عَلِيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ عَنْ أَبِيهِ وَ مُحَمَّدُ بْنُ عَلِيٍّ جَمِيعاً عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مِهْرَانَ وَ أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَحْمَدَ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَسَنِ التَّيْمِيِّ وَ عَلِيُّ بْنُ الْحُسَيْنِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ مُحَمَّدِ بْنِ خَالِدٍ جَمِيعاً عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ مِهْرَانَ عَنِ الْمُنْذِرِ بْنِ جَيْفَرٍ عَنِ الْحَكَمِ بْنِ ظُهَيْرٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جَرِيرٍ الْعَبْدِيِّ عَنِ الْأَصْبَغِ بْنِ نُبَاتَةَ قَالَ أَتَى أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ (عليه السلام) عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ وَ وُلْدُ أَبِي بَكْرٍ وَ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ يَطْلُبُونَ مِنْهُ التَّفْضِيلَ لَهُمْ فَصَعِدَ الْمِنْبَرَ وَ مَالَ النَّاسُ إِلَيْهِ فَقَالَ الْحَمْدُ لِلَّهِ وَلِيِّ الْحَمْدِ وَ مُنْتَهَى الْكَرَمِ لَا تُدْرِكُهُ الصِّفَاتُ وَ لَا يُحَدُّ بِاللُّغَاتِ وَ لَا يُعْرَفُ بِالْغَايَاتِ وَ أَشْهَدُ أَنْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ وَحْدَهُ لَا شَرِيكَ لَهُ وَ أَنَّ مُحَمَّداً رَسُولَ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) نَبِيُّ الْهُدَى وَ مَوْضِعُ التَّقْوَى وَ رَسُولُ الرَّبِّ الْأَعْلَى جَاءَ بِالْحَقِّ مِنْ عِنْدِ الْحَقِّ لِيُنْذِرَ بِالْقُرْآنِ الْمُنِيرِ وَ الْبُرْهَانِ الْمُسْتَنِيرِ فَصَدَعَ بِالْكِتَابِ الْمُبِينِ وَ مَضَى عَلَى مَا مَضَتْ عَلَيْهِ الرُّسُلُ الْأَوَّلُونَ أَمَّا بَعْدُ أَيُّهَا النَّاسُ فَلَا يَقُولَنَّ رِجَالٌ قَدْ كَانَتِ الدُّنْيَا غَمَرَتْهُمْ فَاتَّخَذُوا الْعَقَارَ وَ فَجَّرُوا الْأَنْهَارَ وَ رَكِبُوا أَفْرَهَ الدَّوَابِّ وَ لَبِسُوا أَلْيَنَ الثِّيَابِ فَصَارَ ذَلِكَ عَلَيْهِمْ عَاراً وَ شَنَاراً إِنْ لَمْ يَغْفِرْ لَهُمُ الْغَفَّارُ إِذَا مَنَعْتُهُمْ مَا كَانُوا فِيهِ يَخُوضُونَ وَ صَيَّرْتُهُمْ إِلَى مَا يَسْتَوْجِبُونَ فَيَفْقِدُونَ ذَلِكَ فَيَسْأَلُونَ وَ يَقُولُونَ ظَلَمَنَا ابْنُ أَبِي