Chapitre
4-45 حدثنا أبومحمد عبدوس بن علي بن العباس الجرجاني بسمرقند في منزله قال: حدثنا أبومحمد بندار بن إبراهيم بن عيسى قال: حدثنا عمار بن رجاء قال: حدثنا داود بن داود قال: حدثنا أبوهرمز نافع بن عبد الله الخراساني قال: سمعت عطاء بن أبي رباح يحدث، عن عبد الله بن عباس قال: قدم قبيصة بن مخارق الهلالي على رسول الله صلى الله عليه وآله فسلم عليه ورحب به، ثم قال: ما جاء بك يا قبيصة؟ قال: يا رسول الله كبرت سني، وضعفت قوتي، وهنت على أهلي، وعجزت عن أشياء قد كنت أحملها فعلمني كلمات ينفعنـي الله بهن وأوجـز، فانـيرجل نسي، فقال له: كيف قلت يا قبيصة؟فأعاده، ثم قال له: كيف قلت؟ فأعاده، ثم قال له: كيف قلت؟ فأعاد فقال: ما بقي حولك حجر ولا شجر ولا مدر إلا وقد بكى رحمة لك، يا قبيصة احفظ عني: أما لدنياك فقل: ثلاث مرات إذا صليت الغداة "سبحان الله وبحمده، سبحان الله العظيم وبحمده ولا حول ولا قوة إلا بالله" فانك إذا قلتهن آمنت من عمى وجذام وبرص وفالج، وأما لآخرتك فقل "اللهم اهدني من عندك، وأفض علي من فضلك، وانشر علي من رحمتك، وأنزل علي من بركاتك" قال فجعل رسول الله صلى الله عليه وآله يقولهن وقبيصة يعقد عليهن أصابعه، فقال أبوبكر وعمر: إن خالك هذا يا رسول الله لشد ما عقد عليهن أصابعه يعني على الكلمات الاربع فقال رسول الله صلى الله عليه وآله: إن وافى بهن يوم القيامة لم يدعهن متعمدا فتح له أربعة أبواب من الجنة يدخل من أيها شاء. قال نافع: فحدثت بهذا الحديث جارا لي جليسا للحسن فحدث به الحسن فقال له: ايتني به، فأتيته فسألني عن الحديث فحدثته فقال: ما أغلى حديثك هذا يا خراساني عندي وأرخصه عندك، والله لقد اوطئ رجل راحلته حتى قدم على صاحب الحديث وهو والي مصر فقال: إني لم آتك لشئ مما في يدك، ثم سأله عن الحديث ثم انصرف
IsnādAbū Muḥammad ʿAbdūs ibn ʿAlī ibn al-ʿAbbās al-Jurjānī nous a rapporté à Samarcande, dans sa demeure, disant : Abū Muḥammad Bundār ibn Ibrāhīm ibn ʿĪsā nous a rapporté, disant : ʿAmmār ibn Rajā’ nous a rapporté, disant : Dāwūd ibn Dāwūd nous a rapporté, disant : Abū Hurmuz Nāfiʿ ibn ʿAbd Allāh al-Khurāsānī nous a rapporté, disant : j’ai entendu ʿAṭā’ ibn Abī Rabāḥ rapporter d’après ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās
Il a dit : Qabīṣa ibn Mukhāriq al-Hilālī arriva auprès du Messager de Dieu – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa Famille –, le salua, et le Messager l’accueillit chaleureusement. Puis il dit : « Qu’est-ce qui t’amène, ô Qabīṣa ? » Il répondit : « Ô Messager de Dieu, mon âge a augmenté, ma force a faibli, je suis devenu une charge pour ma famille, et j’ai perdu la capacité de faire certaines choses que je portais auparavant. Enseigne-moi donc des paroles par lesquelles Dieu me fera profiter, et sois bref, car je suis un homme oublieux. » Il lui dit : « Comment as-tu dit, ô Qabīṣa ? » Il répéta. Puis il lui dit : « Comment as-tu dit ? » Il répéta. Puis il lui dit : « Comment as-tu dit ? » Il répéta. Alors il dit : « Il ne reste autour de toi ni pierre, ni arbre, ni motte de terre qui n’ait pleuré par compassion pour toi. Ô Qabīṣa, retiens de moi : Pour ce qui concerne ta vie d’ici-bas, dis trois fois, lorsque tu auras accompli la prière de l’aube (ṣalāt al-ghadāt) : “Gloire à Dieu et louange à Lui, gloire à Dieu, l’Immense, et louange à Lui ; il n’y a de force ni de puissance qu’en Dieu.” Car si tu les dis, tu seras préservé de la cécité, de la lèpre, de la vitiligo et de la paralysie. Et pour ce qui concerne ta vie dernière, dis : “Ô Dieu, guide-moi de Ta part, accorde-moi abondamment de Ta grâce, déploie sur moi Ta miséricorde, et fais descendre sur moi Tes bénédictions.” » Il dit : Le Messager de Dieu – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa Famille – se mit à les énoncer tandis que Qabīṣa les comptait sur ses doigts. Abū Bakr et ʿUmar dirent alors : « Ce lien d’oncle que tu as, ô Messager de Dieu, comme il a fermement serré les doigts dessus ! » – c’est-à-dire sur les quatre paroles. Le Messager de Dieu – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui et sur sa Famille – dit : « S’il se présente au Jour de la Résurrection sans les avoir délaissées délibérément, on lui ouvrira quatre portes du Paradis par lesquelles il entrera comme il voudra. » Nāfiʿ dit : Je racontai ce hadith à un voisin qui était un compagnon d’al-Ḥasan. Celui-ci le rapporta à al-Ḥasan, qui lui dit : « Amène-le-moi. » Alors il vint me trouver, me questionna sur le hadith, et je le lui rapportai. Il dit : « Qu’il est précieux, ton hadith, ô Khurāsānī, à mes yeux, et qu’il est bon marché pour toi ! Par Dieu, un homme a fait voyager sa monture jusqu’à ce qu’il arrive chez le détenteur du hadith alors qu’il était gouverneur (wālī) d’Égypte. Il dit : “Je ne suis pas venu à toi pour quoi que ce soit de ce qui est entre tes mains.” Puis il l’interrogea sur le hadith, puis s’en retourna. »