أَحْمَدُ بْنُ مُحَمَّدٍ وَ عَلِيُّ بْنُ مُحَمَّدٍ جَمِيعاً عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَسَنِ التَّيْمِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْخَطَّابِ الْوَاسِطِيِّ عَنْ يُونُسَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ أَحْمَدَ بْنِ عُمَرَ الْحَلَبِيِّ عَنْ حَمَّادٍ الْأَزْدِيِّ عَنْ هِشَامٍ الْخَفَّافِ قَالَ قَالَ لِي أَبُو عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) كَيْفَ بَصَرُكَ بِالنُّجُومِ قَالَ قُلْتُ مَا خَلَّفْتُ بِالْعِرَاقِ أَبْصَرَ بِالنُّجُومِ مِنِّي فَقَالَ كَيْفَ دَوَرَانُ الْفَلَكِ عِنْدَكُمْ قَالَ فَأَخَذْتُ قَلَنْسُوَتِي عَنْ رَأْسِي فَأَدَرْتُهَا قَالَ فَقَالَ إِنْ كَانَ الْأَمْرُ عَلَى مَا تَقُولُ فَمَا بَالُ بَنَاتِ النَّعْشِ وَ الْجَدْيِ وَ الْفَرْقَدَيْنِ لَا يُرَوْنَ يَدُورُونَ يَوْماً مِنَ الدَّهْرِ فِي الْقِبْلَةِ قَالَ قُلْتُ هَذَا وَ اللَّهِ شَيْءٌ لَا أَعْرِفُهُ وَ لَا سَمِعْتُ أَحَداً مِنْ أَهْلِ الْحِسَابِ يَذْكُرُهُ فَقَالَ لِي كَمِ السُّكَيْنَةُ مِنَ الزُّهَرَةِ جُزْءاً فِي ضَوْئِهَا قَالَ قُلْتُ هَذَا وَ اللَّهِ نَجْمٌ مَا سَمِعْتُ بِهِ وَ لَا سَمِعْتُ أَحَداً مِنَ النَّاسِ يَذْكُرُهُ فَقَالَ سُبْحَانَ اللَّهِ فَأَسْقَطْتُمْ نَجْماً بِأَسْرِهِ فَعَلَى مَا تَحْسُبُونَ ثُمَّ قَالَ فَكَمِ الزُّهَرَةُ مِنَ الْقَمَرِ جُزْءاً فِي ضَوْئِهِ قَالَ قُلْتُ هَذَا شَيْءٌ لَا يَعْلَمُهُ إِلَّا اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ قَالَ فَكَمِ الْقَمَرُ جُزْءاً مِنَ الشَّمْسِ فِي ضَوْئِهَا قَالَ قُلْتُ مَا أَعْرِفُ هَذَا قَالَ صَدَقْتَ ثُمَّ قَالَ مَا بَالُ الْعَسْكَرَيْنِ يَلْتَقِيَانِ فِي هَذَا حَاسِبٌ وَ فِي هَذَا حَاسِبٌ فَيَحْسُبُ هَذَا لِصَاحِبِهِ بِالظَّفَرِ وَ يَحْسُبُ هَذَا لِصَاحِبِهِ بِالظَّفَرِ ثُمَّ يَلْتَقِيَانِ فَيَهْزِمُ أَحَدُهُمَا الْآخَرَ فَأَيْنَ كَانَتِ النُّحُوسُ قَالَ فَقُلْتُ لَا وَ اللَّهِ مَا أَعْلَمُ ذَلِكَ قَالَ فَقَالَ صَدَقْتَ إِنَّ أَصْلَ الْحِسَابِ حَقٌّ وَ لَكِنْ لَا يَعْلَمُ ذَلِكَ إِلَّا مَنْ عَلِمَ مَوَالِيدَ الْخَلْقِ كُلِّهِمْ.
IsnādAḥmad b. Muḥammad et ʿAlī b. Muḥammad, tous deux d'après ʿAlī b. al-Ḥasan al-Taymī, d'après Muḥammad b. al-Khaṭṭāb al-Wāsiṭī, d'après Yūnus b. ʿAbd al-Raḥmān, d'après Aḥmad b. ʿUmar al-Ḥalabī, d'après Ḥammād al-Azdī, d'après Hishām al-Khaffāf
Il dit : Abū ʿAbdillāh (que la paix soit sur lui) me dit : « Comment est ta connaissance des étoiles ? » Je dis : « Je n'ai laissé derrière moi en Iraq personne de plus savant que moi en astrologie (ʿilm al-nujūm). » Il dit : « Comment est la rotation de la sphère céleste (al-falak) selon vous ? » Il (Hishām) dit : « Je pris mon bonnet (qalansuwa) de ma tête et le fis tourner. » Il dit : « Alors il dit : “Si la chose est comme tu le dis, qu'en est-il des étoiles de la Grande Ourse (Banāt Naʿsh), de l'Étoile polaire (al-Jady) et des deux oursons (al-Farqadayn) ? On ne les voit jamais tourner vers la qibla (direction de la prière).” » Il dit : « Je dis : “Par Dieu, voilà une chose que je ne connais pas et dont je n'ai jamais entendu parler aucun astronome (ahl al-ḥisāb).” » Il me dit : « Quelle fraction de l'éclat de Vénus (al-Zuhara) est al-Sukayna ? » Il dit : « Je dis : “Par Dieu, c'est une étoile dont je n'ai jamais entendu parler et que personne ne mentionne.” » Il dit : « “Gloire à Dieu ! Vous avez donc omis une étoile entière ! Sur quoi calculez-vous donc ?” » Puis il dit : « Quelle fraction de l'éclat de la Lune (al-qamar) est Vénus ? » Il dit : « Je dis : “Voilà une chose que seul Dieu Puissant et Majestueux connaît.” » Il dit : « “Quelle fraction de l'éclat du Soleil (al-shams) est la Lune ?” » Il dit : « Je dis : “Je ne connais pas cela.” » Il dit : « “Tu as dit vrai.” » Puis il dit : « Qu'en est-il de deux armées qui s'affrontent : dans l'une il y a un astrologue (ḥāsib) et dans l'autre un astrologue ; l'un calcule la victoire pour son camp, l'autre calcule la victoire pour son camp ; puis elles se rencontrent et l'une met l'autre en déroute. Où étaient donc les influences néfastes (al-nuḥūs) ? » Il dit : « Je dis : “Non, par Dieu, je ne sais pas cela.” » Il dit : « Alors il dit : “Tu as dit vrai. En vérité, le fondement du calcul (aṣl al-ḥisāb) est vrai, mais cela ne le connaît que celui qui connaît les moments de naissance (mawālīd) de toutes les créatures.” »