حُمَيْدُ بْنُ زِيَادٍ عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ أَحْمَدَ الدِّهْقَانِ عَنْ عَلِيِّ بْنِ الْحَسَنِ الطَّاطَرِيِّ عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادِ بْنِ عِيسَى بَيَّاعِ السَّابِرِيِّ عَنْ أَبَانِ بْنِ عُثْمَانَ قَالَ حَدَّثَنِي فُضَيْلٌ الْبُرْجُمِيُّ قَالَ كُنْتُ بِمَكَّةَ وَ خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ أَمِيرٌ وَ كَانَ فِي الْمَسْجِدِ عِنْدَ زَمْزَمَ فَقَالَ ادْعُوا لِي قَتَادَةَ قَالَ فَجَاءَ شَيْخٌ أَحْمَرُ الرَّأْسِ وَ اللِّحْيَةِ فَدَنَوْتُ لِأَسْمَعَ فَقَالَ خَالِدٌ يَا قَتَادَةُ أَخْبِرْنِي بِأَكْرَمِ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ وَ أَعَزِّ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ وَ أَذَلِّ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ فَقَالَ أَصْلَحَ اللَّهُ الْأَمِيرَ أُخْبِرُكَ بِأَكْرَمِ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ وَ أَعَزِّ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ وَ أَذَلِّ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ وَاحِدَةٌ قَالَ خَالِدٌ وَيْحَكَ وَاحِدَةٌ قَالَ نَعَمْ أَصْلَحَ اللَّهُ الْأَمِيرَ قَالَ أَخْبِرْنِي قَالَ بَدْرٌ قَالَ وَ كَيْفَ ذَا قَالَ إِنَّ بَدْراً أَكْرَمُ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ بِهَا أَكْرَمَ اللَّهُ عَزَّ وَ جَلَّ الْإِسْلَامَ وَ أَهْلَهُ وَ هِيَ أَعَزُّ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ بِهَا أَعَزَّ اللَّهُ الْإِسْلَامَ وَ أَهْلَهُ وَ هِيَ أَذَلُّ وَقْعَةٍ كَانَتْ فِي الْعَرَبِ فَلَمَّا قُتِلَتْ قُرَيْشٌ يَوْمَئِذٍ ذَلَّتِ الْعَرَبُ فَقَالَ لَهُ خَالِدٌ كَذَبْتَ لَعَمْرُ اللَّهِ إِنْ كَانَ فِي الْعَرَبِ يَوْمَئِذٍ مَنْ هُوَ أَعَزُّ مِنْهُمْ وَيْلَكَ يَا قَتَادَةُ أَخْبِرْنِي بِبَعْضِ أَشْعَارِهِمْ قَالَ خَرَجَ أَبُو جَهْلٍ يَوْمَئِذٍ وَ قَدْ أَعْلَمَ لِيُرَى مَكَانُهُ وَ عَلَيْهِ عِمَامَةٌ حَمْرَاءُ وَ بِيَدِهِ تُرْسٌ مُذَهَّبٌ وَ هُوَ يَقُولُ : مَا تَنْقِمُ الْحَرْبُ الشَّمُوسُ مِنِّي بَازِلُ عَامَيْنِ حَدِيثُ السِّنّ لِمِثْلِ هَذَا وَلَدَتْنِي أُمِّي فَقَالَ كَذَبَ عَدُوُّ اللَّهِ إِنْ كَانَ ابْنُ أَخِي لَأَفْرَسَ مِنْهُ يَعْنِي خَالِدَ بْنَ الْوَلِيدِ وَ كَانَتْ أُمُّهُ قُشَيْرِيَّةً وَيْلَكَ يَا قَتَادَةُ مَنِ الَّذِي يَقُولُ أُوفِي بِمِيعَادِي وَ أَحْمِي عَنْ حَسَبْ فَقَالَ أَصْلَحَ اللَّهُ الْأَمِيرَ لَيْسَ هَذَا يَوْمَئِذٍ هَذَا يَوْمُ أُحُدٍ خَرَجَ طَلْحَةُ بْنُ أَبِي طَلْحَةَ وَ هُوَ يُنَادِي مَنْ يُبَارِزُ فَلَمْ يَخْرُجْ إِلَيْهِ أَحَدٌ فَقَالَ إِنَّكُمْ تَزْعُمُونَ أَنَّكُمْ تُجَهِّزُونَّا بِأَسْيَافِكُمْ إِلَى النَّارِ وَ نَحْنُ نُجَهِّزُكُمْ بِأَسْيَافِنَا إِلَى الْجَنَّةِ فَلْيَبْرُزَنَّ إِلَيَّ رَجُلٌ يُجَهِّزُنِي بِسَيْفِهِ إِلَى النَّارِ وَ أُجَهِّزُهُ بِسَيْفِي إِلَى الْجَنَّةِ فَخَرَجَ إِلَيْهِ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ (عليه السلام) وَ هُوَ يَقُولُ : أَنَا ابْنُ ذِي الْحَوْضَيْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ وَ هَاشِمِ المُطْعِمِ فِي الْعَامِ السَّغِبْ أُوفِي بِمِيعَادِي وَ أَحْمِي عَنْ حَسَبْ فَقَالَ خَالِدٌ لَعَنَهُ اللَّهُ كَذَبَ لَعَمْرِي وَ اللَّهِ أَبُو تُرَابٍ مَا كَانَ كَذَلِكَ فَقَالَ الشَّيْخُ أَيُّهَا الْأَمِيرُ ائْذَنْ لِي فِي الِانْصِرَافِ قَالَ فَقَامَ الشَّيْخُ يُفَرِّجُ النَّاسَ بِيَدِهِ وَ خَرَجَ وَ هُوَ يَقُولُ زِنْدِيقٌ وَ رَبِّ الْكَعْبَةِ زِنْدِيقٌ وَ رَبِّ الْكَعْبَةِ.
