عَنْهُ عَنْ أَحْمَدَ عَنْ دَاوُدَ بْنِ مُحَمَّدٍ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْفَيْضِ عَنْ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) قَالَ كُنْتُ عِنْدَ أَبِي جَعْفَرٍ يَعْنِي أَبَا الدَّوَانِيقِ فَجَاءَتْهُ خَرِيطَةٌ فَحَلَّهَا وَ نَظَرَ فِيهَا فَأَخْرَجَ مِنْهَا شَيْئاً فَقَالَ يَا أَبَا عَبْدِ اللَّهِ أَ تَدْرِي مَا هَذَا قُلْتُ مَا هُوَ قَالَ هَذَا شَيْءٌ يُؤْتَى بِهِ مِنْ خَلْفِ إِفْرِيقِيَةَ مِنْ طَنْجَةَ أَوْ طُبْنَةَ شَكَّ مُحَمَّدٌ قُلْتُ مَا هُوَ قَالَ جَبَلٌ هُنَاكَ يَقْطُرُ مِنْهُ فِي السَّنَةِ قَطَرَاتٌ فَتَجْمُدُ وَ هُوَ جَيِّدٌ لِلْبَيَاضِ يَكُونُ فِي الْعَيْنِ يُكْتَحَلُ بِهَذَا فَيَذْهَبُ بِإِذْنِ اللَّهِ عَزَّ وَ جَلَّ قُلْتُ نَعَمْ أَعْرِفُهُ وَ إِنْ شِئْتَ أَخْبَرْتُكَ بِاسْمِهِ وَ حَالِهِ قَالَ فَلَمْ يَسْأَلْنِي عَنِ اسْمِهِ قَالَ وَ مَا حَالُهُ فَقُلْتُ هَذَا جَبَلٌ كَانَ عَلَيْهِ نَبِيٌّ مِنْ أَنْبِيَاءِ بَنِي إِسْرَائِيلَ هَارِباً مِنْ قَوْمِهِ يَعْبُدُ اللَّهَ عَلَيْهِ فَعَلِمَ بِهِ قَوْمُهُ فَقَتَلُوهُ فَهُوَ يَبْكِي عَلَى ذَلِكَ النَّبِيِّ (عليه السلام) وَ هَذِهِ الْقَطَرَاتُ مِنْ بُكَائِهِ وَ لَهُ مِنَ الْجَانِبِ الْآخَرِ عَيْنٌ تَنْبُعُ مِنْ ذَلِكَ الْمَاءِ بِاللَّيْلِ وَ النَّهَارِ وَ لَا يُوصَلُ إِلَى تِلْكَ الْعَيْنِ.
IsnādD'après lui, d'après Aḥmad, d'après Dāwūd b. Muḥammad, d'après Muḥammad b. al-Fayḍ, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : J'étais auprès d'Abū Jaʿfar, c'est-à-dire Abū al-Dawānīq (le calife al-Manṣūr), lorsqu'on lui apporta une bourse de cuir. Il l'ouvrit, la regarda, en sortit quelque chose et dit : Ô Abā ʿAbd Allāh, sais-tu ce que c'est ? Je répondis : Qu'est-ce ? Il dit : C'est une chose que l'on apporte d'au-delà de l'Ifrīqiya, de Ṭanja ou Ṭubna — Muḥammad a émis un doute. Je dis : Qu'est-ce ? Il répondit : Il y a là-bas une montagne d'où coulent, chaque année, quelques gouttes qui se figent. C'est excellent contre la leucome (tache blanche) qui se trouve dans l'œil ; on s'en sert comme collyre et cela la dissipe par la permission de Dieu, Puissant et Majestueux. Je dis : Oui, je le connais, et si tu veux, je t'informerai de son nom et de son état. Il dit : Alors il ne m'interrogea pas sur son nom, mais il dit : Et quel est son état ? Je répondis : C'est une montagne sur laquelle se trouvait un prophète parmi les prophètes des Enfants d'Israël, fuyant son peuple, adorant Dieu sur elle. Son peuple l'apprit et le tua ; alors elle pleure ce prophète (que la paix soit sur lui), et ces gouttes proviennent de ses larmes. De l'autre côté, elle a une source qui jaillit de cette eau nuit et jour, mais on ne peut accéder à cette source.

