أَبُو عَلِيٍّ الْأَشْعَرِيُّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَبْدِ الْجَبَّارِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ حَدِيدٍ عَنْ جَمِيلِ بْنِ دَرَّاجٍ قَالَ سَأَلْتُ أَبَا عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) عَنْ إِبْلِيسَ أَ كَانَ مِنَ الْمَلَائِكَةِ أَمْ كَانَ يَلِي شَيْئاً مِنْ أَمْرِ السَّمَاءِ فَقَالَ لَمْ يَكُنْ مِنَ الْمَلَائِكَةِ وَ لَمْ يَكُنْ يَلِي شَيْئاً مِنْ أَمْرِ السَّمَاءِ وَ لَا كَرَامَةَ فَأَتَيْتُ الطَّيَّارَ فَأَخْبَرْتُهُ بِمَا سَمِعْتُ فَأَنْكَرَهُ وَ قَالَ وَ كَيْفَ لَا يَكُونُ مِنَ الْمَلَائِكَةِ وَ اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ يَقُولُ وَ إِذْ قُلْنا لِلْمَلائِكَةِ اسْجُدُوا لِآدَمَ فَسَجَدُوا إِلَّا إِبْلِيسَ فَدَخَلَ عَلَيْهِ الطَّيَّارُ فَسَأَلَهُ وَ أَنَا عِنْدَهُ فَقَالَ لَهُ جُعِلْتُ فِدَاكَ رَأَيْتَ قَوْلَهُ عَزَّ وَ جَلَّ يا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا فِي غَيْرِ مَكَانٍ مِنْ مُخَاطَبَةِ الْمُؤْمِنِينَ أَ يَدْخُلُ فِي هَذَا الْمُنَافِقُونَ قَالَ نَعَمْ يَدْخُلُ فِي هَذَا الْمُنَافِقُونَ وَ الضُّلَّالُ وَ كُلُّ مَنْ أَقَرَّ بِالدَّعْوَةِ الظَّاهِرَةِ.
IsnādAbū ʿAlī al-Ashʿarī, d’après Muḥammad b. ʿAbd al-Jabbār, d’après ʿAlī b. Ḥadīd, d’après Jamīl b. Durrāj, qui dit :
J’ai interrogé Abū ʿAbd Allāh (l’Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, sur lui la paix) au sujet d’Iblīs : « Était-il parmi les anges, ou bien détenait-il quelque charge dans l’ordre du ciel ? » Il répondit : « Il n’était pas parmi les anges, et il ne détenait aucune charge dans l’ordre du ciel — et point d’honneur (pour lui). » Je me rendis chez al-Ṭayyār et l’informai de ce que j’avais entendu. Il le désapprouva et dit : « Comment ne serait-il pas parmi les anges, alors que Dieu — puissant et majestueux — dit : “Et lorsque Nous dîmes aux anges : ‘Prosternez-vous devant Adam’, ils se prosternèrent, excepté Iblīs. » Al-Ṭayyār vint donc le trouver et l’interrogea en ma présence. Il lui dit : « Que je sois ta rançon ! Que penses-tu de la parole de Dieu — puissant et majestueux — “Ô vous qui croyez…” en maints endroits de l’adresse aux croyants : les hypocrites y sont-ils compris ? » Il répondit : « Oui, les hypocrites y sont compris, ainsi que les égarés, et quiconque reconnaît l’appel apparent (de la foi). »