طَالِبٍ وَ حَرَمَنَا وَ مَنَعَنَا حُقُوقَنَا فَاللَّهُ عَلَيْهِمُ الْمُسْتَعَانُ مَنِ اسْتَقْبَلَ قِبْلَتَنَا وَ أَكَلَ ذَبِيحَتَنَا وَ آمَنَ بِنَبِيِّنَا وَ شَهِدَ شَهَادَتَنَا وَ دَخَلَ فِي دِينِنَا أَجْرَيْنَا عَلَيْهِ حُكْمَ الْقُرْآنِ وَ حُدُودَ الْإِسْلَامِ لَيْسَ لِأَحَدٍ عَلَى أَحَدٍ فَضْلٌ إِلَّا بِالتَّقْوَى أَلَا وَ إِنَّ لِلْمُتَّقِينَ عِنْدَ اللَّهِ تَعَالَى أَفْضَلَ الثَّوَابِ وَ أَحْسَنَ الْجَزَاءِ وَ الْمَآبِ لَمْ يَجْعَلِ اللَّهُ تَبَارَكَ وَ تَعَالَى الدُّنْيَا لِلْمُتَّقِينَ ثَوَاباً وَ مَا عِنْدَ اللَّهِ خَيْرٌ لِلْأَبْرَارِ انْظُرُوا أَهْلَ دِينِ اللَّهِ فِيمَا أَصَبْتُمْ فِي كِتَابِ اللَّهِ وَ تَرَكْتُمْ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ (صلى الله عليه وآله) وَ جَاهَدْتُمْ بِهِ فِي ذَاتِ اللَّهِ أَ بِحَسَبٍ أَمْ بِنَسَبٍ أَمْ بِعَمَلٍ أَمْ بِطَاعَةٍ أَمْ زَهَادَةٍ وَ فِيمَا أَصْبَحْتُمْ فِيهِ رَاغِبِينَ فَسَارِعُوا إِلَى مَنَازِلِكُمْ رَحِمَكُمُ اللَّهُ الَّتِي أُمِرْتُمْ بِعِمَارَتِهَا الْعَامِرَةِ الَّتِي لَا تَخْرَبُ الْبَاقِيَةِ الَّتِي لَا تَنْفَدُ الَّتِي دَعَاكُمْ إِلَيْهَا وَ حَضَّكُمْ عَلَيْهَا وَ رَغَّبَكُمْ فِيهَا وَ جَعَلَ الثَّوَابَ عِنْدَهُ عَنْهَا فَاسْتَتِمُّوا نِعَمَ اللَّهِ عَزَّ ذِكْرُهُ بِالتَّسْلِيمِ لِقَضَائِهِ وَ الشُّكْرِ عَلَى نَعْمَائِهِ فَمَنْ لَمْ يَرْضَ بِهَذَا فَلَيْسَ مِنَّا وَ لَا إِلَيْنَا وَ إِنَّ الْحَاكِمَ يَحْكُمُ بِحُكْمِ اللَّهِ وَ لَا خَشْيَةَ عَلَيْهِ مِنْ ذَلِكَ أُولَئِكَ هُمُ الْمُفْلِحُونَ [وَ فِي نُسْخَةٍ وَ لَا وَحْشَةَ وَ أُولَئِكَ لَا خَوْفٌ عَلَيْهِمْ وَ لَا هُمْ يَحْزَنُونَ] وَ قَالَ وَ قَدْ عَاتَبْتُكُمْ بِدِرَّتِيَ الَّتِي أُعَاتِبُ بِهَا أَهْلِي فَلَمْ تُبَالُوا وَ ضَرَبْتُكُمْ بِسَوْطِيَ الَّذِي أُقِيمُ بِهِ حُدُودَ رَبِّي فَلَمْ تَرْعَوُوا أَ تُرِيدُونَ أَنْ أَضْرِبَكُمْ بِسَيْفِي أَمَا إِنِّي أَعْلَمُ الَّذِي تُرِيدُونَ وَ يُقِيمُ أَوَدَكُمْ وَ لَكِنْ لَا أَشْتَرِي صَلَاحَكُمْ بِفَسَادِ نَفْسِي بَلْ يُسَلِّطُ اللَّهُ عَلَيْكُمْ قَوْماً فَيَنْتَقِمُ لِي مِنْكُمْ فَلَا دُنْيَا اسْتَمْتَعْتُمْ بِهَا وَ لَا آخِرَةَ صِرْتُمْ إِلَيْهَا فَبُعْداً وَ سُحْقاً لِأَصْحَابِ السَّعِيرِ.