IsnādḤumayd ibn Ziyād, d'après ʿUbayd Allāh ibn Aḥmad al-Dihqān, d'après ʿAlī ibn al-Ḥasan al-Ṭāṭarī, d'après Muḥammad ibn Ziyād ibn ʿĪsā Bayyāʿ al-Sābirī, d'après Abān ibn ʿUthmān, qui dit : m'a raconté Fudayl al-Burjumī
J'étais à La Mecque alors que Khālid ibn ʿAbd Allāh était gouverneur. Il se trouvait dans la mosquée près de Zamzam et dit : « Appelez-moi Qatāda. » Un vieillard à la tête et à la barbe rousses arriva. Je m'approchai pour entendre. Khālid dit : « Ô Qatāda, informe-moi sur la plus noble bataille qui eut lieu parmi les Arabes, la plus glorieuse bataille qui eut lieu parmi les Arabes, et la plus humiliante bataille qui eut lieu parmi les Arabes. » Il répondit : « Que Dieu réforme l'émir ! Je t'informe que la plus noble bataille qui eut lieu parmi les Arabes, la plus glorieuse bataille qui eut lieu parmi les Arabes, et la plus humiliante bataille qui eut lieu parmi les Arabes est une seule et même bataille. » Khālid dit : « Malheur à toi ! Une seule ? » Il dit : « Oui, que Dieu réforme l'émir. » Il dit : « Informe-moi. » Il dit : « Badr. » Il dit : « Comment cela ? » Il dit : « Badr est la plus noble bataille qui eut lieu parmi les Arabes, car par elle Dieu a honoré l'islam et ses gens ; elle est la plus glorieuse bataille qui eut lieu parmi les Arabes, car par elle Dieu a rendu glorieux l'islam et ses gens ; et elle est la plus humiliante bataille qui eut lieu parmi les Arabes, car quand Quraysh fut tuée ce jour-là, les Arabes furent humiliés. » Khālid lui dit : « Tu as menti, par la vie de Dieu ! Il y avait ce jour-là parmi les Arabes plus puissants qu'eux. Malheur à toi, ô Qatāda ! Informe-moi de quelques-uns de leurs poèmes. » Il dit : « Abū Jahl sortit ce jour-là, s'étant marqué pour que l'on voie sa place ; il portait un turban rouge, tenait un bouclier doré et disait : “Que me reproche la guerre indomptable ? Chameau de deux ans à la jeunesse récente ; c'est pour un tel que ma mère m'a enfanté.” » Il (Khālid) dit : « L'ennemi de Dieu a menti. Par Dieu, le fils de mon frère — faisant allusion à Khālid ibn al-Walīd — était plus cavalier que lui, et sa mère était Qushayriyya. Malheur à toi, ô Qatāda ! Qui a dit : “Je tiens ma promesse et je défends mon honneur” ? » Il répondit : « Que Dieu réforme l'émir ! Ce n'était pas ce jour-là. C'était le jour de Uḥud. Ṭalḥa ibn Abī Ṭalḥa sortit en appelant : “Qui veut combattre en duel ?” Personne ne sortit vers lui. Il dit alors : “Vous prétendez que vous nous expédiez en Enfer avec vos épées, tandis que nous vous expédions au Paradis avec nos épées. Qu'un homme vienne donc à moi pour m'expédier en Enfer avec son épée et je l'expédie au Paradis avec la mienne.” Alors ʿAlī ibn Abī Ṭālib (que la paix soit sur lui) sortit vers lui en disant : “Je suis le fils de celui aux deux bassins, ʿAbd al-Muṭṭalib, et de Hāshim le nourricier pendant l'année de disette ; je tiens ma promesse et je défends mon honneur.” » Khālid — que Dieu le maudisse — dit : « Abū Turāb a menti, par ma vie ! Par Dieu, il n'en était pas ainsi. » Alors le vieillard dit : « Ô émir, permets-moi de me retirer. » Il se leva, écartant les gens de la main, sortit en disant : « Zindīq (hérétique), par le Seigneur de la Kaʿba ! Zindīq, par le Seigneur de la Kaʿba ! »