يَحْيَى الْحَلَبِيُّ عَنْ أَبِي الْمُسْتَهِلِّ عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ خَالِدٍ قَالَ سَأَلَنِي أَبُو عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) فَقَالَ مَا دَعَاكُمْ إِلَى الْمَوْضِعِ الَّذِي وَضَعْتُمْ فِيهِ زَيْداً قَالَ قُلْتُ خِصَالٌ ثَلَاثٌ أَمَّا إِحْدَاهُنَّ فَقِلَّةُ مَنْ تَخَلَّفَ مَعَنَا إِنَّمَا كُنَّا ثَمَانِيَةَ نَفَرٍ وَ أَمَّا الْأُخْرَى فَالَّذِي تَخَوَّفْنَا مِنَ الصُّبْحِ أَنْ يَفْضَحَنَا وَ أَمَّا الثَّالِثَةُ فَإِنَّهُ كَانَ مَضْجَعَهُ الَّذِي كَانَ سَبَقَ إِلَيْهِ فَقَالَ كَمْ إِلَى الْفُرَاتِ مِنَ الْمَوْضِعِ الَّذِي وَضَعْتُمُوهُ فِيهِ قُلْتُ قَذْفَةُ حَجَرٍ فَقَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ أَ فَلَا كُنْتُمْ أَوْقَرْتُمُوهُ حَدِيداً وَ قَذَفْتُمُوهُ فِي الْفُرَاتِ وَ كَانَ أَفْضَلَ فَقُلْتُ جُعِلْتُ فِدَاكَ لَا وَ اللَّهِ مَا طُقْنَا لِهَذَا فَقَالَ أَيَّ شَيْءٍ كُنْتُمْ يَوْمَ خَرَجْتُمْ مَعَ زَيْدٍ قُلْتُ مُؤْمِنِينَ قَالَ فَمَا كَانَ عَدُوُّكُمْ قُلْتُ كُفَّاراً قَالَ فَإِنِّي أَجِدُ فِي كِتَابِ اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا فَإِذا لَقِيتُمُ الَّذِينَ كَفَرُوا فَضَرْبَ الرِّقابِ حَتَّى إِذا أَثْخَنْتُمُوهُمْ فَشُدُّوا الْوَثاقَ فَإِمَّا مَنًّا بَعْدُ وَ إِمَّا فِداءً حَتَّى تَضَعَ الْحَرْبُ أَوْزارَها فَابْتَدَأْتُمْ أَنْتُمْ بِتَخْلِيَةِ مَنْ أَسَرْتُمْ سُبْحَانَ اللَّهِ مَا اسْتَطَعْتُمْ أَنْ تَسِيرُوا بِالْعَدْلِ سَاعَةً.
IsnādYaḥyā al-Ḥalabī, d'après Abū al-Mustahill, d'après Sulaymān ibn Khālid
Il dit : Abū ʿAbd Allāh (l'Imam Jaʿfar al-Ṣādiq, que la paix soit sur lui) m'interrogea et dit : Qu'est-ce qui vous a poussés vers l'endroit où vous avez placé Zayd ? Je répondis : Trois motifs : l'un d'eux est le petit nombre de ceux qui étaient restés avec nous — nous n'étions que huit personnes — ; l'autre est la crainte que l'aube ne nous démasquât ; le troisième est que c'était l'emplacement qu'il avait d'abord rejoint. Il demanda : Quelle distance y a-t-il entre l'endroit où vous l'avez mis et l'Euphrate ? Je dis : Une portée de pierre. Il s'écria : Gloire à Dieu ! N'auriez-vous pas pu le charger de fer et le jeter dans l'Euphrate ? Cela eût été meilleur. Je dis : Que je sois sacrifié pour toi ! Non, par Dieu, nous n'avons pas eu la force pour cela. Il dit : Que étiez-vous le jour où vous êtes sortis avec Zayd ? Je dis : Croyants. Il dit : Et qu'étaient vos ennemis ? Je dis : Mécréants. Il dit : Je trouve dans le Livre de Dieu, Puissant et Majestueux : 'Ô vous qui avez cru ! Quand vous rencontrez ceux qui ont mécru, frappez les cous. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez les liens ; ensuite, c'est soit la libération gracieuse, soit la rançon, jusqu'à ce que la guerre dépose ses fardeaux.' Or vous, vous avez commencé par relâcher vos prisonniers. Gloire à Dieu ! Vous n'avez pas été capables de marcher dans la justice ne serait-ce qu'une heure.