سَهْلُ بْنُ زِيَادٍ عَنْ مُحَمَّدٍ عَنْ يُونُسَ عَنْ عَبْدِ الْأَعْلَى قَالَ قُلْتُ لِأَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) إِنَّ شِيعَتَكَ قَدْ تَبَاغَضُوا وَ شَنِئَ بَعْضُهُمْ بَعْضاً فَلَوْ نَظَرْتَ جُعِلْتُ فِدَاكَ فِي أَمْرِهِمْ فَقَالَ لَقَدْ هَمَمْتُ أَنْ أَكْتُبَ كِتَاباً لَا يَخْتَلِفُ عَلَيَّ مِنْهُمُ اثْنَانِ قَالَ فَقُلْتُ مَا كُنَّا قَطُّ أَحْوَجَ إِلَى ذَلِكَ مِنَّا الْيَوْمَ قَالَ ثُمَّ قَالَ أَنَّى هَذَا وَ مَرْوَانُ وَ ابْنُ ذَرٍّ قَالَ فَظَنَنْتُ أَنَّهُ قَدْ مَنَعَنِي ذَلِكَ قَالَ فَقُمْتُ مِنْ عِنْدِهِ فَدَخَلْتُ عَلَى إِسْمَاعِيلَ فَقُلْتُ يَا أَبَا مُحَمَّدٍ إِنِّي ذَكَرْتُ لِأَبِيكَ اخْتِلَافَ شِيعَتِهِ وَ تَبَاغُضَهُمْ فَقَالَ لَقَدْ هَمَمْتُ أَنْ أَكْتُبَ كِتَاباً لَا يَخْتَلِفُ عَلَيَّ مِنْهُمُ اثْنَانِ قَالَ فَقَالَ مَا قَالَ مَرْوَانُ وَ ابْنُ ذَرٍّ قُلْتُ بَلَى قَالَ يَا عَبْدَ الْأَعْلَى إِنَّ لَكُمْ عَلَيْنَا لَحَقّاً كَحَقِّنَا عَلَيْكُمْ وَ اللَّهِ مَا أَنْتُمْ إِلَيْنَا بِحُقُوقِنَا أَسْرَعَ مِنَّا إِلَيْكُمْ ثُمَّ قَالَ سَأَنْظُرُ ثُمَّ قَالَ يَا عَبْدَ الْأَعْلَى مَا عَلَى قَوْمٍ إِذَا كَانَ أَمْرُهُمْ أَمْراً وَاحِداً مُتَوَجِّهِينَ إِلَى رَجُلٍ وَاحِدٍ يَأْخُذُونَ عَنْهُ أَلَّا يَخْتَلِفُوا عَلَيْهِ وَ يُسْنِدُوا أَمْرَهُمْ إِلَيْهِ يَا عَبْدَ الْأَعْلَى إِنَّهُ لَيْسَ يَنْبَغِي لِلْمُؤْمِنِ وَ قَدْ سَبَقَهُ أَخُوهُ إِلَى دَرَجَةٍ مِنْ دَرَجَاتِ الْجَنَّةِ أَنْ يَجْذِبَهُ عَنْ مَكَانِهِ الَّذِي هُوَ بِهِ وَ لَا يَنْبَغِي لِهَذَا الْآخَرِ الَّذِي لَمْ يَبْلُغْ أَنْ يَدْفَعَ فِي صَدْرِ الَّذِي لَمْ يَلْحَقْ بِهِ وَ لَكِنْ يَسْتَلْحِقُ إِلَيْهِ وَ يَسْتَغْفِرُ اللَّهَ.
IsnādSahl ibn Ziyād, d'après Muḥammad, d'après Yūnus, d'après ʿAbd al-Aʿlā
Il dit : Je dis à Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui) : « Tes partisans (shīʿa) se sont pris de haine mutuelle et se détestent les uns les autres. Ne pourrais-tu, que ma vie te soit sacrifiée, examiner leur situation ? » Il dit : « J'ai eu l'intention d'écrire un livre tel qu'aucun deux d'entre eux ne diffère sur mon autorité. » Il dit : Je dis : « Jamais nous n'avons été plus en besoin de cela qu'aujourd'hui. » Il dit : Puis il dit : « Comment cela, alors que Marwān et Ibn Dhar[r] (sont parmi vous) ? » Il dit : J'ai pensé qu'il m'avait empêché (d'obtenir) cela. Il dit : Je me levai de chez lui et entrai chez Ismāʿīl. Je dis : « Ô Abā Muḥammad, j'ai mentionné à ton père la divergence de ses partisans et leur haine mutuelle. » Il dit : « J'ai eu l'intention d'écrire un livre tel qu'aucun deux d'entre eux ne diffère sur mon autorité. » Il dit : Il dit : « Qu'a-t-il dit à propos de Marwān et d'Ibn Dhar[r] ? » Je dis : « Oui (il l'a mentionné). » Il dit : « Ô ʿAbd al-Aʿlā, en vérité, vous avez sur nous un droit comme notre droit sur vous. Par Dieu, vous n'êtes pas plus rapides que nous à (réclamer) nos droits envers vous. » Puis il dit : « Je vais examiner (la question). » Puis il dit : « Ô ʿAbd al-Aʿlā, qu'y a-t-il pour un peuple, lorsque leur affaire est une seule affaire et qu'ils se tournent vers un seul homme dont ils reçoivent (l'enseignement), à ne pas diverger sur lui et à ne pas remettre leur affaire entre ses mains ? Ô ʿAbd al-Aʿlā, il ne convient pas au croyant, lorsque son frère l'a précédé dans un des degrés du Paradis, de le tirer de la place où il se trouve ; et il ne convient pas à cet autre qui n'a pas atteint (ce degré) de repousser la poitrine de celui qui ne l'a pas rejoint, mais qu'il cherche à le rejoindre et qu'il implore le pardon de Dieu. »

