3-255 أخبرني الخليل بن أحمد قال: أخبرنا محمد بن إسحاق السراج قال: حدثنا أبوهمام الوليد بن شجاع السكوني قال: حدثنا علي بن مسهر قال: حدثنا عبيد الله بن عمر، عن نافع، عن ابن عمر قال: قال رسول الله صلى الله عليه وآله: بينا ثلاثة نفر فيمن كان قبلكم يمشون إذ أصابهم مطر فأووا إلى غار فانطبق عليهم فقال بعضهم لبعض: يا هؤلاء والله ما ينجيكم إلا الصدق فليدع كل رجل منكم بما يعلم الله عز وجل أنه قد صدق فيه، فقال أحدهم: اللهم إن كنت تعلم أنه كان لي أجير عمل لي عملا على فرق من أرز فذهب وتركه فزرعته، فصار من أمره أني اشتريت من ذلك الفرق بقرا، ثم أتاني فطلب أجره فقلت: اعمد إلى تلك البقر فسقها فقال:إنما لي عندك فرق من أرز فقلت: اعمد إلى تلك البقر فسقها فانها من ذلك، فساقها.فان كنت تعلم أني فعلت ذلك من خشيتك ففرج عنا، فانساحت الصخرة عنهم. وقال الآخر: اللهم إن كنت تعلم أنه كان لي أبوان شيخان كبيران فكنت آتيهما كل ليلة بلبن غنم لي فأبطأت عليهما ذات ليلة فأتيتهما وقد رقدا، وأهلي وعيالي يتضاعون من الجوع، فكنت لا أسقيهم حتى يشرب أبواي فكرهت أن اوقظهما من رقدتهما وكرهت أن أرجع فيستيقظا لشربهما، فلم أزل أنتظرهما حتى طلع الفجر، فان كنت تعلم أني فعلت ذلك من خشيتك ففرج عنا، فانساحت عنهم الصخرة حتى نظروا إلى السماء. وقال الاخر: اللهم إن كنت تعلم أنه كانت لي ابنة عم أحب الناس إلي، وأني راودتها عن نفسها، فأبت علي إلا أن آتيها بمائة دينار فطلبتها حتى قدرت عليها فجئت بها فدفعتها إليها فأمكنتني من نفسها، فلما قعدت بين رجليها قالت: اتق الله ولا تفض الخاتم إلا بحقه فقمت عنها وتركت لها المائة، فان كنت تعلم أني فعلت ذلك من خشيتك ففرج عنا ففرج الله عز وجل عنهم فخرجوا
Isnād3-255 Al-Khalīl ibn Aḥmad m'a rapporté, disant : Muḥammad ibn Isḥāq al-Sarrāj nous a rapportés, disant : Abū Hammām al-Walīd ibn Shujāʿ al-Sakūnī nous a rapportés, disant : ʿAlī ibn Mushir nous a rapportés, disant : ʿUbayd Allāh ibn ʿUmar nous a rapportés, d'après Nāfiʿ, d'après Ibn ʿUmar, disant : le Messager de Dieu (que la paix et les bénédictions soient sur lui et sur sa famille) a dit :
Alors que trois hommes, parmi ceux qui vécurent avant vous, marchaient, ils furent surpris par la pluie et se réfugièrent dans une grotte qui se referma sur eux. L'un d'eux dit aux autres : "Ô gens ! Par Dieu, rien ne vous sauvera si ce n'est la sincérité. Que chacun de vous invoque en se fondant sur ce qu'il sait que Dieu — Puissant et Majestueux — sait qu'il a été sincère en cela." L'un d'eux dit : "Ô Dieu ! Si Tu sais que j'avais un ouvrier qui travailla pour moi pour un faraq (mesure de céréales) de riz, et qu'il partit en le laissant, je le cultivai, et il advint que j'achetai des bœufs avec ce faraq. Puis il vint me réclamer son salaire. Je dis : « Va prendre ces bœufs et emmène-les. » Il dit : « Je n'ai droit qu'à un faraq de riz. » Je dis : « Va prendre ces bœufs et emmène-les, car ils proviennent de cela. » Il les emmena. Si Tu sais que j'ai agi ainsi par crainte de Toi, alors soulage-nous." Le rocher se déplaça pour eux (un peu). Un autre dit : "Ô Dieu ! Si Tu sais que j'avais deux parents très âgés, que je leur apportais chaque nuit du lait de mon troupeau, mais qu'un soir je tardai à leur apporter ; je vins alors qu'ils dormaient. Ma famille et mes enfants criaient de faim, mais je ne leur donnais pas à boire avant que mes parents n'aient bu. Je répugnais à les réveiller de leur sommeil, et je répugnais à repartir pour qu'ils se réveillent et boivent. Je restai donc à les attendre jusqu'à l'aube. Si Tu sais que j'ai agi ainsi par crainte de Toi, alors soulage-nous." Le rocher se déplaça pour eux jusqu'à ce qu'ils pussent voir le ciel. Un autre dit : "Ô Dieu ! Si Tu sais que j'avais une cousine germaine que j'aimais plus que tout au monde, et que je la sollicitai pour qu'elle se livre à moi ; elle refusa, exigeant que je lui apporte cent dinars. Je les cherchai jusqu'à les obtenir, puis je vins les lui donner, et elle se livra à moi. Lorsque je fus assis entre ses jambes, elle dit : « Crains Dieu ! Ne brise pas le sceau (de la virginité) sans son droit ! » Alors je me levai d'auprès d'elle et lui laissai les cent (dinars). Si Tu sais que j'ai agi ainsi par crainte de Toi, alors soulage-nous." Dieu — Puissant et Majestueux — les soulagea, et ils sortirent.

