. ʿAlī, ou celle du Commandeur des croyants (la paix sur lui), ou celle d'Untel d'Untel et d'Untel ?” — et je nommai les Imams un par un. Il me dit alors : “Ô ʿAbd al-Raḥmān, quiconque visite le premier d'entre nous a visité le dernier d'entre nous, et quiconque visite le dernier d'entre nous a visité le premier d'entre nous ; quiconque se rallie (tawallā) au premier d'entre nous s'est rallié au dernier, et quiconque se rallie au dernier s'est rallié au premier. Quiconque satisfait un besoin à l'un de nos amis (awliyāʾ) est comme s'il l'avait satisfait à nous tous. Ô ʿAbd al-Raḥmān, aime-nous, aime celui qui nous aime, aime pour nous, et aime en nous ; rallie-toi à nous et rallie-toi à celui qui se rallie à nous, et hais celui qui nous hait. Certes, celui qui nous rejette est comme celui qui rejette le Messager de Dieu, notre grand-père ; et quiconque rejette le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et lui accorde la paix) a rejeté Dieu. Ô ʿAbd al-Raḥmān, quiconque nous hait a haï Muḥammad, et quiconque hait Muḥammad a haï Dieu ; et quiconque hait Dieu — Gloire et Pureté à Lui — il est du droit de Dieu de le faire entrer dans le Feu, et il n'aura aucun secoureur.” »
IsnādMuhammad b. al-Ḥasan b. Aḥmad b. al-Walīd m’a rapporté, d’après Muhammad b. al-Ḥasan al-Ṣaffār, d’après al-ʿAbbās b. Maʿrūf, d’après ʿAbd Allāh b. ʿAbd al-Raḥmān al-Aṣamm, d’après al-Ḥusayn, d’après al-Ḥalabī
Il a dit : Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) m’a dit : « Lorsque Ḥusayn (que la paix soit sur lui) fut tué, les nôtres entendirent quelqu’un qui disait à Médine : “Aujourd’hui, l’épreuve a frappé cette communauté ; vous ne verrez aucune joie jusqu’à ce que votre Qā’im se lève, qu’il guérisse vos poitrines, qu’il tue vos ennemis et qu’il prenne une vengeance complète.” Ils en furent terrifiés et dirent : “Cette parole a un sens ; un événement que nous ne connaissons pas s’est produit.” Après cela, la nouvelle du meurtre de Ḥusayn leur parvint ; ils calculèrent la date et il se trouva que c’était la même nuit où l’orateur avait parlé. » Je lui dis : « Que je sois ta rançon ! Jusqu’à quand resterons-nous, vous et nous, dans ce meurtre, cette peur et cette difficulté ? » Il répondit : « Jusqu’à ce que viennent soixante-dix reliefs (ou réponses), et que le temps des soixante-dix entre. Quand le temps des soixante-dix sera entré, les étendards (ou signes) viendront en succession, comme un collier. Celui qui atteindra ce temps aura l’œil rafraîchi. Certes, quand Ḥusayn (que la paix soit sur lui) fut tué, un visiteur vint à eux alors qu’ils étaient dans le camp ; il hurla et s’écria, et il leur dit : “Comment ne crierais-je pas, alors que le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) se tient debout, regardant tantôt la terre, tantôt votre parti, et je crains qu’il n’invoque Dieu contre les habitants de la terre, et que je ne sois anéanti parmi eux ?” Certains dirent aux autres : “Cet homme est un fou.” Mais les pénitents dirent : “Par Dieu, ce que nous avons fait contre nous-mêmes ! Nous avons tué, pour le fils de Sumayya, le seigneur des jeunes gens du Paradis.” Ils se soulevèrent alors contre ʿUbayd Allāh b. Ziyād, et il arriva ce qui arriva. » Je lui dis : « Que je sois ta rançon ! Qui est ce crieur ? » Il répondit : « Nous ne le considérons que comme Gabriel (que la paix soit sur lui). Certes, si la permission lui en avait été donnée contre eux, il aurait poussé contre eux un cri qui aurait arraché leurs âmes de leurs corps vers le Feu. Mais on leur a accordé un délai afin qu’ils ajoutent péché sur péché, et un châtiment douloureux leur est réservé. » Je dis : « Que je sois ta rançon ! Que dis-tu de celui qui délaisse sa visite (ziyāra) alors qu’il en a la possibilité ? » Il dit : « Il a certes fait preuve d’ingratitude envers le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa famille) et envers nous, et il a pris à la légère une affaire qui lui revient. Quiconque le visite, Dieu prend en charge ses besoins et le décharge de ce qui le préoccupe dans les affaires de sa vie d’ici-bas. Cela attire la subsistance sur le serviteur, compense ce qu’il a dépensé, et lui pardonne les péchés de cinquante années. Il revient auprès de sa famille sans qu’il ne reste sur lui ni péché ni faute qui n’ait été effacée de son registre. S’il meurt au cours de son voyage, les anges descendent, le lavent, et une porte du Paradis lui est ouverte, de sorte que le parfum du Paradis entre jusqu’à lui jusqu’à ce qu’il soit ressuscité. S’il est sauf, la porte par laquelle descend sa subsistance est ouverte ; pour chaque dirham dépensé, on lui en donne dix mille dirhams, et cela lui est réservé. Lorsqu’il sera ressuscité, on lui dira : “Pour chaque dirham, dix mille dirhams ; et Dieu, béni et exalté soit-Il, te les a conservés auprès de Lui.” »