4-5 حدثنا محمد بن الحسن بن أحمد بن الوليد رضي الله عنه قال: حدثنا محمد بن الحسن الصفار، عن أحمد بن أبي عبد الله البرقي، عن أبيه، عن محمد بن أبي عمير، عن جميل بن دراج، عن زرارة، عن أبي جعفر عليه السلام قال: قال أمير المؤمنين عليه السلام: قوام الدين بأربعة: بعالم ناطق مستعمل له، وبغني لا يبخل بفضله على أهل دين الله، وبفقير لا يبيع آخرته بدنياه، وبجاهل لا يتكبر عن طلب العلم. فإذا كتم العالم علمه، وبخل الغني بماله، وباع الفقير آخرته بدنياه، واستكبر الجاهل عن طلب العلم رجعت الدنيا إلى ورائها القهقرى، فلا تغرنكم كثرة المساجد وأجساد قوم مختلفة، قيل: يا أمير المؤمنين كيف العيش في ذلك الزمان، فقال: خالطوهم بالبرانيةيعني في الظاهروخالفوهم في الباطن، للمرء ما اكتسب وهو مع من أحب، وانتظروا مع ذلك الفرج من الله عز وجل
IsnādNous a rapporté Muhammad ibn al-Ḥasan ibn Aḥmad ibn al-Walīd — que Dieu l'agrée — : nous a rapporté Muḥammad ibn al-Ḥasan aṣ-Ṣaffār, d'après Aḥmad ibn Abī ʿAbd Allāh al-Barqī, d'après son père, d'après Muḥammad ibn Abī ʿUmayr, d'après Jamīl ibn Darrāj, d'après Zurāra, d'après Abī Jaʿfar (Que la paix soit sur lui)
Il a dit : Le Commandeur des croyants (Que la paix soit sur lui) a dit : « Le pilier de la religion repose sur quatre [personnes] : un savant éloquent qui met [son savoir] en pratique ; un riche qui n'avare pas son surplus envers les gens de la religion de Dieu ; un pauvre qui ne vend pas sa vie future pour sa vie présente ; et un ignorant qui ne se montre pas trop orgueilleux pour rechercher la science. Lorsque le savant cache sa science, que le riche avare son argent, que le pauvre vend sa vie future pour sa vie présente, et que l'ignorent se montre trop orgueilleux pour rechercher la science, le monde retourne en arrière, à reculons. Que ne vous abuse donc point la multitude des mosquées et les corps d'un peuple divisé ! » On demanda : « Ô Commandeur des croyants, comment vivre en ce temps-là ? » Il répondit : « Frayez avec eux par l'apparence (c'est-à-dire extérieurement), mais opposez-vous à eux intérieurement. À l'homme [appartient] ce qu'il a acquis, et il est avec celui qu'il aime. Et attendez, en sus de cela, la délivrance (faraj) de la part de Dieu — Puissant et Majestueux. »

