أَبَانٌ عَنْ أَبِي بَصِيرٍ قَالَ كُنْتُ جَالِساً عِنْدَ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) إِذْ دَخَلَتْ عَلَيْنَا أُمُّ خَالِدٍ الَّتِي كَانَ قَطَعَهَا يُوسُفُ بْنُ عُمَرَ تَسْتَأْذِنُ عَلَيْهِ فَقَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) أَ يَسُرُّكَ أَنْ تَسْمَعَ كَلَامَهَا قَالَ فَقُلْتُ نَعَمْ قَالَ فَأَذِنَ لَهَا قَالَ وَ أَجْلَسَنِي مَعَهُ عَلَى الطِّنْفِسَةِ قَالَ ثُمَّ دَخَلَتْ فَتَكَلَّمَتْ فَإِذَا امْرَأَةٌ بَلِيغَةٌ فَسَأَلَتْهُ عَنْهُمَا فَقَالَ لَهَا تَوَلَّيْهِمَا قَالَتْ فَأَقُولُ لِرَبِّي إِذَا لَقِيتُهُ إِنَّكَ أَمَرْتَنِي بِوَلَايَتِهِمَا قَالَ نَعَمْ قَالَتْ فَإِنَّ هَذَا الَّذِي مَعَكَ عَلَى الطِّنْفِسَةِ يَأْمُرُنِي بِالْبَرَاءَةِ مِنْهُمَا وَ كَثِيرٌ النَّوَّاءُ يَأْمُرُنِي بِوَلَايَتِهِمَا فَأَيُّهُمَا خَيْرٌ وَ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ هَذَا وَ اللَّهِ أَحَبُّ إِلَيَّ مِنْ كَثِيرٍ النَّوَّاءِ وَ أَصْحَابِهِ إِنَّ هَذَا تَخَاصَمَ فَيَقُولُ وَ مَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِما أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولئِكَ هُمُ الْكافِرُونَ وَ مَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِما أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولئِكَ هُمُ الظَّالِمُونَ وَ مَنْ لَمْ يَحْكُمْ بِما أَنْزَلَ اللَّهُ فَأُولئِكَ هُمُ الْفاسِقُونَ.
IsnādAbān, d’après Abū Baṣīr, a dit :
J’étais assis auprès d’Abū ʿAbd Allāh — que la paix soit sur lui — lorsque Oumm Khālid, celle que Yūsuf ibn ʿUmar avait mutilée, entra chez nous pour demander la permission de le voir. Abū ʿAbd Allāh — que la paix soit sur lui — dit : « Serait-il agréable pour toi d’entendre ses paroles ? » Je répondis : « Oui. » Il lui donna alors la permission. Il me fit asseoir avec lui sur le tapis. Puis elle entra et parla : c’était une femme éloquente. Elle l’interrogea au sujet de ces deux hommes. Il lui dit : « Accorde-leur la walāya (autorité spirituelle). » Elle dit : « Dirai-je donc à mon Seigneur, quand je Le rencontrerai : “Tu m’as ordonné de leur accorder la walāya” ? » Il dit : « Oui. » Elle dit : « Mais celui-ci qui est avec toi sur le tapis m’ordonne de désavouer ces deux hommes, tandis que Kathīr al-Nawwā’ m’ordonne de leur accorder la walāya. Lequel est le meilleur et le plus aimé de toi ? » Il dit : « Celui-ci, par Dieu, est plus aimé de moi que Kathīr al-Nawwā’ et ses compagnons. En vérité, celui-ci dispute (en disant) : “Quiconque ne juge pas selon ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les mécréants ; quiconque ne juge pas selon ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les injustes ; quiconque ne juge pas selon ce qu’Allah a révélé, ceux-là sont les pervers.” »