Chapitre
مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ عَلِيِّ بْنِ النُّعْمَانِ عَنِ ابْنِ مُسْكَانَ عَنِ الْحَسَنِ الصَّيْقَلِ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) يَقُولُ إِنَّ وَلِيَّ عَلِيٍّ (عليه السلام) لَا يَأْكُلُ إِلَّا الْحَلَالَ لِأَنَّ صَاحِبَهُ كَانَ كَذَلِكَ وَ إِنَّ وَلِيَّ عُثْمَانَ لَا يُبَالِي أَ حَلَالًا أَكَلَ أَوْ حَرَاماً لِأَنَّ صَاحِبَهُ كَذَلِكَ قَالَ ثُمَّ عَادَ إِلَى ذِكْرِ عَلِيٍّ (عليه السلام) فَقَالَ أَمَا وَ الَّذِي ذَهَبَ بِنَفْسِهِ مَا أَكَلَ مِنَ الدُّنْيَا حَرَاماً قَلِيلًا وَ لَا كَثِيراً حَتَّى فَارَقَهَا وَ لَا عَرَضَ لَهُ أَمْرَانِ كِلَاهُمَا لِلَّهِ طَاعَةٌ إِلَّا أَخَذَ بِأَشَدِّهِمَا عَلَى بَدَنِهِ وَ لَا نَزَلَتْ بِرَسُولِ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) شَدِيدَةٌ قَطُّ إِلَّا وَجَّهَهُ فِيهَا ثِقَةً بِهِ وَ لَا أَطَاقَ أَحَدٌ مِنْ هَذِهِ الْأُمَّةِ عَمَلَ رَسُولِ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) بَعْدَهُ غَيْرُهُ وَ لَقَدْ كَانَ يَعْمَلُ عَمَلَ رَجُلٍ كَأَنَّهُ يَنْظُرُ إِلَى الْجَنَّةِ وَ النَّارِ وَ لَقَدْ أَعْتَقَ أَلْفَ مَمْلُوكٍ مِنْ صُلْبِ مَالِهِ كُلُّ ذَلِكَ تَحَفَّى فِيهِ يَدَاهُ وَ تَعْرَقُ جَبِينُهُ الْتِمَاسَ وَجْهِ اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ وَ الْخَلَاصِ مِنَ النَّارِ وَ مَا كَانَ قُوتُهُ إِلَّا الْخَلَّ وَ الزَّيْتَ وَ حَلْوَاهُ التَّمْرُ إِذَا وَجَدَهُ وَ مَلْبُوسُهُ الْكَرَابِيسُ فَإِذَا فَضَلَ عَنْ ثِيَابِهِ شَيْءٌ دَعَا بِالْجَلَمِ فَجَزَّهُ.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad, d'après ʿAlī ibn al-Nuʿmān, d'après Ibn Muskān, d'après al-Ḥasan al-Ṣayqal
Il dit : J'ai entendu Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) dire : « En vérité, le partisan de ʿAlī (que la paix soit sur lui) ne mange que du licite (halāl), car son maître était ainsi. Quant au partisan de ʿUthmān, il ne se soucie pas de savoir s'il mange du licite ou de l'illicite (ḥarām), car son maître était ainsi. » Puis il revint à l'évocation de ʿAlī (que la paix soit sur lui) et dit : « Par Celui qui a pris son âme ! Il n'a rien mangé d'illicite en ce bas monde, ni peu ni beaucoup, jusqu'à ce qu'il le quitte. Jamais deux options, toutes deux obéissance à Dieu, ne se sont présentées à lui sans qu'il n'embrasse la plus éprouvante pour son corps. Jamais une difficulté n'a frappé le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sur sa Famille) sans qu'il ne l'y envoie, ayant confiance en lui. Nul, après lui, dans cette communauté, n'a supporté l'œuvre du Messager de Dieu à part lui. Il agissait comme un homme qui verrait le Paradis et l'Enfer de ses yeux. Il a affranchi mille esclaves de son propre bien ; et à chaque fois, ses mains s'engourdissaient et son front ruisselait de sueur, cherchant la Face de Dieu, Puissant et Majestueux, et le salut du Feu. Sa nourriture n'était que vinaigre et huile d'olive, et son dessert, des dattes quand il en trouvait. Son vêtement était de gros coton (karābīs). Et si quelque chose dépassait de ses habits, il appelait les ciseaux (al-jalam) et le coupait. »