IsnādʿAlī ibn Ibrāhīm, d'après son père, et Muḥammad ibn ʿAlī, tous deux d'après Ismāʿīl ibn Mahrān, et Aḥmad ibn Muḥammad ibn Aḥmad d'après ʿAlī ibn al-Ḥasan al-Taymī, et ʿAlī ibn al-Ḥusayn d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn Khālid, tous d'après Ismāʿīl ibn Mahrān, d'après al-Mundhir ibn Jayfar, d'après al-Ḥakam ibn Ẓuhayr, d'après ʿAbd Allāh ibn Jarīr al-ʿAbdī, d'après al-Aṣbagh ibn Nubāta, qui dit :
— ʿAbd Allāh ibn ʿUmar, les enfants d’Abū Bakr et Saʿd ibn Abī Waqqāṣ vinrent trouver le Commandeur des croyants (ʿalayhi al-salām), réclamant de lui une distinction en leur faveur. Alors il monta en chaire et les gens affluèrent vers lui. Il dit : « Louange à Dieu, le Maître de la louange, le terme ultime de la générosité. Les attributs ne peuvent Le saisir, Il ne se définit pas par les langues, Il ne se connaît pas par les fins. J’atteste qu’il n’y a de divinité que Dieu, l’Unique, sans associé, et que Muḥammad est le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille) : le Prophète de la guidance, le lieu de la piété, l’Envoyé du Seigneur Très-Haut. Il vint avec la vérité de la part du Vrai pour avertir par le Coran lumineux et la preuve éclatante. Il proclama hautement le Livre explicite et suivit la voie des premiers messagers. Or donc, ô gens, jamais des hommes que les biens de ce monde ont submergés, qui ont acquis des propriétés, fait jaillir des rivières, monté les montures les plus vigoureuses et revêtu les habits les plus doux — cela devenant pour eux opprobre et infamie si le Pardonneur ne leur pardonne pas — ne diront, lorsque je les priverai de ce dans quoi ils s’abîmaient et que je les réduirai à ce qu’ils méritent, qu’ils perdront cela et demanderont en disant : « Le fils d’Abū Ṭālib nous a injustement traités, il nous a privés, il nous a refusé nos droits. » C’est Dieu que j’appelle à l’aide contre eux. Quiconque se tourne vers notre direction de prière, mange de notre sacrifice, croit en notre Prophète, atteste de notre profession de foi et entre dans notre religion, nous appliquons sur lui le jugement du Coran et les limites (ḥudūd) de l’islam. Nul n’a de supériorité sur nul autre si ce n’est par la piété (taqwā). Sachez que les pieux ont auprès de Dieu Très-Haut la meilleure récompense, la plus belle rétribution et le plus excellent retour. Dieu, béni et exalté soit-Il, n’a pas fait de ce monde une récompense pour les pieux, et ce qui est auprès de Dieu est meilleur pour les justes. Considérez les gens de la religion de Dieu dans ce que vous avez accompli selon le Livre de Dieu, ce que vous avez laissé auprès du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa Famille), et ce pour quoi vous avez lutté dans la voie de Dieu. Est-ce par ascendance, par parenté, par œuvre, par obéissance ou par ascèse (zuhd) ? Et dans ce vers quoi vous êtes aujourd’hui désireux, hâtez-vous vers vos demeures — que Dieu vous fasse miséricorde — que vous avez reçu l’ordre d’édifier : la demeure prospère qui ne se détruit pas, l’éternelle qui ne s’épuise pas, celle vers laquelle Il vous a appelés, vous y a incités, vous y a encouragés, et dont Il a placé la récompense auprès de Lui. Parfaites donc les grâces de Dieu — que Son rappel soit exalté — en vous soumettant à Son décret et en Lui rendant grâces pour Ses bienfaits. Quiconque n’est pas satisfait de cela n’est pas des nôtres et ne se tourne pas vers nous. Le juge juge selon le jugement de Dieu et n’a aucune crainte à cet égard. Ceux-là sont les bienheureux. [Dans une copie : « et nulle frayeur ; ceux-là n’auront aucune crainte et ne seront pas affligés »]. Et il dit : « Je vous ai réprimandés avec ma cravache, celle par laquelle je réprimande ma famille, mais vous n’en avez pas tenu compte ; je vous ai frappés avec mon fouet, celui par lequel j’applique les limites de mon Seigneur, mais vous ne vous êtes pas arrêtés. Voulez-vous que je vous frappe de mon épée ? Pourtant, je sais ce que vous voulez, et ce qui redresserait votre tort ; mais je n’achète pas votre réforme au prix de la corruption de mon âme. Non, Dieu suscitera contre vous un peuple qui tirera vengeance de vous pour moi. Vous n’aurez alors joui d’aucun bien de ce monde, et n’atteindrez aucune vie future. Loin et malheur aux compagnons du brasier ! »