مُحَمَّدُ بْنُ يَحْيَى عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْحُسَيْنِ عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ يَزِيدَ عَنْ مِهْرَانَ عَنْ أَبَانِ بْنِ تَغْلِبَ وَ عِدَّةٍ قَالُوا كُنَّا عِنْدَ أَبِي عَبْدِ اللَّهِ (عليه السلام) جُلُوساً فَقَالَ (عليه السلام) لَا يَسْتَحِقُّ عَبْدٌ حَقِيقَةَ الْإِيمَانِ حَتَّى يَكُونَ الْمَوْتُ أَحَبَّ إِلَيْهِ مِنَ الْحَيَاةِ وَ يَكُونَ الْمَرَضُ أَحَبَّ إِلَيْهِ مِنَ الصِّحَّةِ وَ يَكُونَ الْفَقْرُ أَحَبَّ إِلَيْهِ مِنَ الْغِنَى فَأَنْتُمْ كَذَا فَقَالُوا لَا وَ اللَّهِ جَعَلَنَا اللَّهُ فِدَاكَ وَ سُقِطَ فِي أَيْدِيهِمْ وَ وَقَعَ الْيَأْسُ فِي قُلُوبِهِمْ فَلَمَّا رَأَى مَا دَاخَلَهُمْ مِنْ ذَلِكَ قَالَ أَ يَسُرُّ أَحَدَكُمْ أَنَّهُ عُمِّرَ مَا عُمِّرَ ثُمَّ يَمُوتُ عَلَى غَيْرِ هَذَا الْأَمْرِ أَوْ يَمُوتُ عَلَى مَا هُوَ عَلَيْهِ قَالُوا بَلْ يَمُوتُ عَلَى مَا هُوَ عَلَيْهِ السَّاعَةَ قَالَ فَأَرَى الْمَوْتَ أَحَبَّ إِلَيْكُمْ مِنَ الْحَيَاةِ ثُمَّ قَالَ أَ يَسُرُّ أَحَدَكُمْ أَنْ بَقِيَ مَا بَقِيَ لَا يُصِيبُهُ شَيْءٌ مِنْ هَذِهِ الْأَمْرَاضِ وَ الْأَوْجَاعِ حَتَّى يَمُوتَ عَلَى غَيْرِ هَذَا الْأَمْرِ قَالُوا لَا يَا ابْنَ رَسُولِ اللَّهِ قَالَ فَأَرَى الْمَرَضَ أَحَبَّ إِلَيْكُمْ مِنَ الصِّحَّةِ ثُمَّ قَالَ أَ يَسُرُّ أَحَدَكُمْ أَنَّ لَهُ مَا طَلَعَتْ عَلَيْهِ الشَّمْسُ وَ هُوَ عَلَى غَيْرِ هَذَا الْأَمْرِ قَالُوا لَا يَا ابْنَ رَسُولِ اللَّهِ قَالَ فَأَرَى الْفَقْرَ أَحَبَّ إِلَيْكُمْ مِنَ الْغِنَى.
IsnādMuhammad ibn Yaḥyā d'après Muḥammad ibn al-Ḥusayn d'après Isḥāq ibn Yazīd d'après Mihrān d'après Abān ibn Taghlib et un groupe
Ils dirent : « Nous étions assis auprès d'Abī ʿAbd Allāh (que la paix soit sur lui). Il (que la paix soit sur lui) dit : "Nul serviteur ne mérite la réalité de la foi (ḥaqīqat al-īmān) jusqu'à ce que la mort lui soit plus aimable que la vie, que la maladie lui soit plus aimable que la santé, et que la pauvreté lui soit plus aimable que la richesse. Êtes-vous ainsi ?" Ils dirent : "Non, par Allāh, puissions-nous être sacrifiés pour toi !" Leurs mains tombèrent (de désespoir) et le désespoir s'empara de leurs cœurs. Lorsqu'il vit ce qui les avait envahis de cela, il dit : "L'un de vous serait-il heureux d'avoir vécu l'âge qu'il a vécu puis de mourir en dehors de cette cause (hādhā l-amr, i.e. l'autorité des Imams), ou de mourir dans l'état où il se trouve ?" Ils dirent : "Plutôt mourir dans l'état où il se trouve à cet instant." Il dit : "Je vois donc que la mort vous est plus aimable que la vie." Puis il dit : "L'un de vous serait-il heureux d'être resté aussi longtemps qu'il est resté sans qu'aucune de ces maladies ni douleurs ne le frappe, jusqu'à mourir en dehors de cette cause ?" Ils dirent : "Non, ô Fils du Messager d'Allāh." Il dit : "Je vois donc que la maladie vous est plus aimable que la santé." Puis il dit : "L'un de vous serait-il heureux d'avoir ce que le soleil éclaire tout en étant en dehors de cette cause ?" Ils dirent : "Non, ô Fils du Messager d'Allāh." Il dit : "Je vois donc que la pauvreté vous est plus aimable que la richesse." »