3-228 حدثنا المظفر بن جعفر بن المظفر العلوي السمرقندي قال: حدثنا جعفر بن محمد بن مسعود العياشي، عن أبيه قال: حدثنا محمد بن حاتم قال: حدثنا عبد الله بن حماد، وسليمان بن معبد قالا: حدثنا عبد الله بن صالح قال: حدثني الليث بن سعد، عن علوان بن داود بن صالح، عن صالح بن كيسان، عن عبدالرحمن ابن حميد بن عبدالرحمن بن عوف، عن أبيه قال: قال أبوبكر في مرضه الذي قبض فيه:أما إني لا آسى من الدنيا إلا على ثلاث فعلتها ووددت أني تركتها، وثلاث تركتها ووددت أني فعلتها، وثلاث وددت أني كنت سألت عنهن رسول الله صلى الله عليه وآله أما التي وددت أني تركتها فوددت أني لم أكن كشفت بيت فاطمة وإن كان أعلن علي الحرب.ووددت أني لم أكن أحرقت الفجاءة وأني قتلته سريحا أو أطلقته نجيحا، ووددت أني يوم سقيفة بني ساعدة كنت قذفت الامر في عنق أحد الرجلين: عمر، أو أبي عبيدة، فكان أميرا وكنت وزيرا.وأما التي تركتها [فوددت أني فعلتها] فوددت أني يوم أتيت بالاشعث أسيرا كنت ضربت عنقه فانه يخيل لي أنه لم ير صاحب شر إلا أعانه،ووددت أني حين سيرت خالدا إلى أهل الردة كنت قدمت إلى قرية فان ظفر المسلمون ظفروا وإن هزموا كيدا كنت بصدد لقاء أو مدد، ووددت أني كنت إذ وجهت خالدا إلى الشام قذفت المشرق لعمر بن الخطاب فكنت بسطت يدي يميني وشمالي في سبيل الله، وأما التي وددت أني كنت سألت عنهن رسول الله صلى الله عليه وآله فوددت أني كنت سألته فيمن هذا الامر فلم ننازعه أهله، ووددت أني كنت سألته هل للانصار في هذا الامر نصيب، ووددت أني كنت سألته عن ميراث الاخ والعم، فان في نفسي منها حاجةقال مصنف هذا الكتاب رضي الله عنه: إن يوم غدير خم لم يدع لاحد عذرا هكذا قالت سيدة النسوان فاطمة عليها السلام لما منعت فدك وخاطبت الانصار، فقالوا: يا بنت محمد لو سمعنا هذا الكلام منك قبل بيعتنا لابي بكر ما عدلنا بعلي أحدا،فقالت: وهل ترك أبي يوم غدير خم لاحد عذرا
IsnādAl-Muẓaffar ibn Jaʿfar ibn al-Muẓaffar al-ʿAlawī al-Samarqandī nous a rapporté : Jaʿfar ibn Muḥammad ibn Masʿūd al-ʿAyyāshī nous a rapporté, d’après son père : Muḥammad ibn Ḥātim nous a rapporté : ʿAbd Allāh ibn Ḥammād et Sulaymān ibn Maʿbad nous ont rapporté : ʿAbd Allāh ibn Ṣāliḥ nous a rapporté : Al-Layth ibn Saʿd m’a rapporté, d’après ʿAlwān ibn Dāwūd ibn Ṣāliḥ, d’après Ṣāliḥ ibn Kaysān, d’après ʿAbd al-Raḥmān ibn Ḥumayd ibn ʿAbd al-Raḥmān ibn ʿAwf, d’après son père
Abū Bakr a dit, dans la maladie dont il mourut : « En vérité, je ne regrette du bas monde que trois choses que j’ai faites et que j’aurais souhaité ne pas avoir faites, trois choses que j’ai omises et que j’aurais souhaité avoir faites, et trois choses que j’aurais souhaité avoir interrogé le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — à leur sujet. Quant à celles que j’aurais souhaité ne pas avoir faites : j’aurais souhaité ne pas avoir forcé la maison de Fāṭima, quand bien même cela m’aurait valu une guerre déclarée ; j’aurais souhaité ne pas avoir brûlé al-Fujā’a et l’avoir tué rapidement ou relâché indemne ; et j’aurais souhaité, le jour de Saqīfat Banī Sā‘ida, avoir jeté l’affaire (le califat) sur le cou de l’un des deux hommes : ‘Umar ou Abū ‘Ubayda, pour qu’il fût émir et moi vizir. Quant à celles que j’ai omises [et que j’aurais souhaité avoir faites] : j’aurais souhaité, le jour où l’on m’amena al-Ash‘ath comme prisonnier, lui avoir tranché la tête, car il me semble qu’il n’a jamais vu un fauteur de mal sans l’aider ; j’aurais souhaité, lorsque j’envoyai Khālid contre les apostats, avoir avancé vers un village (pour le soutenir), de sorte que si les musulmans triomphaient, ils triompheraient, et s’ils étaient vaincus, j’aurais été prêt pour l’affrontement ou le renfort ; et j’aurais souhaité, lorsque je dirigeai Khālid vers la Syrie, avoir confié la direction de l’Orient à ‘Umar ibn al-Khaṭṭāb, et avoir étendu ma main droite et ma main gauche dans la voie de Dieu. Quant à celles que j’aurais souhaité avoir interrogé le Messager de Dieu — que Dieu prie sur lui et sur sa Famille — à leur sujet : j’aurais souhaité l’avoir interrogé sur à qui appartient cette affaire (le califat), pour ne pas la disputer à ses gens ; j’aurais souhaité l’avoir interrogé pour savoir si les Anṣār ont une part dans cette affaire ; et j’aurais souhaité l’avoir interrogé sur l’héritage du frère et de l’oncle paternel, car j’ai à ce sujet un besoin en mon âme. » L’auteur de ce livre — que Dieu soit satisfait de lui — a dit : « Le jour de Ghadīr Khumm n’a laissé d’excuse à personne. » C’est ainsi que parla la Dame des femmes, Fāṭima — que la paix soit sur elle — lorsqu’on lui refusa Fadak et qu’elle interpella les Anṣār. Ils dirent : « Ô fille de Muḥammad, si nous avions entendu de toi ce discours avant notre allégeance à Abū Bakr, nous n’aurais préféré personne à ‘Alī. » Elle dit alors : « Est-ce que mon père, le jour de Ghadīr Khumm, a laissé une excuse à quiconque ? »

