محمد بن يحيى، عن أحمد بن محمد بن عيسى، عن أبن أبي عمير، وعلي بن إبراهيم عن أبيه، عن ابن أبي عمير، عن الحسين بن أبي حمزة، عن أبي عبد الله (عليه السلام) قال: لما أرادت قريش قتل النبي (صلى الله عليه وآله) قالت: كيف لنا بأبي لهب؟ فقالت أم جميل: أنا أكفيكموه أنا أقول له: إني أحب أن تقعد اليوم في البيت نصطبح فلما أن كان من الغد وتهيأ المشركون للنبي (صلى الله عليه وآله) قعد أبو لهب وامرأته يشربان فدعا أبو طالب عليا (عليه السلام) فقال له: يا بني اذهب إلى عمك أبي لهب فاستفتح عليه فإن فتح لك فأدخل وإن لم يفتح لك فتحامل على الباب واكسره وادخل عليه فإذا دخلت عليه فقل له: يقول لك أبي: إن امرءا عمه عينه في القوم فليس بذليل، قال فذهب أمير المؤمنين (عليه السلام) فوجد الباب مغلقا فاستفتح فلم يفتح له فتحامل على الباب وكسره ودخل فلما رآه أبو لهب قال له: ما لك يا ابن أخي؟ فقال له: إن أبي يقول لك: إن امرءا عمه عينه في القوم ليس بذليل فقال له: صدق أبوك فما ذاك يا ابن أخي؟ فقال له: يقتل ابن أخيك وأنت تأكل وتشرب فوثب وأخذ سيفه فتعلقت به أم جميل فرفع يده ولطم وجهها لطمة ففقئ عينها، فماتت وهي عوراء وخرج أبو لهب ومعه السيف فلما رأته قريش عرفت الغضب في وجهه، فقالت:ما لك يا أبا لهب؟ فقال: أبايعكم على ابن أخي ثم تريدون قتله واللات والعزى لقد هممت أن أسلم، ثم تنظرون ما أصنع فاعتذورا إليه ورجع.
IsnādMuhammad ibn Yahyā, d'après Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿĪsā, d'après Ibn Abī ʿUmayr, et ʿAlī ibn Ibrāhīm d'après son père, d'après Ibn Abī ʿUmayr, d'après al-Ḥusayn ibn Abī Ḥamza, d'après Abū ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui)
Il dit : Lorsque les Qurayshites voulurent tuer le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui et sa famille), ils dirent : « Que faire d'Abū Lahab ? » Oum Jamīl dit alors : « Je m'en charge pour vous. Je vais lui dire : “J'aimerais que tu restes aujourd'hui à la maison pour boire avec moi.” » Le lendemain, alors que les associateurs se préparaient contre le Prophète (que la prière et la paix soient sur lui et sa famille), Abū Lahab et sa femme s'assirent pour boire. Abū Ṭālib appela ʿAlī (que la paix soit sur lui) et lui dit : « Mon fils, va chez ton oncle Abū Lahab et frappe à sa porte. S'il t'ouvre, entre ; s'il ne t'ouvre pas, pousse la porte, brise-la et entre. Une fois entré, dis-lui : “Mon père te dit : un homme dont l'oncle est son œil parmi les gens n'est pas humilié.” » Le Commandeur des croyants (que la paix soit sur lui) partit donc et trouva la porte fermée. Il frappa, mais on ne lui ouvrit pas. Il poussa la porte, la brisa et entra. Lorsqu'Abū Lahab le vit, il lui dit : « Qu'as-tu, ô fils de mon frère ? » Il répondit : « Mon père te dit : un homme dont l'oncle est son œil parmi les gens n'est pas humilié. » Abū Lahab dit : « Ton père a dit vrai. Et de quoi s'agit-il, ô fils de mon frère ? » Il dit : « On tue le fils de ton frère pendant que tu manges et bois ! » Abū Lahab bondit, prit son épée, mais Oum Jamīl s'accrocha à lui. Il leva la main et la gifla si fort qu'il lui creva un œil. Elle mourut borgne. Abū Lahab sortit avec son épée. Lorsque les Qurayshites le virent, ils reconnurent la colère sur son visage et dirent : « Qu'as-tu, ô Abū Lahab ? » Il répondit : « J'aurais fait un pacte avec vous contre le fils de mon frère, et vous voulez le tuer ? Par al-Lāt et al-ʿUzzā, j'ai failli embrasser l'Islam ! Regardez donc ce que je vais faire. » Ils s'excusèrent alors auprès de lui et il revint.

